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Étiquette : Évasion

  • Visiter la Champagne en 10 coups de cœur

    Connaissez-vous la Champagne, le pays des bulles d’or, du baptême des rois et du biscuit rose ? L’année dernière, j’ai eu le bonheur de visiter Reims, Epernay et Hautvillers, de découvrir le magnifique marché de Noël de Reims, les coteaux d’Hautvillers et les maisons de champagne d’Epernay, dans la délicieuse atmosphère de l’Avent. Visiter la Champagne est à mon sens une merveilleuse activité de saison. J’aurais adoré venir en automne, pour les couleurs des vignes incendiant les coteaux dans un déluge d’or et de rouge. Je suis venue en décembre, et j’ai profité de l’ambiance chaleureuse et la qualité des festivités à Reims. J’ai adoré cette plongée dans les festivités champenoises, au rythme des bouchons qui dansent… Pour visiter la Champagne en automne ou en début d’hiver, entre féerie rougeoyante et ambiance de Noël, voici mes dix coups de cœur.

    Pour ce voyage, j’étais accompagnée de ma chère amie Cécilia alias Voyageurs gourmands – elle a pris toutes les photos dans lesquelles je figure !

    Cécilia et moi lors de la dégustation chez Vranken-Pommery

    Se promener sur l’allée du champagne à Epernay

    « Il n’est champagne que de la Champagne » : nulle part ailleurs qu’en Champagne n’a-t-on le droit de donner le beau nom de champagne à ce vin effervescent célébré dans le monde entier. Le vignoble champenois s’étend sur une longueur d’environ 120km entre Reims, Epernay et la Côte des Blanc dans la Marne, véritables cœurs battants de la région vinicole, et sur la Côte des Bar dans l’Aube. Le champagne n’est pas un vin effervescent comme les autres, c’est une véritable légende liquide, qui a traversé les frontières et continue de mettre des étoiles dans les yeux des gourmets. Ne dit-on pas que boire du champagne, c’est boire de l’or et des étoiles ? La région de Champagne vit donc au rythme des bouchons qui sautent et des flûtes qui se remplissent. Le champagne, ici, est une véritable institution, avec 400 maisons de champagne, 320 villages classés champagne, 15 000 vignerons, une des appellations les plus prestigieuses et protégées du monde. Les voyageurs viennent du monde entier pour vivre cette expérience du luxe et du raffinement à la française.

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Dégustation de champagne avec ma belle bague capsule « Champagne is always a good idea » achetée chez une créatrice champenoise Au 37 à Hautvillers

    Pour entrer immédiatement au cœur de ce terroir, rendez-vous à Epernay, qui est véritablement la capitale du champagne : sa somptueuse Avenue du Champagne rassemble les plus prestigieuses maisons, ne compte pas moins de 110 km de caves, et est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut arpenter cette rue majestueuse pour comprendre quel rôle le champagne joue sur ce territoire, son rôle dans l’économie, l’identité et l’art de vivre de cette région. Les maisons rivalisent de prestige et de beauté, entre les caves et les hôtels particuliers où on accueille les clients VIP… c’est un régal de rendre visite aux Sparnaciens (c’est ainsi qu’on nomme les habitants d’Epernay). Bien sûr, nous irons visiter une maison !

    Monter dans le ballon captif d’Epernay pour une vue incroyable sur les coteaux

    On part là-haut ? Si vous avez le vertige, c’est le moment de crier au secours et de vous cacher dans une cave de champagne 😉 C’était LE moment que j’attendais le plus : la balade en ballon captif au-dessus d’Epernay ! Il n’y a que six ballons de ce type en France, autant dire que l’expérience est rare. Et le prix est vraiment abordable par rapport au caractère exceptionnel de la promenade : 12 € pour un adulte, 6 pour un enfant. Le ballon est un vrai aéronef : il fait la hauteur d’une maison, plus de 22m de diamètre, et contient 6200 m3 d’hélium. Il est posé sur un coussin d’air à ballonnet qui se contracte pour moduler la hauteur et la stabilité, et peut accueillir jusqu’à 29 personnes dans de bonnes conditions atmosphériques : plus elles sont compliquées, plus on allège la nacelle. Celui qui gère le ballon, Kévin, a une licence de pilote de montgolfière, et sait donc normalement ce qu’il fait 😉 Vous pouvez donc vous détendre et profiter d’une coupe de champagne au-dessus des coteaux d’Epernay. Le vignoble de Champagne s’étend sur 34 000 hectares, et une des plus belles partie environne sans aucun doute Epernay : à perte de vue, ce sont des collines couvertes de vigne. La vue sur l’avenue de Champagne et sur les vignobles entourant la ville de part en part est impériale. Je suis venue début décembre, mais j’aurais adoré venir un mois plus tôt, dans les couleurs de l’automne (que j’avais vues dans le vignoble de Côte d’Or en octobre), j’imagine combien c’était grandiose ! Si vous avez l’occasion de visiter Epernay en octobre ou novembre, ne manquez pas cette visite, j’imagine combien la vue doit être magique !

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...

    De là-haut, on mesure vraiment l’omniprésence du champagne dans la vie d’Epernay et des villages environnants. L’envie me prend d’entrer au cœur du vignoble : direction Hautvillers !

    Balade à Hautvillers, tapas champenois et église du champagne

    Pour qui aime le champagne, Hautvillers, ravissant village situé sur les hauteurs à quelques kilomètres d’Epernay, est un véritable lieu de pèlerinage. C’est ici que le champagne est né, et que gît son illustre inventeur, le grand Dom Pérignon ! On commence tout de suite par lui rendre hommage à l’église d’Hautvillers, incontournable insolite de la région. Cette église fourmille de détails originaux que je n’ai vus nulle part ailleurs. Dans la nef est enterré le moine Dom Pérignon, celui qui a découvert fin XVIIe siècle la « prise de mousse », la 2e fermentation du vin en bouteille qui permet de faire apparaître les bulles magiques. « Je bois des étoiles », disait l’inventeur du champagne. Dans son église, la voûte a la forme d’un panier de raisin et le lustre est fait en roues de vendanges, autant dire que c’est vraiment l’église du champagne !

    On part ensuite à la découverte du village, de sa vue idyllique sur les coteaux classés, et de ses enseignes en fer forgé : le village berceau du champagne est célèbre pour ses 140 enseignes toutes plus charmantes les unes que les autres, signalant des commerces, des ateliers, ou simplement les maisons de particuliers enthousiastes quant à cette singularité du joli village. Cela donne un cachet tout particulier à Hautvillers !

    J’ai eu un véritable coup de cœur pour une très bonne adresse à Hautvillers : Au 36 ! Au 36, on propose une dégustation de champagne originale, centrée autour des différents arômes qui se développent dans les bouteilles magiques : fruités, floraux ou boisés… la décoration magnifique renforce le charme de l’expérience. Si vous restez déjeuner, vous aurez droit à des accords mets-vin avec du champagne, autour d’une magnifique assiette de tapas champenois, où vous retrouverez notamment le chaource (fromage typique de la Marne) ou encore les biscuits roses de Reims. Une assiette de spécialités 100% locales, 3 champagnes en dégustation guidée, un cadre arty et chaleureux, j’ai adoré l’expérience !

    Si vous traversez la rue et vous rendez juste en face, Au 37, une talentueuse créatrice propose ses bijoux à base de capsules de champagne. J’adore la bague que j’y ai achetée !

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Avec ma bague de chez Au 37 !

    Visiter les maisons de champagne : un tour chez Boizel à Epernay, chez Vranken-Pommery à Reims

    Que vous visitiez Reims ou Epernay, impossible de quitter la Champagne sans faire un tour dans une maison de champagne ! Je découvre le dédale fascinant des caves champenoises où le vin fermente plusieurs années dans l’obscurité du sol crayeux, et tous les secrets de fabrication de cet or liquide que le monde nous arrache. Un bon conseil m’a été donné : associer la visite d’une maison « star », qui sera un grand spectacle, à celle d’une autre maison de qualité mais moins célèbre, pour une expérience plus intimiste. C’est ce que j’ai fait en découvrant la Maison Boizel à Epernay, et la maison Vranken-Pommery à Reims. Dans les deux cas, la visite a été passionnante et riche, et m’a beaucoup appris sur le processus délicat et complexe qui donne naissance au champagne.

    Chez Boizel à Epernay, 5 générations de vignerons ont élevé le champagne, depuis 1834, sur des parcelles principalement situées sur la Montagne de Reims. Leur passion et leur savoir-faire sont tangibles, La visite se fait dans une magnifique maison sparnacienne sur l’Avenue du Champagne, décorée d’une belle voiture rétro. La dégustation finale se veut initiation à l’œnologie, dans une atmosphère chaleureuse.

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...

    A Reims, Vranken-Pommery est une des maisons de champagne les plus célèbres du monde, autrefois dirigée par la célèbre veuve Pommery, femme de fer et impératrice du champagne, et la visite est un grand spectacle. Elle commence par une descente dans les crayères monumentales de la montagne de Reims, qui ont été transformées en véritable exposition d’art moderne, et continue par une visite de la Villa Demoiselle adjacente, une merveille art nouveau construite dans les années 1900. Les deux visites sont d’une beauté visuelle exceptionnelle, avec une mise en scène monumentale qui marque les esprits – jeux de lumière, déambulations artistiques, installations conceptuelles…

    J’y découvre comment naît le champagne, à partir du raisin des sept cépages autorisés en Champagne. On plante le pinot blanc, le pinot gris, le Chardonnay pour le blanc de blanc, le Meunier ou le Pinot Noir pour le blanc de noir et le rosé, dans le sol crayeux de Champagne. Parce qu’il est interdit d’irriguer la vigne en Champagne, afin de ne pas gâcher le goût du raisin, les racines des vignes iront s’immiscer très profond sous la terre, dans les crayères (carrières de craie) typiques de la Marne et de l’Aube – un terroir de pure minéralité qui donne au vin de Champagne son goût inimitable. Ces crayères où l’humidité et la température sont constantes sont également le lieu idéal pour faire vieillir le champagne dans les meilleures conditions possibles – la beauté des crayères de la montagne de Reims m’a fascinée chez Vranken-Pommery.

    On récolte les raisins cent jours après la floraison, puis commence la vinification, initialement classique. Le champagne naît en effet de deux fermentations distinctes. Le champagne commence par être un vin « normal », sans effervescence, qui fermente en cuve jusqu’en janvier. Mais après l’étape des assemblages, lorsque le vin est mis en bouteille, commence la deuxième fermentation ou « prise de mousse », qui fait germer les bulles magiques. On place dans la bouteille des levures, qui provoqueront la formation d’un gaz, puis, en mourant, la naissance d’arômes briochés très particuliers, qui s’accentuent au fil du vieillissement. La pression dans la bouteille est énorme : de 5 à 7 bars !

    Chez Vranken-Pommery, je découvre avec horreur les terribles accidents qui ont endeuillé la Champagne jusqu’au début du XXe siècle – de véritables « coups de grisou » dans les caves champenoises, lorsque le verre d’une bouteille, trop fin, cédait sous la pression des gaz, puis provoquait l’explosion en chaîne de toute une étagère. Outre la projection de verre, un gaz toxique asphyxiant se dégageait de ces déflagrations vinicoles, qui ont tué de nombreux employés des caves… Aujourd’hui, un verre plus épais et un film plastique de protection sur les bouteilles évitent de telles réactions en chaîne. Moins d’1% de la production de champagne explose aujourd’hui, contre jusqu’à 40% à l’époque de la veuve Pommery…

    Après plusieurs années de vieillissement (huit ans pour les millésimes en général, et beaucoup plus pour les bouteilles de volume important, comme le Salmanazar de 9L qui devra vieillir plusieurs dizaines d’années), la partie la plus fascinante du processus est celle de l’ouverture de la bouteille, afin de retirer les levures préalablement agglomérées au fond de la bouteille grâce à un pupitre de remuage ou grâce à du glycol. Ouverture « à la volée », de haute technicité, où on fait sauter le bouchon quelques instants avant de refermer précipitamment, en acceptant de perdre une petite partie du précieux liquide… et de compléter avec une liqueur. Chez Boizel comme chez Vranken-Pommery, on nous explique les innombrables innovations techniques qui ont permis de perfectionner le processus de fabrication du champagne, et d’aboutir à des crus beaucoup moins sucrés – 6g de sucre par bouteille en moyenne pour un extra-brut, contre 50g au début du XXe siècle… Le degré de technicité du champagne est fascinant – j’ai beaucoup appris !

    Chez Vranken-Pommery, la visite s’achevait par celle de la sublime villa art nouveau Demoiselle, avec ses courbes en coup de fouet, ses scènes japonisantes, ses ébénisteries de Selmersheim « en chapeau de gendarme », ses verres Lalique et ses iris typiques de l’école de Nancy. Chaque pièce est un ravissement. L’énorme lustre de 350kg, disparu lors du pillage de la villa abandonnée dans les années 1970, a été refait à l’identique par les métalliers champenois, et c’est le clou de la visite !

    S’émerveiller devant la cathédrale de Reims

    Comment ne pas s’émouvoir devant la sublime cathédrale Notre Dame de Reims. Cette église est un véritable mythe de l’histoire française : c’est ici que Clovis fut baptisé en 496, scellant l’alliance entre Rome et le royaume de France, et c’est ici que 33 rois français furent sacrés ! Arpenter sa nef est vertigineux : on a la sensation d’y croiser, remontant le temps, tous les plus grands noms de notre histoire… A l’entrée de la nef, le superbe motif du labyrinthe, dit « chemin de Jérusalem » car il avait pour fonction de se substituer au pèlerinage pour ceux qui ne pouvaient voyager, a été arpenté par des milliers de pèlerins égrenant leur chapelet, et est aujourd’hui le logo des monuments historiques français.

    La cathédrale est magnifique : quand elle fut reconstruite en style gothique rayonnant au XIIIe siècle, on a voulu qu’elle soit à la hauteur de sa fonction sacrée, et elle compte donc pas moins de 2303 statues – c’est la plus sculptée de France, d’où cette façade spectaculaire ! Et la plus célèbre de ces statues, c’est le magnifique Ange au sourire, l’emblème de Reims, dont l’expression bienveillante et rêveuse saisit le visiteur…

    Le marché de Noël de Reims et les Regalia sur la cathédrale

    Petit avertissement préalable : J’ai effectué ma visite en Champagne et découvert le marché de Noël de Reims en décembre 2019, avant l’épidémie de coronavirus. Hélas, en décembre 2020, la plupart des activités et animations ne pourront avoir lieu, le marché de Noël et la projection du spectacle sur la façade de la cathédrale notamment sont malheureusement annulés. Mais n’hésitez pas à consulter directement l’office du tourisme de Reims pour vous renseigner sur les animations maintenues ! Et RDV en 2021, je l’espère…

    Si je vous dis « marché de Noël », pensez-vous à Reims ? Non ? Moi non plus, jusqu’à décembre dernier, où j’ai découvert que Reims était elle aussi une vraie destination de l’Avent. Son marché de Noël est le 5e plus grand de France (j’ai été surprise par sa taille !), et surtout, il est idéalement situé au pied de la sublime cathédrale Notre Dame de Reims.

    Reims propose beaucoup d’activités autour des festivités de Noël, notamment l’installation d’une grande roue sur la place d’Erlon et un magnifique spectacle projeté sur le parvis de la cathédrale le soir, qui se nomme Regalia, du nom des insignes de la royauté qu’on remettait au souverain nouvellement sacré.

    A cette période, l’office du tourisme propose des visites aux flambeaux le soir pour découvrir Reims autrement… qui s’achèvent par une fabuleuse dégustation de biscuits roses de Reims à la Case à Pain sur le marché de Noël !

    J’espère que 2021 verra le retour de toutes ces activités merveilleuses, qui m’ont enchantée…

    Bonnes adresses gourmandes à Reims

    Meringues ou cheese cake aux biscuits roses, nominettes au chaource, gastronomie fine, je vous présente plusieurs restos rémois où on s’est régalées.

    Le Tablier : ici, on vient oublier les frimas avec des plats riches, réconfortants et rémois ! Le burger de chaource pané et les nominettes gratinées vous mettront dans l’ambiance champenoise, avant d’enchaîner sur des desserts incroyables…

    Le Continental : quel beau cadre lumineux et élégant dans cette brasserie à l’ancienne qui cultive un charme rétro avec ses lustres, vases et œuvres d’art ! De la cuisine française fine et d’excellents desserts rémois.

    La Grande Georgette : impossible de choisir une localisation plus merveilleuse ! Nous sommes face à la cathédrale, et nous dégustons des plats absolument exquis, d’une très grande finesse, dans un cadre sublime… Viandes et poissons sont de très grande qualité, les alliances de saveurs originales et goûteuses, un vrai moment de gastronomie de qualité. Vrai coup de coeur pour cette adresse parfaite !

    La case à pain : j’ai découvert cette fabuleuse boulangerie champenoise sur le marché de noël, mais ils sont aussi situés toute l’année à Reims, à Sillery et dans plusieurs villages autour de Reims. Ici, on revisite les spécialités historiques de la région, comme le pain du poilu, le pain d’épice, le baiser de Reims à la vanille, ou surtout le biscuit rose de Reims transformé en meringue-macaron aérienne et savoureuse… incontournable !

    Cécilia et moi avons dormi au Best Western Premier Hôtel de la Paix, un luxueux 4* très bien situé en bordure du centre-ville, qui est sans doute un des plus jolis hôtels de Reims avec ses chambres spacieuses et douillettes et sa sublime piscine dorée. Le buffet de petit-déjeuner est excellent.

    Bain de champagne ? Non, piscine du Best Western Premier Hôtel de la Paix à Reims !

    J’espère vous avoir donné envie de faire un tour en Champagne, destination raffinée et si typiquement française… que l’automne illumine et que l’hiver sublime !

    Merci aux offices du tourisme de Reims, d’Epernay et d’Hautvillers, et à la marque oenotouristique « La Champagne, refined art de vivre » pour leur accueil chaleureux et pour ce séjour magnifique ! Merci Cécilia d’être venue vivre cette aventure avec moi !

  • Saint Lary Soulan, mille activités au cœur des Pyrénées

    Au cœur du parc national des Pyrénées, deux jolis villages se sont nichés au creux de la belle vallée de l’Aure : Saint Lary, véritable centre névralgique des activités de montagne, et Soulan, village perché sur les hauteurs, si proche des sommets effilés.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Nous sommes ici à deux pas de la frontière espagnole, des célèbres canyons si photogéniques du Mont Perdu, et de la réserve naturelle du Néouvielle, culminant à plus de 3000m dans un enchâssement d’arrêtes et d’aiguilles photogéniques. Pour moi qui rêvais de découvrir enfin les Pyrénées, c’est une magnifique immersion dans la nature et la culture emblématiques de ces vallées à l’identité puissante.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.
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    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Le joli village de Saint Lary savoure son écrin naturel de hautes montagnes préservées et se distingue de plusieurs façons. Nous sommes au cœur de la tradition pastorale des Pyrénées : des troupeaux de moutons et de chèvres parcourent les montagnes, les vaches surplombent le village, et les porcs noirs de Bigorre font la fierté des éleveurs. L’attachement au terroir est très fort dans ce pays où on tient à ses traditions, et où on mange merveilleusement bien.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.
    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Si Saint Lary est célèbre pour le ski, le village a su développer une vraie richesse d’activités qui ne dépendent pas de la neige, entre sports, insolite et patrimoine. C’est ici un paradis des expériences outdoor. Cela fait déjà de nombreuses années que les villages se veulent résolument « station quatre saisons », et qu’une très belle offre de VTT, canyoning, accrobranche, via ferrata, randonnée bien sûr, mais aussi thermalisme dans les célèbres sources chaudes pyrénéennes, attire un public désireux de vivre la montagne sous toutes ses facettes.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Ce séjour à Saint Lary Soulan fut riche en émotions, en sensations, et m’a donné une très belle image de ce massif que je découvre, où résonne la langue occitane, le bêlement des troupeaux et le fracas des sources rejoignant les lacs innombrables. C’est un pays d’une grande beauté et fier de ses traditions.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    J’ai vécu ce reportage en duo avec mon amie la photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie, photographe talentueuse et grande amoureuse de montagnes. La plupart des photos figurant dans cet article sont les siennes, notamment toutes celles où j’apparais. A nous deux, nous formons un duo de photographes et blogueuses passionnées heureuses de cheminer vers les sommets…

    Saint Lary Soulan, au pays de l’eau qui bondit 

    Saint Lary Soulan, c’est l’omniprésence de l’eau : nous sommes environnées non seulement de lacs, mais aussi de canyons (dont, côté espagnol, les célèbres canyons du Monte Perdido) et de sources naturellement chaudes. Entre activités nautiques et bien-être thermal, les amoureux des univers aquatiques seront aux anges.  Pour des raisons de temps et de difficulté à photographier dans un univers entièrement trempé, il ne nous a pas été possible de tester le canyoning, qui fait partie des activités phares à Saint Lary Soulan. Mais nous l’avons vécu autrement, à travers trois belles expériences : un parcours aventure au cœur des canyons, un spa merveilleux, et une randonnée parmi les lacs dans la réserve naturelle du Néouvielle.

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    Le parcours aventure du Moudang, accrobranche et via ferrata au cœur du canyon

    Avez-vous déjà rêvé de vous prendre pour Tarzan, d’évoluer entre lianes et ponts de singe dans un décor naturel saisissant ? Cela fait plusieurs années que j’adore l’accrobranche. Il y a six ans, c’est grâce à l’accrobranche que j’ai réussi à réduire considérablement mon vertige, ce qui me tenait à cœur. J’étais donc très enthousiaste quand on nous a proposé de tester le Parcours Aventure du Moudang à deux pas de Saint Lary, et je pense que c’est le plus joli parcours que j’aie fait à ce jour.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

     Il mêle accrobranche dans les cimes, avec ponts suspendus, filets, tyroliennes, sauts de Tarzan, et un peu de via ferrata sur la paroi. Les parcours, assez longs, offrent beaucoup de variété et de sensations, mais surtout, ils se déroulent dans un cadre absolument magique : un canyon traversé par une rivière aux multiples cascades. Entre deux ateliers, on prend le temps d’admirer le paysage et on s’émerveille du site, beau comme un décor de cinéma.

    Puisque la région de Saint Lary Soulan est célèbre pour ses canyons emblématiques, j’ai adoré le fait que ce parcours permette d’en explorer un en toute sécurité, en famille. Quatre parcours différents permettent de choisir le niveau de vertige et d’engagement physique souhaité, et les encadrants sont là pour vous guider sur les passages un peu délicats, comme ce saut de Tarzan où on se jette dans le vide. Nous avons choisi le rouge, et nous nous sommes vraiment amusées, Marion et moi. Les parcours aventure sont devenus quelque chose d’assez classique en montagne, mais j’ai trouvé que celui-là était particulièrement réussi, très beau et bien fait, c’est un vrai coup de cœur – et en plus, les encadrants sont adorables !

    Le Sensoria Rio, un centre aquatique couleur canyon

    Le Sensoria Rio restera un de nos plus jolis souvenirs de Saint Lary Soulan – une visite incontournable que je recommande à tous, en famille, entre amis ou en amoureux. Cette vallée pyrénéenne est célèbre pour ses canyons emblématiques, sculptés par l’eau vive. Mais les Pyrénées ont aussi la réputation d’être une grande destination thermale, grâce aux nombreuses sources chaudes naturelles qui jaillissent au cœur du massif. Le Sensoria Rio exploite une source délicieusement tiède et riche en minéraux bénéfiques, et il est parfait pour ceux qui rêvent d’aventure, mais sans l’adrénaline du canyoning, plutôt version barbotage, eau chaude et détente. Il reproduit le décor magnifique des canyons pyrénéens, mais avec tout le confort des piscines, jets et bulles… et des parois si réalistes que certaines rêvaient de les escalader. Marion se serait crue dans une salle d’escalade grandeur nature, l’eau chaude et les bulles en plus, et s’est prise de passion pour ce spa qu’elle a officiellement déclaré « le plus cool du monde ». Nous avons adoré cette atmosphère immersive si particulière – belle originalité !

    Que faire à Saint Lary ? Le complexe thermal spa centre aquatique Sensoria Rio

    Le complexe comprend également un centre thermal pour les cures et un spa Nuxe très beau et aux tarifs très abordables : le soin le moins cher vous coûtera 20 euros. Nous avons rapidement visité les salles de massage, qui sont très cosy, avec vitraux et ambiance feutrée – nous y retournerons !

    Randonner dans la réserve du Néouvielle, à deux pas de Saint Lary Soulan

    Pas moins de 70 lacs colorent d’émeraude, de turquoise et d’aigue marine la réserve naturelle du Néouvielle, qui fait partie intégrante du parc national des Pyrénées. Ce très beau massif, surplombé par le pic de Néouvielle à 3091m, est célèbre pour la multitude de lacs qui ont transpercé son granit majestueux. La réserve est d’ailleurs connue dans le monde scientifique pour l’incroyable diversité des formes de vie qui peuplent les lacs : 570 espèces d’algues différentes ! Cela explique les variations de la palette chromatique des lacs, dans tous les tons de bleu ou de vert…

    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan

    Marion et moi nous sommes levées avant le lever du soleil pour quelques heures de randonnée avec un accompagnateur en montagne, Daniel, qui vient de ce pays et qui l’aime follement. Daniel nous raconte le volcanisme et les glaciers qui ont sculpté Néouvielle, remonte les millions d’années pour que Néouvielle se forme sous nos yeux, le long des lignes de faille et des anfractuosités schisteuses, il nous montre les pins à crochets et les myrtilliers que l’automne colore de rouge.

    Et surtout, nous parle de cet art de vivre qui consiste à être en montagne par tous les temps, au plus près des troupeaux, dans un pays où le pastoralisme est roi. Daniel n’est pas que guide, il est aussi berger. Nous irons saluer avec lui une famille d’éleveurs qui passe l’été avec leurs vaches sur les estives, dans leur chalet de pierre. Ici la montagne est remplie de troupeaux. Daniel nous raconte comment il a appris à se déplacer sur les pentes raides et dans les chaos rocheux en suivant la trace des animaux, la façon dont les bergers pyrénéens tentent de se protéger de l’ours revenu dans ces montagnes avec leurs patous à la voix sonore, nous parle de cette vie rude et passionnée à la fois. Ici à Saint Lary, vaches, moutons, chèvres et cochons sont omniprésents dans cette vie montagnarde où on cultive un terroir authentique, ils traversent les routes et rythment les jours.

    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan

    En cheminant au cœur des lacs dans le Néouvielle, en jouant avec la brume au franchissement des cols, nous cherchons à saisir les contours de cette vie amoureuse d’un paysage, d’un terroir, d’une tradition à préserver. La beauté du massif a été sculptée non seulement par les forces de la géologie, mais par la main des hommes… Ce fut une belle balade pyrénéenne pour nous !

    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan

    Sensations fortes à Saint Lary : VTT et trottinette de descente

    Pour les amoureux de vélo et VTT, Saint Lary est la Mecque pyrénéenne : avec ses innombrables cols, son bike park et ses parcours variés, la destination est très réputée des cyclistes, qu’ils préfèrent avaler les lacets de la route ou dévaler les pentes entre boue et cailloux.
    Plus stable et sécurisante que le VTT de descente, la trottinette de descente peut être une belle alternative. A condition de maîtriser sa peur… J’aime dépasser mes limites, mais parfois, il arrive qu’on se heurte à un vrai mur. C’est ce qui m’arrive avec la trottinette de descente. Depuis cinq ans, ce métier-passion que j’adore m’a fait découvrir ou progresser dans un tas de sports : ski, parapente, escalade, accrobranche, paddle, kayak, spéléologie… en général, je suis toujours partante pour les activités outdoor, et j’adore ça. Mais le VTT & la trottinette de descente restent mon seul vrai blocage.

    Morte de terreur à l’intérieur

    J’avais été paniquée lors de mon test des activités outdoor en Vercors, et après cette nouvelle tentative à Saint Lary où j’étais tellement tétanisée de peur que j’ai fini le parcours sur la route bitumée et non le sentier de GR (trop raide et caillouteux pour ma panique), j’en déduis que je ne surmonterai pas ce blocage. J’ai quand même envie de partager en toute sincérité cette expérience avec vous, parce que l’activité est super, et les moniteurs, adorables et compétents. Saint Lary Soulan est une destination très réputée pour le VTT, avec de superbes parcours de grande qualité, bien balisés et très beaux, du débutant à l’expert. C’est normalement une expérience accessible à tous, surtout en trottinette, plus sécurisante (parce qu’on descend facilement) – mais moi, ce coup ci, je déclare forfait 😅 Je ne retenterai pas : je me connais assez pour savoir que j’ai très peu de blocages, mais que celui-ci est trop puissant, je me concentrerai donc sur tous les autres sports que j’aime.

    Au cœur du terroir : rencontrer les éleveurs de Saint Lary Soulan

    J’aime le tourisme à la ferme, et les Pyrénées sont résolument une terre de pastoralisme. Ici on pratique un élevage extensif, traditionnel, ancré dans un terroir ancestral. Outre la famille d’éleveurs bovins rencontrés sur l’estive avec Daniel, Marion et moi sommes allées à la rencontre de deux éleveurs dans la vallée de Saint Lary, et ce furent deux très belles rencontres, empreintes d’authenticité et d’une passion sincère.

    A La ferme vignécoise, Patrice élève le porc noir de Bigorre, une race de cochon unique au monde. Cette race est célèbre pour la qualité de sa viande, qui ne contient pas de « mauvaises graisses », ce qui fait que le jambon noir de Bigorre est considéré comme un mets d’exception. Son élaboration est longue et stricte, avec notamment des règles d’élevage précises. Les cochons sont élevés en plein air, pendant 18 à 24 mois, et nourris de la façon la plus naturelle possible , sur de très grandes parcelles. Ils mangent du blé, des pommes, des glands… et aucun aliment susceptible de dénaturer le goût de leur chair. Patrice fait partie de ceux qui se sont battus pour sauver cette race qui a failli disparaître , car peu rentable. On sent sa passion pour ses cochons élevés longtemps, en plein air, au cœur des montagnes, et pour leur viande d’exception. On est bien loin du cochon de batterie ou du jambon industriel quand il nous fait goûter ce jambon au goût fabuleux, accompagné d’un verre de vin blanc pyrénéen.

    Patrice le dit lui même : le plus dur, c’est de ne pas trop s’attacher à eux… car ils sont vraiment sympas. La rencontre avec les cochons est un beau moment : ils sont drôles, cabotins, gourmands, envahissants, un peu comme des chiens.

    Autres éleveurs ultra passionnés : La chèvrerie de Gouaux, élevage et fabrique de fromages traditionnels. Le couple d’éleveurs nous ont touchées par l’affection qu’ils portaient à leurs bêtes, qu’ils connaissaient manifestement par cœur. Chaque jour, tant qu’il n’y a pas de neige au sol, l’éleveur conduit le troupeau dans la montagne pour qu’elles mangent de l’herbe fraîche. On sent la complicité très forte qui l’unit à ces chèvres, avec qui il passe ses journées entières. Le soir, les chèvres rentrent à la ferme et sont traites par un système ingénieux : par groupe de huit, elles viennent se positionner à des mangeoires, et l’éleveur place la trayeuse sur leur pis le temps qu’elles engloutissent leur granulé. Puis les portes se réouvrent, les chèvres repartent, et un nouveau groupe arrive.

    Les fromages élaborés avec ce lait de montagne sont un pur régal, un délice absolu ! Marion et moi avons été touchées par ces rencontres avec des éleveurs investis, par ce terroir d’exception où la rudesse du milieu montagnard force à une forme d’authenticité traditionnelle, mais permet de produire des saveurs rares.

    Les bonnes adresses : d’excellents restos à Saint Lary Soulan

    A terroir d’exception, restos merveilleux…

    A Saint Lary, nous avons eu plusieurs coups de cœur, plusieurs repas d’anthologie. Voici quelques bonnes adresses à noter précieusement pour votre séjour pyrénéen ! Bien entendu, vous retrouverez souvent le porc noir de Bigorre, les fromages de chèvre des Pyrénées, et les autres spécialités emblématiques de la région au menu.

    Commençons par notre plus grand coup de cœur : La Grange ! Quel délice… de l’amuse-bouche au dessert, ce fut un festival de saveurs, le meilleur du terroir local sublimé avec créativité, générosité et originalité. Les associations sont à la fois surprenantes et très respectueuses du produit, tout est bon et remarquable, nous avons adoré ce repas et le beau cadre de cette vieille ferme.

    Folles de chats, Marion et moi avons adoré Le Gros Minet, le resto où les félins sont rois. Chats aux murs, chats sur les tables, et vrais chats ronronnants qui viennent rendre visite aux convives attablés en terrasse, un vrai bonheur pour nous, la déco parfaite ! Le restaurant propose des planches de tapas de spécialités pyrénéennes et espagnoles de grande qualité, en lien direct avec les producteurs locaux, et d’excellentes salades.

    Autre belle expérience gastronomique : La Pergola. Nous y avons déjeuné, il paraît que le dîner est encore plus exceptionnel – le rapport qualité/prix de cet excellent restaurant est remarquable, nous nous sommes régalées d’un bout à l’autre et j’ai adoré le décor à la fois montagnard, arty et décalé de ce bel hôtel-restaurant logé dans un jardin enchanteur. Notez aussi l’adresse pour une nuit dans un cadre intimiste et fleuri.

    Envie d’une pizza après une longue journée de sport ? Un classique, mais qui fait toujours plaisir ! Après l’accrobranche, la trottinette de descente et la piscine, nous nous sommes régalées de pizzas maison au feu de bois Chez Luigi, avec des ingrédients frais et de qualité.

    Enfin, pour un déjeuner ou un dîner au cœur de ville, l’ICC ou Izard Café Central est à la fois un resto qui sert notamment un joli choix de poissons et un bar musical à l’ambiance lounge sympathique.

    Je finis avec une boutique qui n’est pas un restaurant, mais où vous vous régalerez quand même : la Maison du gâteau à la broche ! Impossible de passer à côté de cet immense classique de l’Occitanie, surtout pas dans cette boutique chaleureuse et conviviale qui donne follement envie de tout goûter – on se serait crues chez Hansel et Gretel !

    Continuons maintenant avec les bonnes adresses, côté hébergement cette fois. Si vous cherchez où dormir à Saint Lary, Marion et moi avons un immense coup de cœur à vous présenter…

    Où dormir à Saint Lary Soulan ? Un gîte d’exception, Les Hauts de Saint Lary

    Quelle adresse merveilleuse ! Lors de notre séjour à Saint Lary Soulan dans les Pyrénées, Marion et moi sommes tombées amoureuses d’un endroit vraiment extraordinaire : les Hauts de Saint Lary. Nous avons tellement aimé cet hébergement que nous nous sommes réellement senties « chez nous », et pendant tout le séjour, nous en parlions comme de « la maison »… avec un pincement au cœur au moment du départ ! Un vrai coup de foudre.

    Où dormir à Saint Lary Soulan ? Un gîte d'exception, Les Hauts de Saint Lary
    On peut rester aux Hauts de Saint Lary pour toujours ?

    Il s’agit d’un village de chalets de toute beauté, idéalement situé au-dessus de Saint Lary dans les montagnes majestueuses. Au centre du hameau, on retrouve une petite épicerie de produits locaux, une salle de sport avec poids, tapis et machines, et un espace bien être comportant un sauna (que nous n’avons pas utilisé, car nous avions un sauna privatif dans notre propre chalet). Mais surtout, les Hauts de Saint Lary, ce sont des chalets d’un confort et d’un luxe total.

    Notre maison, d’une capacité de 9 personnes, possédait une cuisine intégralement équipée, avec tous les ustensiles dont on peut rêver pour cuisiner « pour de vrai », une grande salle à manger avec une belle table en bois brut, autour de laquelle on rêve de s’attabler entre amis. Quant au salon, il est ultra cosy, avec ses canapés confortables agencés autour du poêle à bois.

    Le meilleur reste à venir : les chambres sont fabuleusement lumineuses et confortables, avec une literie de qualité et une vue ensoleillée sur les sommets. Quant aux salles de bain, claires et spacieuses, plusieurs comportaient une belle baignoire.

    Où dormir à Saint Lary Soulan ? Un gîte d'exception, Les Hauts de Saint Lary

    Le clou : notre sauna à nous ! Quel bonheur de retrouver, comme en Finlande, le plaisir d’une séance de sauna brûlant à la fin de la journée…

    Nous nous sommes vraiment senties chez nous pendant ces trois jours. Le confort, les équipements, l’ambiance cosy… c’était une bulle de bien être merveilleux. On s’est promis de revenir cet hiver avec tous nos potes (9 places, ça se remplit) ! Faites-nous signe si vous voulez être de la partie 😉

    Les beaux villages de la vallée d’Aure

    Lors de notre séjour à St Lary, nous avons aimé prendre le temps d’explorer ces villages de la vallée d’Aure, au cœur des Pyrénées. Pierres grises, ardoises noires, lavoirs et fontaines, patous et clochers romans, nous touchons du doigt une vie montagnarde très ancienne, où France et Espagne se mélangent sur les versants ensoleillés, où on suit les troupeaux dans la montagne et où l’eau jaillit sur les vieilles pierres…

    Il y a Soulan, notre coup de coeur, idylle pyrénéenne fleurie et parfaite. Sur les hauteurs, ce hameau de carte postale dévoile ses toits d’ardoise grise, son lavoir à l’ancienne, ses vues imprenables sur les sommets, au milieu des géraniums et des façades coquettes.

    Il y a Tramezaïgues, plus secret, son clocher roman, ses ruelles étroites au cœur des pentes abruptes. Un château en ruine et une église ancienne encadrent ce village lové au creux de sa coquille de pierre noire, et on touche à des siècles enfouis…

    Visiter saint lary soulan dans les pyrénées

    Et puis, il y a Saint Lary, bien sûr, le centre névralgique de la vallée d’Aure, le cœur battant, qui célèbre le patrimoine pyrénéen dans ses différentes maisons et musées. A la Maison du Patrimoine, on explore les traditions des montagnes, notamment l’itinérance, on célèbre les matériaux traditionnels, ardoise, bois, pierre, et la vie des générations qui ont bâti ces murs. A la Maison de l’Ours, on évoque ce grand prédateur emblématique, récemment réintroduit dans ces montagnes. A la Maison du Parc National des Pyrénées, on découvre la faune, la flore, l’histoire, la diversité et les chemins de cet espace naturel unique. Et enfin, à la Maison du gâteau à la broche, on se régale !

    Saint Lary est véritablement une clef pour découvrir, comprendre et aimer les Pyrénées.

     Je ressens une grande curiosité pour ce monde que je découvre, et dont je pressens la puissance culturelle, entre proximité espagnole, présence de l’ours, pastoralisme et chants occitans. J’ai déjà envie de revenir, de continuer l’exploration de ces autres belles montagnes françaises, moi qui ai grandi au pied des Alpes, et qui suis curieuse de la beauté et de la richesse de ces sommets méridionaux…

    Visiter saint lary soulan dans les pyrénées

    J’ai été aussi frappée par la vraie chaleur et gentillesse de toutes les personnes que nous avons rencontrées – Marion et moi avons été touchées par la qualité de l’accueil reçu, partout. Le Sud-Ouest me touche toujours par le soleil dans le coeur des gens…

    Merci à l’office du tourisme de Saint Lary Soulan, notamment à Manu, à Links, notamment à Jean-Camille, et à tous ceux qui nous ont accueillies dans les restaurants, les boutiques, les sports, les élevages, pour ce très beau séjour qui nous a touchées.

  • Luxeuil et les Vosges du Sud, délices et sensations

    Connaissez-vous la région de Luxeuil-les-Bains ? Nous sommes dans les Vosges du Sud, juste en limite méridionale du mythique massif bleu, dans une région de lacs, de sources et de délices authentiques. Cet été, nous avons eu le plaisir de découvrir cette belle destination en Haute-Saône, pour un séjour placé sous le signe de la nature, de la gastronomie et du thermalisme. On vient ici pour se baigner dans les eaux chaudes, pour randonner autour des étangs et dans les forêts préservées, et pour découvrir un patrimoine architectural, artisanal et gastronomique remarquable, entre beaux monuments, savoir-faire traditionnel et terroir délicieux !  Notre séjour fut riche en sensations et en insolites, entre un marché nocturne effréné, une cabane au bord d’un lac, des baignades riches d’histoire et de détente à la fois, des alcools, des jambons et la plus ancienne verrerie d’Europe. Je vous l’avoue : Marion et moi ne connaissions absolument pas cette région avant notre séjour, et nous avons pris un immense plaisir à découvrir ses multiples facettes, dans une atmosphère de vraie convivialité. Voici un joli coin de France en dehors des grands axes, et qui a le bon goût d’être peu touristique, abordable et chaleureux.

    Découvrir la région de Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud

    De nombreuses photos de ce reportage – non seulement toutes celles dans lesquelles je figure, mais de nombreuses autres aussi – sont l’œuvre de Marion Carcel alias Foehn Photographie, photographe professionnelle en Rhône-Alpes. Nous formons toutes les deux un duo de blogueuses, photographes et voyageuses ravies d’explorer les beautés du monde.

    Marion dans les jardins de la verrerie La Rochère.

    Luxeuil-les-Bains, l’autre ville rose

    Commençons donc par la « capitale » de la destination, la jolie ville de Luxeuil-les-Bains. On dit souvent de Toulouse qu’elle est la ville rose, Luxeuil m’est apparue comme l’autre ville rose de l’Est. La ville est entièrement bâtie en un grès rose très particulier qui n’est pas monogramme, mais contient toutes sortes de nuances et de variations, un véritable camaïeu de pastels et de rouges tendres.

    Découvrir la région de Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud
    Découvrir la région de Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud

    Luxeuil doit son nom à un Dieu gaulois des sources, Luxiosius, car avant même l’époque romaine, les Celtes se baignaient déjà dans ses sources chaudes naturelles. Le site de Luxeuil est attesté depuis plus de deux mille ans, et plusieurs civilisations se sont succédées sur ces terres fertiles.
    Les célèbres thermes de Luxeuil perpétuent cette tradition millénaire, et ont connu leur heure de gloire sous Napoléon III, quand il vint y prendre les eaux avec son épouse en 1856.

    Mais ce qui m’a le plus marquée à Luxeuil, c’est le patrimoine médiéval. Au cœur de ville trône la tour des Echevins, qui offre une vue fabuleuse sur le centre historique.

    Une puissante famille du XVe siècle, les Jouffroy, nous a laissé en héritage de sublimes maisons et hôtels particuliers, qui donnent beaucoup de cachet à ce cœur riche d’une histoire prestigieuse.  

    Au rez-de-chaussée de la tour des Echevins, on découvre une sidérante collection de pierres tombales datant de l’époque romaine, témoignant de l’histoire si riche de Luxeuil, et du réalisme saisissant de l’art funéraire antique.

    Enfin, l’amoureuse des églises que je suis a le cœur qui bat pour la basilique St Pierre, restaurée par le fameux Viollet-le-Duc. J’ai adoré son orgue monumental, qui date du XVIIe siècle et dont les boiseries sont une merveille de délicatesse, avec un majestueux Atlas soutenant l’ensemble, et des atlantes entre les différentes sections…

    J’ai également été touchée par l’ancien cloître de l’abbaye, aux arcades délicieusement poétiques, aujourd’hui rendues à la vie civile.

    Luxeuil-les-Bains, bénie par les eaux

    Luxeuil-les-Bains est résolument une ville d’eau. Son nom vient de Luxovius, Dieu gaulois des eaux. Déjà avant l’époque romaine, les Celtes avaient découvert les différentes sources d’eau chaude naturelle, qui jaillissent à des températures étonnantes, 50 et 60 degrés, faisant de Luxeuil une petite oasis balnéaire au pied des Vosges.
    Dès la fin du XVIIIe siècle, on découvre les vertus thérapeutiques de ces eaux riches en minéraux et en bienfaits. Luxeuil-les-Bains devient une station thermale très à la mode, d’où la magnifique allure élégante et rétro de l’établissement thermal, toujours en activité aujourd’hui. Ce lieu un peu hors du temps est un régal pour les passionnés d’histoire, avec la conservation d’arches originelles datant de 1768, de nombreuses inscriptions attestant du passage des visiteurs prestigieux comme Napoléon III et Eugénie, ou encore l’ambiance générale du bâtiment, avec ses arches, ses grands couloirs solennels et son décorum.

    Réservé aux curistes le matin, l’établissement est ouvert au grand public l’après-midi. Il comporte une vaste piscine sous une verrière, avec de nombreux jets, un couloir de marche à contre-courant, un sauna, un hammam, de nombreuses plus petites piscines et lieux de détente, et surtout, des cabines de soin. Marion et moi avons pu tester deux soins, un bain bouillonnant aux huiles essentielles, très délassant, et un autre que j’ai adoré, un massage par un matelas hydraulique vibrant et variant les points de pression – j’aurais pu y passer des heures ! J’ai beaucoup aimé la partie de l’établissement réservée aux soins, avec son bassin fontaine lumineux, les arches historiques de brique rose de la galerie de repos, c’est là que j’ai le mieux ressenti toute la richesse du lieu.

    Découvrir les thermes de Luxeuil-les-Bains
    Découvrir les thermes de Luxeuil-les-Bains
    Découvrir les thermes de Luxeuil-les-Bains


    L’offre de soin est très riche, les tarifs abordables, l’établissement propre, spacieux et lumineux. La seule chose à noter, c’est qu’il s’agit avant tout d’un établissement thermal thérapeutique, où on doit porter le bonnet de bain – l’atmosphère peut donc paraître un peu froide ou médicale à un visiteur plus habitué à des thermes plus « disneylandisées » comme les thermes d’Erding à Munich. Si vous êtes à la recherche d’une atmosphère plus romantique et intimiste, sachez que vous avez également à Luxeuil des hôtels-spas…

    L’hôtel Beau Site, le plaisir d’un hôtel spa romantique à Luxeuil

    En quête d’une jolie adresse pour un week-end en duo à Luxeuil ? Je vous recommande le merveilleux hôtel de charme où nous avons dormi Marion et moi : l’hôtel Beau Site avec son restaurant gastronomique, sa grande piscine extérieure, et son spa privatif, que nous avons eu pour nous toutes seules pendant une heure, profitant du jacuzzi et du sauna.

    hôtel spa à luxeuil les bains

    J’ai adoré l’ambiance de cet hôtel créé à la Belle Époque, qui a gardé boiseries, escaliers et décoration joliment ancienne, et qui est lui aussi résolument axé sur le bien-être.
    Notre dîner à l’hôtel Beau Site a été une vraie réussite. Nous avons commencé en découvrant une spécialité locale, le Crillon ou vin de rhubarbe, un délice inattendu. Et sur cette lancée, nous avons savouré un menu très fin, frais et coloré, dans une ravissante ambiance sur la pelouse au coucher du soleil. Une jolie adresse !

    Restons dans les eaux, mais cette fois, au cœur de la forêt…

    La Source du Planey : un site extraordinaire… à cheval !

    Un des plus beaux souvenirs de notre séjour dans les Vosges du Sud restera la découverte d’un site extraordinaire : la source du Planey à Anjeux. Des nuances de turquoise et d’émeraude d’une vivacité incroyable teintent les eaux de ce gouffre poétique qui jaillit au cœur des bois. Moi qui aime passionnément les lacs de montagne, je suis enchantée par ce site mystérieux où les reflets décuplent encore la beauté des eaux…

    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud

    Nous avons de surcroît eu le bonheur de le découvrir à cheval, avec les chevaux adorables du centre équestre de la Combeauté, qui propose de nombreuses activités en extérieur. Je sais que certains d’entre vous partagent ma passion des chevaux, sachez donc que la région de Luxeuil est un vrai paradis méconnu pour le tourisme équestre. De nombreuses boucles aménagées et balisées, avec des gîtes équestres situés sur le parcours, jalonnent la Haute-Saône. Le parcours qui nous mène à la somptueuse source du Planey s’appelle « les Sources en forêt », c’est un bel itinéraire facile de 21km qui conduit sur de jolis sentiers au cœur des bois, loin des voitures et des dangers. Nous sommes avec un groupe de cavaliers passionnés qui travaille à l’aménagement des itinéraires, et qui entend bien montrer que les Vosges du Sud sont une belle destination équestre, prête à accueillir plus de cavaliers sur ses boucles aménagées et sécurisées ! Cela a été un vrai bonheur pour Marion et moi d’allier magie du site et plaisir du cheval…

    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud

    Bien sûr, le site est également accessible aux piétons, soit par un itinéraire direct et très simple (environ 1km de marche), soit par plusieurs chemins de randonnées permettant de faire une plus grande boucle à travers cette forêt poétique.

    Anjeux, « village des sorcières » : mythe et histoire

    Une de mystère et de magie nimbe la source du Planey : on raconte que les sorcières se réunissaient pour le sabbat autour du gouffre, et parlaient aux démons dans ses eaux phosphorescentes. Dans les bois, on trouve trace des « quatre bornes » placées à la croisée des chemins, qui seraient un lieu de rendez-vous avec le diable.

    tourisme équestre vosges du sud

    Mais en réalité, l’histoire des sorcières d’Anjeux est tragique. Dans l’hystérie des grands procès en sorcellerie du 17e siècle, plus d’un quart de la population d’Anjeux fut soupçonnée d’hérésie. Un climat de paranoïa et de brutalité collective régna pendant plusieurs années, et de nombreuses personnes (notamment des femmes) accusées de sorcellerie furent brûlées vives en place publique.

    La place où se tint le bûcher…

     « Village des sorcières », Anjeux est un beau village traditionnel qui commémore ce passé de deux façons, tout d’abord par le folklore (petites chouettes, maisons d’hôtes jouant sur le thème de la sorcière…), mais aussi et surtout par la mémoire. Certains descendants des victimes de la persécution vivent encore à Anjeux aujourd’hui, et le sujet reste douloureux. Au-delà du folklore, notre guide a pris le temps de nous parler de la réalité historique, et de nous conduire sur la place où le bûcher se dressait autrefois. Ce village mérite une visite, d’autant que le « parcours de la chouette » vous conduit d’une curiosité à l’autre, et raconte cette histoire puissante.

    Fourgerolles, au pays de la cerise

    Les Vosges du Sud sont véritablemement le pays de la cerise. Si vous aimez les cerisiers en fleurs, sachez une chose : nul besoin d’aller au Japon, prenez plutôt vos billets pour Fougerolles en Haute-Saône au printemps. Je regardais ces vergers de cerisiers à perte de vue, et j’imaginais leur floraison en mai, un océan de blanc et de rose à l’assaut des collines… un vrai paysage de carte postale.

    La région est célèbre pour un produit phare : le kirsch de Fougerolles AOP, une eau-de-vie à base d’une variété de cerises typique de la région, la guigne. Au XIXe siècle, Fougerolles fait fortune avec cet alcool exporté dans toute la France, ainsi qu’avec un autre breuvage de réputation sulfureuse, l’absinthe. Situé dans un ancien domaine de production du XIXe siècle, l’écomusée du pays de la cerise retrace l’histoire de la production, ses techniques, et surtout le rôle considérable que ces alcools ont joué dans la prospérité de la région.

    ecomusee du pays de la cerise fougerolles vosges du sud

    Entre belle maison meublée au goût Napoléon III, vergers de cerisiers, ustensiles d’époque et expositions passionnantes, la visite m’a beaucoup intéressée. L’exposition retrace le rôle considérable qu’a joué l’alcool dans la sociabilité française, sans occulter les ravages en termes de santé publique qu’il a causé. Aujourd’hui, l’absinthe (de nouveau autorisée) et le kirsch de Fougerolles se veulent produits haut de gamme des grandes occasions, à consommer avec modération !

    Nous avons enchaîné sur une visite que j’ai adorée et que je vous recommande chaudement, celle de la distillerie Paul Devoille. Depuis 1859, cette exploitation est restée fidèle à la production traditionnelle de kirsch, liqueurs et absinthe, et la visite est tout simplement magnifique, avec les énormes alambics de cuivre, les greniers dans lesquels les alcools vieillissent dans des paniers d’osier dans une lumière tamisée,

    Ne manquez pas le merveilleux « jardin de la fée verte », où de petites fées de métal vous guident à travers une collection bucolique de plantes et fruits utilisés dans la fabrication d’alcool.

    Je suis une grande amatrice de ces atmosphères artisanales où perdure le geste manuel, et le goût du travail bien fait : voir les bouteilles scellées à la main avec de la cire fondue, voir les liqueurs vieillir dans leur écrin de vannerie tissée à la main, m’a beaucoup touchée.

    Je ne bois pratiquement jamais d’alcool, je n’ai que trempé les lèvres dans la crème de cerise noire à la dégustation, mais j’ai vraiment été séduite par ces visites d’une grande beauté visuelle et d’une vraie richesse historique. Et si vous êtes amateur de liqueurs, vous vous régalerez chez Paul Devoille, dont la collection est impressionnante : des liqueurs de tous les fruits, de fleurs, différentes absinthes de la série « Libertine » cherchant la fidélité à la recette originelle, celle dont raffolaient Baudelaire et Rimbaud… vous trouverez forcément votre bonheur.

    Continuons la virée gastronomique, car les Vosges du Sud savent régaler leurs visiteurs..

    Se régaler à Luxeuil, entre jambon et flonflons

    En France, on prend la gastronomie au sérieux, vous le savez. Et Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud, ne vous laissera pas mourir de faim.

    Commençons par l’iconique jambon de Luxeuil. La recette est ancestrale : elle proviendrait des Séquanes, un peuple gaulois ! Imaginez, peut-être tenons-nous l’authentique recette du sanglier d’Obélix 😉 Un petit groupe de producteurs passionnés continue de porter le flambeau de ce jambon haut-de-gamme et gastronomique, qui respecte un processus de fabrication très strict. Une cuisse entière de porc IGP Franche-Comté sera frottée à la main avec du sel, des baies de genièvre, du vin rouge d’Arbois et des aromates, avant d’être fumée au feu de bois et séchée pendant neuf mois au moins. Nous avons découvert toutes les étapes, et dégusté le produit, à la maison Daval, au cœur de Luxeuil, où nous avons encore une fois senti l’amour du travail bien fait.

    Marion et moi avons ensuite rendu visite à l’un des producteurs de porc associés à la démarche jambon de luxeuil, la famille Menigoz à St Bresson. On y trouve un concept hyper original qui nous a vraiment séduites : un Bar à Terrines à la ferme, directement sur l’exploitation, un cadre à la fois cosy et décalé entre tracteurs et silos, avec juke boxs et canapés colorés. On y mange exclusivement des produits locaux et fermiers, directement du producteur au consommateur. Le rapport-qualité prix est spectaculaire, avec un menu complet ultra copieux à … 14,50 euros. Imaginez, pour ce prix, vous recevrez une première sélection de charcuteries (jambon de Luxeuil, notamment), puis une assiette de terrines, des crudités généreusement servies, des frites maisons exquises, un plateau de fromage, des glaces artisanales à la mirabelle, le tout 100% local et fermé, provenant directement du producteur. L’accueil est chaleureux et familial.

    Retour ensuite à Luxeuil pour découvrir un super joli resto bistronomique en face de l’abbaye, L’Annexe du Café français, où nous nous régalons dans un décor raffiné et original, entre dirigeables et lampes steampunk, lys blancs et tapisseries raffinées. Nous déjeunons avec Lucie, talentueuse et adorable blogueuse qui se consacre « A la conquête de l’Est », dont les conseils enrichiront votre visite en Franche-Comté…

    Mais n’oublions pas l’expérience gastronomique incontournable à Luxeuil en été : le marché nocturne !

    Les marchés nocturnes de Luxeuil-les-Bains, une ambiance extraordinaire

    Tous les mardis soir de l’été, la ville de Luxeuil se transforme en grande fête à ciel ouvert, avec de la nourriture (beaucoup de nourriture), des artisans, des artistes de rue, de la musique, bref, une déambulation joyeuse et festive dans la lumière du couchant, et des tas de spécialités franc-comtoises à découvrir. Et l’ambiance est géniale, vraiment. Cela restera une des soirées les plus joyeuses et fun de l’été, où on s’est vraiment régalées toutes les deux.


    Loin de moi l’idée de dénoncer, mais il se pourrait que quelqu’un ait repris deux fois du punch, il se pourrait que quelqu’un ait passé 2h à danser sur tous les trucs kitsch qui passaient à portée d’oreilles, il se pourrait que quelqu’un ait pris en entrée un énorme beignet de cerises noires de Fougerolles avant d’enchaîner sur une poêlée franc-comtoise à la saucisse montbéliarde et à la cancoillotte artisanale, puis de finir sur une tarte flambée au munster en guise de digestif… Peut-être. Je ne dirai rien. Mais miraculeusement, entre alcool, hits des années 90, fromage et sucre, on a quand même trouvé le temps de faire quelques photos du magnifique cœur de ville sublimé par la lumière du soleil couchant, puis par les lumignons de la fête. Des artistes talentueux assuraient un spectacle cabaret de qualité, l’ambiance était résolument à la fête, et les gens, très chaleureux.

    marché nocturne luxeuil les bains vosges du sud

    On a adoré ce moment convivial dans le cœur médiéval de la belle Luxeuil. Si vous passez dans la région le mardi soir en été, je recommande vraiment, c’est une immersion express dans toutes les spécialités et la joie de vivre franc-comtoise.

    Dormir au bord des lacs des mille étangs, dans une cabane sylvestre

    Une nuit dans les arbres, entre Tarzan et Robinson, à contempler les étoiles sur le lac, comment ne pas rêver de ce genre d’escapade sylvestre ? Marion et moi avons passé notre dernière nuit dans les Vosges du Sud aux Chalets du Lac, à Passavant-la-Rochère, en bordure du plateau des mille étangs. Au bord d’un joli lac apprécié des pêcheurs se trouvent des chalets, un resto très sympa et savoureux, et quelques cabanes perchées au milieu des grands arbres. Ce fut une vraie nuit d’immersion dans la forêt (nous avons même eu droit à la visite d’une chauve-souris dans notre chambre), cachées à la cime, à savourer un festival de lumières prodigieuses. Le soir, le couchant peignait d’or notre cabane, et allumait mille feux dans les reflets du lac. La nuit y plongeait toutes les constellations, et l’aube plaçait le soleil juste sur notre toit… pour un petit-déjeuner idyllique sur notre balcon, les yeux dans le lac, en mangeant d’énormes myrtilles très sucrées des Vosges.

    cabanes du lac vosges du sud dormir dans une cabane vosges

    Nous avons adoré ces atmosphères si photogéniques, la quiétude apaisante du lac, et aussi la cuisine du restaurant, simple mais fraîche et savoureuse, dans un cadre parfait au bord de l’eau.
    Notre cabane était spacieuse, propre et cosy. Elle comportait un lavabo, un WC, mais hélas pas de douche – les propriétaires, qui ont repris le site très récemment, comptent y remédier, ce qui rendrait l’expérience parfaite !

    Nous étions au bord du célèbre plateau des mille étangs, dans le massif des Vosges. La région est célèbre pour cette mosaïque paisible de lacs et d’étangs dans lesquels résineux et feuillus tendres se reflètent, entrecoupés de forêts et de visions bucoliques de vaches et de foins fraîchement coupés. Entre montagne et campagne, de jolies balades nous mènent dans cet entrelacs de vert et de miroirs… nous avons fait une petite rando de 3h, nous promenant dans la forêt et les champs, à la recherche des lacs.

    mille etangs vosges du sud
    mille etangs vosges du sud

    La Rochère, la plus ancienne verrerie d’Europe

    Notre beau séjour dans les Vosges du Sud s’est achevé par un tour à la verrerie et cristallerie La Rochère, à Passavant-la-Rochère, qui est la plus ancienne verrerie en activité continue d’Europe, depuis 1475 ! Cette magnifique transmission du savoir-verre nous a beaucoup émues, et je suis heureuse de savoir qu’ici en Haute-Saône se perpétue une excellence artisanale et artistique qui a su traverser les siècles. La visite comporte trois beaux points d’intérêt. Tout d’abord, l’observation de l’atelier en lui-même : on voit les verriers souffler le matériau incandescent devant nous, entre forge et finesse, et c’est superbe.

    La visite de la boutique m’a énormément plu : dans cette grande salle lumineuse et colorée qui a des airs de galerie d’art, on retrouve toute la collection de créations superbes. Beaucoup d’objets me font penser au style art nouveau de l’école de Nancy, qui me plaît beaucoup – j’ai étudié 3 ans dans cette ville.

    Enfin, nous irons nous promener dans le poétique jardin japonais attenant à la verrerie, où les ponts nous font jouer avec les reflets… Toute la visite est gratuite – je vous la recommande sans hésitation.

    Marion et moi avons beaucoup aimé cette découverte de la région des Vosges du Sud, autour de Luxeuil-les-Bains, dont nous ignorions tout jusqu’à ce voyage, et que nous avons trouvée riche d’histoire, de patrimoine, d’expériences chaleureuses, de gastronomie savoureuse… ainsi qu’abordable et attachante. On peut vivre ici de très belles choses sans se ruiner, et avec beaucoup de convivialité et de richesse humaine, qui se ressent dans l’artisanat, dans la gastronomie et la qualité des rencontres. J’ai plus envie que jamais de continuer à explorer notre jolie France ! 

    cabanes du lac vosges du sud dormir dans une cabane vosges
    cabanes du lac vosges du sud dormir dans une cabane vosges
    Un peu de light-painting au bord du lac…

    Merci à l’office de tourisme de Luxeuil-les-Bains – Vosges du Sud, et tout particulièrement à Lucie, pour ce séjour dont nous garderons un excellent souvenir.

  • Sur la route de l’Olivier, en Baronnies provençales

    C’est un des plus beaux pays du monde à mes yeux : les Baronnies provençales sont ce parc naturel régional au cœur d’une haute Provence authentique et secrète, loin des grands axes et au cœur des traditions du sud. Cela fait des années que j’ai plaisir à arpenter leurs paysages de gorges calcaires où jaillissent des rivières turquoise, de flancs de montagne escarpés où poussent vignes, olives et lavandes, de villages pittoresques et de routes sinueuses. Les Baronnies sont une des raisons qui me font aimer follement ma Drôme natale, suspendue entre Alpes et Provence, entre pureté des reliefs abrupts et soleil bercé par les cigales.

    Cette année, j’ai eu la joie de redécouvrir avec mon amie Marion les Baronnies provençales en suivant une route touristique de toute beauté : la route de l’Olivier.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    La route de l’olivier, un magnifique itinéraire pour explorer les Baronnies provençales. Ici une jolie boutique à Buis-les-Baronnies.

    Connaissez-vous cet itinéraire ? Entre Nyons et Buis-les-Baronnies, entre les vallées de l’Eygues et de l’Ouvèze, villages perchés, chapelles solitaires et pentes illuminées par la mosaïque des cultures, cette route de toute beauté vous entraîne en voiture, à vélo ou à pied au coeur de la haute Provence, dans ma chère Drôme natale et avec de jolies incursions dans le Vaucluse tout proche.


    Nous étions sur les traces de l’olive noire AOP de Nyons, la « reine des olives noires », un produit emblématique du pays dont je vous parle dans cet autre article, avec des recettes et des rencontres pour tout savoir sur l’olive noire et son terroir. Mais dans cet article, nous parlerons des paysages, nous arpentons la route de l’olivier sous le soleil de Provence…

    C’est déjà sous un olivier, dans mon jardin au sud de la Drôme, que Marion et moi préparons notre itinéraire sur la route de l’olivier, en suivant attentivement le dépliant…


    Vous pouvez retrouver l’itinéraire complet de la route de l’olivier ici , avec son tracé de 90km et l’ensemble des sites patrimoniaux et paysagers sur le parcours. Je mettrai quant à moi un coup de projecteur sur des lieux qui m’ont particulièrement touchée.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    Ma chienne Nevada suit avec attention les préparatifs. C’est Marion (Foehn Photographie) qui immortalise la scène.

    Toutes les photos dans lesquelles j’apparais ont été prises par mon amie Marion Carcel alias Foehn Photographie, avec qui nous formons un duo de blogueuses voyageuses et photographes soudé.

    Nyons, la capitale de l’olive

    Ne répétez pas ce secret que je vous confie – en tant que drômoise folle de sa région, je ne devrais pas faire de favoritisme. Mais Nyons, notre belle sous-préfecture haute-provençale, est ma ville préférée de la Drôme depuis toujours.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    Nyons est la ville en contrebas, au pied de la montagne – nous sommes dans les oliveraies de la Ferme Brès.


    J’aime son pont roman qui enjambe l’Eygues que l’été colore d’un turquoise vif, étonnant, qui montre que nous sommes déjà aux portes des Alpes et que cette eau s’est chargée des craies blanches des montagnes avant de cascader entre nos oliveraies.


    J’aime sa chapelle 19e au clocher dentelé, qu’on voit de loin et qui coiffe la ville comme le ruban ouvrage d’une arlésienne, et les tilleuls qui bercent ses ogives gothiques.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.


    J’aime les arcades de sa place principale, témoin d’une longue tradition de commerce et d’échange, et les ruelles étroites du vieux cœur de ville, rempli de restos, de bars, de boutiques un peu hippie chic où on cultive l’art de vivre à la Drômoise.


    J’aime son marché provençal multicolore, riche en producteurs, olives, fruits, fromages, confiseries, toutes les spécialités de ma région si savoureuse.


    J’aime ses hauteurs, ses sentiers couverts d’oliviers sur les pentes qui déferlent vers le cœur de ville, et les cigales à deux pas des maisons, la proximité riante de la nature et de l’eau.


    Nyons est belle et chaleureuse, ne passez pas à côté.

    Deux bonnes adresses à Nyons : dormir et se régaler

    Lors de notre séjour à Nyons, Marion et moi avons dormi au gîte de la Ferme Brès, sur les hauteurs, au milieu des oliveraies pluriséculaires. Le gîte est simple, mais confortable et fonctionnel, et surtout, sa terrasse avec vue sur la ville est de toute beauté. C’est ici que nous avons photographié un merveilleux lever de soleil au cœur des oliveraies, avant de petit-déjeuner dans la lumière qui monte…


    Bon à savoir : la ferme Brès propose également un camping au milieu des oliviers, avec de jolis emplacements de charme et des sanitaires aménagés avec goût. Les tarifs pour le camping sont très bas, et le lieu a vraiment beaucoup de charme – si vous cherchez une jolie solution petit budget pour planter la tente ou poser le van, pensez-y !

    Mon resto préféré à Nyons depuis des années, c’est D’un goût à l’autre, en cœur de ville. C’était la 3e fois que j’y mangeais, et je n’ai jamais été déçue par ce petit resto entre tradition et fusion, saveurs d’ailleurs et spécialités d’ici, où on mange une cuisine fraîche, fine et inventive à des tarifs très abordables. J’y reviendrai encore !

    Buis-les-Baronnies, sur la route de l’olivier entre Ouvèze et Ventoux

    Ce qui me fascine avec Buis, c’est sa localisation exceptionnelle. Vous arrivez du col d’Ey qui surplombe la ville, et face à vous se déploie un panorama d’une rare perfection : le géant chauve de Provence, le mythique Ventoux, surplombe Buis comme une divinité tutélaire.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.

    Plus près, juste au-dessus, c’est le rocher St Julien, eldorado des grimpeurs, qui découpe ses crêtes au-dessus des oliviers. Descendez le long des grands virages vers la ville, et vous traverserez les gorges d’Ubrieux, où l’eau se fraie un chemin parmi les hautes parois de calcaire. Buis est peuplée d’amoureux d’escalade et de grands espaces, de hippies venus retrouver au cœur de la Drôme un petit air des hauteurs de Katmandou, et de randonneurs savourant la quiétude de cette perle méconnue.


    La promenade en cœur de ville mérite elle aussi un détour, avec les façades colorées, les voûtes anciennes, les fontaines et les portes Renaissance. Le mercredi matin, vous retrouverez le marché provençal.


    Si vous suivez l’Ouvèze, vous parviendrez jusqu’à la belle Vaison-la-Romaine, l’antique princesse aux ruines poétiques. Sur votre chemin, une collection de villages poétiques, et les célèbres gorges du Toulourenc, un des joyaux de la Haute Provence…

    Sur la route de l’olivier, sauges et lavandes de la Drôme

    Vous qui rêvez de champs de lavande à perte de vue, qui avez peut-être aussi envie de découvrir la sauge sclarée, avec sa couleur rose tendre et sa puissante odeur de miel, mais qui voulez fuir les foules de Valensole et de Sénanque… ne cherchez pas plus loin, la route de l’olivier en Baronnies vous conduira au cœur d’un paysage de carte postale.

    … et la lavande, bien sûr !
    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.

    Lorsque vous partez de Sainte-Jalle en direction de Buis-les-Baronnies, vous franchirez le magnifique col montagnard d’Ey, et traverserez une véritable mosaïque de cultures florales.

    Jean Giono disait de cet or mauve qui sublime les montagnes qu’il est l’âme de la haute Provence. Au milieu des cabanons et des bories témoins d’une longue tradition paysanne, épousant la forme des reliefs, les lavandes se déploient dans la lumière. Et vous serez seuls, ou presque, dans cette Provence méconnue et magnifique…

    Sahune, Rémuzat, Villeperdrix, Saint-May : perles des Baronnies provençales

    Nous sommes ici au pied de la Montagne d’Angèle, point culminant de la Drôme provençale, sur ces falaises qu’on nomme « falaise des vautours ». Quatre espèces de vautours nichent dans les sommets escarpés de cette haute Provence rocailleuse. Sahune, Rémuzat, Villeperdrix font partie de mes sites paysagers favoris sur la route de l’olivier.


    Sahune me fascine avec son sentier des oliviers, où les siècles ont imprimé dans leur écorce noueuse toutes les torsions des hivers froids et des vents rigoureux, transformant leur croissance en une éternelle danse avec le ciel. C’est un paysage de montagnes, d’arrêtes tranchantes et de crêtes qui s’envolent vers le ciel, où les oliviers corsètent les roches en robe de bal.


    A Rémuzat, au pied du rocher des vautours, les Alpes et la Méditerranée se touchent – je suis toujours fascinée, lors de mes randonnées en Baronnies autour de la montagne d’Angèle, de voir se côtoyer tulipes du Vercors et joubardes méridionales, fleurs des Alpes et fleurs du Sud.


    Villeperdrix est si belle, minuscule hameau juché sur son éperon rocheux, environné d’oliviers et de lavandes, funambule au-dessus des calcaires. Le village a un charme fou, un air d’intemporalité suspendue. On y accède par une route en lacets étroite et rocailleuse, avec l’impression de remonter dans le temps. A Villeperdrix, nous avons déjeuné dans la seule auberge du village, le Moulin du château, un délicieux menu unique de tradition au bord d’un ancien pressoir à huile. Vous avez deux autres belles raisons de venir vous perdre ici, au cœur du cœur des Baronnies : pour monter sur les crêtes de la montagne d’Angèle en vous garant au parking de l’espace naturel sensible de Villeperdrix, pour aller à la rencontre des vautours par dizaines, et le spa Les Terrasses, où on flotte dans l’eau tiède avec une vue exceptionnelle…

    Saint May enfin est l’un de mes villages préférés de la Drôme. Lorsqu’on débarque dans sa gorge, la vision de ce hameau suspendu au sommet de son piton au-dessus de la rivière est saisissante. Il faut monter, par un dédale de ruelles ombragées par les figuiers, jusqu’au cimetière, étrange et poétique endroit où les morts reposent avec la plus belle vue du monde.

    Mais pour les vivants, les gorges de St May sont un terrain de jeu idyllique, avec des vasques et des cascades qui me rappellent la Corse. C’est un joyau méconnu…

    Ces photos de moi sont les seules de la série qui n’ont pas été prises par Marion, mais par mon ami photographe Maxime Fiol, avec mon propre appareil.

    Une collection de villages enchanteurs dans la Vallée de l’Eygues

    Retournons maintenant du côté de Nyons, dans la vallée de l’Eygues. Vous trouverez ici des villages qui ont des airs de Provence éternelle, d’affiche sépia à l’ancienne : petits cafés au bord des fontaines, devantures rétro, bistrots sous les tilleuls au bord des terrains de pétanque… et toujours, toujours, en toile de fond, les oliveraies immenses et le regard bienveillant du Ventoux.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    Villedieu
    Villedieu


    Voici Piégon, son monument hommage aux vignerons, voici Villedieu, petite perle pittoresque dans le Vaucluse, avec ses cafés et boulangeries rétro, voici Faucon et ses ruines majestueuses, voici Puyméras, sa fontaine gracieuse, les ruines de son château, sa chapelle surplombant le village, voici Vinsobres et ses vignobles s’étalant entre les grandes lettres blanches, comme à Hollywood…


    Déroulez l’itinéraire de la route de l’olivier, et vous irez de perle en perle, avec l’impression d’un privilège rare, d’un pays qui se découvre juste pour vous.

    Un pique-nique idyllique sur la route de l’olivier, à Mirabel-aux-Baronnies

    Comment parcourir la route de l’olivier sans déguster les merveilles du terroir ? Marion et moi avons fait halte à Notre Dame de Beaulieu, sublime chapelle à Mirabel-aux-Baronnies perdue entre oliviers, vignes et cyprès, qui a de faux airs de Toscane.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    sur la route de l'olivier en baronnies provençales

    Dans ce site enchanteur, nous avons déroulé un pique-nique 100% Baronnies et Provence.

    Olives noires AOP de Nyons, le produit emblématique de la région, affinade, qui est une purée 100% olives noires délicieuse, saucisson et pâté à l’olive noire, picodon, melon de Cavaillon, abricots des Baronnies (l’abricot d’ici est très réputé pour sa taille et sa douceur !)… un délice locavore qui nous a réjouies, dans un cadre irréel de beauté…


    Sur les traces de l’olive noire de Nyons

    Visiter un moulin à huile, un musée de l’olive, aller chez un producteur découvrir les produits emblématiques du pays… pour en savoir plus sur l’olive noire de Nyons et tout ce qu’on peut découvrir à son sujet sur le parcours, je vous renvoie à cet autre article sur l’olive noire et de délicieuses recettes à base d’olive.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales

    Je recommande mille fois ma Drôme, et je dis souvent à ceux qui les méconnaissent encore : explorez les Baronnies provençales, ce parc merveilleux a tant de beautés en réserve. La route de l’olivier est un itinéraire parfait pour découvrir cette région enchanteresse que je suis fière et heureuse de pouvoir dire mienne.

    Merci au syndicat des producteurs de l’olive de Nyons AOP de nous avoir fait revenir au cœur des Baronnies sur cet itinéraire empreint d’authenticité et de beauté…

  • Un road trip rétro en 2 CV dans les Alpilles

    Un road trip en voiture ancienne dans les Alpilles, cela vous dit ? Prendre une 2CV, une coccinelle ou une méhari dans les sublimes paysages des Alpilles et dérouler les villages sous le soleil du Sud… Moi qui aime les images idylliques d’une Provence éternelle, et les expériences insolites, je suis partie explorer la région de St Rémy en Provence avec Yes Provence, société de location de voitures anciennes qui propose toute une flotte de vieilles et belles voitures stylées pour filer au milieu des oliveraies. Je me suis régalée avec cette petite voiture si photogénique, délicieusement rétro, qui respire les vacances, le cinéma d’autrefois, la France des albums photo ! Les Alpilles se prêtent merveilleusement à ce genre de virée vintage, car cette région sublime incarne tout le charme éternel du Sud. On se régale de la silhouette hiératique des Baux-de-Provence sur leur colline, des pins parasols et des oliviers, des reliefs découpés des Alpilles, des chapelles perdues et des routes sinueuses qu’on prend plaisir à arpenter en décapotable, avec l’air chaud et doux qui fait voler le chapeau !

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Je vous raconterai notre journée en 2 CV, notre itinéraire pittoresque au cœur des Alpilles, et vous proposerai enfin de vivre l’expérience à votre tour. Un jeu concours vous permet de gagner votre journée de location de voiture ancienne en Provence, et si vous n’êtes pas l’heureux gagnant, je vous propose un code promo pour obtenir 15% de réduction. Retrouvez-les en fin d’article !

    Rouler en voiture ancienne dans les Alpilles

    C’est une vision tellement photogénique : une 2CV au milieu des oliveraies, des lavandes ou des champs de blé, sous le chant des cigales et le soleil de l’été… Je rêvais de ces images de vieux film, qu’on imagine délicatement sépia. Si Yes Provence propose différents types de voiture, nous avons jeté notre dévolu sur une jolie 2CV blanche de 1983 appelée Danielle – toutes leurs voitures ont un petit nom ! Et il faut bien avouer que si la région est sublime en elle-même, l’arpenter avec une voiture de collection ajoute beaucoup de chic et de chien à l’expérience. Je me sentais comme une héroïne de film, cheveux et robe au vent. D’autres voitures m’ont fait de l’œil, comme une Cox Cab Martin blanche magnifique, ou une Cox tricolore ravissante – une prochaine fois !


    Le midi, nous avons dégusté sous les pins un pique-nique fourni par Yes Provence (une option que vous pouvez réserver avec votre voiture, pour 19 euros de plus par personne) : une jolie boîte rétro avec couverts, verres et nappe en Vichy, et un délicieux pique-nique préparé par les partenaires de Yes Provence, la poissonnerie Eulalie à l’Isle-sur-la-Sorgue – nous avons eu droit à des spécialités de poisson, saumon, sardines, des fruits de Provence, des madeleines et du pain frais, tout était délicieux et j’avais l’impression d’entrer dans le décor d’un tableau ancien… un déjeuner sur l’herbe plus méridional (et plus habillé ;-)).

    Notre itinéraire pour un road trip dans les Alpilles

    Parcourir les Alpilles, sous le soleil éclatant du Sud… Suite à mes photos de road trip rétro en 2CV sur Instagram, plusieurs personnes m’ont demandé : mais où est-ce, les Alpilles, exactement ? Réponse : nous sommes au cœur du cœur de la Provence. Nous sommes dans un massif montagneux escarpé et découpé, aux reliefs dentelés comme une mer déchaînée, mais de basse altitude et très ensoleillé, situé entre Avignon et Arles.

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Les Baux-de-Provence
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Impossible d’évoquer l’histoire de la région sans parler des Alpilles. C’est ici, dans le village de Maillane, qu’est né Frédéric Mistral, LE père de la nation provençale, l’auteur de son hymne et de son dictionnaire. C’est ici qu’Alphonse Daudet s’est installé dans son mythique moulin pour écrire ses Lettres de mon moulin (vous savez, la chèvre de Monsieur Seguin, la mule du pape…). C’est ici que Van Gogh a peint ses tournesols et ses cieux étoilés, hallucinant la splendeur des nuits de Provence. J’adore cette région qui est un nectar de Provence, avec ses oliveraies immenses, ses pins parasols, ses moutons blancs – le pastoralisme est au cœur de l’identité du pays – ses cigales.

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Moutons des Alpilles
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Yes Provence nous avait fourni un GPS comportant de nombreuses adresses pré-enregistrées : beaux villages, chapelles iconiques, vignobles mythiques, points de vue spectaculaires, mais aussi petits coins de nature un peu secrets, cascades, pont romain, pinèdes… c’était un bonheur de piocher dans ces suggestions, et de les mêler à mes propres coups de cœur.

    Les Baux-de-Provence, le plus beau village des Alpilles

    Le village le plus mythique des Alpilles, ce sont évidemment les Baux-de-Provence, avec son « Val d’Enfer » aux reliefs torturés et son château médiéval symbole des grandes guerres provençales pour le contrôle du comté béni des dieux. Le récit des guerres qui ont déchiré les Baux pendant plus de deux siècles se lit comme un roman – le château en ruines en est un sublime témoignage.

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Au-dessus des Baux, le Val d’Enfer, ses rochers percés, sa table d’orientation, offrent des vues sublimes sur le village, son massif et ses oliveraies immenses.

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Le village lui-même, classé parmi les plus beaux de France, est un dédale de ruelles infiniment photogéniques.

    Quant au château mythique, je l’avais photographié en novembre dernier – bien évidemment, les paysages d’hiver sont moins beaux que ceux de mai, mais j’avais envie de partager avec vous ces vues solennelles…

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Eygalières, mon village préféré des Alpilles

    Mon coup de cœur à moi, c’est Eygalières, petite idylle provençale parfaite avec son rocher surplombé par la Vierge Marie en manteau d’albâtre et d’azur, d’où la vue sur les crêtes est époustouflante.

    Mais le lieu le plus photogénique de tous, c’est sa sublime chapelle Saint Sixte, à l’écart du village, toute couronnée de cyprès solitaires. On jurerait voir un morceau de Toscane, une peinture suspendue dans le temps.

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Le moulin de Daudet, au coeur des Alpilles

    Ce n’est qu’un petit moulin perdu au milieu de la caillasse blanche, vision d’une Provence d’autrefois, mais c’est un lieu mythique de la littérature régionale : c’est ici qu’Alphonse Daudet a imaginé la petite chèvre trop hardie qui finit dévorée par le loup, et écrit ses hymnes à la Provence éternelle…

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV
    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    L’abbaye de Montmajour

    Je l’avais découverte en novembre dernier lors d’un autre séjour dans les Alpilles : perdue au milieu de ce qui était autrefois un marécage hostile et inondé, véritable île de pierre au cœur du marais, l’abbaye de Montmajour est une des plus mystérieuses et magiques de Provence. Fondée en 948 par les Bénédictins, elle présente une singularité inquiétante : des tombes rupestres, creusées à même la falaise. La beauté de son cloître est d’une perfection intemporelle, et la vue du sommet de la tour porte jusqu’au delta de Camargue

    La chapelle Notre Dame de Beauregard

    C’est un lieu qui suscitait ma curiosité depuis longtemps, et vous l’avez sans doute déjà vue en empruntant l’A7 : c’est cette église juchée au sommet d’une falaise, surplombant toute la vallée de la Durance. C’est un lieu très important dans l’histoire de la culture provençale, car Mistral et ses Félibres s’y réunissaient souvent pour évoquer l’avenir de la nation. Les nombreuses inscriptions dans la chapelle sont en provençal. La vue surplombant l’autoroute et les méandres de la Durance est très impressionnante…

    Votre road trip en voiture ancienne en Provence : jeu concours et code promo

    Vous avez envie de vivre la même chose à votre tour ? Petit retour sur la conduite de la voiture : elle est accessible à tout conducteur normalement expérimenté (je le déconseille si vous venez tout juste d’obtenir votre permis, bien sûr). Il faut un petit temps d’ajustement pour s’habituer aux vitesses un peu capricieuses, à tourner sans direction assistée, c’est déroutant et amusant, mais on s’y fait vite et on adore se sentir comme un personnage de film… Et si vous n’avez pas votre permis, sachez que Yes Provence propose également des journées de location avec chauffeur. Les tarifs commencent à 120 euros la demi-journée, 180 la journée sans chauffeur, et 230 la demi-journée, 345 la journée, avec chauffeur. L’essence est comprise dans les tarifs.

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Et j’ai un code promo à vous proposer, valable jusqu’au 31 décembre 2020 : obtenez 15% de réduction sur votre location en utilisant le code MAGICA15 sur le site de Yes Provence.

    Vous voulez être encore plus chanceux ? En partenariat avec Yes Provence, je vous propose de gagner une journée de location de voiture ancienne, sans chauffeur. Le gagnant définira la date de sa sortie avec Yes Provence, en fonction de ses disponibilités et des leurs. Pour jouer, c’est très simple, rendez-vous sur ma page Facebook ou Instagram. Le tirage au sort aura lieu jeudi 11 juin. Edit : le tirage au sort a eu lieu, la gagnante a été informée !

    Un mariage rétro avec voiture ancienne en Provence

    J’en profite pour partager avec vous des images d’un très beau mariage à Grignan, en Drôme provençale, que j’ai photographié en octobre dernier. La mariée est arrivée dans une superbe voiture ancienne jaune citron, vision magnifique et tellement photogénique pour une journée hors du commun. Il ne s’agissait pas d’une voiture de location – elle appartenait à la famille de la belle mariée –, mais Yes Provence propose aussi ce type de prestations : vous pouvez louer une voiture ancienne pour le couple nuptial ou pour tout le cortège. Je me suis dit que c’était une jolie idée pour rendre la journée unique…

    Et vous, avez déjà conduit une vieille voiture dans ce style ? Est-ce quelque chose qui vous tenterait ?

    Merci à Yes Provence pour cette expérience qui m’a beaucoup séduite !

    Voiture ancienne dans les Alpilles – Alpilles en 2CV – Itinéraire de road trip dans les Alpilles – Que voir dans les Alpilles ?

  • Moustiers-Sainte-Marie, la perle du Verdon

    Où dormir quand on visite les gorges du Verdon et le lac de Sainte Croix ? Le plus beau village du Verdon, son incontournable, c’est Moustiers-Sainte-Marie. Qui a déjà arpenté ses routes sinueuses et odorantes sait que ma Provence compte nombre de villages sublimes, joyaux perchées et chapelles funambules. Mais parmi les plus beaux, les plus touchants de tous, c’est peut-être Moustiers-Sainte-Marie qui l’emporte dans mon cœur. J’ai toujours le cœur qui bat quand je m’approche de la forteresse du Verdon et que je vois la silhouette de Moustiers se détacher de la montagne, comme une promesse de félicité : vous entrez aussi au pays des merveilles.

    moustiers sainte marie et les gorges du verdon

    Entre pitons rocheux et oliveraies, faïences et cascades, sanctuaire et calades, Moustiers incarne une forme de perfection idyllique que nourrissent mille légendes et visions saisissantes.

    Le plus beau village de Provence : Moustiers-Sainte-Marie dans le Verdon

    Je n’exagère pas quand je dis que la sainte trinité constituée par le village de Moustiers, le grand canyon du Verdon et le lac de Sainte Croix est LE diamant pur de la Provence, et peut-être même l’endroit que j’aime le plus en France. Incroyablement photogénique, radicalement spectaculaire, profondément authentique, ce joyau de la Haute-Provence concentre tout ce que j’aime – le sublime de la nature à l’état brut, l’audace de l’architecture et la force de la tradition.

    Visiter Moustiers-Sainte-Marie. Où dormir dans les gorges du Verdon ?
    Le lac de Sainte Croix

    En juin dernier, j’ai passé un week-end merveilleux avec mes amis Vincent et Marion à Moustiers, à explorer le village, le lac, les gorges, tester des bonnes adresses et faire un million de photos de ce lieu unique entre tous.

    Visiter Moustiers-Sainte-Marie. Où dormir dans les gorges du Verdon ?
    Marion et moi sur le lac enchanté

    Porte d’entrée vers les sublimes gorges du Verdon, le village de Moustiers-Sainte-Marie mérite largement qu’on y fasse une halte avant d’explorer le lac de Sainte Croix. Et pour ceux qui ont plusieurs jours, Moustiers est le camp de base parfait pour un long séjour dans le Verdon. Suite à mon article sur les gorges du Verdon, qui est aujourd’hui un des plus lus et appréciés de mon blog, je reçois souvent des messages me demandant où dormir quand on visite le Verdon. La réponse coule de source : Moustiers, Moustiers, évidemment, pour sa situation parfaite et sa beauté hors du commun.

    Où dormir pour découvrir les gorges du Verdon ? Je vous parlerai d’un bel hôtel de charme à Moustiers-Sainte-Marie, La Ferme rose.

    Voici donc une déclaration d’amour au plus beau village de Provence à mes yeux, et quelques idées pratiques pour visiter Moustiers-Sainte-Marie et les gorges du Verdon, avec de bonnes adresses, des points de vue magnifiques et des activités incontournables.

    Survoler les gorges du Verdon et le lac de Sainte Croix en parapente : un de mes plus beaux souvenirs.

    Toutes les photos dans lesquelles j’apparais ont été prises par mes amis Vincent et Marion alias Foehn Photographie– portraitiste si talentueuse ! Merci à eux d’être venus vivre ce beau week-end avec moi.

    Visiter Moustiers-Sainte-Marie. Où dormir dans les gorges du Verdon ?
    Marion et moi

    Moustiers-Sainte-Marie, la merveille du Sud

    Commençons par une image, une sensation. Parce que vous avez soif de soleil, de vertige et de beauté, vous avez décidé de passer le week-end dans le Verdon. Vous arrivez du Nord ou du Sud, peu importe, vous avez mis le cap sur cette forteresse minérale qui garde jalousement sa rivière turquoise comme l’écrin enveloppe l’émeraude. Vous avez traversé le plateau de Valensole, couvert de sauge mauve pâle si nous sommes début juin, de lavande d’un violet profond si nous sommes fin juin, vous avez vu au loin la silhouette du Verdon se rapprocher comme une oasis de pierre blanche par-delà les ondulations des prés. Et soudain vous êtes-là.

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    L’arrivée sur Moustiers


    Si le Verdon est un château fort, Moustiers est son pont-levis, sa serrure, sa clef – ici s’ouvre la porte des merveilles. Un virage de la route vous crache face à face avec Moustiers, et cette vision, cette vision ! Au milieu de deux pitons rocheux monumentaux, entre lesquels une étoile d’or scintille, Moustiers-Sainte-Marie se dresse sur son éperon, presque aussi étincelant que son étoile avec les reflets du soleil sur les murs d’or, les tuiles vernissées et les rivières qui le traversent. Ce n’est pas réel, c’est une vision parfaite, un rêve que le soleil du sud a figé en pierre et en faïence.
    On dit souvent du Mont Saint Michel qu’il est la merveille : prouesse architecturale dressée sur son rocher fabuleux. Moustiers-Sainte-Marie est à mes yeux la merveille du Sud, village funambule que couronne son sanctuaire, citadelle toute drapée de vertige avec ses maisons troglodytes dérobées à la falaise, ses pitons audacieux, ses escaliers raides et ses cascades jaillissantes, comme si ici tout aspirait à la verticalité, tout tendait vers le ciel. C’est beau, c’est beau, c’est tellement beau. Mais allons au-delà de l’émerveillement qui vole les mots – allons visiter Moustiers.

    Moustiers et le lac de Sainte Croix au fond

    Moustiers-Sainte-Marie, son étoile, sa chapelle

    Commençons par les hauteurs. Moustiers est un village perché, comme tant d’autres en Provence, souvenir d’une époque tumultueuse où des princes ennemis et des pirates venus de mers lointaines se disputaient cette terre. Au Ve siècle, des moines venus de la mythique abbaye de Lérins (sur une île au large de Cannes) sont venus évangéliser la Provence. Ils se sont mis à l’abri sur les hauteurs, ils ont creusé leurs cellules à même la roche, dans cette pierre tendre et friable. Plus tard, au XIe siècle, d’autres chrétiens fascinés par cet héritage venu des origines ont bâti tout au sommet ce sanctuaire dont le nom d’aujourd’hui dit la vue sublime qu’on conquiert à sa cime : Notre Dame de Beauvoir. La vision des toits du village entourés d’oliviers, et par-delà, des eaux éblouissantes du Lac de Sainte Croix, est magique. Cette chapelle s’appelait autrefois Notre Dame d’Entreroches – les deux noms sont magnifiquement évocateurs.

    L’étoile d’or de Moustiers

    Levez les yeux au ciel : entre les deux pitons, suspendue à une très lourde chaîne, brille une étoile d’or. La légende dit qu’elle y trône depuis le XIIe siècle : fait prisonnier en Terre sainte lors d’une croisade, le chevalier de Blacas aurait fait le vœu de suspendre cette étoile au-dessus de son village chéri s’il revoyait un jour sa patrie. Frédéric Mistral lui fait dire ces mots : « A tes pieds Vierge Marie – je suspendrais ma chaîne, – si je retourne – à Moustiers, dans ma patrie ! ». L’étoile est tombée plusieurs fois au cours de son histoire, foudroyée, érodée ou victime d’accidents insolites, mais elle a toujours été remplacée. L’étoile actuelle date de 1957 et a été dorée à l’or fin. On dit que gravir le piton pour aller toucher les maillons de la chaîne arrimés à la roche porte bonheur… Mais pour s’en approcher, il faut monter au sanctuaire.

    Visiter Moustiers-Sainte-Marie. Où dormir dans les gorges du Verdon ?
    L’étoile d’or de Moustiers

    L’histoire effrayante de la chapelle de Moustiers-Sainte Marie

    On accède au sanctuaire par des escaliers raides et inquiétants, si souvent polis par les pas qu’ils en deviennent glissants et dangereux. Il faut s’accrocher à la rambarde, regarder où on pose les pieds. Tout au long du chemin de croix, des faïences marquent les stations du calvaire. L’ascension est rude, mais le site est magique, exceptionnel.

    Où dormir pour visiter le Verdon ? Le village de Moustiers-Sainte-Marie, un des plus beaux villages de Provence

    Tout au sommet de Moustiers, dans des hauteurs colonisées par des chèvres sauvages, se tient cette chapelle encadrée de cyprès, secrète et solennelle, où les murs sont noircis par la fumée étouffante de dizaines de bougies. Une légende entoure ce sanctuaire : celle des suscitations. Il fut une époque où on craignait pour les âmes des nouveau-nés morts sans baptême : on redoutait qu’elles ne puissent accéder au paradis et restent éternellement piégées dans la noirceur des limbes. Mais on disait qu’à Moustiers, les bébés morts revenaient quelques instants à la vie dans le mystère de cette chapelle noire, juste le temps de recevoir l’eau baptismale, et d’être admis au royaume des cieux. Des parents éplorés venaient de tout le comté de Provence en portant leur enfant mort pour gravir les escaliers glissants de Moustiers…

    Sachez que Moustiers compte également une autre très belle église en cœur de village, Notre Dame de l’Assomption.

    Où dormir pour visiter le Verdon ? Le village de Moustiers-Sainte-Marie, un des plus beaux villages de Provence

    J’ai retenu trois choses de ma visite de cette belle église romane du XIIe siècle, à commencer par son très beau clocher qui est un emblème du village et trône magnifiquement au milieu des toits.

    Une curiosité ensuite : dans cette église, le chœur et la nef, qui n’ont pas été construits sont simultanément, sont décalés – l’effet est très original et unique, je ne crois pas avoir vu cela ailleurs. Je finis par la pièce la plus remarquable : l’autel ! Cet autel est en vérité un exceptionnel sarcophage du IVe siècle, témoin des premiers temps de la chrétienté provençale.

    autel église moustiers
    L’autel

    Les premiers temps du christianisme en Provence sont une époque absolument fascinante, j’en ai beaucoup parlé dans mon livre Provence, les sillons du soleil, notamment à travers un entretien passionnant avec Jean Guyon, le grand historien de la chrétienté primitive. Cela m’a beaucoup touchée de pouvoir entrer de plein pied dans cette époque si marquante à travers cette pièce extraordinaire.

    Les oliviers et les roses de Moustiers-Sainte-Marie

    Parce que le village est situé dans un cadre naturel spectaculaire, plusieurs très belles randonnées partent de Moustiers et permettent de gagner des vues panoramiques éblouissantes – l’office du tourisme vous fournira un plan indiquant ces sentiers. Marion et moi avons choisi de faire la randonnée qui traverse les oliveraies. Parce que la Provence est fille de la Grèce et de Rome, petit morceau d’Antiquité solaire en terre gauloise, l’olivier est un symbole fort de notre pays, et plusieurs AOC protègent le patrimoine oléicole provençal. Moi qui suis drômoise, j’ai grandi avec les oliviers de Nyons ; dans la région de Forcalquier, j’ai découvert les sublimes oliveraies de Lurs en bord de Durance, aux Baux-de-Provence, les oliveraies des Alpilles… A Moustiers, les oliveraies s’inscrivent dans l’AOC huile d’olive de Haute-Provence, et ce ne sont pas moins de 20 000 oliviers qui encadrent le village. La promenade est magnifique, avec des vues éblouissantes sur le lac de Sainte-Croix. J’aime l’ombre fraîche des oliviers, le jeu délicat de la lumière dans leurs feuilles ciselées…

    Le plus beau village de Provence : Moustiers-Sainte-Marie dans le Verdon
    Mon amie Marion – Foehn Photographie – me tire le portrait dans ces oliveraies estivales

    Mais Moustiers-Sainte-Marie, ce sont aussi les roses. Elles subliment les calades dorées, elles s’entrelacent aux vieilles pierres, elles se faufilent partout où la source abreuve le calcaire. Je me suis régalée de découvrir toutes ces variétés ravissantes, dont la plus chère à Nerval, la rose trémière…

    Le plus beau village de Provence : Moustiers-Sainte-Marie dans le Verdon
    Le plus beau village de Provence : Moustiers-Sainte-Marie dans le Verdon

    Cascades et faïences de Moustiers-Sainte-Marie, un village d’art

    C’est un petit miracle provençal qui fait que j’aime tant ma région : dans ce pays de pierre et de soleil, l’eau jaillit de façon inattendue, providentielle, et partout où elle sourd vient la vie. Si le village de Moustiers est venu s’installer sur ces hauteurs a priori inhospitalières, c’était grâce à l’eau, grâce à ces cascades et fontaines qui traversent le village et confèrent à Moustiers un charme inimitable. J’ai adoré ces résurgences moussues, ces escaliers d’eau bondissante au cœur du village – un régal de fraîcheur et de poésie.

    Moustiers doit aussi à l’eau la spécialité qui a fait sa renommée européenne : la faïence. Au XVIIIe, âge d’or de la faïence, deux manufactures provençales exportaient leur vaisselle fine dans l’Europe entière : Marseille et Moustiers. Les services de Moustiers se trouvaient à la table des rois, des princes et des puissants de tout le continent – Louis XIV raffolait des faïences du Verdon.

    Le plus beau village de Provence : Moustiers-Sainte-Marie dans le Verdon
    Un des ateliers de faïence de Moustiers.

    Si vous voulez comprendre et admirer l’histoire de cet art délicat, je vous invite à faire un tour au Musée de la Faïence de Moustiers : cette maison historique de toute beauté a reconstitué les plus grandes collections de chaque époque, et c’est une merveille de raffinement et de délicatesse. On y retrouve notamment les faïences ornées d’oiseaux, qui sont devenues le signe distinctif des ateliers de Moustiers.

    Mais le plus beau, c’est que cet art de la faïence se perpétue largement aujourd’hui à Moustiers. Classé village d’Art, Moustiers compte encore de nombreux ateliers artisanaux d’une qualité exceptionnelle, où la faïence est modelée et peinte à la main selon les techniques ancestrales. Ici, les pièces sont numérotées, signées, et cette authenticité, ce souci du travail bien fait, me rendent fière de ma région qui valorise ses artistes et artisans. La finesse de ces objets, leur beauté et leur caractère unique, est irrésistible – je n’ai pas pu m’empêcher de rapporter plusieurs beaux souvenirs de Moustiers à ma mère. J’ai visité trois ateliers, qui m’ont tous les trois marquée et fascinée.

    L’atelier Mufraggi a été un immense coup de cœur, car son site est d’une beauté rare : il est installé dans une maison troglodyte absolument incroyable, véritable caverne aux merveilles creusée à même la falaise. J’ai eu le bonheur de voir Patricia Mufraggi au travail : son poste est installé au cœur même de la boutique, et c’est une expérience assez extraordinaire de la voir travailler ses faïences, fidèles à l’esprit historique de Moustiers, dans une profonde concentration…

    L’atelier Lallier est lui aussi troglodyte, ce que j’adore : quel bonheur de se glisser sous les voûtes de pierre brute qui contrastent avec la finesse extrême des faïences ! Le style Lallier m’a beaucoup plu, j’ai notamment été très séduite par leurs nombreux oiseaux : Lallier a choisi non seulement de perpétuer la tradition historique des oiseaux de Moustiers, mais de les enrichir avec nombre d’oiseaux tropicaux colorés, toujours superbes. Je serais bien repartie avec une volière entière de faïences !

    Enfin, j’ai eu le plaisir de découvrir l’atelier Soleil, qui s’est spécialisé dans la faïence d’art souvent novatrice et originale, avec de nombreuses collaborations avec d’autres maisons et artistes de tous horizons – tout en préservant le caractère traditionnel et manuel de la faïence, ils ont une approche très arty qui séduit des clients prestigieux. Ce que j’ai adoré chez eux, ce sont leurs collections emblématiques de bols fleuris, qui semblent composés de pétales ou de rayons de soleil. J’adorerais m’acheter un set un de ces jours.

    Le plus beau village de Provence : Moustiers-Sainte-Marie dans le Verdon

    Bref, si vous cherchez un souvenir raffiné et de bon goût à rapporter du Verdon, n’hésitez pas, achetez une faïence artisanale de Moustiers…

    Où manger à Moustiers-Sainte-Marie ? Quelques bonnes adresses

    J’ai eu le plaisir de découvrir plusieurs adresses excellentes à Moustiers. Toutes m’ont séduite pour des raisons différentes, et je vous les recommande toutes en fonction de vos attentes.

    * Pour manger au bord de l’eau : La Cascade. Le cadre est exceptionnel : vous êtes au ras de l’eau, suspendu au milieu de la cascade centrale qui traverse le village. J’ai passé tout mon repas dans un état d’émerveillement total, avec l’impression de vivre un moment privilégié. La cuisine type brasserie est classique et bonne, et fait la part belle aux produits locaux.

    * Pour un moment gastronomique un peu magique : La Treille Muscate. Un petit bijou que ce resto élégant, labellisé Maître Restaurateur (un label qui ne m’a jamais déçue), situé lui au-dessus de la cascade. Vincent, Marion et moi avons tout aimé, la beauté du cadre, le raffinement du repas – tout était exquis et ancré dans le terroir.

    * Pour un insolite chaleureux et de qualité : Les tables du cloître. Ce resto est vraiment attachant : un cadre troglodyte spectaculaire, qui vous fait manger dans un ancien cloître médiéval, une carte courte mais 100% faite maison, un service très sympa et une farandole des desserts mémorable.

    * Pour grignoter une spécialité : arrêtez vous chez les Biscuits de Moustiers pour goûter les croquants de Provence made in Verdon, avec notamment l’étoile de Moustiers et le cœur de lavande, et puis passez chez le glacier artisanal l’Etoile givrée pour des glaces maison exceptionnelles – celle à la lavande est un must.

    * Je n’ai pas eu le plaisir d’y aller, mais je retiens l’adresse : si vous cherchez la haute gastronomie, sachez que La Bastide de Moustiers est la propriété d’Alain Ducasse et que son restaurant est auréolé d’une étoile au Michelin.

    * Enfin, si vous êtes au bord du lac et ne voulez pas remonter à Moustiers, vous pouvez très bien manger pour pas cher et dans un joli cadre à la paillotte La Guinguette du Lac – salades, crêpes, pizza, burgers, tout est très bon et abordable, et vous aurez une jolie vue sur le lac.

    Où dormir dans le Verdon ? Un hôtel de charme à Moustiers : La Ferme rose

    On me demande souvent quel est le meilleur endroit où dormir pour visiter les gorges du Verdon. Moustiers-Sainte-Marie est pour moi une évidence, par sa beauté et sa situation parfaite à deux pas du Lac de Sainte Croix et des routes mythiques. Et où dormir à Moustiers ? Le village propose toutes sortes d’hébergements, campings, chambre d’hôtes, gîtes, mais pour moi qui suis folle des hôtels de charme, aucun lieu ne pouvait mieux me correspondre que La Ferme Rose – Marion et moi avons eu un vrai coup de cœur pour ce lieu hors normes, véritable bulle de poésie et de fantaisie situé au pied du village, sur la route menant au lac.

    Rien de plus triste qu’un hôtel normé, uniforme et impersonnel. Mais aucun risque ici… Depuis quarante ans, la Ferme rose cultive sa singularité avec une collection d’insolites qui vous plongent dans l’atmosphère délicieusement rétro d’un film des années 60. Juke box, vieilles bobines, meubles biscornus, objets inattendus, plantes grimpantes et harmonies audacieuses, tout est charmant, décalé, surprenant, et Marion et moi allions de découverte en découverte, amusées et séduites par ce lieu hors normes.

    Notre salle de bain était merveilleuse, avec sa douche de mosaïques aussi turquoise que le lac – chaque chambre est différente, toutes sont uniques et jolies.

    où dormir dans le verdon ? moustiers-sainte-marie

    Les extérieurs ont eux aussi un charme rare : une allée de cyprès de style toscan vous conduit à ce petit paradis caché, où on prend le petit déjeuner dans un jardin délicat à l’ombre des buissons fleuris, et où la magnifique piscine entourée de statues et de cyprès a des airs de Californie hollywoodienne.

    La Ferme rose, c’est une étape à la fois romantique et ludique, une merveille de bonne adresse pleine de personnalité. L’accueil est soigné et chaleureux.

    Que faire autour de Moustiers ? Un week-end magique dans le Verdon

    J’ai déjà consacré un long article aux randos, points de vue et sites exceptionnels des gorges du Verdon, et je vous invite à le découvrir pour un guide plus complet. Mais ce beau week-end m’a à la fois permis de revivre certaines expériences incontournables… et d’en découvrir d’autres fabuleuses, notamment le parapente.

    Un tour en pédalo dans les gorges du Verdon

    C’est pour moi un incontournable absolu, que je refais encore et encore sans me lasser : louer un pédalo au bord du lac de Sainte Croix, et remonter dans la gorge. Le paysage est beau comme un rêve, une gorge fantasmagorique où les ondulations dorées du calcaire répond au turquoise de l’eau, où la mousse laisse entrevoir des cascades de tuf et où les oiseaux fusent dans le ciel immense de Provence. Vincent s’est essayé à l’escalade sur les parois de la gorge – pari réussi !

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    Must see in Provence: the best places to see in Provence, natural wonders of Provence

    La route des crêtes du Verdon

    C’est une des plus belles routes de France à mes yeux : la route des crêtes, à La Palud sur Verdon. 24 km, 14 belvédères, et des points de vue inouïs sur les gorges, notamment son point le plus vertigineux : 700m de profondeur, le plus grand canyon d’Europe ! Ajoutez à cela les dizaines de vautours majestueux qui rasent la verticalité radicale des falaises, et vous aurez un site hollywoodien, irréel… une explosion de beauté visuelle.

    La route qui surplombe directement le lac de Sainte-Croix est elle aussi d’une beauté inouïe – les points de vue sont éblouissants.

    route des crêtes du verdon
    route des crêtes du verdon

    Survoler le Verdon en parapente avec Roc’n’Vol

    Cela restera un souvenir inouï pour Marion et moi : survoler le lac de Sainte Croix et les gorges du Verdon lors d’un merveilleux vol en parapente avec Roc’n’Vol. Si vous êtes un amoureux de points de vue sublimes, si vous cherchez à vivre un moment hors normes, si vous rêvez de voler dans un des plus beaux sites de France, n’hésitez pas, cette expérience est d’une puissance rare.

    Depuis mon expérience magique de parapente dans le Vercors, je suis amoureuse de cette activité que je considère être la plus proche possible du vol de l’oiseau : une sensation d’apesanteur merveilleuse, comme si on flottait sur un coussin d’air, sans à-coups, sans vertige, sans chute. Le parapente n’est ni physique (pour le passager en tout cas), ni effrayant, c’est un moment aérien d’une poésie et d’une douceur rare. Rien à voir avec le saut en parachute ou à l’élastique : vous ne tombez pas, vous n’aurez pas le vertige, mais sous survolerez le monde avec une douceur rare.

    Le vol avec Roc’n’Vol, au départ d’Aiguines, restera un de mes plus beaux souvenirs en parapente : monter au-dessus de la gorge, voir le serpent turquoise se faufiler au fond du canyon, survoler les crêtes déchiquetées et les reliefs magiques du Verdon, puis plonger vers la couleur surnaturelle du lac qui revêt des airs de plage bahaméenne, quoi de plus magique ? Je vous la recommande de tout cœur, d’autant que les moniteurs sont pro et sympas et vous feront voler en toute sécurité.

    Le Verdon m’enchante, et je rêve déjà d’y retourner…

    parapente verdon sainte croix

    Merci de tout cœur à l’office de tourisme de Moustiers Sainte Marie pour ce week-end exceptionnel. Merci à la Ferme Rose pour leur accueil chaleureux et à Roc’n’Vol pour cette expérience si puissante et mémorable. Et enfin, merci à Marion et Vincent d’avoir été là pour vivre ces moments magiques avec moi – et pour toutes les photos !

    Où dormir dans le Verdon ? Où dormir pour visiter les gorges du Verdon ? Visiter Moustiers-Sainte-Marie.

  • Les plus beaux sites naturels de Provence

    Falaises vertigineuses, calanques d’un blanc lumineux ou d’un rouge intense, lacs et rivières turquoise, ocres multicolores, montagnes mythiques, plages secrètes et îles cousues de Méditerranée éternelle… la Provence a tout. Dans le monde entier, le flamboiement mauve des lavandes dans le soleil de juillet, la douce solennité des vieilles pierres et des cyprès et l’azur des criques est devenu un symbole absolu de la douceur de vivre. Les plus beaux sites naturels de Provence font tout simplement partie des plus beaux de France, si ce n’est du monde.

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    On s’arrache la Provence, on la distille en nectar, en savon, en huile essentielle, on en fait des cartes postales et des calendriers comme autant de talismans pour rapporter un peu de sa beauté et de sa magie au cœur de sa vie quotidienne.

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    Gorges du Verdon, photo Foehn Photographie

    Je considère qu’être née en Provence est une rare élection, un privilège inouï dans la grande loterie de l’existence. Y vivre aujourd’hui encore, au cœur de ces plateaux calcaires semés d’arbres épineux, de thym et de lumière drue, fait mon bonheur chaque jour. Qui a grandi baigné de la lumière du Sud a du mal à envisager sa vie ailleurs sur Terre.

    calanques de cassis
    En-Vau, Cassis.


    Si j’aime aussi, évidemment, ses villes lumineuses, ses abbayes solitaires et ses emblématiques villages perchés, j’avais aujourd’hui envie de vous parler de ses merveilles brutes. Voici ma sélection – évidemment personnelle – des plus beaux sites naturels de Provence, des calanques de Marseille aux gorges du Verdon, des îles méditerranéennes aux marais camarguais, des montagnes majestueuses aux plages édéniques. Provence, mon amour…

    les plus beaux sites naturels de provence
    Colorado provençal de Rustrel

    Les calanques de Marseille et de Cassis

    Nul besoin d’être chauvin pour penser que le parc national des calanques fait partie des plus beaux paysages du monde. Au cœur de cette forteresse minérale, les pins funambules viennent se mirer dans les eaux turquoise et la transparence des fonds reflète la pâleur des falaises. On parle souvent des « calanques de Cassis », mais en vérité, treize calanques sur quinze sont situées dans les 8e et 9e arrondissement de Marseille.  A Morgiou, quelques familles se transmettent de génération en génération des cabanons sans eau potable qui ne peuvent être achetés. Mais de Sugiton jusqu’à Port-Miou, les cigales et les poissons sont les seuls administrés. La Grande Candelle dresse sa citadelle de dentelle blanche dans la mer, et le Doigt de Dieu pointe vers le ciel au cœur de la plus belle calanque d’entre toutes : En Vau, qui m’a toujours fascinée par sa profondeur de continent secret, et son belvédère inouï.

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    Belvédère d’En-Vau
    les plus beaux sites naturels de provence

    Visiter les calanques de Marseille et Cassis : les calanques s’explorent de multiples façons. Les sentiers de randonnée sont incroyables – le belvédère d’En Vau est à mon sens la plus belle vue de toutes (environ 2h de marche depuis Cassis), mais le belvédère de Sugiton (40 min de marche depuis le parking de Luminy à Marseille) est lui aussi exceptionnel. Par la mer, j’ai adoré louer un kayak depuis Port-Pin (Cassis) et pagayer jusqu’à En Vau, faire une pause sur la plage avant de repartir par les flots. Touristique mais sublime, la promenade en bateau depuis Cassis est un incontournable, et permet d’accéder à des points de vue impossibles depuis la Terre. Mais si vous avez l’envie et les moyens de privatiser l’expérience, elle n’en sera que plus exceptionnelle. Pour fêter mes 30 ans, plutôt qu’une grosse fête, j’avais loué une demi-journée en mer auprès de l’Eden Boat à Cassis – souvenir incroyable.

    les plus beaux sites naturels de provence
    Belvédère de Sugiton
    les plus beaux sites naturels de provence

    Les gorges du Verdon et le lac de Sainte Croix

    Qui sait que le grand canyon du Verdon, avec ses sept-cent mètres de vide vertigineux, est le plus profond d’Europe ? Des centaines de vautours tournoient dans son ciel de cinéma, comme pour avertir les grimpeurs qui défient les falaises. Au fond de la gorge, le Verdon revêt une couleur d’un bleu presque surnaturel, et dès le retour des beaux jours, les pédalos affluent sur le lac de Sainte-Croix pour remonter le courant et entrer au cœur d’un monde féerique, où la mousse recouvre les cascades de tuf. A l’entrée des Gorges trône l’un des plus beaux villages de Provence, Moustiers-Sainte-Marie, couronné d’une étoile d’or suspendue entre deux pitons. Elle aurait été accrochée là il y a plus de cinq cent ans par un chevalier revenu de croisade. Les gorges du Verdon, c’est le Saint Graal provençal : légende, démesure et mystique. Elles font partie des visions que j’aime le plus sur Terre, et je ne me lasse pas d’y revenir.

    Parmi les photos qui suivent, toutes celles dans lesquelles j’apparais ont été prises par mes amis Vincent et Marion Foehn Photographie.

    Forteresse minérale, coeur de la Provence secrète, le massif du Verdon et son lac de Sainte-Croix turquoise offrent des paysages naturels d'exception.
    plus beaux sites naturels de provence

    Visiter les gorges du Verdon : Moustiers Sainte Marie, sublime village (peut-être mon préféré de toute la Provence, c’est dire !), est un excellent camp de base pour explorer les gorges du Verdon. Retrouvez ici mon article sur le fabuleux village de Moustiers et le lac de Sainte Croix, et ici mon guide complet des gorges du Verdon. La balade en pédalo dans la gorge sur le lac de Sainte Croix est un incontournable, tout comme le road trip sur la route des crêtes. Pour les randonneurs aguerris (c’est une longue rando, avec quelques passages assez vertigineux), le sentier Imbert est un mythe. Enfin, une des plus belles expériences de ma vie fut le vol en parapente au-dessus du lac de Sainte Croix et de la gorge avec la compagnie Roc’n Vol : tout simplement inouï. Le Verdon serpente comme un ruban turquoise au fond du canyon, et le lac a des airs de plage bahaméenne – un vol d’une splendeur marquante.

    Les calanques de la Côte bleue

    Si tout le monde connaît les monumentales calanques de Cassis, les petites calanques de la Côte Bleue, à l’Ouest de Marseille, sont un secret empli de douceur et de pittoresque. Aucune route ne longe le littoral de Marseille à Martigues, mais un chemin de fer sinueux épouse la roche blanche, et ses virages acrobatiques au ras du vide offrent des panoramas rares – on dit souvent qu’il s’agit de la plus belle voie ferrée de France. J’aime flâner dans les petits ports, celui de Carry-le-Rouet où on mange du poisson, celui de Niolon avec ses falaises blanches, ou encore celui d’Ensuès-la-Redonne avec son iconique viaduc, et explorer les criques rocheuses qui déploient une vue sur toute la cité phocéenne.

    plus beaux sites naturels de provence
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    Visiter la Côte bleue : le plus simple est d’abandonner la voiture, et de prendre le train. Un billet spécial Côte bleue vous donne droit à plusieurs arrêts tout au long de la journée, vous permettant d’enchaîner les découvertes des villages côtiers. Si vous êtes en quête d’une belle plage de sable, rares dans la région marseillaise, rendez-vous à La Couronne sur la commune de Martigues, tout au bout de la côte bleue. A l’époque où je vivais à Aix, cette belle plage familiale remplie de restos, bars et boutiques était mon QG le week-end.

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    Le delta de Camargue

    C’est un petit bout du monde, une Atlantide provençale lovée entre les deux bras du Rhône. Terre âpre et sauvage, où le sel des entrées de mer lutte perpétuellement avec l’entrelacs des roubines et des marais d’eau douce, pays des flamants roses, des chevaux blancs et des taureaux noirs, la Camargue est un véritable Far West à la française. Rien de plus beau que l’envol des flamants roses dans l’or du soir, le galop des chevaux couleur écume au milieu des grandes dunes et le miroitement des marais qui décuplent le crépuscule. La Camargue, c’est l’ivresse des grands espaces, la rudesse brute des traditions, le sentiment d’immensité et de pure liberté. On me dit souvent que mes photos de Camargue ont des airs de safari kenyan, et je comprends l’analogie : ce pays est véritablement hors du monde, originel.

    Visiter la Camargue : Je vous renvoie à mes innombrables articles sur le sujet, notamment mon guide de Camargue, mon article sur les plus beaux spots pour photographier le coucher de soleil en Camargue, et la sublime vidéo camarguaise réalisée cet hiver par Pauline Filippelli, dans laquelle je vous guide parmi plusieurs lieux emblématiques du pays.

    Et même si Aigues-Mortes n’est plus en Provence, mais en Occitanie, il m’est impossible de parler des plus beaux sites naturels de Camargue sans évoquer son spectaculaire marais salant. Depuis deux mille ans, la culture du sel dans le delta a façonné ce paysage quasi extraterrestre de montagnes blanches étincelantes et de tables salantes roses offrant un camaïeu d’une couleur de plus en plus intense avec la concentration croissante en sel. Les salins se visitent en petit train, en VTT ou en 4×4, et cela vaut vraiment le coup – surtout en juillet/août, où la sécheresse permet d’atteindre la concentration la plus importante et les couleurs les plus vives. Les salins revêtent alors un rose quasi fluorescent.

    Le Colorado provençal de Rustrel

    Voici la Provence en Technicolor, celle qui colore les rétines… et les baskets blanches ! A Rustrel, au cœur du Luberon dans le Vaucluse, c’est un véritable décor hollywoodien grandeur nature qui se déploie sous nos yeux avides d’Ouest américain : les anciennes carrières d’ocre ont sculpté un fabuleux terrain de jeu pour les cow boys et autres héros solitaires et photogéniques. Vermillon, cramoisi, mordoré, blanc, coucher de soleil, toute la palette des rouges et oranges se déploie sous nos pieds. L’érosion est venue jouer aux artistes inspirés, et sculpter des cheminées de fées multicolores. Du grand spectacle.

    Visiter le Colorado provençal : ne confondez pas le Colorado provençal de Rustrel, le plus spectaculaire, et le sentier des ocres de Roussillon, charmant mais plus modeste. Prenez des chaussures et vêtements que vous ne craignez pas de colorer en rouge… Mes chiens (admis à condition de les tenir en laisse) sont restés colorés en rose dix jours après leur visite !

    Les plus belles plages de Provence, de Porquerolles à St Tropez

    On dit souvent que la Provence n’a pas de plage de sable, qu’elle ne connaît que les criques et les calanques rocailleuses – mais c’est faux. Si le rocher prédomine en effet aux alentours de Marseille et Nice, une portion merveilleuse de littoral cache les plus belles plages de Provence, de grandes plages idylliques de sable fin et d’eau turquoise : elle s’étend entre Hyères et Sainte Maxime, et englobe les îles d’or, la côte des Maures et le golfe de St Tropez. Ici, le sable règne en maître, et les plages sont paradisiaques.

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    Bormes-les-Mimosas.

    Au large de Hyères, dans ces sublimes îles d’or en qui la légende reconnaît des princesses pétrifiées, Porquerolles abrite deux plages qui furent plusieurs fois élues plus belles d’Europe : la plage d’Argent, petite perle cristalline où il fait bon manger avec vue sur l’azur translucide, et la grande Plage Notre Dame.

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    Plage d’argent

    Quant à Port-Cros, sa plage du Sud est un véritable aquarium à ciel ouvert.

    Avec la mythique Plage de l’Estagnol et celle du Fort de Brégançon, le beau village de Bormes-les-Mimosas compte deux joyaux facilement accessibles, et le sentier littoral reliant les deux permet d’accéder à des plages plus confidentielles.

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    Au Lavandou, mon cœur va à l’extraordinaire plage de Cavalière dite Plage des Paillettes, en raison du mica scintillant qui irise le sable. Je l’aime tant que j’y ai passé une semaine de vacances dans un petit studio directement sur la mer, et c’était un repos parfait.

    Dans le golfe de St Tropez, les deux merveilles absolues à mes yeux sont la mythique Plage de Pampelonne, rendue célèbre autrefois par Brigitte Bardot dénudée sur le sable, et la sauvage Plage de la Bastide Blanche en lisière de la réserve naturelle du Cap Taillat : deux éblouissements.

    Découvrir les plus belles plages de la Côte d’Azur : Bien sûr, toutes ces plages sont accessibles à pied, mais mon grand bonheur, c’est de les découvrir par la mer. J’ai eu le plaisir de participer à plusieurs sorties en mer mémorables et que je vous recommande chaudement : cette façon de voir le littoral rend l’expérience plus magique encore.
    Au départ du port de Hyères, je suis partie pour une excursion en bateau d’une journée avec la compagnie Les 4 îles, découvrant le fort de Brégançon et les îles d’or avec plusieurs arrêts baignade.

    Les plus belles excursions en bateau depuis Hyères : découvrez Port-Cros ou Porquerolles, partez observer les dauphins, dénichez des plages secrètes, savourez tous les charmes de la Côte d'Azur. Un guide complet sur Itinera Magica

    Au départ de la plage de Cavalière au Lavandou, c’est en jet ski que j’ai exploré la côte jusqu’au fort de Brégançon, avec Jet 007.

    Dans le Golfe de St Tropez, je suis partie pour une expédition en catamaran avec Caseneuve depuis le port de Cogolin, et depuis la plage de l’Escalet, proche du Cap Taillat à Ramatuelle, c’est en kayak que j’ai fait le tour du cap pour rejoindre la Bastide Blanche, avec un kayak loué auprès de Pep’s Spirit.

    De Saint Tropez à Ramatuelle, découvrez l'un des plus beaux littoraux de la Côte d'Azur au fil de l'eau, en bateau ou en kayak. Emerveillement assuré !
    bateau saint tropez maxi catamaran caseneuve

    Les îles de Provence

    Les îles sont le trésor d’une Provence secrète qui prend des airs de Grèce antique au bord des criques. A Saint Honorat, les moines prient à l’ombre des palmiers dans un des plus anciens monastères de la chrétienté. A Porquerolles, les vignes viennent mordre la blondeur des plus belles plages du Sud et à Port-Cros, au cœur du plus vieux parc national de France, nichent les oiseaux rares dans un silence que rien ne doit troubler. Sur l’île du Levant se poursuit l’utopie naturiste : qui veut parcourir le sentier littoral devra découvrir ses blanches fesses au soleil d’Héliopolis. On rêve au comte de Montecristo sur les îlots de calcaire blanc du Frioul, face à Marseille, et aux îles d’Embiez s’écrit le mythe du Ricard. C’est sur les îles de Provence que s’est réfugiée la Méditerranée éternelle…

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    Îles du Frioul
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    Port-Cros

    Découvrir les îles de Provence Toutes sont accessibles facilement en bateau depuis la côte, avec des rotations de ferry toute la journée : les îles de Lérins (St Honorat la religieuse avec son monastère et Ste Marguerite la balnéaire) depuis Cannes, les Embiez depuis Six-fours-les-Plages, les îles d’Or depuis Hyères ou Le Lavandou, les îles du Frioul depuis Marseille. Toutes se prêtent merveilleusement à la randonnée et à la baignade. Celles que je connais le mieux sont les îles d’Or, Porquerolles que je recommande d’arpenter à vélo, Port-Cros la sauvage où la rando de la Route des Crêtes est une des plus belles du sud et Le Levant l’île naturiste. Pour ceux qui rêvent de passer la nuit, la plupart des îles comptent quelques petits hébergements type chambre d’hôte à réserver très en avance, et certaines comportent un bel hôtel romantique, que je recommande chaleureusement aux amoureux en quête d’un moment unique et qui ont un peu d’argent à dépenser dans une expérience hors-normes. Pour cela, allez voirle Langoustier à Porquerolles (le plus luxueux de tous), le Manoir à Port-Cros, ou l’Hélios sur les Embiez.

    Le massif rouge de l’Estérel et les calanques d’Antheor

    Vous qui aimez la vie haute en couleurs, les teintes intenses comme la passion amoureuse, vous adorerez ce massif rouge vif qui vient se briser dans l’eau turquoise. Les porphyres écarlates de l’Estérel, à Saint Raphaël, se marient merveilleusement au bleu tropical des calanques d’Anthéor. Là encore, nous sommes dans une Provence en Technicolor, spectaculairement cinégénique, qui donne des envies de road trip effréné entre mer idyllique et montagne magique. L’Estérel est incroyablement beau, et les randonnées dans le dédale odorant de son cœur où la pierre rouge se marie à la fleur, inoubliables.

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    Visiter l’Estérel et ses calanques rouges Je vous renvoie à mon article sur les plus beaux points de vue de l’Estérel : en rando, en VTT électrique ou par la mer, cette région majestueuse mérite tout votre amour.

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    Le Mont Ventoux

    Figure tutélaire de Provence, visible à plus de cent kilomètres au loin comme un hologramme, le géant chauve est un mythe du pays. Sa première ascension, ce fut le poète Pétrarque qui l’accomplit, et les bourrasques qui soufflent à son sommet ont dépassé les 300km/h, détenant le record français de tempête. Le Ventoux, arasé par le mistral, si blanc et nu que son sommet caillouteux semble perpétuellement enneigé, mérite bien son nom de tornade. Pour les cyclistes, l’ascension par Bédouin, avec ses 1610 mètres de dénivelé et sa pente à 12%, est un incontournable Golgotha.

    Visiter le Mont Ventoux :

    Si vous êtes dans la région, n’oubliez pas les montagnes avoisinantes, les perles du Haut-Vaucluse dont je me régale : les Monts du Vaucluse et la région de Sault, célèbre pour ses lavandes, et les Dentelles de Montmirail, fabuleuse curiosité géologique et une des plus belles randonnées de Provence à mes yeux. Passez ensuite côté drômois et explorez la région des Baronnies provençales, aux alentours de Nyons et Buis-les-Baronnies : un des coins les plus secrets et authentiques de la Haute Provence à mes yeux.

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    Le Ventoux vu depuis les Monts du Vaucluse
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    Au coeur des Dentelles de Montmirail

    La montagne Sainte Victoire

    Continuons avec les sommets emblématiques de Provence : la Sainte Victoire, la montagne magique d’Aix-en-Provence. Cézanne a immortalisé toutes ses lumières et ses nuances, au fil des heures du jour. Quand je vivais à Aix, j’étais fascinée par les couchers de soleil pourpres suspendus à ses flancs monstrueux, et par cette croix de Provence brandie à son sommet qu’aucun brouillard et qu’aucun orage ne semblait pouvoir éteindre – toujours elle attrapait le soleil et émergeait de la nuée.

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    Monter sur la Sainte Victoire : C’est une rando fatigante, car bien raide, mais sans difficulté technique. Je vous renvoie à mon article pour visiter Aix-en-Provence et la Sainte Victoire.

    Les gorges et les rivières de Provence

    J’aime la Haute-Provence secrète, celle où les millénaires patients ont sculpté gorges et torrents au creux des plateaux calcaires, fait jaillir des sources fraîches au cœur de l’aridité méridionale. La source, en Provence, est toujours un bien âprement convoité, il suffit de lire Pagnol pour s’en convaincre. La Provence regorge d’itinéraires secrets sculptés par l’eau émoussant la roche, de rivières obstinées se faufilant jusqu’au cœur du pays que j’aime. Elles sont innombrables en Provence, mais je citerai « les miennes ». Moi qui suis Drômoise, j’aime follement l’Eygues, qui charrie ses eaux turquoise à travers les magnifiques et méconnues gorges de St May, et sous l’antique pont romain de Nyons, une des plus jolies villes de la Haute Provence et la porte des Baronnies. Je suis fascinée par l’Ouvèze et son affluent le Toulourenc, qui ont sculpté les mystérieuses gorges du Toulourenc – belles mais dangereuses, à ne jamais visiter par temps de pluie.

    J’aime ce Buëch qui vient se jeter dans la Durance au pied de la forteresse de Sisteron, et ces gorges de la Méouge où elle cascade sous un somptueux pont médiéval. J’ai adoré descendre la Drôme en kayak au départ de Saillans, entre Vercors et Provence – un itinéraire peu connu mais somptueux, et facilement accessible aux familles.

    Les eaux du Buëch et de la Durance se mélangent à Sisteron.

    Mais il me faudrait aussi citer la source mystérieuse de Fontaine-de-Vaucluse, la plus profonde d’Europe, véritable puits sans fond, les secrètes gorges de la Nesque au cœur des monts du Vaucluse, les gorges de Quinson, qu’on nomme aussi « basses gorges du Verdon » – les petites sœurs des célèbres donnant sur le lac de Sainte Croix – ou encore, tout près de ces dernières, la somptueuse et poétique cascade de Sillans.

    Les Alpilles

    Entre Avignon et Arles, ce petit massif découpé est un sommet de la grande histoire provençale : les seigneurs des Baux se sont déchirés pour le contrôle de la Provence autour de son château perché sur les crêtes, le héros national Frédéric Mistral est né au cœur de ses oliveraies, et Van Gogh a immortalisé ses panoramas sublimes. J’ai joué de malchance dans ma découverte des Alpilles, étant chaque fois frappée par le mauvais temps, mais je me jure d’y retourner pour les sublimes randonnées que recèlent ces montagnes découpées et si authentiquement méridionales, notamment le mythique chemin des deux Rochers percés près de St Rémy, les crêtes des Alpilles, ou le plateau d’Orgon, conduisant sur la belle chapelle de Beauregard (celle que vous voyez surplomber l’autoroute A7, et qui offre une vue sublime sur tout le plateau de la Durance).

    Road trip rétro en voiture ancienne dans les Alpilles : que voir dans les Alpilles ? Explorer les Alpilles en 2 CV

    Les fleurs de Provence

    Parce que la nature en Provence doit tant à la main de l’homme et en particulier aux soins du paysan, j’inclus à cette liste des plus beaux sites naturels de Provence les grands champs fleuris. Si le plateau de Valensole est célèbre pour ses infinis cordons de lavandes, j’y aime au moins autant la sauge qui le recouvre début juin, et dont le rose délicat semble préparer le violet intense des lavandes.

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    Pour voir les lavandes de Provence, Valensole est bien sûr un incontournable – mais très couru.

    J’aime souvent rester dans ma Drôme pour voir les lavandes, qui est un haut lieu de sa culture et recèle des itinéraires plus secrets, moins courus. En Drôme provençale, je vous recommande notamment de rendre visite à l’Essentiel de Lavande, qui réunit champs sublimes, distillerie, fabrique de cosmétique et massages en bordure de champ.

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    Lavandes dans la Drôme montagneuse.
    lavandes grignan
    Grignan en Drôme provençale

    Mais c’est aussi dans ma Drôme que je guette les champs de tournesols, myriade de soleils semés par l’été glorieux…

    La collection florale ne serait pas complète sans évoquer les merveilleux coquelicots de Provence – ici une photo dans le Vaucluse, avec le Ventoux en fond, et la seconde dans les Bouches du Rhône, à Gardanne au sud d’Aix…

    Ce printemps, ma belle Drôme s’est couverte de coquelicots miraculeux…

    … puis de marguerites…

    … de genêts scorpion, emblématiques de la Provence au mois de mai…

    avant qu’en juin arrivent enfin les lauriers, emblèmes de l’arc méditerranéen depuis Virgile…

    … et enfin les lavandes !

    C’est dans les lavandes que j’ai fêté la sortie de mon nouveau livre sur la Provence, La Provence, on l’aime pour...

    Continuer le chemin parmi les plus beaux sites naturels de Provence…

    Parce que cet article est déjà si long, j’ai choisi de ne pas inclure à cette liste des plus beaux sites naturels de Provence les Alpes, et d’oublier donc la Vallée des Merveilles, les Ecrins, le Queyras, le lac d’Allos et le lac de Serre-Ponçon, les pré-Alpes de Digne… mais les amoureux des cimes sauront réorienter leurs itinéraires vers les hauteurs !

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    Quelque part dans les Alpes provençales

    Si vous en savoir plus sur la Provence et ses merveilles, je vous renvoie à mon premier livre sur la Provence, Provence, Les sillons du soleil paru chez Nevicata dans la collection L’Âme des peuples, un essai sur l’identité provençale… et à mon second livre texte et photos La Provence, on l’aime pour…, paru en juin 2020.

    Et vous, quels sont vos itinéraires chéris, quels sites naturels aimez-vous en Provence ?

  • La Camargue en vidéo : 8 min de beauté

    La Camargue en vidéo : voici le nouveau projet que je suis très heureuse de pouvoir vous présenter, grâce à un beau travail mené par la vidéaste et droneuse Pauline Filippelli.

    J’ai toujours pensé que la Camargue était un décor de film.

    Des troupeaux de chevaux blancs qui galopent à travers les marais ou sur l’immensité déserte de la plage comme autant de jets d’écume vivants.

    Des centaines de flamants roses qui s’envolent dans l’or du soir et évoquent des visions miraculeuses qui ne jureraient pas dans un documentaire sur les safaris en Tanzanie.

    Un relief plat et des milliers d’étangs, de marais et de roubines qui décuplent les lumières du matin et du couchant, comme si la Camargue toute entière était un immense miroir en Technicolor.

    De grands pèlerinages multicolores, Arlésiennes, Provençaux, Gitans, gens du voyage, convergeant de toute l’Europe aimantés par la crypte lumineuse de Notre Dame de la Mer.

    La Camargue est miraculeuse. C’est un bout du monde, une Atlantide provençale, où l’espace est sans limites et où la beauté du monde se déverse comme un perpétuel raz de marée. C’est la liberté à l’état pur. On la ressent dans ces myriades d’oiseaux sauvages, dans ces manades de chevaux blancs et de taureaux noirs, et même, et même, dans ces agaçants assauts de moustiques qui vous rappellent que vous êtes dans un territoire qui n’est pas standardisé, pas uniformisé, où la vie reste brute. Les voyageurs viennent se réfugier en Camargue pour retrouver une forme d’authenticité, de nature vive. L’intensité des traditions, la beauté mouvante de ces paysages d’eau, de sable et de lumière, la richesse de la vie sauvage, tout ici est intact et puissant.

    vidéo camargue

    La Camargue en vidéo : rêveurs, cinéastes et crins blancs

    J’ai toujours rêvé de filmer la Camargue, mais je n’ai jamais été en mesure de le faire moi-même. La vidéo est un métier à part entière, exigeant, très technique et chronophage. Être bonne photographe ne fait pas de vous une bonne vidéaste, loin de là. Un tournage, un montage, ce sont des heures et des heures de travail pointu et minutieux. Celle qui m’a permis de réaliser ce rêve, c’est la talentueuse vidéaste Pauline Filippelli. Pauline et moi nous sommes rencontrées à Lille lors du salon des blogueurs – Pauline venait pour son blog World Me Now – et j’ai été subjuguée par la qualité de son travail. Caméra au poing ou dans les airs avec son drone, elle sublimait les lieux qu’elle filmait avec beaucoup de sensibilité. Nous avons tout de suite eu envie de travailler ensemble et j’en suis très, très heureuse. Que notre première mission commune soit en Camargue est une grande joie pour moi, et a des airs d’évidence.

    Je ne suis pas la première à penser que la Camargue est éminemment cinématographique, loin de là. Dans les années 1910, le marquis Folco de Baroncelli, le réalisateur Jean Durand et le comédien Joë Hammam venaient ici réaliser des westerns camarguais, retrouvant avec les gardians, les gitans et les grands troupeaux toute la mythologie du Far West, transposant ainsi dans le delta du Rhône cow boys, Indiens et bisons. Dans les années 1950, le réalisateur et écrivain Denys Colomb de Daunant vient s’installer au milieu des étangs, à quelques kilomètres des Saintes Maries de la Mer, et y fonde le Mas Cacharel. C’est ici que fut tourné le mythique Crin Blanc, Palme d’Or à Cannes en 1953, et sa suite, le très beau Glamador ou l’île des chevaux perdus.

    vidéo camargue
    Le soir à Cacharel, une descendante de Crin Blanc face au soleil couchant

    Florian Colomb de Daunant, le propriétaire du Mas Cacharel, est le fils de Denys et l’arrière-petit-fils du marquis de Baroncelli – le descendant de ces deux lignées de rêveurs et de sculpteurs d’images éternelles. Le Mas Cacharel, hôtel de charme situé au cœur des étangs et des roselières, est lui aussi un décor de film, avec ses murs blancs, ses étoiles et ses croix dressées dans le ciel de Camargue, ses chambres avec vue sur les étangs. C’est ici que nous nous sommes installées pour trois jours, Pauline et moi, pour tourner cette vidéo. Quel plus bel endroit pour filmer la Camargue que Cacharel, comme accompagnées par le lumineux fantôme de Crin Blanc qui flotte toujours sur cet hôtel mythique ?  

    vidéo camargue

    J’espère que cette vidéo de Camargue saura vous plaire et vous donner l’envie, à votre tour, d’aller conquérir le pays magique des chevaux et des oiseaux. La voici :

    Réalisation : Pauline Filippelli
    Présentation : Alexandra Besson
    En collaboration avec le Mas Cacharel

    Si vous avez aimé cette vidéo, n’hésitez pas à la liker, la commenter, la partager : Pauline et moi aimerions en refaire d’autres, et vos marques de soutien sont le meilleur moyen de nous permettre de le faire. Votre enthousiasme sera pour nous le plus bel encouragement !

  • Merveilles de Suisse en hiver, en Valais et ailleurs

    La Suisse en hiver ? C’est un paysage de carte postale, une idylle où la neige sublime encore le bois et le sens de la tradition. Moi qui aime profondément les Alpes et les lieux où le temps semble suspendu, j’ai toujours aimé voir la Suisse dans son blanc manteau d’intemporalité. Je vous propose aujourd’hui des cartes postales de Suisse en hiver, en commençant par le canton qu’on cite souvent comme le plus authentique et préservé, le Valais, avant de finir par un petit tour dans l’Oberland bernois, et dans le canton de Vaud. Montagnes mythiques, vallées hors du monde, igloos et lacs, voici le programme de cette immersion au pays d’Heidi…
    Nous resterons résolument côté Alpes, car je décline sans fin l’amour de ces montagnes mythiques. Vous avez aimé explorer avec moi les Alpes côté Autriche, Slovénie, Dolomites, Bavière, sans oublier bien sûr nos petites stations de ski dans les Alpes françaises ? Ce sont cette fois les Alpes suisses qui m’inspireront de grandes déclarations d’amour givrées !

    suisse en hiver
    Val d’Hérens
    Voici maintenant quelques dernières perles de Suisse en hiver, hors du Valais, dans l’Oberland bernois et dans le canton de Vaud.
    Grimentz dans le Val d’Anniviers
    Suisse en hiver
    Zermatt.
    Suisse en hiver
    Le lac Blausee dans l’Oberland bernois
    Suisse en hiver
    Une fondue dans un igloo à Adelboden

    Le Valais en hiver : Val d’Anniviers et Val d’Hérens

    Je suis allée deux fois en Valais, en 2018 et en 2020. Et à chaque fois, j’ai entendu le même enthousiasme chez les gens à qui je racontais mon voyage : « c’est le plus beau canton de Suisse » « le plus préservé », « le plus traditionnel ». Je l’ai compris en découvrant deux des vallées les plus emblématiques d’une Suisse éternelle, le Val d’Anniviers en 2018 et le Val d’Hérens en 2020.

    Grimentz, dans le Val d’Anniviers : le goût de l’éternité

    Je parle souvent de Grimentz pour raconter pourquoi le Valais m’a tant marquée. C’était ma première fois en Valais. J’arrive en pleine tempête de neige dans ce village classé parmi les plus beaux de Suisse, et je découvre, sous l’épaisse couche blanche qui sublime leur beauté, des habitations de bois datant du XIIIe siècle. Je suis aussitôt saisie. On s’habitue au miracle de la pérennité de la pierre, mais du bois ? Imaginez tout ce à quoi ils ont dû échapper ! Le climat humide de la montagne et des logiques architecturales ingénieuses, qui ne collent pas les maisons entre eux, ont permis de sauver ces trésors des incendies. Parmi ces habitations, de nombreux greniers et raccards, des granges typiques des montagnes valaisannes, constructions assez simples en bois épais soutenues par de lourdes pierres qui donnent l’impression que le chalet est construit sur pilotis, et préservent les grains des rats. Mais ce qui me marque le plus, ce sont les maisons à plusieurs étages, de véritables immeubles de bois biscornu, où on empile les étages au fil des siècles, les rajoutant en fonction des besoins du moment : le rez-de-chaussée date du 13e, le premier étage du 15e, le deuxième du 18e… et en suivant l’ascension verticale, on voit les modes de construction et les goûts des époques s’infléchir, tout en restant fidèles aux éternelles logiques montagnardes. Cette vision m’a fascinée et aussitôt conquise.

    Suisse en hiver grimentz


    Et puis, nous descendons dans une cave, à la rencontre d’un monsieur âgé et affable, et l’enchantement continue. L’homme nous propose de goûter au fromage des morts. Il nous explique qu’à Grimentz et dans les environs, une tradition séculaire se maintient : lors de la naissance d’un enfant, on grave une meule de fromage de raclette en son hommage, avec son nom, sa date de naissance, etc, et on la garde au frais dans la cave. Le fromage ne sera dégusté qu’au moment de ses obsèques. A l’époque de la pénurie, quand la vie des montagnards était rude et hasardeuse, il s’agissait de s’assurer que les invités auraient quelque chose à manger lors des funérailles… Il nous montre les fromages de toute sa famille, et le sien. Puis il nous propose de goûter un fromage datant du début des années 60 – c’est comestible, mais loin de moi l’idée d’affirmer que c’est bon.
    Puis il se tourne vers un tonneau à l’air vénérable et nous dit : voici maintenant le Vin des Glaciers. Le vin des glaciers ? Il s’agit d’un vin dont le tonneau ne sera jamais vidé entièrement. Une partie du vin des années précédentes est toujours gardée et s’ajoute aux cuvées ultérieures, durant des siècles. Le tonneau qu’il nous présente a été forgé au XIXe siècle et n’a jamais été entièrement mis à sec – nous goûtons réellement au vin de l’éternité.

    La beauté de Grimentz, l’atmosphère incroyable de cette cave où on goûte le fromage des morts et le vin des glaciers, tout cela a laissé une très forte impression sur moi. J’étais conquise illico.

    Suisse en hiver grimentz
    Délicieuse raclette au feu de bois à Grimentz

    Skier à Chandolin

    Des paysages superbes, des pistes désertes, un sentiment de bout du monde : j’ai adoré skier à Chandolin (Val d’Anniviers) dans un domaine de toute beauté, et dormir face aux montagnes au Chandolin Boutique Hôtel, entre bois et spa. Me réveiller à la montagne et sortir dans le froid sur le balcon pour voir le soleil levant accroché aux cimes, finir la journée de ski dans un sauna brûlant, cela fait partie des choses que j’aime le plus au monde, et de ma vision du séjour parfait…

    Suisse en hiver val d'anniviers
    Suisse en hiver val d'anniviers
    Suisse en hiver val d'anniviers
    Suisse en hiver val d'anniviers
    Suisse en hiver val d'anniviers
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    Zermatt, mythe et Toblerone

    Le Valais, c’est aussi une des montagnes les plus iconiques, les plus célèbres du monde : le Cervin, version germanique Matterhorn. C’est sa silhouette en virgule inversée qui orne les paquets de Toblerone, et qui est devenue symbole de l’idylle suisse aux yeux du monde entier. Parce que c’est un haut lieu du tourisme en Suisse, un mythe vivant, Zermatt est un endroit cher, évidemment. Mais c’est à mes yeux un lieu qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie, une merveille visuelle rare : où que porte le regard, sur les pistes de ski, au restaurant, dans la ville, le Cervin trône comme un hologramme, figure tutélaire et Dieu omnipotent des Alpes suisses. C’est une des plus belles visions montagnardes de ma vie, à égalité avec l’autre grand mythe, Chamonix. Skier tôt le matin avant l’ouverture des pistes – First track skiing – seule face au Cervin restera un de mes plus beaux souvenirs d’hiver, une forme de perfection alpine rare. J’en garde un souvenir enchanté et je rêve de revenir randonner à Zermatt en été.

    A faire à Zermatt : Un tour en calèche, dans ce village pittoresque qui a intégralement banni les voitures. Déjeuner sur les pistes Chez Vrony avec une vue incroyable sur le Cervin. Monter en train à l’observatoire astronomique et tutoyer les 4000 du Valais. Faire un tour au musée du Cervin pour entrer dans le mythe.

    Explorer le Val d’Hérens avec Patricia au chalet le Rucher

    Après Zermatt et le Val d’Anniviers en 2018, je reviens en Valais en 2020 à la découverte d’une autre vallée, peut-être la plus secrète de toutes :  le beau et paisible Val d’Hérens. Cette immersion au cœur des traditions valaisannes, je la dois à l’invitation chaleureuse de Patricia, la propriétaire du Chalet Le Rucher à Vex, juste au-dessus de Sion, à l’entrée du merveilleux Val d’Hérens.

    val d'herens suisse en hiver
    Vue extraordinaire depuis ma chambre « Heidi » au Chalet le Rucher, à Vex dans le Val d’Hérens

    Il y a une dizaine d’années, Patricia et Christine ont eu un coup de foudre pour ce chalet traditionnel situé dans une des vallées les plus authentiques et préservées du Valais. Ici, les gens construisent l’âme et l’identité de la vallée de génération en génération, entre agriculture, artisanat et perpétuation d’un savoir-faire conçu avec beaucoup de fierté. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas venue ici pour skier (même si cela serait possible), mais pour me promener, rencontrer les gens, explorer les villages et les curiosités de cette vallée un peu magique.

    Au Rucher, je dors avec une vue merveilleuse sur les sommets mythiques du Valais, comme la Maya qui se détache à 3000 mètres dans le ciel. Un peu plus loin, c’est la Dent blanche et ses 4300 mètres, et je devine le Cervin…

    val d'herens suisse en hiver
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    Ma chambre s’appelle la Heidi et le nom ne saurait être mieux choisi. C’est un cocon de charme, tout de bois et de petits détails cosy – couvertures, coussins, déco, tout invite à la détente montagnarde. Sous mon balcon, des ruches et un verger attendent l’été pour reprendre vie. Sur le versant d’en face, les mayens, maisons d’été utilisées par les bergers sur les alpages, racontent la vie profondément pastorale de ces montagnes qui vivent au rythme des saisons, et où la randonnée de printemps et d’automne semble être véritablement édénique.

    Patricia propose petits-déjeuners et goûters 100% locaux, au-dessus de son verger au fond duquel les ruches dorment sous la neige. Et surtout… elle propose des balades, en guide passionnée par sa région de cœur. C’est avec elle que je découvre le Val d’Hérens, et que je tombe profondément sous le charme.

    Les pyramides d’Euseigne

    C’est une des plus jolies curiosités du Val d’Hérens : les pyramides d’Euseigne, ces cheminées de fée sculptées par l’érosion dans les moraines. La vision de la vallée est magique, avec les pyramides qui se détachent comme des lutins facétieux au premier plan et la spectaculaire Dent blanche qui culmine à 4357m tout au fond.

    Hérémence et le barrage de la Grande Dixence

    Les villages du Val d’Hérens sont bourrés de charme. Jusque dans les années 60, la vie ici était ultra traditionnelle, comme figée dans le temps. On trouve sur les planches des habitations et des grandes des inscriptions datant de plus de 400 ans…

    Je retrouve l’émerveillement ressenti à Grimentz deux ans plus tôt, la sensation d’intemporalité radicale.
    Et puis on a construit tout au fond de la vallée l’immense barrage de la Grande Dixence, dans les années 60. Le plus haut barrage-poids du monde, pour produire de l’électricité en exploitant la force des eaux glaciaires.  Si ce barrage cédait, toute la plaine jusqu’à Genève serait noyée. Avec Patricia, nous sommes allées tout au fond de la vallée, à son pied, nous avons bu un chocolat chaud au bout du bout du monde au milieu des traces d’animaux et des légendes montagnardes, et ce mur de béton spectaculaire m’a fascinée.

    Avec le barrage, du jour au lendemain, la modernité est arrivée dans cette vallée reculée qui semblait jusqu’alors figée dans le temps. Les vieux habitants disent avoir vécu trois siècles en l’espace d’une vie, tant le changement a été colossal. Le « musée éclaté » d’Hérémence reconstitue les habitations d’avant le barrage. On a l’impression touchante d’être remonté au Moyen-Âge, c’est saisissant et très beau. Objets liturgiques, objets artisanaux, forge, atelier du menuisier, lits à tiroirs d’antan, le temps semble suspendu, et il est difficile à croire que ce que nous avons sous les yeux date de 1960 seulement – j’aurais juré que tout sortait tout droit des temps de la Contre-Réforme.

    L’église d’Hérémence, chef d’œuvre paradoxal

    Et pourtant, comme pour célébrer la nouveauté, l’église d’Hérémence est radicalement moderne. C’est une église de béton, le même béton que celui qu’on a utilisé pour le barrage, un chef d’œuvre de l’architecture contemporaine.

    Moi dont les goûts sont pourtant classiques, j’ai été marquée par la beauté nue de cette immense église dont les degrés de béton semblent refléter le dédale du cœur humain. J’y ai trouvé beaucoup de beauté et de poésie. L’âme humaine est un labyrinthe, les mystiques l’ont su bien avant Freud. C’est Sainte Thérèse d’Avila qui décrit l’âme comme un « château intérieur » : la demeure de Dieu est sous sa plume une construction baroque, tortueuse, gothique, complexe, un véritable enchevêtrement de degrés. L’église d’Hérémence, dans sa radicalité ultra moderne, a quelque chose de mystique et d’ancien, une affinité avec les secrets les plus intimes. Je ne pensais pas que cette église si radicale, si différente du confort de mes goûts usuels infiniment plus classiques, me toucherait autant.

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    Evolène, la beauté et l’histoire des femmes

    C’est non seulement le plus beau village du Val d’Hérens, mais c’est aussi officiellement un des plus beaux de Suisse. Bienvenue à Evolène, dont les hameaux disséminés tout au long de la pente semblent multiplier la beauté pittoresque et intemporelle.

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    Au pied de la majestueuse Dent Blanche, que Maupassant appelait « la monstrueuse coquette » avec ses 4357m, se déploie un vrai village de carte postale où les marques des siècles décorent harmonieusement les chalets de neige et de vieux bois. Les Haudères, la Sage, Arolla, la Forclaz… autant d’îlots de bois et de beauté au milieu de la nature préservée, autant de bouquets de merveilles décuplant la magie d’Evolène. C’est aussi un domaine skiable, et même si je n’ai pas skié cette fois, j’ai retenu la beauté de ce cadre où j’aurais adoré chausser aussi mes skis.

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    Ce sont des femmes illustres qui ont rendu célèbre Evolène.


    Il y a eu Marie Métrailler, qui a su commercialiser le fabuleux tissage manuel du Val d’Hérens et ses vêtements traditionnels de chanvre. Passant du mode de vie traditionnel à son exploitation économique, elle a permis la subsistance de ce savoir-faire, et plusieurs tisseuses travaillent aujourd’hui encore à Evolène.


    Il y a eu Marguerite Yourcenar, l’immense écrivain, qui adorait venir se reposer à l’hôtel de la Dent Blanche et y a corrigé les épreuves de ses Mémoires d’Hadrien, un de mes livres préférés. Amie des deux Maries, elle a profondément ressenti le caractère exceptionnel de ce village reculé où on comptait pas moins de dix-sept pianos, où l’art se vivait avec une étonnante pureté dans ce milieu rustique.

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    Et puis il y a Marie des Collines, une fille de paysans qui n’a pu avoir accès aux études, mais qui aimait passionnément les livres, et qui a ouvert un café littéraire et une bibliothèque en accès public à près de 2000m d’altitude… la bibliothèque existe toujours, et le restaurant des Collines a peut-être la plus belle terrasse du monde. Le lieu m’a profondément touchée.

    Evolène, un pays de femmes, un pays de reines ? Peut-être, mais ici, quand on parle de reines, on ne parle pas des femmes… mais des vaches !

    Les reines du Valais : au pays des vaches

    C’est une tradition dont j’ai ressenti la force dans les deux vallées authentiques du Valais, Val d’Anniviers et Val d’Hérens. Les vaches noires à cornes du val d’Hérens font la fierté du pays et ce sont elles qu’on nomme les reines. On utilise leur lait pour la raclette AOP, la vraie raclette du Valais, leur viande pour les salaisons labellisées Fleur d’Hérens, mais aussi et surtout… leur sens du spectacle ! Les combats de reines sont une fête ultra populaire en Valais et les vaches victorieuses sont célébrées toute leur vie. Pas de sang, pas de violence : ces vaches naturellement combattives se poussent de leurs cornes jusqu’à ce que l’une d’entre elles sorte du cercle. Avec le poids et la puissance de ces bêtes majestueuses, j’imagine la beauté du spectacle. Beaucoup ont une vache comme animal de compagnie : les reines sont si attachantes qu’on les garde jusqu’à leur belle mort… J’adorerais revenir ici pour assister à une lutte.

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    Les restaurants attachés aux produits locaux, comme le Café des Collines à Evolène, servent bien évidemment les produits des vaches du Valais. Mais pour entrer au cœur de la culture bovine valaisanne, je vous recommande un tour au Relais des reines à Vex, à cinq minutes du Rucher, le chalet de Patricia et Christine. Le repas chaleureux et convivial au Relais restera un de mes plus beaux souvenirs en Valais. Le chef nous propose une dégustation de raclette valaisanne : cinq meules différentes, mélangeant des fromages d’alpage (au goût plus fort et plus fruité) et des fromages de laiterie (au goût plus doux). Le chef fait fondre au feu de bois une meule, puis l’autre, et nous sert généreusement de chaque fromage successivement, nous permettant d’apprécier les différences de goût et de devenir de vrais gastronomes de la raclette. La qualité des produits est exceptionnelle, et le décor à la gloire des reines, extrêmement chaleureux et typique.

    J’ai adoré mon incursion authentique dans le Val d’Hérens, et dans le Valais en général. Ce canton magnifique qui incarne mon idylle alpine continue de m’attirer, et je voudrais revenir pour la grotte de glace de Zinal en hiver, et le fabuleux glacier d’Aletsch en été…

    La Suisse en hiver : autres merveilles enneigées

    Voici maintenant quelques dernières perles de Suisse en hiver, hors du Valais, dans l’Oberland bernois et dans le canton de Vaud.

    Kandersteg et le Blausee, un paysage de conte de fées

    Cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de l’étrange couleur d’un azur vif du Blausee (littéralement : lac bleu), dans la région de Bern. Selon la légende, cette teinte perçante que l’hiver n’éteint pas est due au chagrin d’amour terrible d’une belle aux yeux bleus, noyée de tristesse dans les eaux cristallines… La réalité est moins morbide, et des truites d’élevage nagent dans les yeux d’une couleur véritablement surprenante – le bleu de mes photos n’est pas accentué.

    blausee

    A deux pas de là, le village de Kandersteg a des airs de conte de fées rétro. J’aimerais revenir pour voir le lac d’Oeschinen, qui lui gèle en hiver (contrairement au Blausee), mais qui semble paradisiaque en été, et qui est accessible facilement en randonnée depuis Kandersteg.

    kandersteg suisse en hiver
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    Dans un igloo à fondue à Adelboden

    Parce qu’ils sont à la mode depuis quelques années, les igloos se sont multipliés dans les Alpes un peu partout en Europe, mais l’un des plus grands (si ce n’est le plus grand) de tous, c’est celui d’Adelboden, dans l’Oberland bernois. Il est construit chaque automne à l’aide d’un canon à neige et d’immenses ballons gonflés (autour desquels on agglomère la neige), et décoré avec beaucoup de soin. La déco change chaque année – lors de ma venue en 2018, il s’agissait des fleurs des Alpes. Vous pouvez réserver soit pour une fondue au fromage (prestation de 2h environ, tarif très abordable, vous montez à l’igloo, vous mangez votre délicieuse fondue dans un décor super exotique, et au moment où vous commencez à vous peler les miches, il est temps de redescendre et d’aller dormir tranquillou au chaud, cela vous a coûté environ 35 euros par personne et c’était très sympa), soit pour une nuit complète en igloo (c’est super, super cher, vous vous pelez gravement les fesses et finissez au bord de la pneumonie et vous avez vidé votre compte en banque pour cette session de pur masochisme glaciaire). Je vous laisse deviner laquelle des deux options je recommande chaudement (mais je respecte pleinement la liberté de disposer à votre guide de votre système immunitaire et de votre compte en banque).

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    Les vignobles de Lavaux, sur le lac Léman

    Voici une dernière merveille de Suisse, où je me suis arrêtée sur la route du retour en revenant vers la France depuis le Val d’Hérens. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, les vignobles en terrasse de Lavaux font partie des plus spectaculaires et des plus beaux du monde : des pentes incroyablement raides, multipliant les points de vue sublimes, plongeant dans le Lac Léman. A deux pas de Lausanne, on produit ici des vins gorgés de soleil et à la belle minéralité, réputés d’une qualité rare. Je sais qu’il aurait mieux valu les voir verts au printemps ou rouges à l’automne, et que la nudité de l’hiver n’était sans doute pas la saison optimale pour m’arrêter à Lavaux, mais cela faisait si longtemps que ce site me faisait rêver que j’ai choisi de ne pas résister. Et finalement, la pureté de la lumière d’hiver, le dépouillement de la végétation qui souligne les reliefs, conféraient au site une beauté de diamant brut, et je n’ai rien regretté. Le spectacle était grandiose. Je me suis arrêtée pour manger un plateau de fromages au magnifique resto et bar panoramique Le Baron Tavernier à Chexbres (une des plus belles vues sur les vignobles de Lavaux), j’ai randonné tranquillement vers le joli village de Rivaz au bord du lac, puis suis allée acheter une bouteille de blanc pour un dîner entre amies à Lavaux Vinorama, sorte de grande bibliothèque des vins de la région. C’était parfait, et cela avait un goût de revenez-y. J’aime tellement la Suisse, je suis tellement séduite par la beauté paisible de ses paysages et par sa qualité de vie que j’ai parfois la tentation d’un déménagement quelque part sur les rives du lac Léman.

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    Magnifique, paisible Suisse, tu me reverras très bientôt, j’espère.

    En 2018, j’avais été accueillie en voyage de presse par Suisse Tourisme dans le Valais, à Zermatt, Grimentz et Chandolin pour un reportage pour Version Femina. En 2020, je dois mon séjour dans le Val d’Hérens à l’invitation chaleureuse de Patricia et Christine au Chalet Le Rucher – un très grand merci d’avoir si bien pris soin de moi !

  • Onze stations de ski familiales à découvrir cet hiver

    Où skier cet hiver dans les Alpes et ailleurs ? Je vous propose onze stations de ski familiales que j’ai eu le plaisir de découvrir. Ce sont des stations à taille humaine, où la beauté du décor montagnard est préservée. On ne vient pas ici seulement pour le ski, mais pour un riche bouquet d’activités ludiques, relaxantes ou dépaysantes. Des Alpes au Pyrénées, du Jura au Massif central, des spas aux insolites, des chiens de traîneau aux raquettes nocturnes, de la motoneige au parapente, cap sur les sommets français et leur richesse hivernale. Je vous propose une sélection de petites et belles stations de ski familiales que j’ai eu le plaisir d’expérimenter l’hiver dernier, et qui méritent le détour…

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    Pralognan la Vanoise

    Des stations de ski familiales dans les Alpes

    Au soleil du Sud à Orcières-Merlette

    Orientée plein Sud sous le ciel provençal, Orcières-Merlette incarne pleinement les « Alpes du soleil ». C’est sans doute la station la plus ensoleillée que j’aie pu découvrir, mais l’altitude et les enneigeurs assurent une qualité de neige constante malgré cette chaleur provençale. Labellisée Famille +, la station s’illustre par sa crèche-garderie et son offre à destination des enfants, avec de nombreuses pistes ludiques (100km de pistes, 19,50€/j par adulte) qui en font un exemple parmi les stations de ski familiales. Pour les sensations fortes, on testera le parapente des neiges (le départ dans la pente ski aux pieds est un vrai shoot d’adrénaline !) et la tyrolienne géante, une des plus grandes des Alpes (140km/h !). Au cours de cuisine, on prépare les tourtons et ravioles du Champsaur, ou encore la confiture de fleur de mélèze, l’arbre emblématique des Alpes du Sud. Un insolite ravira les courageux : les Bains du trappeur, où on se plonge dans des baignoires de bois chauffées à la flamme au fond d’une combe gelée – un vrai décor de livre d’aventures. Et pour un spa plus paisible, on ira se faire chouchouter chez Peau d’Ours, pour un coucher de soleil sur les sommets roses dans l’eau tiède…

    Mes coups de cœur à Orcières : La visite du hameau de Prapic, vrai village pastoral des Alpes du Sud, d’une beauté de carte postale. Les bains du trappeur, une expérience vraiment inédite et puissante dans une combe sibérienne. Le soleil du sud.

    Où dormir ? A l’hôtel Les Catrems, avec ses balcons ensoleillés et son joli décor cosy, à partir de 75€/nuit en chambre double

    Retrouvez mon article complet sur Orcières-Merlette

    Soleil et solidarité à St Jean Montclar

    La seule station autogérée d’Europe continue son bonhomme de chemin et transforme l’essai : outre l’expérience humaine inédite qui confère une atmosphère incroyablement chaleureuse et solidaire à cette station dont les commerçants sont les propriétaires, on vient pour la beauté du cadre au-dessus du lac de Serre-Ponçon, le soleil des Alpes du sud, la patinoire familiale, les raquettes avec vues sublimes, les trois restaurants labellisés Maître restaurateur, ou encore le spa du domaine de l’Adoux. Montclar m’a profondément touchée et a cœur de proposer un accueil de grande qualité, une vraie variété d’expériences et un sens du service rare. Quand solidarité rime avec pur plaisir… Montclar, on en redemande.

    Mes coups de cœur à Montclar : La vue sur le lac de Serre-Ponçon et le soleil des Alpes du Sud. La qualité de l’offre gastronomique. Et surtout, l’ambiance incroyablement chaleureuse de cette station qui a réussi un vrai miracle.

    On dort où ? Au domaine de l’Adoux, très joli hôtel en pleine nature avec un beau spa et un resto labellisé maître restaurateur qui vous régale de produits régionaux. A partir de 120 €/nuit en chambre double.

    Retrouvez mon article complet sur St Jean Montclar.

    Echappées sauvages dans le Vercors

    Véritable forteresse minérale, le Vercors reste un massif sauvage et préservé, qui sied aux amoureux des grands espaces. J’ai un attachement immense à ces montagnes qui font partie des plus belles de France à mes yeux. Le Vercors, c’est l’aventure, l’inédit. Au sud du massif, on explorera chez Esprit du Nord le plus grand parcours de chiens de traîneaux des Alpes avec l’impression d’être parti dans les immensités de Laponie, avant de dormir dans une kota (cabane finlandaise) sous les sapins. A Autrans, on testera le ski de randonnée nordique sur les hauts plateaux du Vercors, seul dans un paysage de hors-piste sauvage et préservé, et on jouira des vues éblouissantes sur Grenoble et sur toute la chaîne des Alpes, avant de manger une soupe pomme/tomate au refuge des Feneys. Villard-Corrençon propose le plus grand domaine skiable du Vercors dans un décor boisé (125 km de pistes, 38€/j par adulte). Pays des champions, terrain d’entraînement privilégié des plus grands athlètes, Corrençon propose des équipements exceptionnels, comme ZeCamp, hôtel original ouvert par des champions olympiques, où on retrouvera toutes les infrastructures pour une mise en condition de pointe. A partir de 88€/nuit en chambre double. A Gresse-en-Vercors, village magnifique niché sur le flanc Est du massif, on teste le yooner (sorte de luge-trottinette) et le fatbike (un vélo des neiges) au pied des plus beaux sommets du massif dans cette petite station de ski familiale. Ici on skie avec les yeux dans le Mont Aiguille, la montagne mythique du Vercors – je rêve d’y retourner pour un envol en parapente dans ce décor légendaire. Et on se régale et dort douillettement au Chalet Preyer, resto gastronomique délicieux labellisé Maître Restaurateur et hôtel de charme.

    Mes coups de cœur dans le Vercors Les expériences outdoor incroyables : chiens de traîneau dans un espace naturel immense, ski de randonnée nordique sur les hauts plateaux. Le concept de l’hôtel ZeCamp. Gresse en Vercors, un des plus beaux villages du massif, au pied du Mont Aiguille, et le resto exquis du Chalet Preyer.

    Retrouvez mon article complet sur le Vercors en hiver

    Prendre soin de soi en Chartreuse

    Depuis mille ans, les moines sont installés au cœur des montagnes de la Chartreuse, cultivant la solitude dans ce cadre magique empreint de spiritualité. On s’approche en raquettes du sublime monastère, on vient savourer l’énergie particulière de ce massif apaisant et la beauté des villages de St Pierre et St Hugues, où le musée d’art sacral présente des œuvres religieuses contemporaines saisissantes et prouve que la mythique Chartreuse continue d’inspirer les mystiques. Parce que ce massif à la dimension spirituelle puissante apaise l’esprit et soigne le corps, on associe sophrologie, diététique et marche nordique pour une matinée rien que pour soi chez trois prestataires soucieuses de votre bien-être. On finit par un déjeuner sain et un bain avec vue sur le Grand Som chez Oréade, balnéothérapie zen : bonheur de buller dans des baignoires de bois, le regard dans les sommets… Si le repas diététique vous laisse sur votre faim, offrez-vous une halte gourmande à la chocolaterie réputée de Sandrine Chappaz : même le Ritz raffole de ses créations ! St Pierre de Chartreuse est la station de ski familiale par excellence, avec ses pistes accessibles (35km, 22,50€/j par adulte), et qui rêve de nature se lancera en ski de randonnée ou profitera du domaine nordique, avec ski de fond et biathlon.

    Mes coups de cœur en Chartreuse : La beauté incroyable du monastère de la Grande Chartreuse, puits de spiritualité. L’originalité de l’église de St Hugues, musée d’art sacral puissant. Prendre soin de soi avec sophrologie, diététique et marche nordique. Les incroyables cabanes insolites. Les chocolats de Sandrine Chappaz. L’ambiance très spirituelle de ce massif hors normes.

    Où dormir ? On s’offre une nuit romantique insolite dans une cabane tout confort sur les cimes aux Cabanes Chartreuse Insolite. Seul au monde, bien au chaud, on admirera les étoiles dans le silence des bois. Je rêve d’y retourner entre amoureux. Cette nuit a été mon insolite préféré à ce jour, alliant originalité et confort idyllique. 140€/nuit

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    Retrouvez mon article complet sur le massif de la Chartreuse

    L’idylle savoyarde à Pralognan-la-Vanoise

    C’est une des plus belles cartes postales de Savoie : tout de chalets de bois et d’authenticité préservée, le village de Pralognan est situé au cœur d’un cirque rocheux spectaculaire. C’est une de mes visions préférées de l’hiver : l’Aiguille de la Vanoise fendant le ciel savoyard au-dessus des chalets, les forêts d’épicéas qui donnent à Pralo une allure de petit Canada, les chamois sur les barres rocheuses visibles depuis les pistes… ou encore le hameau de La Croix, qui incarne pour moi l’idylle hivernale absolue. (26km de pistes, 31€/j par adulte, entrée à la piscine et patinoire comprise). En raquettes, on observe la faune incroyablement riche de la Vanoise et les hameaux perdus, ou les skieurs confirmés s’essaient au telemark, une technique de ski norvégienne qui fait (beaucoup !) travailler les fessiers. Au coucher du soleil, on teste l’atelier igloo – garantie de se congeler doigts et orteils, mais l’expérience est très ludique. On finit la journée chez Pépé Gust’, bar-resto chaleureux et inventif où on cultive l’histoire de la station. Envie d’un dîner romantique ? Rdv au Grand Bec, resto gastronomique labellisé Maître restaurateur où la cuisine de montagne prend ses lettres de noblesse.Il s’agit également d’un bel hôtel de charme avec un très bel espace piscine et spa.

    Mes coups de cœur à Pralognan la Vanoise : La beauté magique de ce village savoyard authentique et de son cadre naturel d’exception. Les restos, Pépé Gust et le Grand Bec. Les chamois, partout. Le hameau de La Croix, de toute beauté, la vision hivernale parfaite de conte de fées.

    Où dormir ? Avec ses chalets sous les sapins, l’Epicéa Lodge a des airs de petit Canada. Chambre double à partir de 81€. Plus de luxe ? Rdv au Grand Bec, romantique avec son superbe spa et fin gourmet, à partir de 140€.

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    Retrouvez mon article complet sur Pralognan la Vanoise

    Sensations fortes aux Saisies

    C’est peut-être un des plus beaux cadres naturels que j’aie eu le plaisir de découvrir à skis. Aux Saisies, on skie sous l’œil du majestueux Mont Blanc, sur un domaine immense et boisé, tout cousu de forêts de sapins et de spectaculaires panoramas sur trois massifs : Beaufortain, Aravis et Mont Blanc. Si le domaine skiable est vaste (77 km de pistes, 36,70€/j pour un adulte, 192km dans l’Espace diamant pour 42€), les Saisies s’illustrent aussi par la variété des activités. Les familles profiteront du grand-8 des neiges, étonnamment rapide mais totalement sécurisé, et d’un bel espace aqualudique avec piscine, salle de sport, salle d’escalade et spa. Pour ceux qui cherchent les sensations fortes : pourquoi ne pas s’essayer au biathlon sur l’espace nordique homologué pour les compétitions internationales, se prendre pour James Bond en motoneige, ou même conduire une dameuse ? Les romantiques préféreront une balade en traîneau, tiré par deux superbes chevaux… une des plus belles visions de mon hiver. Ce que j’aimerais encore tester aux Saisies ? Un vol en montgolfière…

    Mes coups de cœur aux Saisies : La beauté du domaine skiable, immense, magnifique, avec des panoramas incroyables sur le Mont Blanc et les Aravis. La motoneige, pour des sensations hollywoodiennes. La balade en calèche, follement romantique. La qualité de l’espace aqualudique.

     Où dormir ? Au MMV Les Chalets des Cimes, résidence locative de qualité avec piscine et spa. A partir de 700€/semaine pour 4 personnes, 1300€ pour 8.

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    Retrouvez mon article complet sur Les Saisies.

    Belle ambiance et bonnes adresses à Morzine

    Le bourg historique de Morzine cultive une atmosphère inimitable : c’est une des stations les plus animées des Alpes. Je n’ai jamais autant eu envie de faire la fête qu’à Morzine, qui vit de la tradition de l’après-ski, avec danse en bottes de ski et eurodance kitsch des années 90. Les bonnes adresses sont légion dans le vieux cœur baroque. On se régalera de spécialités maison dans une cave d’affinage à La Fruitière, un cadre absolument spectaculaire et des spécialités savoyarde d’une qualité inimitable car entièrement produites par la maison (sans mentir : la meilleure raclette de ma vie !), ou on misera sur la gastronomie de charme à La Chamade. Morzine est sans doute la station la plus riche en bonnes adresses que je connaisse, et une valeur sûre pour les amoureux voulant combiner ski et romantisme. Pour les plus teufeurs, on fêtera « l’après-ski » en musique au Tremplin et on finira dans une des nombreuses boîtes de nuit. Ne manquez pas la visite du village, avec sa sublime église baroque, ses toits d’ardoise, ou encore le merveilleux Mas de la Couttetaz, la plus vieille maison du village, transformée en chambre d’hôtes romantique. Faites aussi un tour à Avoriaz, la station futuriste sur les falaises, où on peut même dîner et dormir dans un igloo. Enfin, dévalez toute la station en luge à la tombée de la nuit, pour une vision rare du village dans le crépuscule. Si le domaine skiable est immense (107km de pistes, 38€/j par adulte, accès aux 620km des Portes du Soleil pour 51€/j), les sentiers préservés sont nombreux : on s’essaiera au ski-joering et on partira en raquettes avec une vue superbe sur les Dents du Midi. J’ai aussi adoré mon baptême de ski joering au milieu des sapins avec une jument pie de toute beauté : une expérience magique en pleine nature. Quant aux raquettes, j’ai vécu la plus belle randonnée de ma vie avec la guide Véronique, sage des montagnes et détentrice des plus beaux points de vue sur le Mont Blanc et les Aravis.

    Où dormir ? A l’Equipe, hôtel romantique au pied des pistes avec décoration originale, spa, piscine et demi-pension de qualité, à partir de 100€/nuit en chambre double.

    Mes coups de cœur à Morzine : L’Equipe, mon hôtel montagnard préféré à ce jour. Le ski joering dans un cadre fabuleusement préservé. Les restos d’une immense qualité : raclette de folie à La Fruitière, gastronomie à La Chamade. Le contraste entre la beauté baroque de Morzine et le délire architectural saisissant d’Avoriaz. L’ambiance ultra festive et chaleureuse. Les raquettes avec Véronique dans un cadre stupéfiant de beauté.

    Retrouvez mon article complet sur Morzine en hiver

    Des stations de ski familiales ailleurs en France

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    Jura

    Au cœur de l’Aubrac à Laguiole, Massif Central

    Nous sommes sur le mythique plateau de l’Aubrac, où vivent les vaches aux yeux doux. Si la station de Laguiole est petite (10km de pistes, forfait adulte 20€/j), elle propose des pistes de tout niveau, et un vaste domaine nordique (50km). On ira s’essayer au chien de traîneau en famille, et on ira découvrir les traditions aveyronnaises, filer l’aligot et goûter les farçous dans un buron de pierre autour du village d’Aubrac. Laguiole est la ville de la coutellerie, et de nombreux ateliers d’artisans se visitent. On fera un tour à Estaing, avec son château sur le Lot, la mythique Conques, un des plus beaux sanctuaires de France et un lieu de pèlerinage d’une puissance rare, ou encore et St Côme d’Olt avec son clocher tors, tous trois classés plus beaux villages de France. On découvrira l’étonnant canyon de Bozouls, curiosité géologique et architecturale qui mériterait d’être plus celèbre.

    Où dormir ? Aux villas de Labro dans une superbe villa tout confort accueillant 8 personnes, avec jacuzzi et vue sur château, idéalement située pour découvrir le Nord Aveyron. A partir de 1400€/semaine pour un grand luxe très fonctionnel.

    Retrouvez mon article complet sur l’Aubrac et sur les Villas de Labro

    Skier dans le Jura : étoiles et lacs gelés

    Aux portes de la Suisse, le Jura cultive son identité, avec ses horloges et ses caves à comté, qu’on ira découvrir au Fort des Rousses. La station des Rousses se veut familiale, avec un grand espace dédié aux plus jeunes (48km de pistes, 24€/j par adulte). Pour une expérience nature, on partira en chien de traîneau ou en calèche tirée par les chevaux comtois explorer les combes, puis en randonnées raquettes en pleine nuit sous les étoiles, pour déguster une fondue jurassienne dans une cabane de bûcheron après avoir franchi la frontière suisse, comme les contrebandiers d’autrefois. Envie de culture ? Le musée de la lunette de Morez est étonnamment prenant et permet de découvrir la riche histoire industrielle et artisanale du Jura. Une escapade romantique ? Cap sur Grande Rivière, où on s’essaiera au tai-chi avec Josiane sur le beau lac gelé, avant de déjeuner avec vue sur cette petite Sibérie franc-comtoise à l’hôtel-spa de l’Abbaye.

    Mes coups de cœur dans le Jura : La sortie en raquettes nocturnes à la nuit dans la forêt des Rousses (de préférence un jour de lune). Le sublime hôtel-spa et restaurant de l’Abbaye à Grand rivière, d’une beauté rare. Le sud du massif, dans la région de Lamoura, où j’aurais adoré faire une balade en chiens de traîneau dans les combes.

    Où dormir ? Version économique : en chalet tout confort aux Loges du Jura, avec accès à la piscine et à l’espace bien-être. A partir de 600€/semaine pour 5 personnes. Version luxe : le magnifique hôtel-spa de l’Abbaye, avec sa vue extraordinaire sur le lac gelé et sa baignoire à remous, à partir de 120€/nuit. Un de mes grands coups de cœur de l’hiver.

    stations de ski familiales dans les montagnes françaises

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