On a tous grandi avec ces images de carte postale : la cabane au fond des bois au Canada, les lacs grands comme un océan, le sirop d’érable ruisselant des arbres, l’automne flamboyant comme un incendie, les ours et les élans, et cet accent chantant comme un torrent de montagne au milieu des Rockies. Si vous aussi, vous rêvez d’un grand voyage au Canada, voici quelques idées d’évasion au pays des castors.
L’Est du Canada : les chutes du Niagara, Montréal, Toronto et la Gaspésie
C’est ainsi que j’ai découvert le Canada, en 2003. J’avais quatorze ans et je suis partie avec mes parents en road trip en famille dans l’Est canadien. Lycéenne fascinée par les grands espaces, la contre-culture et l’Amérique, j’ai croqué à pleines dents ce grand pays tout neuf qui incarnait tous mes fantasmes de liberté et d’immensité. Je me souviens du choc qu’a représenté la découverte de Toronto, ses quartiers alternatifs remplis de gothiques et de punks au look résolument insolite, à qui je rêvais de ressembler. Nous sommes montés au sommet des 553 mètres de la CN Tower et je me souviens du plaisir que j’ai eu à me faire peur en marchant sur le plancher de verre au-dessus du vide – délicieux vertige !
Juillet 2003 : ado avec ma famille en voyage au Canada, ici avec la CN Tower de Toronto
Puis nous avons mis le cap sur les chutes du Niagara. Je dois à ce face-à-face avec les cascades les plus saisissantes d’Amérique du Nord ma fascination pour l’eau vive. N’écoutez pas ceux qui vous disent que cela est trop touristique, surfait, que cela ne vaut pas le détour : la sensation de puissance et de démesure est indescriptible. Nous avons pris le bateau approchant la chute, le Maid of the Mist, du nom d’une ancienne légende indienne sur le fantôme d’une jeune fille habitant les nuées, et approché du vacarme rugissant sur les plateformes aménagées. Cela reste mon souvenir le plus fort de mon voyage au Canada.
Mon carnet de voyage d’ado fascinée par les chutes du Niagara – émerveillée !
Après un passage à Ottawa, dont je garde un souvenir flou et peu marquant, nous avons mis le cap vers Québec. Pour le voyageur français, Québec est un idéal canadien, la quintessence idyllique de la belle Province admirée. L’ado que j’étais a autant aimé la beauté élégante du château Frontenac que le parc d’attraction La Ronde aux grands 8 renversants, l’atmosphère de la vieille ville et les restos de poisson à l’ambiance chantante. Après un arrêt aux chutes de Montmorency (ma passion cascade n’était pas prête de se tarir), nous avons mis le cap vers l’Est, et fait le tour de la Gaspésie.
Les chutes de Montmorency, une des pépites de la région de Québec
Entendre les baleines chanter dans l’embouchure du Saint Laurent, si grand qu’on peine à croire qu’il s’agit d’un fleuve et non d’une mer, les voir bondir hors des vagues à Tadoussac, admirer l’iconique rocher de Percé, respirer à pleins poumons cette atmosphère d’embruns, de bruissements d’ailes et de fleurs salées avait quelque chose d’hors du temps.
Les baleines de Tadoussac
Contraste avec l’activité intense de Montréal, grande ville à l’américaine remplie de gratte-ciels et de lumières vives, où nous avions fini le périple !
L’île de Vancouver, voyage entre orques et forêts moussues
Lors d’un autre voyage, dont j’ai hélas perdu les images, j’ai pu découvrir l’île de Vancouver, dont je garde un souvenir puissant. Nous avions séjourné plusieurs jours à Tofino, l’île des surfeurs et des orques, dans une atmosphère brumeuse et humide de bout du monde mystique. Des forêts féeriques recouvraient l’île, si gorgées d’humidité que des hampes de mousse et de lichens tombaient des troncs comme des voiles de mousseline dans un bal spectral. Au loin les orques chantaient entre les vagues, une étrange mélopée qui est restée dans mon cœur et qui nimbe de magie tous mes souvenirs de Tofino. Je me souviens de surfeurs en combinaison épaisse débarquant les yeux rougis et les yeux emmêlés dans les cafés pour boire un thé brûlant, d’artistes sculptant le bois flotté, d’écologistes amoureux des cétacés, d’une ambiance cinématographique, presque irréelle. C’est mon plus beau souvenir du Canada à ce jour.
Le soir à Tofino. Une image issue de Wikimedia Commons très fidèle à mon souvenir éthéré de l’île de Vancouver, entre surfers et brumes dorées.
Les Rocheuses, de Banff à Jasper : mon rêve automnal canadien
Je suis littéralement obsédée par l’automne. Chaque année, je poursuis les couleurs partout où elles me promettent le plus beau bouquet. En 2023, j’avais imaginé mon voyage de rêve à travers l’automne canadien. Les circonstances m’ont hélas empêché de le réaliser, mais voici l’itinéraire que j’aurais réalisé, entre Calgary, Banff, Canmore et Jasper. J’aurais atterri à Calgary, avant de prendre la route pour Canmore, aux portes du parc national de Banff. Louant un chalet à Canmore, je voulais explorer le sud du Banff National Park. Au programme ? Vivre mon rêve de cow-boy dans les Rocheuses en partant pour une virée à cheval chez Banff Trail Riders, poursuivre les couleurs d’automne au Lake Minnewanka et à Cascade Falls, avant de rejoindre Banff, ses Vermillion Lakes et ses eaux thermales. Sur la route de Lake Louise, je voulais m’arrêter à Sunshine Meadows, avant de m’installer pour deux nuits à Lake Louise afin de découvrir le lac le plus iconique des Rockies : l’incontournable Lake Moraine. Randonner dans la Larch Valley (vallée des mélèzes) à l’heure où ils sont le plus flamboyants aurait été pour moi le summum de ce voyage d’automne enchanté.
L’iconique Lake Moraine, que je rêve de voir à l’automne. Photo Tobias Alt, Wikimedia Commons.
Puis nous aurions pris la plus belle route du monde, la Icefields Parkway entre Banff et Jasper, route des glaciers aux puissants paysages cinégéniques. Sur le chemin, nous aurions fait une halte panoramique à Peyto Lake, avant de rejoindre à Jasper le Lake Maligne et le Maligne Canyon, dont les reliefs abrupts et les eaux rapides sont sublimés par les couleurs de la saison rousse. Enfin, avant de rejoindre l’Europe, nous aurions vécu du côté de Calgary une aventure cow-boy rocambolesque en passant les deux derniers jours dans un ranch au cœur des montagnes. Impossible pour moi de ne pas monter à cheval en voyage au Canada !
D’autres idées de voyage au Canada
Continuer à poursuivre l’automne dans le camaïeu de feuillus du Mont Tremblant et au parc Jacques Cartier. Prendre le temps de flâner en forêt dans les Laurentides.Atterrir à Whitehorse, au beau nom si évocateur et poétique, et explorer les immensités boréales du Yukon, au pays des lynx, des ours et des lacs émeraude. Partir à la rencontre des Premières nations, de leur culture puissante et de leur lien à cette terre. Explorer le parc national de Yoho, la pépite montante des Rocheuses. Assister à un match de hockeysur glace en mangeant une poutine ou une queue de castor. Skier à Whistler dans la poudreuse la plus parfaite, la plus fine et volatile qu’on puisse jamais rencontrer. Dormir au bord de l’eau dans une cabane sur les Mille-îles du lac Ontario. Rencontrer le caribou et l’orignal, le grizzly et le renard polaire. J’ai encore tant de rêves canadiens à explorer… j’espère très fort retourner un jour à l’ombre des érables dorés. Et vous ? Où trouverez-vous votre cabane au fond des bois, au Canada ?
Connaissez-vous la Somme, le pays des plages immenses, des chevaux Henson, des cathédrales, des oiseaux par milliers et de la nature intacte ? Cela faisait longtemps que je me sentais attirée par cette destination de grands espaces et de plein air, que je m’imaginais un peu comme une autre Camargue au nord de la France. J’ai été émerveillée par la beauté de la lumière sur les plages immenses du Nord, par la sensation de liberté et d’infini, par la gentillesse des gens que nous avons rencontrés et par la richesse de la faune qu’on croise sur les rivages de la Somme. Mais le meilleur ? C’est que les animaux sauvages ne sont pas les seuls à en profiter : oui, vous pouvez visiter la Somme avec votre chien ! Depuis plusieurs années, la Somme a pris ce virage du tourisme à quatre pattes, notamment la destination Fort-Mahon-Plage dans la vallée de la Somme, labellisée « toutourisme ». Elle a été notre camp de base pendant plusieurs jours, avant de continuer en direction d’Amiens pour notre circuit « dog friendly ». Ce fut un grand bonheur d’avoir pu vivre tout cela avec Nevada la golden retriever et Sigma la border collie, nos chiennes chéries. Ce pays d’oiseaux et de roseaux est l’ami de tous les animaux. La Somme est une pionnière du tourisme canin : voyager avec son meilleur ami, c’est possible ici. Nous avons partout été très bien accueillies et j’ai été surprise par le nombre d’espaces accessibles aux chiens : sentiers, plages, hébergements, activités, ils sont nombreux à accepter nos amis à 4 pattes. Et je crois que les chiennes se sont régalés autant que nous. Sentiers de randonnée accessibles aux chiens, hôtels et restaurants qui les accueillent (dont certains labellisés « qualidog »), activités possibles avec les quatre pattes, nous avons découvert de super adresses et expériences compatibles avec le tourisme canin. Pour visiter la Somme, sauvage et sublime, en version canine, vous êtes au bon endroit : voici un guide du voyage en vallée de la Somme avec son chien !
Voyager dans la Somme avec son chien : grands espaces…… nature préservée…… patrimoine mémorable !
Nous avons réalisé ce reportage toutourisme dans la Somme en trio : Marion Carcel à la photo et Pauline Filippelli à la vidéo. Toutes les photos de cet article sont l’œuvre de Marion. La vidéo de Pauline illustrant ce séjour dans le nord avec nos amis à quatre pattesest juste en dessous.
De gauche à droite : Pauline, Ariane (moi) et Marion dans la Somme avec nos chiennes Sigma (la border) et Nevada (la golden). Photos Marion CarcelPauline à la vidéo, Marion prend la photo !
Voyager dans la Somme avec son chien : la vidéo
Pour découvrir la beauté de la Somme en vidéo, je vous propose ces belles images réalisées par Pauline Filippelli : 3 minutes de douceur, d’envolées et de câlins canins !
Explorer la vallée de la Somme avec son chien
Si une partie de la baie de Somme est interdite aux chiens (notamment la célèbre réserve du Marquenterre, où il ne sera pas possible de venir avec notre animal), il existe de très belles alternatives, des baies magnifiques et des réserves naturelles où les chiens sont autorisés.
Visiter la Somme : le Marquenterre avec son chien
Le Marquenterre, pays légendaire ! Nous en rêvions depuis longtemps. Voici plusieurs sites superbes à explorer avec son chien dans la région de Fort-Mahon et de Quend, dans la Somme.
Sur les plages du Marquenterre avec nos chiennes
Connaissez-vous la Baie d’Authie, un site méconnu de la Somme, beau et résolument nature ? Ici les chiens sont autorisés et il y a tant à explorer. Partez, en solo ou, mieux encore, avec une guide nature, à la découverte du milieu exceptionnel de la baie d’Authie. Entre prés salés, marais et plantes incroyables, jusqu’à l’embouchure qui ouvre une magnifique vue sur la mer, la balade est superbe et la présence de la guide nous a permis d’explorer de façon approfondie et de découvrir des curiosités à côté desquelles nous serions passées sans elle. Odile, merveilleuse guide nature, nous fait goûter aux plantes comestibles comme la salicorne et l’aster maritime (aussi appelée oreille de cochon), admirer les délicats lilas de mer, découvrir les plus petites escargots du monde, les hydrobies, et nous apprend toutes sortes de choses passionnantes sur ce milieu d’exception. Elle nous a même prêté des bottes de pluie (indispensable pour explorer la baie d’Authie) !
Exploration de la baie d’Authie avec Odile, guide nature passionnante
Partez explorer le sentier de la dune à Fort-Mahon. Là encore, les chiens sont les bienvenus, et cette belle balade vallonnée entre dune et plage sur des sentiers faciles est accessible à toute la famille.
Rendez-vous au centre équestre de l’Etrier pour découvrir le cheval emblématique de la Somme, le Henson, race naturelle de territoire française. Tout comme le Camargue ou le cheval du Vercors, le Henson fait partie du patrimoine équin français : il s’agit de races adaptées à leur milieu et qui ont évolué pour s’y conformer. Les Henson, qui ont un petit quelque chose du fjord, sont de ravissants poneys bruns dont le look me séduit énormément. Je rêve de revenir explorer la baie sur le dos d’un Henson – des randos équestres sont organisées !
Vous rêviez de la réserve du Marquenterre, mais elle est interdite aux chiens ? Allez à celle de Grand-Laviers, ils sont autorisés ! Vous pourrez observer des dizaines d’espèces d’oiseaux depuis les affûts aménagés, et écouter les explications passionnantes de la guide qui répertorie les oiseaux migrateurs, et surveille les nombreuses populations de passage ou installées dans cette réserve d’une grande richesse. Mais vous y verrez aussi amon coup de cœur poilu dans la Somme : la vache des Highlands ! Elle entretient les prés, elle est tellement mignonne et elle me donne furieusement envie de cornemuse… la Somme a des airs de grand nord sauvage avec elle !
La réserve de Grand-LaviersUne belle découverte natureLes vaches des Highlands en baie de Somme
L’office du toutourisme à Fort-Mahon-Plage
Besoin de plus de conseils et de bonnes adresses pour explorer la destination ? Rdv à l’office du (tou)tourisme à Fort-Mahon-Plage où les chiens seront accueillis comme des rois et où on vous remettra un super guide, Le guide du toutourisme, pour trouver tous les sentiers, restos et activités qui accueillent les 4 pattes. Vous recevrez (ou plutôt, votre compagnon recevra !) aussi des cadeaux, des friandises, ainsi que l’accès au toutou bar avec eaux et croquettes. L’accueil est chaleureux ! Et on vous recommandera les plages autorisées aux chiens…
Toutourisme dans la Somme à Fort-Mahon-Plage
Aller à la plage avec son chien dans la Somme
Quelles plages sont autorisées aux chiens dans la Somme ? Autour de Fort-Mahon-Plage, l’office du (tou)tourisme a pu nous renseigner et nous fournir le guide les indiquant. Ce qui nous a permis de vivre un superbe coucher de soleil sur la plage avec nos chiens entre Quend et Fort-Mahon, sur les immensités littorales du Marquenterre. Grandiose !
Le bonheur de trouver des plages autorisées aux chiens dans la Somme
Une belle adresse Qualidog dans la Somme : Pierre & Vacances Belle Dune
Vous avez envie de vacances à la plage avec votre chien ? Direction le village Pierre & Vacances Belle Dune à Fort-Mahon-Plage dans la Somme. Avec ses canaux et ses pans de bois colorés, la résidence est belle et délicieusement rétro. Je lui ai trouvé des airs de carte postale ancienne !
La résidence Pierre & Vacances Belle Dune est labellisée Qualidog et nos chiennes Nevada et Sigma y ont reçu un accueil 5 étoiles. Elles ont pu accéder à tous les espaces, y compris le restaurant où nous avons pris petit déjeuner et dîner – c’était excellent et l’accueil était chaleureux.
Un hébergement qualidog dans la Somme : la résidence Belle Dune à Fort-Mahon
La Somme est magnifique, entre plages immenses, faune sauvage en liberté, patrimoine authentique et belles rencontres, et on a trouvé que Belle Dune était un merveilleux camp de base pour se reposer, savourer et explorer.
Châteaux et forêts enchantées de la Somme, avec nos chiens
Envies de visites patrimoine où les chiens sont autorisés ? La vallée de la Somme offre de belles opportunités.
Nous avons eu un coup de foudre total pour le merveilleux château de Regnière-Écluse. Cette féerie architecturale est depuis 1000 ans dans les mains de la même famille, ce qui permet de traverser les époques, du Moyen-Âge aux folies XIXe en passant par les lumières Renaissance et les curiosités baroques. Ce château est de toute beauté et regorge de détails – amis des bêtes, cherchez les licornes cachées dans les frises ! Le propriétaire adore les chiens et permet de venir avec les siens.
Un château de conte de fées dans la Somme
Partez pour une balade ou une randonnée dans la forêt de Crécy ! Ces bois regorgent à la fois d’arbres remarquables, ainsi qualifiés pour leur beauté, leur âge ou leur rareté, mais aussi d’arbres sculptés. Des œuvres d’art en pleine forêt, à explorer truffe à l’air et souliers en liberté ! Les chiennes se sont régalées.
Amiens, capitale de la Somme, avec son chien
Une virée toutourisme en Somme ? Votre voyage passera sans doute par Amiens, cette ville a du chien ! Quelques idées pour l’explorer :
Même si vous ne pourrez pas entrer à l’intérieur avec votre chien, relayez-vous pour visiter la cathédrale. Elle est somptueuse et gigantesque : c’est la plus grande de France ! Ses dimensions monumentales impressionnent et sa richesse architecturale fascine. Il s’agit d’un chef d’œuvre gothique incontournable et il m’était impossible de quitter la Somme sans l’avoir visitée.
Connaissez-vous les hortillonnages ? Ces jardins ont été bâtis sur l’eau au Moyen Âge par l’Eglise soucieuse d’étendre les terres agricoles, une véritable prouesse technologique qui a su résister aux assauts du temps et des flots. Ces parcelles sont entièrement entourées de canaux, donnant l’illusion de « jardins flottants », et on ne s’y déplace que par voie d’eau. J’ai eu un énorme coup de foudre pour les hortillonnages, curiosité historique et patrimoniale d’exception, à l’ambiance profondément sereine. Je vous recommande VRAIMENT le tour en barque à cornet traditionnelle : vous ne verrez ça nulle part ailleurs ! Ce labyrinthe vert en pleine ville est incroyablement insolite et apaisant et j’aurais voulu y rester toute la journée, voire une nuit : il est possible de dormir dans une cabane sur certaines des petites îles ouvertes à la location. Les animaux sont acceptés et c’était une super expérience pour tout le monde, à 2 et 4 pattes : nous guettions les fleurs et les curiosités, et les chiennes les oiseaux vivant au creux des îlots !
Dans les hortillonnages d’Amiens, en barque à cornet traditionnelle Un univers enchanteur
Amiens est réputée pour ses canaux et son street art. Nous sommes parties pour une petite balade dans les canaux colorés à la recherche des œuvres, et on a même trouvé des pattounes ! Destination dog friendly jusqu’au bout des griffes…
Une bonne adresse où déjeuner à Amiens quand on visite la Somme (avec ou sans son chien) : le restaurant Le Quai. On a adoré le cadre à la fois moderne et chaleureux au bord des canaux et à deux pas de la cathédrale, et la cuisine gastronomique créative et savoureuse. Bien sûr, les chiens sont admis, et l’accueil très sympathique. On nous a dit que le président Macron appréciait l’adresse !
Voyager dans la Somme avec son chien : arriver en train
Venant du sud de la France, nous sommes arrivées dans la Somme par le rail. TER + TGV ou TGV + TER, nous avons traversé toute la France par voie ferroviaire ! Les tarifs pour voyager en train avec un animal varient en fonction des régions et des trajets. Nos chiennes avaient leur propre billet pour chaque trajet. Au moment de notre voyage (septembre 2023), nous avons payé 5 euros dans les TER et 7 euros dans les TGV – n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un guichet SNCF ! Notre périple dans la Somme a débuté à Amiens, où nous avons ensuite loué une voiture.
De belles vacances dans la Somme pour Nevada et Sigma
Merci à Somme Tourisme et notamment à Justine pour cette belle mission qui a réjoui les 2 & les 4 pattes.
Avez-vous eu déjà l’impression d’être hors du temps, dans une carte postale de France éternelle ? En vallée de la Dordogne, côté Corrèze, nous avons vécu des expériences inouïes qui nous ont donné la sensation que le temps avait suspendu son vol. Argentat-sur-Dordogne, les tours de Merle, le rocher du Peintre, les balades en gabare sur la Dordogne, sont autant de tableaux intemporels d’une France de conte de fées. La vallée de la Dordogne, j’ai l’impression de l’avoir toujours connue, arpentée en rêve avant de l’explorer à pied, en barque et à cheval. Elle ne fait pas seulement partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, elle appartient aussi à l’imaginaire français, et c’est une sublime destination de vacances. Pour un magnifique séjour entre patrimoine et pleine nature, sports outdoor, grands espaces et pépites insolites, direction les rives de la Dordogne, je vous dirai que voir, que faire et que vivre autour d’Argentat-sur-Dordogne, en Corrèze. La vallée de la Dordogne se partage entre les superbes départements du Lot et de la Corrèze. Pour l’explorer côté Lot, je vous invite à découvrir cet article : road trip dans le Lot, avec notamment Rocamadour et le gouffre de Padirac. Mais cette fois-ci, je vous emmène côté Corrèze, dans la petite région de la Xaintrie, autour d’Argentat-sur-Dordogne. Au programme ? Trois hébergements insolites follement exotiques, des alpagas, un site d’escalade unique au monde, une virée en gabare sur la Dordogne, de l’équitation, les tours de Merle, le rocher du peintre, le point de vue de Roc Castel, les quais et la réserve naturelle départementale d’Argentat-sur-Dordogne. Moi aussi, j’ai désormais « la Corrèze en cathéter », comme le dit la chanson. Pour préparer vos vacances en vallée de la Dordogne et découvrir que voir, que faire, que vivre autour d’Argentat-sur-Dordogne, suivez le guide !
Une région poétique…A explorer au fil de la rivièreentre sports outdoor et insolites !
J’ai réalisé ce reportage en vallée de la Dordogne en duo avec mon amie et binôme Marion alias Foehn Photographie. Toutes les photos de cet article à l’exception des images au drone sont les siennes.
Marion grimpant à Notre Dame du Roc
Que voir en vallée de la Dordogne ? Les incontournables, côté Corrèze
« Mon amour, je t’ai vue au beau milieu d’un rêve… » Voyager en vallée de la Dordogne, c’est entrer dans un paysage imaginaire. N’avez vous pas une impression de déjà vu ? Ces maisons d’Argentat-sur-Dordogne où la pierre blonde, la lauze et le bois peint viennent se marier au reflet. Ces châteaux en ruines de Xaintrie qui font écho à la clameur de tant de chevaliers et seigneurs jaloux de la beauté de la vallée. N’entendez vous pas le pas des chevaux à l’assaut de la colline ? Écoutez… au loin le chant des gabariers courageux sur la sauvage rivière Dordogne, qui descendent au péril de leur vie des barques taillées de leurs mains pour transporter les précieuses marchandises jusqu’à l’embouchure. C’est avant les barrages et la rivière assagie, c’est à l’heure des périls et des prières. Embarquez sur la gabare, le conteur fait revivre l’histoire. Montez au rocher du peintre, où la Cère serpente au milieu des gorges verdoyantes. La sublime et saisissante vallée de la Dordogne, nous l’avons tous déjà visitée en songe, à travers les cartes postales et les livres d’images – est-ce qu’il n’est pas temps d’aller la voir en vrai ? Voici un tour d’horizon de quelques sites emblématiques, à voir absolument lors de votre voyage en Corrèze.
La virée en gabare : un incontournable absolu !
Se promener sur les quais d’Argentat-sur-Dordogne
C’est la vision saisissante que vous aurez dès l’arrivée à Argentat : le reflet de ces maisons de marchands, qui disent les heures les plus opulentes de la vallée de la Dordogne, dans l’eau de la rivière. Prenez le temps de flâner sur les quais d’Argentat, surtout au petit matin, quand le reflet est le plus parfait.
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Le midi, savourez l’ambiance joyeuse, et allez déjeuner au bord de l’eau. Nous avons beaucoup aimé notre repas à l’Auberge des Gabariers : cadre délicieusement fleuri sur les quais, et assiette qui fait la part belle aux produits locaux, poissons de rivière et légumes de saison ! Si vous vous demandez ce qu’est un gabarier, continuez à lire…
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La balade en gabare sur la Dordogne avec la Spontournoise
C’est un incontournable absolu en vallée de la Dordogne : se promener sur la rivière dans une gabare, une barque traditionnelle, symbole de l’histoire tumultueuse et passionnante de cette région qui fut rythmée par le roulement des eaux. Il fut un temps où la Dordogne n’était pas cadenassée et assagie par des barrages, et où elle jaillissait, dangereuse, impétueuse, au milieu de rives sauvages. A cette époque, celle qu’on surnommait la Dame Blanche – tant elle était torrentielle et puissante – n’était navigable que lors d’une brève période de l’année, quelques semaines, pas plus. Durant toute l’année, les commerçants d’Argentat-sur-Dordogne construisaient avec des bois flottés (insubmersibles) les gabares, au fond plat et à la construction singulière, pour embarquer les marchandises jusqu’à l’estuaire de la Gironde. C’était un voyage de presque un mois, périlleux, exposant au risque des naufrages et du non-retour, mais qui pouvait aussi être joyeux, arrosé d’alcool, d’écume et de chansons. Si les gabariers arrivaient à bon port, la barque serait détruite (car il était rigoureusement impossible de remonter la Dordogne à contre-courant), et les matelots triomphants reviendraient à pied dans les forêts de la Xaintrie…
Avec La Spontournoise, un pilote et un conteur vous proposent de revivre cette aventure palpitante. Vous naviguez dans le cadre superbe des rives verdoyantes de la Xaintrie tandis qu’un conteur attachant et talentueux retracera l’histoire avec force théâtre et chansons. On a adoré l’expérience. C’est une chouette balade familiale et on la recommande de 9 mois à 99 ans.
Les tours de Merle, la carte postale de la vallée de la Dordogne
C’est un des sites les plus poétiques de Corrèze, un des plus emblématiques : une colline sur laquelle trônent les ruines de plusieurs châteaux médiévaux. Les nombreux panoramas sur les tours de Merle sont d’une beauté saisissante, c’est un incontournable absolu. Carrefour commercial stratégique, la vallée de la Dordogne fut convoitée par de nombreux seigneurs aux grandes heures du Moyen-Âge. Les tours de Merle sont un rare exemple de co-seigneurerie : plusieurs familles puissantes se sont partagé la jouissance de ce promontoire, le contrôle de la vallée et des routes en contrebas, ainsi que les fruits du droit de passage. Il en résulte une architecture atypique, hors normes, un enchevêtrement de donjons et de tourelles, d’anciennes cours et ponts, où l’imaginaire convoque troubadours et chevaliers…
Si vous partez pour une randonnée à la journée avec la ferme équestre de Mialaret, vous aurez le privilège rare de découvrir les tours de Merle à cheval. Une vision magique !
Les points de vue en vallée de la Dordogne : rocher du peintre, Roc Castel
Le panorama sur les tours de Merle a été mon coup de cœur absolu, mais je dois vous signaler deux autres points de vue absolument grandioses en Xaintrie, sur la rive corrézienne de la Dordogne.
Le rocher du Peintre, qui domine les gorges de la Cère, est un belvédère envoûtant sur un vertigineux canyon où coulent les méandres d’une rivière. Nous sommes à la rencontre de trois départements, Corrèze, Lot et Cantal, au cœur de ce beau et doux Massif central dont les profondeurs poétiques me fascinent de plus en plus.
Le belvédère de Roc Castel offre un point de vue fabuleux sur un des plus beaux méandres de la Dordogne. Il est accessible par une petite randonnée assez facile, avec un petit dénivelé restant familial. Envie de profiter de ce panorama sans marcher ? Dormez dans la plus haute des cabanes de l’hébergement insolite Hêtre sous le charme, elle est sublimement placée !
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Corrèze sportive : activités outdoor en vallée de la Dordogne
Nous sommes au cœur de la Corrèze verdoyante, dans un pays de grands espaces, de pleine nature, d’oxygène et de forêts. C’est le paradis des sports de pleine nature et nous nous sommes régalées !
Escalade et via ferrata sur les rives de la Dordogne
Au sud de la Corrèze, la sublime vallée de la Dordogne est un eldorado de grimpe, avec ses blocs granitiques colossaux dans des sites majestueux.
A Argentat-sur-Dordogne, proche du barrage de Chastang, la société Escapade Nature a aménagé une via ferrata surplombant les rives de la Dordogne. Nous n’avons pas testé la via (nous étions parties pour une matinée d’escalade), mais nous l’avons vue de loin, et elle semble très belle et ludique, avec de nombreux ateliers vertigineux, des ponts de singe et autres ponts népalais, pour jouer à défier le vertige en toute sécurité. A proximité, proche du barrage de Chastang, se trouve également un site escalade école avec des voies faciles pour s’initier à la verticalité. Attention aux digitales (les fleurs roses sur ces photos), elles sont aussi belles que toxiques – ne laissez pas un enfant les toucher.
Puis Marion et moi avons repris la route et gagné un second site d’escalade, un peu plus difficile en termes de niveau (cotations de voies globalement dans le 6, avec quelques itinéraires plus faciles), mais d’une beauté et d’une singularité inouïes. C’est tout simplement l’un des plus beaux sites d’escalade que je connaisse, une pépite ! Les falaises se dressent de part et d’autre d’une superbe chapelle au toit d’ardoise, Notre-Dame-du-Roc. Le site d’escalade le plus mystique du monde ! Où comment élever son âme vers le salut éternel… à la force de ses bras 😉
J’ai rarement eu un panorama aussi original au sommet d’une voie d’escalade : les voies permettent de s’élever au-dessus de la merveilleuse chapelle Notre Dame du Roc, et la vue en fin de parcours est d’une beauté rare. Meilleure motivation à arriver en haut, véritable coup de foudre pour ce site unique ! La qualité du rocher, granite compact, et la diversité des voies, ajoutent encore au charme du lieu. On y aurait volontiers passé la journée.
Alors, quelle voie prendrez-vous pour monter vers les cieux ? Celle de la prière ou celle du caillou, ou bien on combine pour plus de sûreté ?
La ferme équestre de Mialaret : équitation et chevaliers !
Marion et moi avons eu un énorme coup de foudre pour la ferme équestre de Mialaret et avons rêvé de revenir une semaine entière chevaucher dans les forêts de Xaintrie avec eux : la qualité des chevaux, la gentillesse de l’encadrement, la beauté grandiose des paysages, cette ferme a TOUT. Si vous êtes en quête de tourisme équestre de qualité en France, que vous rêvez d’une journée ou d’une semaine de randonnée à cheval, n’hésitez pas, faites leur signe. La ferme équestre de Mialaret propose des itinéraires de durée variable, une demi-journée, une journée, trois jours, six jours, etc, pour explorer la beauté de la vallée de la Dordogne. Vous pourrez accéder aux plus beaux sites de ce coin de Corrèze à cheval, par exemple les iconiques tours de Merle !
Aux tours de Merle avec la Ferme équestre de Mialaret
Tous les chevaux sont nés ici, car la ferme de Mialaret est aussi un élevage de chevaux barbes, et ont été dressés par les mains expertes et patientes des adorables propriétaires, de vrais hommes de chevaux pleins de talent et de bienveillance. La cavalerie est exceptionnelle : les chevaux sont tous magnifiques, sociables, joyeux et vifs sans être jamais coquins, de parfaits chevaux d’extérieur à qui on peut se fier. J’aime énormément le cheval barbe, un véritable athlète polyvalent et bien dans sa tête, et ce troupeau ne fait que renforcer mon ressenti ! J’aime aussi énormément le fait de voir se côtoyer poulains, juments gestantes, étalons, hongres et vieux à la retraite. Cette vie de troupeau en extérieur sculpte un mental équilibré et harmonieux.
Quant aux itinéraires, ils sont magnifiques : rivières moussues, longues allées sablonneuses, forêts enchanteresses, villages à la Cendrillon, châteaux en ruine, panoramas surplombant la Dordogne, on découvre à dos de cheval les plus beaux sites de ce joli coin de Corrèze. La Xaintrie me semble être le paradis des cavaliers. On recommande absolument !
Un bon resto à proximité de la ferme équestre : A 8 minutes de route, on a eu un coup de cœur pour La vache qui fume, super joli resto typiquement limousin avec sa déco décalée, mi-tradi mi-arty, ses plats de viande & ses options végétariennes savoureuses. Au beau milieu de la campagne corrézienne, un joli bistrot chaleureux à la fois authentique et singulier, une belle adresse !
Marcher et courir à la réserve départementale de biodiversité d’Argentat-sur-Dordogne
Pour une jolie marche contemplative, pour se cacher à l’affût et guetter les oiseaux, ou pour un jogging sur les passerelles aménagées, on a adoré explorer la réserve naturelle d’Argentat. Son histoire est celle d’une jolie résurrection. Cette ancienne gravière, devenue friche industrielle à l’abandon, a été acquise par le département de la Corrèze en 2017, et a bénéficié d’un programme complet de réhabilitation et renaturation. Les aménagements intelligents ont permis à la fois de créer un abri à une faune et une flore précieuse, qui lui valent aujourd’hui un classement Espace Naturel Sensible, et d’offrir au public un merveilleux lieu de balade à deux pas de la ville, sur de beaux pontons de bois clairs jetés au milieu des étangs, au milieu des ajoncs et des fleurs. La richesse notamment ornithologique de ce site refuge est étonnante – les observations sont de qualité pour les curieux, les photographes et les passionnés de faune aviaire.
Conseil de visite : le département de la Corrèze a fait développer une appli très sympa pour faciliter la visite de la réserve de biodiversité. Disponible dans l’Apple Store gratuitement, l’appli s’appelle tout simplement Réserve de biodiversité et propose des informations précieuses sur la richesse du milieu que vous découvrirez ici.
Un joli resto à proximité : à deux pas de la réserve départementale de biodiversité, RDV à la guinguette Du pré à l’assiette, super joli resto à l’ambiance estivale en bord de l’eau, avec un accueil chaleureux et soigné, de belles assiettes colorées et une ambiance joyeuse. On a beaucoup apprécié le cadre, la convivialité et les saveurs corréziennes.
Pique-nique fait à la guinguette, pris aux tours de Merle
Hébergements insolites et curiosités en vallée de la Dordogne : la Corrèze romantique et décalée
Vous rêvez d’une nuit hors du temps en vallée de la Dordogne, suspendue dans les arbres, plongée dans un conte ou blottie dans un jardin fleuri ? Vous avez envie d’une nuit de parenthèse romantique, d’une escapade hors du temps ou d’une aventure en famille. Je vous propose de découvrir trois hébergements insolites de charme au cœur des forêts et rivières de Corrèze.
Cabanes dans les arbres en Corrèze : Hêtre sous le charme
Le plus panoramique de mes insolites en Dordogne ? Ce sont ces cabanes perchées au-dessus du plus beau méandre de la Dordogne, le belvédère de Roc Castel. Chaque cabane est complètement isolée, pour une vue grandiose et sans vis-à-vis – la plus haute de toutes me semble être la plus luxueuse et majestueuse, visez la si vous avez envie d’une folie ! La cabane s’enroule autour du tronc, les branches entrent dans la chambre joliment décorée, on cultive une atmosphère arboricole à la Peter Pan que j’ai adorée. Les panoramas à travers les branches sur la rivière qui s’écoule dans la lumière verte sont magiques.
Quant au repas, pris sur la terrasse avec une vue incroyable, il est résolument ancré dans le terroir du Sud-Ouest, le pays du canard et de la fraise ! Nous sommes à deux pas de Beaulieu-sur-Dordogne, où a lieu chaque mois de mai la fête de la fraise ; nous sommes au pays du foie gras, du confit et du canard sous toutes ses formes, et on en profite à Hêtre sous le charme.
Jardin magique, yourte et ateliers fleuris : Les Jardins d’Yzorche
Le plus zen et floral de mes hébergements insolites corréziens ? Ce sont bien sûr les Jardins d’Yzorche. Une superbe yourte au milieu d’un jardin enchanté où Javotte cultive tisanes et plantes médicinales, voilà, ce qui vous attend aux jardins. Vous pourrez marcher pieds nus au milieu des plantes aromatiques, médicinales, des fleurs et des fruits, câliner l’âne Valentin, admirer la beauté des compositions florales, et même participer à un atelier fabuleux : une initiation à l’olfactothérapie. Dans sa jolie cabane lumineuse au fond du jardin, Javotte nous fait sentir des huiles essentielles et nous invite à libérer notre imagination et les évocations associées. Étonnant, puissant, poétique !
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Si vous restez dormir à la yourte, vous aurez droit à un dîner absolument fabuleux, sans doute notre plus beau repas en Corrèze : un repas fait maison avec les produits du jardin, créatif et coloré, des saveurs exquises entre fleurs, poissons et fruits. C’est réellement une parenthèse hors du temps – bienvenue aux jardins d’Yzorche !
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Au pays des contes de fées : La ferme des histoires mélangées
Croyez-vous aux contes de fées ? Si oui, je vous emmène découvrir le plus épique de mes insolites sur les rives de la Dordogne. Sur les rives de la Corrèze, la vallée de la Dordogne est un grimoire. Reflets enchanteurs, ruines chevaleresques et forêts moussues racontent mille légendes d’antan. Nous avons commencé notre découverte de cette destination sublime par un hébergement à la hauteur du mythe.
La Ferme des histoires mélangées, ce sont six hébergements nichés dans la forêt, six cabanes absolument différentes, chacun racontant un conte que vous pouvez réinventer. Chacune est incroyable et aucune ne ressemble à une autre. L’une m’évoque Alice au pays des merveilles, l’autre une expédition sélénite. Quant à la nôtre… elle s’appelle le Terrier et elle m’évoquait le Seigneur des Anneaux, Harry Potter et Boucle d’Or dans la maison des trois ours. Et vous, à quoi vous fait-elle penser ? Quel conte aimeriez-vous y écrire ?
Les alpagas de la Paneterie : la rencontre insolite en vallée de la Dordogne
Quand on m’a parlé des alpagas de la Paneterie, j’étais contente : j’adore les bestioles et j’ai vu Kuzco, j’étais partante. Mais en vérité, je ne pouvais pas imaginer que cette visite saurait me toucher et me passionner à ce point. Nous avons vraiment, vraiment adoré la rencontre avec les alpagas de la Paneterie chez François-Xavier, et nous vous recommandons très chaleureusement cette visite hors-normes. François-Xavier est un grand passionné et un homme infiniment attachant, à l’esprit artiste et au sens esthétique très puissant, et il a su bâtir autour de l’alpaga un véritable sanctuaire. Rendez-vous compte : cette laine est la plus noble du monde, « laine des dieux » jadis réservée aux plus puissants. Sa qualité est incomparable et exige un processus de tissage d’une minutie infinie. Pour nous permettre de comprendre chaque étape, et mettre en valeur les produits de la fibre d’alpaga, François-Xavier a bâti un temple, un véritable temple à l’allure antique, lieu de culte rendu à l’animal sacré ! Le processus est passionnant, la boutique de toute beauté, et nous avons été fascinées par cet animal étonnant dont l’élevage est délicat et complexe.
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Que vous aimiez déjà l’alpaga ou que vous soyez novice, allez-y, vous ne le regretterez pas : c’est un lieu hors du temps et une rencontre mémorable !
Continuer à explorer la vallée de la Dordogne & le Limousin
La vallée de la Dordogne, côté Corrèze, nous a émerveillées par sa richesse et sa diversité, ses insolites et son ancrage profond dans une nature préservée. Une vraie belle découverte qui a un goût de reviens-y… cela tombe bien, le blog Itinera Magica l’aimait déjà !
Pour découvrir la vallée de la Dordogne côté Lot, avec notamment Rocamadour, Padirac et Martel : road trip dans le Lot
Pour poursuivre le road trip limousin en Creuse et en Haute-Vienne : mes perles du Limousin
Désormais, je rêve de revenir par ici, descendre le cours de la Dordogne en canoë au milieu des châteaux, ou encore monter à cheval au milieu des prairies limousines sur le plateau de Millevaches… merveilleux coin de France ! N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour d’autres idées d’escapades françaises.
Un grand merci à la vallée de la Dordogne et à la Corrèze, et tout particulièrement à Marion et Gilles, pour ce séjour magnifique qui ne nous a donné qu’une envie : revenir par ici !
Connaissez-vous le Limousin, cette région verdoyante au cœur authentique de la France, côté Ouest ? Connaissez-vous la Creuse et la Haute-Vienne, Aubusson et ses tapisseries, Limoges et ses porcelaines, le plateau de Millevaches, les sites chers aux peintres impressionnistes, de Corot à Monet, les Pierres Jaumâtres et la Pierre Branlante, les monts de Guéret et les monts d’Ambazac, le château de Boussac et les châteaux de Richard Cœur de Lion ? Peut-être pas, car le Limousin est un secret encore trop bien gardé. C’était notre troisième voyage dans la Creuse, le deuxième en Haute-Vienne, et nous n’en revenons pas de la beauté, la richesse, la diversité de cette destination où la nature a la place de s’exprimer. A l’heure où on parle de surtourisme, le Limousin est un merveilleux antidote : venez ici respirer et vous émerveiller ! Cette ancienne région culturelle et historique, aujourd’hui intégrée à la Nouvelle-Aquitaine, rassemble trois départements merveilleusement riches en nature et patrimoine : la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Dans cet article, je vous propose de partir à la chasse aux pépites limousines en Creuse et en Haute-Vienne. Au programme, Aubusson, Saint-Junien, des virées équestres en pleine nature, de fabuleuses adresses, des tonnes de choses à voir et d’expériences à vivre pour organiser votre beau voyage au cœur du Limousin. Une escapade élégante en pleine nature dans la Creuse, des insolites et des rencontres authentiques en Haute-Vienne, de la randonnée et des chevaux, des églises et des artistes, et surtout, de bonnes tables – venez !
La Pierre Branlante, en Haute-VienneLes Pierres Jaumâtres, en CreuseLa tour de Toulx-Sainte-CroixLac de Saint Pardoux
Pour retrouver mes précédents articles de blog consacrés au voyage dans la Creuse et la Haute-Vienne, suivez les liens :
La Creuse au printemps : Aubusson, les Pierres Jaumâtres, de l’équitation, Moutier-d’Ahun, le lac de Vassivière, escalade à Bourganeuf, la vallée des Peintres, le château de Boussac… La Haute-Vienne au printemps: Limoges, les porcelaines, le château de Châlus-Chabrol, le château de Bonneval, le lac de Saint Pardoux, la voie verte, de bonnes tables et des adresses de charme… La Creuse en automne : des adresses romantiques inouïes, les jardins de Val Maubrune, l’arboretum de la Sédelle, les monts de Guéret version sportive, une table gastronomique…
Pour encore plus d’idées de choses à voir et à faire en Creuse et en Haute-Vienne, lisez la suite !
En pleine nature au cœur du Limousin : escapades vertes en Creuse et en Haute-Vienne
Le Limousin, verdoyant, bucolique, authentique ? Cette destination est un trésor. Granites druidiques, bocages chantants, méandres poétiques, villages grandioses, adresses fabuleuses entre Creuse et Haute-Vienne, elle a tout pour elle et elle m’émerveille à chaque fois. Ici, on a la place de respirer et de vivre. Forêts bruissant de songes, lacs immenses, sentiers fleuris, prairies luxuriantes, cette terre de bocages, de moyenne montagne et de bois est comme un livre de contes – la nature parfaite, comme on la dessinerait un enfant rêveur. Voici des idées résolument nature.
A cheval aux Pierres Jaumâtres : séjour équestre de rêve dans la Creuse
Si vous n’aviez su qu’elles étaient en Creuse, auriez-vous su deviner où ces pierres fascinantes se dressaient ? Ces énormes blocs de granite qui me rappellent les plages des Seychelles, ou le cadre secret d’une réunion druidique ? Ce sont les Pierres Jaumâtres. Auréolées de mystère et de magie, elles demeurent un de mes plus grands coups de foudre en Limousin. Et je vous propose de les découvrir de la plus belle façon qui soit : à cheval, avec les écuries de la Maison de Fleurat, en randonnée à la journée.
Les Pierres Jaumâtres à cheval
Nous avons fait une des plus belles randonnées équestres de notre vie avec La maison de Fleurat, fabuleux gîte équestre et chambre d’hôtes (retrouvez la maison en elle-même dans la partie Bonnes adresses, elle vaut le détour !). Judith et Julien proposent de sublimes balades à cheval dans les paysages creusois, sur des sentiers équestres d’une beauté rare. Nous quittons les écuries, et nous sommes aussitôt plongés dans un décor parfait : sentiers forestiers délicieusement suspendus entre ombre et lumières, prairies fleuries, paysages de clochers, de bocages et de grandes échappées. La Creuse possède un superbe réseau de sentiers équestres au sol parfait, souple et sans cailloux – le rêve du cavalier ! Quant au décor… Ces châteaux de conte de fées où on peut librement venir se promener telle une Cendrillon sur son destrier ? Ces bois où se coursent les lièvres et les écureuils, ces haies fleuries, ces étangs, ces forêts enchantées où les mousses tissent des baldaquins, ces murets de pierre longeant les troncs noueux ? Je me sens perpétuellement plongée dans un Walt Disney… mais le meilleur est à venir.
.Pays de châteaux et de forêts enchantées
Nous commençons par faire une halte à Toulx-Sainte-Croix, un des villages les plus insolites de la Creuse. Perché au sommet d’une colline, son architecture romane sereine me rappelle la beauté de Moutier-d’Ahun. Mais la curiosité, c’est l’église coupée en deux : le chœur d’un côté, le clocher de l’autre, ce qui nous permet littéralement de traverser l’église à cheval. Nous montons ensuite à la tour d’observation, véritable phare pour rêveurs et astronomes. Ce n’est pas un donjon, mais la folie rêveuse d’un abbé amoureux de constellations : elle a été édifiée dans les années 1930 pour admirer les étoiles. Du haut de la tour de Toulx-Sainte-Croix, sept départements sont visibles – le phare du Limousin !
Vous prendrez un supplément d’euphorie ? Le pur bonheur, c’est d’arriver à cheval au coucher de soleil dans un des plus beaux sites que je connaisse, les Pierres Jaumâtres. Si Panoramix a caché une fiole de potion magique quelque part en Gaule, ne cherchez plus, c’est ici ! Ce site druidique est un véritable enchantement. Arpenter à cheval ce décor intemporel et grandiose, c’est un privilège inouï… N’hésitez pas à contacter la Maison de Fleurat, qui propose de beaux séjours équestres sous différents formats, libres ou accompagnés, à la semaine ou à la journée !
Des panoramas majestueux
Un déjeuner ou un dîner aux Pierres Jaumâtres : on a beaucoup aimé le Chalet des Pierres Jaumâtres, sa situation idéale juste au pied des pierres, ses murs peints aux décors du site, sa cuisine creusoise authentique et la gentillesse du service. L’esprit Creuse à table !
Le lac de Saint Pardoux, poumon vert (et bleu !) du Limousin
Avez-vous besoin de nature, d’air et de verdure ? J’ai pour vous un lieu apaisant qui respire la douceur de vivre. Au pied des monts d’Ambazac en Haute-Vienne, le lac de Saint Pardoux est un poumon vert, un océan intérieur où on pratique des tonnes d’activités sur et autour de l’eau.
Marion et moi y étions déjà venues au printemps dernier pour une belle session de tir-à-l’arc. Cette fois, nous sommes allées chercher un ponton aménagé panoramique, qui offre une vue merveilleuse sur le lac de Saint-Pardoux. Nous avons vu de nombreux véliplanchistes, cela m’a tentée ! Et pourquoi pas un tour en bateau ? J’aime la douceur arborée de ce lac si préservé…
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Comment trouver le ponton panoramique du lac de Saint-Pardoux : il se situe non loin de la piscine de Saint-Pardoux, après l’aire de camping-car. Vous pouvez vous garer près de la piscine et marcher jusqu’à l’aire de camping-car, il est juste au-dessus !
Les monts d’Ambazac, la montagne limousine
Moi qui suis complètement accro aux Alpes, je découvre peu à peu les charmes d’autres massifs de moyenne montagne française qui m’émerveillent par leur douceur bucolique, leurs sentiers de randonnée, leurs grands espaces préservés, leur agriculture de prairies à fleurs et à vaches paisibles. J’ai adoré les Vosges à Gérardmer et sur la route des Chalots, je suis tombée amoureuse des grands espaces du Massif central dans le Mézenc, en Lozère, sur l’Aubrac en Aveyron et dans le Lot. Dans le Limousin, c’est toujours le Massif central qui fait battre mon cœur : je rêve d’aller explorer le plateau de Millevaches, et lors de ce dernier voyage, j’ai eu un énorme coup de foudre pour les monts d’Ambazac. Au cœur du Limousin, ils culminent à 700m et forment le contrefort le plus occidental du massif central. Et j’ai été émerveillée par leur nature verdoyante idyllique ! Dès le premier regard, quelque chose m’a frappée au cœur : la profusion de rhododendrons. Le rhododendron, du grec arbre à roses, illumine les montagnes de ses floraisons exubérantes. Je suis capable de partir en randonnée des heures juste pour admirer une forêt de rhododendrons, c’est une de mes fleurs préférées. Et dans les Monts d’Ambazac, le sol granitique, l’humidité généreuse et le climat amène offrent un berceau parfait aux rhododendrons et autres azalées. C’est dans les monts d’Ambazac que j’ai vu les plus beaux rhododendrons de ma vie à ce jour – et pour moi, cela suffit à rêver d’y retourner ! Mais s’il vous faut plus d’arguments, sachez qu’il y a énormément à faire dans ce massif.
Les monts d’Ambazac offrent de multiples sentiers de randonnée. Nous avons triché en allant directement à la Pierre Branlante, le plus beau panorama sur les Monts d’Ambazac, mais j’ai repéré de très beaux itinéraires pédestres pour y cheminer en douceur, de belles traversées des Monts en balcon sur le Limousin verdoyant !
Envie de VTT ? Le bike park des Monts d’Ambazac nous a beaucoup tentées, avec ses très beaux itinéraires de VTT de descente de tous niveaux – parfait pour débuter, s’initier ou se perfectionner dans un cadre superbe ! Enfin, je rêve de revenir pour l’équitation : le centre équestre des Monts d’Ambazac propose des parcours magnifiques pour randonner à cheval au cœur du Limousin.
Passion cheval à la Ferme de la Chevêche
Pour un superbe camp de base au cœur des Monts d’Ambazac, RDV dans la section Bonnes adresses : on a adoré le gîte à la Ferme de la Chevêche !
Le Limousin des impressionnistes : le Site Corot à Saint-Junien
Vous connaissez sans doute la Normandie des impressionnistes, les jardins de Monet à Giverny, les voiles de Honfleur et les prairies de l’Eure. Mais saviez-vous que le Limousin a été, à la même époque et en proportion égale, une immense source d’inspiration pour les peintres impressionnistes ? Les artistes profitaient des liaisons ferroviaires faciles depuis Paris pour aller s’inspirer des paysages bucoliques du Limousin. Lors de notre voyage de printemps dans la Creuse, nous avions été émerveillées par Crozant, son méandre, son rocher de la Fileuse, sa forteresse, représentés par des cohortes d’artistes à la fin du XIXe siècle, au point qu’on parle d’école de Crozant. Parce que le Limousin est beau comme une image, nous avons continué notre voyage au gré des pinceaux… direction Saint-Junien et son merveilleux site Corot ! Ce site enchanteur appartient à la route de la Vallée des Peintres, qui s’étend entre Berry et Limousin, sur les traces de Georges Sand…
C’est une magnifique balade en bord de rivière, le long de la Glane, qui joue à cascader entre vasques et petites chutes avant sa confluence avec la Vienne. Le site est accessible au public facilement, c’est une balade familiale bucolique et charmante, mais qui recèle aussi des recoins plus secrets, des détours moins accessibles, de sorte que chacun peut adapter sa promenade : flânerie romantique facile ou aventure sauvage dans les méandres de la Glane, contemplatif ou sportif, chacun choisira ! Marion et moi nous sommes rêvé pinceau à la main dans ce décor elfique, infiniment poétique. Ici, la rivière cataracte au milieu des galets, où sculpte des piscines en clair-obscur. Là, un chêne celtique semble jaillir d’un bloc de granite, comme une autre Excalibur limousine au lieu du tronc noueux. Plus loin, on joue à chercher les traces du passage des impressionnistes : le portrait de Camille Corot s’imprime sur la roche, où on découvre le chalet où il aimait venir se réfugier. Tout semble intact, parfait, comme dans une capsule temporelle préservée.
Sur les traces des peintresLe chalet de Corot
Au détour de la rivière, on tombe sur une ancienne manufacture, investie par des artistes : figurines de papiers, poèmes d’André Duprat et invitations poétiques libres ornent ses murs usés par le temps. Le site Corot invite à poursuivre le rêve, et à prendre à son tour le crayon ou la plume…
Un parc animalier atypique dans la Creuse : La Ferme des Clautres
Vous n’aimez pas les zoos ? Peut-être serez-vous séduit par le parc animalier complètement atypique de la Ferme des Clautres. Ici, pas d’animaux sauvages – pas de lions, de tigres, de dauphins, etc -, mais uniquement des animaux domestiques et de ferme du monde entier, s’ébattant dans de grandes prairies en pleine campagne creusoise. Préparez-vous à rencontrer des animaux tous plus extraordinaires les uns que les autres, des plus classiques (mais adorables) comme les cochons d’inde, les poneys et les lapins, aux plus originaux : lamas, alpagas, chèvres de Sicile au look fabuleux, et un nombre incroyable d’oiseaux – car le propriétaire de cette ferme hors normes est fou du genre aviaire. Des faisans tous plus beaux les uns que les autres, multicolores, dorés, sacrés (ce parc a déclenché chez moi une passion nouvelle pour la famille faisan !), des canards aux reflets moirés, des nandous, des grues aux crêtes de soleil, c’est un véritable charivari de bestioles extraordinaires, attachantes, mémorables, qui vivent dans de très belles conditions, sont très sociables, ont beaucoup d’espace et d’interactions avec leurs congénères et avec d’autres espèces.
Corollaire génial : parce que nous n’avons pas affaire à des animaux sauvages, mais à des animaux apprivoisés, il est permis d’interagir avec eux si l’animal le souhaite et vient vers vous (s’il ne le souhaite pas, il sera à l’autre bout de son pré et vous snobera royalement). Seule exception, les grues : on vous met en garde, ce sont des vilaines, et tant pis pour vous si vous tenez à vous faire pincer les doigts…
Marion et moi avons adoré La Ferme des Clautres, et je vous la recommande vraiment – avec enfants bien sûr, mais sans aussi, si vous adorez comme nous les animaux. Nous nous sommes régalées à découvrir tous ces animaux plus exceptionnels les uns que les autres, les regarder jouer, admirer les couleurs inouïes de leurs poils et plumes… un véritable festival !
Si vous voulez prolonger l’expérience : il est possible de dormir dans un hébergement insolite, une tente de style safari au beau milieu du pré des camélidés. Si voyager à Oman est un peu loin, tentez le Limousin, cela vaut le coup !
Esprit Creuse : idées pour explorer la belle Aubusson
Aubusson, ville merveilleuse, pépite de la Creuse ! Marion et moi avons adoré cette cité majestueuse, capitale de la tapisserie nichée dans un méandre de la rivière. Je vous parlais déjà longuement d’Aubusson dans mon précédent article sur une escapade creusoise au printemps. Nous avons eu plaisir à la retrouver.
Quelques idées pour savourer Aubusson :
Flâner entre hauteurs et rivières, se balader du côté du Pont de la Terrade, de la tour de l’Horloge, des ruines du château, savourer la beauté pittoresque de cette cité riche de siècles d’histoire. Aubusson est belle, elle mérite qu’on l’explore !
Visiter l’extraordinaire Cité internationale de la tapisserie pour découvrir le puissant travail des lissiers à travers les âges, des splendeurs Renaissance au meilleur de la création contemporaine. En ce moment, on y tisse un cycle Miyazaki et il est d’une beauté INOUÏE. L’œuvre onirique et colorée de l’artiste japonais se prête merveilleusement au travail des lissiers et ancrent résolument la tapisserie dans la modernité. Du Seigneur des Anneaux au Château dans le ciel, rien ne mieux que ces cycles contemporains spectaculaires pour s’initier à la magie de la tapisserie. Miyazaki semble né pour être tissé : les couleurs, les détails, la puissance des scènes, cela vaut le détour !
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Continuer la visite au merveilleux et intimiste Musée des cartons de tapisserie, une véritable antre des merveilles où on remonte le temps dans une sublime maison capsule temporelle où on se croirait revenu au 18e siècle. Mon coup de cœur absolu – plus d’infos dans cet article sur Aubusson !
Aller déjeuner au restaurant de l’hôtel Le France, une véritable institution d’Aubusson, à qui un entrepreneur engagé et passionné a su donner un nouveau souffle empreint d’authenticité et de créativité. Dans les magnifiques décors du France, une carte brasserie le midi avec un menu unique chaque jour de la semaine pendant un mois, et une carte gastronomique au dîner le soir. C’est beau, c’est bon et on y respire l’âme d’Aubusson ! Ce lieu est emblématique de l’Esprit Creuse qui souffle sur la destination : gastronomie ancrée dans le terroir, authenticité, respect de l’histoire et des gens. Cela a été pour nous une belle rencontre, et nous avons très envie de revenir un soir pour découvrir la carte gastronomique dans la belle salle lambrissée.
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Aller boire un verre sur une des belles terrasses riantes du cœur de ville, par exemple au savoureux Café du commerce. Ambiance chaleureuse, déco créative et originale, accueil affable, une jolie adresse !
Prendre le goûter au café A Côté chez Les Maisons du Pont, sous le plus joli pont ancien de cette cité bercée par les eaux, goûter la tarte aux fraises et le petit creusois, gâteau signature de la région, un délice aux noisettes…
Visiter Saint Junien, la belle aux gants : idées pour explorer la Haute-Vienne
Saint Junien ? C’est la deuxième ville la plus importante de Haute-Vienne, derrière Limoges, la capitale départementale. Je l’avoue : je n’avais jamais entendu parler de Saint Junien avant notre visite, et je suis repartie avec la sensation d’avoir découvert une perle méconnue, entre ganteries, ostensions et patrimoine médiéval. Voici quelques idées pour l’explorer.
Remonter le temps à Notre Dame du Pont. Cela a été ma première vision de Saint Junien, et elle est saisissante : vous traversez la Vienne sur un extraordinaire pont médiéval préservé, qui enjambe le fleuve depuis le XIIIe siècle. J’aime infiniment cette architecture qui a traversé les âges et témoigne de la richesse inouïe du patrimoine limousin. En tête de pont, la petite chapelle Notre Dame, édifiée en 1451, a reçu notamment la visite de Louis XI, et parachève la carte postale chevaleresque.
Admirer le panorama depuis les terrasses de Saint Amand. Au-dessus de la Vienne, cette ancienne abbaye offre ses balcons ensoleillés et ses vues plongeantes à la flânerie.
S’émerveiller à la collégiale Saint Junien, un véritable coup de foudre pour moi : cette somptueuse église est d’une richesse architecturale et historique exceptionnelle. Le premier oratoire date du VIe ou VIIe siècle, et il est dû à la popularité populaire du pèlerinage vers les reliques de Junien, un ermite et saint installé dans les bois limousins, auréolé du prestige de guérisseur. Dès l’époque de Grégoire de Tours, l’ampleur du pèlerinage impressionne l’évêque, qui ordonne l’édification d’une église de taille à accueillir les foules. La collégiale Saint Junien telle qu’on la voit aujourd’hui est une merveille romane dont la construction s’est échelonnée du XIe au XIIIe siècle, et d’une richesse incroyable : fresques romanes sur la voûte, chapiteaux sculptés, hautes voûtes en berceau, tombeau de Saint Junien richement sculpté, j’aurais aimé passer des heures à la détailler.
La collégiale Saint Junien
Elle continue d’accueillir un impressionnant pèlerinage, les ostensions limousines, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. J’adorerais voir la ville en fête, toute pavoisée aux couleurs de l’anachorète miraculeux ! Cela semble être une magnifique manifestation, à la fois religieuse, patrimoniale et populaire.
Limoges a la porcelaine, Saint Junien a la mégisserie et la ganterie. La ville a fait fortune dans le commerce des peaux, et la ganterie reste une institution locale, avec plusieurs ateliers artisanaux de grande qualité. Nous allons visiter les ateliers de la ganterie Agnelle, où nous découvrons la précision et la minutie investies dans l’ensemble du processus de création d’un gant, ce qui permet à Agnelle de fournir aujourd’hui les plus grandes marques – Dior, Vuitton – et de nombreuses stars. J’avais beaucoup aimé découvrir le savoir-faire français en maroquinerie et ganterie en Aveyron – Saint Junien est un autre lieu incontournable du travail du cuir délicat !
Au détour d’une ruelle, faites halte à la Pâtisserie Faure, qui a développé le délicieux gâteau typique de Saint Junien : l’Aréna, un véritable régal artisanal à l’amande !
L’Aréna de Saint Junien !
Envie de vous régaler ? J’ai eu un vrai coup de coeur pour le Castel de Glane à St Junien, fabuleux resto installé au cœur d’un château. Le cadre est sublime et l’assiette délicieuse, remplie de couleurs, de fruits, de saveurs légères et créatives – vraiment le type de cuisine que je préfère, hyper originale et fraîche, avec un grand respect du produit et un service attentionné. Exquis !
Si nous avions eu plus de temps, j’aurais adoré franchir le pont Notre Dame en direction de Rochechouart, qui semble être un des plus jolis villages de la région. Une météorite s’est écrasée ici il y a 207 millions d’années, formant un des plus grands cratères sur la croûte terrestre – mais sa trace s’est aujourd’hui estompée, et ce que je retiens, c’est la silhouette superbe du château sur sa colline, et l’étonnante vrille du clocher tors, ou clocher flammé. J’avais découvert cette curiosité architecturale à Saint Côme d’Olt en Aveyron, et je suis absolument fascinée par les rares clochers tors de France – Rochechouart vaut le détour ! A proximité, mettez-vous au vert Chez Lauryvan, joli resto de charme au cœur des bois…
De belles adresses en Limousin : hôtels de charme et insolites en Creuse & Haute-Vienne
Où dormir lors de votre séjour dans le Limousin ? J’ai plaisir à découvrir de belles adresses, et Marion et moi avons déniché de vraies pépites en Creuse et en Haute-Vienne. Côté chic et élégance en Creuse, côté nature et insolite en Haute-Vienne, voici nos découvertes 2023.
Escapade luxueuse dans la Creuse : hôtels et chambres d’hôtes romantiques
Je vous l’ai souvent dit : parmi les plus belles adresses que j’ai découvertes en France, de nombreuses sont dans la Creuse. Ma plus belle cabane ? Celle du Château de Mémanat en Creuse. Ma plus belle nuit en château ? La Creuzette à Boussac. Les deux adresses sont à retrouver dans mon article consacré à la Creuse en automne – pour un séjour infiniment romantique, allez jeter un coup d’oeil ! Follement élégante, cette destination recèle de nombreux joyaux. Pour une escapade follement romantique, une détente en pleine nature en famille ou entre amies, pensez à la Creuse, les hébergements sont magiques avec un excellent rapport qualité-prix.
L’ancienne perception à Boussac Cette incroyable maison médiévale datant du XVe siècle, avec sa tour en colimaçon évoquant le donjon d’un château, ses escaliers poétiques et ses boiseries anciennes, a été restaurée de main de maître par un adorable couple flamand qui en fait une chambre d’hôtes de conte de fées. La maîtresse des lieux est peintre, son magnifique atelier est niché au rez-de-chaussée, et elle a su reproduire de main de maître les techniques picturales du XVIIIe siècle. Les chambres sont donc ornées de somptueuses fresques qui m’évoquent l’époque de Watteau et qui rendent hommage à la beauté de la Creuse : dans notre chambre, nous reconnaissions le château de Boussac… Entre décors oniriques, baldaquins princiers et meubles anciens, L’Ancienne perception est une fabuleuse capsule temporelle, animée par un esprit artiste d’une rare originalité. A cela s’ajoute un petit-déjeuner absolument délicieux, confectionné avec amour dans la belle cuisine ancienne qui m’évoque, elle, un tableau de Rembrandt !
L’Ancienne PerceptionBaldaquins et charme d’antanPetit déjeuner fabuleuxHors du tempsNos hôtes dans l’atelier d’artiste
La maison de Fleurat à Domeyrot. Vous avez vu les merveilleux chevaux de La maison de Fleurat, mais vous n’aviez pas encore vu la beauté de la maison ! C’est tout simplement le plus beau gîte équestre que je connaisse, le plus cosy et luxueux. Nous avons adoré le merveilleux bain nordique avec vue sur les chevaux, et notre chambre aux ours polaires si cosy, si lumineuse. On retrouve avec bonheur en table d’hôtes la merveilleuse cuisine de Judith, qui fait la part belle aux saveurs d’ailleurs et aux plantes du jardin. Vous n’êtes pas branché équitation ? Cela n’est pas grave, venez pour la beauté de la maison, ou pour un séjour yoga ! Judith organise régulièrement des retraites avec des enseignants, et a dédié une belle salle à la pratique du yoga. La maison de Fleurat est une bulle de douceur en Creuse, un endroit que je vous recommande très, très chaleureusement. On commence à se sentir comme à la maison dans ce petit paradis rempli de chevaux, d’animaux et de fleurs !
Douceur à la Maison de FleuratLe bain nordique.Notre chambre superbe.Passion yoga
Insolite et typique : hébergements nature de charme en Haute Vienne
Quand je pense à des vacances douces et verdoyantes, entre campagne et forêt, je pense immédiatement au Limousin. Tous les hébergements que nous avons découvert en Haute-Vienne sont des petits paradis en pleine nature, où le vert inonde les fenêtres, où l’esprit s’apaise et où on prend le temps de vivre. Lors de notre dernier séjour autour de Limoges et du sud de la Haute-Vienne, nous avions découvert avec bonheur un gîte au charme de cottage anglais dans la campagne à deux pas de Limoges, et l’insolite le plus incroyable que je connaisse, une gare changée en chambre d’hôtes bonbonnière à la déco fabuleuse, La Gare aux Oiseaux. Nous continuons notre exploration sous le signe de la nature et de l’insolite…
La roulotte de la Chouette des Granges. Et notre première nuit a réalisé un petit fantasme. Je dois l’avouer : je connais par coeur toutes les chansons de Kendji, et à chaque pèlerinage des gitans en Camargue, je m’émerveille comme une gamine qui rêve d’Esmeralda devant les roulottes multicolores. C’est pour moi un symbole de grandes routes et de vastes horizons. Envie de dormir dans une roulotte tout confort au cœur d’une nature verdoyante ? Cela se passe à La Chouette des Granges, sur la commune des Salles-Lavauguyon. Croyez-en Martial : « est-ce que c’est le paradis ? Non, ce sont les Salles-Lavauguyon ! » L’accueil est chaleureux et familial, on se sent chouchouté et entouré de délicates attentions qui font plaisir. Spacieuse, confortable, avec une vraie salle de bain et une petite cuisine, la roulotte est vraiment fonctionnelle et jolie, avec plein de détails charmants et de rangements bien pensés. On peut sans souci y passer plusieurs nuits ! Et on se retrouve au vert, niché au coeur d’une nature rayonnante et préservée. J’ai adoré le petit-déjeuner avec jus d’orange pressé et yaourt aux fraises fraîches sur la pelouse, dans la lumière du levant. Le Limousin, c’est un pays de surprises et d’insolites, de paysages verdoyants, de patrimoine puissant et de rencontres authentiques. Et cette adresse est un ravissant camp de base. En plus, les gentils chiens sont acceptés.
Roulotte de charme à la Chouette des granges.Petit paradis
Le Gîte de la Chevêche. Je vous ai dit mon amour pour les Monts d’Ambazac et leurs rhododendrons luxuriants. En suivant la piste des rhododendrons, j’ai trouvé dans un jardin le plus beau buisson que j’aie jamais vu – c’était de bon augure, car c’était le jardin du Gîte de la Chevêche, et nous avons eu un énorme coup de cœur pour cet hébergement. On a adoré cette maison montagnarde traditionnelle, mais lumineuse et fonctionnelle, entourée d’un superbe jardin aux roses trémières et décorée avec charme et goût. Des produits locaux dans le frigo, des savons artisanaux dans la salle de bain, un accueil super chaleureux par la famille, et une belle originalité : ici, on travaille la terre en permaculture et en traction animale avec la puissante et magnifique jument Chiara. Nous avons beaucoup apprécié le beau moment de partage avec Valeen et Vincent, qui nous ont montré les outils et les techniques utilisés pour travailler la terre sans déstructurer le sol et permettre aux patates de pousser dans les meilleures conditions possibles, grâce au travail de Chiara. Chevaux, chiens, chats et rhododendrons, c’est le paradis ! Un très chouette camp de base pour explorer les monts d’Ambazac, se déconnecter du quotidien (mais il y a le wifi) et s’immerger en pleine nature dans cette belle maison.
Le gîte de la Ferme de la ChevêcheMontagne designLa belle jument CiaraHors du temps
Vous avez envie de vous offrir un beau dîner dans les Monts d’Ambazac ? Je vous propose une adresse exceptionnelle, un véritable havre de beauté en pleine nature : le Clos des Cèdres. Restaurant gastronomique d’une élégance folle, jardin enchanteur, domaine de réception de mariages beau comme une fête princière (mais en plus vert), service attentionné et repas à tomber : cet endroit a tout pour lui. On a absolument adoré la déco superbe, les cocktails originaux et savoureux, et la cuisine fine, inventive, soignée, de haute volée. Venez avant l’étoile, cet endroit a un potentiel incroyable ! Un délice et une parenthèse de charme dans un jardin enchanté…
Le Clos des Cèdres
Avant de repartir, notre dernier déjeuner a été dans la ravissante Auberge de Pontabrier, situé dans un ancien moulin en bord de rivière. Déco rétro qui rappelle l’enfance de nos parents, accueil chaleureux et attentif, un vrai soin porté à nous… on a été touchées !
Auberge de Pontabrier
Continuer à explorer le Limousin
Le Limousin, on l’aime à la folie ! Chevaux et châteaux, forêts et festins, nous sommes conquises… Prochain article à suivre : la Corrèze, la troisième destination de cette région merveilleuse. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour la découvrir.
J’ai réalisé cet article en duo avec ma binôme et amie Marion alias Foehn Photographie. Toutes les photos de cet article sont les siennes.
Merci à Creuse Tourisme et à Visit Limousin pour leur accueil si chaleureux, et tout particulièrement à Alicia, Béatrice et Sophie. Le Limousin, on l’aime !
Sur les chemins de Saint Jacques, le Lot est une des plus belles étapes, un concentré de randonnées sublimes entre Figeac, Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour et Cahors. Sur le GR65 et ses variantes, le Lot offre aux marcheurs un éventail de chemin de randonnées d’une rare beauté. Randonneurs sur les chemins de Saint Jacques, vous connaissez sans doute la mythique voie du Puy – via podiensis -, le plus célèbre des chemins français menant à Compostelle. Après avoir quitté le Puy-en-Velay, traversé l’Aubrac et Conques, le GR65 conduit le pèlerin dans le Lot, au cœur du pays occitan. Ici l’eau a sculpté dans la roche dorée d’immenses plateaux de calcaires et des gorges spectaculaires où nichent les villages perchés. Saint-Cirq-Lapopie, Marcilhac, Rocamadour, autant de pépites perchées dans les causses du Quercy et de haltes sublimes sur le chemin de Saint Jacques. Je vous propose de découvrir les trois chemins de Saint Jacques qui traversent le Lot : le GR65 « classique », la variante du Célé, et la sublime variante par Rocamadour, qui a été pour moi un coup de foudre. Et je vous proposerai également de découvrir les chemins de Saint Jacques à cheval. Nous sommes au cœur du parc naturel régional des causses du Quercy, somptueux décor de pierre blonde et de rivières sinueuses. Véritable eldorado du tourisme équestre, la région invite à de longues randonnées, à pied… et à cheval. Pèlerin, randonneur, cavalier, laissez-moi tout vous raconter sur les chemins de Saint Jacques à travers les sublimes paysages du Lot.
De Figeac à Montcuq, sur le GR65… De Figeac à Rocamadour, sur le GR6…… sur la variante du Célé…… ou encore à cheval : dans le Lot, les chemins de Saint Jacques sont innombrables !
Itinéraires : les trois chemins de Saint Jacques dans le Lot
Le Lot est traversé par trois chemins jacquaires, trois variantes du pèlerinage historique vers Compostelle. La variété des itinéraires lotois qu’on peut envisager, pour tous les emprunter, de cheminer durant plusieurs semaines dans le Lot avant de poursuivre vers Saint-Jean-Pied-de-Port et l’Espagne.
Vous arrivez du Puy, et vous êtes passés par Conques. Vous entrez dans le Lot et trois options s’offrent à vous. Les trois chemins se séparent au niveau de Figeac, qui est réellement le carrefour des randonneurs.
Carte des itinéraires jacquaires dans le Lot.
Voici les trois itinéraires que vous pourrez emprunter à partir de Figeac :
Le GR65, la voie du Puy (via podiensis) classique. C’est la suite de l’itinéraire « standard » qui part du Puy-en-Velay et passe par Conques. Au départ de Figeac, le GR65 part vers le sud-ouest en passant par Gréalou, Cajarc, Varaire, Cahors, Montcuq, dernière étape lotoise avant de passer dans le Tarn-et-Garonne en direction de Moissac.
Le GR651, la variante du Célé. Il s’agit d’une alternative au GR65 qui permet de passer, après Figeac via Béduer, par un des plus beaux villages de France, Saint-Cirq-Lapopie, et par le superbe Marcilhac-sur-Célé. La variante part vers l’Ouest à Figeac et rejoint le GR65 à Cahors. Le chemin continue ensuite sur l’itinéraire classique du GR65 via Montcuq, Lauzerte, etc.
Le GR6 : le chemin de Rocamadour. Au départ de Figeac, ce chemin part vers le Nord-Ouest afin d’emmener les pèlerins vers Rocamadour, un des sanctuaires les plus iconiques de la chrétienté au Moyen-Âge. Le GR6 passe par Cardaillac, Lacapelle-Marival, Gramat, avant d’arriver à la célèbre citadelle creusée dans la falaise. Après Rocamadour, le GR6 devient le GR64 en direction de Gourdon, puis le GR652 en passant dans le Lot-et-Garonne. Cet itinéraire alternatif fait traverser Tournon d’Agenais, Villeneuve-sur-Lot, Agen, et ne rejoint le GR65 qu’une fois dans le Gers, au niveau de La Romieu.
Dans cet article, je vais évoquer le GR65, la variante du Célé ou GR651, et la voie de Rocamadour ou GR6 de Figeac à Rocamadour.
Les chemins de Saint Jacques dans le Lot : des itinéraires superbes
Mais tout d’abord, un mot d’amour à destination du Lot, qui mérite absolument qu’on s’attarde sur ses sentiers de randonnée. C’est un pays de couleurs chaudes, de rivières patientes et de villages suspendus aux falaises multicolores. Nous sommes dans le parc naturel régional des causses du Quercy, à cet endroit où la lumière du midi rencontre les premiers contreforts du Massif central. Deux rivières, le Lot et le Célé, ont creusé dans la pierre dorée des gorges sinueuses au cœur des hauts plateaux calcaire. L’ingéniosité des hommes a sublimé la singularité des sites : des châteaux troglodytes se nichent dans les falaises, et parmi les villages perchés qui nichent sur les promontoires, plusieurs ont reçu le célèbre label des « plus beaux villages de France ». Saint-Cirq-Lapopie et Rocamadour font réellement partie des plus beaux villages du monde à mes yeux, mais tous leurs voisins ne sont pas en reste – Marcilhac, Figeac, Cajarc, Cardaillac, Montcuq, que de pépites ! Le Lot est une véritable carte postale d’une France éternelle et parfaite, où la pierre, le bois et les fleurs viennent s’épouser au creux d’un méandre scintillant. Prenez le temps, Saint Jacques attendra. Le Lot est un pèlerinage en lui-même, une destination d’une rare puissance poétique.
Saint-Cirq-Lapopie, un des plus beaux villages du monde à mes yeux
Avant le Lot : du Puy-en-Velay à Conques, la via podiensis vers Saint Jacques
Je « fais Saint Jacques » petit bout par petit bout, année après année. Avec un groupe d’amis proches, nous sommes mis en chemin à l’été 2020, depuis Le Puy. Notre objectif était Conques : 210km à pied. Au début du voyage, nous ne savions pas encore si nous voulions continuer ensuite. Puis nous avons traversé les gorges de l’Allier, la Margeride, l’Aubrac, rencontré d’autres pèlerins, recueilli des prières et des chapelets, parlé, ri, souffert, vécu une expérience humaine puissante et inimitable. La magie du camino… Arrivés à Conques, notre désir était clair : nous voulions arriver un jour à Compostelle, petit bout par petit bout, été après été, en prenant notre temps, pour que ce pèlerinage devienne véritablement un chemin de vie. Un projet sur dix ans ou plus qui lie des amis qui se connaissent depuis le lycée.
Le GR65, du Puy-en-Velay à Conques
En 2020, nous avons commencé notre chemin sur le GR65 en Haute-Loire, au Puy-en-Velay.
Le Puy-en-Velay10 jours sublimes, à travers la Haute-Loire, la Lozère et l’AveyronLa majestueuse traversée de l’AubracUne superbe arrivée à Conques
A l’été 2022, nous avons repris le chemin pour une portion sublime entre deux sanctuaires de légende, deux lieux majeurs de la chrétienté médiévale : Conques à Rocamadour. Nous avons emprunté les chemins de Saint Jacques dans le Lot sur le tracé du GR6.
Sur les chemins de Saint Jacques dans le Lot : ici à Lacapelle-Marival.
A l’été 2023, nous reprenons la route à Figeac en direction de Cahors via la variante du Célé.
Les paysages grandioses du Célé : falaises dorées et patrimoine troglodyte.
Et entre temps, je suis revenue plusieurs fois en reportage dans le Lot, pour parcourir à pied, en road trip, à cheval, les chemins de Saint Jacques. Cet article est issu de ces multiples pérégrinations lotoises.
A Flaugnac, village emblématique du Quercy blanc et de ce charme poétique que j’aime tant dans le Lot. Photo Marion Carcel
Figeac, carrefour des chemins de Saint Jacques dans le Lot
Tous les chemins jacquaires conduisent à Figeac.
Figeac, c’est une sublime ville médiévale entre solarets du midi, calcaires dorés du causse, et premiers contreforts du massif central. Prosper Mérimée y voyait un joyau préservé du Moyen Âge, et elle est demeurée ainsi : loin des fronts et des tranchées, elle a été totalement épargnée par les deux guerres. Capsule temporelle d’une Europe chevaleresque, elle est un véritable bijou médiéval, où chaque porte ouvragée en ogive semble un portail vers une autre époque. La déambulation dans le cœur de ville est un vrai voyage dans le temps… L’iconique maison du Griffon, une des plus anciennes de Figeac, date du XIIe siècle ! Je l’avais adorée en 2019, lors de mon premier voyage dans le Lot, et je l’aime toujours autant – je vous laisse consulter cet article pour découvrir plus longuement cette cité de pierres, de plumes et de hiéroglyphes. On ira notamment explorer le sublime musée Champollion, fabuleux voyage à travers l’histoire de l’écriture.
La beauté d’un soir à FigeacFigeac, le charme de la vieille ville. La maison du Griffon (à gauche) est la plus ancienne de la ville.
Nous passons une merveilleuse soirée à Figeac, avec un dîner sur la place principale délicieusement vivante en cette soirée d’août. Les chats et les étourneaux nichent dans les vieilles pierres dorées, les fromages du Lot illuminent nos assiettes et les vins de la vallée du Lot chantent dans nos verres.
C’est ici, à Figeac, que vous prendrez la décision : GR65 « classique », variante du Célé ou GR6, dit aussi variante de Rocamadour ? Les chemins se séparent, mais tout est beau…
De Figeac à Rocamadour : randonner sur le GR6 dans le Lot
De Figeac à Rocamadour, ce sont presque 100 km à travers les chemins lotois de Saint Jacques, et c’est probablement une des plus belles variantes de Saint Jacques qu’on puisse imaginer. Cet itinéraire, la « variante de Rocamadour », m’a frappée par sa beauté et son unité. J’aime énormément les paysages des causses du Quercy, sublime parc naturel régional. Murets de pierres sèches habillées de mousse, authentiques cazelles (maisonnettes typiques du Lot), calcaire doré, chênes centenaires et érables déjà roussis par un été sec, sentiers forestiers… C’est beau ici, c’est doux et humain. Nombreux sur le chemin sont ceux qui accueillent les pèlerins, proposent un verre de sirop ou un café, nombreuses sont les rencontres. Nous vivons une expérience humaine belle et forte sur le GR6, entre Figeac et Rocamadour. Nous parcourons environ 25km par jour, entre forêts, causses et villages, belles églises romanes, calcaires, cairns et messages laissés par des pèlerins en quête de sens et de lien sur ces sentiers millénaires.
Le chemin de Saint Jacques nous permet de traverser un patrimoine architectural et humain exceptionnel, et la région de Figeac est riche en pépites – non seulement la ville elle-même, mais aussi les villages voisins de Cardaillac et Lacapelle-Marival sont de toute beauté. Cardaillac, classé parmi les plus beaux villages de France, nous émerveille par ses tours de guet dressées dans le ciel bleu du midi. Brocantes, petits cafés, fanions et boutiques d’art lui donnent un charme pittoresque si typique de ce midi que j’aime tant.
Cardaillac
Lacapelle-Marival, avec son impressionnant château, nous fait l’effet d’un conte de fées, d’autant que nous arrivons un soir de fête populaire et de concert, le marché nocturne gourmand. Aligot, concert de rock et lumières sur le château médiéval majestueux, c’est une belle soirée d’été !
Lacapelle-Marival
Je suis encore et toujours éblouie par la splendeur de ces villes et villages occitans, par les paysages des causses du Quercy, par la beauté singulière des maisons caussenardes lotoises, par les murets de pierre et les façades où le bois des colombages se mêle à la pierre blonde.
Paysages typiques du PNR des causses du Quercy
Gramat me séduit avec son mélange de vignes et de pierres, mâtiné de roses trémières venant parfaire la carte postale du Lot…
Dans les rues de Gramat
J’ai un véritable coup de foudre pour la portion de chemin entre Gramat et Rocamadour. Ici le chemin se sépare entre itinéraire pédestre et équestre(retrouvez plus bas dans cet article Saint Jacques à cheval dans le Lot). Plus escarpé, l’itinéraire pédestre est d’une beauté inouïe, longeant les causses et explorant des châteaux fantasmagoriques livrés aux assauts du temps. Je m’émerveille des spectaculaires moulins en ruines qui jalonnent les gorges, et des forêts enchanteresses que nous traversons où la mousse anarchique sculpte une ombre bienvenue. En haut du causse, l’eau ne stagne pas, la sécheresse accélère l’automne. En bas de la gorge, l’humidité garde les arbres verts… Contrastes sublimes de fin d’été.
Entre Gramat et Rocamadour
Sur les chemins de Saint Jacques dans le Lot : des hébergements variés
Gîte d’étapes, hôtel, chambre d’hôtes, nous varions les plaisirs.
A Figeac, nous dormons à l’hôtel Le Quatorze, joli hôtel de charme avec sa cour intérieure à deux pas du cœur historique de la cité, son accueil chaleureux et attentionné et ses jolies chambres lambrissées.
Le Quatorze, joli hôtel au coeur de Figeac
A Lacapelle-Marival, c’est une expérience typique du chemin qui nous attend : un gîte d’étapes de pèlerins simple et chaleureux avec dortoirs et chambres privées à 3 ou 4, Le cèdre bleu. On dépose ses affaires dans des bassines à l’entrée et on respecte les règles de la vie en collectivité. On y rencontre d’autres marcheurs et on s’immerge dans l’ambiance Compostelle.
Le lendemain, on vit une expérience plus luxueuse, mais tout aussi conviviale, à la superbe chambre d’hôtes Le domaine du Gravier à Gramat. On mange tous ensemble un barbecue géant sous le figuier et au bord de la piscine chez un couple adorable avec un vrai sens de l’accueil. Nous nous sentons presque en famille dans cette maison magnifique et chez ces gens adorables. Ce chemin est avant tout celui des rencontres. Le Camino est touchant…
Sur le chemin, nous nous arrêtons souvent pour boire un verre, remplir nos gourdes, faire une petite pause, dans les haltes pèlerines en bordure de GR. Cafés, cabanes, accueils chez l’habitant, nombreux sont les Lotois à ouvrir leur porte aux marcheurs. C’est une atmosphère que j’adore…
Bernard, une des jolies rencontres en chemin : il ouvre sa cazelle aux voyageurs et leur propose un verre, un gâteau, un moment de détente. La participation est libre et l’esprit, profondément chaleureux.
Et dans les restaurants, nous retrouvons souvent les délicieuses spécialités lotoises, le melon du Quercy au goût si tendre, le petit Rocamadour, exquis fromage de chèvre, ou encore les noix au chocolat… plaisirs de la route après une longue journée ! Nous faisons de grosses étapes, entre 25 et 30km, mais nous vivons un chemin épicurien où chaque dîner est une belle récompense…
Saveurs du Quercy
Certains pèlerins choisissent de ne rien réserver, et de s’arrêter au fil du chemin. Pour nous qui marchons chaque année en août, et en petit groupe, nous préférons toujours anticiper, pour être sûrs de pouvoir rester ensemble. Pour préparer votre voyage, réservez votre hébergement dans le Lot
Rocamadour, pèlerinage à part entière
Vous n’irez pas jusqu’à Saint Jacques ? Allez donc à Rocamadour, c’est un but en soi. Rocamadour n’est pas seulement un des plus beaux villages de France, un des plus saisissants avec sa verticalité vertigineuse, ses tours élancées à l’assaut de la falaise blonde du Quercy, ce n’est pas qu’une sublime carte postale. Rocamadour, c’est aussi un des sanctuaires majeurs de la chrétienté médiévale, une ville immensément sainte que le roi Saint Louis gravit à genoux. Ce sont d’innombrables miracles attribués à la Vierge Noire du sanctuaire, des guérisons, des cloches retentissant lors du sauvetage de marins naufragés loin de là. C’est l’épée Durandal fichée dans la pierre et « l’espérance ferme comme le roc ». Arriver à pied à Rocamadour au terme de notre voyage, comme les pèlerins médiévaux, c’est une émotion puissante. Recevoir la sportelle, l’insigne des pèlerins de Rocamadour depuis mille ans, des mains du prêtre dans le sanctuaire, m’a beaucoup émue. J’ai été fascinée par cette église, par les moments vécus là-bas. La nuit dans les rues illuminées, nous marchons aux lampions en procession à Marie, vierge noire de Rocamadour. Le pèlerinage redonne ses lettres de noblesse à un lieu : arriver ainsi à pied après une longue marche, c’est redécouvrir le village avec de nouveaux yeux… Notre émotion à Rocamadour a été puissante.
Arriver à pied à Rocamadour, sublime citadelle.Processions, randonneurs, touristes, marcheurs… se mêlent joyeusement.Autour de la Vierge noire, miracles et histoiresProcession nocturne à Marie
Nous avons dormi au confortable et chaleureux Relais Amadourien, où nous retrouvons d’autres pèlerins, et profité d’un sublime dernier dîner lotois au restaurant du Château, en surplomb de la cité, à la hauteur des plus hautes tours. La table est exquise et l’atmosphère, par une belle soirée d’été, si douce… un magnifique moment en apothéose de ce pèlerinage 2022.
Restaurant du Château
La variante du Célé : le GR651, via Marcilhac sur Célé et Saint-Cirq-Lapopie
La vallée du Célé, je l’ai découverte en voiture en 2019, lors de mon road trip dans le Lot. Je la traverserai de nouveau en août 2023, à pied cette fois. Nous avons choisi, au lieu du GR65 classique, la variante du Célé pour la beauté inouïe de cet itinéraire.
Paysages magiques de la vallée du Célé
Cette vallée est un véritable chapelet de villages-joyaux, dont l’authenticité et la pure beauté visuelle vous transportent. A Espagnac-Sainte-Eulalie, magnifique étape historique sur le sentier de Saint Jacques, l’imposant prieuré du Val-Paradis coiffe depuis le XIIe siècle la rivière de sa silhouette majestueuse, et accueille les pèlerins entre ses vieux murs flanqués de coquilles. A Brengues, les ruines d’un château médiéval juché sur les hauteurs offrent un panorama d’exception sur la gorge. Quant à Marcilhac-sur-Célé, il inspire mille rêveries romantiques avec son abbaye en ruines à fleur de Célé, ses maisons où le bois des colombages se mêle aux teintes chaudes des pierres du Quercy et ses balcons fleuris. Notre périple nous conduira au fil de la vallée du Célé, entre panoramas majestueux et intrigants « châteaux des Anglais », ces fortifications enchâssées dans la roche qui résonnent encore des combats de la guerre de Cent Ans.
Paysages sublimes du CéléMarcilhac-sur-CéléEspagnac-Sainte-EulalieChemins de Saint Jacques, gorges, rivières et vignes, la beauté du Célé
Et cette variante permet de rejoindre ce qui est peut-être le plus beau village de France à mes yeux : Saint-Cirq-Lapopie. « J’ai cessé de me désirer ailleurs », écrivait André Breton. Non content d’être un des « plus beaux villages de France », il fut aussi élu « village préféré des Français » – excusez du peu ! Comment ne pas tomber sous le charme d’une vision aussi saisissante ? Sur un éperon rocheux au-dessus du Lot, le village darde les tours de son église du XIVe siècle, son dédale de ruelles pavées regorgeant d’artisans céramistes et joailliers, et le rocher photogénique qui coiffe l’ensemble. Saint-Cirq-Lapopie a des airs de film médiéval grandeur nature, de capsule temporelle intacte. Impossible de voyager en France sans faire un jour halte ici. Croyez-moi : c’est inouï.
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Le GR65 : Cahors et Montcuq, sur les chemins de Saint Jacques dans le Lot
Au printemps 2023, avec mon amie et binôme Marion Carcel alias Foehn Photographie, je viens en reportage dans le Lot. Cette pérégrination dévoile un morceau des chemins jacquaires que je découvrirai cet été : Cahors et Montcuq.
Les photos de Cahors, Montcuq, Flaugnac, Castelnau-Montratier, Rouillac, Lascabanes, sont l’oeuvre de Marion.
Nous commençons par faire halte à Castelnau-Montratier, saisissant par sa chapelle néo-byzantine qui coiffe le village de sa silhouette exotique, avant de dénicher au milieu des vignes et des cyprès la belle et douce chapelle Saint-Etienne à Flaugnac. Nous sommes dans le Quercy blanc, pays des moulins et des pierres pâles, et les fleurs printanières en réhaussent la beauté.
La beauté de Castelnau-Montratier et son étonnante église byzantineLa chapelle Saint-Etienne
Puis à Lascabanes, à la chapelle Saint Jean le Froid, à la chapelle Rouillac, tous les trois situés sur le GR65, je retrouve avec émotion l’atmosphère que j’aime tant sur le chemin de Saint Jacques. Les autels couverts de prières, d’ex-voto, de chapelets, et de vœux. Les supplications autant adressées à Jésus et aux saints qu’aux frères pèlerins : « ami voyageur qui t’arrêtes dans cette église, prie pour moi… », sublime illustration de l’union de prière chère à mes coreligionnaires. Les petits objets sentimentaux laissés en offrande à Marie, les cartes postales où on griffonne une prière, les cierges brûlants et la douce odeur de cire fondue. J’aime tant Saint Jacques pour cette communauté humaine palpitante qui laisse son empreinte à chaque calvaire à la croisée des chemins, dans chaque chapelle, dans chaque oratoire de grand chemin. J’ai hâte. Hâte de reprendre la route.
La douceur des églises lotoises sur le GR65La beauté de la chapelle Rouillac, sur le GR65 entre Cahors et MontcuqTout le charme du Quercy blanc
Cahors et son sublime pont Valentré
Cahors ? J’adore. Je vais vous faire un aveu très chauvin : je suis exagérément fière d’être française. Je le ressens encore plus à chaque fois que mes amis américains me parlent d’une « maison historique de 1910 » et que je pense à ce qu’on a chez nous. La puissance du patrimoine historique, des siècles de beauté préservée. Prenez Cahors, le bijou de la vallée du Lot.
Le pont Valentré est un des plus beaux exemples d’architecture médiévale défensive au monde. Il a été bâti au XIVe siècle avec ses 3 tours majestueuses pour protéger Cahors et trône depuis, intact. Il est évidemment inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je le trouve grandiose.
Le sublime pont Valentré
Grandiose, tout comme la cathédrale Saint Etienne avec son architecture extraordinaire entre tympan gothique et coupole byzantine, qui accueille les pèlerins sur le chemin de St Jacques dans une puissante atmosphère de beauté et de recueillement. Je reviendrai à Cahors avec ma coquille, à pied, cet été.
La cathédrale Saint Etienne à Cahors
Quand je reviendrai en août, je sais déjà où nous irons manger. Juste à côté de la cathédrale, le magasin de producteurs et petit resto Les petits producteurs a été un vrai coup de coeur. Huit vignerons associés tiennent ce magasin de bons vins de la vallée du Lot et de produits du terroir du sud ouest – canard, convivialité, qualité ! Notez l’adresse, elle vaut le détour !
Les petits producteurs à Cahors : Saveurs du Quercy
Montcuq, au-delà du jeu de mots : perle du GR65
Vous venez faire le tour de Montcuq ? D’accord, la vanne est facile. Mais cela vaut vraiment le coup (Montcuq dans le Lot, pour le reste, je suis littéralement mal placée pour juger). Montcuq, dans le Quercy Blanc et sur les chemins de Saint Jacques dans le Lot, est absolument magnifique. Marion et moi sommes tombées sous le charme de ce village de carte postale parfaite, mais très vivant, animé, plein d’artisans originaux.
Nous avons eu un coup de foudre pour la beauté des maisons mêlant pierre blanche du Quercy et colombages, l’église qui accueille les pèlerins à la coquille en chemin, les rosiers innombrables et ce spectaculaire donjon médiéval trônant au cœur du village.
Montcuq
Nous dormons dans une chambre d’hôtes extraordinaire, qui accueille pèlerins et voyageurs plus distingués : la superbe Maison Saint Privat avec son jardin intérieur aux roses et araucarias, ses chambres de princesse et son p’tit dej maison fabuleux. Une véritable pépite.
La fabuleuse Maison Saint Privat
Nous faisons halte dans un café librairie merveilleux que je rêverais d’avoir à côté de chez moi ! Coup de coeur absolu pour Livres, Books and Company avec son jardin suspendu plein de chats adorables, son immense choix de livres et ses pâtisseries maison. Une bulle de bonheur ! Bref, Montcuq, ce n’est pas qu’une source de jeux de mots inépuisable, c’est une destination merveilleuse – j’adore le Lot, son charme, son sens de l’accueil. Alors, « convaincuq » ?
Livres, Books & Company : officiellement mon nouveau café préféré au monde. On aurait pu rajouter : » & cats & garden ».
Les chemins de Saint Jacques dans le Lot… à cheval. Itinéraires de randonnée équestre
Saint Jacques à cheval, est-ce possible ? Dans le Lot, oui !
A cheval près de Marcilhac avec le mas de Peyrelongue
Le Lot, un petit paradis du tourisme équestre
Dans cet eldorado du tourisme équestre, partir pour de grandes randonnées sur plusieurs jours, en fuyant les routes et en suivant des sentiers adaptés, chevaucher de gîte équestre en écurie, c’est facile. Plus de 1500 kilomètres de sentiers balisés attendent les cavaliers, dont certains GR empruntant les illustres chemins de Saint Jacques de Compostelle, et un nombre rare de structures équestres jalonne le parcours de haltes bienvenues. Ici tout est pittoresque, et le bruit des sabots au creux des combes fait écho aux grandes chevauchées des siècles passés…
Depuis 1969, l’ATE Lot, financée par le département, tisse un réseau de chemins et structures d’une grande qualité. Les 1500 kilomètres de pistes équestres et GR adaptés aux chevaux sont entretenus et balisés, bénéficiant de la vigilance collective de tous les acteurs qui les arpentent au quotidien. Chaque itinéraire équestre a son référent, qui s’engage à le parcourir au moins une fois dans l’année afin de faire remonter les besoins d’entretien, assurés par le département. Ces circuits sont également numérisés, et mis régulièrement à jour. Autre originalité, certains parcours sont spécifiquement signalés comme adaptés à la pratique de l’attelage. De nombreuses structures équestres permettent aux cavaliers de venir avec leurs propres chevaux, ou d’en louer, le label « accueil cheval » mettant en valeur les hébergements qui offrent cette possibilité. Maréchaux-ferrants et vétérinaires font également partie du réseau. Le dynamisme de l’association, la diversité des offres touristiques (circuits en autonomie, séjours équestres, stages, balades à la journée etc) et l’actualisation permanente des informations sont un véritable point fort du Lot, qui s’est résolument positionné en destination amie des cavaliers.
Près de Saint Cirq Lapopie avec la ferme de Pech MerlePrès de Cahors avec Leq Crins du Col
Echappée dorée en Quercy, le paradis des cavaliers : Pech-Merle, des chevaux d’autrefois aux randonnées d’aujourd’hui
Sur les hauteurs de Cabrerets se niche la ferme équestre du Pech-Merle, qui a le charme insolite des lieux façonnés par des mains artistes et passionnées. Le maître des lieux, Pascal Gaudebert, a tout bâti de ses propres mains sur ce site préservé qui appartenait déjà à son grand-père. Cavalier depuis toujours, travaillant autrefois pour de grandes écuries de CSO, Pascal est revenu s’installer au début des années 2000 sur les terres de ses ancêtres. Sur ce causse poétique qui surplombe la rivière, il s’initie à l’agriculture, et produit aujourd’hui son propre foin pour nourrir sa cavalerie. De la vallée du Célé à celle de l’Alzou, de Saint-Cirq-Lapopie à Rocamadour, il propose de grandes itinérances équestres dans le parc naturel des causses du Quercy, sur des durées d’un à six jours.
Pascal (à droite) et le joyeux groupe de cavaliers
Le matin, Pascal part, à cru, chercher son troupeau dans les grands prés où ils paissent sur le causse, et revient suivi d’une vingtaine de chevaux, tout auréolé de la lumière du matin. C’est une vision de livre d’images, empreinte de magie et de liberté. L’amour qu’éprouve cet enfant du pays pour cette terre de légendes et pour ses chevaux est palpable. Et parce que son gîte équestre est situé sur les chemins de Saint Jacques, il accueille avec simplicité et convivialité les cavaliers et les pèlerins dans ce site un peu hors du temps, où on célébrait déjà, il y a plus de vingt-neuf mille ans, la beauté envoûtante des chevaux au galop. Pascal est en effet le petit-fils d’André David, un des jeunes garçons qui découvrirent une des plus belles cavernes ornées de France, la grotte du Pech Merle et ses fascinantes fresques préhistoriques. La ferme équestre est située juste au-dessus de ce site archéologique exceptionnel, comme si le rêve des hommes d’autrefois se perpétuait à travers les chevaux d’aujourd’hui.
La ferme de Pech Merle
Pour en savoir plus sur la grotte du Pech-Merle et ses chevaux préhistoriques, RDV dans mon article road trip dans le Lot.
Sur le chemin des bateliers à Saint-Cirq-Lapopie
Pascal propose des itinéraires à la semaine, sur les chemins de Saint Jacques, en version équestre. Mais nous partons pour une randonnée à la journée autour du joyau du sud du Lot, Saint-Cirq-Lapopie.
La beauté du Célé
Notre but d’aujourd’hui ? Le chemin de halage de Saint-Cirq-Lapopie. Creusé à même la roche autour de 1845, il permettait de transporter le charbon des mines de Decazeville jusqu’à Bordeaux sur des gabarres en chêne de l’Aveyron, tractées à la force des hommes et parfois des mules depuis la berge, en contrant les nombreux dangers du fleuve. C’est ce sentier hors-normes que nous allons arpenter à cheval. Le chemin épouse la falaise, offrant des visions cinématographiques. Il faudra mettre pied à terre pour ne pas se cogner la tête aux fascinants boyaux de pierre qui longent le fleuve.Le spectacle est d’une beauté rare, mais au terme du chemin de halage, le décor est plus fascinant encore…
Chemin de halage de St Cirq Lapopie
Nous arrivons à Saint-Cirq-Lapopie, le plus beau village du monde… Vision inoubliable, si puissante ! Découvrir à cheval ce village d’exception procure une sensation de téléscopage inouïe. Nous sommes chevaliers, investis d’une mission, nous sommes templiers, en chemin vers Jérusalem. Les chemins de Saint Jacques n’ont jamais été aussi épiques…
Pour randonner sur les chemins de Saint Jacques à cheval : renseignez vous auprès de Pascal à la Ferme du Pech Merle !
Des grands espaces aux méandres du Célé : Le mas de Peyrelongue
Nous remontons le Célé vers le nord, jusqu’au ravissant village de Corn, où la vigne couvre les façades des maisons traditionnelles en bord de rivière. C’est ici que Gwladys Lecarpentier et Jérémy Durand ont fondé un lieu attachant et original, le Mas de Peyrelongue. Gîte confortable avec piscine, table d’hôtes chaleureuse, centre équestre imprégné d’une approche éthologique, le Mas propose des séjours équestres à la semaine, des promenades à la journée, des cours d’équitation, et même des shootings photographiques de toute beauté, comme en témoignent les nombreuses images qui jalonnent les sentiers du domaine et forment une exposition photo à ciel ouvert. Ce mas hors-normes doit beaucoup à la personnalité de ce duo attachant. A l’âge de vingt-six ans, Gwladys quitte une belle carrière parisienne pour arpenter les grands espaces. Elle parcourt plus de 8000 kilomètres en autonomie à cheval à travers l’Amérique centrale, le Maroc et le Sud de l’Europe, vivant des expériences puissantes et ramenant des images qui font aujourd’hui le charme des chambres du gîte, toutes décorées dans une ambiance différente. Cette exceptionnelle baroudeuse, qui fut présidente de l’association des cavaliers au long cours, décide à son retour en France de se consacrer à l’enseignement. En 2014, elle rencontre Jérémy, photographe et réalisateur talentueux dont les chevaux sont le sujet favori. Après plusieurs d’années d’itinérance, ils ont le coup de foudre pour les grands espaces de la vallée du Célé, les causses immenses et la beauté des maisons lotoises, et ils s’installent au Mas de Peyrelongue.
Gwladys, du Mas de Peyrelongue, et son cheval
Au coin de la vaste cheminée à l’ancienne, sous les épaisses poutres d’une ferme caussenarde d’autrefois restaurée avec talent, on goûte la cuisine de Jérémy tandis que Gwladys partage avec générosité le récit de ses belles chevauchées solitaires. Ils proposent aujourd’hui des séjours équestres clefs en main, associant randonnées à cheval, visite des sites touristiques majeurs du Lot et détente autour de la piscine. L’initiation à la photographie équine est au programme, ainsi qu’une familiarisation en douceur à l’approche éthologique que Gwladys vit au quotidien avec ses 27 chevaux, dont les gabarits vont du shetland au percheron.
Le Lot à cheval : sur les bords du Célé
Nous chevauchons près de Marcilhac-sur-Célé, sublime et majeure étape de la variante du Célé sur les chemins de Saint Jacques. Nous sommes au cœur d’un très ancien réseau de bois et de pâturages, patiemment sculpté par des générations de paysans.
Le long des champs, on croise plusieurs cazelles traditionnelles du Quercy, d’anciennes cabanes agricoles au charme typique, faites de pierre sèche et à la forme arrondie. Au rythme doux du pas de nos chevaux, nous prenons le temps de savourer ces villages idylliques d’une infinie poésie, tout juste à la bonne hauteur pour s’imprégner de chaque détail des poutres ouvragées, des vieilles pierres et des toits de lauzes. Nous voici entraînés au cœur d’une forêt aux sortilèges, où la mousse et les lichens ont drapé les troncs de dentelles spectrales. A l’ombre d’une sente oubliée, nous évoluons dans un décor fantasmagorique. Si beau et préservé, le Lot prend ici des airs de pays secret, où se réalisent enfin les rêves des cavaliers… Toute l’authenticité de cette vallée intemporelle se révèle au fil de notre promenade. Gwladys raconte le plaisir que Jérémy et elle éprouvent, lors des séjours qu’ils proposent, à révéler aux voyageurs les pépites de cette région au patrimoine exceptionnel.
Villages de charme et forêt magique
Le Lot à cheval : sur le tracé des 2 jours de Montcuq aux Crins du Col
En mai, 2023 Marion et moi sommes revenues dans le Lot, paradis des cavaliers, pour continuer notre exploration équestre. J’ai rarement vu une région qui prend tant soin de ses chevaux et cavaliers, qui compte tant d’évènements iconiques. Connaissez-vous les deux jours de Montcuq ? Il s’agit d’une des courses d’endurance les plus célèbres de France, une véritable odyssée au cœur des moulins et des murets du beau Quercy Blanc. Sur le tracé de la célèbre course se nichent les écuries Les Crins du Col, à Flaugnac.
C’est un petit paradis bucolique au cœur du Quercy Blanc, au pays des moulins emblématiques qui sculptent un panorama picaresque à la Don Quichotte. Venue de Haute-Savoie, Stéphanie est venue bâtir son jardin d’Eden au sud de Cahors, pour trouver ici de grands espaces, des sentiers sans barrières et de la place pour offrir une retraite dorée à toute sa cavalerie. Les vieux chevaux sont nombreux dans le troupeau qui s’épanouit dans les prés, et cela fait plaisir à voir. Chevaux et poneys, chiens et chats s’épanouissent dans cette idylle lotoise.
Les crins du col
Nous partons pour trois heures de randonnée équestre au milieu des moulins emblématiques du Quercy Blanc et des orchidées sauvages qui poussent sur le causse. Ce n’est qu’une petite portion d’un plus vaste itinéraire, le tracé mythique des deux jours de Montcuq, et cela donne envie d’en voir plus. Tout comme en Aveyron sur le Larzac, je m’émerveille de cette profusion florale qui illumine les hauts plateaux. Entre genêts et floraisons fuchsia, pierres sèches et moulins du XVIIe siècle, c’est un beau voyage en France.
Au pays des orchidées
Nous restons dormir sur place dans un gîte ravissant : le pigeonnier des crins du col. Cette petite maison de pierre est un gîte indépendant à la fois simple, confortable et fonctionnel, avec sa cuisine, sa salle de bain comprenant une machine à laver, sa chambre mansardée. Une famille peut venir se ressourcer quelques jours dans ce joli gîte indépendant au cœur d’une campagne verdoyante, à quelques kilomètres de Castelnau-Montratier et à deux pas de Cahors. Un havre de douceur au milieu des fleurs et des animaux… le bonheur !
Pourquoi Saint Jacques ? Ultreïa, pèlerinage entre spiritualité et amitié
Je marche été après été sur les chemins de Saint Jacques avec mes amis proches. Nous nous sommes rencontrés au lycée de Pierrelatte il y a maintenant une vingtaine d’années. Nous avons obtenu le bac en 2006, et malgré la diversité de nos chemins universitaires, professionnels et personnels, nous avons su garder le lien et nous tenons beaucoup à ces retrouvailles jacquaires chaque mois d’août. En 2020, je me suis mise en marche au Puy-en-Velay avec Alice et Adrien. En 2022, nous avons été rejoints à Figeac par Romain et Claire-Isabelle, qui avaient commencé le chemin de leur côté. En 2023, nous continuons ensemble vers Compostelle, de Figeac à Cahors cette fois.
Adrien, Claire-Isabelle, Romain, Alice
Dans notre petit groupe, les sensibilités spirituelles sont diverses. Je suis catholique pratiquante, tous ne le sont pas. Pour moi, Saint Jacques est un pèlerinage au sens plein du terme, un cheminement avec Jésus. Le pape Jean Paul II a eu des mots très beaux pour évoquer l’expérience du pèlerinage, en faisant lien avec la parabole biblique des pèlerins d’Emmäus, qui me touche énormément.
« La démarche de pèlerin revêt en effet une grande importance. Le pèlerinage symbolise votre vie. Il signifie que vous ne voulez pas vous installer, que vous résistez à tout ce qui tend à émousser vos énergies, à étouffer vos questions, à fermer votre horizon. Il s’agit de se mettre en route en acceptant le défi des intempéries, d’affronter les obstacles – et d’abord ceux de notre fragilité -, de persévérer jusqu’au bout. Jésus est notre chemin. Il nous accompagne, comme il l’a fait pour les disciples d’Emmaüs. »
Sur le chemin d’Emmaüs, deux voyageurs sont en marche et parlent du Christ, récemment crucifié. Ils n’ont pas eu la nouvelle de sa résurrection et évoquent le mystère de sa disparition. Un autre voyageur vient se joindre à eux et leur demande : « De quoi parlez-vous en marchant ? » Il s’anime alors et leur explique avec flamme le sens des paroles du Christ, le message des Evangiles et l’espérance qu’il incarne. Ce n’est qu’une fois arrivés à Emmaüs qu’ils reconnaissent leur compagnon de route : c’était le Christ et il marchait avec eux. Comme le dit Jésus dans l’évangile selon Matthieu, « il suffit que deux personnes soient rassemblées en mon nom et je serai au milieu de vous ».
Mais même pour ceux d’entre nous qui ne sont pas animés par une démarche strictement religieuse, le chemin de Saint Jacques nous touche et nous émeut par-delà l’aspect confessionnel : c’est une expérience humaine puissante. « Le pèlerinage symbolise votre vie » : année après année, malgré la distance qui nous sépare, nous reprenons le chemin ensemble, et Saint Jacques devient symbole d’une amitié qui perdure et qui nous accompagne dans notre parcours de vie, avec ses joies et ses embûches. Nous savons que d’autres l’ont arpenté avant nous. Nous avons conscience, tout au long de la route, de mettre nos pas dans ceux de pèlerins qui ont parcouru cette terre plus de mille ans avant notre passage. De chapelle en calvaire, nous ressentons la force d’une communauté humaine vivante et palpitante, qui marche, qui espère et qui se tourne vers son prochain, à travers les chapelets déposés au détour d’un calvaire, les intentions de prière déposées sur les autels des chapelles isolées : « ami marcheur, prie pour moi qui… ». C’est sur le chemin que je ressens le plus puissamment cette communion de prière et d’espérance. Je me sens profondément unie aux autres, à ces inconnus qui marchent avec nous à travers les âges, et à mes amis proches avec qui je partage ces longues journées de marche à cœur ouvert. Ultreïa, nous avançons ensemble, dans la vie et sur le chemin.
Alice & AdrienMoi
Parmi nous, l’une a pris la plume…
Un roman pour cheminer vers Saint Jacques : La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin
Mon amie Alice Dumas n’est pas seulement une des personnes les plus brillantes et drôles que je connaisse, elle est aussi écrivaine, autrice de plusieurs romans et recueils de nouvelles. J’ai depuis l’adolescence une estime et une admiration immenses pour son esprit, son humour, son érudition et son sens du récit. Vous imaginez ma joie quand Alice m’a annoncé la sortie de son roman, La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, (très) librement inspiré de la première étape de notre chemin jacquaire, du Puy-en-Velay à Conques. Il raconte l’histoire de Marjorie, une trentenaire en pleine crise, entre burn-out professionnel, impasse sentimentale et doutes existentiels, qui se met en chemin avec un sac beaucoup trop chargé et nombre de fardeaux à se trimballer. Au fil des kilomètres et des rencontres, le chemin opère son œuvre de métamorphose, d’autant qu’elle découvre bientôt qu’elle n’est pas seule, et qu’un passager clandestin s’est embarqué avec elle…
La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. Une belle photo du roman d’Alice Dumas prise par Marion Carcel dans la chapelle St Jean le Froid
Ce roman « léger avec un sac très lourd » est un régal. Il est très, très drôle, plein de scènes cocasses et bien croquées, d’humour grinçant et de sensibilité tendre – un vrai roman « feel good » poétique et bien écrit qui nous fait vivre l’expérience humaine unique de Compostelle à travers une galerie de personnages justes et attachants. Car si « la spiritualité a tendance à faire sacrément mal aux pieds », elle sait aussi nous toucher au cœur et nous arracher de vrais éclats de rire. Paru aux éditions Bonneton au printemps 2023, La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin est disponible partout où on vend des livres, votre libraire préféré, Fnac, Amazon, etc, pour 17€90 en livre imprimé et 9,99 en format Kindle. Je vous le recommande chaudement.
Que faire dans le Lot et alentours ? Continuez à explorer
Le Lot est une destination magique, inouïe. La vie ne cesse de m’y ramener et j’ai désormais l’impression que ses causses, ses cazelles et ses rivières font partie de moi.
Heureuse dans le Lot. Photo Marion Carcel
Pour continuer l’exploration, entre Figeac, St Cirq Lapopie, le gouffre de Padirac, Martel, Rocamadour, je vous recommande cet article : road trip dans le Lot. Pour continuer côté Aveyron, juste à la frontière du Lot, je vous recommande de faire un tour du côté de Najac et Villefranche-de-Rouergue. Et pour continuer d’explorer la vallée de la Dordogne, qui se partage entre Lot et Corrèze, je vous recommande de vous inscrire à la newsletter : mon reportage sur la rive corrézienne arrive bientôt !
Je remercie très chaleureusement la destination Lot qui m’a accueillie à de multiples reprises et dans différents contextes, tous fabuleux, et tout particulièrement Cathy et Anna qui ont organisé ces accueils. Je serai toujours folle amoureuse du Lot. Un merci tout spécial aussi à celles et ceux qui m’ont accompagnée sur un bout de Saint Jacques dans le Lot : Marion et Magali en reportage, ma mère à cheval, Alice, Adrien, Claire-Isabelle et Romain en pèlerinage.
Si je vous dis Luberon, à quoi pensez-vous ? Sans doute à Gordes, à Lourmarin ou à Rustrel. Mais saviez-vous que juste au nord d’Aix-en-Provence, dans la région de Cucuron et d’Ansouis, il existe un autre Luberon plus confidentiel et plus intime ? Loin du tourisme de masse, le sud du Luberon cultive son charme provençal entre villages typiques, producteurs passionnés, randonnées panoramiques, chapelles et châteaux ensoleillés. Lors de mes années aixoises, j’ai toujours trouvé mille choses à voir et à faire dans le sud du Luberon, et cela a été un bonheur de revenir cette année dénicher de bonnes adresses autour de Cucuron, explorer vignobles et oliveraies de Provence en 2CV et randonner sur les crêtes du Luberon. Pour de superbes vacances en Provence, je vous propose de croquer à pleines dents cette région savoureuse. Et cela tombe bien, j’ai sélectionné pour vous deux magnifiques hôtels à Cucuron, des restaurants authentiques, des villages de charme, de belles randonnées et des producteurs à ne pas manquer. Que voir, que faire à Cucuron et dans le sud du Luberon ? Suivez le guide, la Provence vous tend les bras…
La région de Cucuron et d’Ansouis : une Provence merveilleuse à explorerLa beauté du sud du Luberon !
Que faire et que voir dans le sud du Luberon, autour de Cucuron ?
J’ai réalisé ce reportage dans le sud du Luberon en duo avec mon amie et complice Marion Carcel alias Foehn Photographie, qui a pris plaisir à créer ces belles cartes postales de Provence. Toutes les photos de cet article sont les siennes, à l’exception des vues aériennes.
Marion et moi en pleine exploration du sud du Luberon
Cucuron, son étang, son marché et ses ruelles
Dans une autre vie, j’ai passé trois ans à Aix-en-Provence et j’y ai été très heureuse. Mais je n’ai jamais été une fille des villes. J’avais besoin de nature, de campagne, de verdure. Le jardin d’Aix-en-Provence, (presque) juste au bout du cours Mirabeau, c’est le sud du Luberon, le pays de Cucuron, d’Ansouis ou Cadenet. Cette terre vallonnée de collines à cyprès, d’oliveraies, de villages classés parmi les plus beaux de France, de sentiers de randonnée et de fleurs sauvages a été ma bouffée d’oxygène. Au-delà de la carte postale, une vraie vie artisanale et agricole perdure. Et on trouve de pures pépites où on se sent seul au monde. J’ai été ravie de replonger dans l’ambiance colorée de ces années aixoises en venant visiter Cucuron.
Le cœur du joli village de Cucuron, c’est son étang entouré de platanes, véritable tableau d’une Provence idyllique. Les jours de marché, les bords de l’étang se couvrent de spécialités, d’olives préparées, de savons de Marseille, de faïences chamarrées et d’huiles essentielles de lavande. Le marché de Cucuron accueille de nombreux producteurs locaux, agriculteurs de la région venant proposer en vente directe leurs trésors. Le jour de marché à Cucuron est le mardi, et c’est une fabuleuse immersion méridionale !
Jour de marché au bord de l’étang de Cucuron
Enfonçons-nous dans les ruelles de cette cité escarpée. Son nom original, Cucuron le doit à sa topographie vallonnée : « cuc », en celte, c’est la colline, et comme nombre de villages perchés de Provence, Cucuron s’est juché sur les hauteurs pour se protéger des nombreux ennemis jaloux de sa beauté. Dans le cœur du village, je suis tombée amoureuse de la tour du Beffroi, qui trône dans le ciel lumineux depuis 1541, et de la sublime église Notre Dame de Beaulieu. La sérénité romane de sa sobre façade cache une opulence baroque qui reste rare en Provence. Poussez la porte, l’effet de surprise est puissant !
Dans les rues de CucuronSublime église Notre Dame de Beaulieu
Puis prenez le temps de vous égarer dans les ruelles, où les maisons du XVIIIe siècle côtoient les cactées, où l’ancien lavoir fait revivre une Provence légendaire de loquaces lavandières. Le saviez-vous ? Cucuron a inspiré un des grands conteurs de la Provence, Alphonse Daudet, qui l’a mis en scène sous le nom de « Cucugnan »…
Provence fleurie et coloréeAu détour de la rue, des cactées…
La sublime chapelle de l’Ermitage à Cucuron
Frédéric Mistral écrivait que quand le Bon Dieu en vient à douter du monde, il se rappelle qu’il a créé la Provence. La chapelle de l’Ermitage est un de ces lieux bénis qui redonneraient le goût de la vie à tout démiurge plein de dépit. Cette église solitaire est un véritable joyau de Provence. Imaginez. C’est une belle journée de printemps à Cucuron. Vous montez entre les oliveraies, les vignes et les cistes roses en fleurs sur un sentier de balade au milieu des collines inondées de lumière.
En une demi-heure, vous arrivez à ce point surplombant au-dessus des vergers et des vignobles. Une chapelle de pierres blondes. Un paysage intemporel de Provence idyllique. La beauté, la sérénité d’une église provençale érigée au XVIIe siècle, et le silence joyeux, bruissant d’oiseaux, d’un matin dans le midi. Vous êtes au sud du Luberon. La vie est lumineuse et tout se réconcilie avec le monde… Est-ce que cette région n’est pas la douceur de vivre même ?
Aller à la chapelle de l’Ermitage : environ 30 minutes de marche (chemin balisé) depuis le cœur de Cucuron. Je vous recommande de mettre des chaussures fermées, le sentier est facile mais caillouteux et peut glisser.
Un road trip en Provence en voiture rétro : virée en 2CV dans le sud Luberon
Après avoir arpenté les Alpilles en 2CV, j’ai eu un immense bonheur à sillonner la région de Cucuron en voiture vintage. Caroline, la deux-chevaux rouge vif, nous accompagne dans notre périple. Elle appartient au loueur Oh my Deuche, situé à La Bastide-des-Jourdans, qui possède toute une écurie de véhicules vintage de charme : des 2CV de toutes les couleurs et d’autres curiosités toutes droit sorties des sixties ! L’accueil est chaleureux et la prestation très complète : vous pouvez réserver en plus de votre voiture un pique-nique de produits locaux, et on vous fournit de nombreux guides et idées d’itinéraires pour organiser votre road trip rétro idéal, entre monuments, paysages, visites de producteurs ou flâneries sur les traces des grands auteurs de la région, comme le mythique Jean Giono.
Virée rétro et pique-nique de produits locaux en sud Luberon avec Oh my Deuche.
Durant toute une journée, nous avons eu le bonheur de poser avec notre 2CV dans les plus beaux paysages du sud du Luberon – je vous donne de nombreuses idées dans la suite de l’article pour organiser à votre tour votre virée cinématographique dans une Provence en Technicolor.
2CV et glycine dans le coeur de Cucuron
La glycine fait partie des plus belles que je connaisse. Cette efflorescence violette exubérante m’émerveille. Fin avril dans le Sud Luberon, nous avons été gâtées. J’ai eu le coup de foudre pour celle-ci : la tonnelle en glycine de La Motte-d’Aigues, un des jolis villages du sud du Luberon. S’arrêter en 2CV sous cette tonnelle était follement romantique…
La glycine de La Motte-d’Aigues
Magnifique, non, cette allée de cyprès aux airs toscans ? Malheureusement, elle est normalement interdite au public car située sur une propriété privée, nous avons eu droit à un privilège. Les adorables propriétaires du château d’Ansouis nous ont permis d’y aller pour ce shooting rétro en 2CV. Mais il y a bien plus à voir au château d’Ansouis que cette allée hollywoodienne – je vous raconte plus bas !
Ce moulin magique ? C’est au château de Sannes. Nous sommes au sud du Luberon, dans la région de Cucuron, juste au nord d’Aix-en-Provence. Nous avons emprunté pour la journée une 2CV, pour un road trip rétro aux teintes d’antan, et les propriétaires du château de Sannes nous ouvrent les portes de leur merveilleux domaine où les ailes d’un moulin à la Daudet égratignent le ciel azuré.
A deux pas du château de Sannes, une allée de cyprès toscans darde ses pinceaux soyeux dans un ciel de calisson. Le soleil descend et les souvenirs se forgent. Des images, des ambiances. La magie de la Provence, c’est cette symbiose avec notre imaginaire, la promesse d’une vie plus belle et plus douce où on vivrait en héros dans un perpétuel flamboiement. Il y a des instants où la bobine de film se fond dans la vraie vie. Instants sépia au goût d’intemporel. La nuit tombe, les photos restent. La Provence a un goût d’éternité.
Coucher de soleil provençal
Si vous aussi, vous rêvez de votre heure de gloire dans l’or du soir, on vous recommande chaleureusement la location de 2 CV chez Oh my Deuche. Ils proposent des voitures de toutes les couleurs, des circuits suggérés pour tous les goûts, et d’excellents pique-niques. Une belle façon de découvrir la Provence en se sentant so 70´s. Attention, faites juste attention d’être certains qu’une personne du groupe se sent apte à conduire une voiture ancienne, sans direction assistée, avec un levier de vitesse ésotérique 😉 J’étais très heureuse d’avoir avec moi Marion qui était de taille à relever le défi !
Visiter le château d’Ansouis, perle du sud du Luberon
La visite de ce château qui a marqué l’histoire de la Provence réserve mille surprises exquises. Ses adorables propriétaires ouvrent leur château à la visite certains week-ends et jours de vacances, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’office de tourisme Luberon Sud Tourisme.
Direction le sublime château d’AnsouisLa maîtresse des lieux, passionnanteUn intérieur superbement meublé
Enjouée, privilégiée, passionnante, cette visite est une véritable boîte au trésor : chaque détour du château recèle de nouvelles curiosités, et l’architecture du château d’Ansouis est réellement hors normes. Ce sont deux châteaux en un : une forteresse médiévale enchâssée à l’intérieur d’un palais Renaissance, avec deux parties clairement définies, comme des poupées gigognes.
Le château d’Ansouis et son architecture étonnante : deux châteaux en unCoeur médiéval : chapelle et cuisinesJonction entre château médiéval et RenaissanceGrandes fenêtres du château de plaisance
Ansouis comprend des jardins secrets au labyrinthe de buis, une chapelle, une maison suspendue aux airs de petit Trianon provençal, des curiosités extraordinaires…
Le « petit Trianon » d’Ansouis
Les propriétaires vivent dans le château et l’ont intégralement meublé avec des objets de collection d’époque. Marion et moi avons vraiment adoré cette visite singulière et attachante, et les vues depuis les terrasses et fenêtres du château sont somptueuses ! Vous êtes sur un éperon rocheux surplombant la Provence.
La vue sur Ansouis…
Ansouis est classé parmi les plus beaux villages de France et mérite vraiment le détour, et son château en est le clou… J’ai adoré cette évasion provençale aux airs de carte postale intemporelle !
Sud Luberon : les visites de producteurs autour de Cucuron
La Provence est une terre d’agriculteurs et dans le sud du Luberon, la campagne riante est propice aux produits authentiques. Petite virée savoureuse.
Pique-nique du sud Luberon : vins de pays, madeleines artisanales, tartinades…
Au Château de Sannes, vins ensoleillés et moulin de carte postale attendent les visiteurs. C’est là que nous sommes allés pique-niquer avec notre jolie 2CV. Nous n’avons pas eu l’occasion de goûter les vins, mais on nous en a dit le plus grand bien.
Château de Sannes
Nous sommes au pays des oliveraies, qui habillent les collines de leur douce verdure à l’allure d’éternité. Envie d’une huile d’olive douce et fruitée, qui se savoure comme un bon vin ? Allez déguster le nectar de la Bastide de Laval !
La Bastide de Laval
Une glace artisanale maison dans un cadre doux comme un bonbon au bord de l’étang de Cucuron ? L’accueil est chaleureux chez La Glacière de Cucuron et on se régale. Les glaces sont de qualité, les parfums variés, et le cadre tellement joli.
La Glacière de Cucuron
Une des plus belles dégustations mets et vins de ma vie ? Cela se passe à La Cavale, prestigieux domaine vinicole aux vins de très grande qualité et au cadre superbe, récemment passé en bio. La Cavale propose une dégustation originale : marier ses vins prestigieux à des chocolats savoureux, fabriqués sur mesure par un artisan local. Chocolats au fruit de la passion, au gingembre, au yuzu, à la framboise… et vins rouges, blancs et rosés, le mélange est une explosion de saveurs, un festival qui pétille sur les papilles ! Ce combo vin et chocolat inédit était un délice absolu.
La Cavale, superbe vignobleLa beauté du chai.Dégustation vin et chocolat
Enfin, pour découvrir un artisanat provençal à la fois authentique et contemporain, direction la CUC’Factory, boutique saisonnière associative où sont exposés des créateurs du sud Luberon. J’ai craqué pour les faïences et les textiles – d’anciennes traditions du midi, avec un twist d’aujourd’hui. L’accueil est chaleureux et la boutique très belle.
La CUC’Factory
Bonnes adresses à Cucuron et alentours : hôtels et restaurants du sud du Luberon
La Provence est riche en adresses merveilleuses et le sud du Luberon nous a enchantées. Une série de lieux merveilleux, où on cultive le fait maison, le frais, local et convivial. Nous nous sommes senties traitées comme des princesses par des hébergeurs et restaurateurs réellement passionnés, offrant des produits frais, du fait-maison, un accueil soigné et un excellent rapport qualité-prix. Le meilleur de la Provence !
Où dormir à Cucuron ? Deux hébergements merveilleux
Une chambre d’hôtes inouïe : La maison d’en bas des seigneurs. Au cœur du village de Cucuron, une superbe maison ancienne datant du XVIIIe siècle, avec sa cour intérieure seigneuriale, ses volumes spectaculaires et ses escaliers en colimaçon, a été entièrement restauré et changé en un hôtel de très grand charme. Le fils du propriétaire, passé par les Beaux-Arts, a décoré chaque chambre dans un style unique et original, alliant classicisme et design pour un résultat du plus bel effet. Des chambres de princesse contemporaine attendent le voyageur charmé, mais le meilleur reste à venir…
Descendez au sous-sol, et vous découvrirez dans une douce lumière bleutée un spa troglodyte d’une beauté visuelle incroyable. La piscine est creusée à même la roche, et le sauna achève de transformer cette parenthèse en tourbillon intemporel et délicieusement relaxant. Ajoutez à cela que La maison d’en bas des seigneurs s’est alliée à une masseuse extraordinaire, Precillia alias Alchimie de Gaïa, qui vient prendre soin de nous dans une salle spécialement aménagée. Attentive, virtuose, délicate, elle m’a procuré le meilleur massage de ma vie !
L’incroyable spa troglodyteMassage fabuleux.
Mention spéciale pour le petit déjeuner de l’hôtel, avec jus de fruits frais, fruits exotiques et yaourt frais. Un régal.
La maison d’en bas des seigneurs accueille aussi les visiteurs d’un jour venus pour une escapade gourmande : dans la salle voûtée chevaleresque , le resto Moris s’est installé. Saveurs exotiques, fraîches et colorées, créations originales et succulentes, nous nous sommes régalées !
A Cucuron toujours, mais en pleine nature, côté campagne, le Domaine la Parpaille offre une merveilleuse parenthèse empreinte de beauté champêtre. Dans cette magnifique maison ancienne de type mas provençal, à la façade couverte de vigne vierge, Eve aux doigts de fée a su restaurer et décorer plusieurs chambres d’hôtes et gîtes au charme fou. Tout est beau comme dans un magazine, mais reste simple, provençal, accueillant – la juste dose de créativité et d’authenticité. Ce domaine en pleine nature s’enrichit de plusieurs piscines fleuries invitant au yoga et à la relaxation. Eve organise d’ailleurs régulièrement des retraites de yoga et de bien-être dans ce cadre d’une beauté folle, véritable bulle de douceur au cœur du sud.
Havre de douceur : La ParpailleLa Parpaille vue du ciel, ses piscines, ses jolis corps de ferme en pleine nature.La beauté des intérieurs des gîtes et chambres d’hôte de La Parpaille à Cucuron
Et il vous faut passer à table ! Fraîche et créative, la délicieuse table d’Eve convaincra même les réfractaires à la cuisine végétarienne. C’est ultra frais, végétal, fleuri, délicieux et si coloré… un très beau moment. Cela donne envie de revenir, entre copines pour du yoga, en famille pour une déconnexion, en amoureux pour une escapade so romantique !
Table végétarienne chez Eve à La Parpaille
En recherche d’un bel hôtel dans le sud du Luberon ? Réservez votre séjour à Cucuron.
Où manger dans le sud Luberon ? Bons restaurants à Cucuron et alentours
Au détour d’une visite de Cucuron, faites-moi confiance et faites halte à La dame Jeanne. Au cœur des ruelles de la vieille ville médiévale, ce restaurant a un charme fou, entre tables fleuries couvertes de bocaux biscornus (des dames Jeanne, justement, anciens récipients à liqueurs) et intérieur sous le signe de la Méditerranée toute proche, avec ancres, bateaux et atmosphère ultramarine. L’ambiance est douce, la terrasse provençale parfaite, et le repas est délicieux – de l’entrée au dessert, on s’est régalées ! Tout était fait maison, équilibré et bien exécuté, un mélange de classicisme et d’originalité qui nous a réjouies.
Belle atmosphère à La Dame Jeanne à Cucuron au coeur du village
Arrêtez-tout, si vous passez dans le Luberon cet été, j’ai l’adresse de rêve à vous recommander : La terrasse d’Olivier. A La Bastidonne, au nord d’Aix-en-Provence, se niche un havre de convivialité. Chez Olivier, une immense et somptueuse terrasse ombragée de verdure donne envie de faire traîner une belle soirée d’été. La table est raffinée, le service, soigné, et c’est ici qu’on a dégusté la meilleure tarte tatin du Luberon. On a adoré le lieu, l’accueil et la cuisine d’Olivier, vous pouvez y aller les yeux fermés !
La terrasse d’Olivier
Et bien sûr, je vous recommande également le resto Moris, dans le coeur de Cucuron, dont je vous parlais plus haut – un régal !
Restaurant Moris à Cucuron, exquis
Sur les crêtes du Luberon : randonnée au Mourre Nègre
Le Mourre Nègre ? C’est le point culminant du massif du Luberon, une montagne aride et caillouteuse qui ressemble un peu à son pâle cousin le Mont Ventoux, et qui offre d’ailleurs de très belles vues sur lui – ainsi que sur une bonne partie de la Provence !
Sur les crêtes du Mourre Nègre avec ma chienne Rocaille
J’ai fait deux fois cette randonnée ce printemps : par la face nord depuis Auribeau, par la face sud depuis Cabrières-d’Aigues. La randonnée par Cabrières d’Aigues est un des itinéraires emblématiques du Parc Naturel du Luberon, et c’est à mes yeux la plus belle option : l’itinéraire monte à travers une pinède aux douces odeurs de résine jusqu’à cheminer sur toute la longueur de la ligne de crête vers le sommet du Mourre Nègre. Ce paysage ondulant de pierres lumineuses et de vues radieuses est très doux, très poétique – le versant nord est plus abrupt et caillouteux, moins panoramique. Par le sud, le panorama s’offre immense et la randonnée est une belle traversée des sommets de Provence…
Sur les crêtes du Mourre NègrePanorama sur le LuberonVue sur le Mont Ventoux
Le sud du Luberon est un régal pour les sports de pleine nature : lorsque je vivais à Aix-en-Provence, j’avais un immense plaisir à venir ici faire du vélo ou du VTT, randonner et grimper. L’office du tourisme Luberon Sud Tourisme propose de nombreux itinéraires à pied, à vélo, en trail… n’hésitez pas à jeter un coup d’œil !
Sud du Luberon, territoire sportif, grands espaces et nature
Continuez à explorer la Provence plus secrète
En quête d’une Provence authentique et préservée ? Fille de Provence, j’ai à coeur de vous parler des endroits où on sent son coeur véritable palpiter. Le sud du Luberon est une destination parfaite pour sortir des sentiers battus et savourer ma région ensoleillée. Si vous souhaitez continuer sur cette lancée et explorer une Provence plus confidentielle, je vous propose de faire un tour dans les Baronnies provençales, sur la route de l’Olivier, dans la région de Digne-les-Bains où culture, art et géologie vibrent à l’unisson, aux sources secrètes du Verdon dans la région de Colmars ou encore en Provence occitane au nord du Gard. N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter Itinera Magica pour d’autres idées, de la Provence au bout du monde !
Un grand merci à l’office de tourisme Luberon Sud Tourisme et tout particulièrement à Stef, ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont accueillies avec beaucoup de chaleur et de gentillesse, pour ce séjour magnifique dans cette région chère à mon coeur. Provence, toujours !
Gérardmer, la perle des Vosges ? On y vient en vacances pour son lac grandiose, le plus beau des Vosges, et pour ses forêts de sapins d’un vert profond. En hiver, Gérardmer attire les skieurs par milliers avec La Mauselaine, le plus grand domaine skiable du massif des Vosges, riche de ses 40km de pistes. Mais que faire en hiver à Gérardmer quand la neige vient à manquer ? Avec ou sans ski, Gérardmer a tellement à offrir. Entre traditions et insolites, rencontres humaines, animations et délices, Gérardmer nous a enchantées. Je vous propose le programme de vos vacances d’hiver à Gérardmer dans les Hautes-Vosges, entre bien-être et belles adresses, sports de pleine nature et artisanat local. Avec ou sans neige, Gérardmer en hiver saura vous émerveiller, je vous le promets. Venez : ici, on voit la vie en Vosges…
La beauté de la forêt vosgienneLa beauté des VosgesLac de Gérardmer et insolites : le combo vosgien !
J’ai réalisé ce reportage en duo avec ma binôme Marion alias Foehn Photographie, avec qui j’ai redécouvert Gérardmer qui avait été un vrai coup de foudre estival : Gérardmer en été. Toutes les photos de cet article sont les siennes.
Passion Gérardmer pour Marion et moi
L’hiver à Gérardmer : avec ou sans ski
Dans les années 1900, Gérardmer a été une des premières stations de ski françaises, avec ses sœurs alpines Chamonix et Montgenèvre. La tradition du ski est puissante dans le plus grand domaine des Vosges, les vieux chalets et les affiches anciennes témoignent de cet ancrage. Mais malgré la force réelle de cet héritage culturel, aujourd’hui comme partout en moyenne montagne, la neige vient à manquer et l’avenir du ski est incertain. Face à cette crise qui affecte les stations de moyenne altitude (Vosges, Jura), Gérardmer a de la chance : c’est une vraie ville, riche de sa culture et de ses infrastructures touristiques, qui vit toute l’année, qui propose une offre culturelle puissante (le festival du film de Gérardmer) et qui attire beaucoup de touristes tout au long de l’année grâce à la beauté de son lac iconique. Mais si vous avez prévu vos vacances d’hiver à Gérardmer pour skier et que les flocons viennent à manquer, que faire dans les Hautes-Vosges en hiver sans neige ?
Le domaine skiable de la Mauselaine, le lac de Gérardmer : icônes hivernales
❄️Gérardmer a su diversifier énormément ses activités d’hiver. Cet article a vocation à vous présenter des tonnes d’idées pour vivre Gérardmer en hiver, avec ou sans neige, entre insolites, sports, thermalisme et visites artisanales. Gérardmer offre une richesse de choses à faire absolument exceptionnelle.
❄️Profiter des animations sur le domaine skiable. Même quand le ski est difficile, le domaine skiable continue de vivre et de proposer des choses, comme par exemple le poney-luge pour les touts petits. Chaque semaine durant les vacances d’hiver, c’est descente aux flambeaux et feu d’artifice à la Mauselaine, et l’ambiance est très réussie.
Animations sur le domaine skiable : descente aux flambeaux et feu d’artifice
❄️ Compter sur le travail extraordinaire des dameurs. Leur travail d’orfèvre pour préserver, conserver et optimiser le manteau neigeux est remarquable. Lors de notre rencontre avec les dameurs, avons bénéficié d’un superbe coucher de soleil sur le domaine skiable, et nous avons pu évoquer le rôle clef qu’ils jouent pour permettre le ski même dans des conditions difficiles. Gérardmer sait bien que l’enneigement diminue et prépare chaque année la transition – mais tant que la neige est là, les dameurs font tout pour l’optimiser.
Vue sur le lac de Gérardmer depuis le domaine skiable de La MauselaineLe travail des dameurs
Ils représentent aussi un héritage montagnard, fait de traditions, de savoir-faire et de machines incarnant des décennies de progrès technique. Nous avons pu chevaucher un Ratrac, une dameuse des années 80. Chaque année, les dameurs de Gérardmer organisent un festival de vieilles dameuses, Guette dans le rétro ! Une jolie capsule temporelle, entre nostalgie de la grande époque du ski vosgien et regard résolument tourné vers l’avenir et la diversification 4 saisons. Sur le domaine skiable chaque semaine, la descente aux flambeaux et le feu d’artifice célèbre la joie de la montagne hivernale…
Guette dans le rétro !
Que faire à Gérardmer : les insolites, du fun avec ou sans neige
La belle vosgienne offre un nombre incroyable d’activités en toute saison. Ce que j’ai vraiment ressenti lors de notre séjour d’hiver à Gérardmer, c’est que même sans skier, nous n’avions pas une minute pour nous ennuyer. La station a su développer une offre quatre saisons d’une vraie richesse et diversité. Quelques exemples d’insolites géniaux à tester à Gérardmer.
Le swincarest un buggy électrique tout terrain aux roues indépendantes qui permet d’aller partout ou presque. Les sensations sont GÉNIALES – vrai coup de coeur ! On fonce sur les hauteurs avec cet engin high-tech de fabrication française (construit dans ma Drôme !) qui permet de rider sur la neige ou sur les chemins. Les panoramas sont magnifiques et les sensations, un pur régal. Et l’animateur, Lionel, est absolument adorable et très rock’n’roll.
Le swincar : so rock’n’roll
Le village du skieur est un marché de Noël qui dure tout l’hiver, avec des tas d’animations gratuites, de manèges et de stands savoureux. Si vous avez raté les marchés de Noël d’Alsace et de Strasbourg, mais que vous rêvez de prolonger l’ambiance « vive le vent » jusqu’en février, le village du skieur est votre meilleur allié. Tous les jours ont lieu des animations spécifiques, durant tout l’hiver – nous sommes venues le jour du rodéo western sur une vachette mécanique, et j’ai adoré ! Et pour les amoureux de forêts, on reste sur une thématique sylvestre avec le Sapin des Vosges, un manège conçu spécialement pour Gérardmer qui vous fera tourner à l’intérieur d’une boule de Noël.
Le village du skieur et son sapin
La battle archeryest comme un paint ball, mais avec des arcs et des flèches. Le principe ? Deux équipes s’affrontent sur un terrain semé d’embûches et de cachettes. Chaque équipe doit à la fois dégommer des cibles ET viser ses adversaires, en évitant de se faire soi-même toucher. On y joue en groupe : cette activité est parfaite entre amis, pour un team building ou un enterrement de vie de jeune garçon/fille. Je l’ai trouvée beaucoup plus fun que le paint-ball, car sans risque de blessure (qui a déjà pris une cartouche de paint-ball en pleine chair sait de quoi je parle…), plus cardio, plus nature. De plus, le site où se déroule l’activité est superbe : vous êtes à la Chaume de Balveurche, au cœur des montagnes vosgiennes, à proximité du col de la Schlucht, dans un décor de lacs et de sapins. Cardio, plein d’adrénaline et ultra fun !
Battle archery !
Le airboard? C’est le plus extrême des insolites à tester à Gérardmer toute l’année, hiver comme été ! Dévaler le tremplin de saut à ski à toute vitesse sur un matelas, tout harnarché en tenue de hockey sur glace avec casque grillagé, qui ose ? On a adoré la diversité et la richesse des activités – neige ou pas neige, impossible de s’ennuyer à Gérardmer !
Le lac de Gérardmer : la « perle des Vosges »
Ce qui est merveilleux dans les Hautes-Vosges, c’est l’omniprésence des lacs, sombres et accueillants à la fois, d’un bleu profond, ouverts comme l’œil d’un géant au cœur des bois. Et le plus iconique, le plus emblématique de tous, c’est le lac de Gérardmer. Avec les pentes douces et boisées qui semblent précipiter les sapins dans son miroir sombre, il a des airs de petit Canada, de bout du monde. En été, il est d’un bleu intense et riant, en hiver, il prend des airs mystiques presque écossais, et je rêve de le revoir dans les couleurs flamboyantes de l’automne. Marion et moi sommes amoureuses de sa beauté esthétique parfaite. En été, nous avions fait du bateau, en hiver, nous avons fait le tour du lac en courant, un joli parcours très esthétique de 6km. Le cœur battant de Gérardmer, son diamant et son identité, c’est ce lac enchanté. J’avais adoré le lac de Gérardmer en été, et j’ai aimé sa majesté froide en hiver. Il est le site touristique le plus célèbre des Vosges, et il le vaut bien !
Le sublime lac de Gérardmer
La ronde des lacs autour de Gérardmer
Se promener autour du lac de Gérardmer est un incontournable vosgien, mais d’autres lacs se cachent au creux d’une colline. On vient jouer à la marelle des reflets sur la ribambelle de lacs à et autour de Gérardmer, collectionner leurs noms si poétiques : Longemer, Retournemer… On pourra même pousser jusqu’à la tourbière de Lispach, chez les voisins de La Bresse, au décor si caractéristique.
La ronde des lacs : Gérardmer, Longemer, Retournemer, LispachLes fabuleuses ambiances vosgiennes
La forêt vosgienne et les spécialités de Gérardmer
Si je vous dis Vosges, à quoi pensez-vous spontanément ? Au lac de Gérardmer ? Aux bonbons ? Au massif des Ballons ? Moi je pense à la forêt… Je vous ai souvent dit ma fascination pour les profondes forêts vosgiennes, qui recouvrent plus de la moitié du massif et ourlent d’un vert profond les lacs innombrables. 60% du massif des Vosges est recouvert de forêts. Les sapins des Vosges ondulant comme un océan de vert profond ont inspiré bonbons sucrés et contes pour enfants. Au lever du jour dans l’heure bleue, les Vosges sont énigmatiques et mystérieuses comme une histoire tirée d’un vieux grimoire. En plein soleil, elles sont éclatantes de joie et de dolce vita. Près des lacs, l’humidité les pare de cathédrales de mousse, et les elfes nous convient à leur ronde. Quand on voit la vie en Vosges, ça sent le sapin, mais c’est une bonne chose.
Magie de la forêt vosgienneDans les cathédrales de mousse
Le sapin des Vosges est réellement un marqueur identitaire, un élément essentiel de ce territoire. Le bonbon des Vosges à l’huile essentielle de sapin (le VRAI, réellement fabriqué à Gérardmer avec des essences locales) est un nectar de Vosges, un petit morceau de Gérardmer à croquer. Nous avons visité les deux entreprises qui œuvrent à sa fabrication – toutes deux implantées à Gérardmer, bio et résolument ancrées dans leur terroir. « Si ça n’est pas fabriqué ici, ça n’est pas vendu ici » – bien dit !
Huile essentielle de sapin et confiserie : les marqueurs de territoire !
Le plein d’huiles essentielles : passion sapin des Vosges
A la Ferme du bien être, on cultive 60 plantes et on en cueille 30 autres dans la forêt avoisinante pour distiller des huiles essentielles bio pour un usage culinaire, cosmétique, ou phytothérapeutique. L’emblématique huile essentielle de sapin, la signature des Vosges, nécessite d’utiliser 45 tonnes de branches et aiguilles pour récolter 110L de produit. La coupe est réalisée en partenariat avec l’ONF, afin de préserver la santé du massif vosgien et d’agir dans le respect de la forêt. On distille l’huile essentielle de sapin dans d’énormes alambics, et on fabrique de nombreux produits qui l’intègrent, notamment le baume du lynx, décontractant musculaire made in Vosges. La boutique de la Ferme du bien être est une véritable malle aux trésors, un régal aux odeurs délicieuses.
A la Ferme du bien-êtreDistiller le sapin…
Les vrais bonbons au sapin des Vosges, made in Gérardmer
L’huile essentielle de sapin ? Elle va directement chez le voisin : la Confiserie géromoise. Ici, on transforme les produits emblématiques des Vosges (sapin, brimbelles ou myrtilles, mirabelles de Lorraine…) en délicieux bonbons bio. Labellisée par le parc naturel régional des Ballons des Vosges, cette entreprise familiale fondée par deux frères qui ont grandi ici fait vivre le terroir dans un esprit d’artisanat ultra local. La confiserie permet d’assister à la fabrication : l’huile essentielle est mêlée au sirop de sucre brûlant, c’est un vrai hammam vosgien qui débouche les bronches ! Lorsque vous passerez à la boutique, n’oubliez pas de faire le stock de « Gueule de bois », le bonbon iconique des fêtards géromois…
Passion confiserie !
Aller rencontrer les vaches vosgiennes sur les hauteurs de Gérardmer
A La ferme des Plombes, 4 générations d’éleveurs ont cultivé la tradition de la vache vosgienne. Depuis notre road trip sur la route des Chalots, je suis tombée amoureuse de ces beautés bovines à la raie blanche caractéristique et au caractère si doux. A La Ferme des Plombes au-dessus du lac de Longemer sur les hauteurs de Gérardmer, vous pourrez aller librement câliner les vaches vosgiennes si gentilles, les chèvres et les lapins, et saluer les éleveurs adorables et passionnés. Puis vous repartirez avec un délicieux munster, ou une terrine au munster… ambiance vosgienne jusqu’au bout !
A La Ferme des PlombesBébé vache vosgienne
Marion et moi avons adoré ces rencontres avec des artisans passionnés, cette richesse des savoir-faire du pays de Gérardmer.
Balade à cheval en hiver à Gérardmer : explorer la forêt vosgienne
A cheval dans la forêt vosgienne ! Je trouve qu’une balade à cheval est une des plus belles façons de découvrir un territoire, mais dans les Vosges, cela prend une dimension de conte de fées. Entre les sapins et les mousses verdoyantes, les jeux de lumière et les miroitements du lac de Gérardmer dans le lointain, tout un imaginaire qui m’évoque les frères Grimm jaillit d’entre les souches. On guette le petit chaperon rouge, on attend le grand méchant loup – ou plutôt le mystérieux lynx, le fantôme félin de la forêt vosgienne ! Nous sommes parties avec Les crins de Ramberchamp, centre équestre de Gérardmer très tourné sur l’extérieur et situé à deux pas des bois magnifiques. Et j’ai eu un vrai coup de cœur pour la jument que je montais : Aprime, une magnifique haflinger, race tyrolienne qui m’a rappelé de merveilleux souvenirs de notre road trip en Autriche. Un vrai cheval de poupée, une merveilleuse monture ! Elle n’est pas sublime avec ses longs cheveux blonds ?
Avec une magnifique jument haflinger dans les boisLes crins de Ramberchamp : super centre équestre orienté pleine nature
Les crins de Ramberchamp pratiquent une équitation résolument outdoor : la monitrice passionnée est une amoureuse de montagnes et de forêt. Ici, on ne passe pas des heures en manège, on file dehors ! Comptez sur elle pour une immersion en pleine nature, où vous explorerez les merveilles des hauteurs de Gérardmer…
Bonnes adresses à Gérardmer en hiver
Les Vosges en hiver sont apaisantes, oxygénantes. Quelques idées et bonnes adresses pour organiser votre séjour d’hiver à Gérardmer.
Douceur au centre aquatique et de bien-être de Gérardmer
Gérardmer a de très belles infrastructures, notamment ce centre, qui comporte non seulement une immense piscine et spa, mais aussi une patinoire, un mur d’escalade… Un véritable refuge multisports par mauvais temps ou au contraire, par temps radieux, pour profiter d’un coucher de soleil aquatique avec une vue sublime sur le lac de Gérardmer ! Derrière la grande verrière s’ouvre une large piscine et plusieurs bassins munis de jets et de nage à contre-courant. Mais ce que je préfère, c’est l’espace détente, réservé aux adultes, très beau et apaisant. La vue sur le lac est majestueuse et l’expérience, douce et apaisante.
Le centre aquatique et de bien-êtreVue superbe sur le lac
Un spa privatif à l’Echo du lac
Besoin d’un spa encore plus intimiste ? Nous avons dormi deux nuits au bord du lac à l’hôtel l’Echo du Lac avec son très joli spa privatif – vous pouvez réserver une heure de totale sérénité en tête à tête. Un grand jacuzzi, un sauna, un hammam, une salle de repos à la lumière douce et diffuse, pour une parenthèse de douceur.
Bons restaurants à Gérardmer, en hiver et toute l’année
Où se régaler à Gérardmer ? Voici quelques restos qui nous ont séduites.
Un gastronomique raffiné en cœur de ville : l’Hors du temps. Créatif, raffiné, très fin, une belle adresse au centre de Gérardmer. Nous avons adoré l’atmosphère et la qualité des créations culinaires. C’est la plus chic et charme de nos adresses vosgiennes !
L’Hors du temps
Vous vrombissez de plaisir à l’idée de munster qui dégouline ? Prenez votre Harley Davidson, j’ai l’adresse qu’il vous faut. Une déco tellement rock, des spécialités vosgiennes et des tartes flambées extra : le Bourru Gourmand. Rock’n’roll et calories, on s’est régalées !
Le Bourru gourmand
Une échappée montagnarde au plus près des sommets : l’Auberge de la Chaume de Balvreuche, seule sur les hauteurs au-dessus des forêts et des lacs dans un cadre de pleine nature tellement ressourçant. Ce chalet traditionnel est tellement vosgien avec ses tofailles (patates) coiffées de munster et sa FABULEUSE tarte aux brimbelles – les myrtilles des Vosges sont mythiques, et la maîtrise lorraine en matière de tarte est inégalable !
La Chaume de Balvreuche
Un bistrot sympa dans le coeur de Gérardmer : le Bistrot de la Perle. En été, j’avais adoré leur terrasse ombragée. Simple, efficace et convivial.
Le bistrot de la perle
Un hôtel resto de charme en plein cœur de Gérardmer : l’Aubergade. Un joli décor aux accents végétal, un très bon resto français, des jus pressés et des gâteaux maison au petit dej. Nous y avons dormi une nuit au cœur de la ville – une bonne adresse pour rayonner et explorer.
J’espère que ce séjour d’hiver à Gérardmer vous a plu et vous aura donné des idées. N’hésitez pas à (re)découvrir mon article sur Gérardmer en été et à vous inscrire à la newsletter pour plus d’idées montagnardes partout en France !
Merci à Gérardmer Tourisme et tout particulièrement à Valérie pour ce séjour merveilleux qui confirme notre coup de cœur résolu pour les Hautes-Vosges.
Bienvenue dans le parc naturel régional des Baronnies provençales ! Au sud de ma merveilleuse Drôme, le pays de Nyons, de Buis-les-Baronnies et de Montbrun-les-Bains est un condensé de montagne et de midi aux allures de Far West provençal. Crêtes sculptées, ocres rouges, marnes noires, sommets découpés, falaises des vautours, sources cristallines, tout conspire à un somptueux décor en Technicolor. Un bonheur de randonner sur le dos du Serre de Créma, de la montagne d’Angèle ou de la Montagne de la Lance, de chevaucher dans de tels paysages avec le centre équestre de Condorcet, de voir le soleil se coucher sur les lavandes, les abricots et les oliviers des Baronnies, de flâner entre rapaces et oliveraies, de savourer cette nature extraordinaire de la Drôme, sublimée et protégée par la main des agriculteurs qui font vivre leur terroir. Ma région, je l’aime à la folie, et je suis très heureuse de pouvoir vous la montrer ainsi ! La Drôme, où je suis née et où j’ai grandi, est le trait d’union entre le Vercors et la Provence. Nous sommes à la frontière entre deux régions et deux climats, là où les Alpes et la Provence se rencontrent dans une sublime harmonie méridionale. La Drôme compte deux parcs naturels régionaux d’exception : le Vercors et les Baronnies provençales. Ce sont les Baronnies provençales que je vous propose d’explorer aujourd’hui. Ici, les paysages disent la richesse de leur géologie. Marnes noires, ocres chauds, calcaires sculptés, les contreforts méridionaux des Alpes se plient aux caprices de la Terre et aux jeux de l’érosion. Les Baronnies, c’est un pays magique, une haute Provence secrète et authentique. Je suis très heureuse de vous montrer ce pays que j’aime tant, si cher à mon cœur, si riche et unique. Plus beaux villages, randonnées, oliviers, vautours, chevaux et abricots, suivez le guide pour les plus belles vacances en Drôme provençale !
Les Baronnies provençales : paysages de marnes noires…… villages superbes…… vignobles…… montagnes et abricots…… oliviers et rochers d’escalade…… western provençal…… lavandes de la Drôme provençale !
Nyons, le cœur des Baronnies provençales, capitale de l’olive
J’avais déjà longuement parlé de Nyons dans mon article sur la route de l’olivier en Baronnies (que je vous invite chaleureusement à lire si vous préparez des vacances drômoises dans les Baronnies provençales !), mais impossible de ne pas évoquer ici la superbe sous-préfecture de la Drôme, cœur des Baronnies et capitale de l’olivier.
Je suis très attachée à cette jolie cité célèbre pour son pont roman enjambant les eaux turquoise de l’Eygues, ses très belles églises, son marché provençal, son sentier des oliviers et son très beau musée Maison des Huiles d’Olive et Olives de France – la ville donne son nom à l’emblématique huile d’olive de Nyons AOP, qui fait rayonner le terroir des Baronnies à l’international. Si vous visitez Nyons, profitez des points de vue magnifiques sur la ville et l’Eygues depuis les ponts, et ne manquez pas de marcher parmi les oliveraies (un sentier aménagé vous permet de contempler des oliviers centenaires), d’aller déguster l’huile d’olive de Nyons, de visiter un moulin ou de découvrir la tradition des scourtins, anciennement utilisés dans les pressoirs.
Le coeur des Baronnies provençales : Nyons !
Info intéressante pour les férus d’histoire, j’ai récemment découvert que l’église Saint Vincent abritait le tombeau de la grande héroïne Phyllis de la Charce, souvent qualifiée de « Jeanne d’Arc du Dauphiné ». Phyllis était nyonsaise, cavalière et guerrière courageuse, c’est un personnage que j’adore et une histoire que je ne manquerai pas de vous raconter un jour !
Nyons : l’Eygues, le pont roman, les moulins et oliveraies, les églises superbes.
Les plus belles randonnées des Baronnies provençales : montagnes de la Drôme
Escarpée, ensoleillée, premier chaînon du massif des Alpes et formidable balcon sur les sommets voisins, la Drôme provençale est un paradis de la randonnée. Voici quelques randonnées en Baronnies provençales qui m’ont émerveillée.
Randonner avec son chien en Baronnies
Si vous randonnez avec votre chien : renseignez vous bien sur le calendrier, car comme tout pays montagneux préservé, la Drôme est terre de pastoralisme, et les troupeaux montent sur les alpages durant l’été. A cause de la présence du loup dans les Baronnies provençales (j’en ai vu moi-même !), les troupeaux sont gardés par des chiens de protection ou patous, qui peuvent très mal réagir à la présence d’un autre chien, perçu comme une menace par le troupeau. Pour cette raison, certaines randonnées comme par exemple la montagne de la Lance, sont accessibles aux chiens en hiver, mais non l’été. N’hésitez pas à vous tourner vers les offices de tourisme de la Drôme et des Baronnies pour vérifier où vous pouvez randonner avec votre chien sans danger et en toute sérénité.
Les troupeaux gardés par des chiens de protectionRandonner avec son chien dans les Baronnies provençales : la montagne de la LanceSerre de CrémaSerre de Créma, Adrien et Nevada
Randonner en Baronnies : la montagne de la Lance
La Lance se tient solitaire à l’entrée des Baronnies et offre un belvédère inoubliable sur toutes ses voisines : légèrement décalée par rapport au reste du massif montagneux, sa situation nous permet de profiter de panoramas inouïs. A partir de gîte de Fontlargias, une boucle de 12km et 800 mètres de dénivelé positif permet d’accéder à ces vues magiques sur le Diois, le Mont Ventoux, le Vercors et le Dévoluy. Une promesse d’évasion extraordinaire !
Vues superbesPanorama sur le DévoluyAvec son chien en BaronniesSommet de la Lance, porte entrée des Baronnies provençales
A Montréal-les-Sources : randonnées dans les marnes noires
Du côté de Montréal-les-Sources, à proximité de la Ferme Fortia, s’ouvre un paysage spectaculaire de marnes noires ravinées par l’érosion. Ce sont des visions très typiques des Baronnies et d’une beauté qui se prête à tous les caprices de la géologie.
..Dans les marnes noires. Photos Marion Carcel
Randonnées en Baronnies : Serre de Créma
C’est ma randonnée préférée dans les Baronnies provençales ! Je trouve les crêtes du serre (une montagne de forme allongée en langue occitane) d’une beauté rare. Esthétiquement parfaite, elles offrent une rare sensation de liberté et d’envol, comme si on jouait à la marelle sur les têtes des cimes des Baronnies… A deux pas, les montagnes de Miélandre (où je ne suis pas encore montée) et d’Angèle (plus haut sommet des Baronnies) nous tendent les bras, et la vue sur elles est superbe. J’ai fait cette randonnée au printemps, et j’ai été émerveillée par le mélange de flore alpine et provençale – des lavandes aux tulipes sauvages, des gentianes aux joubardes. Un régal pour les naturalistes ! Selon les itinéraires, comptez entre 700 et 1100 mètres de dénivelé pour parvenir au sommet de Serre de Créma.
Serre de Créma, ma randonnée préférée en Baronnies provençalesGentianesBeauté des paysages de Serre de CrémaDes lavandes aux tulipes, la richesse de la flore
Le rocher du Caire : la falaise des Vautours en Baronnies à Rémuzat
Connaissez-vous le rocher du Caire, aussi appelé la falaise des vautours, dans le parc naturel régional des Baronnies provençales ? C’est un site exceptionnel d’observation de cet oiseau majestueux. A Rémuzat, il vous suffit de suivre les panneaux « vautours » vers un parking sur les hauteurs. En une vingtaine de minutes de marche facile au cœur d’un décor somptueux, vous accédez à un point d’observation inouï sur cette falaise où nichent des centaines de vautours. Sous l’action de l’association Vautours en Baronnies, les oiseaux ont été réintroduits en 1996 après dix ans de travail, et ils ont prospéré. Christian, un des responsables de l’association, nous emmène découvrir ce site incroyable : l’association Vautours en Baronnies organise régulièrement des visites guidées. On compte aujourd’hui sur la falaise à l’année 300 couples de vautours fauve, 11 couples de vautours moines, 1 couple de percnoptères migrateurs. Les gypaètes barbus passent – car la présence d’une espèce de vautours attire les 3 autres sur le site – mais ne nichent pas encore, contrairement au Vercors où un œuf a éclos cette année, grande réussite pour cette espèce menacée. Le vautour prospère en terres drômoises, et la falaise est un site d’observation fascinant. Quand les courants ascendants se lèvent et que tous se mettent à voler, que le ciel se remplit de dizaines d’oiseaux gigantesques, c’est spectaculaire ! Une randonnée accessible à tous et de toute beauté pour découvrir la faune des Baronnies…
Les vautours des Baronnies provençales au rocher du Caire, photographiés par Marion Foehn PhotographieLes rois du ciel des BaronniesDans la lunette, les vautours !Avec Vautours en Baronnies
Randonnée équestre dans le Colorado des Baronnies provençales
Ambiance Far West à cheval dans les Baronnies provençales… Si vous voulez venir faire du cheval en Provence, j’ai un conseil à vous donner : venez en fin d’été (septembre/octobre). Lumières, climat, atmosphère, c’est la saison idyllique ! En 2021, nous avions vécu une randonnée idyllique de 3 jours du côté de Digne les Bains. En 2022, nous avons retrouvé le même type de paysages de lavandes, de marnes, de montagne du sud et de Far West provençal au cœur des Baronnies, dans ma jolie Drôme. C’est Pamela, adorable monitrice du centre équestre du Rouet à Condorcet, qui nous guide au cœur de la magie des Baronnies. C’est un véritable Colorado drômois : ocres rouges, marnes noires, paysages de crêtes ravinées, de sommets découpés, de lavandes coupées bien rangées et d’oliviers centenaires, c’est MAGNIFIQUE. Je suis folle amoureuse de ces paysages avec lesquels j’ai grandi et dont Condorcet offre un sublime nectar. En 3h à cheval, Marion et moi avons eu une incroyable sensation de dépaysement et d’évasion. Je montais le beau et gentil Sigala, destrier de rêve au cœur de la Provence. Ma passion équestre est née dans ces atmosphères que je vous recommande tellement. Une expérience magique !
Marion et moi avons adoré randonner à cheval dans les Baronnies provençales. Voici ses photos de ce moment équestre magique ! Far West provençal ! A cheval à Condorcet
Le point culminant des Baronnies provençales : la montagne d’Angèle
Dressée dans le ciel de Provence à 1606 mètres d’altitude, Angèle est la plus haute montagne de la Drôme provençale. Elle se présente elle aussi sous la forme d’un serre, une montagne longue et allongée, constituée de crêtes enchaînées – cette allure géologique est très typique des paysages drômois, et de nombreuses belles randonnées drômoises vous font marcher sur les crêtes d’un serre (Serre de Créma en Baronnies, Serre les Têtes à côté du Jocou dans le Diois, Serre Gros à côté du Poët-Laval, un des six plus beaux villages de France drômois…). Malheureusement, l’accès à la montagne d’Angèle est compliqué : située en terrain privé, elle n’est pas accessible librement par tous ses versants. Il faut absolument éviter l’été et la période de pâturage des ovins afin de ne pas déranger les troupeaux. Mais il est possible de monter à Angèle en hiver. J’ai préféré éviter le départ le plus connu, celui qui monte depuis Chaudebonne : ce passage est soumis à autorisation du propriétaire (autorisation possible hors période de pâturage). En me garant à l’espace naturel sensible de Villeperdrix, à proximité de la falaise des vautours, j’ai pu monter sur les crêtes d’Angèle par des échelles et câbles et accéder à ce point de vue unique sur ma Drôme provençale… au milieu des plumes des grands rapaces.
La montagne d’AngèleLes crêtes d’AngèleA deux pas des vautours
Baignades en rivière dans les Baronnies provençales
La beauté des rivières de ma Drôme ! Depuis toute petite, je suis fascinée par la beauté sauvage des rivières drômoises, leur eau turquoise et leur fraîcheur dans la fournaise de l’été. Pays de montagnes, la Drôme est riche en sources sublimes, que ce soit côté Diois, côté vallée de la Drôme ou ici dans les Baronnies provençales. Je suis amoureuse de la beauté poétique de ces lieux où j’imagine nymphes, ondines et tritons jouer !
La beauté des rivières des Baronnies
Attention, les rivières sont des biotopes fragiles où vit une faune et flore bien particulière, et les étés caniculaires de ces dernières années les ont bien affaiblies. Quand le niveau de l’eau est trop bas en été, il est mieux de ne pas se baigner, pour ne pas les fragiliser davantage. L’eau revient enfin avec l’automne, et coule à flots au printemps, difficile de résister à ce plaisir (je suis la première à adorer ça !) Mais il est bien de se souvenir de quelques règles pour leur protection, conformément aux consignes du parc naturel régional des Baronnies provençales.
On ne fait jamais de barrages de cailloux ou bâtons: cela réchauffe l’eau, perturbe l’habitat des espèces et peut tuer certaines. On zappe la crème solaire, qui est très destructrice pour les milieux aquatiques : tee shirt, chapeau et éviter les heures chaudes! On essaie de remuer le moins possible les fonds, où vivent de petits organismes, et on ne déplace pas les cailloux. Bref, on essaie d’être gentil avec les petites bêtes de la rivière ! Pour plus d’infos sur les cours d’eau des Baronnies provençales et leur protection, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil au site du parc naturel régional.
Sur tout son parcours, l’Eygues et son affluent l’Ennuye (du côté de Sainte Jalle) permettent de jolies baignades sur des plages de galets. Le point de vue le plus célèbre sur l’Eygues, c’est bien sûr le pont roman de Nyons, et il n’est pas rare de voir des nageurs sur les rives l’été.
L’Eygues à Nyons
C’est aussi l’Eygues qui coule dans les gorges de Saint May, spectaculaire canyon rocheux d’une beauté rare. Plusieurs affluents de l’Eygues aux alentours de Saint May présentent des vasques de toute beauté.
Affluents de l’Eygues autour de Saint May
Près de Dieulefit, le Lez offre de très jolies occasions de baignades du côté de La Roche Saint Secret et Montbrison.
Dans le Lez
Enfin, si vous cherchez un plan d’eau superbe en Baronnies, rendez-vous au Pas des Ondes à La Motte Chalancon. Accessible à toute la famille, riche en plages et en activité nautiques, il revêt une très belle teinte et a été très bien aménagé.
Les superbes villages des Baronnies provençales
Dans ma jolie Drôme, nous avons six villages classés parmi les plus beaux de France, qui sont indubitablement sublimes et font la fierté du département. Mais nous avons aussi de fabuleuses pépites qui ne portent pas ce label et sont pourtant elles aussi d’une beauté incroyable, comme par exemple Saou, Valaurie, Glandage, Cliousclat, Villeperdrix, Taulignan ou encore ici Saint May, un de mes préférés parmi les préférés. Au cœur des Baronnies provençales, Saint May enroule comme un escargot doré son dédale de calades et de voûtes où les roses trémières profitent de chaque fissure pour s’épanouir. Sur les hauteurs se trouve un des plus jolis cimetières de Provence, qui offre une vue plongeante sur le village perché et l’Eygues turquoise serpentant en contrebas. Au-dessus de la vallée volent par dizaines les vautours nichant dans la célèbre falaise des vautours de Sahune et Rémuzat. Les tilleuls et les oliviers centenaires s’enroulent sur les pentes au soleil du midi… un emblème de notre belle Provence.
Saint May
Si vous souhaitez découvrir d’autres villages emblématiques des Baronnies, comme Pierrelongue, Mollans-sur-Ouvèze, Buis-les-Baronnies, Mirabel-aux-Baronnies, je vous invite à découvrir mon article consacré à la route de l’Olivier en Baronnies.
Les villages de charme de la Drôme provençale, ici Villeperdrix. Photos Marion Carcel
Escalade et via ferrata en Baronnies : le rocher Saint Julien et autres pépites outdoor
Avec ses falaises calcaires sculptées par les sources, le pays des Baronnies tout entier est une terre d’escalade reconnue. Un des sites les plus emblématiques des Baronnies, c’est le Rocher Saint Julien, qui surplombe la ville de Buis-les-Baronnies. Avec plus de 250 voies d’escalade, ses vues extraordinaires et sa silhouette si particulière, le rocher Saint Julien est mondialement célèbre parmi les grimpeurs. Le topo Escalade en Drôme provençale édité par la FFME26 est la référence pour s’orienter dans ce dédale vertical de voies.
Le célèbre rocher Saint Julien à Buis-les-BaronniesLe bonheur de l’escalade en Provence
Envie de verticalité plus aménagée ? Le rocher Saint Julien abrite plusieurs via ferrata de toute beauté, offrant un panorama somptueux sur la ville de Buis-les-Baronnies. Les parcours rouge et noir permettent d’aller jusqu’au sommet du rocher (mais le noir, très physique, est assez éprouvant). Les parcours bleus et rouges sont très ludiques, avec ponts népalais et autres ponts de singe au-dessus du vide, pour une randonnée vertigineuse au-dessus des Baronnies.
La via ferrata du rocher Saint Julien
A Buis-les-Baronnies toujours, les amateurs d’escalade se régaleront à explorer le très beau site des Gorges d’Ubrieux, où on grimpe au-dessus de la rivière. Autre site d’escalade emblématique dans les Baronnies, le Rocher des Aures, au pied de la montagne de la Lance, offre une grande variété de voies pour tous niveaux. Ces deux sites sont eux aussi à retrouver dans le topo Escalade en Drôme provençale.
Gorges d’UbrieuxRocher des Aures
Et pour un séjour 100% escalade en Baronnies, n’hésitez pas à passer aussi côté Hautes-Alpes. Le parc naturel régional des Baronnies provençales abrite d’autres sites d’escalade mondialement renommés comme Orpierre – et en continuant direction Gap, nous sommes à deux pas de la mythique falaise de Céüse.
Agriculture en Baronnies provençales : olives, abricots et producteurs passionnés
La Drôme, terre d’agriculture ! Ma Drôme chérie a été façonnée par la main des paysans depuis des siècles. Nous avons la chance immense de posséder une très importante surface agricole, entre les vergers de la vallée du Rhône et de la plaine de Nyons, les alpages du Vercors et des Baronnies, les vignes des Côtes du Rhône et de Grignan les Adhémar… Cultures en terrasses, vignobles, oliveraies, vergers, troupeaux dans les montagnes, les paysages de la Drôme ont été sculptés par le travail de ses paysans. Ici, il est facile de manger local et de saison ! La Drôme est aussi pionnière de l’agriculture bio : cela fait très longtemps que cette dynamique est implantée ici, tout particulièrement dans les montagnes du Diois et des Baronnies.
Les produits des Baronnies, par Marion.Oliviers et lavandes, les paysages agricoles des Baronnies, ici près de Nyons
Oliviers et polyculture : la Ferme de Perdicus à Villeperdrix
A la Ferme de Perdicus à Villeperdrix, sublime village perché au cœur des Baronnies provençales, on rencontre Adrien, agriculteur passionné. Sa famille est installée à Villeperdrix depuis le 18e siècle et sa génération reste fidèle à ce qui a fait l’identité de leur production depuis des siècles : une polyculture adaptée au climat et qui suit les saisons. Ici, on trouve des olives, avec des oliviers pluricentenaires sublimes appartenant à l’AOP olive de Nyons, fruits, légumes, plantes aromatiques et médicinales, apiculture, petit élevage d’ânes… Nous sommes sur le sentier des oliviers de Villeperdrix, et certains arbres d’Adrien disent par l’épaisseur de leurs troncs noueux leur âge canonique. On retrouve des huiles essentielles, des plantes cosmétiques et thérapeutiques, des fleurs et des plantes originales qu’Adrien s’amuse à nous faire deviner.
Les oliviers de la Ferme PerdicusAdrien de la Ferme PerdicusLa ferme Perdicus, photos Marion CercelDans les serres et champs de la ferme Perdicus
Après avoir exploré les oliveraies sublimes et la serre aux merveilles, on découvre le petit magasin de producteurs au cœur du village de Villeperdrix. Tous les produits sont ancrés dans le terroir drômois et fidèles à cet esprit du parc naturel régional, où le travail des hommes et la préservation des paysages et de l’environnement vont main dans la main. Une très belle rencontre avec Adrien qui met à l’honneur la richesse agricole, humaine et historique de ce beau terroir drômois.
Magasin de producteurs de Villeperdrix
Si vous aussi, l’olivier millénaire méditerranéen vous fascine, ne manquez pas la route de l’Olivier en Baronnies, dont je vous parlais longuement dans cet article. Et je vous confie mes sites préféré sur cet itinéraire touristique de toute beauté : le sentier des oliviers, chemins de balade où les paysages sont grandioses et les oliviers semblent de toute éternité. A Villeperdrix, à Sahune, à Nyons, les sentiers des oliviers sont un enchantement.
Les oliviers des Baronnies, photos Marion Carcel en juillet 2020
Le vignoble de Nyons, les vins des Baronnies provençales
J’aime tant la vision des vignes de la Drôme illuminées par l’automne ! Entre paysages magnifiques et dégustations savoureuses, si le tourisme œnologique vous attire, faites un tour sur le sentier du vignoble nyonsais. Il vous fera arpenter mes paysages vinicoles préférés autour de Nyons : Venterol, Novezan, les grandes étendues encadrées de montagnes et d’oliviers, pour une sublime balade au pays du vin.
La beauté du vignoble nyonsais
Les tilleuls et les abricots des Baronnies
Aux nombreuses spécialités culinaires de ma jolie Drôme, les Baronnies provençales viennent ajouter leurs brassées de fleurs et de fruits : le tilleul, l’olive et l’abricot sont emblématiques de ce parc naturel baigné par la lumière du midi. Nous avons déjà longuement parlé de l’olive, parlons du tilleul. Fréquent dans les Baronnies provençales, cet arbre célèbre pour ses chatons volants qu’on fait infuser en tisane est l’emblème du parc naturel. L’été, RDV à Buis-les-Baronnies pour le marché au tilleul, où on trouvera les feuilles brutes et les produits transformés qui font sa célébrité. Pour notre part, c’est à Saint-May que Marion a photographié ce tilleul insolite aux dimensions gargantuesques…
Le meilleur abricot du monde à mes yeux ? C’est l’abricot des Baronnies, protégé par un label IGP éponyme. C’est un gros abricot à la fois ferme et fondant, délicieux à croquer comme en cuisine, qui s’épanouit dans cette terre montagneuse où la pente rencontre le soleil. C’est, de très loin, l’abricot que je préfère – à goûter absolument ! Il se décline ici en nectars et autres produits qui prolongent sa saveur même à la fin de l’été. Et j’aime tant sa contribution aux paysages : regardez la beauté des vergers d’abricotiers dans l’or du soir ! Un des arbres emblématiques de ce pays radieux.
Abricots à et autour de la ferme FortiaAbricots de la Drôme provençale
Nous adorons aller à la rencontre des produits iconiques d’une région, et des producteurs qui font vivre ce terroir. Dans le cas des abricots des Baronnies, j’y suis sensible depuis longtemps, car le papa d’une de mes meilleures amies, Alice, les cultive dans ce pays de lumière ! C’est à Beauvoisin, juste au-dessus de Buis-les-Baronnies, que sont installés Chantal et Patrick, propriétaires du Moulin des Amandiers, où on cultive en bio abricots, cerises, ail et petit épeautre sur les pentes rocailleuses des montagnes provençales. La vue sur le Mont Ventoux est sublime et à la fin de l’hiver, la floraison des amandiers m’émerveille… j’ai de très beaux souvenirs d’adolescence dans ce petit paradis suspendu au-dessus du monde, dans la garrigue drômoise.
Au moulin des Amandiers à Beauvoisin
Bien-être drômois : gîte, spa et yoga à La Ferme Fortia
Il était une fois dans la Drôme… La Drôme est une terre de pleine nature et de douceur, un lieu idéal où se recentrer et se ressourcer. Ce n’est pas un hasard si tant de retraites de yoga ont lieu chez nous. Entre cabanes et piscine, j’ai une jolie adresse à vous présenter : La Ferme Fortia. Toutes les photos de la Ferme Fortia sont l’oeuvre de ma binôme Marion Carcel alias Foehn Photographie.
Marion et moi en plein yoga à la Ferme Fortia
Besoin d’organiser un mariage, de vous évader dans un gîte ou une cabane, de passer un moment au spa ou au bord de la piscine ? Sur les hauteurs lumineuses au cœur des Baronnies en Drôme provençale, la ferme Fortia est un lieu hors normes. Dans cette écurie de dressage aux allures d’hacienda espagnole évoluent chevaux et cavaliers, les gîtes provençaux, cabanes perchées et bulles d’été permettent d’organiser une fête de mariage pour plus de 150 personnes, et le cadre serein invite à la quiétude et au repos, entre lecture sous la treille, grande piscine au milieu des cyprès et spa aux accents mauresques.
Ambiance hacienda à la Ferme Fortia.Les cabanes perchées
Nous avons passé de délicieux dîners faits maison avec notre hôte, dormi avec vue sur les montagnes dans les gîtes lumineux, et savouré la beauté magique de ce cadre hors normes. Ma belle Drôme provençale se prête à toutes les fantaisies et féeries… pour un week-end en amoureux entre spa et cabane, un yoga relaxant et un massage bien être, ou pour une immense fête aux accents du sud, un lieu à retenir !
Superbe vue sur les Baronnies ConvivialitéAu bord de l’eau
Le spa de la Ferme Fortia se niche sous une cave voûtée à l’obscurité relaxante. Un superbe hammam aux accents mauresques, une piscine illuminée dans la pénombre, c’est un lieu de douceur hors du temps.
D’autres spas dans les Baronnies : de Montbrun-les-Bains à Villeperdrix
De nombreux autres spas jalonnent les Baronnies, comme celui des Terrasses à Villeperdrix, perché dans les montagnes d’un des plus hauts villages de la Drôme provençale.
J’ai eu un vrai coup de cœur pour le spa Valvital de Montbrun-les-Bains, avec ses sources thermales naturelles sur les flancs du Ventoux. Montbrun-les-Bains compte parmi les six plus beaux villages de France labellisés de la Drôme. Au bout d’une route en épingles panoramique, Montbrun-les-Bains se dresse comme une muraille face au Mont Ventoux, le géant chauve de Provence. Les cyclistes renonceront face à la raideur des calades, mais ils iront soulager leurs muscles dans les eaux chaudes et sulfurées des thermes panoramiques !
VilleperdrixMontbrun-les-Bains
Où voir les lavandes de la Drôme ? Les lavandes des Baronnies provençales
En tant que blogueuse drômoise, la question qu’on me pose le plus souvent est la suivante : où voir les champs de lavande de la Drôme ? La réponse est : partout. En juin-juillet, la Drôme toute entière est un tapis violet, et les iconiques routes de la lavande arpentent le département dans son intégralité ou presque : la Drôme est le second producteur français de lavande, après les Alpes-de-Haute-Provence.
Lavandes de la Drôme provençale avec vue sur le mont Ventoux depuis le plateau d’Albion
Dans les Baronnies, de nombreux endroits se prêtent à la contemplation des lavandes. J’aime énormément le Col d’Ey, entre Sainte Jalle et Buis-les-Baronnies, où les couchers de soleil sur les lavandes sont d’une beauté spectaculaire.
Lavandes au col d’Ey
De Montbrun-les-Bains jusqu’au plateau d’Albion (immense plateau à 850m d’altitude, partagé entre Drôme, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence), la lavande est reine. On connaît souvent les lavandes de Sault, côté Vaucluse, mais juste à côté dans la Drôme se situe Ferrassières, qui est lui aussi de toute beauté en juin-juillet.
A Ferrassières sur le plateau d’Albion
Les routes montagneuses du côté de Saint Ferréol Trente Pas, La Roche Saint Secret, Dieulefit, Bourdeaux, ont aussi de très beaux champs de lavande – j’aime particulièrement ceux qui entourent le Serre de Créma. Un autre attrait de cette randonnée en début d’été !
Lavandes au pied du serre de Créma, ma randonnée préférée
Célébrer la Drôme : blogueuse drômoise, photographe et vidéaste passionnées
Vivant dans la Drôme, je la vis et la photographie depuis des années. De nombreuses photos, notamment de rando, sont les miennes.
Mais de nombreuses photos de ce reportage sont l’œuvre de Marion Carcel alias Foehn Photographie. Nous avions déjà eu le plaisir de photographier les Baronnies en 2020, lors de notre reportage sur la route de l’Olivier, pour les huiles et olives de Nyons.
Marion, ma binôme à la photo
En septembre 2022, nous sommes revenues en trio, avec Marion à la photo et Pauline Filippelli à la vidéo. Marion, Pauline et moi avons passé trois jours merveilleux à Montréal-les-Sources, au cœur des Baronnies, dans ce pays d’oliviers centenaires, de soleil ardent, de vautours mystérieux et de sources claires. Les vidéos sont à retrouver ici : la Drôme en vidéo. Nous avons également eu le plaisir de filmer et photographier le Diois– retrouvez l’article pour de belles escapades au sud du Vercors.
Pauline en tournage pour la Drôme, photographiée par Marion qui immortalise les coulisses
Ma Drôme chérie, terre d’harmonie ! Ici les villages perchés s’enroulent au creux des falaises ensoleillées, ici la main du paysan sculpte les paysages, et sertit les méandres bleus de l’Eygues d’oliveraies pluricentenaires. Ici je ressens la concorde profonde entre l’œuvre des hommes et celle de la nature, la richesse d’un terroir généreux et bienveillant où il est facile de se sentir chez soi. Ici le voyageur trouve apaisement et sérénité, au bord des eaux illuminées, dans un yoga face aux montagnes des Baronnies ou dans le vin riant de leurs coteaux. Ma région est belle est chaleureuse, et je sais que je lui dois ce qui m’anime, le double amour de la montagne et du midi, de la nature préservée et du travail des hommes en harmonie. Alors, quand est-ce qu’on se retrouve dans la Drôme ?
Si vous voulez suivre mes aventures dans la Drôme, en Provence, dans les Alpes, et partout ailleurs, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter.
Merci à La Drôme Attractivité et notamment à Anne-Catherine pour ce reportage qui m’a réjouie. Merci à Pauline et Marion pour ce beau projet en trio. Merci à toutes les personnes qui nous ont accueillies dans les Baronnies, notamment Christian à La Ferme Fortia. Merci à la joyeuse équipe avec qui j’ai fait la via ferrata de Buis-les-Baronnies et à tous les Drômois et toutes les Drômoises qui m’ont accompagnée en rando et au spa dans les Baronnies au fil des années – Alice, Andréa, Christelle, Laura, Elisa, Maxime, Bertrand, Amélie la vauclusienne… la Drôme se vit entre amis !
Le Diois ? A la bascule entre le Vercors et la Provence, où les champs de lavande jaillissent entre les falaises abruptes, la région de Die et de Châtillon-en-Diois est à mes yeux une des plus beaux endroits de France. Loin des grands axes, ce pays de montagnes et de rivières où la Drôme prend sa source est un émerveillement absolu, paradis de la randonnée et des sports de pleine nature. Enchâssé entre deux parcs naturels régionaux d’une beauté inouïe, celui du Vercors et celui des Baronnies provençales, ouvert sur le Mont Aiguille côté Isère et sur le Dévoluy côté Hautes-Alpes, le pays diois est au cœur des montagnes les plus secrètes et sublimes du sud, et une réserve inépuisable d’activités outdoor. Les randonnées du vallon de Combeau, du cirque d’Archiane, du Glandasse ou des gorges d’Omblèze figurent parmi mes plus beaux itinéraires de Drômoise amoureuse de sa terre natale. Mais le Diois est aussi le pays de la clairette de Die, succulent vin effervescent déjà réputé à l’époque des Gaules latines, de Châtillon-en-Diois, classé parmi les plus beaux villages de France, de « l’or violet » de Provence au cœur des routes de la lavande drômoises et des rivières transparentes où se baigner dans la fraîcheur de l’été. J’ai la chance d’être drômoise et j’aime à la folie ma région de pierre blanche, d’eau vive, de lumière méridionale et de lavande en fleurs. Laissez-vous vous emmener au cœur du pays diois et vous raconter que faire, que voir, que vivre dans la région de Die et de Châtillon-en-Diois, vous parler des plus belles randonnées du Diois, de vélo, d’escalade, d’eau vive, d’un survol du Mont Aiguille, de clairette, de beaux villages et de délices… pour des vacances d’été de rêve dans la Drôme.
Drômoise de naissance, de quotidien et de coeur, je suis très heureuse de vous parler de ma région adorée. Photo Marion CarcelLe Diois, pays de randonnées sublimes avec vue sur le Mont Aiguille et les crêtes du VercorsLe Diois, pays de lavandes au pied du Vercors. Photo Marion Carcel
Les plus belles randonnées du Diois, au sud du Vercors
Nous sommes au sud du parc naturel régional du Vercors, le plus beau de France à mes yeux. Le Diois est la pointe Est de la Drôme, taillée comme un diamant serti dans les flancs du Trièves au nord et du Dévoluy au sud. Regardez une carte routière : nous sommes loin de toutes les autoroutes, dans un pays d’itinéraires de petite vitesse sublimé par Jean Giono que le Diois a cent fois inspiré, un pays étonnamment montagnard et escarpé, où chaque col bascule vers un nouvel horizon. La sublime route du col de Menée vous conduira vers Grenoble en offrant un panorama inouï sur le Mont Aiguille ; le col de Grimone ouvre sur le Jocou et l’exceptionnel vallon de la Jarjatte, au pied du point culminant de la Drôme, le Rocher Rond (2453m), seule montagne du Vercors à présenter un étage de végétation alpine – ici s’ouvre la route des cimes. Quant à la majestueuse montagne du Glandasse, qui surplombe Châtillon-en-Diois comme un vaisseau de pierre venu s’amarrer dans les lavandes avec ses mille mètres de falaise rocheuse, elle est la proue méridionale du Vercors, tout au sud de ce bateau de roche qui forme la réserve des hauts plateaux. C’est un terrain de jeu inouï pour les amoureux des sentiers, et c’est dans le Diois que j’ai vécu plusieurs des plus belles randonnées de ma vie. Voici quelques idées pour l’explorer.
Cet article est consacré au pays Diois, soit le flanc Est du Vercors drômois. Pour explorer le Vercors drômois côté Ouest, côté Col du Rousset, Combe Laval, Font d’Urle ou Ambel, je vous invite à découvrir cet autre article.
Au dessus de Châtillon-en-Diois, les hauts plateaux du Vercors. Ici le cirque d’Archiane, la Grande Moucherolle et le Mont Aiguille. Le Diois est un paradis de la randonnée
Les plus belles randonnées du Diois : autour du Mont Aiguille, roi du Vercors
Le Mont Aiguille ? Avec sa silhouette iconique, et son statut légendaire de première montagne gravie par des alpinistes (en 1492, année de grandes découvertes s’il en est !), il n’a pas volé sa couronne de roi du Dauphiné. Objet de nombreuses légendes médiévales, le « Mont inaccessible » a été fantasmé porte des enfers ou jardin d’Eden miraculé, et nombreux sont ceux qui ont rêvé de partir à l’assaut de ses abruptes parois pour atteindre sa plaine sommitale. Voici quelques idées de randonnées autour du Mont Aiguille, avant de partir à son ascension…
Des vues magiques sur le Mont Aiguille dans le Diois. Ici depuis le Vallon de Combeau.
Les plus belles randonnées du Diois : le vallon de Combeau et la tête Chevalière
C’est une des plus belles randonnées pour admirer le Mont Aiguille : le vallon de Combeau monte en douceur sur un plateau que le printemps couvre de fleurs, entre falaises abruptes et bouquetins amicaux, avec des panoramas inouïs sur la montagne mythique. Le point culminant de la randonnée est la tête Chevalière, qui fait la frontière entre Drôme et Isère, et s’ouvre comme un tremplin sur le Mont Aiguille. Lors d’un trek magique, je suis redescendue côté isérois par le Pas de l’Aiguille avant d’aller dormir au pied du roi, à Chichilianne… une sublime traversée au cœur du Dauphiné.
Sur les hauteurs du Vallon de Combeau et de la Tête Chevalière, vue sur le Mont AiguilleDu vallon de Combeau à Chichilianne, autour du Mont Aiguille. Une randonnée entre Drôme et Isère, Diois et Trièves.
Le Jocou, randonnée sublime en Diois et panorama à 360
Le plus beau balcon sur le Diois, le Trièves, le Dévoluy et les Ecrins ? C’est le Jocou ! Accessible depuis Die par le col de Grimone, ce sommet offre un panorama inégalé sur cette partie des Alpes : côté Trièves, le Mont Aiguille, le lac de Monteynard, et la vue ouverte jusqu’à Grenoble, côté Drôme, les 3 Becs, le Glandasse et tous les sommets du Diois, côté Dévoluy, le Grand Ferrand et l’Obiou, et enfin plus loin, toute la barre des Ecrins se découpant au loin dans l’air vivifiant des montagnes secrètes. La vue est absolument majestueuse.
Au sommet du JocouLes vues superbes sur le Mont Aiguille depuis le JocouLa ligne de crête entre Drôme et Dévoluy, en montant vers le Jocou
L’ascension du Mont Aiguille, entre Diois et Trièves
A force de randonner autour de sa silhouette onirique, comment ne pas être tenté de franchir à son tour le pas de l’interdit, comme Antoine de Ville sur ordre du roi de France en 1492 ? Il faudra se faire accompagner impérativement d’un guide pour cette expédition d’alpinisme relativement aisée, mais qui nécessite une solide connaissance des techniques d’escalade et notamment de la descente en rappel – la montée est plus aisée que la redescente, avec deux grands rappels, dont un en fil d’araignée entièrement dans le vide. Après avoir franchi une ultime cheminée, nous voici sur la plaine sommitale, au pays des bouquetins : les rois des cimes ne craignent pas l’assaut de la citadelle du vertige… Je me sens comme échouée sur un îlot solitaire tandis que l’océan des crêtes du Vercors se lève face à moi, le pied sur un radeau au-delà des nuées. L’expérience est inouïe…
Lever de soleil sur le Vercors depuis la plaine sommitale du Mont AiguilleSur la plaine sommitale du Mont Aiguille, au pays des bouquetins
Au sujet du bivouac au sommet du Mont Aiguille : au moment où ces photos ont été prises, en août 2021, le bivouac sur la plaine sommitale était encore toléré. Il est aujourd’hui interdit afin de préserver l’environnement exceptionnel de la réserve des hauts plateaux du Vercors.
Les plus belles randonnées du Diois : le Glandasse et Châtillon-en-Diois
Le Glandasse ? L’extrémité sud du grand bateau du Vercors est peut-être sa face la plus majestueuse : plus de mille mètres de pente abrupte, dressée comme la coque d’un navire minéral, auxquels le village de Châtillon-en-Dois vient s’amarrer en beauté.
La montagne du Glandasse, extrémité sud du Vercors, au-dessus de Châtillon-en-Diois. Photo Marion Carcel
Bivouac et randonnée sur le Glandasse, à Châtillon-en-Diois
Du village de Châtillon-en-Diois jusqu’au sommet du Dôme du Glandasse (aussi appelé Pié Ferré), il faudra compter 1500 mètres de dénivelé, une montée raide mais sans difficulté technique que récompense une vue grandiose à l’arrivée sur les hauts plateaux. Dormir là-haut, au-dessus du cirque d’Archiane, et voir le jour se lever sur les crêtes du Vercors, est un de mes plus beaux souvenirs. Le Vercors est une planète à part, un royaume de solitude et de sauvagerie, et une nuit sur le Glandasse est un voyage cosmique…
Les vires du Glandasse, avant de déboucher sur les hauts plateaux du Vercors Sublime arrivée sur les hauts plateaux du Vercors, sur le dôme du Glandasse au-dessus de Châtillon-en-DioisBivouac au Glandasse, au-dessus du cirque d’Archiane
Les plus belles randonnées du Diois : le cirque d’Archiane et le rocher de Combeau
Les plus belles formations dolomitiques – c’est-à-dire, de roche érodée, ruiniforme – du Vercors ? Elles sont dans le Diois, à l’extrême sud du massif. Les vires du Glandasse, le rocher de Combeau, le cirque d’Archiane, sont autant d’exemples de cette richesse géologique inouïe. Arpenter en randonnée le cirque d’Archiane est un avant-goût facile et accessible de cet univers d’arches, de voûtes et d’ogives sculptées par un démiurge romantique au fil des siècles…
Le rocher de CombeauLe rocher de Combeau et le cirque d’Archiane dans les couleurs de l’automne
Randonnées au sommet de la Drôme : autour du Rocher Rond et du vallon de la Jarjatte
Le point culminant de la Drôme ? C’est le Rocher Rond, dont les 2453m forment le faîte du département. Son sommet, la tête du Fleyrard, s’intègre dans une ligne de crête majestueuse qui court sur trois départements et qu’on admire à merveille depuis le Dévoluy : l’Obiou est en Isère, le Grand Ferrand dans les Hautes-Alpes, et le Rocher Rond est véritablement le verrou montagnard de ma Drôme – et le seul sommet drômois à posséder un étage alpin, avec toute la végétation singulière qui l’accompagne, notamment des edelweiss. Cette région, le vallon de la Jarjatte, est une des plus sauvages du pays, et l’exemple d’une biodiversité rare.
La ligne de crête transfrontalière aux 3 départements, ici vue depuis l’autre côté, côté Dévoluy. Obiou, Grand Ferrand et Rocher Rond la composent. Le vallon de la Jarjatte se niche de l’autre côté
Au printemps 2023, j’ai enfin pu réaliser une randonnée absolument magnifique dans cette région aux confins de la Drôme : monter jusqu’au Lac du Lauzon, petit puits d’eau douce dans une tourbière d’altitude, et au col du Charnier, où les vautours surveillent la frontière avec les Hautes-Alpes. Nous sommes encore dans la Drôme, et déjà sur le GRP Tour du Dévoluy, avec ses sublimes reliefs et ses immenses pierriers. Le lac du Lauzon, rempli de tritons alpestres, m’a émerveillée par sa puissance biodiversité et son atmosphère de lande écossaise… une virée époustouflante.
Une ambiance extraordinaire au lac du Lauzon, dans le vallon de la Jarjatte
Les lavandes de la Drôme : rando et vélo lavande autour de Die
En termes de surface de production de la lavande et du lavandin, la Drôme arrive à la deuxième place des départements français, derrière les Alpes de Haute-Provence et leur iconique plateau de Valensole. De juin à août s’ouvrent les routes de la Lavande qui sillonnent une Haute-Provence violette, à la recherche de cet or floral qui pousse naturellement entre 600 et 1400 mètres d’altitude. Au pied du Vercors, grand ouvert sur le midi, le Diois est ce pays de bascule entre montagne et midi où la lavande s’épanouit. En juin, ne manquez pas de partir en randonnée à la recherche des lavandes du Diois, entre Die, Chamaloc, Romeyer… à pied, en voiture, à vélo ou à cheval, la lavande abonde et transforme le paysage en un patchwork de mauve grandiose.
Les lavandes du Diois. Photo Marion Carcel
Je garde un très bon souvenir d’une randonnée en vélo à assistance électriqueau départ de Die et jusqu’à Saint-Julien-en-Quint dans le parc naturel régional du Vercors. Nous avons roulé à travers les champs violets jusqu’au coeur des montagnes du Vercors. Et nous avons croisé, outre des fleurs par milliers… un loup qui traversait. Dans le Diois, j’ai souvent rencontré des bouquetins, plus rarement le loup, mais la vie sauvage affleure au détour de chaque sente.
Vélo dans les lavandes du Diois, bonheur de juillet
Rando et escalade dans le Diois : les gorges d’Omblèze et la chute de la Druise
Le Diois n’est pas un pays de grands axes et de routes évidentes. Enchâssé dans la forteresse du Vercors, il est une terre qui se déroule au rythme lent d’une bobine qu’on dévide, entre cols escarpés, vallées reculées et canyons profonds. Parfois dans le Diois, un lieu est à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau d’un autre, mais pour y accéder, il vous faudra rouler, randonner, tâtonner, car la montagne a érigé des murailles pour que vous puissiez vous sentir chevalier et avoir plaisir à conquérir un donjon. Les gorges d’Omblèze sont une balade épopée, et méritent qu’on y passe au moins une journée. La princesse à sauver ? La plus haute cascade de la Drôme : la merveilleuse chute de la Druise, aux airs de cascade d’Islande avec son long voile jaillissant du rocher. La rivière Gervanne se précipite depuis ce tremplin minéral grandiose dans une gorge étroite.
La merveilleuse chute de la Druise, la plus haute du Vercors
Mais Omblèze, c’est aussi une randonnée aux airs celtiques dans une gorge moussue, le canyon des gueulards, et un des plus beaux sites d’escalade de la Drôme, les gorges d’Omblèze, avec une multitude de sites de tous niveaux et de voies qui surplombent la rivière ou se perdent dans la montagne – un régal pour les grimpeurs. Enfin, Omblèze, c’est un restaurant atypique et attachant, le Moulin de la Pipe, établi comme auberge depuis plus de 100 ans : il nourrit les voyageurs venus s’égarer dans la vallée de la Gervanne depuis 1918.
Les gorges d’Omblèze, le canyon des gueulards, le moulin de la Pipe et l’escalade dans les gorges
Pour en savoir plus sur la région de la Gervanne, je vous invite à lire mon article consacré à la vallée de la Drôme.
Un site grandiose : le Claps et le Saut de la Drôme à Luc-en-Diois
Le Claps est un des sites géologiques les plus incroyables des Alpes, et on le doit à une catastrophe vieille d’un demi-millénaire. Un matin de 1442, les habitants de Luc-en-Diois furent réveillés par un fracas épouvantable. Le ciel leur était littéralement tombé sur la tête : une immense partie de la montagne surplombant le village, le Pic-de-Luc, s’était arrachée et effondrée en un monstrueux éboulement. Six siècles plus tard, la cassure nette de la pierre tranchée comme un cake reste parfaitement visible, ainsi que l’immense chaos rocheux à son pied, appelé le Claps. La catastrophe fit heureusement peu de victimes, mais causa un grave problème hydrologique : la rivière Drôme, qui prend sa source un peu plus haut dans le Diois, fut coupée par l’amas de pierre, créant une immense retenue et privant d’eau les vallées en contrebas. Le parlement du Dauphiné dépêcha des émissaires et ouvriers, et d’importants travaux furent menés pour restaurer le cours de la Drôme. Les travaux ne s’achevèrent qu’en… 1804, avec la rupture du lac supérieur.
Là où le pic de Luc s’est effondré, donnant naissance au chaos rocheux du Claps
Aujourd’hui, la Drôme cataracte joyeusement parmi le Claps, un chaos rocheux spectaculaire qui est aussi un site d’escalade prisé (en bloc et en voie). La rivière Drôme parcourt un grand escalier de cascades pittoresques. La plus haute se nomme le Saut de la Drôme, et la partie basse, autour de l’aire de pique-nique du Claps, est un lieu de baignade prisé.
Le saut de la Drôme à Luc-en-DioisBonheurs de la baignade au Claps et au saut de la Drôme
Randonner et se baigner le long des rivières du Diois
La Drôme est un pays de rivières, et elles sont nombreuses en Diois. Si vous aimez voyager au fil de l’eau, faites un tour au vallon des Sources où la Drôme naît de la montagne, allez vous baigner au pas des Ondes, véritable lagon de montagne entre Diois et Baronnies à La Motte Chalancon. Partez pour une randonnée aquatique originale en recherchant les gours de la Roanne, ou les plus hautes cascades sur la Gervanne, allez rechercher une baignade poétique au Pas du Goure à Saint Nazaire-le-Désert, à la cascade de Pontaix ou encore aux vasques de la Brette. Les chutes secrètes sont nombreuses dans ce pays lentement sculpté par l’eau qui chante dans la montagne. Je rêve d’aller découvrir les nombreuses cascades du vallon de la Jarjatte, et de suivre le ruisseau de Puscle jusqu’aux impressionnantes cheminées de fées des Sucettes de Borne. Enfin, j’ai une cascade assez méconnue à confier à votre curiosité : les superbes gorges des Gâts, paradis moussu niché entre Châtillon-en-Diois et Glandage…
Photo Marion CarcelLes gorges des Gâts
Randonner avec son chien dans le Diois
Etant moi-même l’heureuse propriétaire de deux chiennes, Nevada et Rocaille, j’ai énormément randonné dans ma Drôme avec elles. Mais dans un pays de montagne et d’alpages comme le Diois, il n’est pas toujours évident de savoir où randonner avec son chien en toute sécurité : la forte présence du loup au sud du Vercors force les bergers à faire garder les troupeaux par des chiens de protection ou patous, qui perçoivent comme une menace la présence d’autres canidés. Pour éviter tout accident – pour vous, pour votre chien, pour les troupeaux –, il est important de se renseigner et d’éviter de monter avec votre chien sur un alpage pâturé et gardé. C’est pour cette raison que certaines randonnées ne sont autorisées aux chiens qu’en hiver, et interdites l’été, et il est très important de respecter cela (pour votre propre sécurité et celle de votre compagnon). Afin d’aider les voyageurs à y voir plus clair, l’office du tourisme du Diois a édité un guide, Randonner toutoute l’année, disponible dans tous les offices du pays et qui vous suggérera des randonnées accessibles aux quatre-pattes en toute saison.
Bonheur de randonner avec son chien dans la Drôme
Une expérience magique en pays Diois : le survol du Mont-Aiguille
Vous connaissez le triangle des Bermudes, mais si vous n’avez pas encore exploré le Diois, vous ne connaissez pas le triangle magique. Le triangle magique, c’est cet endroit loin du monde rapide où les massifs se tendent la main par-dessus les vallées perdues, et où le Vercors, le Dévoluy, les pays du Trièves, du Buech et des Baronnies, s’enlacent dans une virevolte de routes sinueuses et de crêtes dentelées. A cet endroit, la Drôme, l’Isère, les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence viennent se rejoindre, quelque part sur une ligne de crête du Diois, où les rivières prennent source et où les rêves prennent vie. Ces sommets isolés du Haut-Diois, j’ai eu la chance inouïe de les survoler en ULM, au départ de la base aérienne Saint Martin à Lesches-en-Diois. Et c’est un des plus beaux souvenirs de ma vie. Voir depuis le ciel, étendus comme un planisphère, ces recoins que je n’avais explorés qu’au détour de virages et de sentes secrètes, donne une autre appréhension de la géographie du triangle magique. Dès le décollage, nous nous retrouvons face à la ligne de crête grandiose qui nous sépare du Dévoluy, Rocher Rond, Grand Ferrand, Obiou. Cap vers le Nord, et c’est le Mont Aiguille qui jaillit des nuages, cataracte de roche au cœur d’un bastion de brumes, roi éternel du Dauphiné. Survoler la plaine sommitale après y avoir dormi me procure une émotion toute particulière. Et au retour, ce sont le rocher de Combeau et le cirque d’Archiane qui dévoilent au ciel le labyrinthe rococo de leurs arches et leurs spires. Un nectar de Diois, d’une beauté inouïe…
Survol du Mont AiguilleLe GlandasseLa ligne de crête nous séparant du DévoluyLe cirque d’Archiane
Visiter Châtillon-en-Diois, classé plus beau village de France
Pardonnez-moi d’être chauvine, mais ma Drôme est sublime. Elle compte pas moins de six villages classés parmi les plus beaux de France. Voici le dernier à avoir intégré ce club très fermé : Châtillon-en-Diois, citadelle rocheuse au pied de la montagne du Glandasse. Châtillon est très marqué par son héritage protestant, véritable bastion de la Réforme au cœur du Dauphiné, entre temple et cachettes secrètes conçues pour se dérober aux persécutions. Et il a conservé un coeur médiéval superbe, avec ces ruelles qu’on nomme « viol » (du provençal viao et du latin via) et qui s’enfoncent dans un dédale de cours intérieures. Ce que je préfère ? Les fontaines, où cascade l’eau claire des montagnes – la rivière Drôme prend sa source tout près d’ici, au cœur du Diois. J’aime depuis toujours ce village magnifique et je suis ravie que le label vienne récompenser sa beauté et sa singularité !
La beauté de Châtillon-en-Diois, un des six plus beaux villages de France que compte la Drôme. Photos Marion Carcel
Le Diois compte de nombreux autres villages sublimes : j’aime énormément Pontaix, où la Drôme turquoise vient s’immiscer sous des maisons suspendues qui me rappellent beaucoup celles de Pont-en-Royans, de l’autre côté du Vercors. J’adore Glandage, perdu dans la montagne et cerné de rivières translucides, et Saint-Benoît-en-Diois, forteresse de la Roanne…
Visiter Die, clairette et clochers
Toute entourée de montagnes et de champs de lavande, la capitale du Diois (et de la clairette) est une ville charmante, où les roses trémières poussent dans les ruelles colorées, où des artisans, des artistes et des gens venus rechercher la proximité de la nature entretiennent de petits jardins sauvages. J’aime beaucoup flâner dans Die, rechercher les détails et les petits clins d’œil laissés par ses habitants pleins de fantaisie. Terre pionnière de l’agriculture bio, où le Vercors et la Haute-Provence se rencontrent, la Drôme a toujours attiré les gens en quête d’une vie plus apaisée. La vie est douce ici, Die est une terre de liberté et de créativité. Le « hippie drômois » existe toujours, il se porte bien, il vit à Die ou à Buis-les-Baronnies et il y est très heureux… et il y a forcément un peu de hippie drômois en vous et moi (en moi, c’est incontestable ;)).
Die, au coeur des montagnes drômoises
Ce que j’ai le plus aimé à Die, c’est la vue sublime depuis le clocher de la cathédrale. L’accès est limité, il vous faudra soit attendre les journées du patrimoine, soit partir en visite avec l’office de tourisme. Mais l’attente vaut tellement le coup ! Le panorama majestueux permet de comprendre toute la proximité des montagnes, et de savourer la marelle colorée des toits et des ruelles.
Depuis le clocher de la cathédrale, vue sur Die
Je vous recommande vraiment de prendre le temps de rencontrer artisans et producteurs en pays Diois… c’est la partie qui suit.
Les spécialités du Diois : lavandes, clairette et bonnes adresses
Depuis l’époque gallo-romaine, les paysages drômois ont été façonnés par la main des agriculteurs. Allons à la rencontre des spécialités dioises.
La clairette de Die : l’incontournable !
Dans la Drôme, on ne se marie pas au champagne, mais à la clairette. C’est à mes yeux le meilleur alcool effervescent au monde, le plus naturel aussi, et je continue de penser qu’il est sous-côté : la clairette n’est pas une piquette, comme certains mal-informés continuent de le penser, c’est un vin exquis, riche de 2000 ans d’histoire et d’une tradition strictement préservée. La clairette de Die est protégée par une AOC depuis 1942. Et c’est un vin qui s’inscrit pleinement dans l’air du temps, dans notre quête d’une vie plus saine et ancrée dans les territoires. La clairette est cultivée sur de petites surfaces, avec de nombreux producteurs bio, sans aucun additif, sans liqueur d’expédition, avec un taux d’alcool plus bas que le vin et le champagne (autour de 6-7 degrés). Et c’est un délice. Aucun chauvinisme ne joue quand je vous dis que c’est mon alcool préféré – il faut goûter pour être charmé !
Dégustation de clairette de Die au domaine de Maupas à Châtillon-en-Diois. Photos Marion Carcel
La cave Jaillance et le musée de la clairette Muséobulles
Pour mieux comprendre l’histoire de la clairette, déjà plébiscitée par les Romains il y a deux millénaires qui l’élevaient en amphore, et sa prise de mousse naturelle grâce au froid, je vous invite à visiter le très beau musée Muséobulles de la cave Jaillance. Le parcours muséographique, très réussi, nous fait plonger au cœur d’une rivière froide où, selon la légende, on aurait accidentellement découvert la prise de mousse après la chute d’amphores en plein hiver, nous fait voyager avec les fines bulles jusqu’à la salle de dégustation. C’est instructif, c’est beau et c’est bon, une très jolie visite qui nous a séduites. La cave Jaillance est emblématique du Diois : c’est elle qui rassemble 200 vignerons membres de l’AOC, à qui appartiennent la plupart des vignes que vous croiserez sur les routes de Die et de Vercheny. Elle symbolise à elle toute seule ce terroir pétillant qui fait vivre tant d’hommes et de femmes amoureux de ces vins et de leur tradition. J’adore les clairettes Jaillance classiques, qu’on boit souvent dans les fêtes drômoises, mais j’avoue avoir un faible pour leurs cuvées premium d’une grande qualité : l’Impériale, la Cybèle, l’Icône sont un pur délice…
Dégustation de clairette Jaillance après la visite de Muséobulles
Sur les routes de la clairette : œnotourisme chez les vignerons du Diois
Si vous êtes tombé amoureux de la clairette, vous pourrez continuer votre visite oenotouristique en découvrant des producteurs indépendants.
J’ai eu le plaisir de découvrir les clairettes de la cave Poulet et Fils lors d’une dégustation, et j’irai visiter la cave à Vercheny un de ces jours. Leurs clairettes tradition m’ont immensément séduite, mais j’ai aussi eu un coup de cœur pour leurs clairettes hors appellation, fabriquées à partir de cépages hors AOC : la Divine Rosée vaut vraiment le détour !
Je garde un souvenir merveilleux d’un coucher de soleil au domaine de Maupas, à Châtillon-en-Diois. Au pied du Glandasse, entre un cabanon de carte postale et un champ de tournesols, nous avons été accueillies avec une immense gentillesse et un plateau de fromages et charcuteries, pour une dégustation dans l’or du soir. Non seulement la clairette nous a régalées, mais aussi une des plus petites AOC de France, le Châtillon-en-Diois : un vin tranquille, rouge ou blanc, qui possède la particularité d’utiliser des cépages rares à cette altitude et dans cette région. L’exceptionnel climat de Châtillon, entre montagne et grand soleil, permet à ces raisins de s’épanouir et de produire ce vin singulier et de grande qualité qui m’a énormément plu. Échanger avec un vigneron passionné dans un cadre aussi beau m’a enchantée.
La beauté d’un coucher de soleil au domaine de Maupas à Châtillon-en-Diois
Les lavandes du Diois : découvrir les routes de la lavande de la Drôme
La lavande est si fugace. Fin juin, début juillet, elle enchante ma belle Provence. Et puis déjà le vert laisse place au violet et début août, le temps du solstice s’est enfuit. Pour garder tout le nectar de l’été et la fragrance de la lavande dans son foyer, il faudra la distiller…
Les lavandes du Diois. Photos Marion Carcel
La distillerie des 4 Vallées à Chamaloc : les lavandes du Vercors
C’est une vision de Cocagne, un des plus beaux paysages du Diois : les champs de lavande à perte de vue moutonnant mauves au pied du Vercors. Ces champs, ce sont ceux de la distillerie des 4 Vallées, installée sur les hauteurs du Diois à Chamaloc. Cette famille de cultivateurs passionnés offrent une expérience touristique de grande qualité aux visiteurs, que je vous recommande très chaleureusement si vous passez dans le pays Diois au début de l’été : un atelier distillation, qui vous permet d’aller récolter votre lavande à la faux dans les champs, de l’apporter à l’alambic en cuivre pour observer le processus ancestral de récupération de l’huile essentielle, et de repartir avec un petit flacon de votre propre produit. On vous expliquera la différence entre la lavande fine ou vraie, plante de montagne aux rendements faibles mais à l’huile essentielle d’une très grande qualité, et le lavandin, plante plus abondante issue d’une sélection génétique afin d’optimiser la récolte. Les deux sont cultivées aux 4 Vallées, et les deux ont leurs vertus et leurs qualités – la lavande fine enchantera les amateurs de phytothérapie, mais ce sont les lavandins, uniformes et touffus, qui font les plus belles photos ! Les explications sont passionnantes, la rencontre est belle et instructive, et la visite s’achève à la fabuleuse boutique de la distillerie, une véritable île (violette) de la tentation avec ses savons, ses cosmétiques, ses bouquets, ses limonades à l’eau florale de lavande (un délice, je recommande !), ses souvenirs.
Atelier distillation de lavande aux 4 vallées à Chamaloc. Photos Marion Carcel
Quand et où voir la lavande en fleurs dans la Drôme ?
C’est une question qu’on me pose énormément, j’y réponds donc ici : bien sûr, cela dépend de la météo (les années sèches accélèrent la récolte), mais en règle générale, la lavande dans la Drôme commence sa floraison début juin aux altitudes basses. Dans la vallée du Rhône, autour de La Garde Adhémar, les champs sont déjà en pleine floraison autour du 15 juin, et souvent coupés autour du 25 juin. Le Diois est plus haut, plus montagneux. Du côté de Chamaloc, c’est plutôt vers le 15 juillet que j’ai vu le maximum de floraison, avec une récolte commençant à ce moment-là. Les champs de lavande les plus hauts en altitude ont éventuellement une chance d’être encore en fleurs autour du 20-25 juillet, mais ensuite, la récolte est terminée. La distillerie des 4 vallées cherche à assurer son atelier distillation tout l’été, et ils gardent donc un champ non récolté à cet usage jusqu’à la dernière quinzaine d’août environ : si vous voulez voir des lavandes en août, quand la récolte est terminée partout ailleurs, c’est le dernier endroit où vous en trouverez !
Quand voir la lavande en fleurs dans la Drôme ? Cette photo a été prise un 20 juillet par Marion Carcel dans le Diois – l’altitude prolonge la saison de la floraison.
J’en profite pour glisser une recommandation élémentaire, mais importante : quand on est, comme moi, fou de photo et qu’on rêve de photographier les lavandes de la Drôme, on fait bien attention à respecterle travail des cultivateurs. On ne cueille rien (les bouquets peuvent être achetés à un petit prix en boutique !), on ne piétine pas les plants, et on se souvient que des hommes et des femmes passionnés travaillent d’arrache-pied pour offrir à nos paysages cette beauté…
Produits de la Drôme et bonnes adresses veggie à Die
La Drôme est une terre d’agriculture, et lors de vos vacances dans le Diois en été, il vous faudra absolument goûter les melons drômois, les petits fromages, les abricots des Baronnies, les tartinades de légumes d’été, la clairette, évidemment – les agriculteurs ne manquent pas et le Diois propose de nombreuses épiceries de pays et boutiques en circuit court.
Ami végétariens, sachez que le Diois pense à vous : les options végétales (végétarien/vegan) sont très nombreuses ici, car nous sommes dans une terre où on cultive beaucoup de céréales type petit épeautre, de légumes et de fruits, où il est facile de proposer des alternatives végétales locales et de qualité, et où la proportion de végétariens dans la population est souvent plus élevée qu’ailleurs (le Diois, paradis des hippies drômois d’aujourd’hui !). Il y a un resto 100% végé que j’adore dans le cœur de Die, Les petits fourneaux. Le lieu a un charme fou : vous rentrez par une sorte de traboule dans une cour intérieure au toit de végétation, et la carte est colorée, savoureuse, copieuse – vous mangez bien, frais et local !
Bonne adresse veggie à Die : Les petits fourneaux
Un reportage à trois en pays Diois : ambassadrice de la Drôme dans le métro
A la fin de ce long article, j’ai envie de partager avec vous ses coulisses. Les photos de cet article sont issues de plusieurs occasions : mes pérégrinations perso depuis des années dans le Diois (je suis née dans la Drôme et j’y vis toujours), un bel accueil à l’initiative du Pays diois en juillet 2021 avec mon amie Laura, et enfin un reportage en trio réalisé en juillet 2022, avec Marion Carcel à la photo et Pauline Filippelli à la vidéo, à l’initiative de La Drôme Attractivité.
Marion Carcel (au centre) à la photo, Pauline Filippelli à la vidéo, et moi : trio au service des beautés de la Drôme
Les vidéos réalisées au drone et caméra au poing par Pauline sont visibles ici : laDrôme en vidéo. Quant aux photos prises par Marion alias Foehn Photographie, qui sont nombreuses à illustrer cet article, elles ont connu un destin très particulier : l’une d’entre elles a été choisie pour incarner la Drôme lors d’une campagne de communication en février/mars 2023 dans le métro parisien. J’ai donc eu l’immense joie de me retrouver ambassadrice de la Drôme sur les murs du métro, sur cette belle image prise par Marion. Cela a été pour moi un immense bonheur et honneur.
Cette photo de Marion Carcel m’a valu l’honneur d’être choisie pour incarner la Drôme durant 15 jours lors d’une campagne d’affichage dans le métro parisien.
Je suis drômoise de naissance, de quotidien et de cœur. J’ai une chance inouïe d’être née et de vivre dans cette région magique suspendue entre Vercors et Provence et je sais que je lui dois cette double passion : les Alpes et le sud, les cailloux et les lavandes, l’âpreté des pentes et la douceur des sources à l’ombre de l’été. La Drôme a façonné qui je suis, mes rêves et mes amours. J’ai cette double soif de pierre et de soleil, de montagne et de midi. Je serai toujours une fille de la campagne drômoise, qui a farouchement besoin d’espace et de nature pour être heureuse. La lavande pour s’épanouir doit trouver la rocaille et le soleil, l’altitude et la lumière – un peu comme moi, finalement. Devenir, le temps d’une campagne, le visage de la Drôme au milieu de mes fleurs préférées m’a comblée de joie.
Merci à La Drôme Attractivité et au Pays Diois, et notamment à Anne-Catherine et Ludivine. Merci à Marion et Pauline pour leur travail fabuleux en juillet 2022, très heureuse d’avoir pu œuvrer en trio avec vous à la promotion de ma région chérie. Merci à Laura qui m’a permis de prendre mes photos en juillet 2021, à Marianne qui m’a photographiée au Saut de la Drôme en 2020, et à Bertrand qui m’a accompagnée et photographiée sur le Glandasse et le Jocou en 2020 et 2021. Magnifique gang de Drômois !
Je suis née dans la Drôme et j’ai le bonheur d’y vivre. Trait d’union entre Vercors et Provence, la Drôme est une synthèse parfaite de ce que j’aime le plus au monde, une terre d’harmonie entre montagne et midi.
La Drôme ? Ce sont deux parcs naturels régionaux, celui du Vercors et celui des Baronnies provençales, c’est une nature grandiose et un paysage sculpté par la main des hommes, une terre d’agriculture où se nichent des villages somptueux au milieu des lavandes et des abricots. La Drôme, c’est un pays de grands espaces et de bien-être, où on respire et où on se ressource en écoutant le chant des rivières…
A l’été et l’automne 2022, j’ai eu l’immense bonheur de réaliser pour ma Drôme natale et chérie un beau reportage en trio avec deux créatrices et amies talentueuses : la vidéaste Pauline Filippelli et la photographe Marion Carcel. Ce sont ici les vidéos réalisées par Pauline que j’ai le plaisir de vous présenter : un format long de sept minutes, et trois formats courts de 45 secondes, conçus pour les réseaux sociaux. Ces vidéos mélangent plans caméras au poing et images aériennes prises au drone. En tant que blogueuse de voyage amoureuse de la Provence, des Alpes, et de la Drôme qui les unit, je suis très heureuse de ces films dont j’ai eu le bonheur d’être l’actrice et présentatrice. J’espère que cet hommage à ma Drôme adorée dans toute sa diversité saura vous toucher. La Drôme en vidéo, c’est par ici !
Drôme, pays de lumière, de montagnes et d’agriculture. Photo Marion Carcel
Sept minutes de Drôme en vidéo
Nous vous proposons sept minutes d’immersion en vidéo dans les paysages et les patrimoines drômois, entre les lavandes du Diois, les bulles de la clairette au pied du Vercors, les marnes et les ocres des Baronnies, les sources joyeuses, les envols des vautours et les sublimes villages riches d’histoire.
Dans cette vidéo réalisée par Pauline Filippelli, j’ai le bonheur de vous raconter mon pays bien aimé, en tant que blogueuse drômoise amoureuse de ses paysages et saveurs. De l’été dans le Diois à l’automne dans les Baronnies, nous explorons la beauté, la nature et les richesses humaines du pays drômois, à pied, à cheval, par la rencontre avec les agriculteurs… ou la baignade dans une rivière fraîche.
Comme le dit le slogan, « la Drôme, c’est ma nature »… et la vôtre ?
Trio de passionnées au service de ma Drôme adorée : Pauline à la vidéo, Marion à la photo, et moi en ambassadrice de mon département de naissance, de résidence et de coeur.
La Drôme en vidéo : le Vercors drômois côté Ouest
Au printemps 2023, Pauline, Marion et moi avons eu le plaisir de récidiver dans le Vercors drômois, côté Ouest : Font d’Urle, Plateau d’Ambel, Saint Nazaire en Royans… Voici le résultat, et l’article de blog consacré au Vercors drômois.
La Drôme en vidéo : la vallée de la Drôme
Au printemps 2024, c’est en vallée de la Drôme que notre trio a continué son exploration, au pays de la tour de Crest, de la rivière Drôme, de la forêt de Saoû et de Mirmande. Voici l’article consacré à la vallée de la Drôme.
La Drôme en vidéo : l’été dans le Diois, lavandes et rivières
La Drôme ? C’est le trait d’union entre le Vercors et la Provence, entre la montagne et le Sud. Le Diois est l’incarnation parfaite de cette sublime synthèse. Ici, les lavandes poussent sur les flancs ensoleillés du Vercors, car il leur faut l’âpreté de l’altitude et la douceur du midi pour s’épanouir. Ici la Drôme prend sa source au cœur des montagnes, cascade en ruban turquoise et saute dans le chaos rocheux du Claps, tandis que les eaux bondissantes abreuvent les fontaines de Châtillon en Diois, un des plus beaux villages de France, et que la clairette de Die fait chanter les verres en mille bulles dorées. Ici le soleil d’été ne consent à se coucher que parce que les tournesols le prennent dans leurs bras, au bord d’un cabanon de pierres sèches qui chante la Provence. C’est ma région adorée…
Cette vidéo courte (45 secondes, ce qu’on nomme une capsule) a été réalisée par Pauline Filippelli en pays diois. Merci à la Distillerie des 4 Vallées à Chamaloc pour leur accueil dans les sublimes lavandes du sud du Vercors et pour une belle distillation de l’huile essentielle, et au Domaine de Maupas à Châtillon en Diois pour une exquise dégustation de vin et de clairette parmi les tournesols au pied du Glandasse.
La Drôme en vidéo : paysages et randos dans les Baronnies provençales
Bienvenue dans le parc naturel régional des Baronnies provençales ! Au sud de ma merveilleuse Drôme, cette région magnifique est un condensé de montagne et de midi aux allures de Far West provençal. Crêtes sculptées, ocres rouges, marnes noires, sommets découpés, falaises des vautours, sources cristallines, tout conspire à un somptueux décor en Technicolor. Un bonheur de chevaucher dans de tels paysages avec le centre équestre de Condorcet, de voir le soleil se coucher sur la terrasse de la Ferme Fortia, de randonner entre rapaces et oliviers avec l’association Vautours en Baronnies, de savourer cette nature extraordinaire de la Drôme, sublimée et protégée par la main des hommes qui font vivre leur terroir. Ma région, je l’aime à la folie, et je suis très heureuse de pouvoir vous la montrer ainsi !
Cette vidéo est l’œuvre de mon amie Pauline, vidéaste et droneuse talentueuse. Un projet à 3 pour que j’ai adoré, avec Marion à la photo… et en figurante à poney dans cette vidéo ! Trio de filles amoureuses des grands espaces ensoleillés.
La Drôme en vidéo : agriculture, rencontres et bien-être en Baronnies
Ma Drôme chérie, terre d’harmonie ! Ici les villages perchés s’enroulent au creux des falaises ensoleillées, ici la main du paysan sculpte les paysages, et sertit les méandres bleus de l’Eygues d’oliveraies pluricentenaires, comme à la Ferme Perdicus. Ici je ressens la concorde profonde entre l’œuvre des hommes et celle de la nature, la richesse d’un terroir généreux et bienveillant où il est facile de se sentir chez soi. Ici le voyageur trouve apaisement et sérénité, au bord des eaux illuminées, dans un yoga face aux montagnes des Baronnies à la Ferme Fortia ou dans le vin riant de leurs coteaux. Ma région est belle est chaleureuse, et je sais que je lui dois ce qui m’anime, le double amour de la montagne et du midi, de la nature préservée et du travail des hommes en harmonie. Alors, quand est-ce qu’on se retrouve dans la Drôme ?
Une vidéo réalisée par Pauline à la caméra et au drone, avec Marion ici en pleine séance de yoga. Très heureuse d’avoir pu mettre en valeur, avec deux amies de talent, ma région natale et adorée. J’espère très fort avoir pu communiquer l’amour que je ressens pour mon pays natal. Connaissez-vous la Drôme ?
La Drôme, entre Provence et Vercors… Photo Marion Carcel.
A suivre : de nouveaux articles de blog détaillant les beautés du Diois et des Baronnies. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter !