Les blogueurs voyage font-ils tous les mêmes voyages ? Dans leur quête d’histoires fortes et d’images de rêve, les blogueurs disent aimer marcher « hors des sentiers battus ». Pourtant, ils ont tendance à revenir encore et toujours vers les mêmes destinations et à en négliger d’autres. Le blogueur voyage est-il un défricheur de terres nouvelles, ou un routier des deux fois quatre voies du tourisme mondial ? Le prétexte de cette discussion est l’Islande, autrefois destination difficile pour aventuriers, aujourd’hui prise d’assaut par les voyageurs émerveillés et toujours plus nombreux. A l’heure où les blogs de voyage ont toujours plus de succès, comment être original ? Et surtout, faut-il l’être ? Petit billet d’humeur, et débat ouvert.
Rêver d’Islande en hiver, du désir au vertige
J’ai reçu une alerte en me réveillant ce matin. On vendait des vols à prix cassés pour l’Islande en janvier, des allers-retours à moins de 200 euros par personne pour retourner frôler le cercle polaire et tutoyer les glaces éternelles.
Je suis allée deux fois en Islande, en été, et ces deux voyages comptent parmi mes plus beaux, mes plus inoubliables. Quand le fluide magique qui crée la beauté du monde s’est renversé sur notre planète, il s’est concentré sur l’Islande : aucun autre endroit n’offre un tel catalogue de merveilles en un si petit espace. Volcans, geysers, fjords, plages, glaciers, montagnes, landes lunaires, faites trois pas, vous êtes dans un autre monde.

Chez un drogué du voyage, l’envie d’ailleurs est aussi fulgurante et irrépressible que le désir amoureux. Ça m’a pris comme un coup de foudre, je me suis dit que cet hiver, je retournerais en Islande. Je m’imaginais déjà entrer au cœur des grottes glaciaires, dans ce miroitement de transparence mortelle. J’imaginais le froid qui suspend la fureur des cascades, et les geysers qui fendent les épaisseurs neigeuses. La machine à rêves était enclenchée.
Et puis, pour me donner des idées, pour chercher mon itinéraire, j’ai tapé « Islande en hiver ». J’ai vu que beaucoup de blogueuses talentueuses et que j’adore y étaient allées avant moi, j’ai trouvé une profusion d’articles merveilleux. L’Islande en hiver, je l’ai trouvée chez Carnets de Traverse, chez Lovetrotters, chez Vie Nomade, chez Hellolaroux, chez d’autres encore. De fabuleuses variations de la beauté glacée des pôles, et des soleils roux qui frôlent l’horizon, des photos sublimes et des histoires exaltées comme je les aime – l’Islande, pays du cœur qui bat la chamade.

Au premier article, mon désir était décuplé. Au cinquième, au sixième, il avait laissé place au vertige. L’Islande en hiver ? Mais tout a été dit, photographié par des virtuoses, cartographié au centimètre près, raconté à merveille par d’autres que moi. Que me reste-t-il à découvrir ? Je ne ferais que marcher dans les pas des autres. Je me suis dit que mes envies de grand nord, de longue nuit, de glace monumentale, n’avaient vraiment rien de spécial, et que d’autres m’avaient précédée depuis longtemps. C’est idiot, mais à cet instant, j’ai réalisé que j’étais très formatée dans mes désirs et mes envies d’ailleurs, et j’ai eu un peu honte de mes rêves.
La première fois que je suis allée en Islande, quand j’avais onze ans, nous avions dormi dans des lycées car il n’y avait pas d’hôtels, et eu la sensation de découvrir un eldorado inexploré. Aujourd’hui, la moitié des logements islandais abritent un Air BnB. Mes fantasmes sont devenus mainstream.

J’en ai parlé sur Twitter avec les copines blogueuses. Elles me disaient des choses très justes. « Tout voyage est unique, tu ne retrouveras jamais le même moment, la même lumière, la même atmosphère. Ce voyage t’appartiendra. » Elles me disaient « tu voyages pour toi, pas pour les autres. Pourquoi t’intéresser autant à ce que font les autres blogueurs ? ». Mais j’avais du mal à expliquer ce que je ressentais. Ce n’était pas juste un calcul de blogueuse, un besoin maladif de se démarquer.
C’est que si j’allais en Islande cet hiver, j’allais forcément refaire plus ou moins ce que les autres avaient fait, car c’était le plus beau : marcher sur le glacier, entrer dans les grottes, voir Jökulsarlon, etc. J’allais marcher dans les pas des autres. Or on va en Islande en hiver pour la sensation d’être hors du monde, plongé dans les glaces, seul sur Terre, et que si je refaisais plus ou moins l’itinéraire des autres, cette sensation d’exceptionnel et d’unique allait s’amenuiser. Aller en Islande, ce n’est pas comme aller à Palavas les Flots ou à Paris : tu t’en fiches que tout le monde ait vu la Méditerranée et la Tour Eiffel avant toi, ce sont de toute façon des destinations de masse et c’est très bien comme ça. Mais l’Islande, tu as froid, tu paies cher, tu te sens partie pour une aventure – est-ce vraiment la même chose quand l’aventure est devenue une destination de masse et que tout le monde a vécu pareil ? J’aime raconter des histoires, et que je ne sais plus quoi dire de neuf, de différent, d’autre, après tant de magnifiques récits. Et ces derniers temps, j’ai l’impression que nous sommes nombreux, nous blogueurs voyage, à faire les mêmes voyages, dans les mêmes hôtels, avec les mêmes itinéraires et les mêmes expériences.

Sur Twitter, mes copines blogueuses me répondaient : « Tu raconteras d’autres histoires, tu feras d’autres photos, nous allons toutes aux mêmes endroits et nous ne vivons jamais la même chose. » Elles ont raison. Au fond, c’est le principe de la vie : racontées en une phrase, toutes les existences se ressemblent. Elle est née, elle a grandi, elle est tombée amoureuse, elle a connu des abysses et des cimes, elle a vieilli, elle est morte. Et pourtant, personne n’accepterait d’échanger son amoureux, sa maison ou son travail avec celui ou celle de la voisine. Le sel de la vie, ce sont les détails, les secrets, les moments dont on a cassé le moule.
Toutes les vies sont pareilles et pourtant aucune ne ressemble à une autre.
Et pourtant. Si on vous disait que vous alliez partir sur la Lune, puis qu’on précisait que vous seriez la toute dernière de votre village à y aller, comment réagiriez-vous ?
Le fantasme de la carte vierge
N’avez-vous jamais rêvé de raconter une histoire que personne n’a encore entendue ? De prendre une photo que personne n’a jamais vue ? De fouler de la neige vierge ?

J’ai toujours été fascinée par les navigateurs et les grandes découvertes. Non pas pour l’établissement colonial, que j’abhorre – la destruction des cultures, l’exploitation des populations, la ruine des mondes –, mais pour l’acte inouï de celui qui plonge dans le blanc de la carte. Ado, je harcelais mon prof d’histoire-géo avec la Sibérie. L’étendue de vide dans la carte me hantait. « Mais là où il n’y a pas de routes ? Il y a des gens ? Le sol ne dégèle jamais ? On peut y vivre ? Il y a des villages ? » Je regardais ces vidéos où, par des températures de moins 50 degrés, l’eau bouillante se métamorphose en tempête glacée au contact de l’air.
Puis mon obsession s’est tournée vers le Pacifique, cet océan gigantesque où affleurent des confettis de terres où personne ne va jamais. J’adorais lire les histoires des îles coupées du monde, comme celle de Palmerston, au large des îles Cook : pour y accéder, comptez 9 jours de navigation solitaire depuis Tahiti, et il n’y a pas d’autre moyen. Le Pacifique sud reste un mystère. Mon arrière-grand-mère, qui a grandi aux Marquises (Polynésie française), racontait avoir connu le dernier cannibale. En vérité, il n’était sans doute pas le dernier de son espèce : en 2011, un navigateur allemand qui entreprenait un grand tour du Pacifique a été dévoré par un cannibale sur l’île de Nuku Hiva (si vous lisez l’allemand, l’histoire est ici , et elle est vraie).

Je prétends rêver d’aller me geler en Sibérie ou de me faire dévorer par les cannibales aux Marquises, mais en vérité, je ne suis pas une grande aventurière. J’aime les douches, les matelas, le wifi, ces petites choses qui rendent la vie meilleure. Pourquoi cette attraction (fantasmée) pour le froid, le loin, l’inconfortable ? Par goût de l’inouï.
La recherche de l’inouï
Entendons-nous bien. Je ne suis pas de ceux qui font la course au toujours plus spectaculaire, qui escaladent le Kilimandjaro à cloche-pied, traversent l’Irak en trottinette ou dorment suspendus à des sangles au-dessus des chutes de Salto Angel. Je souris gentiment face au snobisme du voyageur qui se croit plus pur et plus malin que tout le monde parce qu’il a parcouru en trois semaines à dos de coléoptère volant ce que tout le monde fait en voiture en deux heures. J’estime que les merveilles touristiques du monde sont connues pour de bonnes raisons, et qu’on serait bête de s’en priver juste pour le plaisir de marquer sa différence. Comme tout le monde ou presque, je rêvais de voir le Grand Canyon, les rochers mythiques de Capri ou les tortues et les plages des Seychelles.

Je suis une blogueuse de voyage « bourgeoise », comme la plupart d’entre nous : je cherche des soleils d’hiver proches, des liaisons aériennes faciles, un bon rapport qualité/prix. Je vais en Guadeloupe en décembre et dans le Verdon en juin, mes vacances sont souvent celles de Mr et Madame Tout le Monde. C’est aussi pour ça que nos lecteurs nous lisent : parce que comme nous, ils n’ont pas forcément beaucoup de temps et beaucoup d’argent, et ils cherchent des voyages faciles à reproduire, de l’inspiration accessible.
Mes articles de blog sur la France ont souvent plus de succès que ceux sur le bout du monde, et je le comprends tout à fait. Notre pays regorge de merveilles et j’ai vécu des moments de surprise extrême sans quitter nos frontières. J’ai eu de véritables éblouissements esthétiques à deux pas de chez moi, et je suis heureuse de montrer qu’on peut vivre une intense évasion à coups de TGV ou d’autoroute A7.

Mais parfois, nous sommes saisis par le frisson de l’inouï quand nous rencontrons ceux qui osent l’incongru. Mon amie Amandine alias La lykorne illettrée est allée au Groënland il y a deux ans, sur le lac Baïkal gelé l’hiver dernier, et ses voyages m’éblouissent. Un des blogs de voyage les plus puissamment originaux qui existent, c’est probablement celui de Laurent One Chaï, le mec qui prend un cargo pour Cotonou, traverse le Pakistan et le Tadjikistan en moto ou en bus défoncé, apprend l’arabe au Caire et m’a donné follement envie de découvrir l’Ouzbékistan. Je suis devenue allergique à l’expression « hors des sentiers battus », mais j’estime que s’il y a bien quelqu’un qui a le droit de l’utiliser, c’est lui.

A ma modeste échelle (je ne suis pas Laurent, moi, je n’ai pas fait 90h de train entre Moscou et Ürümqi), mon hiver 2016/2017 a été pour moi l’hiver de l’inouï. Déjà, je vivais à Munich, et c’était extrêmement dépaysant : j’ai pu descendre dans des canyons de glace, nager à poil au milieu de la neige, devenir pote avec des chèvres humanoïdes et réaliser toutes sortes d’expériences insolites en Bavière en hiver. Mais surtout, j’ai réalisé deux rêves de gamine, deux projets un peu fous qui me tenaient vraiment à cœur. En janvier, mon voyage aux îles Shetland m’a permis d’assister au festival viking Up Helly Aa, la fête du feu dans le grand Nord. Fin février, j’ai vu se lever la plus grosse vague du monde à Nazaré, Portugal : 30 mètres de furie écumante qui déferle sur la falaise brune.


J’ai ressenti une immense exaltation, une joie extrême. Je n’avais pas fait grand-chose, mais j’avais l’impression d’être une aventurière, une pionnière des temps anciens, celle qui va là où personne ne va. Ça n’était pas une question d’égo, de guéguerre ridicule à « qui c’est qui a le voyage le plus ouf ». C’était cette ivresse de l’inconnu qu’on éprouve à vivre des choses que peu de gens de votre entourage ont vécues, à être sans repères, sans jalons, sans guide (il n’y avait même pas de guide touristique digne de ce nom pour Shetland ! à peine trois pages dans le Michelin), de tout découvrir par soi-même. Je n’étais pas influencée par les histoires et les images des autres, mon inspiration était première, spontanée, et je me sentais libre. Aucun risque de vouloir reproduire les voyages des autres, aucun dilemme « j’ai vu ça comme super photo sur Instagram et j’ai envie de le faire moi aussi, je copie ou pas ? ». En repensant à mes voyages de l’hiver dernier, et en constatant avec surprise mon hésitation face à l’Islande à l’hiver, dont j’avais pourtant rêvé, j’ai ressenti pour la première fois le poids des voyages des autres, et la façon dont ils transformaient les miens, que ce soit parce que je les copiais inconsciemment ou, au contraire, parce que je cherchais à m’en démarquer, que je me disais « pas cet hôtel, pas cette photo, pas cet itinéraire, parce que Machin a fait ça et je ne veux pas qu’on me prenne pour une copieuse ».

On est d’accord, ce sont des problèmes de riches. Voyager est un privilège, un luxe, et mes états d’âme quant au fait de copier ou non les voyages des copains sont dérisoires au regard de l’état du monde. Ca fait caprice de petite fille gâtée de dire « je ne veux pas aller en Islande parce que tout le monde l’a fait avant moi », j’en suis consciente. Mais ceci est un blog de voyage, et ceci est ma rubrique Réflexions voyage, et j’avais envie d’engager le dialogue avec vous sur l’originalité en matière de blog voyage.
Les comparateurs de vols, ou la restriction du champ des possibles ?
Tous les blogueurs de voyage sont drogués aux comparateurs de vols, moi la première. Skyscanner, Easyvoyage, Expédia, Liligo… ils sont nombreux à faciliter notre addiction aux ailleurs en offrant en quelques secondes des tableaux de comparaisons des vols pour la Terre entière. Sur Skyscanner, je suis fascinée par la fonction « partout ». Vous rentrez un mois de l’année, par exemple janvier 2018, un aéroport de départ, et la liste de toutes les destinations possibles se déroule sous vos yeux émerveillés, par ordre de prix croissants. Je pense que je ne suis pas la seule blogueuse voyage à avoir un rapport un peu compulsif aux comparateurs de vol : presque tous les jours, je fais des tests. « Et février depuis Marseille, et mars depuis Lyon, et avril depuis Nice ?… » Je regarde. Je fantasme. Je rêve. J’imagine. Au début, j’ai eu l’impression que le monde était à mes pieds. Aujourd’hui, je me demande si ce n’est pas en train de restreindre notre imagination. Trépignant sur les starting blocks, nous attendons la bonne offre, le tarif intéressant, pour foncer. Mais est-ce que nos envies du monde ne sont pas en train de rapetisser à la mesure des hubs bien desservis par les compagnies aériennes ? Les comparateurs de vol et les compagnies low cost ont domestiqué nos désirs : des city trips proches, des connexions directes, pourquoi chercher autre chose ? Ce n’est absolument pas un reproche, car je suis la première à plaider coupable (la preuve), mais je ne compte plus le nombre d’articles de blog sur un citytrip à Prague, un week-end à Lisbonne, à Edimbourg (très envie d’y retourner, d’ailleurs, j’attends un vol pas cher ;-)), à Rome, à Budapest, à Porto, etc. Je continue moi-même à en écrire, je ne compte pas m’arrêter, et je lis ceux des autres avec toujours le même plaisir. Car oui, ces villes sont belles, et on aurait bien tort de s’en priver. Mais je l’avoue, je rigole doucement (avec bienveillance, amis blogueurs, ne m’en voulez pas) de nos prétentions à l’originalité dans des circuits ultra balisés. Quand je vois passer un énième post ayant pour titre « Reykjavik / Barcelone / Londres hors des sentiers battus », je me dis que nous sommes d’infatigables jardiniers, ratissant jusqu’à la racine les bas-côtés des autoroutes touristiques mondiales.


Je pense à mes vieux amis allemands qui, comme les pantins du running gag, me demandent « et pourquoi tu ne vas pas à Majorque ? » chaque fois que je mentionne la recherche d’une destination nouvelle, parce que tous les vieux Allemands d’Allemagne vont à Majorque deux fois par an, et je me demande à quel moment nous allons finir par nous lasser. Nous exploitons une destination jusqu’à la lie, puis nous nous lassons et passons à la suivante. Ce qui était nouveau l’an dernier ne l’est plus cette année : en 2016, j’étais allée aux Açores et aux Seychelles, et naïvement, je me sentais un peu pionnière. Cette année, plusieurs amis blogueurs y sont allés à leur tour, et je suis ravie pour eux. Mais je me demande où je pourrais tenter ma chance, cette fois – acheter l’illusion de la découverte. Je ne sais pas si nos vies nous permettent d’oser si souvent l’inouï.

Souvent, l’inouï est cher, pas pratique, se paie par douze escales et des nuits dans des salles d’attente d’aéroport, demande trois semaines de vacances successives, beaucoup de débrouillardise ou beaucoup d’argent. Je rêve de Samoa et de Tonga, de Groenland, de Belize, d’Iles Vierges britanniques, de Russie, d’Ouzbékistan, d’Iles turques et caïques, de Vanuatu, de Zanzibar, de Tasmanie. Et puis je cherche les vols, et je renonce. Trop cher, trop loin, trop compliqué. En revanche, cette super offre pour la République Dominicaine… Difficile de résister à la tentation du pas cher et du pratique, et il n’y a aucune honte à sauter sur une bonne affaire. Au coeur de l’hiver, je crois que je n’en aurai plus rien à faire de l’originalité, et que j’irai n’importe où, pourvu que je trouve du soleil. La vie est courte, et Punta Cana et la Martinique sont superbes. Mais je me demande si nous ne nous illusionnons pas quant à notre statut de « voyageurs », nous qui piétinons souvent sur les mêmes chemins, croyant découvrir le monde alors que nous ne faisons que le traverser sur des rails.
Je me dis parfois que je vais essayer de me désintoxiquer des comparateurs de vol, pour voyager par rêve et non par aubaine. Pour tenter de me demander où je veux vraiment aller, indépendamment des occasions qui s’offrent à moi. J’hésite sur le type de voyage que je veux, le genre d’histoires que je voudrais raconter – faire rêver en allant très loin ou aider à explorer autour de soi en restant tout près. Mais plus profondément, je me demande où j’irais si je n’avais pas de blog, s’il n’y avait aucune mode, aucun phénomène d’influence et a contrario, aucune pression de l’originalité à tout pris? Irais-je chercher l’inouï ou le facile ? Sincèrement, je ne sais pas. Je crois que les blogs ont profondément modifié notre comportement de voyage, et que nous avons parfois du mal à nous reconnecter avec nos vrais désirs.

Alors, l’Islande l’hiver prochain ? Je n’ai pas décidé.
Les blogs de voyage et l’originalité
Et vous ? Après avoir commencé à discuter sur Twitter, je serais curieuse d’avoir votre avis sans la limite des 140 caractères. Pensez-vous que l’originalité est un critère important ? Est-ce que les voyages des autres blogueurs vous influencent dans un sens ou dans l’autre – pour s’inspirer ou se démarquer ? Si un blogueur voyage vous parlait d’un coin ultra secret et difficile d’accès, iriez-vous, ou bien vous diriez-vous que ce lieu lui appartient ? Etes-vous drogué des comparateurs de vol ? Choisissez-vous par opportunité ? Pensez-vous que les blogs de voyage doivent se démarquer à tout prix ? Diriez-vous que nos blogs se ressemblent trop ?






























































































































