Une semaine en Martinique, entre les plages blondes du sud et les brumes volcaniques du nord, voilà qui redonne des couleurs à l’hiver. Je suis tombée sous le charme de cette île aux mille visages, qui concentre tout ce qu’on espère des Caraïbes : plages idylliques, jungles luxuriantes, pitons mystérieux, routes panoramiques en majesté et sourire contagieux. Voici mes incontournables en une semaine sur l’île fleurie.

La Martinique, un retour en enfance
Si j’attendais avec impatience ce voyage en Martinique, c’est que je l’avais déjà vue, petite, avec mes parents, et que j’en gardais un souvenir émerveillé.
Je me souvenais du sable blanc et des palmiers de la Grande Anse des Salines, souvent considérée comme la plus belle plage de l’île, et de la silhouette du rocher du Diamant dans la lumière du soir, tout droit sorti d’un film de pirates.
Je me souvenais d’un soir où notre voiture était tombée en panne dans une jungle épaisse, sur les flancs de la montagne Pelée, et que des dizaines de chauve-souris avaient commencé à nous envelopper dans le noir.
Je me souvenais encore de mon émotion de gamine à Saint-Pierre, la ville décimée par une éruption volcanique le 8 mai 1902, quand on m’avait montré le cachot du seul survivant.


Petite, j’ai eu la chance d’être emmenée plusieurs fois aux Antilles, et je crois que ces voyages ont profondément marqué mon imaginaire : pour moi, le paradis a pris les traits d’une île caribéenne où mon enfance se serait réfugiée. Je ressens toujours un grand bonheur et une profonde sérénité quand je descends de l’avion et respire l’air chaud et doux des Antilles, comme si je rentrais au pays imaginaire où les enfants ne vieillissent jamais. Après avoir revu la Guadeloupe, il y a deux ans, je me faisais une joie de retrouver la Martinique.

Le pays de Peter Pan
voyage martinique pas cher – itinéraire martinique une semaine – incontournables martinique
En une semaine de road trip, nous avons parcouru mille kilomètres sur les routes martiniquaises, en étoile autour de notre camp de base dans le sud, à Rivière-Pilote, et décliné les beautés de l’île dans toute sa diversité.
Au sud, ce sont les plages de carte postale, les turquoises et les ors.
A l’est, ce sont les îlots et les fonds blancs, les décors à la Pirate des Caraïbes qu’on explore en bateau ou en kayak.
A l’ouest, ce sont les spots de snorkeling et de plongée, et l’immense bonheur de découvrir des tortues marines.
Au nord enfin, c’est le volcan, la jungle, le sable noir et les routes sinueuses qui débouchent sur des falaises de bout du monde.

La Martinique est magnifiquement diverse. J’aime ses reliefs, ces pitons (les « mornes ») couverts de lianes et de fleurs depuis lesquels se déploient des panoramas de pays imaginaire. Souvent j’ai pensé à Neverland, le pays de Peter Pan en voyant les bateaux s’avancer entre des îlots touffus, vers des baies rondes et douces qu’on imagine peuplées de sirènes. Le Diamant, qui ressemble au rocher du Crâne, pourrait abriter le Capitaine Crochet. J’aime les contrastes martiniquais, ce cœur montagneux, humide et brumeux, et ce sud plus sec, où la jungle tropicale cède la place à des armées de cactus candélabres.


Nous n’avons pas tout vu, et surtout, je ne vous parlerai pas de tout. D’autres blogs seront infiniment plus complets que le mien sur la Martinique – je vous recommande notamment Carnet de Ti Piment, une mine d’or martiniquaise dans laquelle j’ai beaucoup pioché pour préparer ce voyage. Quant à moi, je m’offrirai le luxe de l’instantané. Je vous parlerai de mes incontournables à moi, sans aucune prétention à l’exhaustivité. Voici ma collection de coups de cœur amassés en une semaine d’errances idylliques.

Itinéraire dans le Sud de la Martinique : mes incontournables en une semaine
La Baie du Diamant
Martinique regorge de plages confidentielles et solitaires, et il suffit de suivre les liserés blancs sur la carte pour dénicher des bouts de littoral secrets où vous serez seuls au monde. Nous en avons vu beaucoup. Mais je dois vous faire un aveu : contre toute attente, la plage que j’ai le plus aimée figure parmi les plus célèbres. C’est la Baie du Diamant. Longue de sept kilomètres, cette plage est belle comme une carte postale, avec ses palmiers qui se penchent au-dessus de l’eau turquoise. J’ai aimé sa longueur, propice à la marche ou au jogging, et qui permet de se sentir seul même sur une plage populaire et aimée de tous. J’ai aimé la forêt de raisiniers qui séparent la plage de la ville, sous lesquels on a installé des tables de pique-nique pour que les familles puissent manger avec le bruit des vagues en toile de fond. Et surtout, j’adore la silhouette majestueuse du Diamant tapi à l’horizon.

Le Morne Gommier
C’est un des plus beaux points de vue de l’île, et je l’ai découvert totalement par hasard, parce que nous logions à proximité, sur les hauteurs de Rivière-Pilote. Des deux côtés, la vue est fabuleuse : d’un côté, la baie de Sainte-Anne avec ses dizaines de bateaux blancs, de l’autre, le Diamant et les pitons qui lui répondent.
Un point de vue « touristique » a été aménagé. L’entrée coûte 4 euros, et il y a une jolie boutique-café à l’intérieur. Mais pour être tout à fait honnête, je trouve que les vues aux alentours, entre le Morne Acca et le Morne Gommier, sont encore plus belles – prenez le temps d’explorer cette ligne de crête entre deux mornes, vous serez récompensé. La plupart des photos du montage ci dessous ont été prises en dehors du point de vue aménagé.

Sainte-Anne et la Grande Anse des Salines
Sainte-Anne, c’est le village pittoresque et coloré où vous trouverez les magasins de cartes postales, les babioles et les bars de plage. C’est sans doute la partie de l’île la plus fréquentée, mais ne la boudez pas : j’ai adoré me promener dans les rues du village et sentir cette ambiance joyeuse de fête et de vacances.
A sept kilomètres au sud se trouve la plage la plus célèbre de l’île, la Grande Anse des Salines, qui est un concentré de perfection caribéenne – même si, à ma grande surprise, j’ai encore plus aimé la Baie du Diamant.

L’îlet Chevalier
C’est un petit bijou méconnu du sud de la Martinique : un îlet au large de l’Anse Michel, où une petite plage magnifique déploie ses fonds blancs, et un sentier de randonnée vous emmène au milieu d’une savane de cactus. C’est pour moi une jolie alternative à la Savane des Pétrifications, une randonnée que tout le monde se sent obligé de faire, mais que j’ai personnellement trouvée quelque peu monotone. Sur l’îlet Chevalier, vous retrouverez les mêmes cactus, mais en version circuit court et spectaculaire : imaginez les cactus d’Arizona greffés sur une côte bretonne. C’est magnifique, cela dure une heure à peine, et à la fin de la promenade, vous retrouverez une plage parfaite en bonus. L’îlet Chevalier restera un de mes plus jolis souvenirs.



Aller à l’îlet Chevalier : Des pêcheurs attendent près du débarcadère de l’Anse Michel, et vous feront traverser (tarif moyen : 4 euros).
Les Anses d’Arlet, pays des tortues
Si j’ai découvert incidemment combien le ponton et l’église des Anses d’Arlet étaient photogéniques, on y vient à vrai dire pour une autre raison : les tortues marines. Deux des anses (= plages, baies), l’Anse Dufour et l’Anse Noire, sont réputées pour les visites régulières de tortues vertes, caret et luth : c’est probablement le meilleur endroit de Martinique pour en voir.
Cela ne signifie pas que cela sera automatique. Les tortues ne pointent pas à l’usine, et il faudra vous armer de patience. Les premiers jours, la mer était agitée, troublant les fonds – s’il y avait des tortues, elles n’étaient pas visibles. Je suis venue plusieurs fois et j’ai passé des heures dans l’eau, à me faire pousser des branchies, en espérant apercevoir cet animal fascinant que tous les peuples de la mer ont placé au cœur de leurs mythologies.
L’avant dernier jour, j’en ai vu non pas une, mais deux. Deux tortues vertes, qui mangent les herbiers d’algues des fonds, et remontent respirer à la surface dans un ballet gracieux.
Ne les touchez pas. Ne vous approchez pas plus près que quelques mètres. Admirez avec respect ce spectacle magique qui m’a profondément mise en joie.
Et même si vous ne voyez pas de tortues, la pointe entre les deux anses Dufour et Noire est un fabuleux spot de snorkeling, et vous ne viendrez jamais pour rien.




Les fonds blancs, les îlets du François et la baignoire de Joséphine en kayak
A l’est de la Martinique, sur la commune du François, un chapelet d’îlets ont été jetés comme des confettis dans l’océan. C’est l’un des lieux d’excursion maritime les plus appréciés de l’île, notamment le site qu’on appelle « la baignoire de Joséphine », un haut-fond blanc au milieu de l’océan. La plupart des voyageurs s’y rendent en bateau, et les compagnies proposant des sorties là-bas sont innombrables. Nous avons décidé, histoire de pimenter un peu le tout, d’y aller en kayak.

La compagnie qui propose ça se nomme « Kayak des îlets du François », et est située dans une petite baie à mi-chemin entre Le Vauclin et Le François. Heureusement qu’ils sont inscrits dans Google Maps – n’essayez pas de les trouver sans, vous courrez à votre perte. J’ai été totalement conquise par la demi-journée d’excursion libre avec eux. Soyons sincères : par jour de vent et fort courant (et nous avions tiré le gros lot ce jour-là), c’est dur, plus dur que ce que j’imaginais. Ne vous lancez surtout pas là-dedans si vous n’avez jamais fait de kayak. Mais je ne regrette rien : c’était magnifique.

Vous partez en kayak de façon autonome, et commencez par explorer un premier îlet, l’îlet Thierry. C’est là que j’ai vu les nuances de bleu les plus folles : la plage de l’îlet Thierry rivalisait avec les couleurs incroyables que nous avons vues aux Bahamas.



Puis vous continuez vers la baignoire de Joséphine, et à ce moment-là Hervé et Magalie, les propriétaires des kayaks, vous rejoignent sur leur petit bateau prénommé l’Apéro, et proposent rhum, jus de fruits et accras de morue. Manger des accras au beau milieu de l’océan translucide, sur un haut-fond blanc, ou comment transformer ta vie en spot publicitaire. Ça vaut le coup. En revanche, je déconseille le rhum et recommande plutôt le nectar de goyave : il va falloir assurer le retour.

La dernière halte, sur l’îlet Oscar, permet de se reposer sur une jolie plage avant de rejoindre le camp. Le tarif pour ces 4h de sortie + apéro est vraiment raisonnable, 15 euros par personne. Si vous aimez le kayak, je vous le conseille sans hésiter.

Le Rocher du Diamant
Partout à l’ouest de l’île, il s’impose au regard. Le Diamant est beau comme un coffre au trésor, couvert d’oiseaux et de mousses, et semble destiné à sertir tous les panoramas d’un joyau accrocheur. Je ne me suis pas lassée de le photographier.

A quelques pas du rocher, le mémorial de l’Anse Caffard rappelle le terrible naufrage qui a coûté la vie à une soixantaine d’hommes et de femmes arrachés à l’Afrique, noyés dans la cale d’un négrier. Les statues monumentales pointent vers le golfe de Guinée, d’où venaient ceux qu’on avait destiné à l’esclavage. Nombre d’’autres lieux en Martinique évoquent la mémoire douloureuse de l’île, comme le musée la Savane des Esclaves, ou encore le poignant Tombeau des Caraïbes, œuvre d’art en mémoire des Indiens Taïnos et Caraïbes exterminés par les colons. Une plaque commémore l’horreur : « 1492-1992, 500 ans de colonisation européenne aux Caraïbes. 80 millions d’Indiens. 100 millions de Noirs. » Une autre appelle à la réconciliation.

A vrai dire, j’ai moins ressenti ce poids du « passé qui ne passe pas » en Martinique qu’en Guadeloupe, où les mémoires sont toujours en conflit. C’est peut-être l’influence d’Aimé Césaire, grand homme d’Etat, infatigable artisan de l’avenir martiniquais et de la réconciliation entre les descendants des maîtres et les descendants des esclaves. Les murs de Martinique sont couverts de son visage souriant et de ses enseignements pacifistes. Nous avons rencontré partout beaucoup de gentillesse envers les Métropolitains blancs que nous sommes. Mais de tels lieux rappellent quelle violence et quelle cruauté a entaché la passion de l’Europe pour la douceur caribéenne… et je trouve cela très important.
Itinéraire dans le Nord de la Martinique : mes incontournables
Saint-Pierre, la Pompéi des Caraïbes
C’est une visite qui m’avait beaucoup marquée petite, et qui m’a encore une fois sonnée. Le 8 mai 1902, la Montagne Pelée a tué en moins d’une minute les trente mille habitants de la ville de Saint-Pierre, ancienne « capitale » de la Martinique. Avant de devenir la Pompéi des Caraïbes, Saint-Pierre fut la « perle des Antilles », une ville riche et cultivée, où la bonne société se pressait au théâtre, parée de bijoux et de soieries. Les volcans semblent se plaire à dévorer les perles.
Ce fut l’éruption volcanique la plus meurtrière du XXe siècle, mais la catastrophe naturelle avait bénéficié de complicités humaines. Cela faisait des mois que le volcan manifestait sa colère. Coulées de boue destructrices, pluies de cendre, apparition soudaine d’un dôme volcanique dans la caldeira, mares bouillonnantes, tout annonçait le drame. Les autorités refusèrent d’ordonner l’évacuation, car le second tour des élections législatives approchait, et qu’il fallait que les votes puissent avoir lieu. Elles allèrent jusqu’à interdire aux bateaux amarrés dans la baie de lever l’ancre. Seul un capitaine italien désobéit – il venait de Naples, à deux pas de Pompéi, et ce n’était sans doute pas un hasard. Qui a vu les corps couverts des cendres du Vésuve dans le jardin désolé de Pompéi sait de quoi un volcan est capable. Quand on le menaça de sanctions économiques, il rétorqua que plus personne ne serait là pour les lui faire payer : « Demain, vous serez tous morts ».
Le 8 mai 1902, en pleine messe, la Montagne Pelée cracha ce qu’on appelle une nuée ardente : une vague de gaz brûlants détruisant et tuant tout sur son passage. En quelques instants, le souffle de l’explosion avait rasé la ville, et fait trente mille victimes. On ne compte que trois survivants, dont un prisonnier protégé par les murs épais de son cachot, Cyparis. On peut encore visiter les ruines des maisons, du théâtre, de la prison, et le cachot intact de Cyparis. Au musée volcanologique Frank Perret, petit musée déglingué qui date des années 40, mais dont la force d’évocation vous touche malgré la mise en scène hors d’âge, on voit les photos de l’avant/après, les clous fondus par le brasier à 500 degrés, les témoignages de l’époque. Saint-Pierre ne s’en est jamais remise.





La Montagne Pelée somnole à l’horizon. Nous avons tenté d’y monter, et nous sommes enfoncés dans un épais nuage de brouillard où seuls se détachaient les doigts velus des épiphytes. Nids du mauvais temps, les volcans tropicaux ne se montrent presque jamais en pleine lumière.

La route de Grand Rivière
Depuis la Montagne Pelée, deux routes mènent vers le Nord. A l’ouest, celle du Prêcheur, à l’est, celle de Grand Rivière. Les deux routes ne se rejoignent pas. Celle de l’ouest s’arrête à l’Anse Couleuvre. Celle de l’est à Grand Rivière, le village du bout du monde. On y accède par une route vertigineuse, entre virages en épingles et ponts de métal, qui m’a beaucoup rappelé la route d’Hana à Maui. C’est un décor à la Jurassic Park, tout en figuiers étrangleurs et lianes voraces. Quant à Grand Rivière, elle m’a rappelée Kauai, avec ses immenses falaises noires sur lesquelles se brisent les lames de l’Atlantique. Ici on ne se baigne pas, on admire – la douceur caribéenne a cédé le pas à la violence océanique. Si vous aimez ce type de paysages solennels et sauvages, vous adorerez Grand Rivière.




Seulement vingt kilomètres séparent Grand Rivière de l’Anse Couleuvre, vingt kilomètres de falaises abruptes et de baies sublimes, face à la passe la plus dangereuse de l’île. Un chemin de randonnée paraît-il superbe, mais très éprouvant, permet de marcher de l’une à l’autre. Il faudra pour cela réserver à l’avance un bateau de pêcheur pour vous ramener à votre point de départ, et cela peut être compliqué. Ceux qui acceptent de faire la traversée sont peu nombreux, car l’océan est puissant et périlleux à cet endroit, et au moment de notre voyage, la houle était très forte. Craignant les mers dangereuses et les noyades soudaines, nous n’avons pas tenté le sort. Nous avons fait le grand tour de la montagne Pelée pour voir l’autre côté.

L’Anse Couleuvre
C’est une des plus belles plages du Nord, dont la valeur esthétique surpasse largement les qualités de baignade : ici les courants sont dangereux. On y accède en cheminant à travers une jungle semée de ruines évocatrices, un décor à la Indiana Jones, avant de déboucher sur cette baie de sable noir bordée de hautes falaises. C’est le point de départ de la randonnée vers Grand Rivière… et de nombreuses rêveries d’aventure au goût d’ombre et de secret.



Le jardin de Balata
Au nord de Fort de France, le jardin de Balata rendra vous les amoureux de la luxuriance tropicale. Des colibris butinent des roses de porcelaine, des palmiers royaux se reflètent dans des bassins couverts de nénuphars, des épiphytes multicolores viennent chatouiller les ponts aériens, des bambous énormes côtoient des alpinias flamboyants, et une main d’artiste a dessiné des symétries à la japonaise dans des panoramas d’aquarelle. C’est un chef d’œuvre esthétique, une immersion poétique dans une nature faussement sauvage, où tout concourt à l’émerveillement.








Quelques dernières impressions
La beauté des champs de bananiers et de cannes à sucre, des plages et des littoraux vus du ciel…





Les visions au hasard de la route…



Aller une semaine Martinique : quelques questions pratiques
* Aller en Martinique, petit budget possible martinique voyage pas cher martinique budget martinique séjour pas cher
Vous avez chaque jour des vols au départ de Paris avec Air Caraïbes, Air France et XL Airways. Quant à nous, nous sommes partis de Marseille, et avons bénéficié d’un vol direct avec XL Airways. (Edit 2021 : malheureusement, cette liaison n’existe plus et XL a fait faillite, mais vous trouverez toujours des vols très intéressants avec Air Caraïbes, Corsair et Air France). Les tarifs les plus bas commencent autour de 350 euros l’aller-retour.
Globalement, c’est une destination totalement compatible avec un petit budget. Après avoir découvert en juin les Bahamas, sublimes mais très chers, nous avons été agréablement surpris de trouver des Caraïbes abordables. Nous avons pris une belle location à 600 euros la semaine sur les hauteurs de Rivière-Pilote, à la Villa Alize Spirit, mais nous aurions pu avoir moins cher en renonçant à la piscine et à la vue. La location de voiture nous a coûté 300 euros pour la semaine. La nourriture est un peu chère, car beaucoup de produits sont importés, mais il ne faut pas hésiter à acheter chez les vendeurs au bord des routes, qui vendent des produits locaux frais comme des ananas, des mangues, des oranges, mais aussi des plats créoles. (La meilleure affaire de la semaine : 5 ananas de Martinique pour 10 euros, ça a été la base de mon alimentation. Ananas forever.)
Vous trouverez plus d’infos pratiques pour organiser au mieux votre séjour en Martinique sur le blog OkVoyage.

* Sud ou Nord de la Martinique, où loger ?
Je dirais : dans le sud. C’est là que sont les plus belles plages, et la plupart des attractions touristiques. Le nord est sublime, mais plus sauvage et isolé, peu propice à la baignade en raison des forts courants. Nous avons choisi de faire deux expéditions d’une journée (Grand Rivière un jour, Saint Pierre et Anse Couleuvre un autre), mais à la réflexion, il aurait sans doute été plus simple d’y passer une nuit, d’autant que le passage du nord au sud et vice-versa est un peu pénible, en raison des embouteillages autour de Fort-de-France. Mais globalement, nous avons passé 5 jours dans le sud, et 2 dans le nord, et cela nous allait bien.
* Conduire en Martinique
Oui, les routes sont étroites, souvent raides, et il y a beaucoup de virages. Elles sont globalement en bon état, sauf peut-être tout au nord, mais rien d’infaisable. On ne roule pas vite, on prend son temps. Ne vous laissez pas intimider par les agences de location qui vous décrivent des conditions apocalyptiques pour vous faire louer un gros 4×4 : tout le monde a des petites voitures citadines, y compris sur les routes tortueuses du nord.
* Un maillot de bain assorti au voyage, avec Vilebrequin
J’ai eu le plaisir de bénéficier sur ce voyage d’un partenariat avec Vilebrequin, la célèbre marque de maillots de bain made in Saint-Tropez, dont l’emblème est la tortue marine. J’ai adoré partir à la recherche des tortues avec un aussi beau maillot, parfaitement dans le ton. Bien entendu, tous les maillots que vous voyez dans cet article sont made in Vilebrequin. Il y a des petites tortues dessinées sur deux d’entre eux. Si je ne vous partage pas ici mes bonnes adresses (restos, bars, spas, etc), c’est que je l’ai fait pour le magazine de Vilebrequin, avec leur soutien. Retrouvez l’article ici : mes belles adresses en Martinique. Merci à Vilebrequin pour cette belle collaboration qui me correspondait vraiment. Une belle marque française, née sur ma Côte d’Azur chérie, qui célèbre le bonheur de vivre en bikini avec classe et dont la tortue est l’emblème, quoi de mieux ?


A suivre sur le blog : des articles que je repousse depuis trop longtemps et qui arrivent enfin ! Oman, Dolomites, igloo en Suisse, ça va venir. Abonnez-vous à la newsletter ?

Retrouvez l‘album photo complet du voyage en Martinique.
Photo :
* Sur la terre : Canon 5D Mark IV + Canon 24-70 2.8 L II USM et Canon 70-200 2.8 L USM
* Dans les airs : Drone Phantom 3 Standard
* Sous l’eau : Olympus TG4

Laisser un commentaire