Un hôtel romantique sur la Côte d’Azur
C’est sans aucun doute un des hôtels les plus enchanteurs et les plus originaux de la Côte d’Azur : la Villa Mauresque, à Saint Raphaël, ne ressemble à aucun autre. Ce palais exotique déploie ses piscines, ses jardins et ses arabesques blanches au milieu des calanques rouges de l’Estérel. Une escapade à deux, hors du temps et loin du monde… allez, je vous embarque pour un week-end de princesse. Hôtel romantique sur la Côte d’Azur



SOS, couple en instance de mariage
Si vous n’en avez rien à cirer des histoires de mariage et de ma vie perso en général (ce que je comprends, hein, respect), je conseille de sauter ce paragraphe plein de plans de table et de ronds de serviette.
Comme vous le savez peut-être, Viking Chéri et moi nous marions début juin. J’imaginais la période précédant le mariage comme un acompte sur la lune de miel, tout en amour fou et romantisme papillonnant, mais en vérité c’est plutôt : « Comment ça t’as invité Machin ? » « Comment ça ta famille veut camper dans le jardin et demande si on aurait pas par hasard des toilettes sèches portatives ? Oui bien sûr, je les range avec les petites cuillères. » « Mon Dieu le plan de table », etc. Nous avions besoin d’une virée follement romantique, histoire de nous remémorer les raisons initiales de ce grand chambardement floral et froufrouté.

A cela s’ajoutait une autre exigence majeure : apercevoir un peu le soleil. Il faut que je vous raconte l’épopée de ma robe de mariée. Après avoir juré pendant des années que je serais une mariée rock et rebelle qui convolerait en violet fluo et tongs à pics, j’ai évidemment choisi une robe de princesse meringue sublimissime avec laquelle je ne passe pas les portes. L’histoire de la robe m’a filé des cauchemars pendant six mois : au moment de l’essayage, j’étais entre deux tailles, et j’avais crânement choisi la plus petite des deux. Suite à ça, j’ai enchaîné sur les marchés de Noël autrichiens, le chocolat de Bruxelles, le couscous marocain à Marrakech et autres programmes diététiques, autant dire que quand j’ai reçu fin mars le SMS « votre robe est arrivée », la foudre s’est abattue sur mon crâne. Je suis allée à l’essayage comme à l’échafaud. La nuit d’avant, j’ai rêvé qu’au moment d’enfiler la robe, elle EXPLOSAIT comme une montgolfière qui rencontre un hérisson, envoyant des morceaux de dentelle et de tulle aux quatre coins de la pièce, tandis que ma mère en pleurs me disait « je t’avais dit d’arrêter le Nutella ».

Finalement, la robe m’allait (alléluia), mais… j’avais un grave problème de colorimétrie. Pour le dire autrement : j’étais blanche comme un cul de protestant fondamentaliste. La robe blanc virginal, c’est parfait pour les peaux mates, ce qui est n’est usuellement pas un souci (j’ai des gènes méditerranéens, et des habitudes de cagole du sud), mais après de longs mois d’hiver en Bavière, moi et ma robe, on ressemblait à un nuancier pour les meubles Mobalpa : blanc sur blanc cassé sur blanc beigeasse. Ma robe avait meilleure mine que moi. Il fallait donc refaire la balance des blancs de ma face avec un week-end ensoleillé sur la Côte d’Azur.

Vous voyez qu’un destin impérieux conspirait à nous jeter dans les bras lumineux de la Villa Mauresque. Cela tombait très bien : je rêvais de cet hôtel depuis des mois.

Comment j’ai découvert la Villa Mauresque
J’ai toujours été fascinée par l’invention de la Côte d’Azur, à la fin du XIXe siècle, quand de riches hivernants et des artistes inspirés viennent projeter sur la façade méridionale de la France tous leurs fantasmes d’exotisme. C’est l’époque où se dessinent les promenades balnéaires, où jaillissent les palmiers… et les villas exubérantes et éclectiques. L’an dernier, j’avais suivi une visite guidée de Hyères au XIXe siècle, et j’étais tombée amoureuse des villas fantasmagoriques construites par Pierre Chapoulart : Villa Tunisienne, Villa Saint Hubert… Villa Mauresque. Cette dernière était celle qui me fascinait le plus, avec ses croissants et ses jardins, mais elle ne se visitait pas. C’est alors qu’en faisant quelques recherches, je découvris que Pierre Chapoulart avait réalisé une autre Villa Mauresque sur la Côte d’Azur, à Saint Raphaël, et qu’elle avait été transformée en hôtel de luxe avec vue imprenable sur la Méditerranée. J’ai vu quelques photos de ses volumes blancs orientaux, perchés sur cette avancée rocheuse rouge, comme un balcon sur l’eau, des piscines et des jardins. Vous devinez la suite : tel un chat devant une porte fermée, j’ai développé une obsession pour cette villa. Il fallait que j’y aille.


La Villa Mauresque, un charme incroyable
Avec de telles prémisses, j’étais déjà conquise avant d’arriver, mais la Villa Mauresque a réussi à me surprendre et me charmer totalement. Sérieusement. J’étais extatique. J’ai fait douze mille photos, je ne voulais plus quitter l’hôtel, j’ai testé tous les jacuzzis les uns après les autres comme une maniaque, j’ai pris un bain de deux heures et après j’ai dormi huit heures d’affilée, ce qui ne m’était pas arrivé depuis… l’anesthésie générale pour mes dents de sagesse, je crois. Cet hôtel a un charme incroyable.



Imaginez des jardins radieux, gorgés de palmiers et de glycines, ouverts sur la mer, un restaurant avec vue sur deux bleus : celui de la piscine à débordement, et celui de la Méditerranée. Imaginez une architecture élégante et chargée de promesses d’évasion, des dizaines de recoins fleuris pour se reposer ou rêver, deux piscines et plusieurs jacuzzis semés çà et là, sous des verrières ou à l’abri des pins. C’est à la fois follement élégant, et simple, sans clinquant inutile, plein de poésie aquatique et florale. Tout est calme, propice à la conversation amoureuse. Cet hôtel est tout simplement beau.



Le sens du détail
Ne vous attendez pas à un palace XXL : la villa est un hôtel à taille humaine, qui compte 18 chambres. Chacune porte le nom d’un artiste et se différencie totalement des autres par son agencement, sa décoration. La mienne, la chambre Miller, était résolument mauresque, avec des arcs outrepassés typiques de l’Arabie, des tableaux marocains et des armoires en bois oriental, ce qui m’a réjouie. J’ai pu jeter un coup d’œil dans la chambre à côté de la mienne, et constaté que son style et son organisation n’avaient rien à voir avec celle que nous occupions. Chaque chambre est un voyage différent (je sais, ça fait slogan, mais c’est vrai), et toutes sont belles, des plus abordables aux suites pharaoniques. Je pense donc qu’il faudra que je revienne dix-huit fois pour les tester toutes.

Petit hôtel, mais grand luxe : pour moi, le vrai critère de l’exclusif, c’est le soin porté au détail, la capacité d’anticiper les besoins du client, et la délicatesse de ne pas radiner sur des petites choses insignifiantes. Vous avez peut-être déjà connu ces hôtels prétentieux où on vous fait payer très cher le séjour, mais où le wifi et les serviettes de bain sont en supplément, où chacune de vos demandes se traduit par une addition sur la note, et où on ne vous met même pas d’après shampooing ou de sèche-cheveux dans la salle de bain. (Sérieusement : ceci est un critère majeur pour 50% de l’humanité, et d’ailleurs pour Mr Viking aussi, qui a les cheveux plus longs que moi. Tout hôtel digne de ce nom le sait.) Rien de tout cela à la Villa Mauresque, où le personnel fait tout pour que vous vous sentiez chez vous, et où chaque chose a été pensée pour vous faciliter la vie. On met à votre disposition chaussons et peignoir, la salle de bain est remplie de produits, des « bougies sans feu » permettent de créer une ambiance romantique, vous trouvez nougat et chocolat à votre arrivée, une bouilloire et une machine Nespresso, bref, on ressent une tradition de l’hospitalité soignée et attentive qui m’a rappelé, justement, le monde arabe. Le petit-déjeuner est exquis, un beau buffet qu’on peut savourer sur la terrasse avec vue marine, sous les pins et les palmiers.

Un hôtel pour les amoureux de l’eau
J’ai énormément apprécié un autre geste : le fait que l’hôtel mette à votre disposition gracieusement du matériel nautique (canoë, kayak, paddle, masques et tubas, et même un bateau sans permis, même si je n’ai pas osé tester ce dernier, ayant trop peur de reproduire Titanic sur les roches rouges de l’Estérel). J’ai bravé la fraîcheur marine du 1er mai pour partir en kayak en direction de l’Île d’Or (Mr Viking, qui ne mérite pas son nom, n’est même pas venu avec moi, me laissant le monopole de l’héroïsme nautique). Et après, j’ai foncé dans un jacuzzi brûlant et je n’ai plus jamais voulu en sortir.


Entre la mer, les deux piscines (l’une chauffée, l’autre non), les différents jacuzzis, et le spa en train d’ouvrir, l’hôtel est vraiment fait pour les amoureux de l’eau sous toutes les formes, et cela se remarque à une particularité : les baignoires ! Si vous rêvez de bains hallucinants, vous allez adorer la Villa Mauresque. Dans ma chambre (Miller), la baignoire ressemblait à une cathédrale gothique, s’éclairait en dix couleurs différentes et faisait des remous. J’ai aperçu dans une des chambres voisines une grande baignoire ronde qui trônait au centre de la pièce, façon empereur romain. Bref, pour le tourisme de salle de bain, auquel je souscris pleinement parce que je viens de l’inventer, c’est une destination majeure.



Que voir aux alentours de La Villa Mauresque ?
Un million de choses ! J’aurais pu rester trois jours sans sortir de ma baignoire/piscine, si le cadre aux alentours n’avait pas été si magnifique. L’hôtel est situé à Saint Raphaël, aux portes du massif de l’Estérel, et c’est un festival de calanques rouges, pics rocheux spectaculaires et panoramas vertigineux. Je vous invite à découvrir mon article de blog sur les plus beaux points de vue de l’Estérel pour vous en convaincre : c’est un environnement exceptionnel, à la hauteur de la beauté de l’hôtel lui-même.

Séjourner à La Villa Mauresque : budget
Comme partout sur la Côte d’Azur, les tarifs sont échelonnés en fonction de la période, avec des offres bien plus avantageuses en moyenne saison (avant fin mai ou après mi-septembre) qu’en haute ou très haute saison. Les tarifs commencent, en moyenne saison, à 215 euros par chambre et par nuit, petit déjeuner compris. Réservez en direct sur le site de la Villa Mauresque, vous aurez des tarifs plus avantageux que par une centrale de réservation (petit-déjeuner inclus, notamment).

Toutes les chambres sont belles, mais voici quelques détails sur les catégories pour vous aider à choisir. Les chambres Elégance, les plus abordables, sont en rez-de-jardin, au bord de la piscine. Ce ne sont vraiment pas des chambres de second rang, ne vous en faites pas : elles sont grandes et belles et placées dans un très beau cadre, avec la piscine chauffée à même pas deux pas. La seule chose qui leur manque par rapport à leurs cousines plus chères : leurs baignoires sont plus classiques. Apparemment, les baignoires hallucinantes commencent à la catégorie Supérieure, et au-dessus. Nous étions dans une chambre Supérieure, spacieuse, avec vue mer partielle et une magnifique baignoire cosmico-gothique. J’ai adoré l’agencement de cette chambre, sa taille et sa vue entre jardin et mer, mais le seul reproche que je pourrais faire aux chambres Supérieures est la proximité du restaurant, situé en dessous : cela peut être un peu bruyant aux heures de préparation des repas. Toutefois, ça ne m’a pas empêché de dormir jusqu’à 9h du matin, ce qui ne m’arrive jamais. Les autres chambres (Elegance, Terrasse Jacuzzi et Suites) sont dans l’autre batîment, et donc plus calmes (et plus près de la piscine chauffée), c’est pourquoi j’aurais tendance à les recommander. La catégorie juste au-dessus de la Supérieure me fait rêver : Terrasse Jacuzzi, avec vue mer. Celles là ont l’air vraiment fabuleuses. Et pour le luxe ultime, ce sont les Suites, évidemment spectaculaires.
Y aller en famille ? L’impression que j’ai eue, c’est celle d’un hôtel qui cultive le calme. Je ne le recommanderais pas avec de jeunes enfants : je n’ai vu que des couples. C’est pour moi un hôtel à escapade amoureuse : si vous recherchez un hôtel romantique sur la Côte d’Azur, ce serait un de mes tout premiers choix.


Si vous voulez découvrir la villa avec un plus petit budget, venez déjeuner à son délicieux restaurant, Le Bougainvilliers : vous y trouverez un menu à 35 euros par personne (midi seulement), et vous pourrez vous promener dans les jardins et savourer la vue.

Nous avons passé un week-end merveilleux sur la Côte d’Azur, comme un avant-goût du voyage de noces. Merci à toute l’équipe de La Villa Mauresque pour son accueil chaleureux. J’ai eu le bonheur de bénéficier d’un partenariat, mais mon enthousiasme ne connaît aucune hésitation : cet hôtel est un vrai, vrai coup de cœur, et je rêve déjà de revenir.
Au programme sur le blog de voyage Itinera Magica : Cabourg, Jersey, encore de la Côte d’Azur, de la Californie et des surprises. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter !








































































































































































































