Pourquoi visiter Douai, qu’y a-t-il à voir là-bas ? La ville des géants fait partie des beautés méconnues du Nord, un de ces secrets trop bien gardés qui ne demandent qu’à passer de bouche à oreille. Si je vous parle des villes des Hauts de France, des beffrois habités par un carillon mélodieux, d’architecture flamande lumineuse, de grandes places, de géants d’osier et de maroilles fondant, sans doute allez-vous penser à Lille, à Arras, à Cambrai… mais surtout n’oubliez pas Douai dans votre liste. Le plus beau beffroi de France, une architecture d’une richesse exceptionnelle, la tradition puissante et émouvante des Géants vous attendent dans cette cité qui fut l’un des joyaux des Flandres.

Douai, c’est le coup de cœur inattendu, et pour moi un émouvant voyage dans le passé : c’est aussi la ville où est née ma mère, et c’est avec elle que j’y suis venue pour la première fois début juillet.
Cinq raisons de venir à Douai
Que voir à Douai ? Que faire à Douai ? Blog Douai
Je sens qu’il faut que je vous convainque très vite. Il n’y aura pas de bikinis dans cet article, de plage, de requins apprivoisés ou autres tortues géantes, « juste » du maroilles et des géants, et pourtant je vous promets que ça va être génial. Voici très vite cinq choses à voir à Douai, cinq raisons de visiter cette magnifique ville du Nord qui mérite mille fois d’être découverte. Restez par ici, je développe après, promis.
Le beffroi de Douai, à mes yeux incontestablement le plus beau de France (Victor Hugo pense pareil que moi, ça tombe bien).

Les rues de Douai, une série de merveilles architecturales dignes des plus belles villes du Nord, entre Renaissance flamande, XVIIIe français et Art nouveau.


La fête des Géants, tous les ans en juillet, une manifestation culturelle exceptionnelle inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, et une fête populaire dont la ferveur vous touche.


La collégiale Saint Pierre, la plus grande église au nord de Paris, monumentale et pourtant chaleureuse, un vrai coup de cœur pour moi.

Les curiosités et secrets de Douai : passages secrets, ruelles cachées, prodigieuses salles de l’Hôtel de Ville visibles sur visite guidée seulement, merveilleux carillon du beffroi qui est considéré comme le plus mélodieux de France (et qui est celui qu’on entend dans Bienvenue chez les Chtis)…


Une sixième raison pour vos papilles : aller dormir et manger à La Terrasse, un hôtel et restaurant d’une qualité exceptionnelle, entre haute cuisine et traditions du Nord. C’est une adresse réputée qui attire les fins gourmets de toute la région – et j’ai compris pourquoi.

Mais il faut maintenant que je vous raconte le lien secret qui m’unit à cette ville où je n’avais jamais mis les pieds.
Retrouver la fierté d’être Chti : l’histoire de ma mère, née à Douai
Plantons le décor. Ma mère, vous la connaissez peut-être, elle s’appelle Sylvie Brunel, vous l’avez sans doute déjà vue à la télé si vous regardez le 28 minutes d’Arte (et tout le monde regarde Arte, vous savez bien, « moi j’aime pas la télé mais je regarde juste un peu Arte »). Crinière blonde survoltée, rouge à lèvres fuchsia, opinions iconoclastes, des dizaines de bouquins et à peu près autant de chevaux, énergie inépuisable, j’adore ma mère. Mais comme tout superhéros qui se respecte, elle avait une kryptonite, un secret caché. Elle était Chti avant que ça devienne à la mode.


Ma mère est née à Douai à l’époque où le Nord était en sale état, frappé de plein fouet par la crise du textile et de la mine. Quand elle me racontait son enfance, j’imaginais ça comme dans un bouquin de Zola : les terrils, les maisons noircies par le charbon, « au Nord c’était les corons », la terre trouée par les anciennes galeries minières, la pluie sur les usines. L’enfance de ma mère n’a pas été facile, et le Nord n’est pas seul responsable. Son petit frère s’est battu plusieurs années contre un cancer avant de mourir à l’âge de treize ans. Ma mère a quitté le Nord quand elle avait dix-sept ans, et a longtemps voulu tourner la page, laisser derrière elle cette région qu’elle associait à la tristesse intime.
Moi je suis née en Provence, j’y ai grandi et j’ai toujours eu un sentiment d’appartenance profond envers mon Sud ensoleillé. Ma mère était comme un agent double, elle planquait son identité Chti, ne nous la transmettait pas. Seuls quelques détails la trahissaient : la chicorée dans le café, une connaissance suspecte du tourisme en Belgique (truc incongru chez les Sudistes), sa blondeur flamande, sa grande tolérance envers la pluie et les nuages. Mais elle ne nous emmenait pas dans le Nord, à part une fois où nous avons joué de malchance et subi la pire présentation marketing possible du département : deux jours d’averse noire sans discontinuer et un pauvre monsieur lépreux qui tendait ses moignons au feu rouge, me filant des cauchemars pendant douze nuits. Les Hauts de France, on a zappé, on y revenait pas.
Et puis il y a eu Bienvenue chez les Chtis, le film qui a rendu sa fierté au Nord. Ma mère a adoré. Elle a commencé à revendiquer davantage cet héritage familial, à nous raconter des histoires. A nous parler de la merveilleuse maison de sa grand-mère rue de Férin à Douai, avec son jardin à la Peter Pan qui s’étendait jusqu’à la voie ferrée dans un dédale d’églantines et de groseilles à maquereaux. A dire qu’elle aimerait nous montrer les beffrois qui carillonnent dans la lumière des Flandres, les canaux bordés de fleurs, les couchers de soleil sur la brique rouge.

L’an dernier, elle a été invitée à donner une conférence à Douai, et est revenue bouleversée – elle retrouvait son enfance. La ville était plus belle, plus gaie, plus lumineuse que dans son souvenir. Le Nord avait soigné ses plaies et retrouvé sa beauté d’antan.

A gauche : dans l’escalier monumental de l’hôtel de ville. A droite : dans les arcades de Douai, qui datent du Moyen-Âge, et dans lesquelles des petites boutiques sont installées. C’est ici que mon arrière grand père avait ouvert, après la guerre, son magasin de téléviseurs.
Dans la Divine Comédie de Dante, Douai est citée comme l’une des quatre villes les plus puissantes des Flandres, avec Gand, Bruges et Lille. Ville marchande, ville libre, ville universitaire, Douai avait été véritablement un des joyaux du Nord. Et elle retrouvait son éclat. Elle relevait la tête, plus belle et plus fière. Les gens de la ville ont dit à ma mère qu’en sa qualité de native de Douai, elle était un « ventre d’osier » : une fille de la cité des géants. Je l’ai vu se réinventer une identité nordiste, découvrir la fierté d’être une Chti. C’est là que l’idée a germé : et si nous allions ensemble à la Fête des Géants ? C’est un voyage intime : ma première visite à Douai, et le retour de ma mère, prête à revenir dans les bras de sa cité natale trop longtemps oubliée.
Douai, la cité des géants
La fête des Géants, ou plutôt, comme on dit ici en picard, les « Fêtes de Gayant », qu’est-ce que c’est ? C’est une tradition qui date de la fin du Moyen-Âge, quand les riches villes flamandes veulent signifier leur puissance à travers ces géants d’osier qui sont les gardiens et protecteurs de la cité. Les géants existent dans toutes les Flandres, et sont aujourd’hui inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO (« Géants et dragons processionnels de Belgique et de France »). Lors des fêtes de Gayant, on voit le samedi après-midi le défilé des Géants des villes voisines, et on mesure la variété et la créativité de ce monde. Mais nulle part ailleurs qu’à Douai, on ne célèbre avec une telle ferveur, une telle émotion, les géants emblématiques de la ville. Ils ne sortent que du dimanche au mardi, tous les ans début juillet, et sont accueillis dans la joie, la bière et la danse. Depuis 1479, Douai est incarnée par une famille de géants, la famille Gayant : Monsieur Gayant, Madame Gayant, leurs enfants Jacquot, Fillon et Binbin. Ils sont les anges gardiens, les symboles de Douai, qui se revendique « cité des géants », et les Douaisiens « enfants de Gayant ». Monsieur Gayant pèse 370 kilos et est porté par six hommes qui se glissent à l’intérieur de la cage en osier et supportent sa grandeur toute la fête durant. Pour être porteur de géant, il faut que votre père l’ait été avant vous, et cette confrérie qui ne se transmet que par le sang perdure depuis des siècles et des siècles.



Il est difficile d’expliquer à quel point cette tradition est chère au cœur des Douaisiens, à quel point elle est consubstantielle de l’identité de la ville. Je l’ai compris en voyant les brins d’osier tatoués sur les bras de certains porteurs, qui signifient ainsi leur appartenance à cette aristocratie populaire jalousement gardée. Je l’ai compris en assistant à la sortie de la famille Gayant, le dimanche matin, et en voyant certaines familles écraser une petite larme en retrouvant leurs Géants cachés dans l’ombre depuis l’été précédent. On m’a raconté que le mardi soir, lors de la rentrée des Géants, tout le monde est en pleurs : la fête est finie, il faudra attendre une année entière avant de retrouver la famille Gayant dans la lumière de l’été. Qui sait qui sera là pour les voir l’année suivante, et quels êtres chers auront disparu ? Les fêtes de Gayant, on les vit en famille, et on se souvient avec une joie douloureuse de la grand-mère, du grand-oncle, de tous ceux qui ont dansé avec nous et quitté le cortège. Quand les géants rentrent dans leur maison, c’est un pan de vie qui s’enfuit.


J’avais déjà ressenti une fois cette ferveur, cette solennité dans une fête qui fédère une ville entière : lors du festival viking Up Helly Aa, à Shetland, lui aussi réservé aux seuls habitants de Lerwick. Tout comme j’avais vu le chef viking pleurer devant le drakkar en feu, j’imagine le porteur aux bras tatoués pleurer devant le géant qui rentre à la maison. La vie file, les villes demeurent. Mais chaque année, dans la liesse, une marée de confettis et la Goudale qui coule à flots, on célèbre l’été et la joie.



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Le beffroi de Douai et son carillon enchanteur
Le beffroi de Douai est un fabuleux exemple de cette pérennité par-delà les siècles. Edifié au XIVe siècle pour signifier la puissance de la ville – beffrois, géants, même combat –, il a su résister aux assauts du temps et continue de fasciner par son allure féerique. Je laisse Victor Hugo vous le décrire :
« Il y a là le plus joli beffroi que j’aie encore vu. Figure-toi une tour gothique coiffée d’un toit d’ardoise, qui se compose d’une multitude de petites fenêtres coniques superposées ; sur chaque fenêtre une girouette, aux quatre coins, une tourelle ; sur la pointe du beffroi, un lion qui tourne avec un drapeau entre les pattes ; et de tout cet ensemble si amusant, si fou, si vivant, il sort un carillon. Dans chaque petite lucarne, on voit se démener une petite cloche qui fait rage comme une langue dans une gueule. J’ai dessiné cette tour, et quand je regarde mon dessin, il me semble encore entendre ce joyeux carillon qui s’en échappait comme la vapeur naturelle de cet amas de clochetons. »

J’ai mené mon étude scientifique, chers lecteurs. Les beffrois de Lille, d’Arras, de Bergues, etc, sont magnifiques. Mais le plus beau, le plus enchanteur, celui qui semble tout droit échappé d’un conte plein de poussière d’étoile et d’animaux qui chantent, c’est celui de Douai. Et toute sa beauté se révèle quand sonne le carillon. (Fun fact : c’est celui qu’on entend dans Bienvenue chez les Chtis.) Encore un motif de fierté pour Douai : c’est ici qu’a été inventé l’art de carillonner. En 1391, Jean Lourdel imagine un système qui permettrait de faire sonner les cloches du beffroi au poing, en frappant sur des maillets de bois. Le son est fabuleux (et il est difficile d’imaginer qu’on obtient une mélodie aussi cristalline et raffinée en assénant des uppercuts au clavier, mais si, ça se joue à poings fermés. Le carillon et le krav maga, même combat).

Je vous recommande mille fois la visite guidée du beffroi et de son carillon, qui a lieu tous les jours sauf le lundi à 10h30, 15h et 16h30.
D’autant que dans la foulée, vous pourrez découvrir l’hôtel de ville de Douai, compris dans la visite, et qu’il est prodigieux. Construit à la même époque, au XIVe siècle, rénové au XVIIIe, c’est un enchaînement de salles monumentales majestueuses qui révèlent toute l’aura de Douai au Moyen-Âge et à la Renaissance.



Il aura manqué à ma découverte de l’ancienne Douai un dernier élément : le Parlement de Flandre, que je n’ai vu que de l’extérieur. Lui aussi se visite.


Curiosités architecturales : pas de moineau et ruelles de Douai
Ville flamande, Douai est conquise par Louis XIV en 1667. C’est quelque chose d’étrange à imaginer : la France, ce n’est pas un monolithe, c’est un patchwork de petits bouts de cultures éparses rassemblées par l’autoritarisme des rois, puis par la volonté républicaine. La Provence, la Savoie, l’Alsace, la Flandre, la Bourgogne… autant de régions annexées du Moyen-Âge à la Révolution, qui font qu’on a souvent l’impression de changer de monde en changeant de région française, avec des cultures si diverses et des identités régionales si fortes.

A Douai, je suis marquée aussitôt par les toits en « pas de moineau » (ou « pignons à redents ») qui me rappellent Bruxelles ou Bruges, qui me disent « tu es ici dans le Nord, dans les Flandres, et ça se voit ».
Je suis soudain prise d’un grand désir de Flandres. Je me mets à rêver d’explorer davantage cette région au cœur de l’Europe, puissante et fière, vers laquelle les marchands accouraient par centaines.

Le très beau Musée de la Chartreuse, avec sa collection d’œuvres de la Renaissance flamande, ancre Douai dans cette ère culturelle. Jean Bellegambe, le célèbre « peintre des couleurs » (1470-1536), était Douaisien. Je me plonge avec délices dans cette ébullition culturelle des Flandres à la Renaissance, moi qui raffole de la peinture de cette époque au seuil de deux mondes.

Une des curiosités les plus marquantes de la Douai médiévale et Renaissance, ce sont ses ruelles cachées. Imaginez un mur tout ce qu’il y a de plus normal, une porte fermée à clef… et derrière cette porte s’ouvre non pas une maison ou une cour intérieure, mais une rue invisible, étroite, à l’abri des regards. Je pousse un cri de surprise quand le guide ouvre la première porte et me révèle la ruelle. La ville médiévale, étroite, secrète, ressurgit pour quelques instants.

Mais quand on marche dans les rues de Douai, on la découvre aussi moderne, rénovée à la Belle époque. Je me régale de la profusion d’Art nouveau sur les façades lumineuses. Douai est belle, bien plus que je l’imaginais.


Il aura manqué à ma visite la découverte du centre minier de Lewarde, le plus grand musée de la mine d’Europe, qui est paraît-il spectaculaire. J’aurais aimé découvrir la vie de ces hommes qui travaillaient dans le noir et la poussière à chauffer les villes d’Europe, et y laissaient parfois leur vie. Je reviendrai.
La collégiale Saint Pierre
Pour l’amoureuse de belles églises que je suis, ce fut un vrai coup de cœur. Cette église est non seulement la plus grande du Nord-Pas-de-Calais, mais la plus grande au Nord de Paris tout court, avec sa nef de 112 mètres et sa coupole monumentale qui me rappelle le Vatican. Mais ce qui surprend à Saint Pierre, c’est le caractère chaleureux de la décoration, qui contraste avec les dimensions gargantuesques : on jurerait que cette église est habitée. Tapis, meubles, ex-voto, sculptures éminemment personnelles, on croirait être entré par une porte dérobée dans la « maison de Dieu » et le surprendre en plein aménagement de printemps. C’est quelque chose qui me marque partout à Douai : le caractère chaleureux, convivial, qui s’infiltre jusque dans les églises.



L’hôtel et restaurant La Terrasse à Douai
Je vous ai convaincus d’aller passer un petit week-end à Douai ? Alors laissez-moi vous donner une (très !) bonne adresse, histoire d’agrémenter votre séjour de bulles de savon et de repas raffinés : l’hôtel et restaurant La Terrasse, dans le cœur de Douai, juste à côté de la Collégiale St Pierre. J’ai été touchée par le mélange de vrai luxe et de simplicité authentique : la qualité du décor et de la cuisine, et la gentillesse sincère et pas chichiteuse du personnel, l’originalité sans être tape à l’œil, les plats vraiment fins et délicieux, mais pas snobs, tout était une réussite. Nous avons eu beaucoup de chance de séjourner dans cet établissement labellisé Collection Châteaux et Hôtels et couronné par de nombreuses distinctions, notamment le label Maître Restaurateur et la Table Remarquable, et qui les mérite toutes. Le lieu est enchanteur : chaque salle est différente, avec un bar futuriste décalé qui transpose Michel Ange dans le Nord, une salle plus classique d’une grande élégance, un petit jardin idyllique donnant sur un patio au charme un peu rétro… il y en a pour tous les goûts, mais moi c’est le jardin qui m’a le plus séduite, et j’ai adoré manger dans ce cadre romantique parfait. Côté hôtel, on reste dans le charme et la romance, avec la petite touche à bulles que j’adore : sachez que toutes les chambres comportent des baignoires balnéo à remous et que la suite nuptiale est carrément impériale.
Le chef, Emile Hanique, tient La Terrasse depuis plus de quarante ans et on sent chez lui le dévouement sincère de l’artisan passionné par son métier, ses produits, l’expérience gustative qu’il propose. C’est simple : tout le repas était délicieux. La Terrasse propose des menus allant de 20 à 50 euros, ce qui reste très abordable pour la qualité gastronomique du repas. Nous avons pris le plus beau menu, le Cuisine et Tradition, et c’était fabuleux du début à la fin, des amuses-bouches frais et savoureux au dessert merveilleusement fruité, en passant par le saumon fumé maison, le homard succulent, le prodigieux plateau de fromage (j’ai découvert que j’ADORAIS le maroilles)…
Bref, si vous êtes à la recherche d’un séjour romantique et relaxant, et/ou d’une table de très grande qualité, dont la renommée n’est plus à faire, mais à un prix abordable, foncez à La Terrasse. Vous serez traité avec beaucoup de gentillesse en plein cœur de Douai, et vous dormirez et mangerez comme un géant qui se repose après les festivités.

Vraiment, je tiens à dire à quel point j’ai aimé ce lieu, car dans un monde qui s’uniformise de plus en plus, où on voit toujours davantage de grandes chaînes qui dupliquent leur concept à l’infini, c’est merveilleux de découvrir cet établissement qui défend sa différence depuis 45 ans, où toute une équipe dévouée s’active en cuisine pour créer quelque chose d’original, où on sent chez le couple propriétaire une passion authentique et un désir permanent de renouveau et d’excellence, tout en préservant la tradition qui a fait la réputation de l’établissement. Retenez l’adresse, La Terrasse à Douai, car il faut soutenir ce genre de lieux, ils le méritent tellement !

Notre séjour à Douai fut bref et intense, et m’a beaucoup touchée. Découvrir sous le soleil des Géants la ville natale de ma mère, la maison de sa grand-mère, les arcades où mon arrière-grand-père vendait des télévisions, m’a émue. Et au-delà de l’aventure intime, j’ai été enchantée de cette première incursion en Flandre, de cette découverte d’une ville au patrimoine exceptionnel, altière et belle depuis des siècles. Les Hauts de France, j’y reviendrai, c’est certain. N’hésitez plus, Douai mérite votre visite !



Un immense merci à l’office du tourisme de Douai, et tout particulièrement à Mélanie, qui a organisé ce voyage et nous a permis de vivre avec beaucoup de joie et d’émotion ces Fêtes de Gayant ensemble, la mère et la fille. Merci à Damien qui fut le premier à faire revenir ma mère à Douai, et m’a suggéré de jolis spots photo ! Et bien sûr, toute notre reconnaissance va à l’équipe de La Terrasse, qui nous a accueillies avec une générosité et une gentillesse qui nous vont droit au cœur – séjourner chez vous et goûter votre cuisine fut un vrai privilège, merci de tout cœur ! Douai nous a touchées…
L’album photo complet de Douai ici
EnFranceAussi : curiosités de Douai
Avec les géants et les ruelles, cet article participe à la série #EnFranceAussi de juillet, consacrée aux curiosités en France ! Un guide Gallimard sur le Paris insolite est à gagner. Pour participer, commentez cet article et signalez votre participation dans le groupe Facebook En France Aussi.

































































































































































































































































































































