Les plus beaux paysages d’Oman
Un voyage à Oman ? Voici les plus beaux paysages d’Oman et les incontournables en une semaine dans le sultanat.
Oman fut pour moi un éblouissement. C’était comme si j’avais plongé tête la première dans le bain de mes fantasmes orientalistes, et que j’avais trouvé le Moyen-Orient éternel, celui des tapis volants, des lampes aux génies et des croissants de lune venant embrasser les dunes immenses. Sinbad, Aladdin et les autres héros des Mille et une nuits semblaient tous entrer dans mon rêve, et ce fut un des mes plus beaux voyages, un enchantement sans nuages, entre désert, minarets, plages et palmeraies. Le sultanat d’Oman, joyau du Moyen Orient, n’attend que vous et vous foudroiera en plein cœur. Laissez-moi vous raconter les merveilles de ce pays infiniment varié et souriant, vous dire mes coups de cœur et mes plus beaux paysages au fil d’une semaine à Oman.

Et retrouvez en fin d’article un carnet pratique afin de vous aider à organiser votre voyage à Oman.

Oman, le pays qui vous fera aimer le Moyen-Orient
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J’ai toujours aimé voyager dans le monde arabe. Il y a sans aucun doute chez moi une prédisposition génétique et familiale à adorer les falafels, le couscous et les chameaux, mais au-delà de ce terrain propice, j’ai toujours aimé ce qu’on appelle l’arc désertique courant du Sahara aux sables d’Arabie, avec ses forts, ses oasis, ses palmeraies, ses bijoux finement ouvragés. J’aime la douceur solennelle de ces pays où on s’abrite du soleil à son zénith au bord des fontaines et à l’ombre des jardins, où la lumière des lampes ouvragées et l’immensité du désert remplit la nuit d’étoiles, où les mosquées colorées semblent répondre à la lune, et où on sait vraiment ce que l’hospitalité veut dire. On dit que c’est un héritage de l’époque nomade, quand des caravanes traversaient les océans de sable brûlant : fermer sa porte à un voyageur égaré, c’était le condamner à mort. Mais l’explication ne me suffit pas totalement, car il y a une nuance entre sauver quelqu’un de la mort et lui offrir son poids en thé à la menthe et en pâtisseries sucrées. Je crois qu’une profonde culture de la sociabilité et une authentique gentillesse entrent aussi en jeu. Toujours est-il que je pars toujours avec joie dans le monde arabe, et que depuis ma visite de l’oasis d’Al Ain aux Emirats Arabes Unis, je rêvais d’Oman : tout le monde m’avait dit, « si tu as aimé Al Ain, va à Oman, tu seras aux anges ».

Mais je ressens souvent un décalage entre mon enthousiasme et les réactions de mes interlocuteurs quand j’évoque mes destinations moyen-orientales, à croire que je vais apprendre à confectionner des bombes en burqa grillagée dans un terrain vague. « Mais qu’est-ce qu’il y a à voir là-bas ? Ça n’est pas dangereux ? Pourquoi tu vas dans un coin pareil ? Tu seras voilée ? Tu auras le droit de conduire ? Y a Daesh ? ». Trop de préjugés et d’incompréhensions dissuadent encore beaucoup de touristes français de visiter cette région du monde. Mais si vous êtes curieux, sachez qu’Oman est véritablement le pays qui vous fera aimer le Moyen-Orient.
Epargné par tous les orages politiques et religieux, Oman est un havre de paix, où rien ne vous menace. Parfaitement sûr, absolument chaleureux et accueillant, c’est un pays où une femme non accompagnée peut faire un road trip en solo sans craindre pour sa sécurité, où on ne vous traitera qu’avec respect et gentillesse, et où vous serez profondément touché par l’amabilité sans arrière-pensée de tous ceux que vous croiserez. Dans les villages, les automobilistes vous feront un petit signe de la main pour vous saluer, les enfants (parfaitement bilingues anglais-arabe) vous diront « Welcome to Oman ! », les gens viendront vous parler sans avoir quoi que ce soit à vous vendre (ils sont souvent plus riches que vous, dans ce pays où l’or noir assure la prospérité), mais juste pour s’assurer que votre voyage se passe bien, que vous n’avez besoin de rien et que leur pays vous plaît. Et si vous leur dites combien ce voyage est agréable et combien les paysages d’Oman sont beaux, vous verrez d’immenses sourires de fierté tranquille. Croyez-moi, allez-y. Non seulement vous ne risquez rien, mais vous serez heureux et ébloui.


Oman, une diversité de paysages extraordinaires
les plus beaux paysages d’oman
Ce pays a tout : les villes et villages, les déserts et les chaos rocheux, les oasis et les palmeraies, les plages et les wadis. La beauté et la variété des paysages d’Oman séduira même un voyageur blasé. Je crois que les trois plus beaux moments pour moi furent la ponte des tortues marines à Ras al Jinz, le lever de soleil sur les dunes à Wahiba Sands, et la beauté biblique du Wadi Shab. Par sa beauté préservée, son authenticité, son environnement d’une diversité rare, Oman est émotionnellement intense – c’est un pays qui fait battre le cœur et vous remplit les yeux d’inoubliable.



Au nord, ce sont les villes et villages de ce sultanat riche d’une histoire millénaire, qui fut autrefois à la tête d’un empire s’étendant jusqu’à Zanzibar, et qui connaît depuis les années 1970 un profond renouveau culturel, économique et politique. Mascate, Nizwa, Sour, sont autant de villes superbes et profondément authentiques. Contrairement à Dubaï, Oman a l’argent du pétrole discret et a refusé les gratte-ciels et la mégalomanie urbaine. Le sultan Qaabos a tenu à ce que le pays ne change pas de visage. Ce sont des villes basses, avec des murs en pisé et des jardins fleuris, des mosquées et de vieilles places, fidèles à l’image de l’Arabie éternelle. Seul le lustre de la grande mosquée trahit combien le sultanat est riche !




Mascate, la ville idéale du sultan Qaboos
Depuis son arrivée au pouvoir en 1970, le sultan Qaboos a fait de Mascate sa ville vitrine, prospère et lumineuse, qui abrite un sublime opéra et le musée national omanais.
J’ai adoré marcher le long de la corniche, face au vieux port de Mascate, dans une nuée de mouettes, et me plonger dans les anciens souks de la ville.
J’ai été marquée par la beauté blanche du palais du sultan, où des rolliers indiens multicolores s’élançaient des tours blanches.


Mais le chef d’œuvre de Mascate, c’est la grande mosquée Sultan Qaboos, accessible à tous et dont l’architecture même signifie l’ouverture, le passage. Le blanc éclatant des tours reflète toute la lumière, les arches immenses donnent sur les quatre points cardinaux, et dans les jardins délicats, les plantes se mêlent aux fleurs des mosaïques. La grande mosquée se veut symbole d’harmonie. Oman cultive un islam ibadiste, qui se veut porteur d’unité et de tolérance – sunnites et chiites cohabitent au sein du sultanat, ainsi que des chrétiens et des hindous. La loi omanaise interdit formellement la propagande religieuse agressive : un prédicateur qui pointerait du doigt telle ou telle religion serait immédiatement inquiété.


Les forts d’Oman
Avant même la période islamique, les Omanais construisaient des forts dans le désert, rénovés et préservés jusqu’à aujourd’hui. Ces forts sont un emblème du pays, avec le célèbre poignard recourbé qu’on nomme khanjar. Tous sont d’une grande beauté et impressionnent par leur hauteur et leur ampleur. Dans tous les forts, les pièces à vivre et les salles de lecture coranique côtoient les magasins de munitions et les granges de stockage de la nourriture. Au sommet des tours crénelées, la vue porte jusqu’à l’horizon.
J’ai vu le fort de Nakhal, dont j’ai adoré la situation idyllique, au cœur d’une palmeraie dont il émerge comme une île au milieu d’un océan de verdure.
J’ai été captivée par l’immense fort de Nizwa, l’ancienne capitale omanaise, qui est l’endroit où j’ai le mieux ressenti le vieux cœur d’Oman.
En un voyage d’une semaine, il a fallu faire des choix, mais j’aurais aussi aimé voir ceux de Bahla et de Jibreen, qu’on dit superbes.





Les vieux villages en pisé
Les montagnes d’Oman, le Jebel Akhdar et le Jebel Shams, regorgent de vieux villages en pisé qui semblent tout droit sortis d’un décor de film, où les falaj perpétuent un système d’irrigation ancestral et font courir de minuscules canaux au milieu des palmiers et dattiers. J’ai souvent pensé à la sublime route de Ouarzazate au Maroc. On m’avait dit que Birkat al Mouz et Misfat al Abriyyin étaient les plus beaux villages du pays. Je n’ai vu que Birkat al Mouz, et j’ai adoré me perdre dans la palmeraie, suivre les canaux au cœur du vieux village, déambuler dans les rues étroites et élevées. Depuis des siècles, les falaj irriguent les palmeraies d’Arabie, préservés avec soin et minutie par chaque génération. Ce sont des veines de vie au cœur de l’aridité et j’ai aimé suivre la fraîcheur de leur pouls.
Car Oman n’est pas que désert et roche, loin de là – le sultanat vous réserve des oasis de verdure étonnants.






Les wadis, les canyons d’eau douce d’Oman
plus beaux paysages d’Oman
Ils constituent peut-être le paysage le plus typique et le plus beau d’Oman : les wadis, ces canyons ouverts au cœur de la roche, où l’eau douce forme des rivières, sculpte des formes étranges, et crée des piscines où les Omanais adorent venir nager. Si vous partez en voyage à Oman, surtout, visitez les wadis, ces havres de verdure et de sérénité où la géologie se fait artiste.

Les wadis omanais, c’est un étrange télescopage : vous penserez au Far West, et à la Bible. Imaginez Moïse au fond du grand canyon, et cela vous donnera une petite idée.
On pense au Far West, parce que la roche est rouge, et les canyons profonds, comme dans les « narrows » de Zion dans l’Ouest américain, et qu’on s’attend presque à voir surgir les cow-boys dans ce décor moyen-oriental.
Et on pense à la Bible, parce que ce sont des paysages éternels et idylliques, adoucis par l’eau qui coule, cousus de rivières vertes, de papyrus, de palmiers à l’ombre généreuse, et que cela rappelle toute l’iconographie de l’Ancien testament – enfants trouvés dans des roseaux, fleuves nourriciers, sentiment d’éternité immobile. Je voyais de vieux messieurs ramasser des dattes dans leur habit ancien, et je n’aurais pas été surprise qu’ils soient des prophètes ou des apôtres. J’étais à deux doigts de chanter les Dix commandements.

Petit point pratique : pour explorer les wadis, il vous faudra des baskets que vous ne craignez pas de mouiller. N’y allez surtout pas pieds nus ou en tongs : il vous faudra remonter le lit de rivières caillouteuses. En baskets ne craignant pas l’eau, vous serez à l’aise. Et enfin, point sécurité essentiel : ne vous aventurez jamais dans le lit d’un wadi si le temps est incertain. Tout nuage de pluie potentiel devrait vous faire renoncer. Les noyades causées par la montée soudaine des eaux et ce qu’on appelle les « flash floods » (inondations éclair, des torrents de boue furieuse qui se déversent tout à coup dans la gorge) sont la première cause de mortalité accidentelle à Oman.

Les wadis sont innombrables, mais après une longue hésitation et la comparaison frénétique des photos trouvées sur le net, j’ai trouvé que deux d’entre eux sortaient du lot et méritaient le titre de plus beaux wadis d’Oman : le Wadi Bani Khalid et le Wadi Shab.
Le Wadi Bani Khalid s’ouvre sur un paysage presque tropical, une petite île au milieu d’un lac turquoise, avant de se rétrécir sur une gorge blanche où s’enchaînent les piscines naturelles. J’ai adoré remonter le wadi au milieu des murs de calcaire, dans une eau chaude et transparente.

Le Wadi Shab est ce que j’ai trouvé de plus beau à Oman. Et je regrette d’avoir peu de photos à la hauteur de l’endroit : ayant craint de devoir passer par des passages immergés dès le début de la randonnée, je n’avais pris que mon Olympus étanche, et non mon cher Canon (au double sens sentimental et pécunier). En réalité, toute la première partie de la randonnée se fait à sec, après avoir traversé en bateau un bras d’eau pour quelques rials. Vous remontez dans une gorge rouge absolument spectaculaire jusqu’à une zone de baignade. Le paysage est d’une beauté sidérante, et cela reste mon plus beau souvenir d’Oman (parmi une collection de merveilles).



Au bout d’une heure environ, vous arrivez à un réseau de piscines. A cet endroit-là, il vous faudra vous mouiller entièrement et nager pour continuer : en quinze minutes de nage environ, on atteint une fabuleuse grotte aquatique où les Omanais adorent jouer à Indiana Jones.

Les déserts d’Oman
Pointe de la péninsule arabique, ce territoire ardent et minéral, le sultanat compte trois déserts importants.
Le plus célèbre de tous est le Wahiba Sands. C’est le désert le plus apprécié des Omanais et des touristes, le plus accessible – mais ne vous y trompez pas, il est gigantesque et il est tout à fait possible de s’y perdre en cas d’imprudence. C’est un immense désert de sable doré, qui prend une teinte rose au lever et au coucher du soleil. C’est là qu’on trouve les camps et les activités touristiques.
Le désert d’Al Khaluf, souvent appelé « sugar dunes », est situé beaucoup, beaucoup plus au sud du pays, et ne sera visité que par les voyageurs partis sur un long circuit de 15 jours. J’aurais adoré pouvoir l’inclure à mon itinéraire, mais cela est impossible en une semaine. Ce sont des dunes de sable très fin et blanc, comme du sucre, au bord de l’océan indien – beaucoup disent que c’est un des plus beaux déserts du monde.
Enfin, le Rub al-Khali ou « quartier vide » est l’immense, terrifiant désert qui couvre la partie Ouest d’Oman, le sud des Emirats Arabes Unis, et une large partie de l’Arabie saoudite. C’est ce que Wilfred Thesinger appelait « Le désert des déserts », radical, inhospitalier, celui que ne traversent que les fous ou les désespérés. Je vous recommande vivement son récit de cette traversée qui a failli le tuer. Mais je vous déconseille d’y aller. Ce n’est pas un désert touristique, ni même habité. C’est le vide et la mort.
Nous avons passé une nuit dans un camp au cœur du Wahiba Sands, vu les étoiles par milliers la nuit et le soleil se lever sur les dunes dans le silence du matin. C’est le genre de moment de plénitude profonde qui vous rappelle pourquoi vous voyagez, et je vous en parlerai plus dans le prochain article.



Sour et Ras al Jinz : le matin du monde
La région de Sour constitue l’extrême Est de la péninsule arabique, et revêt une symbolique mystique puissante depuis des siècles : c’est le premier endroit où le soleil touche le monde arabe, comme une nouvelle création chaque matin.
A Sour, l’ancien cœur maritime du sultanat, flottent encore les fantômes des aventuriers et des parfums d’ailleurs. C’est le dernier endroit où on fabrique aujourd’hui encore les dhows, ou boutres, ces bateaux typiques de la péninsule arabique, avec lesquels les marchands ramenaient les épices et les étoffes d’Inde ou de Zanzibar. Sur la longue plage de Sour, les gamins jouent au foot, et sous le pont, le chantier naval permet de voir la perpétuation de cette très vieille tradition maritime. On verra les artisans courber et clouer les planches qui forment la cale des boutres, et le ballet des bateaux achevés sur le canal qui mène à la mer. J’ai eu envie de suivre le sillage d’écume du légendaire Sinbad le marin, qui serait né quelque part sur cette côte…



A vingt kilomètres au sud de Sour, la plage de Ras al Jinz est considérée comme l’une des plus belles d’Oman. Ras al Jinz est une réserve naturelle et l’un des plus importants sites de ponte des tortues marines au monde. Là encore, c’est quelque chose dont je vous reparlerai dans mon prochain article, mais voir les tortues pondre dans la nuit à Ras al Jinz restera une des plus belles expériences de voyage de ma vie. J’y suis revenue à ce lever du soleil au goût de naissance du monde, seule face aux vagues tièdes de l’Océan Indien, et je me suis dit que j’avais beaucoup de chance.




Petit carnet pratique : organiser votre voyage à Oman
Aller à Oman
Vol direct Paris-Mascate avec Oman Air. J’avais eu mon billet à 450 euros l’AR, il est apparemment possible de descendre encore en dessous, jusqu’à 400.
Voyage à Oman : en quelle saison ? Oman en hiver Oman en été
En y allant en décembre, nous étions dans la période idéale : 20-25 degrés (beaucoup moins dans la montagne et le désert où nous avons sorti les blousons et pulls la nuit, attention !), saison sèche, beau temps. Oman est une destination d’hiver parfaite. Décembre-février sont considérés comme la meilleure période pour aller à Oman. A partir de fin mars, les températures montent, et peuvent atteindre 50 degrés au coeur de l’été. De plus, l’été est aussi la période de la mousson au sud du pays (zone tropicale), et le début de l’automne, la saison où le risque de pluie dans les wadis est le plus élevé. Bref, je vous recommande vraiment de tabler sur l’hiver !
Combien de temps pour un voyage à Oman ?
Minimum une semaine pour voir le Nord où se concentrent les principales attractions touristiques : la plupart des voyageurs feront un triangle entre Mascate, Sour et Nizwa, avec des crochets par le désert de Wahiba Sands et les wadis. Une semaine a été un tout petit peu juste pour nous, et j’aurais préféré avoir dix jours.
Si vous voulez descendre plus au sud, voir les dunes d’Al-Khaluf et la région tropicale et luxuriante de Salalah, prévoyez bien 15 jours, le pays est vaste. Je suis très tentée de revenir à Oman pour compléter mon itinéraire, et finir par un vol Mascate-Zanzibar…
Voyage autonome à Oman : louer une voiture
Si plusieurs agences proposent des voyages à Oman, il est tout à fait possible d’organiser son circuit soi-même. Oman est un pays sûr, les routes sont bien entretenues, et conduire ne pose aucun problème particulier. Je vous recommande de louer un 4×4, obligatoire dans le désert et dans la montagne où les routes sont en parfait état, mais très raides. Pour accéder au Jebel Akhdar, par exemple, des policiers contrôlaient l’accès à la route et ne laissaient passer que les 4×4.
Cela me paraissait évident mais je le précise tout de même : bien sûr, une femme peut louer une voiture seule et la conduire – aucun problème !
Organisation et budget
Le tourisme à Oman est encore modérément développé, ce qui fait que les hébergements sont relativement peu nombreux. Je vous recommande vraiment de réserver vos hôtels ou guesthouses très, très à l’avance et de ne pas improviser, Oman n’est pas un pays dont les capacités d’accueil sont suffisantes pour accueillir des invités à l’improviste. J’ai réservé mes hébergements début août pour un voyage début décembre, hors vacances scolaires, et certains hébergements étaient déjà pleins. Mais toutefois, j’ai une bonne nouvelle pour les baroudeurs : à Oman, le fait de bivouaquer partout est autorisé. Ce qui limite le budget des aventuriers !
Oman a un niveau de vie élevé, et il faut préparer un certain budget si on souhaite dormir à l’hôtel. Mais l’option bivouac rend le pays accessibles aux voyageurs au budget plus serré. Certains postes sont moins chers que ce à quoi on pourrait s’attendre. De façon générale, j’ai trouvé que les hébergements étaient chers (mais nous avions tapé dans du haut de gamme), ainsi que la location de voiture, surtout qu’un 4×4 est vraiment recommandé, mais que la nourriture et l’essence étaient très abordables. La plupart des lieux sont en accès libre, à l’exception des forts, où il vous faudra payer un droit d’entrée.
Oman : sécurité et mœurs oman danger voyage oman dangereux oman peut on y aller
Oman est-il un pays dangereux ? Non. Aucun trouble politique, civil ou religieux ne perturbe ce pays en paix, où le sultan est très apprécié et respecté. Comme beaucoup de pays du monde arabe, Oman est un état fort, avec une importante présence policière. La délinquance est quasiment inexistante.
En raison de la guerre qui a lieu au Yémen, la frontière sud d’Oman est très surveillée – vous ne risquez rien à Salalah, mais la présence militaire importante vous dissuadera d’approcher trop du Yémen (ce qui serait de toute façon stupide…). Oman dangereux ? Voyage à Oman danger ?
Comment s’habiller à Oman ? Oman est un pays conservateur, ce qui signifie que les femmes et les hommes s’habillent de façon discrète. J’insiste sur ce point : les hommes aussi. Ne vous dites pas « je suis un mec, ça va ». Pas de short et débardeur, vous seriez mal vus dans ce pays où les hommes portent de longues dishdashas (tuniques) et le kumma (petit chapeau rond brodé). A Oman, j’ai porté de longs pantalons de toile et des chemises à manche longues, de couleur claire – c’est la tenue que je recommande aux femmes comme aux hommes. Voyageuses, vous n’avez pas besoin de vous voiler les cheveux, sauf pour visiter la grande mosquée de Mascate.
Se baigner à Oman : maillot de bain ou pas ? Dans les grands hôtels internationaux, le maillot de bain est normal et ne choquera personne. En revanche, pour ce qui est des plages et surtout des wadis (canyons remplis d’eau douce : les Omanais se baignent beaucoup plus dans les wadis que dans la mer), je vous recommande une tenue plus couvrante. Des panneaux vous rappellent d’ailleurs que vous êtes dans un pays traditionnel et que les Omanais n’ont pas l’habitude de voir beaucoup de peau. Moi qui suis accro aux fringues de sport Domyos, j’avais tout simplement pris un short et un tee shirt en fibre technique (qui sèche cinq fois plus vite que le coton, pour ne pas prendre froid), et j’ai combiné randonnée + baignade dans les wadis avec cette tenue.
Quelques dernières photos…



Un magnifique guide de voyage pour découvrir Oman
Connaissez-vous la collection Bibliothèque du Voyageur ? Ce sont des guides de voyage magnifiques, abondamment illustrés (vous le savez, je suis folle des guides dont l’iconographie est riche et soignée), qui proposent de véritables reportages sur la destination et sa culture et vous permettent de saisir l’âme du pays avant même d’avoir pu prendre l’avion. J’ai toujours admiré la qualité de ces ouvrages, et je suis ravie de pouvoir faire gagner à un lecteur ou une lectrice d’Itinera Magica un guide Bibliothèque du voyageur, « Oman & Emirats Arabes Unis », en partenariat avec les éditions Gallimard. Pour participer, rien de plus simple, il suffit de me laisser un commentaire sous cet article ! Tirage au sort dans une semaine. Edit : le tirage au sort a été effectué, le gagnant est Alexis Le petit explorateur – bravo !

Dans mon prochain article, toujours consacré à Oman, je vous parlerai plus en détail de nos étapes et d’hébergements luxueux ou insolites qui valent le détour. Je vous raconterai notamment notre nuit dans le désert de Wahiba Sands, la rencontre avec les tortues à Ras al Jinz, la plus belle plage de Mascate et la nuit au-dessus du grand canyon d’Oman dans un cinq étoiles inoubliable. L’article suivant, ce seront les Dolomites à l’automne, explosion de couleurs et randos sublimes ! Abonnez-vous à la newsletter pour ne rien manquer ? Merci d’être là !


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