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Catégorie : Europe

  • Le 1850 à Risoul : le meilleur du ski en Forêt Blanche

    Un hôtel au pied des pistes de ski, à littéralement dix mètres du télésiège, sur un front de neige dynamique et familial, avec des buffets délicieux, et une luge sur rails et une piscine fabuleuse à 5 minutes à pied : bienvenue au 1850 à Risoul, sur le merveilleux domaine skiable de la Forêt Blanche !
    Avez-vous déjà entendu parler des hôtels club Vacances Léo Lagrange ? C’est probablement le meilleur rapport qualité-prix qui existe pour des vacances tout compris en France, à la mer et à la montagne, des valeurs de convivialité, d’ancrage local et de solidarité qui se ressentent réellement. Après avoir testé les vacances Léo Lagrange au Balcon des Ecrins à Réallon en été, nous sommes passés de l’autre côté du lac de Serre-Ponçon pour monter à Risoul.
    Qualité du ski, plaisir d’explorer un des plus grands domaines des Alpes du Sud, randonnées raquettes, luge sur rails, centre aquatique, et soirées géniales au 1850 : voici la recette des vacances parfaites.

    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    le meilleur moyen de découvrir Risoul !
    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    L’idéal pour un séjour ski…
    … randonnée…
    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    … et bien-être !

    La Forêt Blanche : un domaine skiable d’exception, entre Risoul et Vars

    La Forêt Blanche est un de mes domaines skiables préférés en France, avec 180 kilomètres de pistes entre Risoul et Vars, le soleil des Alpes du Sud et la neige des Hautes-Alpes. Les vues sur la Barre des Ecrins, le Pelvoux ou encore le Morgon sont somptueuses, sans parler du panorama sur l’océan intérieur des Alpes du Sud, le mythique lac de Serre-Ponçon.

    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    Risoul 1850, au milieu de la Forêt Blanche
    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche, au dessus du lac de Serre-Ponçon, lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    Au dessus du lac de Serre-Ponçon

    Le domaine skiable de la Forêt Blanche est somptueux et son nom n’est pas usurpé : plus de 40% de la commune de Risoul est couvert de forêts, et c’est un bonheur de skier au milieu des mélèzes roux ou blancs. Nous avons particulièrement aimé le secteur des Combals, très sauvage et forestier, transformé en véritable Laponie haute-alpine après une chute de neiges !

    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    Ambiance extraordinaire à Risoul Forêt Blanche après une belle chute de neige
    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    Mélèzes drapés de blanc
    Des pistes agréables pour tous les niveaux

    Au cœur de la forêt, des aires de repos ont été aménagées par la société d’exploitation du domaine skiable, Risoul Labellemontagne, et elles ont beaucoup de charme – le caractère sylvestre et bucolique de ce domaine lui donne un caractère un peu féerique.

    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    … ou moins au calme !

    Notre hôtel, le 1850, était situé juste à côté du nouveau fleuron de la station, le tout nouveau télésiège de L’Homme de pierre inauguré en début d’hiver. Pour avoir déjà skié ici l’hiver dernier, je peux témoigner du bond en qualité d’expérience qu’il incarne : une liaison rapide, confortable et efficace menant au plus beau belvédère sur le lac de Serre-Ponçon, c’est un game changer, comme on dit outre-Manche !

    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    L’homme de pierre, vu depuis le 1850 à Risoul : nous étions littéralement à deux pas !

    Bref, la Forêt Blanche est un superbe terrain de jeu au cœur des Hautes Alpes, à la bascule entre l’Embrunais et le Queyras, et un domaine skiable dont je ne me suis pas lassée : après dix jours de ski en deux ans sur ce domaine, j’ai l’impression de ne pas avoir tout exploré !

    Skier à Risoul 1850 sur le domaine de la Forêt blanche lors d'un séjour à l'hôtel le 1850
    Heureux à Risoul en Forêt Blanche !

    Dormir sur le front de neige de Risoul au 1850

    J’ai beaucoup apprécié de dormir sur le front de neige de Risoul à l’hôtel le 1850 : il est chaleureux, familial et festif, avec de nombreux restaurants et bars donnant sur les pistes, et une vraie facilité d’accès. Ici tout se fait à pied, nous n’avons pas touché notre voiture durant les 4 jours de notre séjour. Ski, randonnée, luge sur rails, piscine, tout était accessible à pied en quelques minutes sans difficulté.

    Glisse 4 saisons à Risoul : la luge sur rails Dévale

    Pour changer un peu du ski, pour offrir le plaisir de la glisse aux non-skieurs, pour le fun ou pour la photo souvenir… il y a mille raisons d’aller faire un tour en luge 4 saisons, entre amis ou en famille. On a adoré la luge Dévale, luge sur rails et super grand 8 des montagnes rapide et visuellement très beau, avec ces virages au beau milieu des mélèzes et la vue sur le front de neige. Adrénaline, rires et cris de joie, on joue à se faire peur et on s’amuse bien !

    Randonnée en forêt, au lac gelé de Pré du Laus

    Commune très nature, presque à moitié couverte de forêts et ayant préservé de vastes espaces sauvages sans remontées mécaniques, Risoul offre de nombreux sentiers de randonnée, avec ou sans raquettes. Cet itinéraire-là était damé, nous avons donc laissé nos raquettes au placard, mais notre hôtel le 1850 aurait pu nous en prêter si besoin.
    Nous traversons le beau secteur des Combals, que j’ai tant aimé à skis, sur un sentier en balcon avec des vues magiques sur le Pelvoux et la Barre des Ecrins. Au milieu des mélèzes, nous sommes au cœur de la Forêt blanche, dans une atmosphère très douce. Nous arrivons au lac gelé du Pré du Laus, où les gens aiment venir pique-niquer en été, et qui a un charme féerique sous sa couche de neige.
    Les chiens sont admis tenus en laisse sur cet itinéraire : j’aurais pu venir avec ma golden Nevada !
    Si nous avions eu plus de temps, il aurait été possible de pousser jusqu’aux crêtes, et d’avoir une vue merveilleuse sur le lac de Serre-Ponçon. Les sentiers raquettes sont tous disponibles sur le site web de Risoul, et en version papier à l’office du tourisme.

    rando raquettes forêt blanche Risoul pré du laus
    Vue sur le Pelvoux
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    Skiseo : le paradis balnéo à la neige  

    Nager dans l’eau chaude au milieu de la neige, c’est un peu mon idée du paradis. J’ai adoré le centre aquatique Skiseo sur le front de neige. Pas de piscine à notre hôtel le 1850, mais qu’à cela ne tienne, Skiseo était à 5 minutes à pied, et c’était vraiment le nec plus ultra de la balnéo ski : une piscine chauffée au milieu des flocons, sur le front de neige, des vues magiques sur les montagnes, un hammam et des jets bouillonnants… l’Eden liquide ! L’eau est délicieusement chaude, ce qui permet de rester longtemps à profiter de ce moment, même quand la neige tombe à flots… J’aime beaucoup ce centre et nous y sommes venus plusieurs fois durant notre séjour.

    skiseo risoul 1850

    L’expérience Vacances Léo Lagrange

    Vous ne trouvez pas qu’il y a vraiment quelque chose de spécial dans les vacances à la neige ? Quelques jours à la montagne, en couple, en famille ou entre amis, entre ski, fromage fondu et tenues rétro colorées, façon les Bronzés, pour moi, c’est la recette de la félicité. Et au 1850 à Risoul, l’esprit Vacances Léo Lagrange est juste parfaitement adapté : bonne nourriture, jeux, convivialité et cocon douillet.

    Un vrai hôtel skis aux pieds sur le front de neige de Risoul : le 1850


    Partir au ski sans se ruiner en pension complète et en dormant à deux pas des pistes, impossible ? Pas avec Vacances Léo Lagrange. J’ai adoré notre séjour au 1850 sur le front de neige de Risoul dans les Hautes Alpes, au cœur du domaine de la Forêt Blanche. Ce réseau d’hôtels clubs français, situés à la montagne ou à la mer, choisit toujours des emplacements exceptionnels. Vacances Léo Lagrange, ce sont des hôtels clubs situés dans des cadres superbes, à deux pas de sites naturels grandioses et d’activités sportives : ski, rando, VTT… A Réallon au Balcon des Ecrins, nous étions au bord du parc national des Ecrins, à dix mètres des pistes de VTT, au-dessus du lac de Serre-Ponçon et au cœur des sentiers de randonnée. A Risoul au 1850, le télésiège de l’Homme de Pierre est quasiment sur la terrasse du restaurant, et le ski room donne directement sur les pistes – impossible de faire plus facile. Les sentiers de randonnée, comme celle que nous avons faite au Pré du Laus, sont aussi accessibles directement à pied, sans reprendre la voiture.

    L’esprit Léo Lagrange : accessibilité, inclusivité, convivialité



    Les hôtels Vacances Léo Lagrange sont des hôtels clubs en pension complète, à un prix accessible. Les offres sont vraiment intéressantes : un tout-inclus skis aux pieds à ce tarif, je crois que cela est unique en France !
    Cette singularité, VLL le doit à son statut associatif, et à son histoire : Léo Lagrange était ministre du front populaire. Ils sont portés par un idéal social très fort issu de l’époque des premiers congés payés, celui de rendre les vacances abordables au plus grand nombre. Enfants, familles, personnes handicapées, le souci d’inclusivité est réel : ici, all inclusive, ça ne vaut pas que pour le buffet !

    Un hôtel, club au pied des pistes à Risoul : le 1850, membre de vacances léo lagrange
    Se sentir comme à la maison

    Drôle d’hiver et animations au 1850 à Risoul

    La qualité des animations est top et l’ambiance vraiment chaleureuse. Nous avons vraiment apprécié la gentillesse et l’investissement des personnels, qui m’ont dit avoir de bonnes conditions de travail, et cela se sent dans leur humeur et leur engagement. Spectacles d’humoristes, projection de films, karaoké, jeux café, soirées spéciales, l’équipe se démène pour créer une atmosphère conviviale et festive. On se sent comme à la maison !
    On a adoré les après-midi crêpes à l’après-ski, les jeux café après le déjeuner, le repas barbecue sur la terrasse avec animation « Radio Léo », les soirées cinéma, karaoké, et bien sûr les spectacles. Durant tout l’hiver 2024-2025, Le 1850 a porté le festival du rire « Le drôle d’hiver », avec des spectacles d’humoristes célèbres chaque semaine. Lors de notre venue en janvier 2025, nous avons eu le plaisir de voir Alexis Le Rossignol. Le bonus ? Les spectacles sont gratuits et librement accessibles aux personnes en vacances à Risoul, ou aux locaux bien sûr – ce qui crée une très chouette ambiance.

    Un hôtel, club au pied des pistes à Risoul : le 1850, membre de vacances léo lagrange
    Soirée karaoké. Heureusement pour vous, vous n’avez que l’image sans le son.
    Un hôtel, club au pied des pistes à Risoul : le 1850, membre de vacances léo lagrange
    Gros coup de coeur pour l’adorable équipe d’animation (et les crêpes au nutella, soyons sincères).

    Le 1850 : bars, restos et produits locaux

    Lors de mon séjour au 1850, j’ai passé beaucoup de temps au bar, avec son ambiance chaleureuse et enveloppante, et sa superbe vue sur les montagnes. C’était un cocon plein de douceur et de rêves, où j’ai adoré me réfugier pour un thé ou café en regardant les sommets… Après le déjeuner, à l’après-ski, ou même après le dîner dans une enveloppe plus survoltée, j’y ai passé beaucoup de temps.

    Mais ce qui m’a vraiment marquée (comme déjà à l’époque à Réallon au Balcon des Ecrins), ce sont la qualité des buffets ! Servir trois fois par jour des buffets riches, variés, pleins de fruits frais, de crudités, de plats et desserts cuisinés maisons, de produits locaux sourcés à proximité de Risoul, comme par exemple le miel d’Apiland, que ce soit à chaque fois généreux, savoureux et sain, c’est une prouesse ! Qu’on souhaite se faire plaisir sans compter les calories ou faire attention à son équilibre alimentaire, c’est possible. On a vraiment apprécié chacun de ces repas frais, faits maisons et délicieux. Et comme tout est compris, cela permet de maîtriser son budget sans devoir se priver de dessert.

    J’ai énormément apprécié de ne pas avoir à cuisiner ou faire la vaisselle, et de juste profiter de mes proches… Vivre la montagne avec sa famille, son chéri ou ses amis, c’est merveilleux… la convivialité de l’ambiance chalet et l’absence de toute contrainte logistique renforce les liens. Pas de tension sur les repas, que du plaisir.

    Dans les coulisses de Labellemontagne : investissements et sécurité

    Le domaine skiable de Risoul est exploité par Labellemontagne, dont la présence se manifeste pour le skieur notamment à travers les jolies aires de pique-nique aménagées dans la forêt. Le bel investissement de cette saison, qui transforme l’expérience de ski à Risoul, c’est le nouveau télésiège de L’homme de pierre, très attendu et très apprécié. Pour avoir déjà skié l’hiver précédent à Vars et Risoul, j’ai réellement apprécié cette nouvelle liaison directe, confortable (car débrayable), rapide. Ce télésiège six places permet d’accéder rapidement à l’un des plus beaux points de vue de tout le domaine, le belvédère de l’homme de pierre : une vue inouïe sur le lac de Serre-Ponçon et le pic de Morgon ! La bascule vers les autres secteurs n’en est que plus rapide, et dormir à deux pas de ce petit bijou de technologie m’a réjouie : commencer chaque journée de ski par un Homme de pierre et une vue grandiose, c’était parfait.

    Skier à Risoul forêt blanche avec labellemontagne
    Au sommet de l’Homme de pierre, le lac et une très belle piste bleue panoramique, la Combe de la Mayt
    Skier à Risoul forêt blanche avec labellemontagne
    Vent glacé créant de très beaux reflets lors d’un sunset épique au sommet de l’homme de pierre
    Skier à Risoul forêt blanche avec labellemontagne

    Nous avons eu le bonheur d’entrer dans les coulisses du domaine, en vivant à la fois une ouverture des pistes et une fermeture des pistes, avec un très beau coucher de soleil, avec les pisteurs. En tant que passionnée de ski alpin, j’ai un immense respect pour les pisteurs, qui doivent être à la fois excellents skieurs, experts de la sécurité, artificiers déclenchant les avalanches, et secouristes. Polyvalence, adaptabilité, esprit d’initiative, efficacité et sens du contact avec le public, ce métier demande de vraies qualités physiques, techniques et psychologiques. Ils sont les piliers de la sécurité sur les domaines skiables. Après avoir eu le plaisir de rencontrer la pisteuse Sophie aux Orres, et le pisteur Luc à Montgenèvre, j’ai été très heureuse de passer du temps avec Bruno, adorable doyen des pisteurs (ne le dites pas, mais le reste de l’équipe le surnomme Bisou).


    Chaque matin, les pisteurs ouvrent le domaine et font la première trace : ils vérifient l’état de la neige, placent les banderoles et filets de sécurité, avertissent des obstacles, et font le choix d’ouvrir ou non une piste en fonction des conditions. En cas de forte chute de neige, ils peuvent être appelés bien plus tôt, pour le PIDA, le Plan d’Intervention de Déclenchement des Avalanches. Ils ont alors la responsabilité de déclencher les pentes à risque pouvant impacter le domaine, avec les catex et gazex.
    Tout au long de la journée, les pisteurs seront appelés pour réaliser les secours sur le domaine : ceux qui foncent en barquette ou en motoneige pour venir à la rescousse des ligaments croisés déchirés, ce sont eux !
    Chaque soir, les pisteurs ferment le domaine : ils font la dernière descente, vérifie qu’il ne reste pas de retardataires, de skieurs blessés ou épuisés sur les pistes, et enlèvent les obstacles (filets, banderoles) afin de faciliter le passage des dameuses. A la nuit tombée, c’est au tour des dameuses d’entrer en action, afin de préserver une excellente qualité de neige et de glisse.
    J’en profite pour rappeler qu’on l’importance de ne jamais se trouver à pied ou à skis sur un domaine skiable fermé. Sur un certain nombre de pistes (et pas seulement les rouges et les noires, cela peut aussi arriver sur les bleues, en fonction de la configuration et des contraintes !), les dameuses sont aidées dans leur tâche par un treuil qui les amarre au sommet de la pente. Les câbles du treuil sont invisibles, surtout dans la nuit ou la pénombre, et leur puissance est inconcevable : imaginez, ils tirent une dameuse ! Ils peuvent décapiter ou couper en deux un skieur en une seconde, et chaque année sur les domaines skiables arrivent des accidents mortels quand les skieurs et randonneurs (à skis, à pied, en raquettes) ne suivent pas les règles de sécurité et viennent en dehors des heures ouvertes. Retenez bien : domaine skiable fermé, personne sur les pistes !

    Skier à Risoul forêt blanche avec labellemontagne
    La sortie des dameuses

    Une virée côté Vars au refuge Napoléon et au col de Vars

    C’était ma deuxième année sur le domaine skiable de La Forêt Blanche : après Vars l’an dernier, j’ai eu un immense plaisir à découvrir Risoul au 1850. Les deux domaines sont entièrement reliés, et la bascule est facile : à chacun de mes séjours, j’ai profité des 180 kilomètres de pistes au cœur de la Forêt Blanche et skié des deux côtés. Si vous êtes amateur de glisses hors-piste, sachez que le domaine de Risoul-Vars est exceptionnel pour cela, avec de fabuleux itinéraires en forêt – toujours dans le respect des zones refuge du tétras-lyre, et en restant très vigilant quant aux avalanches. Lecture du BERA (Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche), DVA, pelle, sonde sont indispensables quand on sort des pistes !

    Mais pour ce qui est des activités piétonnes type rando, il vous faudra prendre voiture ou bus pour passer de Risoul à Vars et vice versa ! Si vous venez passer une semaine à Risoul à votre tour suite à cet article (je vous le souhaite !), voici une idée rando à explorer côté Vars.
    J’avais eu un vrai coup de foudre pour le Refuge Napoléon, accessible en voiture et situé sur la route des Grandes Alpes, pour son excellente cuisine et pour les randonnées qui l’entourent. De très beaux sentiers de rando raquettes entourent le refuge, sur un vaste plateau traversé par les ruisseaux – c’est très beau, et j’avais été éblouie par le col de Vars, frontière entre les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence, avec la vue sublime sur les plus hauts sommets de l’Ubaye. Cet endroit dégagé est le paradis des crépuscules : j’y ai vu le plus beau lever de soleil de ma vie !

    Entre le refuge Napoléon et le col de Vars
    Incroyable lever de soleil au col de Vars

    J’ai adoré ce séjour au 1850 à Risoul. Un immense merci à Vacances Léo Lagrange, l’équipe du 1850, l’office de tourisme de Risoul et Risoul Labellemontagne pour l’accueil chaleureux et les belles expériences vécues chez vous !

  • Montgenèvre, paradis du ski entre France et Italie

    Avez-vous déjà skié à Montgenèvre, un des plus grands domaines skiables des Alpes du Sud et l’une des plus anciennes stations de France ? A cheval entre les mélèzes des Hautes-Alpes et le soleil de l’Italie, généreusement enneigé et plein de jolies surprises authentiques, ce domaine superbe m’a éblouie. Faire l’expérience à skis d’un domaine authentiquement franco-italien à l’enneigement remarquable, où certains télésièges partent d’Italie pour arriver en France, où on sert les spécialités piémontaises au soleil des terrasses et où les panoramas sont somptueux, m’a fait me demander pourquoi j’avais tant attendu pour explorer Montgenèvre en hiver !
    Quels sont les atouts de ce domaine skiable singulier et attachant ? Comment optimiser votre semaine de ski à Montgenèvre ? Que voir, que faire, où manger, comment vivre la vraie expérience du ski à Montgenèvre ? Pour des vacances neige et ski parfaites à Montgenèvre, suivez le guide !

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Coucher de soleil à Montgenèvre !
    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Au pays des mélèzes roux…
    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    … ou blancs !
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    Jolie station entre France et Italie

    J’ai vécu ce beau voyage à skis entre France et Italie avec mon amie Caroline, de nombreuses photos de cet article sont les siennes ou ont été prises avec son aide.

    Skier à Montgenèvre : comment y aller

    Un petit point de situation tout d’abord. Nous sommes à Montgenèvre dans les Hautes-Alpes, à 20 minutes de Briançon, ses forts iconiques et sa citadelle. Nous avons d’ailleurs depuis les pistes du domaine skiable une vue superbe sur Briançon, et aussi sur d’autres forts historiquement italiens, comme le Mont Chaberton, le « cuirassé des nuages », autrefois le plus haut fort du monde à 3131 mètres d’altitude. Cette région frontière est célèbre pour le chapelet de fortifications qui ceinturent ses sommets.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Le cuirassé des nuages !

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    Un des nombreux forts de la région de Briançon

    Pour rejoindre Montgenèvre, les amoureux des trains de nuit pourront emprunter le Paris-Briançon et prendre un bus navette jusqu’à la station. Les Grenoblois sont à 2h20 de route, et les Marseillais à 3h20.

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    Briançon derrière nous

     Nous sommes enfin à deux pas de la sublime vallée de la Clarée, et à la frontière italienne : le village piémontais de Claviere se situe à deux minutes de route à peine du village de Montgenèvre, et le col reste ouvert toute l’année. Cette identité franco-italienne fait toute la singularité du domaine – je vous en reparlerai !

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Claviere, côté italien, joli village à deux pas de Montgenèvre

    Sept raisons de venir skier à Montgenèvre

    Pourquoi, parmi la multitude des stations françaises (et italiennes !) dans les Alpes, ai-je eu un tel coup de cœur pour Montgenèvre ? J’ai été profondément séduite et je me suis promis de revenir ici. Je n’en reviens pas de skier depuis plus de trente ans et de découvrir seulement maintenant ce domaine vraiment singulier et attachant.

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    La beauté de Montgenèvre

    Montgenèvre : un domaine skiable superbe et historique

    En 1907, Montgenèvre accueille la première compétition internationale de ski en France, à l’heure où le sport était encore balbutiant. Cette primauté lui vaut le surnom de « doyenne des stations françaises ». Mais Montgenèvre ne s’est pas reposée sur ses lauriers : le domaine est vaste, aménagé avec beaucoup d’intelligence pour optimiser la glisse sur les différents versants, tous avec des vues variées et panoramiques, et les investissements constants permettent de bénéficier de remontées de grande qualité. La télécabine principale de liaison avec l’Italie, par exemple, est rapide, confortable et visuellement superbe. Montgenèvre est un domaine skiable qui continue de mettre de l’argent dans sa modernisation et son optimisation, et cela se sent.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Montgenèvre, station historique tournée vers l’avenir

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    La liaison vers l’Italie, hyper moderne, spacieuse et confortable

    Amis des pistes bien damées, vous serez ravis ici : parce que la clientèle italienne aime le damage bien fait, un grand soin est porté là-dessus. Beaucoup de pistes noires sont damées, ce qui permet de s’amuser sur des murs raides mais sans bosses : très fun !

    La qualité de l’enneigement à Montgenèvre

    En janvier 2024, alors qu’une bonne partie des Alpes françaises souffrait du manque de neige, Montgenèvre croulait sous les flocons. Rebelote lors de ma venue en janvier 2025 : alors que de nombreuses autres stations des Alpes du Nord étaient limite en enneigement, on était dans la poudreuse à Montgenèvre ! Le domaine est idéalement placé pour prendre ce qu’on appelle les « retours d’Est », phénomène bien connu des skieurs du Queyras ou de la Haute-Maurienne et qui provoque de très gros cumuls neigeux. L’altitude (domaine situé entre 1800 et 2600 mètres) aide bien sûr à conserver une belle qualité de neige. Une bénédiction qui s’accompagne évidemment d’un message de prudence : en hors-piste, attention aux avalanches, sortez informés et équipés.
    Cette quantité de neige est d’autant plus étonnante que Montgenèvre est par ailleurs merveilleusement ensoleillée : 300 jours de soleil par an ! Le meilleur des deux mondes…

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Bel enneigement à Montgenèvre et dans les Monts de la Lune

    Montgenèvre, skier au pays des mélèzes

    Ceux qui connaissent mon amour des couleurs d’automne savent combien j’aime les mélèzes, fiers oriflammes emblématiques des Alpes du Sud, seuls résineux à perdre leurs épines en hiver et qui se changent en véritables torches rousses avant de succomber au froid. La beauté des forêts orange de Montgenèvre et des Monts de la Lune m’a enchantée.

    Skier avec vue sur la Barre des Ecrins

    Les vues sont magiques : outre la citadelle de Briançon et le Mont Chaberton déjà évoqué, figure tutélaire du domaine skiable, vous bénéficierez de vues majestueuses sur le fort du Janus, la Barre des Ecrins, l’emblème du parc national des Ecrins et le toit des Alpes du sud, le superbe Pelvoux.

    Citons encore le Pic de Rochebrune, point culminant du massif du Queyras à 3321m, dont la forme effilée m’évoque un petit Cervin méridional et me plaît beaucoup.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Le pic de Rochebrune


    J’ai aussi adoré la vue superbe sur la vallée de Cervières, qui m’avait laissé un souvenir puissant lors d’un voyage côté Clarée et Izoard.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.

    Les points culminants du domaine côté français, avec Les Gondrans (ma vue coup de cœur), le Rocher de l’Aigle ou encore Serre-Thibaud, sont des incontournables pour la qualité de leurs panoramas qu’ils offrent.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.

    Côté Italie, je découvre de nouveaux sommets superbes, de nouvelles lignes de crête, en skiant côté Voie lactée…

    Montgenèvre et la Voie lactée : un immense domaine skiable

    Le domaine de Montgenèvre côté France est totalement entremêlé avec celui des Monts de la Lune côté italien : un très beau domaine varié, sauvage et scénique offrant 87 pistes sur 110 kilomètres. Au moment où j’écris cet article (saison hiver 2024-2025), le forfait jour adulte pour Montgenèvre + Claviere coûte 49€50, le forfait Montgenèvre + Monts de la Lune 51,50€, ce que je trouve très intéressant et compétitif. Cela fait de Montgenèvre un des plus grands domaines skiables des Alpes du Sud, avec Serre-Chevalier et Vars-Risoul Forêt Blanche.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.

    Mais il vous est possible de voir plus loin encore : quand vous passez côté italien, vous arrivez sur le domaine de la Voie lactée (Via lattea), le 5e plus grand domaine skiable du monde, avec 400km de pistes. Ce grand domaine est véritablement immense, et vous permet de skier jusqu’à Sestriere, Sauze d’Oulx ou Pragelato en Italie – vous vous trouvez aux portes de Turin !

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Bascule côté Italie

    Pour permettre de vivre cette expérience à petit prix, le domaine skiable a lancé une offre que je trouve vraiment intéressante si vous passez une semaine de ski à Montgenèvre. Le forfait 6 jours Montgenèvre + Monts de la Lune (donc avec toute la partie italienne accolée à Montgenèvre) coûte 265 € et inclut 2 jours de ski au choix sur la Voie Lactée dans son intégralité. Deux grosses journées de ski où vous irez plus loin sur l’immense domaine, sans avoir à prendre de navette, uniquement en skiant et en utilisant les remontées. Je trouve que c’est un vrai bon plan !

    Côté Monts de la Lune

    Cette dimension franco-italienne, je l’ai vraiment, vraiment savourée (et j’ai entonné Sara perche ti amo à tue-tête pendant trois jours, j’assume).

    Le domaine skiable le plus franco-italien du monde : Montgenèvre !

    Impossible de faire plus bilingue, plus multiculturel, plus délicieusement franco-italien que Montgenèvre. Les villages de Montgenèvre et de Claviere sont à littéralement deux minutes de route l’un de l’autre, et le col reste ouvert toute l’année. Tout le monde est bilingue, les écoliers de Claviere vont à l’école bilingue de Montgenèvre, les tourtons des Hautes Alpes côtoient les artichauts frits du Piémont. Le domaine est vraiment imbriqué entre les deux pays, tout le personnel des remontées mécaniques parle les deux langues, et vous vivez des expériences drôles, comme par exemple prendre une remontée en Italie et arriver sur les pistes de ski en France en haut.

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.

    La Rosière ou Montgenèvre, la même chose ?

    Petite parenthèse ici. Sur les réseaux sociaux, notamment mon compte Instagram itineramagica, plusieurs personnes m’ont dit « c’est comme à La Rosière ». Je vous arrête tout de suite : j’adore La Rosière, superbe station savoyarde possédant une liaison italienne avec la Vallée d’Aoste sur l’espace San Bernardo, j’y skie avec énormément de plaisir depuis plusieurs hivers. Mais non, ce n’est pas pareil. La Rosière est une station savoyarde, avec une liaison assez longue (plusieurs téléskis, une transition longue, vous ne le ferez pas tous les jours) avec l’Italie. La route n’est ouverte qu’en été, en hiver le passage se fait seulement à skis, ce qui signifie qu’il ne peut pas y avoir de communauté franco-italienne tout au long de l’année. C’est à mes yeux une magnifique station savoyarde, avec une possibilité de passer en Italie pour déjeuner au mythique col du petit Saint Bernard, mais pas une station franco-italienne. A Montgenèvre, c’est très différent : l’Italie est littéralement juste à côté, vous pouvez y aller à pied, en voiture, à skis, à vélo ou à poney, toute l’année, et tous vos interlocuteurs ou presque parlent les deux langues. Vous entendez l’italien partout, dans les restos, dans vos assiettes, dans l’atmosphère. Côté ski, les domaines Montgenèvre-Mont de la Lune sont complètement entremêlés, il est facile de passer côté Italie tous les jours si vous le souhaitez. L’expérience est différente, et pour moi qui adore l’Italie et rêve secrètement d’avoir la classe d’une milanaise un jour d’opéra quand je skie, c’était le paradis ! Montgenèvre est une station profondément franco-italienne.

    Manger italien entre deux pistes

    Je finis en cuisine, évidemment. Cette dimension italienne fait partie intégrante de l’expérience Montgenèvre. Aller déjeuner à skis en Italie, c’est un must, une clef de voûte de votre séjour ! Mais le front de neige côté français n’est pas en reste, la cuisine italienne s’y établit aussi avec délices – je vous laisserai découvrir la section Bonnes adresses de cet article.

    Skier à Montgenèvre : surprises et coulisses

    J’aime beaucoup, lors de mes reportages d’hiver en montagne, avoir l’occasion d’entrer dans la vie secrète des domaines skiables, rencontrer les dameurs, les pisteurs, les gens des remontées mécaniques, tous ceux qui s’activent dans l’ombre pour assurer la qualité et la sécurité de l’expérience.

    Dameuses et sécurité

    Ce jour-là à Montgenèvre, nous avons commencé la journée très tôt, avec Martin, agriculteur dans la vallée de Cervières et dameur sur le domaine. J’admire le courage des gens des montagnes qui cultivent la pluriactivité à l’année, sont dans leur dameuse de 2 à 8h du matin, et enchaînent ensuite avec le nourrissage et le soin des bêtes ! Nous vivons un beau lever de soleil rose sur l’un des points culminants du domaine, avec vue sur la vallée natale de Martin. Nous en profitons pour évoquer les différentes techniques de damage utilisées en fonction de la qualité de la neige (poudreuse, dure, glacée…) pour la préparer et la transformer d’une façon assurant le plus grand confort de ski, et bien sûr, l’importance de ne jamais se trouver à pied ou à skis sur un domaine skiable fermé. Sur un certain nombre de pistes (et pas seulement les rouges et les noires, cela peut aussi arriver sur les bleues, en fonction de la configuration et des contraintes !), les dameuses sont aidées dans leur tâche par un treuil qui les amarre au sommet de la pente. Les câbles du treuil sont invisibles, surtout dans la nuit ou la pénombre, et leur puissance est inconcevable : imaginez, ils tirent une dameuse ! Ils peuvent décapiter ou couper en deux un skieur en une seconde, et chaque année sur les domaines skiables arrivent des accidents mortels quand les skieurs et randonneurs (à skis, à pied, en raquettes) ne suivent pas les règles de sécurité et viennent en dehors des heures ouvertes. Retenez bien : domaine skiable fermé, personne sur les pistes !

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Dameuse au lever du jour
    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Avec Martin dans la beauté du matin
    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.

    Coucher de soleil en fermeture des pistes

    Puis le soir, nous avons le privilège de fermer les pistes avec Luc, un des pisteurs de Montgenèvre, lui aussi passionné par son métier. Le matin, les pisteurs ouvrent le domaine, placent les filets de sécurité, les banderoles, les panneaux. Toute la journée, ils assurent les secours. Et le soir, ils s’assurent que personne ne reste sur les pistes, et enlèvent tout le matériel (filets, panneaux, etc) qui pourrait gêner le travail des dameurs. Premiers arrivés à skis, derniers partis, ils portent secours aux retardataires épuisés. Et quand il faut lancer un PIDA et déclencher les avalanches, les pisteurs manient explosifs, gazex et catex, pour faire partir les coulées. Un métier exigeant et varié, où on ne s’ennuie jamais !
    Cela a été une journée de folie où on a été (presque) les premières sur le domaine skiable avec les dameurs, et les dernières à fermer les pistes avec les pisteurs. Du lever au coucher de soleil à ski, je ne vous cache pas que le soir, on a bien dormi !

    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    L’équipe des pisteurs
    Skier à Montgenèvre dans les Alpes du Sud : astuces et bonnes adresses entre France et Italie.
    Beauté du soir

    Tour en dameuse ou descente avec les pisteurs, ne sont pas des expériences qu’il est possible de réserver de façon classique, mais le compte Instagram @montgenevre_domaine_skiable organise régulièrement des concours pour les faire gagner gratuitement à ses followers. N’hésitez pas à les suivre pour tenter votre chance.

    La luge sur rails Monty Express

    En grande obsessionnelle des grands 8 connaissant par cœur Disneyland et EuropaPark, je suis EVIDEMMENT une grande fan des luges sur rail, les rollercoasters des montagnes. Rapides, fun, pleines d’adrénaline, elles permettent une expérience de glisse accessible à tous.

    J’ai fait de la luge sur rails au Col du Rousset dans le Vercors drômois, aux Saisies, à Risoul, dans le Val d’Allos, et j’adore ça. J’ai un principe : ne jamais freiner, tout à fond. Mais lecteur, laissez-moi vous faire un aveu : j’ai freiné à Montgenèvre. Avec ses petits à-pic ultra raides et impressionnants, ses descentes dignes du Silverstar, ses virages ultra serrés où on arrive à toute blinde, la luge sur rails Monty Express est la plus impressionnante de ma longue carrière de lugeuse sur rails semi-professionnelle. L’adrénaline monte haut. Monty, tu m’as défiée : je reviendrai à Montgenèvre pour voir si je peux te vaincre sans freiner ! Et je vous recommande vraiment l’expérience.

    Début du parcours du Monty Express…

    Bonnes adresses à Montgenèvre, restos entre France et Italie

    Je passe au plus important, évidemment : les restaurants. Restos d’altitude sur le domaine skiable et restos sur le front de neige côté Montgenèvre, voici quelques adresses que j’ai adorées.

    Un superbe resto d’altitude côté France : Les Terrasses

    Quel coup de foudre ! J’ai ADORE ce resto-chalet chaleureux et cosy aux immenses baies vitrées, jugé sur une terrasse panoramique ouvrant sur une vue exceptionnelle. On peut rester en bas dans la grande salle, ou enlever ses chaussures de ski, mettre des crocs et monter sur la mezzanine douillette où la vue est encore plus belle. J’ai adoré la déco alpine douce et enveloppante, avec les fausses fourrures, les beaux chandeliers design et le bois clair. A la carte, tout est fait-maison, savoureux et copieux. Mention spéciale pour les desserts, tous très spectaculaires ! Et quand quelqu’un fête son anniversaire, c’est soudain trois minutes de fête… l’ambiance est vraiment chaleureuse et joyeuse et le personnel aux petits soins. Super expérience !

    Toute l’authenticité du Piémont à Baita Gimont côté Italie

    Mon autre coup de cœur : j’ai aussi adoré l’expérience ultra authentique et savoureuse du refuge mythique Baita Gimont côté italien. Quel bonheur de passer à skis côté Italie et d’arriver sur cette terrasse historique et ensoleillée, aux couleurs acidulées ! L’accueil est typique, souriant et généreux. Outre les délicieux plateaux de fromages et charcuteries d’Italie, on s’est régalés de spécialités du Piémont faites-maison, comme le veau au thon (excellent !), les ragoûts de viande à la polenta, les artichauts frits… tout était exquis et respirait l’amour des bons produits et des recettes traditionnelles. Incontournable !

    L’Italie sur le front de neige à Isabel

    Côté front de neige de Montgenèvre, mon cœur va au restaurant bistronomique chic et douillet Isabel, qui cultive lui aussi l’art de vivre à l’italienne. Gnocchis, spaghetti, gressins, sauces savoureuses, avalanche de parmesan, service attentionné dans un cadre soigné, tout ce que j’aime en Italie se retrouve ici, et c’était une parenthèse de pure douceur !

    J’ai adoré l’expérience Montgenèvre, et je me suis promis de revenir très vite, pour explorer la Voie lactée et goûter encore plus de spécialités…

    Un grand merci à Montgenèvre Domaine Skiable, et notamment à Federico, pour ce magnifique séjour, et à Caroline avec qui j’ai vécu cette belle aventure alpine.

  • Skier à Villard-Reculas, pépite de l’Oisans

    Bienvenue à Villard-Reculas, pépite de l’Oisans authentique, entre ski et patrimoine !
    Connaissez-vous ce village agricole typique de l’Oisans, situé sur un balcon ensoleillé au-dessus de la vallée de la Romanche et aujourd’hui intégré au grand domaine skiable de l’Alpe d’Huez ? Pour allier le plaisir d’une très grande station, avec les 250 kilomètres de l’Alpe d’Huez, et le charme romantique d’un village historique préservé, Villard-Reculas est un véritable bijou. J’ai eu un coup de foudre immense pour ce que je pense être un des plus jolis villages de la région.
    Un domaine skiable à prix tout doux pour skier à petit budget et une connexion hyper facile à l’immensité de l’Alpe d’Huez (jusqu’au sommet du Pic Blanc à 3300 mètres), de très, très belles adresses, une identité agricole préservée, la beauté du cadre et des couchers de soleil magiques, Villard-Reculas a tout pour plaire.
    Suivez le guide pour un séjour merveilleux au cœur de l’Oisans !

    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    Villard-Reculas, l’hiver en Oisans : explorer à skis….
    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    … faire du trail blanc au coeur de l’Oisans…
    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    … explorer en rando raquettes…
    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    … découvrir de belles adresses dans le village…
    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    … et sur le grand domaine skiable de l’Alpe d’Huez !

    J’ai réalisé ce reportage d’hiver à Villard-Reculas en Oisans en duo avec Marion Carcel, Foehn Photographie. La quasi totalité des photos de cet article sont les siennes.

    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    Marion et moi au Pic Blanc.

    Villard-Reculas, beau village de l’Oisans et station de ski

    Sur la route du Bourg-d’Oisans, au lieu de continuer vers l’Alpe d’Huez, nous prenons à gauche en direction d’un hameau suspendu à mi-pente, qui a toujours attiré mon regard, et qui semble couronné par le mythique Pic Blanc au-dessus de lui.

    Villard-Reculas en Oisans : que voir et que faire en hiver, entre ski, rando, trail et bonnes adresses sur le grand domaine de l'Alpe d'Huez.
    Photo d’automne : Villard-Reculas niché à mi-pente, le Pic Blanc (sommet de l’Alpe d’Huez à 3300m) au-dessus de lui

    Ce village reculé, niché à 1500 mètres d’altitude, était autrefois un bout du monde en Oisans (Villard-Reculas, on ne prend pas un nom pareil par hasard…). Avez-vous déjà emprunté la route du Pas de la Confession entre Villard-Reculas et Huez ? C’est une des routes les plus spectaculaires de l’Oisans, et il faut bien être sûr de s’être confessé avant de s’y frotter par un jour de verglas !
    Mais je vous rassure : aujourd’hui, la route d’accès « classique » à Villard-Reculas est beaucoup plus simple, car le village est désormais relié au grand domaine de l’Alpe d’Huez, un des plus beaux espaces skiables des Alpes françaises. Cette connexion facile et rapide est un atout extraordinaire pour le ski, mais Villard-Reculas garde son atmosphère un peu sauvage et préservée. C’est un authentique vieux village, avec ses granges et ses ruelles étroites, ses écuries et ses chapelles, son atmosphère de montagne intemporelle. Dormir à Villard-Reculas, c’est se lover dans un cocon hors du temps. Les atouts d’un petit village… et le vertige grisant d’un grand domaine.

    Villard reculas en oisans
    Villard-Reculas, superbe village au coeur de l’Oisans
    Villard reculas en oisans
    Vue sur le village depuis le domaine

    Villard reculas en oisans
    Villard-Reculas by night

    Skier à Villard-Reculas sur le domaine de l’Alpe d’Huez : astuces et bons plans

    Je suis une immense fan du domaine skiable de l’Alpe d’Huez, un des meilleurs du monde à mes yeux. Outre la station principale Alpe d’Huez à 1860m, le domaine intègre plusieurs villages : Villard-Reculas, Vaujany, Oz-en-Oisans, Auris-en-Oisans, Maronne et le village historique de Huez.
    Après avoir passé plusieurs séjours à l’Alpe d’Huez même, et une semaine à Vaujany, je suis ravie de partager avec vous toutes mes astuces pour optimiser votre semaine de ski à Villard-Reculas !

    Skier à Villard reculas en oisans
    Bienvenue à Villard-Reculas !

    Les couchers de soleil sont magnifiques côté Villard-Reculas avec cette orientation sud-ouest… un balcon radieux au cœur des Alpes françaises, à la bascule entre Alpes du Nord et du Sud – merveille de l’Oisans !

    Skier à Villard reculas en oisans
    Coucher de soleil à Villard-Reculas

    En pratique : passer de Villard-Reculas à l’Alpe d’Huez à ski


    Côté ski, la connexion aux 250 kilomètres de l’Alpe d’Huez est hyper facile et rapide. Depuis Villard-Reculas, un télésiège (le Villarais) suffit à vous emmener au sommet du Signal, à 2100 mètres.
    Si vous voulez rejoindre le front de Neige des Bergers à l’Alpe d’Huez 1860 (cœur de la station), et accéder au DMC pour monter au Pic Blanc à 3300, une seule descente suffit depuis Signal : soit une verte hyper fun et ludique pleine de modules type tunnels et mascottes, la Marcel’s Farm, soit un joli mur rouge, la Signal. L’accès est vraiment aisé !

    Skier à Villard reculas en oisans
    Passage facile de Villard-Reculas à l’Alpe d’Huez

    Skier à petit budget : rester côté Villard-Reculas pour un prix imbattable

    Mais pour ceux qui souhaitent y aller en douceur ou économiser, Villard-Reculas est un vrai bon plan : si vous ne voulez pas prendre tous les jours le grand domaine Alpe d’Huez (64€), vous pouvez prendre le forfait Villard-Reculas (22€50 adulte, forfait débutant 13€50) qui vous donne accès à une partie ensoleillée, panoramique et accessible du domaine avec des vues magnifiques. Vraiment super pour les familles avec des enfants, les personnes qui ne skient pas énormément, ou ceux qui souhaitent maîtriser leur budget et profiter de vacances au ski moins cher. Côté Villard, vous avez de très belles bleues parfaitement orientées pour skier au soleil toute la journée, des vertes pour les débutants, une rouge hyper fun, la Mur, et une vraie noire technique, la Forêt. Mais vous pouvez aussi profiter des pistes côté Signal : si la remontée Signal n’est pas comprise dans le forfait Villard-Reculas, la remontée Grande Sure l’est, elle, et amène au même endroit. Bon à savoir !


    Skier à Villard reculas en oisans
    Beauté de l’Oisans
    Skier à Villard reculas en oisans
    Le très beau domaine de Villard-Reculas


    Explorer l’Alpe d’Huez : une des meilleures stations de ski du monde

    Depuis le joli village de Villard-Reculas, au cœur d’un Oisans authentique, un télésiège suffit pour rejoindre l’immense et effervescent grand domaine skiable de l’Alpe d’Huez. Cette station radieuse, à la bascule entre Alpes du Nord et du Sud et qu’on surnomme l’île au soleil, est un coup de cœur absolu depuis que je suis toute gamine.

    Skier à Villard reculas en oisans sur le grand domaine alpe d'huez
    Au sommet du Signal, à la bascule entre Villard-Reculas et l’Alpe d’Huez, la vue majestueuse sur la reine Meije

    Depuis l’Alpe d’Huez, on prend le DMC pour monter tout au sommet de la station. L’un des plus beaux panoramas des Alpes nous attend au Pic Blanc à 3300m. C’est aussi le point de départ de la merveilleuse Sarenne, la plus longue piste de ski du monde, 16 km de voyage intersidéral, des hauteurs givrées à la douceur des gorges, le tout face à la reine Meije.

    Skier à Villard reculas en oisans pic blanc alpe d'huez
    Les Aiguilles d’Arves, la Meije : panorama fabuleux au Pic Blanc

    Descendre la Sarenne, la plus longue piste noire du monde

    Ma piste de ski préférée au monde ? C’est la légendaire Sarenne à l’Alpe d’Huez, au cœur de l’Oisans ! Et pour faire durer le plaisir, cela tombe très bien, c’est aussi une des plus longues du monde : 16 km de descente, les yeux dans les Alpes.
    Pour l’atteindre, vous monterez tout au sommet de l’Alpe d’Huez, au Pic Blanc, à 3300m. Même si votre niveau de ski ne vous permet pas de vous attaquer à la Sarenne, n’hésitez pas à monter en piéton au Pic Blanc : la vue est extraordinaire, un panorama inouï ! Par beau temps, un cinquième du territoire français s’offre à vos yeux émerveillés.
    Puis il est temps de chausser les skis et de s’offrir un grand voyage intersidéral. Vous descendez du sommet du Pic Blanc à 3300m sur le glacier, face à la reine du Dauphiné, sa « Meijesté » la Meije, face aux Aiguilles d’Arves, aux cimes de l’Oisans et des Ecrins… un panorama absolument grandiose. Puis c’est une longue descente jusqu’aux gorges de la rivière Sarenne, tout en douceur.
    Si la Sarenne est une piste noire, elle reste assez abordable, contrairement à sa voisine le Tunnel, réputée pour être une des plus techniques du monde, à qui je n’ai pas encore osé me frotter ! Au bas de la piste, après 16km de descente, vous arrivez dans les gorges de la Sarenne. L’ambiance a changé : forêts douces, rivière chantante, grands plats qui feront râler les snowboarders mais qui amusent beaucoup les skieurs qui se baladent dans un merveilleux décor bucolique.

    sarenne alpe d'huez
    Sublime Sarenne

    sarenne huez

    Déjeuner à ski : les restos d’altitude de l’Alpe d’Huez

    Monter à 3300, saluer les plus beaux sommets des Alpes françaises, dévaler la blancheur ouatée de la Sarenne et finir par me régaler en terrasse au soleil, c’est ma journée hivernale de rêve. Je ne perds pas une occasion d’aller skier en Oisans : ce joli bout d’Isère est un paradis sur terre. Les restos d’altitude à l’Alpe d’Huez sont nombreux et vraiment de qualité. L’Aventure, la Cabane, le Chalet du Lac, la Folie douce… tous méritent le détour, mais je voudrais vous parler de deux coups de cœur, dont l’un est accessible avec le forfait Villard-Reculas.

    Le Signal 2108 : la pyramide de verre, un sommet du goût 

    Vous n’avez pris que le forfait Villard-Reculas, pas le forfait grand domaine ? Vous avez donc économisé assez pour vous offrir le déjeuner au Signal 2108, et cela tombe bien : le restaurant est accessible avec le seul forfait Villard-Reculas, étant situé au sommet des télésièges Villarais, Signal et Grande Sure.
    Étonnante pyramide de verre avec une vue majestueuse, Le Signal 2108 est un coup de foudre absolu. Labellisé maître restaurateur, il a à cœur de sourcer ses produits en France et en Isère et propose une expérience semi gastronomique au plus près des cimes. Les desserts en trompe l’œil, la vue sur la Meije, la gentillesse du service… tout mérite le détour !

    La plage des neiges, la mer en Oisans

    Vrai coup de cœur renouvelé pour la délicieuse Plage des neiges, avec son ambiance balnéaire chaleureuse et insolite : parasols, espèce de « bulle » sur la terrasse, déco ensoleillée, j’adore l’atmosphère, et la grande gentillesse des serveurs et serveuses. Mais le must, c’est sa situation incroyable, avec la vue sur le grand pic de Belledonne et les immensités ourlées de neige du plateau des lacs. Mention spéciale pour sa délicieuse tarte aux myrtilles.
    Pour accéder à la Plage des neiges, il vous faudra le forfait grand domaine : l’accès se fait par le DMC1 ou le télésiège des Jeux, et la piste des Jeux. Nous y avons déjeuné avant de rebasculer côté Villard-Reculas.

    la plage des neiges
    La plage des neiges, gros coup de coeur à l’Alpe d’Huez

    Explorer la montagne en hiver à Villard-Reculas : rando, raquettes et trail en Oisans

    Si vous n’aimez pas le ski, ou seulement à petite dose, n’ayez aucune crainte : Villard-Reculas offre de superbes itinéraires pour la pratique de la randonnée (avec ou sans raquettes) et du trail. Voici deux idées à explorer. Et si votre truc, c’est plutôt le yoga, descendez plus bas : on a une bonne adresse pour vous !

    Sublime randonnée en raquettes au coucher de soleil à Villard-Reculas

    Qu’est-ce qui vous rend le plus heureux ? Pour moi, je me demande si ce n’est pas la lumière. Ce jour-là à Villard Reculas, nous avions passé une merveilleuse journée à ski sous un grand soleil, et à peine après avoir déchaussé, nous sommes reparties avec notre guide Jean-Marc à la poursuite de l’heure dorée, puis rose, puis bleue.

    rando raquettes en oisans à villard reculas
    Superbe rando raquettes à Villard Reculas
    rando raquettes en oisans à villard reculas
    Beauté du coucher de soleil
    rando raquettes en oisans à villard reculas



    Être dehors en montagne au moment où le soleil se couche et le ciel s’enflamme, en buvant un bon thé chaud, et en écoutant les histoires passionnantes de notre guide amoureux de l’Oisans, c’était un moment de bonheur parfait. Jean-Marc nous a conduites au-dessus de la forêt, en direction d’une bergerie d’alpage occupée l’été par les troupeaux et leur gardien, idéalement placées pour le coucher de soleil. Sortir avec un guide, c’est toujours apprendre énormément de choses, sur les sommets qui nous entourent, l’histoire des hommes et la vie des bêtes, les secrets des plantes et les anecdotes croustillantes.

    rando raquettes en oisans à villard reculas
    Moment de convivialité en montagne

    N’hésitez pas à contacter le bureau des guides de l’Alpe d’Huez pour une rando raquettes, ils vous prêtent le matériel et vous emmènent à de sublimes points de vue en immersion dans les montagnes, pour tous niveaux.
    Puis nous sommes redescendus sur un sentier en balcon au-dessus de Villard-Reculas, magnifique village ancien et authentique au cœur des Alpes, avec une vue sublime sur les ruelles escarpées, et on a décidé de jouer avec la lumière : petite session light painting !

    rando raquettes en oisans à villard reculas


    On est arrivés pile à temps pour le dîner. Car soyons honnêtes : dans le top des choses qui me rendent heureuse, il y a aussi un bon resto de montagne.


    Courir en Oisans : parcours trail à Villard-Reculas

    Est ce que vous êtes branché trail ? Je ne fais pas de courses, mais si je voulais, l’Oisans serait pour cela un paradis, avec de nombreux trails organisés, comme le mythique trail des 4 Villard pour les amoureux du dénivelé. Mais j’aime courir dehors, en pleine nature, sans chrono et sans pression, juste pour le plaisir de sentir son corps qui travaille, qui respire le grand air et son cerveau qui se vide.
    Et quand on passe des vacances à la montagne en hiver (ce qui est, rappelons-le, officiellement la meilleure façon de passer des vacances), on est parfois content de changer du ski et de vivre la neige autrement.
    On a testé le plus joli parcours trail de Villard-Reculas au cœur de l’Oisans, celui qui court sur la crête avec une vue magnifique sur l’Alpe d’Huez et la vallée de la Romanche, et on a trouvé ça CANON. Paysages magnifiques, parcours bien balisé et accessible, à faire en marchant ou en courant dans un décor superbe – génial ! Vous pouvez demander à l’office de tourisme de Villard-Reculas la carte des sentiers rando et trail, pour explorer cet Eden des sports de plein air.

    trail villard reculas oisans
    Trail blanc en Oisans
    trail villard reculas oisans
    Un superbe parcours

    Sortir des pistes en toute sécurité : l’atelier DVA avalanche

    Que vous pratiquiez le ski, la rando ou le trail en hiver, la même interrogation se pose : rester sur les pistes et sentiers balisés, ou sortir explorer ? Sachez-le : sur une station de montagne en hiver, tous les sentiers raquettes et trail balisés, et bien sûr les pistes de ski, sont surveillés. Cela signifie que les avalanches seront déclenchées en cas de danger, et que vous pouvez évoluer en sécurité, sauf indication contraire (en cas de doute après une grosse chute de neige, n’hésitez pas à vous renseigner). Si une piste ou un sentier est fermé, cela signifie potentiellement que le déclenchement n’a pas pu encore avoir lieu, et il est important de respecter la consigne et de ne pas s’y engager !
    Mais lorsque vous sortez des domaines skiables et des sentiers officiels, vous êtes livré à vous-même.
    Il est essentiel d’apprendre à lire un bulletin des risques (BERA), de se renseigner sur le fonctionnement des avalanches, les zones de danger, etc. Et il est essentiel de sortir équipé (oui, en rando aussi !!) d’un DVA (détecteur de victimes en avalanche), d’une pelle et d’une sonde, et surtout, d’apprendre à s’en servir.
    A l’ESF de Villard-Reculas, Serge, moniteur de ski et ancien secouriste en montagne, propose un atelier extrêmement utile pour apprendre à utiliser un DVA, une sonde et une pelle, chercher, sonder et creuser efficacement. Il nous aide aussi à la prise de décision : que faire en premier, prévenir les secours ou lancer la recherche ? Comment se répartir les tâches ? S’il y a plusieurs victimes, par où commencer ? Un atelier fort en émotions, surtout pour moi qui ai déjà vécu une avalanche en Haute-Maurienne, extrêmement instructif, porté par un prof pédagogue, souriant et positif. Bien que le sujet soit grave, on a passé un vrai bon moment, et on en sort plus confiant. Je le recommande à toute personne qui sort en montagne hors-piste, et je pense qu’il faudrait faire ce type d’atelier tous les ans.

    Belles adresses à Villard-Reculas, un havre de paix en Oisans

    Moi qui suis sensible au calme, au silence et à l’authenticité, je suis tombée profondément amoureuse de Villard-Reculas. Ce n’est pas un village festif, aucun étudiant un peu éméché ne viendra perturber votre soirée. C’est un village de charme, qui a gardé ses ruelles sinueuses, ses vieilles maisons un peu de guingois, ses écuries et ses traces d’antan. Et surtout, c’est un village qui réunit de très belles adresses, pleines de douceur, nichées sur un balcon ensoleillé au cœur des montagnes.
    Toutes ces adresses ont un point commun : elles sont résolument ancrées dans le terroir de l’Oisans. Circuits courts, produits locaux ne sont pas un slogan publicitaire, mais un engagement réel – et ça se sent !

    Demeure sauvage : une table gastronomique d’exception



    C’est sans aucun doute une des meilleures tables de l’Oisans, et la réputation d’étoile montante de Demeure sauvage n’est pas usurpée.

    En cuisine, c’est un duo de chefs qui vous fait découvrir des plats inventifs, inspirés des produits du terroir et revisités avec gourmandise.

    Le Chef Alex, et Giselle, sa compagne sont tous les deux diplômés d’écoles hôtelières et ont travaillé dans des restaurants étoilés avant d’officier comme chefs privés. C’est à l’Institut Paul Bocuse que Paul et Alex se sont rencontrés, puis se sont récemment recroisés : séduit par le nouveau défi que représente l’ouverture d’un établissement, Alex prend part à cette véritable aventure humaine avec Giselle, pour créer une carte courte aux produits de la région.  

    Demeure sauvage

    C’est une expérience magique que de s’en remettre à ce duo créatif et inspiré de chefs ayant le sens du détail et l’amour du terroir, pour une plongée savoureuse dans leur imagination exigeante et colorée, le tout dans une ambiance superbe. Le restaurant est de toute beauté, avec ses murs lambrissés et ses grandes fenêtres ouvertes sur les sommets. D’un bout à l’autre, du cocktail de bienvenue au pain maison, des saveurs infiniment soignées des plats à la farandole colorée des desserts surprenants, tout est parfait. S’ils avaient demain une étoile Michelin, je ne serais pas surprise…

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    Une table d’exception en Oisans : Demeure sauvage

    La maison Demeure sauvage abrite aussi des chambres d’hôte, des cours de yoga et une super pizzéria, je vous en parle plus bas !

    Le restaurant Le Bijou : douceur, histoire et authenticité

    Nous avons absolument adoré notre soirée chez Caroline au restaurant Le Bijou, un moment cosy et chaleureux de partage et d’évasion qui nous a procuré la sensation d’être hors du temps. Caroline dit qu’elle accueille « comme à la maison », ce qui est vrai au sens où elle est gentille, douce et souriante et qu’on se sent enveloppé, mais ce qui est aussi faux : mon appartement est loin d’être aussi beau, historique et insolite que ce lieu atypique, et je suis très loin de cuisiner avec une telle maîtrise et inventivité !

    Cette très ancienne maison du village était autrefois une écurie : le bijou, c’est… un mulet, auxiliaire indispensable des paysans de montagne autrefois, une bête infiniment précieuse pour cultiver la rude terre des sommets. J’en avais parlé lors de ma visite à la Maison du mulet à Seyne-les-Alpes : impossible d’imaginer les Alpes françaises sans eux ! Mais aujourd’hui, plus de mulet, juste les traces de cette époque : des murs de pierre disjointes, des anneaux d’attache, une rigole dans le sol… que de curiosités qui attirent l’œil du cavalier ! Et surtout, c’est une table ultra cosy et chaleureuse qui propose des associations délicieuses au coin du feu.

    La chèvrerie de Villard-Reculas 

    Des agriculteurs, il y en a toujours en Oisans, et ils sont nombreux ! Très belle rencontre avec Clément, éleveur passionné, à la chèvrerie de Villard-Reculas. Il nous présente son troupeau de biquettes et de chevreaux, et son patou amical et doux. On finit au coucher de soleil avec une vue magnifique sur le village, et la présentation d’un fabuleux plateau de chèvres frais, tommes de chèvre et autres délices de nos montagnes.

    Clément, éleveur et artisan

    Pour les goûter ? Rdv à …

    La pizzeria Casa sauvage



    Casa sauvage, la pizzeria de Demeure sauvage. La dernière fois que j’ai goûté une pâte à pizza aussi savoureuse, c’était à Naples, autant vous dire que le niveau est élevé. Moi qui laisse toujours les croûtes d’habitude, j’ai tout mangé jusqu’au dernier morceau. Pourquoi ? Paul utilise les farines de la minoterie du Trièves, au pied du Mont Aiguille à deux pas d’ici en Isère, et la pâte est aérée, légère, un délice. Sur la pâte, bien sûr, on complète avec les bonnes choses d’ici, comme les fromages de la chèvrerie, le tout dans une ambiance hyper montagne qu’on adore, avec photos d’alpinistes, peaux de mouton et belles bougies. Un charme fou !


    Peut-être voudrez-vous rester dormir ici ?

    Les chambres de Demeure sauvage, un havre de paix au cœur de la montagne


    Dormir avec style à Villard Reculas ? Marion et moi avons eu un vrai coup de foudre pour cette magnifique maison au coeur du village, refuge intimiste et délicat où on se réveille face aux sommets enneigés.
    Demeure sauvage est avant tout célèbre pour son restaurant gastronomique (voir plus haut), mais c’est aussi une chambre d’hôte cosy et délicate, un cocon montagnard tout de belles matières, de lumières enveloppantes et de bois chaleureux. Nous avons été les premières à inaugurer les superbes chambres et nous avons savouré l’attention portée à chaque détail. Belles matières, literie de qualité, bois et luminaires élégants, ambiance douce et tamisée… ici tout est parfait.

    L’ambiance délicieuse de Demeure sauvage



    Nous prenons notre petit déjeuner dans la belle salle de bar, dans un cadre digne d’un roman, entre tableaux anciens, bougies blanches et cheminée qui crépite. C’est un refuge de montagne douillet et délicat…


    Mais le mieux ? La possibilité de faire du yoga dans ce cadre magique ! Avec Yogi Montagne, vous pouvez vivre une belle session de yoga hatha relaxante et douce pour sortir du temps et se recentrer sur soi au cœur des Alpes.

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    Yogi montagne dans un cadre superbe
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    Adresse à retenir absolument pour un séjour tout en douceur et bien-être en Oisans…

    Continuer à explorer l’Oisans sur Itinera Magica

    J’ai découvert l’Oisans tard dans ma vie, mais il a été un coup de foudre et une illumination absolue. Je me sens étrangement chez moi en Oisans, je suis une véritable « born again uissane » (oui, les habitants de l’Oisans sont les Uissans), et je rêve de m’installer ici. Sur ce blog de voyage passionné des Alpes françaises, vous trouverez les articles suivants pour explorer les merveilles de l’Oisans :

    Villard reculas en oisans
    Déclaration d’amour en light painting

    Je vous parle très souvent de mes découvertes en Oisans sur mon compte Instagram Itinera Magica, n’hésitez pas à m’y suivre !


    Un très grand merci à Oisans Tourisme, à plus particulièrement à Sabrina et Margot, mais aussi à toutes les personnes qui nous ont accueillies, accompagnées et nourries, pour ce séjour merveilleux dans l’un des plus beaux endroits du monde.


  • L’hiver dans Le Dévoluy, skier au paradis

    Bienvenue dans Le Dévoluy, sublime premier bastion des Alpes du Sud, porte des Hautes-Alpes à la géologie tourmentée et aux grands espaces sublimes. Un séjour d’hiver ensoleillé dans Le Dévoluy, entre ski, rando, cheval, insolites et gastronomie, conjugue tout ce que j’aime. Marion et moi sommes tombées folles amoureuses de ce massif un peu secret, qui cultive sa singularité dans un décor d’exception.
    Si vous rêvez de grands plateaux ouverts et de sommets emblématiques, de galops endiablés dans les plaines enneigées, d’expériences inédites – une via souterrata unique en son genre ou un coucher de soleil en motoneige – et de saveurs combinant les délices du Dauphiné et de la Provence, vous êtes au bon endroit. Venir skier dans Le Dévoluy nous a réjouies et il restera un de nos plus grands coups de foudre.
    Au programme de ce merveilleux séjour d’hiver dans Le Dévoluy : ski et raquettes, cheval et motoneige, via souterrata et bonnes adresses, coucher de soleil sur le plateau de Bure et fondue au dessus des nuages, délices entre spas et tourtons. Bonne découverte !

    L'hiver dans le Dévoluy : ski, aventure et bonnes adresses
    Sublimes couchers de soleil du Dévoluy
    Séjour d'hiver dans Le Dévoluy : ski, randonnée, raquettes, cheval, via souterrata, bonnes adresses. Que faire, que voir au ski dans Le Dévoluy ?
    Le Dévoluy, la belle vie à ski
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    Sentiers raquettes idylliques dans la neige scintillante
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    100km de pistes ensoleillées
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    A cheval au coeur du Dévoluy
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    La via souterrata, une expérience inédite et marquante
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    Aventure en motoneige au coucher de soleil

    J’ai réalisé ce reportage d’hiver dans Le Dévoluy en 2022 avec mon amie Marion Carcel alias Foehn Photographie. Ensemble, nous formons Itinera Favonia, duo de créatrices de contenu passionnées de montagne, de neige, de sports outdoor et de chevaux. De nombreuses photos de cet article sont les siennes. Je suis ensuite revenue dans Le Dévoluy en 2023 en amoureux avec Geoffrey, et en 2024 avec Marion à nouveau – cet article a été mis à jour !

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    Duo de voyageuses ravies dans Le Dévoluy
    Marion à cheval dans les grandes étendues
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    Marion au-dessus des nuages

    Skier dans Le Dévoluy : la porte des Hautes-Alpes

    Connaissez-vous Le Dévoluy ? Une petite précision géographique s’impose. Nous sommes à 1h30 au sud de Grenoble, à 2h30 à l’Est de Valence et à 45 min au nord de Gap. Le Dévoluy, c’est le voisin haut-alpin du Vercors, cousin par sa géologie grandiose et découpée qui inspire l’imaginaire. Ici le soleil et les millénaires ont sculpté dans le calcaire des beautés grandioses, ici se perpétuent les traditions du sud du Dauphiné.

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    Neige, soleil et reliefs sculptés, la clef du Dévoluy. Ici le pic de Bure
    Séjour ski dans Le Dévoluy. Ski, neige, raquettes, motoneige, via souterrata, cheval dans les hautes alpes
    Le Dévoluy, la porte des Hautes-Alpes

    La quasi-totalité du Dévoluy est située dans les Hautes-Alpes, avec une petite pointe Nord en Isère côté Obiou, et une minuscule virée dans la Drôme à l’Ouest du massif côté Rocher Rond. Nous sommes à l’Est du Vercors et à l’Ouest du Champsaur. Quatre montagnes iconiques, les quatre géants du Dévoluy, structurent le paysage : l’Obiou, le Grand Ferrand, le Pic de Bure et la Montagne de Faraut. Selon la légende, ils furent quatre belligérants surpris par l’aurore, comme les trolls islandais que le jour change en tumulus, et ils ont gardé de ces autrefois épiques des silhouettes superbes, très caractéristiques car très découpées. A force de se lancer des pierres, ils édifièrent de véritables murailles, changeant Le Dévoluy en forteresse, encerclée par les quatre combattants aujourd’hui changés en pierre… perpétuelles sentinelles des beautés du massif.

    L'hiver dans le Dévoluy : ski, aventure et bonnes adresses
    Soleil couchant sur l’Obiou. Son sommet est en Isère, mais la quasi-totalité du massif du Dévoluy se situe dans les Hautes-Alpes


    Nous sommes dans un massif calcaire, sculpté par l’érosion, ce qui lui donne une extraordinaire beauté visuelle : avec ses rochers fantasmagoriques, son monde souterrain creux et labyrinthique, ses sommets vertigineux, Le Dévoluy est un paradis de la rando, l’escalade et la spéléologie. L’immense alpiniste René Desmaison, qui repose ici, surnommait son cher Dévoluy « l’île dans le ciel », et on ne peut que comprendre sa dévotion : les montagnes du Dévoluy tendent leurs mains biscornues vers un firmament dont elles semblent vouloir être le trait d’union.

    Skier dans Le Dévoluy au soleil des Hautes Alpes. Où skier dans les hautes alpes
    Eblouie par les reliefs du Dévoluy
    L'hiver dans le Dévoluy : ski, aventure et bonnes adresses
    Le rocher du Sommarel, que je surnomme le rocher éléphant
    Skier dans Le Dévoluy au soleil des Hautes Alpes. Où skier dans les hautes alpes
    Le Dévoluy : plein de copains biscornus



    Le climat du Dévoluy est très particulier. Nous sommes sur les faces nord des Alpes du sud, avec à la fois beaucoup de neige et de soleil. Cette configuration qui donne le meilleur des deux mondes m’a rappelé l’Oisans tout proche. Au sud du Dauphiné, entre architecture lombarde, culture montagnarde et gastronomie pleine de jolis tourtons et ravioles, c’est une magnifique alliance entre montagne et midi.

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    Au soleil du Dévoluy



    Aujourd’hui, tout le massif du Dévoluy ne forme qu’une seule commune, Le Dévoluy, une des plus vastes de France, et un très beau domaine skiable qui jongle de versant en versant. Certains lecteurs se souviendront peut-être des deux stations historiques aujourd’hui fusionnées dans un seul et même domaine, Le Dévoluy : Superdévoluy et la Joue du Loup. Je suis drômoise, et beaucoup de mes camarades ont appris à skier dans une de ces stations !

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    Entre les deux stations historiques du Dévoluy au Collet du Tât

    Skier dans Le Dévoluy, au cœur des Alpes du Sud


    Le domaine skiable du Dévoluy est un très bel espace de jeu : 100 km de pistes, réparties entre les domaines de Superdévoluy et de La Joue du Loup, entre 1470 et 2500m d’altitude, ce qui assure une belle qualité d’enneigement, et des paysages que j’ai trouvés absolument magnifiques.

    Skier dans Le Dévoluy au soleil des Hautes Alpes. Où skier dans les hautes alpes

    Avec 60% de pistes bleues larges et très agréables, et avec ce soleil bienveillant des Hautes-Alpes qui accompagne tous nos virages, j’ai trouvé que Le Dévoluy était le domaine parfait pour les familles, accueillant et doux. Mais les skieurs confirmés trouveront aussi de belles descentes et itinéraires hors piste : certaines pistes noires sont d’ailleurs labellisées « jour de peuf » pour vous aiguiller lors de belles chutes de neige ! Je recommande notamment le « black ram » tout en haut du domaine, avec une vue superbe sur le rocher du Sommarel.

    L'hiver dans le Dévoluy : ski, aventure et bonnes adresses
    Au sommet du domaine, avec vue sur le Sommarel



    Nous avons déjeuné avec une vue magnifique sur les montagnes sous la grande verrière du resto Vi Aï Pi où on fait la fête sur les pistes. Notre journée de ski dans Le Dévoluy a été un vrai bonheur, pistes très agréables, paysages sublimes, immense soleil et belle ambiance – il y a même un hamac géant pour profiter à fond… Tout ce domaine respire la douceur de vivre.

    Les quatre géants du Dévoluy : sommets iconiques

    Tout au long de notre journée de ski, nous avons en permanence le regard sur les géants du Dévoluy, les quatre sommets emblématiques et aux silhouettes majestueuses, un véritable concentré de la géologie créative et unique entre toutes de ce massif d’une très grande beauté visuelle. Nous avons adoré voir ces sommets si présents et proches, offerts à nos regards (et nos objectifs) émerveillés. Marion et moi avons sans cesse débattu pour élire notre montagne préférée en fonction des angles de vue…

    Ici le pic de Bure (2709m), très célèbre pour son observatoire astronomique où de gigantesques antennes dardent le ciel et dessinent un paysage de science-fiction… on rêve d’y retourner en été pour un bivouac spirite à l’écoute des extraterrestres, ou en hiver pour une virée givrée, et on l’a fait – voir plus bas !

    Skier dans Le Dévoluy au soleil des Hautes Alpes. Où skier dans les hautes alpes

    Ici la grande tête de l’Obiou, la montagne qui fascine le plus Marion, point culminant du massif (2789m) avec ses itinéraires aériens, ses pierriers gigantesques et sa majesté vertigineuse. Véritable candélabre minéral, il garde Le Dévoluy sur son versant isérois, sublime cerbère du Nord.

    Skier dans Le Dévoluy au soleil des Hautes Alpes. Où skier dans les hautes alpes
    L’Obiou
    Séjour ski dans Le Dévoluy. Ski, neige, raquettes, motoneige, via souterrata, cheval dans les hautes alpes

    Mon cœur va à la Montagne de Faraut (2383m), avec sa silhouette de vague de lumière. Notre guide spéléologue Martinho nous dit que les origines de son nom sont à chercher dans les invasions mauresques, et que lui, qui est d’origine portugaise, entend dans ce toponyme majestueux le phare, la vigie.

    Séjour ski dans Le Dévoluy. Ski, neige, raquettes, motoneige, via souterrata, cheval dans les hautes alpes
    La montagne de Faraut

    Mais la drômoise que je suis ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil du côté du Grand Ferrand, second sommet du Massif avec ses 2758m, dont l’ascension quitte le domaine de la randonnée pour entrer dans l’alpinisme, et qui surplombe le Rocher Rond, point culminant de ma Drôme natale à 2453m, dans une ligne de crêtes d’une beauté inouïe.

    Skier dans Le Dévoluy au soleil des Hautes Alpes. Où skier dans les hautes alpes
    Grand Ferrand


    Monter en ski de randonnée sur le plateau de Bure

    Le plateau de Bure ? Il fascine tous les amateurs de science-fiction et d’insolites avec ses immenses antennes qui écoutent l’espace. Tout en haut du domaine, on peut apercevoir les antennes depuis un virage d’une piste noire… En 2024, Marion et moi sommes revenues pour en avoir le cœur net.

    Monter en ski de randonnée sur le plateau de Bure dans le Dévoluy
    Les antennes entr’aperçues depuis le domaine skiable

    Et nous sommes montées en ski de randonnée sur la lune. La lune ? Ou plus exactement… le plateau de Bure, dans Le Dévoluy, au cœur des Hautes-Alpes. Ces antennes colossales, qui tournent sur elles-mêmes et pointent vers le ciel au milieu des immensités enneigées ? Ce sont des radiotélescopes. Ici, l’interféromètre du plateau de Bure écoute l’espace. Recevrons-nous des messages d’ailleurs ? Tout semble possible dans cet endroit extraterrestre, hors du monde… C’est inouï, c’est Le Dévoluy, pays de géologie tourmentée et de grands espaces sublimes. Ici le soleil et les millénaires ont sculpté dans le calcaire autant de mains de géants tendues vers les étoiles. Bienvenue dans votre capsule intersidérale…

    Monter en ski de randonnée sur le plateau de Bure dans le Dévoluy
    Skier sur la lune
    Monter en ski de randonnée sur le plateau de Bure dans le Dévoluy en hiver

    Attention : les itinéraires montant à skis en hiver au plateau de Bure comportent tous un certain danger, si vous n’avez pas la connaissance du terrain, surtout faites appel à un guide !

    Le Dévoluy en hiver : coucher de soleil inouï sur le plateau de Bure

    Ce soir-là, après avoir quitté les antennes, nous avons vécu un des plus beaux couchers de soleil de notre vie au-dessus de la mer de nuages. Le Dévoluy en hiver nous a offert une de nos plus belles visions au crépuscule sur le plateau de Bure !

    Monter en ski de randonnée sur le plateau de Bure dans le Dévoluy en hiver
    Coucher de soleil inoubliable sur le plateau de Bure

    Monter en ski de randonnée sur le plateau de Bure dans le Dévoluy en hiver

    Randonnées en raquettes dans Le Dévoluy : le Collet du Tât en hiver


    Je saute de joie partout où les montagnes rayonnent – avec les raquettes, c’est un peu lourd, mais l’île dans le ciel nous donne des ailes. De nombreux itinéraires en raquettes vous invitent à explorer ce massif parfait pour la randonnée, car comprenant de nombreux sentiers en balcon, avec peu de dénivelé et des vues grandioses : tout ce qu’on recherche pour se ressourcer au cœur de l’hiver !


    Et je voudrais absolument vous recommander une magnifique randonnée en raquettes très accessible au cœur du Dévoluy : le Collet du Tât. Cette rando familiale et facile permet d’arriver à un sublime point de vue situé entre les deux stations historiques formant le domaine skiable du Dévoluy, Superdévoluy et La Joue du Loup, mais dans un coin sublimement nature où s’offre un exceptionnel panorama sur l’Obiou et le Grand Ferrand.

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    Au Collet du Tât

    Marion et moi adorons les raquettes. S’immerger en douceur et en silence dans un univers blanc, continuer à randonner au cœur de l’hiver quand les flocons couvrent le sol, et s’offrir des paysages comme celui-là … c’est un bonheur ! Lors d’un séjour au ski, je prends toujours ce temps pour une sortie en raquettes, cela apaise et oxygène l’esprit.

    Au grand galop au pied du pic de Bure : équitation d’hiver dans Le Dévoluy


    Ce fut le coup de cœur absolu, un moment que nous avons adoré Marion et moi : une belle randonnée équestre sur de vastes étendues de poudreuse fraîche et rayonnante au cœur du Dévoluy, dans des paysages époustouflants et sous le sublime soleil des Alpes du Sud. Un moment parfait, idyllique.

    Promenade à cheval en hiver dans la neige dans le dévoluy


    Au centre équestre du Dévoluy, l’adorable monitrice Élodie Chaillol propose en toute saison des sorties dans les paysages sublimes de ce massif dont la beauté visuelle n’a cessé de nous émerveiller. Et voir les quatre géants à travers les oreilles d’un poney rend tout encore plus beau ! Cours, balades, baptêmes, initiations ou itinérance sur plusieurs jours, le centre équestre propose plein de choses aux cavaliers de tous niveaux pour vivre la splendeur des montagnes au grand galop. C’était notre dernier matin dans Le Dévoluy et quelle apothéose…



    Pour en savoir plus sur les itinéraires équestres et les prestations proposées par Elodie, pour connaître toutes les grandes aventures à cheval qu’on peut vivre dans Le Dévoluy (par exemple : le fabuleux Tour du Dévoluy à cheval sur 2 jours), je vous invite à lire mon article estival : que faire dans Le Dévoluy en été ? Je vous parle plus longuement de ces expériences équestres d’une beauté et d’une qualité rares qu’on pourra vivre ici.

    Une très belle rencontre avec ce massif, ces chevaux, cette monitrice géniale, un coup de foudre total pour Marion et moi. Si vous lisez Cheval Magazine : vous y retrouverez au printemps 2023 un grand dossier sur Le Dévoluy à cheval, hiver comme été !

    La via souterrata du Dévoluy en hiver


    Le Dévoluy est vraiment un massif très particulier sur le plan géologique – c’est le plus découpé, le plus biscornu des Hautes-Alpes, ici l’érosion n’a pas connu de limites à sa créativité ! Le massif est transpercé par plus de 600 chourums, de profondes cavités ouvertes dans le sol. Dans un tel pays, la spéléologie est forcément à la pointe !

    Notre guide Martinho fait partie d’un groupe de spéléos passionnés explorant depuis 25 ans Le Dévoluy. Ensemble, ils ont ouvert un parcours unique en son genre : une via souterrata, c’est à dire un parcours câblé et aménagé comme une via ferrata, mais sous la terre… en accès libre et gratuit. Vous descendrez dans des gouffres, ramperez dans des boyaux, traverserez des abysses, mais toujours relié à la rassurante ligne de vie. La via est ouverte en accès libre, à condition de disposer du matériel et de l’expérience adéquats – personnellement, même en ayant l’expérience des vias à l’air libre, nous étions contentes d’être accompagnées de Martinho et d’écouter ses histoires géniales sur l’envers du Dévoluy ! Un moment génial, une très belle expérience sous la Terre. Alors, on y va ? Surtout n’oubliez pas votre casque et votre frontale, il fait tout noir là dessous…

    Pratique : la via souterrata est accessible librement et gratuitement, mais si vous n’avez pas l’expérience et le matériel nécessaire, je vous recommande vraiment de faire appel à un guide. Pour 45 euros/adulte, 40 euros/ado, Martinho, guide génial, vous fournira tout le matériel (combinaison intégrale pour se protéger de la boue et du frottement, frontale, baudrier, longes) et surtout l’accompagnement avec histoires croustillantes et blagues bienvenues.
    Dans le chourum, la température est constante, et vous êtes protégé du vent, de la neige… une bonne option pour changer du ski et vivre une expérience insolite dans Le Dévoluy !

    Un second article entièrement consacré aux mondes souterrains du Dévoluy, aux chourums et aux bizarreries, sortira très bientôt !

    Motoneige au coucher de soleil dans Le Dévoluy

    Vous le savez, j’ai plutôt l’habitude de partager le crissement des raquettes dans la neige que le vrombissement des grosses cylindrées. Je suis en règle générale plus randonnée que sports mécaniques. Mais un coucher de soleil en motoneige au sommet du domaine skiable du Dévoluy, j’avoue que cela faisait rêver.

    où tester la motoneige dans les hautes alpes ? le devoluy

    J’avais déjà testé la motoneige en Laponie, puis dans la station savoyarde des Saisies, et la sensation de puissance et de vitesse est vraiment impressionnante : ce sont des machines spectaculaires, l’adrénaline est intense et on se prend vite pour James Bond. Saviez-vous qu’en Finlande, la motoneige devient un moyen de locomotion normal l’hiver ? Je me souviens des gens allant faire leurs courses en fusant sur les lacs gelés en motoneige… incroyable ! Une virée en motoneige est un petit morceau de passion nordique. Où tester la motoneige dans les Hautes-Alpes ? Dans Le Dévoluy !


    Et Le Dévoluy est tellement spectaculaire dans la lumière du soir, avec les silhouettes si tranchées de ses montagnes iconiques, dont la lumière du soir décuple la beauté ! Cela restera un de nos plus beaux couchers de soleil. Monter ainsi à toute vitesse dans la neige qui vole, voir l’or et le rose du crépuscule embraser les sommets, et redescendre à la lumière des phares dans la nuit tombante, avait quelque chose d’hollywoodien. Un instant, on se serait crues actrices d’un film… on n’a besoin de personne en motoneige qui cartonne 😉
    Une belle aventure vécue grâce à Scoot Aventure, un moment de cinéma dont on se souviendra !

    où tester la motoneige dans les hautes alpes ? le devoluy

    Bonnes adresses dans Le Dévoluy : où dormir, où manger après le ski ?

    Après tant d’aventures outdoor hivernales, de ski et de rando dans Le Dévoluy, il vous faudra bien vous savourer… et découvrir la gastronomie fabuleuse des Hautes-Alpes !

    Où dormir dans Le Dévoluy ? Chalets ski aux pieds et bien-être romantique

    Deux belles adresses à retenir pour votre séjour au ski au coeur des Hautes-Alpes.

    Les Chalets Margot, ski aux pieds dans Le Dévoluy

    Un cocktail de soleil et flocons dans notre petite maison à la montagne…
    Durant tout notre séjour d’hiver dans Le Dévoluy, nous nous sommes senties chez nous aux Chalets Margot. Notre chalet était vraiment devenu la maison pour trois nuits et nous avons eu un pincement au cœur en partant ! Les chalets Margot sont des chalets individuels, situés dans une petite forêt à deux pas du front de neige de Superdévoluy. L’accès est ski aux pieds, ce que je trouve fabuleux (c’est un vrai argument pour moi quand je pars au ski): on revient des pistes directement sur notre balcon par un joli chemin forestier, et on rejoint le télésiège facilement en quelques minutes de glisse, sans être pourtant exposé au bruit. Parfait ! Pour moi qui adore le ski, le fait de ne pas avoir à reprendre de voiture ou navette et juste chausser mes skis et partir direct est un vrai vrai bonus.

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    Notre chalet en bois était spacieux et confortable. Marion et moi avions chacune notre chambre et notre salle de bain. Un petit dej buffet très complet était proposé au resto de l’hôtel.
    Il n’y avait rien de spectaculaire, mais tout était bien pensé, cosy et confortable, le chalet était bien chaud et très lumineux, et on s’est vraiment senties juste bien. Le Dévoluy est un domaine skiable très familial et je me serais bien vue revenir aux chalets Margot en tribu.

    Une parenthèse de douceur… dans Le Dévoluy, au cœur des radieuses Hautes-Alpes, on boit le soleil au p’tit dej !

    La Neyrette, hôtel-spa de charme idyllique

    Une bulle de douceur au cœur des Hautes-Alpes : le spa de la Neyrette !
    Vacances auprès des cimes enneigées ou dans un lagon tropical, comment choisir ? La solution, le spa au milieu des neiges – flotter dans l’eau chaude et fumante tandis que dehors, le soleil se couche rosé et doré sur les sommets ! J’ai toujours adoré les spas et à chaque séjour à la montagne, j’essaie de vivre un crépuscule aquatique…
    J’ai un souvenir merveilleux du très beau spa de la Neyrette, un hôtel de charme à quelques minutes de la station de ski du Dévoluy, situé dans un vallon au pied des plus belles montagnes du massif. Tandis que les sommets se reflètent dans un étang gelé, Marion et moi flottons dans un jacuzzi extérieur délicieusement chaud, et rentrons dans un très bel espace vitré d’inspiration asiatique pour nager dans une piscine intérieure magnifique.

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    Le soir, on reste dîner à la Neyrette et le moment nous touche beaucoup : la Neyrette, c’est une histoire de famille, c’est un Alsacien qui tombe amoureux d’une Haute-Alpine et vient s’installer dans Le Dévoluy il y a quelques décennies, et aujourd’hui ce sont trois générations qui travaillent ensemble. On découvre leur spécialité, les fabuleux tourtons des Hautes-Alpes 100% faits maison – un régal, vraiment, ce seront les meilleurs que nous mangerons ! Bref, on vous recommande vraiment l’adresse.

    Lors de notre séjour hivernal, nous avons mangé à La Neyrette et profité de son spa, mais nous n’y avons pas dormi. C’est en été que nous avons eu l’occasion de découvrir la qualité de l’accueil hôtelier : plus de détails et de photos dans mon article sur Le Dévoluy en été.

    O’dycéa, les bains du Dévoluy

    Notre séjour d’été dans Le Dévoluy fut aussi l’occasion de découvrir un autre spa extraordinaire, O’dycéa, les bains du Dévoluy, avec ses bassins originaux, musicaux, minéraux, entre canyons et astronomie, et ses bains nordiques ouverts sur les crêtes. J’ai rêvé d’y retourner en hiver pour admirer les montagnes enneigées depuis l’eau chaude !

    Et c’est ce que j’ai vécu à l’hiver 2023 avec Geoffrey : les bains du Dévoluy en hiver, c’est un paradis enveloppant !

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    O’dycea, Les bains du Dévoluy, en hiver

    A table ! Restaurants dans Le Dévoluy

    Au coeur des pistes ou au sein des villages, toujours avec la gastronomie typique du sud du Dauphiné à l’honneur…

    A La Neyrette, les tourtons maisons

    Je sais que j’en fais beaucoup, mais cette info est cruciale : les meilleurs tourtons des Hautes-Alpes sont à la Neyrette et vous n’avez pas le droit de quitter Le Dévoluy sans y goûter.

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    Les tourtons maison de la Neyrette

    Chez Patras, exquises spécialités des Hautes-Alpes

    Enorme coup de cœur pour ce restaurant ultra typique aux Cypières (entre Saint Etienne en Dévoluy et Superdévoluy). Dans une vieille maison aux épais murs de pierre et à la généreuse cheminée sculptée, dans un décor montagnard d’antan chaleureux, vous serez accueilli avec kir maison et convivialité pour déguster les spécialités authentiques des Hautes-Alpes. La brasérade (viande crue qu’on fait cuire nous-mêmes au charbon de bois à table) accompagnée de gratin dauphinois restera un grand moment de notre séjour dévoluard !

    L’Etincelle, feu de bois et saveurs dauphinoises

    Dans le même style que Chez Patras, mais cette fois lors de notre séjour d’été, nous avons adoré L’Étincelle, typique, savoureux, chaleureux, où on fait fumer viandes et poissons à la grande cheminée (et on sert une généreuse lampée de gratin dauphinois par-dessus le tout). Ces adresses ultra authentiques sont à recommander absolument !

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    Le Vi Aï Pi, vaisseau spatial sur les pistes

    C’est un bel ovni au cœur du domaine skiable ! Véritable station balnéaire à la neige avec ses transats et son ambiance extérieure festive façon bar de plage, il réserve à l’intérieur un décor incroyable : ce vaste bâtiment de verre ouvre des panoramas sublimes sur toute la station et les sommets, et vous mangez les yeux dans les cimes. J’ai été complètement fascinée par ces immenses baies vitrées futuristes, par le design de ce restaurant atypique et chaleureux où on mange une cuisine à la fois simple et efficace entre deux virages.

    Le Chalet Naiska, fromage fondant et sunsets roses

    A l’hiver 2023, Geoffrey et moi avons vécu un moment hors du temps au Chalet Naïska, restaurant d’altitude situé à l’arrivée du télésiège des Fontettes, entre fondue délicieuse, samoyède adorable et coucher de soleil rosé… mémorable !

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    Chalet Naiska : la beauté des sommets !
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    Soirées de rêve au Naiska
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    L’Establou, à croquer

    Sur le front de neige de Superdévoluy avec vue sur le Pic de Bure, on ne sait pas qui des desserts ou de la montagne on aimerait croquer tout cru. Accueil chaleureux, super rapport qualité-prix, burgers frais et succulents et douceurs sucrées maison qui valent le détour, un déjeuner sympathique et savoureux au pied des pistes !

    Le Dahu, crêpes et ravioles

    Sur la terrasse panoramique au pied des pistes de Superdévoluy, on vous propose une partie snack à emporter, un bar sympa, des crêpes (toujours les bienvenues après une journée de ski) et le choix qui me tentait, une salade haute-alpine avec un peu de laitue pour se donner bonne conscience et surtout des tourtons, des ravioles, de la charcuterie de la région et des fromages locaux. Bonne idée !

    Continuer à explorer les Hautes-Alpes

    Région magique, aux mélèzes flamboyants et aux sommets inondés de lumière, flirtant entre le Dauphiné, la Provence et l’Italie, les Hautes-Alpes me fascinent depuis toujours et continuent de m’enchanter.

    L’hiver dernier, Marion et moi avons eu le bonheur de skier aux Orres, autre station emblématique des Hautes-Alpes, à retrouver sur le blog.

    A retrouver sur le blog : Les Orres, au pays des mélèzes

    Retrouvez notre séjour d’été dans Le Dévoluy, avec de sublimes randonnées, le tour du Dévoluy à cheval, de l’escalade, de la via ferrata et des couchers de soleil titanesques.

    dévoluy

    Cet automne, ce sont les reflets de la Meije et les mélèzes de Serre-Chevalier qui ont fait mon bonheur, lors d’un « mélèze trip » haut-alpin merveilleux. Les Hautes-Alpes sont sans doute la plus belle destination d’automne de France !

    Avec le retour de la neige, je rêve de continuer l’exploration des Hautes-Alpes, de skier à Montgenèvre, à Vars ou dans le Queyras… Quant à Briançon, la plus haute ville de France, il me faudra absolument l’explorer. N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux et à vous abonner à la newsletter pour continuer à croquer à pleines dents les sommets magiques des Alpes du Sud !

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    Un très grand merci aux Hautes-Alpes, et tout particulièrement à Nathalie, et au Dévoluy, et tout spécialement à Julie, pour ce séjour merveilleux qui restera un de nos plus beaux souvenirs d’hiver.

  • Roquebrune-sur-Argens, les Issambres : merveilles hors saison

    Connaissez-vous le pays de Roquebrune-sur-Argens ? Entre les Issambres côté mer, le beau village et le rocher rouge de Roquebrune, et les canyons rouges de la Bouverie, cette destination varoise a tout pour plaire : la mer, les randos dans les rochers colorés, et la lumière du sud !
    Quand le soleil d’hiver illumine la Provence, le pays de Roquebrune-sur-Argens dévoile une douceur incomparable. Sur les rivages des Issambres, les bougainvilliers continuent de fleurir, les palmiers se balancent dans la lumière dorée, et les couchers de soleil embrasent la Méditerranée. Loin de l’effervescence estivale, cette période offre une parenthèse idéale pour profiter des trésors de la Côte d’Azur autrement. C’est un paradis de la randonnée : entre le rocher de Roquebrune, le site des Cavalières et les gorges du Blavet, les virées en pleine nature ne manquent pas. Les amateurs de bon vin se régaleront dans les vignobles gorgés de lumière iodée, et les voyageurs en quête de bien-être adoreront la thalasso spa Les Issambres.
    Et c’est aussi une destination fabuleuse à découvrir avec son chien : je suis venue en vacances avec ma chienne Nevada et j’ai été marquée par la gentillesse et la disponibilité de tous les prestataires, qui nous ont accueillies, deux et quatre pattes ! Tout ce que j’ai vu, vécu, découvert et exploré à Roquebrune-sur-Argens a été découvert avec mon chien, à l’exception bien sûr de la thalasso spa Les Issambres.
    Entre le rocher rougeoyant, les sentiers sauvages, les saveurs locales déployées dans de belles adresses authentiques et raffinées, et la beauté de la Méditerranée, Roquebrune-sur-Argens m’a charmée. Venez découvrir Roquebrune-sur-Argens à l’arrière-saison, le moment parfait pour explorer ce coin de paradis, avec ou sans chien !

    Roquebrune sur Argens et les Issambres hors saison, avec mon chien : un paradis d'hiver entre randonnée, mer et bonnes adresses sur la Côte d'Azur
    La beauté d’un lever de soleil aux Issambres
    Roquebrune sur Argens et les Issambres hors saison, avec mon chien : un paradis d'hiver entre randonnée, mer et bonnes adresses sur la Côte d'Azur
    Randonnée à Roquebrune-sur-Argens
    Visiter Roquebrune sur Argens et les Issambres hors saison avec son chien : randonnées, mer et bonnes adresses en automne et hiver sur la Côte d'Azur.
    L’iconique rocher de Roquebrune !

    Randonner hors saison à Roquebrune-sur-Argens

    Roquebrune-sur-Argens ? C’est un véritable Far West provençal. Le mythique rocher rouge, les gorges du Blavet que le coucher de soleil fait flamboyer, les sentiers remplis de senteurs et de fleurs, j’ai adoré la randonnée ici. Dans la douceur de l’hiver, loin des fortes chaleurs de l’été, randonner en hiver est la meilleure idée.

    Les randonnées incontournables autour de Roquebrune-sur-Argens

    Le pays de Roquebrune-sur-Argens m’a vraiment surprise et éblouie. La commune est vaste, entre sa dimension littorale côté Issambres et son versant montagnard côté La Bouverie, et la richesse des paysages qui se déploie de la mer aux canyons rouges est exceptionnelle. Voici trois idées de randonnée pour explorer ce beau coin du Var.

    Le rocher de Roquebrune, trois croix mythiques  

    C’est LE rocher le plus iconique du Var : le rocher des Trois Croix à Roquebrune-sur-Argens ! Si vous avez déjà emprunté l’autoroute A8, vous l’avez forcément vu trôner, monumental, rougeoyant, incontournable. A force de lui tourner autour, impossible de ne pas vouloir y monter !

    Randonner avec son chien à Roquebrune-sur-Argens en automne et en hiver

    J’ai absolument adoré cette randonnée, une des plus riches et spectaculaires de la Côte d’Azur. Les formations géologiques sont complètement fantasmagoriques, et j’ai eu l’impression de faire le tour du monde sans quitter le sud de la France : Arizona, Australie, Sri Lanka, j’ai eu des flashbacks de fabuleuses destinations exotiques tout au long de la montée.

    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver

    Une fois arrivés là-haut, le panorama est majestueux : le rocher ne culmine « qu’à » 373m de haut, mais c’est plus haut que la Tour Eiffel, et à ses pieds, ce n’est que de la plaine, le regard porte donc très loin.

    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver

    Les 3 croix confèrent une dimension mystique à la montagne rouge, comme si le Rocher devenait soudain buisson ardent. Les formes différentes de ces trois croix monumentales sont une allusion à trois célèbres peintures représentant la Crucifixion du Christ (Giotto, Grünewald et Le Greco) et qui ont marqué l’histoire de l’art.

    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver

    Il existe 3 sentiers de randonnée balisés pour accéder au sommet du rocher, et un 4e qui permet de cheminer au pied du rocher sans ascension. Leur exposition au vide est variable. Je vous laisse consulter le site de l’office de tourisme de Roquebrune-sur-Argens (Sunsearoc) pour les détails sur chaque itinéraire, mais gardez bien en tête que chacun de ces sentiers, même le plus facile, est assez vertigineux : si vous avez peur du vide, ce n’est peut-être pas la meilleure rando pour vous. En termes de difficulté, c’est une ascension raide, mais courte, accessible à toute personne sportive.

    Les gorges du Blavet, canyon rouge flamboyant

    Envie de destinations exotiques, de couleurs en Technicolor, de décors hollywoodiens, mais sans quitter la France ?
    Rendez-vous dans le Var, à un jet de pierre de la Méditerranée. Bienvenue dans les roches rouges des gorges du Blavet ! Ce site spectaculaire est situé à cheval entre les communes de Roquebrune-sur-Argens et Bagnols-en-Forêt. J’ai été émerveillée par ces panoramas hauts en couleurs, ces montagnes ocre à deux pas de la mer. Les points de vue sont incroyables, que ce soit au-dessus de la gorge sur ces balcons vertigineux, ou au bord de l’eau où la hauteur des falaises rouges impressionne.

    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver
    Les spectaculaires gorges du Blavet
    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver

    Amoureux de sport outdoor, sachez qu’il n’y a pas seulement des sentiers de randonnée, mais aussi un fabuleux site d’escalade hyper riche et bien équipé. J’ai très envie de revenir grimper ici sous le soleil d’hiver ! Comme les calanques de Marseille ou le massif du Gros Cerveau à Toulon, les gorges du Blavet sont un excellent spot de grimpe en arrière-saison, quand le soleil n’est pas trop brûlant, mais la douceur reste de mise !

    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver

    Le site des Cavalières et ses 25 ponts

    Le chemin de randonnée des 25 ponts du Site des Cavalières part juste au-dessus du village de Roquebrune. On s’engage sur un sentier botanique charmant, avant de suivre le cours de la rivière le long d’un aqueduc bâti au XVIIIe siècle pour approvisionner le village. Ces constructions suspendues qui acheminaient l’eau de la colline au village m’impressionnent, et renouent avec l’art romain – un petit pont du Gard moderne et varois ! Roches rouges, petites cascades, vues panoramiques sur le village et sur le rocher iconique, arbouses et myrtes, j’adore découvrir la richesse du paysage. Nous étions accompagnés par Eric alias Var Sport Outdoor, guide de randonnée passionnant. Ses explications sur la nature des roches du mythique rocher de Roquebrune (qui ne sont pas les mêmes que celles de l’Estérel, contrairement aux apparences !), sur les chênes-lièges, les myrtes, les bruyères arborescentes et les autres singularités de la flore varoise, m’ont passionnée. Ma chienne Nevada, elle, a adoré les vasques et les flaques. Chacun son truc.

    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver
    Le site des Cavalières et les superbes vues sur le village de Roquebrune-sur-Argens
    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver
    L’aqueduc
    Randonner avec son chien à Roquebrune sur Argens en automne et en hiver

    Balade au lac de l’Aréna avec vue sur le rocher de Roquebrune

    Ma chienne Nevada et moi avons adoré le lac de l’Aréna : moi pour la vue sublime sur le rocher de Roquebrune, elle pour l’eau douce où patauger ! J’y suis venue au coucher de soleil : c’était très beau, mais ce n’est pas la meilleure orientation. Je vous recommande, si vous êtes photographe, le lever de soleil à ce lac : vous verrez le rocher rouge s’embraser !

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    Beauté du lac de l’Aréna avec vue sur le rocher de Roquebrune
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    Le village de Roquebrune-sur-Argens : un concentré de saveurs et de charme

    Le cœur de Roquebrune-sur-Argens est une pépite authentique, avec ses ruelles colorées et son atmosphère typiquement provençale.

    Je vous recommande la balade gourmande du village proposée par l’office de tourisme. On commence par le Musée du chocolat et du cacao, qui abrite une impressionnante collection chocomaniaque dans une ancienne chapelle aujourd’hui désacralisée. J’ai adoré ce lieu poétique et singulier où se retrouvent chocolats et cacaos de toutes les époques, affiches publicitaires, objets incongrus et véritables trésors historiques. On y découvre notamment que la marquise de Sévigné, rendue célèbre par le château de Grignan, était une amatrice fanatique de chocolat. Et le mieux : il est possible d’y venir avec son chien – Roquebrune-sur-Argens est vraiment une super destination dog friendly.

    Musée du chocolat et du cacao
    Musée du chocolat et du cacao

    On passe ensuite à la pratique avec une dégustation chez Chocolats et gourmandises. On a littéralement fondu pour ce chocolatier artisanal engagé et passionné – un régal ! La passion avec laquelle il évoque son métier, la finesse de ses assemblages, l’exigence de son choix de cacao, tout est délicieux. Nous sommes repartis avec de nombreuses tablettes, et je me suis régalée.

    On finit à la Maison du Terroir, où on retrouve les producteurs locaux en vente directe et les saveurs emblématiques de ce joli coin de Provence, comme le miel de bruyère ou les vins baignés de soleil de la région. On y goûte notamment le miel de bruyère, la spécialité de Roquebrune-sur-Argens !

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    Entre deux dégustations, l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Roquebrune avec sa voûte gothique éblouissante de beauté mérite le détour : une dentelle de pierre et de lumière !

    Deux bonnes adresses au cœur du village de Roquebrune-sur-Argens

    Deux adresses à retenir côté terre pour savourer votre visite de Roquebrune-sur-Argens en toute saison.

    • Evelyne.com à la maison, pour sa cuisine familiale et savoureuse servie sur une placette pleine de charme.

    • La Bonne Étoile, une belle fusion franco-japonaise qui marie créativité et délicatesse, et dont les saveurs nous ont marqués ! Une très belle adresse pleine de charme et d’originalité.

    Les Issambres : l’hiver ensoleillé sur la Côte d’Azur

    Les Issambres sont le versant littoral de Roquebrune-sur-Argens, et elles valent le détour. Sur la Côte d’Azur, l’hiver est une saison magique. Longtemps considérée comme une destination hivernale par excellence, la Riviera continue d’offrir ce que l’on vient y chercher depuis toujours : un soleil éclatant, des couchers de soleil flamboyants, et cette douceur de vivre unique au bord de la Méditerranée. Loin de l’agitation estivale, les plages retrouvent leur calme, et l’arrière-saison sublime les crépuscules.

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    Sur la plage des Issambres en hiver avec mon chien, dans les bougainvilliers de la Villa Les Glycines : paradis hors saison à Roquebrune-sur-Argens
    les issambres en hiver avec mon chien

    Aux Issambres en hiver, les bougainvilliers fleurissent encore, les palmiers dansent sous la lumière dorée, et l’horizon se pare des teintes du feu. J’ai vécu un de mes plus beaux couchers de soleil sur la plage des Issambres – même ma chienne Nevada était captivée par le spectacle !

    Roquebrune-sur-Argens et les Issambres hors saison, avec mon chien : un paradis d'hiver entre randonnée, mer et bonnes adresses sur la Côte d'Azur
    Avec ma chienne Nevada sur la plage des Issambres

    La thalasso spa Les Issambres

    La mer est trop froide en hiver aux Issambres ? Qu’à cela ne tienne, je saurai vous trouver de l’eau chaude. Pour une expérience de bien-être total, la thalasso spa Les Issambres est une halte incontournable. Sous la verrière lumineuse, les grands bassins sont remplis d’eau de mer délicieusement tiède. J’ai vécu un merveilleux massage californien entre des mains expertes. Ce cocon invite à la sérénité et prolonge la douceur de l’été dans un cadre apaisant.

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    Un merveilleux moment de détente aux Issambres, au thalasso spa

    Belles adresses aux Issambres : la dolce vita en hiver sur la Côte d’Azur

    Les bonnes adresses ne manquent pas pour prolonger le plaisir estival et s’évader au fil de l’eau…

    La Villa Les Glycines, un hébergement dog friendly de charme

    Pour prendre son petit déjeuner au milieu des fleurs et avec vue mer au lever du jour, rendez-vous à La Villa Les Glycines, où les gîtes de charme déploient une déco design chaleureuse dans un beau jardin sous les pins parasols. Les chiens sont les bienvenus et il y a même une piscine pour les courageux. J’ai été émerveillée par la vue sur la plage rayonnant à travers les bougainvilliers… un moment hors du temps ! Je me suis sentie chez moi dans cette belle maison douce et chaleureuse, avec une merveilleuse vue sur la mer…

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    La beauté de la Villa les Glycines aux Issambres
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    Moments de douceur à la Villa Les Glycines

    La Brasserie des Issambres, ambiance vamos a la playa

    Envie de retrouver les guinguettes de plage ? Ambiance délicieusement tropicale à La brasserie des Issambres où les cocktails sont pleins de soleil et les assiettes, de couleurs.

    La Réserve Gayrard, une pépite hors du temps

    Un cocon gastronomique niché au creux de la côte, juste au-dessus des flots : bienvenue à La Réserve Gayrard, une très belle adresse raffinée où on se sent hors du temps. J’ai adoré cette soirée au plus près de la Méditerranée, dans un cocon intimiste. Le repas est exceptionnel, un sommet de raffinement et de délicatesse. Mention spéciale pour le dessert en trompe-l’œil, un chef-d’œuvre virtuose ! J’ai été très touchée par le service, délicat et attentionné, et par la beauté inouïe du lieu. Je reviendrai de jour, c’est certain…

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    La Réserve Gayrard : ici tout est merveille, le lieu, l’atmosphère, la cuisine.
    En dessous : ce dessert m’a fascinée (et régalée)

    Envie de passer côté terre, au milieu des vignes ?

    L’oenotourisme au Château Vaudois : un voyage au cœur des vignes


    Le Château Vaudois, domaine vinicole labellisé Terre d’Estérel, vous invite à une immersion dans l’art de vivre de la région, à travers des expériences oenotouristiques authentiques. Ici, chaque moment passé au milieu des vignes est un voyage sensoriel : qu’on aime le vin ou pas plus que ça, on sera emporté par ces expériences à la fois insolites et ancrées, poétiques et savoureuses. Un vrai oenotourisme de qualité dans un endroit superbe !

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    Vivre le vin autrement : un beau moment au Château Vaudois


    Nous avons vécu la dernière semaine de l’expérience estivale : un pique-nique gourmand sur une table dressée avec soin, entourée de bouquets de fleurs. Une ambiance de carte postale, où vous savourerez des salades fraîches, des gourmandises à grignoter, et bien sûr, une bouteille de vin soigneusement sélectionnée. Coup de cœur pour la poétique balançoire suspendue à un chêne-liège, toute droit issue d’un tableau de Watteau! Un vrai moment d’évasion, où l’on prend le temps de vivre le vin autrement. Les chiens sont les bienvenus, ce qui fait de ce domaine un lieu parfait pour les amoureux des animaux.

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    Douceur dans les vignes : un pique-nique au Château Vaudois
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    Après cette pause bucolique, direction le chai et la cave pour une visite passionnante, suivie d’une dégustation des vins du domaine.

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    Dégustation au Château Vaudois. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération !

    Et en hiver, la magie opère encore : le Château vaudois installe un restaurant éphémère dans les vignes, Le Chalet Vaudois, où savourer une fondue montagnarde. Ici, l’oenotourisme est insolite, chaleureux et attachant !

    Nous avons savouré le charme unique de Roquebrune-sur-Argens hors saison – une parenthèse parfaite pour une escapade au soleil d’hiver. J’ai adoré l’atmosphère de ces trois quartiers aussi beaux les uns que les autres, Les Issambres, le village de Roquebrune et La Bouverie, la qualité des randonnées et des adresses, et la gentillesse de celles et ceux qui nous ont accueillis, envers nous et envers ma chienne Nevada. La destination est vraiment dog friendly et j’y ai été particulièrement sensible. Alors, prêts à explorer ?

    Je garde dans mon coeur la magie de ces instants hors saison, sur les rives des Issambres à Roquebrune-sur-Argens !

    Merci à Sunsearoc – Roquebrune-sur-Argens et tout particulièrement à Pauline et à Perrine pour cet accueil aux petits soins dans leur merveilleuse destination. Geoffrey, Nevada et moi avons adoré !

  • Que faire en Valbonnais, la vallée secrète des Ecrins ?

    Connaissez-vous le Valbonnais ? Si je vous dis Le-Désert-en-Valjouffrey, la Chalp, Valsenestre ? Nous sommes en Valbonnais, sans aucun doute dans la vallée la plus méconnue et secrète du parc national des Ecrins. Tout au sud de l’Isère, dans la région de la Matheysine, les vallées de la Bonne et du Béranger respirent une authenticité montagnarde aux accents de bout du monde, entre hameaux historiques et isolés, forêts touffues et sommets emblématiques : le toit du Valbonnais, c’est le majestueux pic de l’Olan (3564m), qu’on approche au plus près au refuge du Font Turbat.
    Demeuré à l’écart des grands axes, le Valbonnais et sa commune alpine de Valjouffrey sont réellement un trésor caché des Alpes françaises, dans la partie iséroise des Ecrins. Que voir et que faire en Valbonnais quand on aime la randonnée, le patrimoine, l’authenticité d’une expérience alpine et le plaisir d’un dépaysement total au cœur des montagnes ? Je vous propose d’explorer les hameaux de Valjouffrey, de randonner au col de Côte-Belle et de passer une nuit niché au creux de l’Olan au refuge de Font-Turbat.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Dans le petit vallon de Font Turbat, au désert en Valjouffrey
    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    A Combe Oursière, au-dessus de Valsenestre
    Adrien et moi face à la face Nord de l’Olan, au dessus du refuge de Font Turbat. Photo de Caroline (Hikes and Travels) avec qui nous avons vécu cette aventure.

    Valbonnais, Valjouffrey, qui êtes-vous ?

    Le Valbonnais est une des sept vallées des Ecrins, aux côtés du Briançonnais, de la Vallouise, de l’Embrunais, du Champsaur, du Valgaudemar et de l’Oisans. Sur un plan administratif, le Valbonnais appartient à l’Isère, sur un plan touristique, à la Matheysine.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Explorer le Parc National des Ecrins en Valbonnais. Photo Caroline

    Je l’avoue : bien qu’habitant Grenoble et très amoureuse des Ecrins, je n’ai pas eu tout de suite le réflexe d’aller explorer le Valbonnais, privilégiant spontanément les autres régions de Matheysine plus célèbres sur le plan touristique (La Mure, le lac de Monteynard, l’Alpe du Grand Serre), et celles qui sont à la frontière avec l’Oisans (le plateau des Lacs du Taillefer, le Col d’Ornon). C’est quand j’ai commencé à explorer de fond en comble le parc national des Ecrins que je me suis intéressée à cette vallée un peu secrète, nichée entre les deux régions culturelles et touristiques : Oisans et Matheysine.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Au Col de Côte Belle, avec en arrière plan, sortant des nuages, le col de la Muzelle, qui fait la bascule vers l’Oisans

    A l’Est de La Mure, Valbonnais est à la fois une vallée, celle de la Bonne (rivière alpine qui est un affluent du Drac), qui fut autrefois une puissante seigneurerie, puis une baronnie convoitée, et aujourd’hui une commune. Et en remontant le cours de la Bonne vers sa source, on arrive à Valjouffrey, commune de 200 habitants constituée de cinq hameaux : la Chapelle en Valjouffrey, la Chalp, les Faures, Le Désert en Valjouffrey et Valsenestre.
    Ce sont ces cinq hameaux que nous allons explorer dans cet article, et notamment les deux plus emblématiques, Le Désert en Valjouffrey et Valsenestre, qui sont tous les deux des bouts du monde au sens où la route s’arrête ici et les Ecrins commencent, dans toute leur majesté verticale.
    A 66 kilomètres de Grenoble, Le Désert en Valjouffrey est le « cul de sac », le dernier hameau de Valjouffrey situé sur les berges de la Bonne. Quant à Valsenestre, encore plus isolé, il est le seul des cinq à ne pas être situé sur le cours de la Bonne, mais dans une vallée adjacente, celle du Béranger – du nom du torrent qui coule au fond.

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    Le Désert en Valjouffrey
    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Dans le hameau de Valsenestre

    Nous sommes en Valjouffrey dans un pays de prairies alpines, de forêts variées mêlant feuillus et conifères, et de hauts sommets majestueux aux pentes abruptes. Tout comme en Oisans tout proche, les vallées sont profondes et les murailles minérales, spectaculaires. Laissons la parole à un auteur amoureux du Valbonnais :

    « La vallée de Valjouffrey possède dans le bas de merveilleuses forêts, ou la verdure fraîche et les tons gris des hêtres et des bouleaux se mélangent aux verdures sombres et aux troncs rouges des pins sylvestres, où le tendre vert des mélèzes éclaire le vert bleu des sapins. Pareil mélange est très rare dans les Alpes.
    Ici, il est encore mis en valeur par l´intensité des couleurs d´un ciel déjà méridional et par les cimes blanches de son horizon ; c´est bien un des plus jolis sites des Alpes françaises « .

    Maurice Paillon, Les Alpes françaises.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    La forêt de Combe Oursière


    Le Désert-en-Valjouffrey et Valsenestre sont tous deux situés sur le tracé du GR54, le Grand Tour de l’Oisans et des Ecrins, et chacune des variantes du GR54 passe par eux, prévoyant une nuit au Désert, une nuit à Valsenestre. La majeure partie des flux touristiques en Valbonnais est constituée des randonneurs sur le GR – je raconte mes étapes dans le Valbonnais dans le récit de mon trek sur le GR54.
    Mais après le GR, j’ai eu envie de revenir en Valbonnais pour explorer d’autres coins encore plus méconnus : le refuge de Font Turbat, qui est un « cul de sac » (excepté pour les alpinistes) en dehors de tout GR, et donc un véritable îlot hors du monde, la randonnée de Combe Oursière, ou encore le très beau et méconnu Lac Labarre.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Au Col de Côte Belle sur le GR54

    Le Désert-en-Valjouffrey, dernier bastion avant la montagne

    Les déserts en Isère évoquent des lieux de solitude mystique et caillouteuse, où Dieu se niche entre les pierres et les cimes. En Chartreuse, le Désert est celui des moines. En Valbonnais, le Désert est ici, au bout de la route, dans ce dernier bastion de vie paysanne et artisane avant le règne des pentes. La chapelle Sainte Anne veille sur les âmes esseulées depuis le temps de Louis XIV. Le pic de Valsenestre, l’aiguille des Marnes, la pointe de Marceline et le pic des Souffles ferment l’horizon. Impossible d’aller plus loin en voiture, il faudra prendre ses bâtons de marche, ou ses crampons d’alpinisme.
    Sur le GR54, on arrive au Désert-en-Valjouffrey depuis le Valgaudemar, en franchissant les terribles schistes noirs du Col de la Vaurze après avoir dormi au refuge des Souffles. On dit que les noms de Valjouffrey et Valgaudemar seraient un héritage germanique : le roi burgonde Gaudemar battu par les Francs aurait trouvé refuge dans le Valgaudemar, et son compagnon d’armes Josfredi, dans le Valjosfredi, devenu Valjouffrey. La véracité historique de la légende est incertaine, mais j’ai envie d’y croire : si j’étais un roi germanique en déroute, je trouverais ici mon dernier sanctuaire, loin du monde.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Au dessus du Désert en Valjouffrey, en route vers le Col de la Muzelle

    Bonnes adresses au Désert-en-Valjouffrey

    La nuit au Désert n’a rien de commun avec les cellules spartiates d’une chartreuse : ici, on dort au gîte communal Les Arias, qui est beau, coloré et chaleureux. Récemment refait à neuf, il a les dortoirs les plus confortables du GR54, des prises près de chaque lit (luxe ultime !), et un bar-resto délicieux rempli de spécialités locales, ancrées dans le terroir : il est labellisé Esprit parc national. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce lieu atypique et convivial où nous avons été accueillis par deux fois avec une grande gentillesse, sur le GR54 et à notre retour en Matheysine. La croziflette est fabuleuse, les desserts à la myrtille sont les meilleurs de notre GR, et le sourire des tenancières est contagieux : l’ambiance est très chaleureuse.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Le gîte des Arias

    Au Désert-en-Valjouffrey, on pourra aussi boire un verre au Bar des Ecrins, dans la rue principale du hameau, où on retrouve plein d’alpinistes et grimpeurs les doigts tout abrasés par le caillou, fatigués mais joyeux.
    On ira découvrir le monde des plantes et de leurs vertus à l’herboristerie des Alaissies, labellisée Esprit parc national. Dans son jardin féerique, rempli de plantes et de fleurs aux noms charmeurs, Martine y enseigne la fabrication de baumes naturels : ses ateliers sont très sympathiques et instructifs, et j’ai beaucoup aimé le fait de repartir avec mon baume à lèvres 100% made in Ecrins, bio et naturel.

    Si on continue à remonter le cours de la Bonne, on part en randonnée en direction du refuge de Font Turbat.

    Le refuge de Font Turbat à Valjouffrey : face à la face Nord de l’Olan

    Au bout du bout du monde, là où les sentiers boutent sur la falaise, se niche un refuge hors du temps : Font Turbat. Situé à 2169 m d’altitude sur un balcon au milieu des rochers, ce refuge isolé incarne l’essence même de la haute montagne. Il est d’ailleurs autant fréquenté par les alpinistes que par les randonneurs. Car le refuge de Font Turbat présente un attrait majeur : la sublime et terrifiante face Nord de l’Olan. Impossible de se tenir plus près du mythique ogre du Valbonnais.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    La face Nord de l’Olan

    La face nord de l’Olan, avec ses mille mètres de glace et de pierres instables, est l’une des parois les plus mythiques des Alpes françaises. Située dans le massif des Écrins, elle domine la vallée du Valjouffrey de son imposante stature et attire depuis des décennies les alpinistes en quête de défis. Le jour de notre venue à Font Turbat, nous avons assisté en direct à un sauvetage d’alpinistes heureusement sains et saufs, mais épuisés et submergés par l’ampleur de la mission. C’est notamment pour Font Turbat que Valjouffrey fait partie des 7 villages d’alpinisme des Ecrins, comme La Grave et Villar d’Arène.

    Les faces Nord, celles qui voient peu le soleil, celles qu’épouse toujours la glace, sont souvent légendaires dans l’histoire de l’alpinisme. Plus raides, plus dangereuses, plus radicales, elles représentent un combat perpétuel, dans le froid, l’ombre et la verticalité du versant le moins amène de la montagne. L’immense grimpeur Gaston Rébuffat a consacré un livre entier aux faces Nord, Etoiles et tempêtes, le légendaire Lionel Terray leur consacre de nombreuses pages des Conquérants de l’inutile.

      « Ces faces nord que le soleil n’éclaire qu’en biais, brièvement, sont froides, sévères et rudes. Elles sont l’univers des ombres, des rochers noirs, de la glace bleutée. Mais elles fascinent. »

    Étoiles et Tempêtes, Gaston Rébuffat
    Font Turbat
    Soleil couchant sur la face Nord de l’Olan

    « Il y a une attirance presque mystique dans ces parois austères et terribles, un appel irrésistible pour ceux qui recherchent plus qu’un simple sommet, mais une communion avec la montagne dans sa forme la plus pure et la plus brutale. »

    Lionel Terray, Les Conquérants de l’inutile

    Si le sommet de l’Olan a été foulé dès 1875 par Coolidge, Almer et Roth, la cordée est passée par une voie plus facile, qu’on nomme aujourd’hui voie normale, et la face nord n’a été conquise qu’en 1935 par Lavigne et Lachenal (un autre représentant de cette légendaire « cordée 21 » à laquelle appartenaient aussi Rébuffat et Terray, hélas mort sur la Mer de glace à Chamonix). Le grand René Desmaison, qui repose aujourd’hui dans un caveau en forme de montagne à la Mère Eglise dans le Dévoluy, était prédestiné à s’attaquer à ce monstre friable qui ressemble beaucoup aux reliefs de sa dernière demeure. Il a ouvert une voie qui porte son nom en face Nord de l’Olan, réputée pour son engagement et sa difficulté. Quant à la Face nord intégrale, elle demeure aujourd’hui encore une des voies les plus difficiles des Ecrins et des Alpes françaises en général.
    A Font Turbat, vous avez un balcon panoramique sur toutes ces voies (et éventuellement, sur les alpinistes en train de suer sang et eau dedans), une vue sans pareil au plus près de la face, mais la bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas à vous engager dedans, vous avez le droit de boire un thé, manger un cookie et profiter de la vie.

    font turbat
    Dîner sympa à Font Turbat
    refuge font turbat
    En train de pratiquer des activités sans danger à Font Turbat, photo Caroline

    La randonnée pour Font Turbat : entre cascades et vallons suspendus

    On s’élance au départ du Désert-en-Valjouffrey dans le vallon de la Bonne, en remontant le courant. La première halte est proche du village, et accessible à ceux qui souhaitent une simple balade : la très belle et spectaculaire cascade de la Pisse, havre de fraîcheur rugissante dans ces immensités rocheuses.


    Tout le Valbonnais a été sculpté par les glaciers lors des grands âges froids, et le fond du vallon témoigne du passage des monstres gelés : un grand espace ouvert, cerné de parois abruptes, et jalonné de blocs erratiques autrefois charriés par la moraine du glacier.

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    Au fond de la vallée glaciaire


    A l’issue de la traversée du fond de vallée, lorsque commence la montée vers le refuge, il vous faudra choisir entre deux itinéraires.

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    A droite par le sentier classique, à gauche par le petit Vallon

    • Itinéraire classique : 920D+, 18,5km AR. Ce chemin monte de façon progressive en rive droite du torrent et conduit à Font Turbat sans difficulté technique particulière.

    • Font Turbat par le Petit Vallon : 1220 m D+, 20,5 km AR.
      Ce sentier, plus exigeant, traverse une lande de rhododendrons avant de monter à un vallon suspendu, le petit vallon, sorte de prairie alpine perdue au milieu des immensités minérales. La vue à la bascule entre le vallon et la descente vers Font Turbat sur la face Nord de l’Olan est époustouflante. Même s’il n’y a rien d’insurmontable, ce sentier à la fois plus technique et plus intense est à recommander aux randonneurs plus expérimentés.

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    Le Petit Vallon, photo de Caroline

    Dormir en refuge dans le Parc National des Ecrins : une expérience puissante

    Comme un bateau au milieu des flots, un refuge est une île sur l’océan des montagnes, un espace de chaleur, de lumière et de convivialité. Un rare lieu fait pour les humains dans ce monde de roche, de glace et de pente où nous ne serons toujours qu’étrangers et invités…
    Le parc national des Ecrins en compte une quarantaine. Dormir en refuge est toujours une expérience puissante et poétique, une immersion alpine au plus près des cimes. La majorité des refuges des Écrins ne disposent pas d’un accès routier et sont isolés au cœur de la montagne, ravitaillés à dos d’homme et, quelques fois dans la saison, par hélicoptère. Cela impose des règles, une certaine discipline, pour que tout se passe au mieux. Comme sur un bateau, chacun a son rôle à jouer… Si cela vous intéresse, j’ai écrit un article à ce sujet pour le site de Destination Parc National des Ecrins : les bons conseils pour une nuit sereine en refuge.

    font turbat

    Une nuit au refuge de Font Turbat

    Malgré sa solitude rocailleuse, Font Turbat est un lieu chaleureux. Ici tout est fait maison, yaourt, gâteaux, gourmandises et les repas qu’on savoure sur la belle terrasse ensoleillée. Quand le jour descend, Font Turbat est un balcon sur le soleil couchant, et on verra la face Nord s’embraser de roux avant de plonger dans le mauve de la nuit.

    font turbat
    Le petit univers de Font Turbat

    Refuge emblématique des Ecrins édifié en 1922, Font Turbat est une invitation à découvrir l’essence des refuges alpins : des lieux faits pour les humains au sein d’un monde sauvage, où nous ne sommes qu’invités dans les immensités de roche et de silence.

    font turbat
    Coucher de soleil à Font Turbat

    De nombreux itinéraires d’alpinisme partent de Font Turbat. Côté randonnée, un sentier non officiellement balisé, mais bien marqué et sans grande difficulté technique permet d’accéder au Lac des Pissous, qui semble superbe. En revanche, l’accès au Valgaudemar (refuge des Souffles, refuge de l’Olan, La Chapelle en Valgaudemar) en franchissant le Col Turbat est une randonnée alpine classée R4 qui demande d’avoir le pied très sûr dans un terrain instable. La sente est cairnée, mais non marquée.

    La balade sonore de La Chalp

    Avant de quitter la vallée de la Bonne pour celle du Béranger, petite halte à la Chalp pour découvrir une balade sonore, promenade originale guidée par des récits audios qui révèlent l’histoire et les traditions du village, notamment autour du travail du bois avec l’ancienne scierie, des nombreuses chapelles du Valjouffrey, et des traditions agricoles de ce pays d’alpages. Il semblerait d’ailleurs que le « Désert » ne vienne pas de la solitude, mais du verbe « essarter » : défricher la forêt pour cultiver la terre, faire paître les animaux… et récupérer du bois !

    Le hameau de Valsenestre : mon coup de foudre en Valbonnais

    Nous sommes au bout du bout du monde, dans un village de montagne qui n’est habité que l’été, dans une de ces vallées secrètes dont l’Isère a le secret. Niché à 1294m d’altitude, Valsenestre n’a plus d’école depuis 1936, et la route n’est pas déneigée en hiver. Mais il a ce parfum d’éternité des lieux que le temps semble avoir oubliés et je vous encourage vraiment à venir explorer cette pépite préservée au cœur de nos Alpes. Valsenestre est pour moi l’un des plus beaux villages des Ecrins, et j’ai été fascinée par sa perfection visuelle.
    Les sommets qui entourent ce vallon creusé par le Béranger culminent haut : 3126 m au Pic du Clapier du Peyron. A 2760 mètres, la tête de Ramu figure parmi les cimes emblématiques du hameau.

    La chapelle Sainte-Marie-Madeleine trône ici depuis le XVIIe siècle, avec son campanile rustique et ses murs recouverts de vigne vierge. Moi qui suis une catho légèrement mystique et panthéiste sur les bords, j’ai été saisie par sa beauté sobre et émouvante, et par l’injonction écrite sur ses murs blancs : Dans la nature comme en ce lieu, écoute la voix de Dieu. Le clocher semble répondre aux pics qui la surplombent, dans une harmonie glorifiant la beauté de la création, montagnes et hommes, plantes et ruisseaux qui murmurent et voix qui implorent.

    Une belle adresse à Valsenestre : le gîte d’étape Le Béranger

    Au cœur du village entièrement piéton, au milieu des belles maisons de pierre et des chalets de bois, on découvre un gîte d’étape rempli de charme, Le Béranger, où on accueille chaleureusement les randonneurs, notamment ceux lancés sur le GR54. C’est lors de mon trek que j’ai dormi pour la première fois au Béranger, accueillie par un couple chaleureux et une chatte rousse belle et timide, dans une grande salle commune où l’ambiance montagne est forte, entre livres, posters, cartes postales et histoires échangées.
    Je suis ensuite revenue goûter le dessert du Béranger, une sorte de dôme volcan qui fond sous l’action du chocolat chaud pour libérer toutes ses saveurs… délicieux ! Le lieu a beaucoup de charme et la table est savoureuse.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Gîte Le Béranger à Valsenestre

    Que faire en Valbonnais ? Sublimes randonnées autour de Valsenestre

    Valsenestre mérite qu’on y passe quelques jours pour explorer les merveilleuses curiosités alentours.

    Le col de Côte-Belle, Game of Thrones au pays des Ecrins

    1000D+ suffiront à atteindre la curiosité géologique la plus incroyable des Ecrins, les orgues de Valsenestre. Ces formations géologiques uniques, surnommées les « orgues », sont des lames de calcaire, dressées comme une bibliothèque de pierre. Elles sont nées de la formation des Alpes et créent un décor épique, digne du cinéma.Le col de Côte Belle fait partie du GR54, il est également accessible depuis Le Désert en Valjouffrey (même distance et dénivelé environ).

    Départ de Valsenestre ou du Désert en Valjouffrey, 1000 m D+, 1000 m D-, environ 6 h.

    Combe Oursière, la cabane de Boucle d’Or

    Pour retrouver la cabane de Boucle d’Or et des 3 ours, rendez-vous à Combe Oursière. Entre mélèzes et lys, une belle montée sans trop de difficulté (700D+) et une ambiance de conte de fées. J’ai beaucoup aimé la montée remplie de fleurs et de fruits (framboises, groseilles, fraises des bois, un vrai jardin), cette atmosphère très douce qui invite à voler son bol à Petit Ours, et savourer un thé au milieu du mélézin… j’imagine les couleurs à l’automne !

    Départ de Valsenestre, 700 m D+, 700 m D-, environ 4 h 30.

    Que faire en Valbonnais, autour de Valjouffrey et Valsenestre? Refuge de Font Turbat et randonnées en montagne au coeur des Ecrins.
    Ambiance un peu magique à Combe Oursière

    Le lac Labarre, pépite secrète des Ecrins

    Il me faudra revenir pour faire les 1200D+ qui conduisent au lac Labarre, qui fascine avec ses couleurs étonnantes et me semble absolument superbe. Un bijou alpin idéal pour les amoureux de solitude.

    Superbe photo du lac prise par mon amie Caroline – par ici pour découvrir son article sur cette randonnée au lac Labarre et d’autres aventures en Valbonnais au coeur des Ecrins

    Départ de Valsenestre, 1200 m D+, 1200 m D-, environ 6 h.

    Le col de la Muzelle, en direction de l’Oisans

    Valsenestre conduit à l’une des grandes ascensions légendaires du GR54 : le franchissement du Col de la Muzelle, un vertigineux mur de schistes noirs (1300D+). Il s’agit d’une étape prestigieuse du GR54, qui permet de passer du Valbonnais à l’Oisans : après le col, vous redescendez jusqu’au lac de la Muzelle, pour dormir au refuge du même nom. Étant donné l’ampleur de la randonnée et la rudesse de la montée au col de la Muzelle, je vous déconseille de le faire à la journée en aller-retour depuis Valsenestre. Cela vaut vraiment le coup de le vivre en itinérance, comme l’y invite le GR54.

    Départ de Valsenestre, 1300 m D+, 1300 m D-, environ 7 h en aller-retour.

    Le plan d’eau de Valbonnais pour se baigner

    N’oubliez pas que la baignade est interdite ou vivement déconseillée dans le lac Labarre, le lac de la Muzelle, et tous les autres lacs d’altitude (dans le parc national des Ecrins et ailleurs) : ces milieux fragiles et isolés, riches d’une biodiversité rare, supportent mal le piétinement de leurs rives et les substances apportées par la peau humaine dans leur eau.
    En revanche, en vallée, vous pouvez venir gratuitement nager au Plan d’eau de Valbonnais, une baignade rafraîchissante et nature dans un très joli cadre verdoyant.

    Le Valbonnais, avec ses hameaux isolés, ses refuges nichés au cœur de la montagne et ses paysages sauvages, est une invitation à l’exploration. Chaque randonnée, chaque rencontre y fait grandir l’amour de la montagne. Alors, prêts à explorer ce pays caché au coeur des Écrins ?

    Continuer à explorer la Matheysine

    Puisque vous êtes venus en Matheysine, ne manquez pas de continuer l’exploration de ses curiosités touristiques.

    Le lac de Monteynard avec ses eaux d’un étonnant bleu laiteux, sa vue sur le Mont Aiguille et ses passerelles himalayennes, invite à la randonnée et aux balades en bateau.

    lac de monteynard
    Le lac de Monteynard en automne

    Pour se baigner, on lui préférera le lac du Sautet à Corps, avec ses eaux turquoise, ses plages et sa vue sur l’Obiou. A Corps, montez à Notre Dame de la Salette, deuxième lieu de pèlerinage français après Lourdes, avec une vue magique sur le Dévoluy, de saisissantes fresques d’Arcabas et une ferveur palpable.

    notre dame de la salette
    Notre Dame de la Salette

    Pour un beau sommet accessible, montez sur le Sénépy, et pour le ski, les activités neige, la luge et l’ambiance front de neige, rendez-vous à l’Alpe du Grand Serre et au Col d’Ornon, les deux stations de la Matheysine.
    A la bascule entre Oisans et Matheysine, le superbe plateau des lacs du Taillefer est un paradis de la randonnée avec vue sur la Meije.

    Enfin, un incontournable de la région est le petit train de la Mure, le train rouge suspendu entre viaducs et montagne, avec une vue imprenable sur le lac de Monteynard !

    Un grand merci à Elsa (Destination Parc National des Ecrins), Capucine (Matheysine Tourisme), Caroline (Hikes and Travels) et Adrien pour ces belles aventures vécues ensemble.

  • A vélo en automne dans les Baronnies provençales

    Un voyage itinérant à vélo au cœur du parc naturel régional des Baronnies provençales, à la rencontre des artisans et producteurs qui sculptent ce terroir singulier, là où les Alpes et la Provence se rencontrent : c’est le séjour que nous avons vécu à l’automne dernier dans le pays de Sisteron Buëch, un voyage lent et doux empreint de beauté et d’authenticité.

    À cheval entre ma Drôme chérie et les merveilleuses Hautes-Alpes, à deux pas du Diois et du Dévoluy, les Baronnies provençales sont une curiosité du Haut-Dauphiné, dans cette région magique où se fait la rencontre du soleil et de la montagne, du Sud et des Alpes. C’est un pays de lavandes, de rivières, de roches et de fruits. Autour d’Orpierre, de Serres et de Rosans, le pays de Sisteron Buëch déploie ses vergers, ses falaises vertigineuses et ses eaux turquoise coulant des rivières en tresse qui sillonnent les reliefs. C’est une destination que nous aimons profondément, et dont les charmes restent encore méconnus : les Baronnies provençales ont un goût de secret bien gardé qui ne fait que renforcer leur beauté.

    Nous sommes venues vivre l’automne en Baronnies en mode slow life : à vélo au milieu des champs et à la rencontre des artisans et producteurs qui font battre le cœur des Baronnies. Car un parc naturel régional, ce n’est pas seulement une nature préservée, ce sont aussi les hommes et les femmes qui la façonnent : agriculteurs et artistes, tous artisans de leur terroir.
    Et les Baronnies provençales en automne, c’est un festival de couleurs et de saveurs, de légumes anciens et de fruits, dans cette terre profondément agricole où les vergers et les champs ajoutent à la carte postale automnale. L’automne en Baronnies est réputé pour ses festivités agricoles, comme le célèbre Marché aux fruits anciens de la Toussaint qui se tient tous les ans fin octobre à Orpierre. C’est une belle saison pour explorer ce pays.

    Un voyage d'automne à vélo dans les Baronnies provençales, à la rencontre des artisans et agriculteurs de ce terroir entre Alpes et Provence.
    Le pays de Sisteron Buëch fin octobre, un festival coloré
    bonnes adresses baronnies provençales
    Automne doux et coloré entre Alpes et Provence
    Un voyage d'automne à vélo dans les Baronnies provençales, à la rencontre des artisans et agriculteurs de ce terroir entre Alpes et Provence.
    Beauté de l’automne en Baronnies provençales
    automne baronnies

    J’ai réalisé ce voyage d’automne à vélo dans les Baronnies provençales, à la rencontre des artisans et producteurs, en duo avec Marion Carcel alias Foehn Photographie, ma binôme photographe. Toutes les photos de cet article sont les siennes.

    Un voyage d'automne à vélo dans les Baronnies provençales, à la rencontre des artisans et agriculteurs de ce terroir entre Alpes et Provence.
    Marion tout en jaune face au Quiquillon à Orpierre

    Voyager à vélo en Baronnies provençales : organiser son voyage

    Tout notre itinéraire a été entièrement réservé par l’office de tourisme de Sisteron Buëch et ils peuvent faire la même chose pour vous. Ils commercialisent en direct de nombreux circuits, à pied, à cheval, à vélo ou en voiture, conçus avec soin, et ils peuvent réserver pour vous hébergements, transports de bagages… C’était déjà avec eux que nous avions vécu au printemps dernier notre très beau séjour randonnée GRP Tour des Baronnies provençales, à pied. Je vous laisse découvrir ici leurs séjours clefs en main en Baronnies provençales : culture, sport, sensations fortes, itinérances pédestres, équestres ou cyclables, tout est possible. Notre itinéraire était un combiné du circuit « A vélo sur la route des trésors d’Orpierre » et de « Randonnée, gastronomie et art à Rosans ».

    Baronnies provençales automne
    Atypique détour, une des belles adresses en Baronnies provençales dénichées par Sisteron Buëch !

    Ce tour des Baronnies à vélo en pays de Sisteron Buëch nous a permis la rencontre chaleureuse avec celles et ceux qui ouvrent leurs ateliers aux voyageurs pour partager leur savoir-faire. Je vous parlerai dans cet article de la lavanderaie des Hautes Baronnies, de la spiruline d’Orpierre, de la forge de Rosans, de l’atelier Terre et Laine, des cueillettes de Marielle, des poteries d’art de Marion Richaume, sans oublier nos merveilleux hébergements, l’hôtel Logis le Céans et les chambres d’hôtes Atypique détour à Rosans et La clef de sol à Trescléoux. Nous avons adoré les saveurs et senteurs automnales des Baronnies provençales… J’aime infiniment ce pays de lavandes et de lumière, devenu en cette saison terre d’or et de pierre !

    Un voyage d'automne à vélo dans les Baronnies provençales, à la rencontre des artisans et agriculteurs de ce terroir entre Alpes et Provence.
    Orpierre, coup de foudre de ce beau séjour

    Vélo en Baronnies provençales : voyager sans voiture, arriver en train

    L’itinéraire proposé par Sisteron Buech est conçu pour pouvoir être réalisé sans voiture, avec un combo train+ vélo. Serres est accessible facilement en train (depuis Grenoble ou Valence par exemple) et donc un excellent point de départ pour ce tour en mode slow travel et bas carbone. Nous avons pris un autre TER jusqu’à Laragne et loué des vélos à assistance électrique chez RHL Cycles pour arpenter les routes ensoleillées.

    Voyager avec train et vélo en Baronnies provençales : slow tourisme bas carbone
    Voyager avec train et vélo en Baronnies provençales : slow tourisme bas carbone
    Voyager sans voiture en Baronnies provençales, entre train et vélo
    Voyager sans voiture en Baronnies provençales, entre train et vélo
    Voyager sans voiture en Baronnies provençales, entre train et vélo
    Location de nos vélos chez RHL Cycles à Laragne
    automne vélo baronnies
    C’est parti pour l’automne à vélo en Baronnies

    Voyage d’automne en Baronnies provençales

    L’automne est si beau dans le pays de Sisteron Buëch. Serres et ses eaux turquoise, Orpierre et ses falaises légendaires, Rosans et son prieuré, sont sublimés par la saison. Dans ce tour des Baronnies à vélo, on prend le temps de vivre, de savourer les couleurs et ambiances de ce voyage au long cours au cœur du parc naturel régional des Baronnies provençales, entre Alpes et midi. Pédaler au milieu des lavandes et des vergers, voir les sommets se découper au-dessus des eaux vives, goûter la douceur de l’arrière-saison… voyage au long cours !

    Voyager sans voiture en Baronnies provençales, entre train et vélo
    La beauté des Baronnies en automne, à savourer avec lenteur !
    L'automne en Baronnies provençales

    L’automne en Baronnies provençales : rencontrer les agriculteurs et producteurs

    Un parc naturel régional, ce ne sont pas seulement des paysages, ce sont les hommes et les femmes qui les façonnent. Dans notre voyage d’automne au pays de Sisteron Buëch, nous avons fait de très belles rencontres avec ces producteurs qui sculptent ce terroir singulier entre montagne et midi.

    Rencontrer les agriculteurs et producteurs des Baronnies provençales
    Rencontrer les agriculteurs et producteurs des Baronnies provençales : de beaux moments partagés, comme ici avec Marielle, Olivier et leurs gros nounours à Ribeyret

    A vélo en Baronnies : pédaler au milieu des vergers de pommiers

    Nous étions en pleine récolte des pommes, et les vergers débordaient de pommes dorées : nous sommes au pays de la pomme des Alpes, l’IGP Alpes de Haute Durance. Ces pommes de variété Golden et Gala jouissent ici d’un climat exceptionnel, entre altitude et ensoleillement, ce qui leur donne leur texture ferme et croquante, leur équilibre parfait entre sucre et teintes acidulées. Les Baronnies provençales sont réellement un pays de moyenne montagne : les villages de Serres, Rosans, Laragne, Orpierre, sont tous situés à des altitudes de 500 à 700 mètres, avec des crêtes et sommets avoisinants dépassant les 1000, voire les 1500 mètres. Le point culminant des Baronnies provençales est le Duffre à 1760m – nous l’avons rencontré sur notre GRP Tour des Baronnies. Pour la pomme, un fruit dont le berceau est à chercher dans la chaîne du Tian Shan en Asie centrale, un fruit de montagne qui aime les automnes frais, c’est la recette parfaite : les pommes d’or du jardin des Hespérides, ce sont les golden des Alpes !

    automne baronnies
    Au pays des pommes en Baronnies provençales. Photos prises chez Marielle et Olivier (à gauche) et à La Clef de Sol où on nous a servi un excellent dessert à base de pommes.

    Orpierre et or violet : la lavanderaie des Hautes Baronnies

    Y a-t-il plus beau nom de village qu’ « Orpierre » ? Ce toponyme est beau comme une prophétie, une promesse de lumière et de magie ! Mais à Orpierre, l’or ne se cueille pas seulement sur les crêtes serties de feuillages mordorés et illuminées par un automne flamboyant, il pousse dans la terre en rangées bien ordonnées. « La lavande est l’âme de la Haute Provence », écrivait Jean Giono, que je citais dans mon livre Provence, les sillons du soleil. Le trésor de la région, c’est cet or violet qui enchante l’été : la lavande. Sur le logo du parc naturel régional des Baronnies provençales, la lavande vraie trône en majesté.
    Il existe en effet plusieurs variétés de lavande. Aujourd’hui dans le monde, l’immense majorité des champs de lavande sont en vérité composés de lavandin, un hybride plus touffu et prolifique, dont la culture est plus facile et les rendements meilleurs.

    lavanderaie des hautes baronnies provençales
    Lavande fine dans le séchoir à lavande


    Mais la lavande « historique », plébiscitée par la pharmacopée pour la qualité de son huile essentielle, c’est celle que les paysannes d’autrefois cueillaient à l’état sauvage sur les sentes escarpées quand elles menaient les troupeaux à l’alpage, c’est la lavande fine, dite aussi lavande vraie ou lavande de montagne. Elle est une plante endémique du sud de la France, et une plante alpine : j’ai été très surprise, lors de ma randonnée sur le GR54, de rencontrer autant de lavande sauvage.
    A la Lavanderaie des Hautes Baronnies, Lucie et Florian sont tous deux descendants de cette polyculture ancestrale en Provence : leurs familles cultivaient et cueillaient la lavande parmi d’autres cultures (vignes, fruits, tilleul, un autre emblème des Baronnies…). Eux ont aujourd’hui choisi de se consacrer exclusivement à la lavande et à sa famille (lavandin, lavande aspic), mais de proposer dans leur superbe magasin à la Lavanderaie des Hautes Baronnies non seulement leurs propres produits, mais aussi une très large gamme de saveurs issues de leurs voisins et amis agriculteurs : la Lavanderaie des Hautes Baronnies est un temple de la lavande, mais aussi une vraie boutique de produits locaux en circuit court, avec confitures, tisanes, céréales, terrines, miel, etc.

    lavanderaie des hautes baronnies provençales
    Une boutique magnifique, à l’image de la qualité des produits proposés
    lavanderaie des hautes baronnies provençales


    L’arrivée à la Lavanderaie est enchanteresse : la boutique est de toute beauté, avec ses hauts murs mauves, ses bouquets, ses grands panneaux dessinés expliquant l’épopée florale provençale. Une grande exigence de qualité anime la famille : leurs lavandes sont non seulement cultivées en agriculture biologique, mais aussi inscrites dans le cahier des charges de l’AOP Huile essentielle de lavande de Haute Provence. La gamme de produits est aussi belle que riche : bouquets et sachets de lavande, huile essentielle, savons, bougies, tout me fait envie.
    Mais le moment le plus mémorable que nous ayons vécu sur ce séjour, c’est ici : j’entre pour la première fois de ma vie dans un séchoir à lavande. Dans la pénombre mystique, les bouquets suspendus tête baissée décuplent leurs senteurs et composent un tableau d’une rare beauté. J’ai l’impression d’être dans l’atelier du sorcier : ici se crée la magie !  

    lavanderaie des hautes baronnies provençales
    Univers de senteurs et de beauté en Haute Provence à la lavanderaie
    lavanderaie des hautes baronnies provençales

    Les Cueillettes de Marielle à Ribeyret : un havre végétal en Baronnies provençales

    Sur les hauteurs de Ribeyret, sous les crêtes et « serres » emblématiques des Baronnies enroulées dans le ciel comme autant d’escargots de pierre, Marielle nous accueille dans sa ferme. Chez Marielle, on cueille les plantes sauvages et du jardin pour confectionner tisanes, baumes et vinaigres puisant dans chaque saison leurs vertus. Marielle nous propose un atelier pour fabriquer nous-mêmes un baume relaxant, autour d’une tasse fumante. Son univers est un hymne à la nature et aux trésors qu’elle recèle. Spécialisée dans la cueillette de plantes sauvages, la transformation en tisanes, vinaigres aromatiques et onguents, cette artisane s’engage dans une démarche profondément respectueuse de l’environnement, dans la lignée du Syndicat des Simples. Cette charte, plus stricte encore que la certification AB, garantit une production artisanale éthique, sans serres ni plastiques, et un respect attentif des sols et des écosystèmes.

    voyage d'automne en Baronnies provençales : les cueillettes de Marielle
    Un cadre enchanteur
    voyage d'automne en Baronnies provençales : les cueillettes de Marielle
    Autour d’une tisane avec Marielle

    Dès l’entrée, vous êtes accueillis par ses deux grands chiens, de véritables nounours poilus, qui veillent paisiblement sur la propriété. À ses côtés, son mari Olivier est un artisan du bois, qui façonne entre autres les ustensiles indispensables à l’atelier proposé par Marielle : bols, mortiers, pilons, tous issus de son travail minutieux.

    Marielle cueille ses plantes en petites quantités, privilégiant la cueillette sauvage et locale. Soucieuse d’éviter l’utilisation de beurres exotiques tels que le karité ou la coco, elle préfère les huiles du terroir – olive, tournesol – pour composer ses onguents. Les macérations, réalisées à basse température (en dessous de 45 °C), préservent les propriétés des plantes et des huiles. Elle sait également extraire les principes actifs liposolubles dans l’huile, ou recourir à l’alcool pour certaines préparations, en faisant d’abord sécher les plantes quelques heures.

    voyage d'automne en Baronnies provençales : les cueillettes de Marielle
    Notre atelier avec Marielle

    Le résultat ? Des produits vivants, ancrés dans le terroir, qui racontent la richesse des Baronnies. Dans cette ferme de Ribeyret, la cueillette n’est pas qu’une récolte, c’est une rencontre avec la nature, un geste éthique et réfléchi. Les textures, les senteurs, le toucher du bois façonné par Olivier, l’atelier lent et doux avec Marielle où nous choisissons nos plantes, les écrasons et plongeons dans l’huile, tout invite à renouer avec la simplicité et l’authenticité. Ici chaque gorgée de tisane est une leçon de patience et d’harmonie, dans un automne radieux où tout dit la générosité de la nature. Un joli moment.

    voyage d'automne en Baronnies provençales : les cueillettes de Marielle

    Découvrir les vertus miraculeuses de la spiruline à la Ferme pilote

    La ferme pilote d’Orpierre ? Un lieu pionnier dans la production de spiruline, la micro-algue miraculeuse qui remonte aux origines du monde. François et Valérie nous accueillent chaleureusement dans leur maison aux couleurs d’automne, où les cueillettes de saison ont couvert la table de courges, de champignons et de citrouilles. Ils ont la gentillesse de nous servir une soupe chaude et un thé, et nous racontent l’histoire épique de la spiruline. Une soupe chaude nous est servie, confort gustatif après les intempéries, et c’est dans cette atmosphère conviviale que nous plongeons dans l’univers fascinant de la ferme pilote.

    spiruline d'orpierre
    Découvrir la spiruline à la Ferme pilote d’Orpierre
    François et Valérie

    La spiruline, François nous l’explique, est en réalité une cyanobactérie, souvent désignée par commodité comme une « micro-algue ». Vieille de plus de trois milliards et demi d’années, cette cyanobactérie a survécu à des conditions atmosphériques extrêmes, développant des mécanismes de protection remarquables. Découverte par les Français au début du XXe siècle au lac Tchad, elle a longtemps constitué la base de l’alimentation des populations locales, réputées pour leur grande stature et leur bonne santé. Cette richesse nutritionnelle s’explique par sa très forte teneur en protéines (jusqu’à 66%), en fer et en acides aminés facilement assimilables. Contrairement à des végétaux comme la chlorella, dont la paroi cellulosique est plus difficile à digérer, la spiruline se présente sous forme de peptides simples, immédiatement utilisables par notre organisme. Elle contient également un vaste spectre de minéraux et de pigments – chlorophylle, bêta-carotène et surtout phycocyanine, un pigment bleu, concentré en quantités particulièrement élevées à Orpierre grâce à l’ensoleillement exceptionnel. Ses pigments ne sont pas seulement décoratifs : la phycocyanine, par exemple, a des propriétés antioxydantes et stimule l’EPO naturel, favorisant ainsi la production de globules rouges.

    spiruline d'orpierre
    La spiruline : la micro-algue des débuts de la vie sur Terre, ici cultivée à Orpierre


    Après avoir vécu en Polynésie, Valérie et François ont choisi de s’installer ici, dans les Baronnies, pour donner vie à leur projet exigeant : il s’agit non seulement d’une ferme de production, mais aussi un exemple reconnu mondialement pour la qualité exceptionnelle de sa spiruline. La ferme pilote est créée en 1997. Ici, la spiruline est produite de manière artisanale, dans une eau de source riche en minéraux, dans un milieu soigneusement contrôlé (pH, salinité, température) qui recrée les conditions naturelles. Le résultat : une spiruline d’une qualité exceptionnelle, dont la concentration en phycocyanine (20% contre 16% en moyenne) reflète la générosité du soleil provençal. La phycocyanine favorisant la production de globules rouges, elle est très utilisée dans le cadre de l’alpinisme pour favoriser l’acclimatation – je vais tester et vous en reparler !

    spiruline d'orpierre
    Spiruline et phycocyanine, les deux produits emblématiques

    A la rencontre des artisans des Baronnies provençales

    La beauté et la précision du geste, la richesse d’un savoir-faire hérité et transmis, l’amour du travail bien fait… Lors de notre tour des Baronnies à vélo, nous avons fait de belles rencontres avec les hommes et les femmes qui font battre le cœur de ce pays de montagnes et de soleil. Voici les artisans qui ont eu la gentillesse de nous ouvrir leur atelier pour de belles rencontres passionnées.

    Marion Richaume, l’art de la poterie au cœur de Rosans

    Marion Richaume est potière d’art à L’atelier de la lune, à Rosans. Internationalement reconnue pour l’élégance intemporelle de ses créations, elle nous a hypnotisées par la grâce de son tour de potier et elle est en train de transformer Rosans en un vrai village de potiers. Cette potière passionnée, à la fois artisane et visionnaire, est au cœur d’un ambitieux projet de revitalisation locale.

    Marion porte de nombreuses casquettes. Déléguée régionale pour la PACA des Ateliers d’Art de France et membre actif du bureau de l’association des potiers PACA, elle est aussi présidente de l’association des commerçants de Rosans et de celle qui organise le marché des potiers du village. Grâce à son engagement, Rosans est sur le point de devenir un carrefour pour la poterie, et son travail culmine avec l’ouverture imminente d’une pépinière de potiers, un espace conçu pour accueillir et accompagner de jeunes artisans désireux de s’installer dans la région.

    Marion Richaume atelier de la Lune rosans
    Marion Richaume, talentueuse potière d’art et porteuse d’un projet d’avenir pour Rosans

    L’idée est simple, mais audacieuse : attirer des artisans de toute la France et les inciter à poser leurs valises à Rosans. Marion Richaume va encore plus loin : elle coache ces potiers pour les amener à s’imposer sur la scène internationale, tout en ancrant leur activité dans un territoire rural. Pour elle, l’artisanat d’art n’est pas qu’une finalité esthétique : c’est un levier de redynamisation locale.

    Dans son atelier, Marion Richaume crée des pièces uniques qu’elle qualifie de bijoux d’intérieur, travaillant principalement la faïence. Son style est épuré et atemporel, évoquant luxe et élégance. Son talent a été reconnu par l’obtention du label Ateliers d’Art de France, la distinction la plus prestigieuse dans son domaine. Mais son rêve dépasse largement son propre travail : il s’agit de donner naissance à un village vivant, solidaire et créatif, où la poterie est à la fois un art et une promesse d’avenir.

    Marion Richaume atelier de la Lune rosans
    Délicatesse fascinante du geste, beauté des créations

    Thomas, la Forge de Rosans : l’art du couteau d’exception

    Thomas est coutelier à La forge de Rosans et met le travail du feu, du métal et du bois au service de son art pour forger et sertir le couteau parfait. De la flamme incandescente de la forge au choix des essences boisées pour le manche, le processus nous a fascinées !

    forge de rosans coutellerie d'art
    La forge de Rosans : coutellerie d’art

    Thomas travaille principalement avec de l’acier carbone, un matériau prisé pour sa dureté, bien qu’il soit plus exigeant à façonner. Il nous explique que la qualité d’un couteau repose sur trois piliers fondamentaux : la qualité de l’acier, le savoir-faire du forgeron et les traitements thermiques. Ces derniers jouent un rôle crucial dans la solidité et la durabilité de la lame.
    Le processus de fabrication d’un couteau est une véritable chorégraphie technique. Tout commence par la forge, où l’acier est chauffé et martelé pour lui donner une première forme. Suit le recuit, une étape où la pièce est chauffée à une température rouge cerise avant de refroidir lentement dans des briques réfractaires pendant huit heures, pour détendre le métal.
    Une des techniques les plus spectaculaires que Thomas utilise à la forge de Rosans est la création de lames damassées, à l’aspect strié unique. Héritée des traditions syriennes ou japonaises, cette méthode consiste à empiler des couches d’acier aux caractéristiques différentes – jusqu’à 12 morceaux alternés. Sous une chaleur intense et avec l’ajout de borax pour éviter l’oxydation, ces couches sont soudées ensemble, étirées et repliées pour former une sorte de pâte feuilletée métallique. Le résultat ? Une lame à la fois souple et tranchante, d’une esthétique fascinante avec ses reflets irisés.

    forge de rosans coutellerie d'art


    L’émouture, qui donne au couteau son tranchant, est réalisée à l’aide d’une meule spécifique appelée backstand. Après cela vient la normalisation : Thomas chauffe à nouveau la lame à environ 800 °C avant de la laisser refroidir rapidement à 500 °C. Enfin, il procède à la trempe, l’étape qui donne à la lame sa dureté finale. Plongée dans une huile chauffée à 60-70 °C après avoir atteint la température idéale, rouge cerise, la lame subit un refroidissement rapide qui la rend extrêmement dure – mais aussi fragile si elle n’est pas manipulée avec soin.
    Mais le travail de Thomas ne s’arrête pas à l’acier. Il façonne également les manches de ses couteaux, en choisissant avec soin des matériaux nobles et variés. Son atelier abrite une véritable bibliothèque de bois : des essences locales des Baronnies comme le buis, le tilleul ou l’olivier, mais aussi des bois exotiques comme l’acajou. Toujours en quête d’originalité, il travaille également des matières plus insolites, comme la corne de mammouth extraite du pergélisol sibérien. Chaque manche, unique, complète la lame en apportant une touche de caractère et d’élégance.

    forge de rosans coutellerie d'art
    Forge et bibliothèque de bois, tout un processus pour aboutir à la beauté d’un couteau parfait

    Chez Thomas, chaque couteau est une œuvre d’art et de passion. Nous avons adoré notre visite à la Forge de Rosans, et les couteaux superbes avec lesquels nous sommes reparties.

    Natacha Fée : Terre, laine et créativité

    Touche à tout créative et pleine de ressources, Natacha Fée porte bien son nom : elle a des doigts de fée. Elle tient la boutique Terre et Laine / Décofée à Garde-Colombe. Feutre, bougies, vêtements, sauvetage de pièces anciennes, elle sait tout faire, et elle nous a proposé un atelier super original où nous avons confectionné un joli objet en feutrine.

    terre et laine atelier décofée en baronnies
    Un atelier créatif chez Natacha Fée

    Son atelier apparaît comme une véritable caverne d’Ali Baba. Ici, tout est matière à création, à détournement, à réinvention. Sur ses étagères se côtoient des savons feutrés, des bougies en cire de soja délicatement parfumées avec des essences de Grasse et des pommes des Hautes-Alpes, des bougies gourmandes qui rappellent l’odeur d’un chocolat chaud, des objets en feutre comme de petites poules de couture ou des tortues miniatures, sans oublier des sacs confectionnés à partir de vieilles chemises, et des vêtements remis au goût du jour à partir de vestes des années 60. Chaque recoin de son atelier révèle une surprise : des plantes, qu’elle multiplie par bouture et propose à la vente, des accessoires originaux, et même des coussins de yoga aux motifs raffinés conçus par sa fille. Cette atmosphère éclectique est le reflet d’une démarche à la fois écologique, accessible et résolument créative.

    terre et laine atelier décofée en baronnies
    Natacha Fée dans son atelier magique, entourée de ses créations variées

    Au cœur de cet univers, Natacha nous invite à mettre la main à la pâte lors d’un atelier de feutrage. Le feutre, matériau ancestral obtenu à partir de laine, se façonne sous nos doigts. Il existe plusieurs techniques : le feutrage à l’aiguille, où l’on pique la laine pour entrelacer ses fibres aux « crochets » invisibles, et le feutrage à l’eau et au savon, que nous testons lors de cet atelier. Natacha nous guide pas à pas dans la fabrication d’un objet, un vide-poche.
    Tout commence par le choix de la laine, aux couleurs variées. Nous apprenons que la laine feutre car ses fibres possèdent de minuscules écailles qui s’accrochent les unes aux autres. On pose d’abord la laine sur un support en papier bulle, en la croisant comme un tissage pour augmenter sa solidité. Une première couche grise, puis une de la couleur que l’on souhaite mettre en avant, et ainsi de suite. Une fois le « nid » de laine préparé, on le mouille abondamment avec de l’eau chaude mêlée à du véritable savon de Marseille. La chaleur, l’eau, le savon et la pression exercée avec les mains vont lier les fibres entre elles.
    Au fur et à mesure que l’on malaxe, roule, pétrit la laine, celle-ci se rétracte, pouvant réduire jusqu’à deux ou trois fois sa taille initiale. Les fibres s’agrippent, se densifient, donnant naissance à une matière compacte, douce et résistante. On peut créer de petites boules de feutre, de nouvelles couches de couleur, des formes variées. Le processus est sensoriel, presque méditatif, et le parfum léger du savon se mêle à la chaleur de l’eau. Lorsque le vide-poche prend forme, une simple poignée de laine brute devient un objet unique que nous avons la satisfaction d’avoir nous-mêmes créés.

    terre et laine atelier décofée en baronnies

    Chez Natacha Fée, la création est un jeu, une expérience tactile, une célébration de la matière et de la réutilisation. Sa gentillesse fait de cette rencontre un moment généreux et inspirant. Nous repartons avec la fierté d’avoir fabriqué ces jolis objets qui prolongent dans nos mains la mémoire de notre voyage d’automne chez les artisans des Baronnies. Cette approche artisanale, humaine, est à l’image de notre périple dans les Baronnies, où chaque artisan rencontré nous a invités à repenser notre lien aux matières premières, au terroir qui nous nourrit et au geste créatif.

    terre et laine atelier décofée en baronnies
    La beauté des objets fabriqués et la fierté de les avoir créés !

    Visiter à vélo Serres, le rocher mémoire du Dauphiné

    Nous retrouvons lors de ce voyage d’automne en Baronnies un village coup de cœur de notre trek de printemps, sur le GRP Tour des Baronnies : Serres, un des emblèmes du pays de Sisteron Buëch, avec l’étrange rocher qui le surplombe et vient s’amarrer aux eaux turquoise du Buëch.
    Si on parle de Baronnies provençales, Serres est elle résolument ancrée dans l’histoire du Dauphiné : son histoire passionnante et tumultueuse est associée à celle du protestantisme dans la région, et au célèbre Duc de Lesdiguières, icône des guerres contre la Savoie. Je suis fascinée par la richesse du patrimoine historique de Serres, entre maisons Renaissance aux façades de rocaille sculptée, « tombeau du juif » attestant la présence d’une ancienne communauté hébraïque, et dédale des ruelles montant raide à l’assaut des sentiers.
    Serres est plus belle encore à l’automne, avec le contraste des feuillages rouges et des eaux bleues, la lumière d’octobre sur les rochers et la douceur de l’arrière-saison.

    Serres en automne
    La beauté de Serres en automne
    Serres en automne


    Nous déjeunons sur la place à l’Estaminet, un resto que j’affectionne beaucoup : je m’y suis souvent arrêtée sur la route entre Nyons dans les Baronnies drômoises et les rives du lac de Serre-Ponçon. Au bord de la fontaine et sous les grands parasols rouges se déploie une cuisine généreuse et locale : spécialités dauphinoises, comme l’iconique gratin de pommes de terres, et hautes-alpines, comme les célèbres tourtons. Je recommande en dessert la fabuleuse glace yaourt myrtille : pépite des Alpes !

    Atmosphère ensoleillée à l’Estaminet

    Orpierre, le village qui grimpe

    Qu’est-ce que j’ai aimé Orpierre, mon coup de foudre de ce voyage ! Il est entré directement au Panthéon de mes villages préférés des Hautes-Alpes, aux côtés du hameau de Prapic à Orcières-Merlette, des villages d’alpinisme La Grave et Villar-d’Arène dans les Ecrins, ou encore de Vallouise et La Chapelle en Valgaudemar que j’ai découverts sur le GR54, et il a en commun avec eux tous d’être un authentique village de montagne.
    Dès le premier regard, Orpierre est saisissant : le village est adossé à un impressionnant rocher du Quiquillon dont la silhouette iconique est devenue son emblème. Vaisseau de calcaire sculpté par une érosion féroce, il me rappelle d’autres monstres sacrés de la région, eux aussi façonnés il y a des millions d’années par les sédiments de la Téthys alpine, comme le Mont Aiguille et le Rocher de Combeau près de Châtillon-en-Diois, ou encore les reliefs biscornus du Dévoluy. Je comprends pourquoi j’aime tellement Orpierre, qui correspond tellement à tout ce que j’aime : Vercors, Dévoluy et Baronnies, cette sainte trinité de massifs un peu secrets à la bascule entre Provence et Dauphiné a sculpté depuis l’enfance mon imaginaire, comme l’eau des rivières qui érode et façonne le calcaire.

    Orpierre en automne : bijou des Baronnies provençales
    Orpierre, un toponyme divinement approprié, particulièrement à l’automne !


    Orpierre a compris très tôt l’atout incroyable que représentent les falaises majestueuses qui le ceignent : il fut l’un des pionniers à baser son développement touristique sur l’escalade, une activité nature et sportive dont la saison d’exercice est très longue, et qui fait vivre toute une économie locale : loueurs et vendeurs de matériels, moniteurs, hébergeurs, producteurs et restaurateurs, au point qu’Orpierre est surnommé « le village qui grimpe ». Tout comme Céüse et Ailefroide, Orpierre est devenu un site incontournable de l’escalade, non seulement en France mais sur le plan international – les Hautes-Alpes sont décidément la Mecque de la grimpe ! A Orpierre, cela crée une ambiance incroyable, avec des gens bardés de cordes et de mousquetons qui défilent dans la ville, des cafés où on s’échange topos et conseils, et un office de tourisme qui porte le nom excitant de Maison de la grimpe, où un petit mur d’escalade a été aménagé à l’intérieur même du bureau.

    Orpierre en automne : bijou des Baronnies provençales

    La maison de la grimpe est aussi celle des produits locaux, et on retrouve sur de jolies étagères une sélection alléchante, où on retrouve lavandes et spiruline, mais aussi pâtes, confitures, bières locales à l’effigie de la grimpe (évidemment) et jolies céramiques colorées.

    Orpierre en automne : bijou des Baronnies provençales

    Enfin, le cœur historique d’Orpierre nous a fascinées par son labyrinthe de rues couvertes, de voûtes ouvragées et de portes sculptées : la légende dit qu’autrefois, on pouvait traverser Orpierre à cheval par les souterrains ! Comme Serres ou Châtillon-en-Diois, Orpierre est très marqué par l’histoire du protestantisme en Dauphiné, avec la présence de temples et de ruelles à demi cachées (à Lyon, on appelle ça des traboules, à Châtillon-en-Diois, des viols, le principe est le même) : on imagine bien un décor de cape et d’épée, de secrets et de clandestinité !

    Orpierre en automne : bijou des Baronnies provençales
    Orpierre, coup de foudre en Baronnies

    Voyage d’automne en Baronnies provençales : où dormir ? Nos bonnes adresses

    Lors de ce beau voyage à vélo à travers les Baronnies, nous avons fait halte dans trois hébergements de charme qui nous ont énormément séduites, et où l’accueil a été chaleureux, soigné et attentif.

    Atypique détour à Rosans

    Nous avons retrouvé avec bonheur Atypique détour, qui avait été notre coup de cœur de printemps sur le GRP Tour des Baronnies. C’est la seconde fois que nous arrivons chez Patricia et Jacky trempées jusqu’aux os (à pied, à vélo, on innove, mais la pluie nous poursuit à Rosans ! un comble dans ce pays si ensoleillé), et c’est la seconde fois qu’ils nous accueillent avec du café chaud, de petits gâteaux, et des pantoufles sèches et chaudes… Cette grande bâtisse fut une caserne de gendarmerie, un laboratoire élevant des serpents, d’où le caractère atypique, mais aujourd’hui, c’est une maison d’hôtes délicieusement cosy à la déco douillette et où on se sent chez soi. La terrasse avec vue sur les montagnes des Baronnies nous cesse de nous émerveiller, et on adore les repas maison de Patricia !  

    atypique détour rosans
    Douceur et saveurs à Atypique détour
    atypique détour rosans

    On en profite pour faire un petit tour au très beau prieuré clunisien de Saint André de Rosans, fondé en 988 et qui reste une référence du roman provençal.

    Le prieuré de Saint André de Rosans
    Le prieuré de Saint André de Rosans

    L’Hôtel Logis le Céans à Sainte Colombe

    Situé à Sainte Colombe, à deux pas d’Orpierre, l’hôtel est situé dans un immense parc arboré avec piscine, que l’automne sublime. A table au restaurant, tout est automnal, local et délicieux : olives de Nyons, courges, citrouilles et quinoa produit dans les Baronnies, fabuleux fromages des Hautes Alpes, notamment une tomme brossée au génépi, avec des présentations soignées et une très belle déco de saison. Nos chambres sont confortables et l’accueil chaleureux – une jolie halte, très appréciée des cyclistes mais aussi des motards ! A noter qu’en été, la grande piscine doit faire le bonheur des voyageurs… une jolie adresse.

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    L’hôtel Logis Le Céans à deux pas d’Orpierre, son parc arboré aux teintes automnales…
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    … et son restaurant ancré dans le terroir !

    La clef de sol à Trescléoux

    Coup de foudre pour cette chambre d’hôtes singulière et charmante au cœur du beau village de Trescléoux, chez Jacqueline et Jean. Il s’agit d’une ancienne maison de village typique du sud de la France, impressionnante par sa taille et ses volumes dissimulés au détour d’une ruelle du village – difficile de soupçonner un tel espace derrière la jolie façade ! Chaque chambre est vraiment particulière, avec son architecture ancienne, ses volumes irréguliers, sa décoration typique de la Provence, sa bibliothèque remplie de livres passionnants sur l’histoire de la région… Jacqueline est très investie dans les traditions locales : elle participe au marché aux fruits et légumes anciens d’Orpierre, et sait confectionner les « pistoles », prunes d’ici préparées selon la méthode ancestrale ! Quant à Jean, il est le maire de Trescléoux, lui aussi féru d’histoire… et de musique : après un excellent dîner de saveurs automnales, nous avons eu droit à un joli récital de piano sous les hautes voûtes du salon. Nous avons adoré cette adresse si chaleureuse et particulière.

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    La clef de sol à Trescléoux
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    Le charme ancien et typiquement provençal de ma chambre
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    Jacqueline et Jean : un couple mélomane et amoureux des traditions de Haute Provence
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    Une bulle de douceur en Baronnies provençales

    Notre coup de cœur pour les Baronnies provençales se renforce à chaque voyage. Un grand merci à Sisteron Buëch et au Parc Naturel Régional des Baronnies provençales pour leur accueil, et à toutes les personnes qui se sont occupées de nous. On se sent en famille ici. La prochaine fois, à cheval ?

  • Mes coups de coeur à Londres : escapade pleine de magie

    Vous avez dit Londres ? Un tourbillon d’images et d’émotions m’envahit : une chanson de pop so british, des cabines téléphoniques rouges et des taxis jaunes, Big Ben et Westminster, Harry Potter et la reine Elizabeth, les marchés de Camden et les façades colorées de Notting Hill, les rives de la Tamise et les spectacles du West End. Ville-monde, cosmopolite, colorée et excitante, Londres mérite toujours le voyage : London is always a good idea, comme ils disent ! J’ai eu plusieurs fois le plaisir de venir visiter Londres, et je ne me lasse pas du charme inimitable de cette ville pleine de magie. Pour un voyage à Londres réussi, voici quelques idées à explorer…

    S’immerger dans l’atmosphère pop de Londres : Camden, Portobello, Notting Hill…

    Les Kinks chantent un « Waterloo Sunset », Ralph McTell évoque les « Streets of London », et avec un rif puissant à la guitare, les Clash proclament « London calling » : choisissez votre bande son et perdez vous dans les rues de Londres. Ce que j’aime le plus pour découvrir Londres pendant un séjour de quelques jours, c’est me sentir personnage d’un film, casque sur les oreilles, en me promenant dans le dédale cosmopolite et survolté des rues de Londres.

    A Notting Hill, j’ai le coup de cœur pour les façades colorées si photogéniques. Le plus instagramable des shootings londoniens vous attend dans ce quartier résidentiel de charme où on rêve d’attendre l’amour derrière une fenêtre, un thé à la main…

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    Notting Hill

    J’adore l’atmosphère bohême et colorée de Portobello Road, ses marchés où on trouve de tout, fringues vintage, vieux disques, curiosités et jolis objets pour créer une ambiance cottage chez vous à votre retour de Londres.

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    Portobello

    A propos de marché, j’aime énormément celui de Old Spitalfields, avec ses drapeaux et son atmosphère de halle marchande fin XIXe, où se mêlent l’artisanat et l’alimentation. L’ambiance est victorienne, mais les saveurs cosmopolites. La cuisine du monde se réunit à Londres, et j’adore y manger indien, chinois, thai ou japonais !

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    Old Spitalfields

    Envie d’une ambiance plus alternative ? Bienvenue à Camden, ses puces punk, ses façades ultra colorées, ses dégaines de rockers, ses concerts – le cœur rock de Londres bat dans ce quartier iconique de la capitale à ne manquer sous aucun prétexte !

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    Camden

    Londres regorge d’insolites qu’on découvre au hasard d’une déambulation, comme par exemple l’étonnante Sicilian Avenue dans le quartier de Bloomsburry, qui ressemble à une arcade italienne, le quartier chinois rempli de lumignons colorés, ou l’étonnant Sky garden, jardin suspendu où je regrette beaucoup de ne pas avoir pu monter – la vue semble exceptionnelle ! Londres mérite un séjour de plusieurs jours en prenant le temps de se perdre et de se laisser porter par l’inattendu…

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    Au détour d’une rue de Londres…

    Pause douceur : l’ambiance unique des cafés londoniens

    Qu’est ce que j’aime les cafés de Londres !

    Certains sont trendy, ultra colorés et insolites, avec des décorations hyper flashy, du rose partout, des cygnes, des cocktails futuristes, comme le EL&N London de Lowndes Street avec ses roses ultra kitsch, ses brunch healthy.

    D’autres sont des modèles de tea house so british, comme le fabuleux The Rose Lounge sur Waterloo Place, avec ses cascades de petits desserts, ses banquettes rouges capitonnées, son ambiance bonbonnière.

    D’autres sont des pubs londoniens mythiques, comme The White Lion à Trafalgar Square, une icone du quartier de Westminster avec sa façade ultra fleurie, ses murs de vieille brique et son allure de vieille institution vénérable.

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    The White Lion

    Prendre le temps de s’installer dans un café, pub ou tea house de Londres est un incontournable de tout séjour en Angleterre !

    Balade le long de la Tamise : Londres à travers les siècles, de Big Ben au London Eye

    Se promener sur les quais de la Tamise, c’est faire un voyage à travers le temps. Le palais du parlement (appelé Westminster Palace, ou Houses of Parliament) se reflète dans les eaux du fleuve et incarne toute la puissance de l’Angleterre au XIXe siècle, à l’époque où « le soleil ne se couchait jamais » sur l’empire de la reine Victoria. L’iconique tour de l’horloge Big Ben couronne ce bâtiment majestueux devenu symbole de la Londres historique.

    Séjour à Londres : mes coups de coeur londoniens
    Houses of Parliament

    Le célèbre Tower Bridge, avec sa silhouette reconnaissable entre toutes, date de la même époque. Une carte postale de Londres !
    Mais juste au-dessus du vénérable Tower Bridge, on est précipités dans le XXIe siècle et la Londres futuriste ultra moderne avec The Shard, le gratte-ciel le plus original de la skyline londonienne avec sa forme pointue audacieuse et son gigantisme : plus de 300 mètres de haut !

    Pour profiter d’une vue fabuleuse sur la ville de Londres, on ne saurait trop recommander un tour sur la grande roue du London Eye, qui monte à 135 mètres – ce n’est pas The Shard, mais cela reste vertigineux, et le panorama est incomparable !

    Autour du London Eye, des cafés, bars et restos ultra originaux peuplent les rives de la Tamise et offrent de très beaux points de vue. Et pour le grand frisson, le London Dungeon vous attend : un manoir hanté où c’est Halloween toute l’année, avec une mise en scène qui fait vivre les heures les plus horrifiques et sanglantes de l’histoire anglaise !

    Téléscopage des époques

    Westminster : Entre tradition monarchique et monuments emblématiques

    Nous autres Français, nous avons fait notre Révolution, brandi le drapeau tricolore et réservé un sort peu enviable à notre famille royale. Et pourtant, nous restons fascinés par la monarchie anglaise. Impossible de ne pas faire un tour dans le quartier de Westminster, autour de Big Ben.

    Admirer les gardes de la Reine et attendre la cérémonie de la relève, assister aux parades et aux défilés, fait partie du folklore anglais.

    J’ai adoré la beauté de l’église de Westminster Abbey, que les couronnements, mariages et obsèques royaux ont rendue célèbre, et qui m’a fascinée par ses gigantesques fresques dorées et ses volumes majestueux. Pour se croire dans un épisode de The Crown, difficile de faire mieux !

    Le quartier de Westminster regorge de boutiques plus ou moins officielles vendant des objets de plus ou moins bon goût à l’effigie de la défunte reine, de l’actuel roi, de la famille royale ou de leurs mythiques chiens (des corgis). Oserez-vous revenir avec une tasse de thé à l’effigie d’Elizabeth ? A vous de voir… mais la visite de la boutique officielle de la famille royale vaut le tour !

    Kings’ Cross : un voyage au cœur de Londres

    Pour voyager à Londres, vaut-il mieux arriver en avion à Heathrow ou en train par l’Eurostar à King’s Cross ou Saint Pancras ? J’ai fait les deux, mais je trouve un charme inimitable au train. Les gares de King’s Cross et de Saint Pancras vous permet d’arriver directement en plein centre de Londres, et d’être immédiatement immergé dans l’ambiance de la cité. De plus, le bâtiment de King’s Cross lui-même est majestueux, avec ses hauts volumes lui donnant un faux air de cathédrale gothique de la modernité. 
    Et si vous êtes comme moi fan de Harry Potter, vous ne résisterez pas au plaisir de chercher le mythique quai 9 ¾ …

    Dans les pas de Harry Potter : Londres pour les sorciers

    Les pottermaniaques le savent : de nombreux lieux londoniens ont été mis à contribution lors du tournage des films de notre sorcier préféré. Le quai 9 ¾ à la gare de King’s Cross, la gare de St Pancras International, Piccadilly Circus, la maison des reptiles au zoo de Londres sont à retrouver dans les Harry Potter, le marché de Leadenhall a été le Chemin de Traverse et la Austrialia House la Banque Gringotts… Londres est un Poudlard à ciel ouvert !

    Et pour découvrir les décors préservés, on prend un bus pour arriver à 45 minutes de Londres à Leavesden, où sont situés les studios Warner Bros. L’univers Harry Potter y est intact, avec le dragon détruisant Gringotts, la grande salle de banquet de Poudlard ou encore le Terrier des Weasley…

    Mais si vous n’avez pas le temps d’aller à Leavesden, ce qui prend une grosse demi-journée, ne vous en faites pas : Londres regorge de boutiques Harry Potter, de curiosités, de bars et librairies faisant un clin d’œil au monde des sorciers… baguettes magiques et chapeaux pointus sont omniprésents !
    Et pourquoi ne pas aller voir Cursed Child (la pièce de théâtre Harry Potter) dans le West End ?

    Picadilly Circus : le pays des comédies musicales

    Le quartier du West End et la place de Picadilly Circus ressemblent beaucoup à Times Square et Broadway à New York : un énorme carrefour routier, des néons lumineux et panneaux publicitaires omniprésents, et surtout, des pièces de théâtre et comédies musicales !

    Lors de mes différents séjours à Londres, j’ai eu le bonheur d’assister plusieurs fois à des spectacles iconiques, comme le show Tina consacré à Tina Turner, le mythique Phantom of the opera, ou encore les sorcières vertes de Wicked. Pour mon prochain voyage à Londres, je rêve de la pièce issue de l’univers de Harry Potter, Cursed Child. Un spectacle à Londres, c’est toujours une expérience puissante, impressionnante, le divertissement à l’état pur, entre voix intenses et mises en scène magiques !

    Quitter Londres et aller voir la mer

    Lors de mes différents séjours à Londres, j’ai eu envie de vivre à la londonienne en m’offrant une virée à la mer.

    A seulement une heure de train au sud de Londres, Brighton est un choix merveilleux, avec son iconique jetée (Brighton Pier), ses palais exotiques et ses grandes plages où les mouettes viennent voler du fish and chips aux badauds. Ce n’est pas un hasard si c’est l’escapade préférée des Londoniens !

    Brighton
    A une heure au sud de Londres, un de mes endroits préférés d’Angleterre : Brighton !

    Mais si vous partez vers l’Est, et que vous choisissez d’aller voir les iconiques « white cliffs of Dover » (les falaises blanches de Douvres) qui font face au Pas de Calais français, surtout faites halte en chemin à Canterbury : sa cathédrale est une des plus belles d’Europe à mes yeux, et la ville a un charme fou avec ses canaux et ses ruelles surannées !

    Vous l’aurez compris, quand on part en road trip au sud du Royaume-Uni, la belle Londres n’est que le début du voyage…

  • Le GR54, grand tour des Ecrins : ma plus belle aventure

    Le GR54 ? Le Grand Tour de l’Oisans et des Ecrins, est incontestablement la randonnée la plus mythique des Alpes du Sud. Ce trek qui compte parmi les plus grandioses des Alpes françaises et qui permet d’entrer profondément dans le cœur du somptueux parc national des Ecrins, a été la plus belle randonnée itinérante de ma vie, et sans doute ma plus belle aventure à ce jour. Pendant douze jours, j’ai vécu un rêve. Un rêve ardu, escarpé, difficile parfois, mais perpétuellement sublime.
    12 jours, 200 km, 13 500 mètres de dénivelé positif et négatif… une aventure inoubliable qui m’a bouleversée, émue, émerveillée, épuisée parfois, mais laissé des souvenirs pour toute une vie. J’ai réalisé un rêve. Pour moi qui suis folle de montagne, de randonnée, de nature, de sommets enneigés et des Alpes en général, le GR54 était un mythe absolu, et il le reste à l’issue de ce trek.
    Ce trek au cœur du parc national des Ecrins est incontestablement une des plus belles randonnées des Alpes et offre une variété de paysages inouïe dans une montagne sauvage et préservée. Si vous aussi, le GR54 vous attire, voici mon récit jour par jour de ce GR féerique au cœur des Alpes du Sud, et tous mes conseils pour le vivre à votre tour.

    Faire le GR54, grand tour de l'Oisans et les Écrins : récit jour par jour de la randonnée et conseils pour vivre cette sublime aventure.
    Le GR54, grand tour de l’Oisans et des Ecrins
    plateau d'emparis GR54
    Le GR54 : un itinéraire de légende, passant par des lieux emblématiques des Ecrins, comme ici le plateau d’Emparis…
    Faire le GR54, grand tour de l'Oisans et les Écrins : récit jour par jour de la randonnée et conseils pour vivre cette sublime aventure.
    … qui franchit de hauts cols spectaculaires (ici le col des Grangettes, 2684m, avec sa vue sur le lac de l’Eychauda)…
    gr54 vallonpierre
    … et qui permet de passer la nuit dans des refuges iconiques, comme par exemple ici Vallonpierre. L’aventure d’une vie !

    Randonner sur le GR54 : préparer votre trek & infos importantes

    Cet article fait suite à un premier, Se préparer au GR54, que j’ai écrit avant mon périple et qui contient toutes sortes d’informations (les questions que je me posais avant l’aventure, les différentes variantes, les choix que j’ai faits et pourquoi, l’historique du GR54, ma préparation physique…). Je vous invite chaleureusement à le consulter si vous vous préparez au GR54 ou si le parcours et son histoire vous intéressent.

    Inauguré en 1964, le GR54 propose un itinéraire traversant l’ensemble des vallées du parc national des Écrins, au plus près des sommets mythiques et au cœur des massifs. Vous passerez chaque jour dans le cœur du parc national des Écrins (voir ici l’article concernant la réglementation en cœur de parc), vous y dormirez parfois. Ce Grand tour de l’Oisans et des Écrins, c’est l’itinéraire des pionniers venus sonder l’immensité des Écrins, en suivant les traces des alpinistes aussi loin qu’un randonneur peut aller, et des bergers faisant vivre une culture pastorale et paysanne qui a façonné ces alpages séculaires. Les Écrins, ce sont des sommets, mais aussi des hommes et des femmes, des villages et des hameaux, des estives et des refuges… c’est une grande aventure puissante qui m’a bouleversée. Aucune journée ne m’a déçue : toutes étaient éblouissantes, et je pense sincèrement qu’il s’agit d’un des plus beaux treks du monde.

    gr54 écrins réou d'arsine
    L’arrivée au Réou d’Arsine : une beauté presque surnaturelle dès le tout premier jour

    C’est aussi l’un des treks les plus difficiles de France et il demande un entraînement solide (voir à ce sujet ma préparation au GR54). L’option que j’ai choisie, au départ de La Grave et en empruntant les variantes alpines au plus près des sommets, représentait 12 jours de marche, environ 200km pour 13500D+, soit environ 1100D+ et -/jour. Les franchissements des grands cols sont épiques et souvent techniques – je me suis notamment fait peur au col des Grangettes, très enneigé et vertigineux en début de saison (mi-juillet). Je recommande vivement de se sentir à l’aise en montagne avant de se frotter au GR54 : avoir déjà fait des treks plus courts (de 3 jours à une semaine), être sûr d’avoir la forme physique pour encaisser ces dénivelés sur la durée, ne pas avoir le vertige car même si le parc fait un travail remarquable d’entretien des sentiers, l’exposition au vide est fréquente.

    gr54 col de la muzelle
    Des ascensions spectaculaires : ici la montée au col de la Muzelle

    Pour calculer vos étapes au mieux, une ressource indispensable : le site du Grand Tour des Ecrins. Les itinéraires complets avec trace GPX et topo détaillé des 4 variantes sont à retrouver sur le site du Grand Tour des Ecrins. J’avais téléchargé tous les GPX avant mon voyage, et je les avais rendus disponibles hors connexion, car je n’ai pas eu le réseau à de nombreux endroits. J’avais également acheté le topoguide du GR54 édité par la FFRandonnée, afin d’avoir une carte IGN papier et un tracé détaillé.

    GR54
    Le topoguide : une ressource utile et bien faite

    Un détail qui mérite d’être mentionné : lorsque vous calculez vos étapes, ne regardez pas que le dénivelé positif, pensez bien à regarder le dénivelé négatif. Les grandes descentes du GR54, parfois techniques, peuvent vous « casser » plus que les montées (je pense par exemple à l’éprouvante descente du Col de la Vaurze). Sur le plan musculaire, je m’étais spécifiquement préparée aux descentes avant le GR54 (entraînements trail en descente, musculation des quadriceps), et je m’en suis félicitée.

    GR54 col de la Muzelle
    L’arrivée au lac de la Muzelle après le passage du col éponyme. Sur le GR54, on monte et on descend beaucoup. Chaque jour ou presque, un franchissement de col !

    Je pense les bâtons de randonnée indispensables sur le GR54 : s’ils soulagent à la montée, ils sont surtout ultra précieux à la descente. Dans les longues descentes difficiles (col de la Vaurze, pour ne citer que lui…), ils sont une aide considérable à l’équilibre, peuvent rattraper un début de chute, et aident à préserver les genoux.

    schistes noirs du GR54
    Les schistes noirs typiques du GR54 (ici à la descente du col de la Vallette en direction du col de Gouiran), qui demandent toujours un peu de concentration et qui deviennent très glissants quand ils sont mouillés. Bâtons très appréciés !

    Je suis également partie avec des crampons forestiers (petits crampons de randonnée, pas les gros crampons d’alpinisme, trop lourds à mes yeux pour 12 jours de trek en portant mes affaires), qui n’étaient sans doute pas indispensables mais que j’ai tout de même mis deux fois (Pas des Cavales, descente côté nord du Col de la Muzelle), et que j’aurais dû aussi mettre au Col des Grangettes (récit de cette aventure glissante plus bas).

    col de la muzelle
    Col de la Muzelle, côté nord (Oisans). Plusieurs larges névés nous séparaient du refuge de la Muzelle au bord du lac. J’ai mis les crampons pour traverser le plus important d’entre eux, que le soleil avait rendu glacé et assez glissant.

    En raison de la présence de névés tardifs, et parce que la neige peut revenir tôt en fin d’été (altitude maximale du GR54 : 2800m à l’Aup Martin), je conseille d’y aller après la mi-juillet et avant la mi-septembre. J’ai fait mon GR54 du 15 au 27 juillet 2024. Cette été-là, il avait neigé très tard dans la saison. Je me suis fait peur au col des Grangettes, qui était encore très enneigé avec un sentier partiellement recouvert et introuvable, et le col de l’Aup Martin était infranchissable sans matériel d’alpinisme : nous avons dû prendre la variante GR54A par le vallon de Fournel pour franchir le col 50 mètres sous l’Aup Martin, au Pas de la Cavale (lui aussi bien enneigé, mais moins difficile et dangereux).

    GR54 pas de la cavale
    Le pas de la Cavale

    Attention, il est impossible de réaliser ce trek avec son chien, car la réglementation du parc national des Écrins interdit les chiens même tenus en laisse en cœur de parc. Vous serez en cœur de parc tous les jours (toute la journée ou une partie de la journée) : c’est justement l’intérêt du GR54, qui vous emmène au plus profond des Écrins.

    Dormir en gîte d’étape et en refuge sur le GR54

    J’ai fait le GR54, le grand tour de l’Oisans et des Écrins, en dormant toutes les nuits en refuge (en montagne) ou en gîte d’étape (en vallée). Ces nuits font partie intégrante de l’aventure. Les refuges sont situés en montagne, souvent dans des endroits d’une beauté exceptionnelle, on y vit des couchers de soleil étourdissants et des réveils en pleine nature. Les gîtes d’étape sont situés en vallée, et ils offrent plus de confort et de commodités, comme des douches chaudes. Les deux sont une authentique expérience montagnarde, au cœur du parc national des Écrins. De nombreux hébergements sont labellisés Esprit Parc National et portent haut les valeurs du parc !

    Faire le GR54, grand tour de l'Oisans et les Écrins : récit jour par jour de la randonnée et conseils pour vivre cette sublime aventure.
    Refuge de Vallonpierre, refuge des Mouterres : des sites d’exception au coeur des montagnes
    Faire le GR54, grand tour de l'Oisans et les Écrins : récit jour par jour de la randonnée et conseils pour vivre cette sublime aventure.
    Moments de convivialité en refuge et en gîte d’étape (Refuge de l’Olan, refuge de Vallonpierre, gîte d’Emparis)

    Lors de ces soirées, on fait de belles rencontres chaleureuses et conviviales, on reprend des forces pour ce trek difficile au long cours, et on en profite pour goûter les spécialités locales et montagnardes qui sont toujours à l’honneur : gratin de ravioles ou d’oreilles d’ânes, croziflette, tourtons et ravioles du Champsaur, de super desserts à la myrtille… on mange bien sur le GR54, et on fait l’expérience d’une vraie convivialité.

    Faire le GR54, grand tour de l'Oisans et les Écrins : récit jour par jour de la randonnée et conseils pour vivre cette sublime aventure.
    Randonneurs mourant de faim sur le GR54. (Tourtons au marché à Vallouise, gratin d’oreilles d’âne à l’hôtel de l’Olan, dessert myrtille au gîte des Arias.)
    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Croziflette time au gîte des Arias

    Je vous conseille vraiment de réserver vos hébergements longtemps en avance, car certains n’ont pas une énorme capacité. Chaque nuit doit être réservée individuellement, pas de package possible (contrairement, par exemple, au Tour du Mont Blanc, où vous pouvez réserver tout d’un bloc). Prenez-vous-y bien en avance : j’ai fait mes réservations en janvier-février pour juillet, et j’ai failli ne pas avoir de place à Vallonpierre. N’hésitez pas à commencer vos réservations par les refuges les plus populaires (Vallonpierre et Muzelle notamment si vous souhaitez y dormir), et ceux où aucune alternative d’itinéraire n’est possible (par exemple Pré la Chaumette, car en raison de l’ampleur des étapes avant et après, il n’est pas possible de découper son GR54 en évitant de dormir ici, à moins d’être un traileur très entraîné en mode ultra light, ou encore le Refuge des Souffles, qui se situe sur plusieurs GR et concentre pas mal de randonneurs). Vérifiez bien vos dates, ayez un calendrier précis : sur 12 jours ou plus, il est facile de se tromper d’une nuit !

    pré la chaumette
    Pré la Chaumette

    Les pique-niques du midi nous étaient fournis par les refuges – certains excellents, d’autres plus basiques. Si vous souhaitez avoir des pique-niques, pensez bien à l’indiquer au moment de votre réservation, et n’hésitez pas à le rappeler au gardien/à la gardienne à votre arrivée au refuge : en général, le compte des pique-niques se fait avant 18 ou 19h.

    Côté budget : en comptant absolument tout (navettes, nuits, repas, pauses cookie et café…), nous en avons eu pour 1920€ à deux pour douze jours, soit 80€/jour par personne. C’est une moyenne : certaines nuits en refuge étaient moins chères (55euros /pers en DP), d’autres nuits en hôtel plus chères (120€/pers en DP). Nous avons pris des pique-niques à emporter (autour de 10-12€ en refuge) tous les midis, à l’exception de deux déjeuners de luxe (au chalet-hôtel du Gioberney et au refuge de l’Olan) et d’un déjeuner crêperie bon marché à Venosc (Au jardin).

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Le gîte d’étape Le Béranger à Valsenestre

    Important : les paiements en refuge se font en liquide, prenez du cash ! Vous pourrez payer par CB en vallée, pas en montagne.
    Cette aventure entre cimes et cascades, fleurs et torrents, restera une des plus belles de ma vie, un rêve éveillé. Je la recommande de tout cœur à tout bon marcheur entraîné et amoureux des Alpes françaises !

    Accéder au GR54 : partir en transports en commun

    Nous avions choisi de démarrer notre GR54 à La Grave, pour des raisons d’itinéraire : parmi les 4 variantes du GR, elle était celle qui me correspondait le mieux, sauvage, alpine et complète.

    Pour des raisons écologiques, mais aussi pratiques (éviter de laisser un véhicule tout seul pendant 12 jours…), nous avons choisi d’accéder à notre point de départ du GR54 en transports en commun. J’habite Grenoble, mon co-randonneur Adrien, Valence (Drôme). Il m’a rejointe à Grenoble en TER, et depuis la gare de Grenoble, nous avons ensuite emprunté un bus Zou de la ligne Grenoble-Briançon jusqu’à notre point de départ, La Grave. Au moment de notre voyage (juillet 2024), trois bus circulaient chaque jour dans les deux sens sur cet itinéraire.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Bus retour Briançon-Grenoble

    Les autres variantes du GR54 proposent trois autres points de départ : depuis Le Bourg-d’Oisans, depuis La-Chapelle-en-Valgaudemar et depuis L’Argentière-la Bessée.

    Il aurait été encore plus facile, depuis Grenoble, de rejoindre Le Bourg-d’Oisans : de nombreux bus circulent dans les deux sens chaque jour, c’est un itinéraire « classique » de la métropole grenobloise.

    L’Argentière-la Bessée est un point de départ choisi par de nombreux randonneurs qui viennent de loin et souhaitent arriver en train, car le village a une gare TER desservie par des trains venus des régions Auvergne Rhône Alpes (nous aurions également pu arriver de Grenoble, en train) et Provence Alpes Côte d’Azur. Si vous venez de Paris, il est possible d’enchaîner le train de nuit Paris-Briançon puis le TER Briançon-l’Argentière.

    La-Chapelle-en-Valgaudemar est un point de départ moins évident pour ceux qui se déplacent en transports en commun, même s’il est évidemment possible (bus + navette locale).

    GR54 au départ de La Grave : jour 1, La Grave – Le Casset

    25km, 1052D+, 1050D-

    Nous partons le premier jour à la fois fous d’enthousiasme et avec une appréhension : ce sera notre plus longue et intense randonnée en montagne à ce jour, avec des dénivelés très importants et des franchissements de cols presque tous les jours (car vous évoluez de vallée en vallée pour faire tout le tour des Écrins, ce qui signifie toujours : traverser la montagne !)
    Notre première étape est longue, mais sans aucune difficulté technique. Après avoir rejoint Villar d’Arène, on s’achemine au milieu des mélèzes jusqu’au lac du Pied du Col, d’un turquoise éblouissant.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Le long de la Romanche à Villar d’Arène avec Guilhem, passionnant garde du parc, qui nous rappelle la réglementation du parc national des Ecrins
    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Le plan d’eau du Pied du Col

    Puis ce sont environ 700D+ pour arriver au plan de l’Alpe de Villar d’Arène, au milieu des troupeaux et des marmottes. C’est une montagne idyllique de livre d’images, et je regrette un petit peu de ne pas passer la nuit au refuge du plan de l’Alpe de Villar d’Arène, où nous prenons un cookie : la vue est somptueuse. Mais je savais que si nous voulions le lendemain passer par le col des Grangettes (énorme étape), il nous fallait nous avancer beaucoup plus.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Au plan de l’Alpe de Villar d’Arène, montagnes et troupeaux
    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    GR54: la magie dès le premier jour
    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans

    Nous finissons la montée jusqu’au Col d’Arsine, dans un univers glaciaire spectaculaire au pied de la Montagne des Agneaux. Nous sommes au pied de l’un des géants des Écrins, un monde de glace et de moraines, de roche et de silence – ce GR54 nous fait frôler les plus hauts sommets, depuis la sécurité des sentiers de randonnée.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Col d’Arsine

    En entamant la descente, nous arrivons à un des plus beaux endroits du monde: le Réou d’Arsine. Chargée de farine glaciaire, l’eau serpente au milieu des rhododendrons dans un camaïeu de turquoise inouï. Je l’avais déjà découverte l’an dernier, lors de ma randonnée au lac du glacier d’Arsine, mais la magie est intacte. J’en ai les larmes aux yeux. Je vis le premier jour de mon rêve et c’est encore plus beau que dans tous mes songes.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Le réou d’Arsine
    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Lumières changeantes au réou d’Arsine et au lac de la Douche

    Nous descendons jusqu’au hameau du Casset dans la vallée de Serre Chevalier, où une croziflette nous attend au Rebanchon, super gîte chaleureux labellisé Esprit Parc National. J’adore cette adresse : c’est ma 3e fois ici, et je ne me lasse pas de ce gîte de toute beauté, cosy et chaleureux, où la déco respire l’amour de la randonnée.

    Pour voir plus de photos du lac de la Douche, du réou d’Arsine, des lacs du glacier d’Arsine et du gîte Le Rebanchon : RDV dans mon article consacré à une randonnée aux lacs du glacier d’Arsine .

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    La beauté du Casset et le plaisir de la croziflette au Rebanchon

    Au gîte Le Rebanchon : réseau téléphonique, wifi, douche chaude comprise dans le prix de la nuit, chambre individuelle (pas de dortoir), gîte « de luxe » très cosy.

    GR54, jour 2 : Le Casset – Vallouise par le Col des Grangettes

    25km, 1350D+, 1673D-

    Le jour 2 de notre GR54, du Casset à Vallouise par le col des Grangettes, fut la journée la plus technique du trek à mes yeux.
    L’itinéraire classique est plus facile et passe par le col de l’Eychauda : moins de distance, de dénivelé, de technicité. Mais ce sentier nous aurait fait rester sur le domaine skiable de Serre Chevalier, et ne passe pas par le merveilleux lac glaciaire de l’Eychauda : il faut pour cela prendre la « variante alpine », plus longue, physique et difficile, pour passer par le col des Grangettes. Le topo nous prévient : « les randonneurs optant pour cette variante ne choisissent pas la facilité ». Je confirme !

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Du pas de l’âne au col des Grangettes : on entre ici dans la section où c’est costaud !

    La journée débute en douceur et dans les fleurs, en partant du beau hameau du Casset et en remontant dans la forêt de Serre Chevalier merveilleusement fleurie. Rhododendrons, lys martagons, primevères et adénostyles scandent notre marche bucolique.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Dans la forêt de Serre-Chevalier

    Puis nous quittons le sentier classique et prenons la variante. C’est là que la souffrance commence ! Nous sommes mi-juillet, les névés sont encore bien présents en altitude. Du Pas de l’âne (2500) au col des Grangettes (2700), nous nous frottons à l’un des sentiers de randonnée les plus difficiles de ma vie : schistes glissants, pentes ultra raides, névés glacés obstruant le chemin. J’ai dans mon sac des petits crampons forestiers, mais je réalise trop tard que j’en ai besoin : la pente est trop raide pour que je puisse les sortir de mon sac sans me mettre en danger. (Je retiendrai la leçon le lendemain, pour le franchissement du Pas des Cavales, et mettrai les crampons AVANT d’en avoir besoin). Je m’arc-boute sur mes bâtons et peine à atteindre, avec un immense soulagement, la partie rocheuse du col, plus facile bien que verticale car équipée d’une chaîne.
    Quel soulagement une fois le col atteint, et quelle récompense : la vue sur le lac de l’Eychauda aux airs de banquise alpine est sublime ! Sur le GR54, chaque jour réserve son éblouissement, et celui d’aujourd’hui est de taille.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Descente vers le lac de l’Eychauda

    Nous redescendons au milieu des joubardes en fleurs vers le hameau de Chambran, où j’aurais bien pris un café si nous avions eu plus de temps (les randonneurs passant par le sentier « classique » y font souvent leur pause dej), puis vers Vallouise.

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans
    Hameau de Chambran

    Je découvre ce village magnifique un jour de marché haut-alpin : un tourton bien chaud, la beauté de l’église, des fontaines et des ruelles typiques nous font oublier nos efforts. Vallouise est superbe, avec son église baroque alpine, son pont fleuri sur la Gyronde, son vieux village authentique. J’aime découvrir sur ce GR54 non seulement des sommets, des lacs et des alpages, mais aussi les villages iconiques des Ecrins – Vallouise fait d’ailleurs partie des villages d’alpinisme des Écrins.

    Vallouise, de Chambran au coeur du village, fleurs et charme authentique


    On dort dans un super gîte d’étape convivial, L’Aiglière, labellisé Esprit Parc National. Ce soir-là à table, nous sommes tous marcheurs sur le GR54, l’ambiance est hyper chaleureuse et tout a été pensé pour nous : petit coin lessive pour laver des vêtements, frigo à disposition, possibilité de composer soi-même son pique-nique… c’est très apprécié ! Nous ne le savons pas encore, mais l’étape du lendemain sera costaud elle aussi… heureusement, notre nuit est réparatrice !

    GR54 faire le grand tour des écrins et de l'oisans

    Au gîte d’étape L’Aiglière : dortoir ou chambre individuelle avec lits superposés, douche comprise dans le prix, espace lessive, réseau téléphonique, wifi, gîte d’étape simple et efficace

    GR54, jour 3 : du col de Pousterle à Pré la Chaumette par le vallon du Fournel

    26km, 1600D+, 1300D-
    La plus longue journée !
    Au moment de notre trek mi-juillet, le haut col de l’Aup Martin (2800m) est dangereux et déconseillé. Depuis, les équipes du parc ont remis le sentier en état début août 2024, à la pioche et à l’huile de coude, mais cet itinéraire de haute altitude très raide et exposé est souvent dangereux en début de saison : renseignez-vous bien avant de le franchir, sur le site du parc national des Ecrins, auprès des maisons du parc ou auprès des hébergeurs situés sur l’étape d’après (ils ont les retours de ceux qui ont franchi le col !)
    Au moment de notre venue, il est donc vivement recommandé de prendre la variante GR54A par le vallon du Fournel et le pas de la Cavale (2700m), juste en dessous de l’Aup Martin. Problème : Vallouise-Pré la Chaumette par le vallon du Fournel, cela signifie une journée à 33km, 2200D+. Nous décidons avec d’autres randonneurs de prendre une navette jusqu’au col de Pousterle, raccourcissant notre étape à 26km, 1600D+ et 1300D-. Ce sera quand même la plus longue journée de cette randonnée – mais sublime !

    Col de pousterle GR54
    Au col de Pousterle, vue sur le Pelvoux majestueux


    Le vallon du Fournel est un chef d’œuvre. Profond de 20km, il s’achève sur des paysages de bout du monde, des cascades abruptes et des rivières sinueuses.

    Le spectaculaire vallon du Fournel

    Il abrite aussi la réserve botanique des Deslioures, où l’on trouve la plus grande population au monde de reine des Alpes, ce chardon bleu emblématique des Ecrins. Je les ai découvertes l’année dernière au jardin alpin du Lautaret lors de mon exploration des villages d’alpinisme, et je suis émerveillée par ces fleurs symboles de la montagne sculptée par le pastoralisme. La réserve des Deslioures les rassemble en nombre, un véritable tapis bleu – un enchantement !

    vallon du fournel GR54A écrins vallouise pelvoux
    La réserve des Deslioures et ses reines des Alpes


    Le pas de la Cavale se franchit bien, malgré les névés (j’ai sorti les petits crampons), et la vue est superbe. Il nous reste la longue descente jusqu’au refuge de Pré la Chaumette, où nous passerons la nuit dans une atmosphère familiale très sympa. Je fais un yoga, bienvenu après tant de kilomètres et de dénivelé, au milieu des rhododendrons… un moment suspendu !

    GR54
    Autour de Pré la Chaumette, au coeur du parc national des Ecrins

    Au refuge de Pré la Chaumette : refuge de montagne, aucun réseau téléphonique (j’ai eu brièvement du réseau (Orange) au Pas des Cavales, mais pas dans le vallon de Fournel ni dans la descente vers Pré la Chaumette), chargement des téléphones possibles en salle commune, pas de wifi, douche payante (minutée, avec jeton de douche), grands dortoirs

    GR54, jour 4 : du refuge de Pré la Chaumette au refuge de Vallonpierre

    11km, 1160D+, 700D-

    Un des plus beaux refuges des Alpes au bout de la randonnée ! Beaucoup de randonneurs choisissent de descendre jusqu’à La Chapelle en Valgaudemar, ce que je comprends : l’étape découpée ainsi est courte en distance, nous sommes arrivés vers 14h30 au refuge de Vallonpierre et aurions encore eu la force de descendre jusqu’à La Chapelle. Mais pour moi, dormir à Vallonpierre était une de mes grandes motivations à faire le GR54, et il était inenvisageable d’y renoncer – aucun regret.

    GR54 vallonpierre
    Vallonpierre, la pépite absolue


    On part de Pré la Chaumette avec au menu de la journée une belle dégustation en 3 cols : col de la Vallette, col de Gouiran et col de Vallonpierre, pour arriver dans le Valgaudemar.

    GR54 vallonpierre
    Menu en trois cols : montagnes et merveilles

    Malgré la difficulté annoncée sur le topo, on vit très bien cette étape : certes, il y a presque 1200D+, mais les montées sont progressives, certes, il y a de beaux schistes noirs bien raides, mais les sentiers sont bien tracés et la météo au beau fixe. C’est le premier col, celui de la Vallette, que j’ai trouvé le plus difficile, à cause de la descente (après le Col de la Vallette, en direction du Col de Gouiran) : la raideur de la pente en schistes noirs est impressionnante par endroits !

    GR54 Valgaudemar
    Au col de la Vallette


    Les panoramas sur les montagnes sont splendides. Chaque franchissement de col révèle de nouveaux vallons solitaires et sauvages.

    GR54 Valgaudemar
    Dans le vallon sauvage et poétique en direction du Col de Gouiran

    C’est un grand 8 des splendeurs alpines, avec une apothéose au col de Vallonpierre : nous sommes face au majestueux Sirac (3441m), le roi de cette vallée !

    GR54 Valgaudemar
    Le 3e col de la journée, celui de Vallonpierre, avec une vue imprenable sur le Sirac

    D’abord minérale, puis délicieusement fleurie, la descente nous conduit à l’un des plus beaux refuges de toutes les Alpes : Vallonpierre, entre lac et Sirac, un bijou de douceur idyllique. Les reflets et les chaises longues au bord de l’eau, l’accueil chaleureux des gardiens et la beauté du couchant, c’est une journée parfaite. Je rêvais de randonner sur le GR54 notamment pour dormir ici – c’est chose faite, et c’est encore plus magique que je l’imaginais. Au petit matin, une famille de chamois vient nous rendre visite sur l’autre rive du lac, nous observant avec intérêt. Cette aventure nous procure tant de joie…

    vallonpierre
    L’après-midi et la nuit à Vallonpierre resteront mon plus beau souvenir de plénitude, de sérénité absolue – une apothéose de bonheur !

    Au refuge de Vallonpierre : refuge de montagne, pas de réseau téléphonique (je n’en ai pas eu de la journée), pas de wifi, pas de chargement des téléphones, douche payante (jeton de douche, douche minutée) ou douche solaire (froide) en extérieur gratuite, grands dortoirs et tentes en extérieur quand le refuge est complet

    GR54, jour 5 : boucle hors GR par le vallon du Gioberney

    Parce que j’ai choisi de passer la nuit à Vallonpierre, c’est une petite journée qui nous attendrait si nous choisissions de rester sur le tracé du GR54 : 14km, 1200D-, cela se boucle en 3h. Je suis très heureuse de découvrir La Chapelle en Valgaudemar, un autre village d’alpinisme des Ecrins, mais j’ai envie d’en voir davantage. Nous amorçons la sublime descente vers la vallée au milieu des forêts de rhododendrons.

    GR54 valgaudemar
    La descente vers La Chapelle en Valgaudemar, face aux Rouies (à gauche), est inouïe


    J’avais décidé de rajouter une boucle par le vallon du Gioberney qui n’est pas sur le tracé classique du trek, pour le plaisir de découvrir à la fois le chalet-hôtel du Gioberney, auberge mythique des Ecrins au bord de la cascade de la Mariée, et deux lacs emblématiques du Valgaudemar : le lac du Lauzon et le lac Bleu (500D+).

    GR54 valgaudemar
    La descente de Vallonpierre au Gioberney au milieu des rhododendrons, et la cascade de la Mariée vue depuis le chalet hôtel du Gioberney


    Au chalet-hôtel du Gioberney, on se régale de tourtons et de ravioles du Champsaur, spécialités de la vallée, dans un cadre sublime avec vue sur la cascade.

    GR54 valgaudemar
    Ravioles du Champsaur au chalet hôtel du Gioberney

    Malgré l’averse qui menace au lac du Lauzon, et qui nous attrape au Lac bleu, je suis émerveillée par les reflets et les panoramas sur le sommet majestueux du Sirac. Je me promets de revenir ici par beau temps : ce Valgaudemar, « petit Himalaya » des Ecrins, remplis de lacs sauvages et de sommets découpés, me fascine complètement.

    GR54 valgaudemar
    Les sublimes lacs du vallon du Gioberney, où je me promets de revenir sous le ciel bleu. Le Valgaudemar me plaît tellement !
    GR54 valgaudemar
    Au mitan de ce GR54, Geoffrey (mon compagnon) nous rejoint pour deux jours, et je suis très heureuse de le retrouver un peu


    La Chapelle en Valgaudemar, un des 7 villages d’alpinisme des Ecrins, m’émerveille par son ambiance profondément montagnarde et authentique. La maison des guides du Valgaudemar est un temple de l’histoire alpine de cette vallée et me donne follement envie de sommets.

    J’adore notre hôtel, l’hôtel de l’Olan, où on mange merveilleusement bien – Adrien me reparlera avec émotion de la chantilly au Grand Marnier pendant des jours.

    la chapelle en valgaudemar ecrins
    Beauté de l’hôtel de l’Olan, ambiance alpine et conviviale
    la chapelle en valgaudemar ecrins

    A l’hôtel de l’Olan : chambres individuelles (pas de dortoir), douches comprises dans le prix, électricité, wifi, réseau téléphonique, joli hôtel de charme

    GR54, jour 6 : La Chapelle en Valgaudemar – Les Souffles par le pas de l’Olan

    16km, 1850D+, 1000D-

    La plus belle étape de la randonnée?
    Pour passer de La Chapelle en Valgaudemar au refuge des Souffles, il existe deux options. L’itinéraire classique passe par Villar-Loubière (1100D+). Et la « variante alpine » passe par le refuge de l’Olan et le pas de l’Olan (2700m) avant de redescendre vers le col de Colombes et les Souffles (1850D+, 1000D-). La variante me faisait rêver, mais je craignais de trouver des névés là-haut, après m’être fait peur au col des Grangettes trois jours plus tôt. Je me renseigne auprès de la gardienne du refuge de l’Olan et auprès du bureau des guides en Valgaudemar : ça passe bien! La météo est parfaite, alors c’est parti pour notre plus gros dénivelé positif du trek. Aucun regret, cela valait chaque mètre vertical parcouru.

    valgaudemar ecrins pas de l'olan
    Le pas de l’Olan


    La montée au refuge de l’Olan (1300D+) est magnifique : fleurs et cascades, panoramas de plus en plus saisissants.

    valgaudemar ecrins pas de l'olan
    Montée fleurie au refuge de l’Olan

    Au refuge, l’accueil est chaleureux et on s’offre un déjeuner de luxe en mangeant sur place, sur l’une des plus belles terrasses des Ecrins. Aucun regret : c’est un de nos meilleurs repas du GR, ne ratez pas les pâtes carbo !

    valgaudemar ecrins pas de l'olan
    Déjeuner fastueux au refuge de l’Olan – ça change des pique-niques !


    Puis on s’élance dans un univers minéral et vertigineux pour la grande traversée du pas de l’Olan et du Col de Colombes. C’est probablement la partie la plus sauvage et solitaire de notre trek. Je me sens réellement loin de tout, au bout du monde, dans ces immensités sublimes, et je comprends pourquoi le Valgaudemar est surnommé petit Himalaya des Ecrins. Le col de Colombes tout drapé d’ombres contrastées qui semblent appuyer encore l’immensité vertigineuse des montagnes me fascine. Éblouissant !

    valgaudemar pas de l'olan col de colombes GR54
    Dans les solitudes empierrées entre le pas de l’Olan et le col de Colombes
    valgaudemar pas de l'olan col de colombes GR54
    Col de Colombes
    valgaudemar pas de l'olan col de colombes GR54
    Sur la crête après le col
    valgaudemar pas de l'olan col de colombes GR54
    Arrivée au lac Lautier


    À l’arrivée au lac Lautier, l’émotion m’envahit. La sérénité sublime de ce lac des confins m’émeut aux larmes. Ce que j’ai adoré avec le GR54, c’est le fait de m’enfoncer si profondément dans le parc national des Ecrins et de découvrir des pépites secrètes, accessibles après de longues heures de marche et dont la découverte a chaque fois été un éblouissement.

    valgaudemar pas de l'olan col de colombes GR54
    Lac Lautier

    Petite parenthèse sur le lac Lautier, qui a suscité beaucoup de questions sur Instagram lors de mon trek : Ce lac merveilleux, situé à 2360m, s’appelle le lac Lautier. Il est situé à Villar-Loubière dans le Valgaudemar. En randonnée à la journée, c’est un circuit exigeant : 1500D+, 17km. Mais il se situe aussi sur deux itinéraires de trek à réaliser en plusieurs jours au cœur des Ecrins.
    Sur le tour des refuges en Valgaudemar : du refuge des Souffles au refuge de l’Olan, 950D+. Un itinéraire ultra sauvage au cœur de ce merveilleux Valgaudemar qui m’aimante irrésistiblement.
    Sur le GR54 : on prend le même itinéraire dans l’autre sens. De La Chapelle en Valgaudemar au refuge des Souffles par la variante alpine du pas de l’Olan et du col de Colombes, 1850D+. Une grosse journée, mais peut-être la plus belle du trek, avec un passage incroyable par le refuge de l’Olan et les crêtes de Colombes. J’ai eu l’impression d’être partie au bout du monde et de toucher à mon Everest…


    lac lautier valgaudemar
    Sublime lac Lautier


    Une dernière longue descente vers les Souffles, et cette magnifique journée s’achève. Etait-ce un songe ? Je marche dans mon rêve, et c’est si beau….

    Au refuge des Souffles : refuge de montagne, réseau téléphonique (Orange) à certains endroits mais sporadique, pas de wifi, douches en option (jeton payant, douche minutée), grands dortoirs, chargement des téléphones en salle commune limité à quelques appareils

    GR54, jour 7 : du refuge des Souffles au Désert en Valjouffrey par le col de la Vaurze

    11km, 640D+, 1340D-

    Sur un trek de 12 jours, il faut toujours une journée de galère, de catastrophe, de « mais qu’est-ce que je fous là ? » Lecteur, voici cette journée. Le Col de la Vaurze, ce n’est pas sympathique. C’est raide, c’est du schiste noir, c’est sauvage et solitaire, c’est ingrat. Mais le col de la Vaurze sous l’orage et le déluge, ce n’est carrément pas recommandable.

    J’ai pris une photo de cette journée, peu après le départ du refuge des Souffles et avant le début de la montée vers le col de la Vaurze, à l’heure où tout allait encore bien. Et puis, je n’ai plus pris de photos.

    col de la vaurze
    Dernière photo de la journée, avant l’orage. Le col de la Vaurze est sur la crête noire au fond à gauche

    Au col de la Vaurze, l’orage annoncé pour 14-15h a éclaté à 8h30 du matin. Nous étions à l’endroit le plus nu et exposé imaginable, sous les éclairs, avec aucune possibilité d’abri, aucun rocher, juste une étendue nue de schistes noirs.
    C’est donc parti pour 1340D- sous une pluie battante, au milieu des torrents de boue et entre Charybde et Scylla : mourir foudroyé ou mourir d’une chute dans les schistes, j’hésite. J’ai survécu au col de la Vaurze, mais je vais avoir à vous en dire du bien.

    valbonnais valjouffrey valsenestre ecrins GR54
    Le col de la Vaurze et sa descente redoutée, vus depuis le Désert en Valjouffrey, une fois le beau temps retrouvé

    En revanche, je n’ai aucun mal à vous dire du bien du gîte d’étape des Arias au Désert-en-Valjouffrey, où nous sommes arrivés inondés et épuisés comme des naufragés un peu avant midi. Ils ont les dortoirs les plus confortables du GR54, une équipe hyper chaleureuse et accueillante, une belle salle commune colorée pleine de produits locaux estampillés esprit Parc national, de jeux et de bouquins, plein de bières et de thé, une croziflette qui déchire et de fabuleux desserts à la myrtille. Arriver là-bas après le col de la Vaurze sous l’orage, c’est passer de l’enfer au paradis !

    Au gîte des Arias : dortoirs confortables de 4 personnes avec des lits assez grands, prises près de chaque lit, wifi, douches comprises dans le prix, réseau téléphonique, gîte d’étape confort

    GR54, jour 8 : du Désert en Valjouffrey à Valsenestre par les orgues de Côtebelle

    11,5km, 1000D+, 1000D-

    Cette journée est celle de la traversée du Valbonnais, une des vallées les plus secrètes des Alpes (et probablement la plus méconnue des Ecrins). Au fin fond de l’Isère, aux frontières de l’Oisans et du Valgaudemar, nous passons d’un village reculé, le Désert-en-Valjouffrey, à un hameau du bout du monde: Valsenestre. Et nous allons passer par un col inoubliable et photogénique…

    Game of Thrones dans les Ecrins ? Je me serais crue plongée au pays des dragons et des marcheurs blancs en découvrant la curiosité géologique la plus incroyable du parc national des Ecrins.


    Au départ du Désert en Valjouffrey, on part en direction du col de Côte Belle où nous attend un spectacle minéral inouï : les célèbres orgues de Valsenestre. Ces lames de calcaire évoquant une bibliothèque de pierre se sont dressées à la naissance des Alpes – c’est une véritable capsule temporelle nous ramenant à l’orogénèse de mes montagnes fétiches, et un spectacle unique dans les Alpes françaises. J’ai trouvé mon trône de fer…

    valbonnais valjouffrey valsenestre ecrins GR54
    Spectaculaire formation géologique


    On descend ensuite en direction de Valsenestre, mon village coup de foudre sur le GR54. Nous sommes au bout du bout du monde, dans un village de montagne qui n’est habité que l’été, dans une de ces vallées secrètes dont l’Isère a le secret : le Valbonnais.  Niché à 1294m d’altitude, Valsenestre n’a plus d’école depuis 1936, et la route n’est pas déneigée en hiver. Mais il a ce parfum d’éternité des lieux que le temps semble avoir oubliés et je vous encourage vraiment à venir explorer cette pépite préservée au cœur de nos Alpes. Il abrite notamment la plus jolie chapelle de cette vallée, toute couverte de vigne vierge et animée d’un souffle presque panthéiste, célébrant la beauté de la création dans son cocon alpin. Je vous invite vraiment à découvrir cet endroit où le temps semble s’être arrêté.

    valsenestre ecrins GR54
    Valsenestre


    Au chaleureux gîte d’étape Le Béranger, on est accueillis avec le sourire et par un chat roux, on teste leur dessert iconique et on reprend des forces pour la suite de notre trek.

    Au gîte d’étape Le Béranger : wifi mais aucun réseau téléphonique à Valsenestre, prises et rechargement des téléphones possible en salle commune et en dortoir, douches comprises dans le prix de la nuit, dortoirs. Gîte d’étape simple et confortable

    GR54, jour 9 : de Valsenestre au lac de la Muzelle par le col de la Muzelle

    9km, 1300D+, 500D-

    On quitte Valsenestre dans la brume et passe peu à peu au-dessus de la mer de nuages pour arriver face à la muraille étincelante….

    col de la muzelle gr54 ecrins oisans
    Sortir des nuages

    C’est la dernière grande ascension du grand tour de l’Oisans et des Ecrins. On part de Valsenestre pour un gros morceau : le col de la Muzelle ! Un véritable mur de schiste noir vertigineux et spectaculaire, heureusement bien tracé : 50 lacets taillés à même la roche par le travail des agents du parc national. C’est impressionnant, mais sans problème au moment de notre GR (fin juillet) : il n’y a heureusement plus de névés.

    col de la muzelle gr54 ecrins oisans
    Le spectaculaire col de la Muzelle


    L’arrivée au col est magique : la vue sur le lac de la Muzelle m’éblouit. Sa couleur de pierre précieuse me fascine.

    col de la muzelle gr54 ecrins oisans
    Arrivée au col et descente vers le lac de la Muzelle

    Nous sommes revenus en Oisans, Grenoble se rapproche, cela sent la fin du GR : il ne nous reste plus que 3 jours. Je suis partagée entre la nostalgie de la fin du trek, et la joie de retrouver cet Oisans que j’aime tant.  Je ne suis pas d’ici, je suis drômoise, mais chaque fois que je suis en Oisans, j’ai un sentiment d’évidence extrêmement puissant et troublant, la certitude heureuse d’être chez moi. Vous me retrouverez peut-être un jour en ermite perchée quelque part dans un hameau de Besse ou de Villar-d’Arène… Oisans, les Alpes mythiques, c’est le slogan de la destination, mais pour moi, ce sont les Alpes magiques – mon royaume de Narnia à moi.

    lac de la muzelle GR54
    Lac, refuge et grande roche de la Muzelle (l’emblème de la station des 2 Alpes)

    Parce que je trouve qu’on manque un peu de dénivelé sur ce trek, on décide de monter à l’iconique arche percée de la Muzelle (environ 300D+ pour arriver à la crête), si célèbre sur Instagram. L’effet d’optique est magnifique, mais ce qui me surprend le plus, c’est la vue depuis la crête (d’où on voit l’arche) : le regard porte très loin, découvre les deux stations emblématiques de l’Oisans, les 2 Alpes toutes proches et l’Alpe d’Huez plus loin. On dort au refuge de la Muzelle au bord du lac turquoise et on se prépare à une très longue étape de ce merveilleux trek…

    lac de la muzelle GR54
    L’arche percée de la Muzelle

    Au refuge de la Muzelle : refuge de montagne, dortoirs assez « serrés », douche en option (jeton de douche payant, douche minutée), pas de réseau téléphonique (possible d’aller le chercher (Orange) sur la crête au-dessus du refuge en direction de Venosc, à 5-10 min de marche), pas de wifi, pas de chargement des téléphones

    Le confort est assez spartiate, mais la vue est une des plus belles des Alpes françaises. Pure magie de cette terrasse au-dessus du turquoise !

    GR54, grand tour de l’Oisans et des Ecrins, jour 10 : du lac de la Muzelle à Mizoen

    25km, 2000D-, 1050D+

    C’est la dernière grosse journée de notre trek au cœur des Ecrins. La plupart des randonneurs font le GR au départ du Bourg d’Oisans : après la Muzelle, ils montent au col du Vallon et redescendent par le Lauvitel, et ont fini leur voyage. Je suis déjà passée par le col du Vallon lors d’une randonnée à la journée en 2023 (Venosc – Muzelle – col du Vallon – Lauvitel – Venosc), je connais donc la belle descente vers le Lauvitel, je n’ai donc pas de regret à y renoncer cette fois pour découvrir un autre itinéraire.

    col du vallon
    Souvenir de 2023 : le col du Vallon, avec le lac de la Muzelle en contrebas
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    La descente vers le lac du Lauvitel. Pour les randonneurs ayant commencé leur GR54 au Bourg d’Oisans, ceci est la dernière étape : une grande descente jusqu’à leur point de départ.

    Parce que nous avons choisi de partir de La Grave, il nous reste 3 jours de marche, et il nous faut faire le tour de la station des 2 Alpes par la variante GR54C pour rejoindre ensuite le plateau d’Emparis via Mizoen. La descente du lac de la Muzelle à Venosc est magique : cascades et fleurs jusqu’aux bords du Vénéon, et un arrêt à l’iconique cascade de la Muzelle.

    venosc
    Lac de la Muzelle – Venosc

    Je vis avec bonheur notre très belle arrivée à Venosc, un de mes villages préférés de l’Oisans, charmant et authentique. Je ressens ici une vraie plénitude, une joie profonde. Je me sens fatiguée, mais profondément bien. Nous mangeons une crêpe dans un joli jardin au cœur du village.

    venosc
    Venosc et l’ascenseur valléen qui mène aux 2 Alpes
    venosc


    Le sentier en balcon de Venosc à Mont de Lans est long, très long, et souvent fatiguant avec des montées courtes mais très raides, mais j’adore ses vues et son ambiance si méridionale : la lavande sauvage est partout… Il nous a été précisé plusieurs fois (sur le topoguide et sur de nombreux panneaux d’avertissement) que ce sentier comportait des passages vertigineux et qu’il était déconseillé aux personnes ayant peur du vide. Il y a effectivement des sections chaînées un peu exposées (rochers à franchir en s’aidant d’une main courante chaînée), mais ne souffrant pas du vertige, je n’ai personnellement pas ressenti d’engagement trop important – je me suis plutôt sentie « cassée » par l’enchaînement de petites montées et descentes raides, avec dix jours de GR54 dans les pattes !

    oisans gr54
    Le sentier alterne passages en forêt, belles vues en balcon et traversées d’anciens hameaux pastoraux
    oisans gr54
    Le type de passages câblés que nous croisons
    Lavande sauvage ou « lavande vraie » dans la montagne à gauche, lavande de culture (lavandin) dans le village de Mont-de-Lans à droite


    L’arrivée au lac du Chambon est belle et douce dans la lumière du soir. J’ai un énorme coup de cœur pour notre étape du soir, le gîte d’étape de l’Emparis à Mizoen, avec son balcon exceptionnel sur le lac, ses gratins de ravioles et son accueil hyper chaleureux et doux – on adore la famille qui tient le gîte. Niché sur un promontoire au-dessus du lac, Mizoen me plaît beaucoup.

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    Lac du Chambon vu depuis la terrasse de notre gîte à Mizoen
    mizoen


    Après cette longue journée de transition, il nous reste 2 étapes sublimes pour rejoindre La Grave : la montée et traversée du plateau de l’Emparis, un des plus beaux endroits du monde à mes yeux.

    Au gîte d’étape L’Emparis à Mizoen : dortoirs ou chambres individuelles avec lits superposés, douches comprises dans le prix de la chambre, réseau téléphonique, wifi, prises dans les chambres et dortoirs, gîte d’étape simple mais confortable et très bon petit-dej

    GR54, jour 11 : Mizoen – plateau d’Emparis

    12km, 1400D+

    Cette journée, l’avant-dernière promet d’être une des plus magiques : c’est la montée depuis Mizoen vers le plateau d’Emparis, un sublime balcon sur les glaciers de la Meije, du Râteau et des 2 Alpes.
    L’ascension jusqu’au refuge des Mouterres est longue (1100D+), mais progressive et pleine de beautés. Nous passons au-dessus du village de Mizoen et surplombons le lac du Chambon par un très beau sentier en balcon où la Meije se dévoile petit à petit, au détour des hameaux traditionnels de Mizoen qui respirent une authentique culture pastorale et montagnarde. Nous faisons halte au petit lac du Lovitel (à ne pas confondre avec le grand lac du Lauvitel), et nous repartons très vite : ce lac est ravissant, mais à savourer impérativement avec un anti moustiques puissant ! Pour nous remettre de cette attaque piquante, nous faisons halte au joli refuge des Clots, labellisé esprit parc national, où on savoure la vue sur la Meije au milieu des drapeaux de prière tibétains et avec une bonne omelette.

    lac du chambon
    Sentier en balcon au-dessus du lac du Chambon
    mizoen
    Hameaux de Mizoen, lac Lovitel, refuge des Clots labellisé esprit parc national
    refuge des clots
    Refuge des Clots
    On s’approche de la fontaine pétrifiante !


    En continuant l’ascension, on passe par la sublime fontaine pétrifiante de Mizoen, une des plus belles cascades de tuf de ma vie : ici l’eau chargée de calcaire a pétrifié la mousse en une cataracte dorée tout droit sortie d’un livre de contes de fée. La tourbière qui surplombe la cascade est extrêmement fragile et protégée. Ici comme ailleurs, on ne sort jamais des sentiers, et on admire de loin l’extraordinaire floraison qui s’épanouit dans cette zone humide préservée.

    mizoen cascade
    Majestueuse fontaine pétrifiante et tourbière fleurie au dessus : petit paradis


    On atteint au terme de la montée le refuge des Mouterres, où nous dormirons le soir. La vue sur les glaciers est d’une beauté inouïe et la grande terrasse offre un panorama majestueux. Mais après un café et une tarte aux myrtilles, nous décidons de continuer jusqu’aux lacs du plateau d’Emparis (300D+), car nous savons que le lendemain, nous ne prendrons pas le temps de les savourer : nous voulons être à midi à La Grave pour reprendre le bus pour Grenoble.

    plateau emparis refuge mouterres
    Refuge des Mouterres et vue Meije et Râteau
    plateau emparis refuge mouterres

    Le plateau d’Emparis est un des lieux qui m’ont déterminée à entreprendre le GR54. J’aime tellement cet immense alpage que les communes de Besse, Mizoen et La Grave se partagent et se disputent depuis le Moyen Âge. Une telle prairie à cette altitude est un trésor pour les bergers – je me régale des histoires rocambolesques de bornes déplacées en pleine nuit, de querelles de clocher pour la meilleure pâture avec vue Meije et neige… Aujourd’hui encore, des troupeaux de vaches et de moutons paissent l’été sur ce plateau magique. Les floraisons sont inouïes et les glaces de la reine Meije se déploient au milieu des pétales. Nous montons jusqu’au sommet du plateau, pour voir le coucher de soleil sur les lacs Noir et Lérié, un des plus beaux endroits du monde à mes yeux.
    La boucle est pour moi bouclée. C’est ici, en juin 2023, que j’avais décidé de partir pour le GR54. L’émotion est intense. Les Alpes, la montagne, la marche, elles me donnent tant de joie. « Joie, joie, joie, pleurs de joie. » Je ressens tellement de gratitude et suis déjà nostalgique de cette aventure inouïe que nous avons vécue, et qui s’achève demain.

    plateau d'Emparis
    Le plateau d’Emparis, véritable balcon de la Meije

    plateau d'Emparis
    Souvenir d’un matin de juin 2023 au lac Noir avec un reflet parfait
    plateau d'Emparis
    Lac noir à gauche, lac Lérié à droite


    Nous redescendons au refuge des Mouterres et savourons notre dernière nuit hors du temps.

    plateau d'Emparis
    Refuge des Mouterres

    Au refuge des Mouterres : refuge de montagne simple et chaleureux, vue superbe, pas de wifi, un peu de réseau téléphonique (Orange), douche selon disponibilité (plus d’eau à la fin de l’été) gratuite mais froide, dortoirs, quelques prises en salle commune

    GR54, jour 12 : refuge des Mouterres – retour à La Grave

    12,5km, 300D+, 1050D-

    Nous nous réveillons dans une lumière d’une douceur inouïe, qui me fait regretter de revenir à la civilisation. 12 jours, c’est long et si peu à la fois, au milieu d’une telle beauté. Nous remontons comme la veille sur le plateau d’Emparis, mais nous ne faisons cette fois pas le détour par les lacs Noir et Lérié, pour redescendre plus vite et attraper la navette de midi à La Grave. Nous marchons au milieu des troupeaux sur cette immensité poétique qu’est le plateau d’Emparis. Peu à peu, la civilisation revient : les télésièges de la petite station de ski du Chazelet, les premières maisons, le hameau… nous voyons peu à peu se matérialiser le retour en vallée.

    plateau d'Emparis
    Meije, vaches et téléskis du Chazelet


    Juste après le Chazelet, nous faisons une halte au Pas dans le vide, superbe balcon grillagé suspendu face à la Meije, pour jouer à se donner de l’adrénaline.

    pas dans le vide
    Le pas dans le vide du Chazelet


    J’aime infiniment les hameaux de La Grave, que j’avais pris le temps d’explorer lors de ma découverte des villages d’alpinisme des Ecrins. Eglises lombardes et calvaires solitaires, chapelles de grand chemin et croix accrochées au reflet d’un glacier, c’est de la poésie faite village. Jusqu’au bout, le GR54 sera beau.
    Nous arrivons à La Grave dans l’agitation joyeuse de l’été, et retournons à la vie réelle avec une pointe de nostalgie au cœur. Je le sais, un bout de mon âme est resté suspendue là-haut, quelque part dans les glaces du lac de l’Eychauda, dans les rhododendrons du lac Lautier, dans les lacets de la Muzelle et les tufs de Mizoen, au col de Colombes et dans les reflets de Vallonpierre. Je sais que j’ai vécu la plus belle aventure de ma vie, et que j’ai trouvé mon Eden : les Ecrins, à la folie…  

    écrins
    Magie des Ecrins. La Meije vue depuis le plateau d’Emparis, les Agneaux depuis le réou d’Arsine, le lac Lautier

    Merci à Destination Parc National des Ecrins et tout particulièrement à Elsa pour leur soutien à cette belle épopée alpine, dont je me souviendrai toute ma vie. Merci à Adrien d’avoir été un fabuleux compagnon de randonnée pendant cette aventure, et à Elsa et Geoffrey qui ont partagé respectivement trois et deux jours de marche avec nous.

  • Les Hauts de Bagadou : escapade luxueuse insolite dans le Lot

    Les Hauts de Bagadou ? C’est un hébergement insolite de luxe et de charme, à la fois complètement atypique et profondément authentique, situé à Martel, dans la région de Rocamadour au nord du Lot. Sur les hauteurs de ce village médiéval hérissé de donjons et classé parmi les « plus beaux de France », au milieu des collines et en pleine nature, les Hauts de Bagadou proposent dans ce cadre privilégié deux hébergements d’exception ouverts toute l’année, alliant prestations haut de gamme, originalité et vrai sens de l’hospitalité.
    J’ai découvert les Hauts de Bagadou entre amis, une parenthèse reposante après notre randonnée sur le chemin de Rocamadour, mais le lieu se prête aussi à une escapade bien-être entre copines, ou à une virée follement romantique en amoureux. Laissez-moi vous présenter la beauté de ce lieu singulier et attachant…

    hauts de bagadou martel lot
    L’incroyable loft des Hauts de Bagadou
    .

    De ferme lotoise à gîte design : l’originalité des Hauts de Bagadou

    Les Hauts de Bagadou, c’est le projet atypique et chaleureux de Nadège et Cédric, venus rechercher dans la campagne lotoise une vie plus douce et sereine pour leur famille chaleureuse. Ils s’installent ici avec leurs enfants sur les hauteurs de Martel, dans un ancien corps de ferme lotois traditionnel, et décident de façonner eux-mêmes, avec l’amour du travail artisanal bien fait, un hébergement hors normes. Comment conserver les volumes spectaculaires de ces pièces et granges agricoles typiques, en valorisant leur hauteur de plafond et l’immense espace disponible ? Sur cette page blanche, Nadège et Cédric dessinent leur escapade idéale, entre design et douceur. Et l’équilibre est parfait. Les Hauts de Bagadou, c’est le caractère spectaculaire d’un lieu qui ne ressemble à nul autre : la seule réaction possible en entrant dans la suite ou, encore plus encore, le loft, est « wahouh ! ». Mais c’est aussi une bulle de bien-être et de douceur, où tout a été pensé pour créer confort et fonctionnalité, où tout est bien conçu, facile et enveloppant, pour qu’il n’y ait plus qu’à savourer. Et enfin, ce sont de petites attentions qui viennent renforcer cette sensation d’être dans un cocon hors du temps… Ces gîtes élégants, originaux et cosy m’ont éblouie et resteront mon adresse lotoise coup de foudre !

    Spectaculaire loft !

    Les Hauts de Bagadou, l’insolite le plus luxueux du Lot ?

    Le loft des Hauts de Bagadou : le plus bel hébergement insolite du Lot ?

    Créé par Nadège et Cédric en 2021, le loft est le deuxième hébergement qui a ouvert ses portes aux Hauts de Bagadou, et c’est sans aucun doute leur chef d’œuvre. Ce loft inouï est un de mes plus beaux coups de cœur de cette année, avec ses murs de pierre lotoise authentique, ses hautes voûtes, ses poutres apparentes et son filet de bateau suspendu à l’étage, pour voguer en rêve vers d’autres horizons. La mezzanine et son filet valorisent l’espace de ce vaste corps de ferme, et parviennent à créer des espaces intimistes et cosy malgré la hauteur – une réussite totale.

    La mezzanine et son filet


    La surprise que réserve le loft ? La piscine ! Au rez-de-chaussée s’ouvre une merveilleuse piscine intérieure, installée au pied d’une douche panoramique qui vous fait vous prendre pour une star hollywoodienne. Les lumières changeantes, les fauteuils à balancier sur les margelles, l’espace disponible, tout crée une sensation de luxe rare – c’est réellement un endroit hors normes.

    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Un endroit d’exception


    Sur le plan pratique, aucune inquiétude à avoir : la piscine peut être fermée facilement par un volet, un déshumidificateur efficace évite de se sentir gêné, mais ce déshumidificateur ne fonctionne heureusement pas la nuit, pour éviter le bruit. Nadège et Cédric ont pensé à tout, c’est réellement parfait.
    Mais ce n’est pas tout : sortez sur une terrasse orientée plein ouest qu’illumine le coucher de soleil, et vous trouverez des chaises longues et une table pour bronzer l’été, et un sauna panoramique magnifique qui fait les délices de la saison froide. En automne ou en hiver ici, quel bonheur ce doit être de savourer la chaleur boisée du sauna scandinave, avec vue sur le causse… petit paradis nordique en Occitanie !

    Sauna, chaises longues et espaces cosy

    La suite des Hauts de Bagadou, un nid douillet avec jacuzzi

    Si le loft est mon coup de cœur ultime, la suite (le premier hébergement créé par Nadège et Cédric) mérite elle aussi le détour, et elle présente l’avantage d’être proposée à un prix plus doux que le loft, qui est plus spacieux. Mais de l’espace, vous ne manquerez pas ici non plus ! La suite est lumineuse et douillette, avec ses hauts plafonds mansardés et son jacuzzi intérieur créant une véritable bulle de douceur. Ici le filet de bateau est situé à l’extérieur, parfait pour admirer les étoiles dans le ciel pur du Lot : venir au moment des Pléiades en août doit être un délice de qualité sidérale !

    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    La suite
    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Le jacuzzi et le filet sous les étoiles

    Romance, sucreries, dîner terroir et petites attentions des Hauts de Bagadou

    Parce que les Hauts de Bagadou sont une vraie expérience haut de gamme, et que Nadège et Cédric sont des hôtes attentifs, de nombreuses attentions viennent parfaire le séjour ici. Nous avons été accueillis par de petits biscuits en forme de cœur, fabriqués maison par nos hôtes. Quant au pain frais et aux viennoiseries du petit-déjeuner, ils sont fabriqués à deux pas de notre nid douillet, chez l’artisan-boulanger de Martel. A propos du petit-dej, il est déposé avec discrétion dans un panier sur le rebord de la fenêtre, pour savourer en toute intimité ce moment hors du temps.

    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Petite attention à l’arrivée
    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Le petit-déjeuner arrive dans un panier posé à la fenêtre
    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel


    J’ai pris le temps de profiter de la piscine et de faire un yoga avant de partir explorer le dédale des ruelles de Martel, car l’horaire de check-out est conciliant et que le lieu invite à une vraie coupure. Nadège et Cédric sont des hôtes adorables, c’est une famille chaleureuse qui vous accueille dans leur petit paradis.

    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Le bonheur : la piscine !


    J’ai voulu dîner dans ce cocon chaleureux et luxueux : les Hauts de Bagadou proposent un plateau 100% terroir, ancré dans les saveurs lotoises. Vin de Martel, charcuteries artisanales, et bien évidemment du Rocamadour, le fromage incontournable de la région, sont au menu ! Nous l’avons savouré sur la terrasse dans la lumière radieuse du crépuscule – sur les grands causses d’Occitanie, le soleil et les saveurs composent un art de vivre authentique et ancré dans un terroir d’exception. J’aime tant croquer le Lot à pleines dents !

    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Le dîner terroir avec vue
    Le plus bel hébergement insolite du Lot ? Les Hauts de Bagadou, gîte luxueux avec piscine et jacuzzi près de Martel
    Avec mes chers amis, savourant une soirée d’exception

    Voici un résumé en vidéo de mon expérience aux Hauts de Bagadou.

     
     
     
     
     
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    Que faire autour des Hauts de Bagadou ? Visiter Martel, plus beau village de France

    A cinq minutes à peine de votre gîte s’élancent les spectaculaires tours de Martel, désormais classé parmi les plus beaux villages de France. Martel est un village médiéval à l’authenticité frappante. De sa silhouette se détachent 7 tours, 7 tours qui dessinent au pochoir un décor de film chevaleresque : les silhouettes des donjons, clochers et pigeonniers viennent piquer le ciel du Lot, comme tracées par un rêve de cape et d’épée. J’adore Martel. L’imposant Palais de la Raymondie aux arcades majestueuses vient parler d’un Moyen-Âge de légende, tandis que l’imposante Halle à la charpente de châtaignier dit l’amour lotois du commerce et du terroir : producteurs de truffes et de noix, de vins et de fromages, artisans et gastronomes se rassemblent autour de ce décor de carte postale vivante. Nous avons déjeuné à mon adresse coup de cœur à Martel, Le petit moulin – l’amour du terroir est puissant dans cette épicerie fine et resto bistronomique délicieux, et le vin que nous avons bu aux Hauts de Bagadou venait d’ailleurs d’ici !

    Visiter le Lot : Martel
    La silhouette iconique de Martel
    visiter le Lot : Martel
    Au coeur de Martel
    Martel
    Martel

    Découvrir le Gouffre de Padirac

    Le gouffre de Padirac est le plus important et le plus ancien des mondes souterrains de France. On estime que le réseau de Padirac est long de plus de 55 kilomètres – seule une infime partie est ouverte au public, 2,5 kilomètres, mais elle suffit à donner le vertige. Monter sur les barques et naviguer sur la rivière souterraine de Padirac reste l’une des plus belles expériences insolites à vivre en France, et le gouffre de Padirac est d’ailleurs un incontournable absolu dans l’histoire du tourisme en France, car il a été ouvert au public dès 1899 et continue de fasciner par ses dimensions, sa démesure. La rivière souterraine, les immenses travertins de pierre illuminés, l’ampleur du trou et la dimension des stalactites, tout fascine et inspire l’imaginaire !

    Visiter Rocamadour, le plus beau sanctuaire de France

    Un véritable trésor lotois ! « L’espérance ferme comme le roc », telle est la devise de Rocamadour, et cela se conçoit aisément quand on admire l’architecture vertigineuse de cette citadelle funambule enchâssée dans la pierre dorée du causse. Dès la découverte du corps miraculeusement préservé de Saint Amadour dans une grotte, Rocamadour devint un des lieux de pèlerinage les plus importants de l’Europe chrétienne. Chevaliers, papes et rois comme Saint Louis vinrent gravir à genoux le grand escalier taillé à même la falaise, et une étonnante Vierge Noire habite le sanctuaire : on dit que la cloche de sa chapelle se met à sonner toute seule quand un bateau est en détresse au loin, et que les marins qui l’invoquent sont sauvés des naufrages. Les miracles abondent et Rocamadour aimante les foules. Aujourd’hui encore, touristes et pèlerins se mêlent dans ce lieu auréolé de puissance et de mystère. Si Rocamadour est l’un des incontournables absolus quand on visite le Lot, ce n’est pas pour rien : entre beauté visuelle, force de l’histoire et atmosphère mystique, impossible de rester insensible.

    rocamadour
    Rocamadour

    D’autres idées pour explorer le Lot, la vallée de la Dordogne ou l’Occitanie

    Avant ou après votre séjour romantique aux Hauts de Bagadou, le Lot (et ses proches voisins) regorgent de merveilles. Voici quelques idées pour prolonger votre virée dans le Lot, en vallée de la Dordogne ou ailleurs en Occitanie.

    Partez en road trip dans le Lot, entre Figeac, Saint Cirq Lapopie, les causses du Quercy et la vallée de la Dordogne

    Marchez sur les chemins de Saint Jacques dans le Lot, et prenez un itinéraire original en arpentant le GR652 au départ de Rocamadour

    Passez côté Corrèze et continuez d’explorer la vallée de la Dordogne dans la région d’Argentat

    Passez côté Dordogne et partez en road trip en Dordogne, entre beaux villages et sites troglodytes

    Passez côté Aveyron et explorez l’Aubrac et les beaux villages du Nord Aveyron

    Cette région de France est un véritable coffre au trésor – impossible de ne pas trouver son bonheur !

    Un grand merci à Nadège et Cédric pour cette parenthèse enchantée dans cette magnifique maison que j’ai adorée.