Peut-on vivre de son blog de voyage ?
Etre payé pour voyager, vivre de son blog et de ses vidéos… voilà un rêve qui gagne du terrain. Le blog de voyage est à la mode. De plus en plus nombreux, les blogueurs de voyage se sont imposés comme des acteurs essentiels de la promotion touristique. Et le succès de certains, qui ont « tout plaqué pour vivre leur rêve », en incite d’autres à tenter le grand saut. Blogueur de voyage, un métier bientôt proposé par les conseillers d’orientation ? Deviendrons-nous tous nomades ? Une petite réflexion, et un débat ouvert.

Le blog : nouvel acteur incontournable de la promotion touristique
A l’heure où les réseaux sociaux ont pris une place énorme dans nos vies, nous avons plus tendance à consulter Google et Instagram qu’un guide papier pour prévoir nos vacances. 87% des voyageurs consultent principalement internet pour planifier un voyage, selon une étude récemment citée par le collectif We are travel. Et les blogs de voyage ont le don de faire rêver, inspirer, guider, de donner des conseils fouillés et précis à leur public cible. Que vous soyez à la recherche du plus beau 5 étoiles de Saint Barth, d’un hébergement le moins cher possible à Chiang Mai, ou des plus belles randonnées dans le Périgord, il y aura forcément un blogueur pour répondre à votre demande.
Les offices de tourisme et les marques l’ont bien compris. Plus vivant, plus personnel, plus précis qu’une simple campagne de pub, le recours au blogueur permet une véritable identification : « cela pourrait être mon voyage ». Le blogueur incarne le rêve, le rend tangible. Les offices du tourisme sont donc toujours plus nombreuses à organiser blogtrips, instameets, ou partenariats individuels avec des blogueurs pour mettre en valeur leur destination. Face à tous ces blogueurs qui deviennent les ambassadeurs du rêve d’ailleurs, et qui semblent s’amuser comme des fous, difficile de ne pas être tenté d’en être.

De plus en plus de blogueurs de voyage
Combien de blogs de voyage francophones y-a-t-il aujourd’hui ? Impossible d’apporter une réponse précise, mais c’est un nombre à quatre chiffres au moins. Les 250 blogueurs de voyage présents au WAT 2017, le Salon des blogueurs de voyage, ne sont qu’une petite partie de l’iceberg. Cherchez le hashtag #blogvoyage sur Instagram, vous trouverez des milliers de publications.
Telle la boule de neige qui roule sur une pente alpine, la mode des blogs s’auto-alimente. Nous sommes nombreux à encourager le mouvement avec des articles du type : « Comment j’ai tout quitté pour faire le tour du monde », « Vivez vos rêves, lâchez votre job », « N’attendez pas la retraite : partez maintenant ». Ces articles expriment un enthousiasme authentique, mais ils sont aussi une bonne stratégie pour augmenter son trafic : ils font cliquer les gens. Nous sommes nombreux à nous sentir enfermés dans le quotidien, coincés dans un open space à faire rentrer nos rêves de gamin dans les cases d’un tableau Excel, à rêver de liberté, d’autonomie et de plages lointaines. Tracer son propre chemin, cap sur l’aventure, gagner sa vie en voyageant : le rêve ultime ? Alors beaucoup se jettent à l’eau, lancent leur blog de voyage, et espèrent bâtir leur succès sur les ailes d’un avion.

Avoir un blog à succès : pas si facile
Beaucoup de jeunes blogueurs déchantent vite. Construire un blog de voyage et animer les réseaux sociaux qui l’accompagnent, c’est effroyablement chronophage. Ceux qui persévèrent sont les vrais passionnés. Mais les obstacles sont nombreux.
- L’épreuve des réseaux sociaux : Facebook et Instagram, les réseaux sociaux phares, ont souvent changé leur algorithme au cours des dernières années, et l’ont rendu chaque fois moins bénéficiaire aux blogueurs. Il était bien plus facile d’obtenir très vite des milliers d’abonnés il y a trois ou quatre ans qu’aujourd’hui : afin de maximiser leurs profits, Instagram et Facebook limitent volontairement l’audience des publications, pour forcer les usagers à payer des publicités. Avoir un compte viral, qui explose du jour au lendemain, est devenu très rare. Les impatients tentent de compenser en achetant des milliers de faux followers, rendant la tâche plus difficile encore aux jeunes blogueurs honnêtes. Heureusement, les OT sont aussi devenues plus promptes à démasquer les tricheurs, et préfèrent de plus en plus un engagement réel à de gros chiffres gonflés. (Au cas où vous me lisez, chers offices du tourisme, chères marques : vérifiez toujours que les followers sont authentiques, particulièrement sur Instagram, et qu’il y a une adéquation entre le nombre de followers et l’engagement. Mieux vaut 1000 followers de chair et de sang, intéressés par les publis, que 10 000 ou 100 000 robots !)
- L’exigence technique toujours plus élevée : Les premiers blogs, il y a dix ans, étaient souvent très artisanaux. Il n’était pas rare de tomber sur des sites en hébergement gratuit, bricolés à la va-vite, avec des typographies moches, des photos floues et des textes bâclés. Avant, le blog ressemblait à une lettre à ta grand-mère. Aujourd’hui, il ressemble à un magazine de mode. Pour être blogueur aujourd’hui, il faut être web designer, graphiste, journaliste, photographe, vidéaste et community manager à soi tout seul. Les sites sont de plus en plus beaux et léchés, les photos moches n’ont plus droit de cité, et la montée en puissance de la vidéo oblige à acquérir une débauche de matériel sophistiqué. Un site professionnel, un appareil photo reflex, des tas d’objectifs, une caméra, des logiciels de retouche et de montage, un drone, des tonnes d’accessoires photo et vidéo… Le blogueur à succès d’aujourd’hui, c’est une petite entreprise audiovisuelle, avec du matos qui vaut vingt mille euros. L’investissement de base est toujours plus élevé.

- La concurrence : Le nombre grandissant des blogs impose à chacun de faire toujours mieux, toujours plus original. Difficile de se démarquer et de construire sa propre « niche » dans un paysage toujours plus concurrentiel.
Mais le problème majeur est plus fondamental encore : celui du modèle sur lequel se base le blog de voyage.
Tensions entre les blogueurs de voyage : pourquoi le modèle s’essouffle
On voit maintenant affleurer dans la blogosphère de petites tensions entre trois grands groupes de blogueurs, qui ont des approches divergentes … et surtout, des attentes différentes quant à la rémunération de leur travail.
Je tiens à préciser que ma distinction des trois groupes ne se fait pas sur la qualité de leur travail, ni sur l’ampleur de leur audience, mais uniquement sur le modèle économique selon lequel ils fonctionnent.
- Le groupe des blogueurs professionnels: Pour eux, le blog est un job à plein temps. Ils sont autoentrepreneurs et vivent de la production de contenus textuels et audiovisuels. Lorsqu’ils montent une opération de promotion d’une destination, avec articles, photos, vidéos, publications sur les réseaux sociaux, etc, ils ne sont pas seulement invités, mais aussi payés pour le faire. Car il ne suffit pas de se faire offrir des voyages : il faut aussi pouvoir vivre. Et payer le matériel sophistiqué mis à la disposition des destinations bénéficiaires. C’est comme quand on embauche un vidéaste / photographe / chargé de comm’ / publicitaire : on ne se contente pas de lui rembourser ses frais de transport et d’hébergement, on le paie.
- Le groupe des blogueurs invités, mais pas payés: Ces blogueurs ont peut-être quelques petites rentrées d’argent par leur blog, mais celui-ci ne constitue pas leur revenu principal. Le blog leur permet de dépenser moins pour voyager plus : ils acceptent de rédiger des articles et de produire des contenus en échange d’une invitation, sans paiement supplémentaire. Par exemple, deux nuits d’hôtel contre un article sur l’établissement en question, un tour en traîneau contre deux photos sur Instagram, etc. C’est un échange de bons procédés.
- Le groupe des blogueurs qui paient eux-mêmes: Ces blogueurs ont un travail « normal », et ne dépendent pas du blog pour vivre. Ils rédigent des articles sur leurs voyages personnels, qu’ils ont payé de leur poche. Ils ne font pas partie des carnets d’adresses des offices du tourisme, ne participent pas à des blog trips, ne demandent pas de contrepartie. Mais ils produisent tout de même du contenu, pour le plaisir et par passion. Et s’ils sont enthousiastes, ils œuvrent eux aussi à la promotion d’une destination… sans avoir rien reçu en échange.
Je ne critique, ni ne préfère aucun de ces trois groupes. J’ai du respect pour les trois, et à vrai dire, j’ai un pied dans les trois. (Oui, j’ai trois pieds, ça rend les métaphores moins bancales, non ?) Il m’arrive, au cours d’un même itinéraire, d’être successivement dans le groupe 1), 2) et 3). Je comprends les points de vue de tout le monde.

Mais vous voyez tout de suite le problème que cela représente pour la pérennité du métier de blogueur de voyage sur le long terme. Comment un blogueur professionnel peut-il convaincre une destination de le payer, quand d’autres sont prêts à faire un travail similaire sans aucune contrepartie ? D’autant que la concurrence globale entre blogueurs et la multiplication des blogs pousse à l’élévation du niveau général, et qu’il arrive de plus en plus souvent que les blogueurs du groupe 3) soient aussi bien équipés et aussi doués que ceux du groupe 1), ou presque.
Les dilemmes insolubles du blogueur voyage
Un autre problème fragilise les blogueurs de voyage : le fait que, par passion et goût de la découverte, nous voyageons même quand on nous refuse les partenariats, ce qui, dans toute autre profession, reviendrait à se suicider commercialement.
Imaginons un vendeur ambulant de glaces. Il propose à un passant un cornet chocolat pour 2 euros, le passant refuse. Dans le monde normal, le vendeur continue son chemin. Mais si le vendeur est blogueur de voyage… il va dire « ok, je te le donne quand même, et je vais même te payer pour que tu le prennes, et te faire une publi Instagram en bonus ». C’est ce que beaucoup d’entre nous font en permanence. Nous rêvons de visiter telle destination, nous ne parvenons pas à obtenir un partenariat, nous nous disons « tant pis, j’ai trop envie d’y aller, je le fais quand même en payant de ma poche. » C’est ce que j’ai fait en Islande, qui a été officiellement mon plus gros échec de blogueuse à ce jour : TOUTES mes demandes de partenariat ont été rejetées, pourquoi ? Parce que l’Islande est littéralement débordée de touristes en juillet, date de mon voyage, et qu’ils n’avaient pas besoin d’une blogueuse venant faire de la promotion à ces dates où tout est blindé. Nous n’avons pas renoncé, car nous rêvions de ce voyage, et il a été merveilleux. Mais économiquement et logiquement parlant, c’est une très mauvaise décision.
Et comme nous sommes blogueurs de voyage, nous n’allons pas nous priver de mettre ça en ligne sur notre blog, car nous avons envie de partager ces images, ces expériences, ces secrets. Et nous avons besoin d’alimenter notre blog avec du contenu sexy susceptible de parler à nos lecteurs, et l’Islande fait rêver (presque) tout le monde. J’ai écrit toute une série d’articles de blog sur l’Islande. Totalement compréhensible mais… sur le plan de la stratégie business, c’est un peu comme se faire hara kiri avec un pic rouillé.
Du coup, certains blogueurs professionnels ne font plus que des voyages sponsorisés, et se privent de destinations dont ils rêveraient car ils n’ont pas le bon contact, la bonne opération. Sur le plan du business, je comprends totalement : quand le voyage devient un métier et qu’on travaille dur pour vivre de son blog, on a plus envie de faire ça sur ses propres deniers. Mais sur le plan de l’épanouissement personnel… je trouve ça triste à pleurer. Doit-on vraiment faire du voyage son métier si on veut garder intacte la flamme ?
La menace fantôme : les faux blogs commerciaux
Enfin, un dernier phénomène vient mettre en danger les blogueurs : la création de simili-blogs par les marques elles-mêmes. Soucieuses de surfer sur le phénomène, elles peuvent ainsi rester maîtresses de leur communication, sans dépendre d’un blogueur qui voudra garder son indépendance éditoriale et risque de ne pas se plier exactement à leurs souhaits promotionnels. On voit de plus en plus de marques et destinations (compagnies aériennes, comparateurs, hôtels, etc) créer des blogs « corporate » qui imitent le style et le ton des blogueurs… sans les avis plus négatifs, bien sûr. Sous l’apparence d’un blog, ce sont bien des publicités, rédigées par un salarié de l’entreprise. Celui-ci reçoit un salaire fixe pour ce travail, et dispose des moyens et du budget de l’entreprise, contrairement à l’électron libre qu’est le blogueur. Comment lutter ? A mon sens, en soulignant la dimension personnelle et subjective des blogs. Si je lis un blog, et non un guide classique, ou le site web d’un office de tourisme, c’est que je veux lire l’histoire de quelqu’un, l’histoire d’un voyage, d’une expérience, d’un regard. On se lasse vite des « 10 trucs à voir » et autres « Top machins » : ce qui fait qu’on revient sur un blog, c’est qu’on s’attache à une voix, à une personnalité.
Le risque d’une saturation de blogs de voyage
Les avis sont très partagés quant à l’avenir des blogs. Actuellement, le succès des blogs est indéniable, et tous les indicateurs montrent leur succès et leur efficacité en matière de promotion touristique. Certains blogueurs, notamment anglo-saxons, construisent de véritables empires, et parviennent non seulement à vivre de leurs blogs, mais à devenir riches. J’ai lu récemment l’article d’un blogueur de voyage américain qui se vantait de dégager, sur l’année, un salaire net à six chiffres. A ma connaissance, les blogueurs francophones sont loin de ces chiffres mirobolants, mais certains ont réussi à construire de belles choses.
Mais d’autres craignent qu’il s’agisse d’une bulle qui finira par exploser, que le public saturé de blog trips remette en question l’honnêteté des blogueurs et se détourne d’eux, et que l’attrait de la vie nomade s’estompe avec la concurrence croissante. D’autres encore critiquent notre tendance à l’escapisme, et demandent « qui construira les maisons et soignera les malades quand on sera tous partis backpacker en Thaïlande ? » Ils pensent qu’il s’agit d’une phase, sans pérennité.

Peut-on vivre de son blog ?
Aujourd’hui, certains blogueurs ont su conjuguer un grand talent, beaucoup de persévérance et un peu de chance, et sont parvenus à « percer ». Ils vivent de leur blog et des campagnes de promotion touristique associées.
Je n’en cite ici que quelques uns que je suis avec plaisir et que j’apprécie, mais la liste est bien entendu plus longue : Carnets de Traverse, World Else, Taxi-Brousse, Madame Oreille, Vie Nomade, ou encore le blogueur/youtubeur Votre tour du monde.
Ils collaborent avec des destinations prestigieuses, font des voyages de rêve, et sont payés pour ça – le rêve absolu ? Oui, mais… Outre le fait que leur parcours reste rare et exceptionnel, beaucoup ne font pas mystère des difficultés qu’ils rencontrent, et de la dose de travail impressionnante que cela représente. Tout n’est pas toujours rose : Corinne, de Vie Nomade, a raconté sur son blog avec beaucoup de courage et de sincérité les terribles difficultés financières qu’elle a traversées. Cela reste un métier de funambule, où on ne cesse de jongler avec les courants contraires. Le blog seul permet rarement de vivre : beaucoup complètent avec nombre de travaux en free-lance, qui sont rarement bien payés, et par définition précaires.
La vie nomade, accessible à tous ?
Les « gros blogueurs » qui ont des dizaines de milliers de followers sur Instagram ne sont pas les seuls à mener une vie de globe-trotter. Si votre rêve est de vivre sans attaches, il vous faut un métier qui puisse s’exercer à distance, partout où vous trouverez une bonne connexion Internet : graphiste, web designer, traducteur, rédacteur web, et bien d’autres choses encore. Le blog est bien loin d’être la seule option. C’est possible, et si tel est votre souhait, je vous conseille vivement le blog de Corinne, Vie nomade, qui est plein de ressources précieuses pour ceux qui veulent conjuguer travail et mobilité. J’ai parmi mes amies blogueuses plusieurs jeunes nomades qui ont choisi cette voie, et qui le font avec beaucoup de talent et d’audace. Je pense par exemple à Stéphanie du blog Voyage road trip.
Mais la vie nomade ne convient pas forcément à tout le monde : accepterez-vous de ne pas savoir au début du mois comment vous allez le finir ? De ne pas avoir de contrat fixe, et de fonctionner au coup par coup, toujours à la recherche d’opportunités, et dépendant du bon vouloir de vos interlocuteurs ? De subir parfois des retards de paiement de plusieurs semaines, et vous demander comment vous allez payer les factures qui continuent de tomber ? De déménager loin de France pour bénéficier d’une vie moins chère ? De travailler toujours seul, de ne dépendre que de vous-même ? De ne pas avoir de séparation claire entre le travail et le loisir ?
Aujourd’hui, le grand saut est à la mode. Mais ne vous laissez pas culpabiliser par les injonctions faciles, les jolies citations sur Instagram qui sous-entendent que si vous avez un job de bureau au lieu de dormir dans des bus au Rajasthan, vous êtes un gros loser qui rate sa vie. L’épanouissement ne vient pas en taille unique. Il n’y a pas de honte à se dire qu’on est pas fait pour ce mode de vie, et on peut aussi mener des vies heureuses et épanouissantes sans tout plaquer.

Si vous rêvez d’être blogueur…
… faites-le avec passion, et sans attendre que cela change votre vie. Devenez blogueur parce que vous adorez ça, que vous aimez voyager, écrire, photographier et partager. Que vous partiez deux fois par an ou deux fois par mois, faites-le parce que le blog vous rend heureux. Ne vous dites pas que ça va vous permettre de lâcher votre job. N’espérez pas devenir riche. Soyez patient.
Ne commencez pas à solliciter des offices de tourisme au bout de deux semaines pour avoir des trucs gratos, vous allez juste les exaspérer et dégrader la réputation des blogueurs. Une des grandes menaces pour l’avenir des blogs de voyage, ce sont les blogueurs profiteurs qui se font payer des trucs et ne livrent jamais l’article promis : j’entends de plus en plus d’OT et d’hôtels échaudés par de mauvaises expériences avec des gens sans éthique, qui se sont comportés de façon scandaleuse. Si vous obtenez une nuit d’hébergement contre un article (par exemple), vous publiez l’article dans les 10 jours qui suivent, pas trois mois après. Et vous faites ça bien.
Sachez qu’il vous faudra du temps et du travail pour construire une communauté. Ne lâchez pas l’affaire si personne ne vous lit au début. Comme dirait Florent Pagny, « aimer sans attendre, ne rien faire qu’apprendre, rien que pour le geste, sans vouloir le reste ». (Je cite qui je veux, c’est mon blog. C’est ça, l’avantage numéro un du blog, pas le fric ou les freebies : c’est VOTRE espace à vous, et vous pouvez exercer « votre liberté de penser ». Ok, j’arrête avec Florent.)
Sachez que vous n’avez pas besoin d’être blogueur à plein temps pour avoir du succès. Je suis beaucoup de blogs fabuleux, de très grande qualité et qui ont su trouver leur public, dont les auteurs ne sont pas uniquement blogueurs. Avoir gardé un job plus conventionnel à côté leur permet de s’affranchir des angoisses du free-lanceur, et cela ne les empêche pas d’avoir des blogs magnifiques, et de décrocher eux aussi des collaborations prestigieuses. Revers de la médaille : ils ont deux journées de boulot en une, et sont souvent des bourreaux de travail. Construire un blog à succès, c’est toujours être prêt à beaucoup de sacrifices, quel que soit votre modèle économique.
J’en suis convaincue : l’avenir des blogs de voyage réside dans la sincérité et l’individualité. Nous ne résisterions pas à l’uniformisation, au formatage et à la course aux chiffres. A trop vouloir transformer une passion en métier lucratif, nous risquons de dénaturer et d’abîmer ce qui nous a rendu uniques. N’oublions pas de voyager par amour.

Et vous ?
Amis blogueurs et voyageurs, où en êtes-vous ? Vivez-vous de votre blog ? Rêvez vous d’ouvrir un blog de voyage ? Quels sont vos projets ? Parlez moi de vous, continuons la discussion.
Et moi ? Je vous raconte ma vie de semi-nomade dans le prochain article. Abonnez-vous à la newsletter si vous voulez suivre mes histoires !



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