Depuis des années, je rêvais de Chamonix, la ville mythique de l’alpinisme, lovée au pied du Mont Blanc et des glaciers millénaires. Pour qui aime les paysages des Alpes, Chamonix est une légende, une étape incontournable. Monter à 3842 mètres à l’Aiguille du midi et voir des centaines de sommets effilés rivaliser de blancheur dans la lumière du matin, marcher sur les étendues scintillantes de la Mer de glace, descendre à ski la Vallée Blanche, autant d’expériences magiques que j’espérais vivre lors de mon séjour en Haute-Savoie.

Chamonix par mauvais temps, ou le voyage qui ne se passe pas (du tout) comme prévu
Evitons le suspense, je vais vous le dire tout de suite : j’ai eu la scoumoune au superlatif. Je suis arrivée au cœur d’une des pires tempêtes de neige de la saison, et j’ai vécu quatre jours de brouillard épais et désespérant. Pendant les trois premiers jours, je n’ai même pas VU LES ALPES. J’étais à Chamonix, LA ville alpine par excellence, et je ne voyais pas les Alpes, j’estime que c’est mon record personnel de la lose. (Mais à la fin, un peu quand même, heureusement. Toutes les photos correctes de cet article ont été prises durant la providentielle éclaircie.) Mon rêve alpin n’a pas été assouvi, et il va falloir que je revienne à Chamonix vivre tout ce que j’ai manqué. Malgré tout, j’ai adoré cette ville, et imaginé tout ce qu’elle aurait pu m’offrir. Voici un petit guide de survie à Chamonix quand le temps est pourri, et des idées de tout ce qu’on peut faire de génial là-bas quand la météo est plus coopérative.

Trois jours à Chamonix par mauvais temps et deux heures d’éclaircie miraculeuse, c’est parti.
La reine du brouillard et du temps pourri
Si vous faites partie de mes fidèles lecteurs (venez là que je vous serre contre mon cœur), vous savez que cet hiver, j’ai eu la poisse météorologique puissance dix mille. J’ai été littéralement poursuivie par le brouillard et la pluie, à Shetland (vous allez me dire, en Ecosse, je l’avais un peu cherché), à Lindau et sur le lac de Côme. Peut-être que le Roi du brouillard croit que j’ai kidnappé son premier né, ou peut-être que je suis Tornade dans X-Men, et que je n’ai pas encore appris à contrôler mes pouvoirs : partout où je vais, pluie, neige et purée de pois se déchaînent.
Mon cher et tendre, qui est toujours d’un grand réconfort, me surnomme désormais officiellement « Pechvogel » (oiseau de malheur, ou chat noir, en VF), et m’a même fait cette déclaration dont vous apprécierez la délicatesse : « Si j’étais un chef maya, je t’attacherais à un mât en haut d’une pyramide, je suis sûre que ça ferait venir la pluie. » Merci chéri.

Dans mon article sur Lindau et Bregenz, j’avais développé une théorie selon laquelle, en hiver, le brouillard et le mauvais temps se concentrent dans les vallées, et qu’il faut gagner les hauteurs pour y échapper. Bouillie d’averses dans les vallées, soleil immaculé sur les cimes. Mais en fait, j’ai eu mon diplôme de météorologie dans un œuf Kinder, et je vous recommande vivement de n’accorder aucun crédit à ce que je raconte. A Chamonix AUSSI, j’ai réussi à avoir un temps pourri. Mais on arrive à faire des trucs sympas quand même.
Que faire à Chamonix par mauvais temps ?
Chaussez vos moufles et arpentez les rues de Chamonix, le village mythique des alpinistes. Si vous aimez la haute montagne, que vous rêvez de conquérir les cimes et que la vision d’une arrête rocheuse luisante de glace vous provoque des palpitations, il faut que vous le sachiez : c’est à Chamonix que tout a commencé. C’est à Chamonix que les hommes ont commencé à escalader les montagnes, à rêver des cimes et à défier l’altitude.
Chamonix, c’est bien plus qu’une station de ski, c’est un mythe.
Pendant des siècles, les sociétés ont fui et évité les montagnes, craignant leurs pentes escarpées et leur climat extrême. La vie des hommes se concentrait dans les vallées plus hospitalières. Pendant des siècles, le Mont Blanc est appelé « Montagne Maudite », inaccessible et dangereuse, et personne ne sait à quelle hauteur il culmine exactement.
Mais à Chamonix, au 18e siècle, on s’est mis à repousser les frontières. C’est là qu’on a inventé l’amour des montagnes.

Comment pourrait-il en être autrement, dans ce village bercé par des géants, sur qui se penchent les Grandes Jorasses, les Drus, le Mont-Blanc et d’autres sommets mythiques ? A Chamonix, on aperçoit les montagnes immenses dès son réveil.
(Quand le temps est dégagé. Pendant 3 jours, je n’ai même pas pu DEVINER que les montagnes étaient au-dessus de moi, mais c’est une autre histoire.)

Au 18e siècle, des rêveurs un peu fous s’aventuraient déjà sur les hauteurs, à la recherche de cristaux cachés dans les flancs de la montagne. Et peu à peu les voyageurs ont découvert la beauté des Alpes. En 1841, des Anglais tombent sur la Mer de glace, cette immense langue glaciaire qui se creuse entre deux sommets. En 1786, deux Chamoniards, le médecin Michel-Gabriel Paccard et le cristallier Jacques Balmat, réalisent la première ascension du Mont Blanc, après plusieurs tentatives ratées. En 1787, Balmat y retourne avec le physicien De Saussure, qui mesure pour la première fois la montagne maudite.
Parvenir au sommet du Mont Blanc, c’est comme marcher sur la Lune ou découvrir l’Amérique : un nouveau monde qui s’ouvre. Balmat commence à guider des voyageurs et des scientifiques vers le sommet. Le public se met à rêver des montagnes, la folie des cimes est née.
A Chamonix, cette histoire extraordinaire de conquête et de vertige résonne à tous les coins de rue. Des photos d’alpinistes célèbres s’exposent dans les rues. La statue de Jacques Balmat pointe du doigt vers le Mont Blanc. Sur la façade historique du Bureau des guides de montagne, une fresque immense se déploie et commémore les grands noms de l’alpinisme, avec bien sûr Balmat et Paccard, mais aussi Marie Paradis, la première femme à atteindre le sommet du Mont Blanc, en 1808, ou de grands alpinistes comme Michel Croz. Pour mieux comprendre la saga des cimes, faites un tour dans les musées.

Visiter le musée alpin, l’Espace Alpinisme et le musée des cristaux
Ces trois musées retracent l’histoire de Chamonix et de l’alpinisme – c’est l’Espace Alpinisme qui m’a le plus marquée, et permis de comprendre l’exploit que représente l’ascension d’une haute montagne, fondamentalement hostile aux hommes.
Si vous voulez comprendre comment on peut escalader un glacier, ou une paroi verticale et lisse, en solo…
Si vous voulez revivre en récit, photo et vidéo l’histoire des ascensions mythiques, victorieuses ou tragiques, comme l’ascension de « l’ogre » Eiger par la face nord, ou la première conquête d’un sommet de 8000 mètres par Maurice Herzog…
Si vous voulez vous mettre à la place de ces hommes qui pulvérisent les records et les limites de la condition humaine…
Vous allez adorer. En sortant de l’Espace Alpinisme, j’avais envie de faire l’Everest sans oxygène à mains nues à cloche-pied.
Après, je suis allée à la salle d’escalade de Chamonix faire une initiation, je suis restée bloquée sur une HORRIBLE paroi pour débutants à 2 mètres du sol et j’ai cru faire une crise de tachycardie, et ça m’a calmée.
L’aventure sur canapé, ça me connaît.

Manger du fromage et du chocolat
Passons à une activité plus dans mes cordes : goûter les spécialités locales ! Même sous la pire météo du monde, rien ne vous empêchera de savourer les merveilles culinaires de la Savoie.
Parmi les spécialités fromagères, vous avez l’embarras du choix, avec quatre sortes de fromage différentes :
– la raclette, avec du fromage de raclette, que j’ai testée en version traditionnelle au restaurant Le Monchu : on vous fournit un appareil de chauffage au feu de bois et une sorte de réglette qui va coller la tome contre le feu (et vous crâmer les doigts au passage). C’est très ludique de faire rouler son fromage et de le brûler contre la grille, j’avais cinq ans d’âge mental. Et c’est très bon.

– la fondue savoyarde, avec différents fromages (en général comté, emmental…), où on embroche du pain, le trempe dans le fromage, perd son petit pain et se coltine un gage idiot
– le vacherin, avec du fromage Mont d’Or, qui n’est en fait pas originaire de Savoie mais du Jura, mais on tolère quand même parce que c’est vachement bon (la qualité de mes jeux de mots, je ne vous dis que ça)
– la tartiflette, avec du reblochon. Je rêvais de la goûter, celle-là, car j’adore le reblochon, mais malheureusement, elle contient des lardons et je ne mange pas de viande. Cuisiner moi-même une tartiflette végétarienne fait partie de mes projets de mars, et en attendant, je me suis vengée en testant le pancake au reblochon au petit déj de l’hôtel. (Ouais, j’ai peur de rien #thuglife).
Après, on enchaîne sur le chocolat, avec les nombreux magasins spécialisés de Chamonix. Mon coup de cœur ? Une spécialité qui m’a été suggérée par mon amie blogueuse Céline, récemment partie à Megève, les rochers au chocolat Mont Blanc 4810. C’est suprêmement bon.

En bas : mes souvenirs de Chamonix. Chocolat à la framboise, typiques pastilles rétro, fameux rochers Mont Blanc et… raclette à la bougie. Ouais, on est des gros romantiques nous, vous le savez.
Bon, depuis ces quatre jours en Haute-Savoie, je vais à la salle de sport deux heures par jour et je bouffe des épinards crus en dessert, mais à part ça tout va bien.
Faire une virée à Vallorcine par le tunnel du Col des Montets
Au-dessus de Chamonix, à la frontière avec la Suisse, plusieurs villages déploient leur charme traditionnel, notamment Vallorcine, qui semblait super mignon. En raison du risque d’avalanche, le col qui mène au village était fermé (des congères hautes de plusieurs mètres s’étaient formées, c’était l’Âge de glace, sans le gland), j’ai donc eu l’occasion de tester un point de passage incongru : le tunnel du Col des Montets. C’est un tunnel mi-ferroviaire, mi-routier, dans lequel trains et voitures passent en alternance, un sens après l’autre, avec des rotations toutes les 15 minutes. J’ai trouvé ça franchement désopilant de rouler sur des rails – un rien m’amuse, je sais, mais sous la tempête de neige, on revoit ses exigences à la baisse. (C’est ça, la décadence du blogueur, qui rêvait de s’enivrer des cimes de l’Aiguille du midi et qui se tape un fou rire dans un tunnel pour tut-tuts et tchou-tchous.)
Et Vallorcine alors ? Je pense que c’est sublime, dans d’autres circonstances. Mais là, pour être honnête, tout était enseveli sous un tsunami de blanc tourbillonnant, tout était fermé, c’était l’apocalypse neigeuse. On a franchi la frontière suisse, pour voir si la douane helvète était parvenue à stopper les flocons en situation irrégulière. Spoiler : non. Du coup, on a fait demi-tour. Voilà. Désolée.

Faire une virée nocturne à Megève
Toujours grâce aux conseils de mon amie Céline (vive la solidarité entre blogueuses : Céline tenait pratiquement une hotline, intitulée « au secours y a 15 mètres de neige je fais quoi ? »), je suis allée découvrir le joli village de Megève, où ils avaient eu le bon goût de garder le sapin de Noël illuminé avec des cœurs clignotants. J’ai adoré cette place scintillante sous les flocons. Et j’ai adoré le resto fétiche de Céline, la crêperie Chez Maria qui est aussi le plus ancien restaurant de Megève, avec une ambiance géniale.


Le récit dramatique de mon ascension de l’Aiguille du Midi
Préparez vos mouchoirs, amis lecteurs. Ça va être terrible.
Je suis arrivée à Chamonix dimanche soir. J’étais là pour : voir l’aiguille du midi, voir la mer de glace, skier. Que dalle, chers amis, j’ai bouffé du fromage et prié le ciel. Tout lundi, tout mardi, j’ai espéré que le temps se dégage. Je ne voyais MÊME PAS LES MONTAGNES. (Je sais, ça fait cinq fois que je le dis, mais vous imaginez la douleur dans mon cœur ? Sérieux, j’espère que vous compatissez à mon sort tragique.)
Le mardi soir, au crépuscule, le ciel s’est miraculeusement dégagé. Les Drus et l’Aiguille sont apparus. C’était merveilleux. C’était comme si Dieu descendait sur Terre. J’étais dans le même état que la petite Bernadette à Lourdes, quand la Vierge est apparue. J’y croyais à fond.

Le mercredi matin à l’aurore, l’Aiguille était claire comme un cristal, auréolée de rose poudré. Mon cœur s’est mis à battre la chamade. J’ai foncé à la télécabine de l’Aiguille. J’ai acheté mes billets et je me suis mise dans la queue. J’allais voir l’Aiguille ! J’étais surexcitée.

Puis une annonce : incident technique. Mon cœur s’est serré. 45 minutes d’attente.
Et pendant que j’étais dans la queue et que j’attendais…. le temps se dégradait peu à peu, le bleu devenait gris, et j’avais un mauvais pressentiment. Enfin la télécabine s’est remise à fonctionner. J’ai pris place à bord, et pendant l’ascension, à mi-hauteur… j’ai vu un énorme nuage envelopper l’Aiguille, j’ai vu la neige et la brume descendre sur les cimes, et l’Aiguille disparaître. Je vous l’ai dit : je suis Tornade. Je suis un grigri maléfique.
Un gamin s’est mis à se rouler par terre en hurlant dans la télécabine, je vous avoue que j’étais à deux doigts de faire pareil. Mais étant donné ma maîtrise balbutiante de mes super pouvoirs météorologiques, j’ai eu peur que ça déclenche un ouragan et précipite la cabine mille mètres plus bas, donc je me suis sagement abstenue. J’ai juste versé une petite larme de désespoir en arrivant au sommet, à 3842 mètres, me sachant face au plus beau panorama des Alpes et ne voyant… RIEN. Néant.

J’ai quand même essayé de me consoler en explorant les multiples salles de l’Aiguille. Le parcours est très intéressant, avec des expositions sur l’alpinisme, sur l’hypoxie (privation d’oxygène en altitude), sur l’histoire de l’Aiguille et les prouesses techniques qui ont présidé à sa construction. Le clou, c’est le Pas dans le vide, où vous pouvez vous avancer au-dessus des Alpes vertigineuses. Moi je me suis avancée au-dessus d’un matelas de coton gris, mais bon.

J’ai vu des skieurs partis pour la descente de la Vallée blanche rebrousser chemin à cause de la météo, le cœur gros. Je partageais leur peine au plus profond de mon cœur.

Après, je suis redescendue sur Chamonix, et j’ai appris que le train du Montenvers vers la Mer de glace n’ouvrirait pas, en raison du risque d’avalanche. Heureusement que ça s’est passé à Chamonix, soit à 4h de route de chez moi, et pas au Grand Canyon ou en Australie, sinon j’aurais été TRES malheureuse (et j’aurais déclenché l’apocalypse par inadvertance. Faites gaffe, je suis apparemment dangereuse).
Les joyaux des Alpes françaises : ce qu’il faut (normalement) voir à Chamonix
Grâce à des photos de banque de données (désolée…), voici ce que vous devez voir à Chamonix et que j’ai malheureusement loupé. Quelques idées des incontournables à voir dans ce magnifique village alpin, pour vous aider à planifier votre voyage :
L’Aiguille du Midi et le Pas dans le vide
Un panorama fabuleux sur tous les sommets des Alpes, du Cervin au Ventoux, et la possibilité de marcher au-dessus du vide sur un plancher de verre. C’est sans doute la vue la plus célèbre d’Europe, l’expérience alpine ultime. Accessible hiver comme été.


Le train du Montenvers, la Mer de glace et la Grotte de glace
Peut-être la plus belle vision glaciaire d’Europe. Entre deux sommets, une vallée glaciaire fabuleuse dessine un paysage inouï. Descendez l’escalier qui mène au fond de la grotte de glace et admirez les sculptures. Prenez un repas au légendaire restaurant panoramique de l’hôtel du Montenvers. Accessible hiver comme été.

L’hiver : la Vallée Blanche à ski
Il paraît que c’est une des plus belles descentes à ski qu’on puisse faire. Il s’agit d’un parcours hors piste, à prendre avec un moniteur de ski agréé, qui vous amène de l’Aiguille du midi jusqu’à la mer de glace. 20 km de descente faramineuse. Mon projet pour ces quatre jours à Chamonix, c’était de prendre une heure de cours avec un moniteur de l’ESF au début, afin de lui demander d’évaluer mon niveau, et de me lancer sur la Vallée blanche s’il m’en pensait capable. Je skie depuis toute petite, mais je n’ai jamais fait de hors piste à ce jour. Il paraît que la pente n’est pas très raide, pas trop difficile, mais le ski dans la poudreuse peut décontenancer les gens qui n’ont pas l’habitude. Ne vous lancez pas sans être sûr de votre coup, n’hésitez pas à demander conseil.

Si vous n’êtes pas certain d’être à la hauteur, ne vous en faites pas : le domaine skiable du Mont Blanc, à Chamonix, Megève, Les Houches, etc, est vaste et beau et vous permettra de vous régaler.
Pratique : Le pass Mont Blanc Unlimited de la Compagnie du Mont Blanc
Tous les sites évoqués ci-dessus sont accessibles grâce au Pass Mont Blanc Unlimited vendu par la Compagnie du Mont Blanc. Il coûte 62 euros par jour (avec réduction si vous restez plusieurs jours) et vous donne accès à tous les sites que j’ai mentionnés, et à l’ensemble du domaine skiable sur trois pays, soit 998 kilomètres de pistes. D’autres forfaits moins chers sont également disponibles si vous souhaitez skier seulement sur une partie du domaine, par exemple à Chamonix, à Megève, aux Houches, etc. Vous trouverez ici la description de tous les forfaits disponibles.
L’été : la randonnée du Lac blanc
Je suis décidée à revenir à Chamonix en été pour faire cette superbe randonnée autour du lac dit « Lac Blanc », avec vue extraordinaire sur le Mont Blanc. Elle est considérée comme une des plus belles randonnées de montagne françaises, et me fait complètement rêver.
Je n’ai pas trouvé de belles photos libres de droits, je vais donc vous maintenir dans le suspense jusqu’à cet été.
En quelle saison venir à Chamonix ?
L’hiver si vous êtes skieur, bien sûr, surtout si vous rêvez de la Vallée Blanche.
Si votre but est avant tout de voir les sites de l’Aiguille du Midi et de la Mer de glace : venez plutôt l’été. En haute montagne, le temps est toujours capricieux (au sommet du Mont Blanc, il neige même en été), mais vous avez plus de chance de tomber sur un grand soleil en été. Et en bonus, vous pourrez faire la randonnée du Lac blanc, inaccessible l’hiver, mais merveilleuse en été.
Un dernier coup de cœur : le village natal de Jacques Balmat, Les Pélerins
Ceci est un hasard, un petit joyau inattendu comme les voyages savent parfois nous réserver. En quittant Chamonix, je cuve ma déception de n’avoir pas vu ce dont je rêvais, et je fixe mes cuticules avec application, perdue dans de noirs pensers (orthographe du XVIIIe – je sais, j’en fait trop). Soudain, mon cher et tendre s’arrête sur le bas-côté et me dit « Regarde, ça va te plaire. »
Au-dessus d’un hameau, la langue d’un glacier s’avance, semble descendre vers les maisons enneigées, puis s’arrête net, comme un tsunami qui aurait heurté un mur invisible. Ce paysage de séracs bleutés crachés par la pente, comme suspendus au-dessus des toits, me fascine. Voilà la vision alpine dont je rêvais – la grandeur, le danger, la beauté hypnotique du froid et de la mort.

Le petit village s’appelle Les Pélerins. Au XVIIe, à l’époque du découvreur du Mont-Blanc, on l’écrivait Les Pellarins. Ce ne sont que quelques maisons à la merci du glacier, à quelques minutes seulement de Chamonix, mais déjà au cœur de la montagne. Sur la façade d’un chalet, je lis : « Ici a vécu Jacques Balmat ». Et soudain je comprends. Comment ne pas rêver de conquérir les cimes, quand on dort sous l’œil du monstre ?

Je reviendrai à Chamonix, c’est promis.

Restez dans les Alpes avec moi ? Je vous propose un fabuleux itinéraire romantique en Autriche.
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