Passionné de randonnée, d’itinérance et de montagne, vous cherchez un trek superbe et original pour user vos semelles sur les sentiers du sud de la France ? Je vous propose un itinéraire encore méconnu et absolument somptueux, à la bascule entre Alpes et Provence : le GR de Pays Tour des Baronnies provençales ! Pour une étape courte de 4 jours comme nous l’avons fait au départ de Serres ou pour la boucle dans sa totalité en 14 jours, cet itinéraire serpentant entre les Hautes-Alpes et la Drôme provençale vous propose des sentiers de moyenne montagne sportive mais accessible. C’est un trek de difficulté intermédiaire avec des chemins superbes et bien entretenus dans des paysages somptueux. Les Baronnies provençales sont à mes yeux un bijou méconnu de la Haute Provence. A la fois montagnard et méridional, entre lavandes et sommets, rivières turquoise et marnes noires, panoramas ensoleillés, cols spectaculaires et villages perchés, ce GR de pays m’a éblouie par sa beauté et vous réserve le plaisir rare des sentiers encore peu fréquentés. Un goût d’inédit et d’inouï pour croquer à pleines dents les beautés secrètes des vallées du Buëch et de l’Eygues – laissez-moi vous emmener en randonnée !
La beauté fleurie du tour des BaronniesLe Rocher Pointu de SerresEntre Alpes et Provence, une superbe itinérance. Montagnes fleuries : mai en Baronnies !
J’ai réalisé cette itinérance pédestre en Baronnies avec ma binôme et amie Marion Carcel alias Foehn Photographie, comme moi passionnée de montagne et de randonnée. Toutes les photos de cet article sont les siennes.
Marion sur le rocher pointu lors de cette belle aventure en duo
Pourquoi randonner sur le GRP Tour des Baronnies provençales ?
A la recherche d’une randonnée en itinérance dans le sud de la France, pourquoi jeter son dévolu sur le tour des Baronnies provençales ? Quelques arguments.
La beauté préservée du parc naturel régional des Baronnies provençales
Vous connaissez sans doute le Vercors, la Vanoise ou le massif du Mont-Blanc, objets de treks célèbres en montagne. Mais connaissez-vous le parc naturel régional des Baronnies provençales ? A cheval entre deux départements, la Drôme et les Hautes-Alpes, et deux régions, Auvergne Rhône Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur, ce parc naturel régional reste à mes yeux un joyau méconnu du sud de la France. Je suis folle de ces paysages de marnes noires, de rivières turquoises, de moyenne montagne fleurie et abrupte au soleil du midi. Un trésor de haute Provence un peu secrète que je ne me lasse pas d’explorer depuis mon adolescence drômoise. Après avoir exploré côté Drôme, découvert les Baronnies provençales entre randonnée et équitation, ou roulé sur la route de l’olivier en Baronnies, nous sommes cette fois passées côté Hautes-Alpes, dans le pays de Sisteron Buëch. C’est le pays des eaux turquoises : celles du Buëch qui caressent le saisissant rocher de Serres avant de se mêler à celles, plus sombres, de la Durance au pied de la vertigineuse citadelle de Sisteron, celles de l’Eygues qui coulent en tresse dans des vallées enchantées, celles de la Méouge qui cascadent dans des gorges d’une acrobatique poésie. C’est le pays des villages de charme, Serres et son histoire intimement liée à celle du Dauphiné, Rosans et ses pépites médiévales méconnues, Sigottier lové au creux des rochers pour le plus grand plaisir des grimpeurs, Montmorin et ses tours jaillissant d’un bouquet de genêts, Saint-Auban-sur-l’Ouvèze et ses odeurs de Provence flottant dans le dédale des ruelles. C’est le pays du pastoralisme, des troupeaux dans les montagnes, des moutons blancs sur les pentes colorées et des fromages qu’on croque avec une pomme dorée des Hautes-Alpes – connaissez-vous l’IGP Alpes de Haute Durance ? Une saveur exquise, entre soleil et sommets, un fruit heureusement non interdit dans ce jardin d’Eden alpin ! Ici au pays de Sisteron Buëch dans les Baronnies, nous sommes au carrefour de la montagne et du midi, entre Alpes et Provence, entre soleil et caillou. J’adore ce savant mélange qui a sculpté mon imaginaire, qui m’a fait tant aimer la montagne que la Provence ensoleillée. Ce trek est beau, varié, et profondément réjouissant. Des Alpes au Ventoux, du Vercors au Dévoluy, les vues sont magiques et nous disent combien nous sommes à la rencontre de toutes les Provence, dans un décor où chaque panorama évoque une ribambelle de merveilles.
La beauté du pays de Serres, de Sisteron et du Buëch Les marnes noires, emblématiques des Baronnies Les beaux villages des Baronnies provençales, côté Hautes-Alpes
Une vraie randonnée, mais accessible : le Tour des Baronnies, un trek de difficulté intermédiaire
La boucle entière du GRP Tour des Baronnies provençales dure 14 jours. Il est bien sûr facile de faire un trek plus court : nous avons marché sur 4 étapes dans les Hautes Alpes au départ de Serres. Avec deux étapes faciles, une étape intermédiaire et une plus difficile, ces 4 jours nous ont donné une bonne idée de l’ambiance générale du tour. Il s’agit de vraie randonnée, pas de balade, et je recommande ce trek aux personnes qui ont déjà l’habitude de marcher : je le considère nettement plus difficile, par exemple, que le GR65, le chemin de Saint Jacques qui part du Puy-en-Velay. Mais pourtant, cela reste accessible. Cet itinéraire est aussi nettement plus facile que les monstres de la randonnée itinérante en France, j’ai nommé le GR54 dans les Ecrins ou le GR20 en Corse. Je le classerais à une difficulté de 3/5, avec des chemins magnifiques et globalement peu techniques, des balcons panoramiques au milieu de paysages radieux. Bien balisé, lisible, bien conçu, ce tour m’a réellement séduite par la qualité des chemins et la beauté des paysages. J’ai trouvé chaque étape belle et intéressante.
Un GR de pays superbe, alpin et méridional
La facilité logistique : faire le Tour des Baronnies provençales avec Sisteron Buëch
Envie de randonner en liberté sans avoir à gérer la logistique ? L’office de tourisme de Sisteron Buëch peut tout gérer pour vous : hébergement, transport de bagage, taxi retour… Il vous est possible d’acheter un package trek complet, regardez ici leurs séjours pédestres clefs en main. Leur organisation est top, n’hésitez pas à les contacter. Même en ayant l’habitude de tout organiser moi-même, j’ai vraiment apprécié leur gestion, et je n’ai rien eu à redire – tout était parfait. Plusieurs départs sont bien sûr possibles, puisqu’il s’agit d’une boucle, mais on vous proposera spontanément de partir de Serres. Pourquoi partir de Serres, joyau Renaissance sur les eaux bleues du Buëch ? C’est un départ facile car ce village est accessible en transports en commun : en bus et en train ! Il est idéal pour les randonneurs qui souhaitent voyager sans voiture. Nous avons dormi dans de jolis gîtes montagnards cosy et chaleureux.
Randonner léger, en sachant que tout est géré
Nos hébergements sur le GRP Tour des Baronnies
Lors de notre randonnée itinérante au cœur des Baronnies provençales, nous avons eu le plaisir de faire halte chaque nuit dans des gîtes et chambres d’hôtes à l’ambiance familiale et douce. Cuisine maison et ambiance montagne étaient au rendez-vous dans ces hébergements choisis pour nous. Tous nos hébergements ont été réservés pour nous par l’office de tourisme Sisteron Buëch qui s’occupait de tout. Nos bagages nous attendaient chaque soir au gîte.
A l’hôtel Fifi Moulin au cœur de Serres, de jolies chambres lumineuses et une collection incroyable de confitures exotiques et originales dont les noms résonnent comme un poème nous permettent de commencer notre randonnée sous les meilleurs augures.
Explorer Serres
À la Ferme de la montagne à Sigottier, des chèvres cachemire et angora peuplent les pentes autour de ces beaux gîtes situés dans des maisons traditionnelles, avec vieilles pierres, voûtes spectaculaires et belles vues. On peut louer un gîte à la semaine pour s’immerger dans la nature riante ! Chevaux et chiens complètent la joyeuse ménagerie pour un accueil paysan au poil.
Le gîte de Praboyer se niche solitaire sur les hauteurs de Montmorin. Une ambiance de refuge alpin règne dans cette maison du bout du monde en pleine nature où les ânes mangent les pissenlits. Virtuose de la cuisine végétale avec des plantes et fleurs cueillies chaque jour, Claire nous régale avec les recettes de sa création. Un fabuleux voyage culinaire qui se décline aussi en stages de cuisine, avis aux amateurs !
Un accueil ultra chaleureux et une atmosphère de cocon cosy à Rosans ? Atypique détour a beau être situé dans une ancienne gendarmerie, l’atmosphère n’a rien à voir avec une garde à vue ! Et l’histoire insolite de ce lieu hors normes réserve d’autres surprises, que je vous laisse découvrir… l’adjectif « atypique » n’est pas usurpé, mais l’ambiance est douce et soignée et nos hôtes aux petits soins. Sur la terrasse panoramique, dans le jardin fleuri ou dans les chambres décorées avec goût, on savoure le confort et le plaisir d’être chouchouté. La parenthèse douceur, un vrai coup de cœur !
Nos étapes sur le Tour des Baronnies provençales
Quatre étapes, ce n’est bien sûr qu’une petite partie de ce GR de Pays d’une grande richesse, mais ce furent quatre étapes superbes, très représentatives de la beauté et de la diversité des Baronnies.
Jour 1 : Serres – Sigottier
Chaque fois que je traverse les Baronnies provençales, je suis émerveillée par la silhouette colorée de Serres, ce village arrimé à son rocher, et par la couleur éclatante des eaux du Buëch dénouant ses tresses turquoises à son pied. Avant de commencer notre randonnée, nous avons pris le temps d’explorer le riche patrimoine historique de cette cité passionnante, dont l’héritage est très marqué par la Renaissance, les guerres de religion et les grandes heures du Dauphiné. Héros de l’histoire régionale, le duc de Lesdiguières a laissé ici sa marque ! Puis nous partons marcher dans les montagnes. Depuis le Sentier des Moines, le Rocher pointu et la crête de Fontarache, la vue sur Serres et la rivière est somptueuse. On imagine avec du soleil la puissance de ces panoramas saisissants ! Les Baronnies sont radicalement sublimes et cette première étape met la barre très haut.
Sentier des moines, Serres Le Buëch turquoiseCuriosités de SerresSur les crêtesLa beauté de ces panoramasSigottier
Jour 2 : Sigottier – Praboyer (Montmorin)
Cette journée où on s’éveille à la Ferme de la Montagne est la plus proche des sommets. Après une ascension dans une belle forêt de feuillus aux allures de conte moussu, nous arrivons au pied du point culminant des Baronnies provençales, le Duffre à 1800m d’altitude. D’innombrables orchidées couvrent le plateau, rappelant combien les Baronnies sont une réserve botanique exceptionnelle : entre Alpes et Provence, à la rencontre des deux mondes, la richesse florale est à son summum. Par beau temps, le détour par la crête du Duffre nous aurait tentées, d’autant que ma Drôme est juste de l’autre côté : la station d’été de Valdrôme est nichée sur l’autre versant ! Notre chemin vers Montmorin se poursuit sur un superbe sentier en balcon, à l’ambiance très alpine (mais ni technique, ni dangereux). C’est une belle journée montagnarde, qui prouve à qui en douterait que nous sommes bien dans le royaume des Alpes ! Le gîte de Praboyer cultive d’ailleurs cette ambiance de refuge haut perché.
Au pied du Duffre, dans les orchidéesBeaux sentiers en balcon L’arrivée au gîte de Praboyer au coeur des montagnes
Jour 3 : Montmorin – Rosans
Après le passage par le très beau village de Montmorin, le clou de cette journée est la montée au col des Pins, où les panoramas à 360 degrés sont somptueux : la sensation d’une immersion presque maritime dans l’océan de cimes des Baronnies. La descente du col des Pins sera le seul passage un peu technique de nos quatre journées de marche (descente raide, bâtons conseillés), mais la beauté du paysage vaut bien la concentration. Un autre village superbe nous attend à l’arrivée : Rosans, son héritage médiéval méconnu, sa tour et ses fontaines, ses fleurs nichées au creux des ruelles sinueuses. D’un superbe village de charme à un autre, cette journée a la douceur d’un voyage dans le midi.
MontmorinMontmorin, village typique des Baronnies .Col des PinsSur les crêtes fleuriesRosans
Jour 4 : Rosans – Saint-Auban-sur-l’Ouvèze
Le GRP se scinde ici, et nous partons sur la variante par le GR91, en direction de Saint-Auban. Le retour du soleil joue en notre faveur, et je suis émerveillée par cette journée de marelle entre Drôme et Hautes-Alpes, où nous franchissons plusieurs fois la « frontière » invisible entre mes deux régions de cœur. Après avoir traversé de spectaculaires paysages de marnes noires sculptées par l’érosion, extrêmement typiques des singularités d’ici, on monte dans une forêt de genêts en fleurs et au milieu de rochers spectaculaires vers le Pas de Corbière. Toute la richesse géologique des Baronnies se révèle ici : les pitons suspendus, les grottes à flanc de paroi, les falaises abruptes et les cheminées de fée, tous déploient la grande parade du calcaire enchanté. A la descente vers Saint-Auban, le géant blanc de Provence dévoile sa tête pâle : le Mont Ventoux, à la silhouette reconnaissable entre toutes ! Notre périple superbe s’achève dans le village si typiquement provençal de Saint-Auban-sur-l’Ouvèze, entre cyprès et lauriers. Le taxi qui nous attend nous fera traverser les sublimes gorges de la Méouge – une merveille absolue, entre cascades turquoises et reliefs fantasmagoriques, qui me donne follement envie de retrouver le pays de Sisteron Buëch !
On bifurque sur le GR91Baronnies ensoleillées Au milieu des genêts.Curiosités géologiquesLa beauté du VentouxArrivée sur Rosans
Un grand merci à l’office du tourisme de Sisteron Buëch, et notamment à Aurélie, Chantal et Mathilde, pour ces quatre belles journées d’aventure chez vous.
Tout amoureux des Alpes connaît le parc national des Écrins, ou rêve de l’arpenter un jour. Comprendre la réglementation du parc national des Écrins, et en quoi elle aide à protéger le trésor qu’il incarne : tel est l’objet de cet article. Depuis maintenant plus de 50 ans, le parc national des Ecrins veille sur un immense espace naturel embrassant sept massifs des Alpes du Sud. Des sommets aussi emblématiques que la Barre des Ecrins (4102m), la Meije, l’Ailefroide, le Pelvoux ou l’Olan, des glaciers légendaires comme le Glacier Blanc, des centaines de kilomètres de sentiers de randonnées, des villages mythiques dans l’histoire de la montagne française, comme La Grave, Saint-Christophe-en-Oisans ou Vallouise, et une richesse animale et végétale d’exception, tel est le trésor des Ecrins. Plus de 4500 espèces animales et végétales s’épanouissent ici et jouissent de règles strictes qui protègent leur survie. Pourquoi est-il interdit, dans le périmètre du cœur de parc, de faire voler un drone, de circuler à VTT, d’avoir un chien même tenu en laisse, ou encore de jeter un trognon de pomme ? La règlementation du parc national des Écrins est intransigeante et des gardes veillent à son respect. Essayons de la comprendre ensemble.
Pourquoi les chiens, les VTT et les drones sont-ils interdits dans le parc national des Écrins ? Comprendre ensemble la réglementation du parc national, tel est l’objet de cet article.
Le parc est officiellement fondé le 27 mars 1973. Il fut alors le 5e parc national à être créé en France. Notre pays en compte désormais 11.
Le parc national des Ecrins s’étend sur deux départements et deux régions françaises : l’Isère (Auvergne Rhône Alpes) et les Hautes-Alpes (Provence Alpes Côte d’Azur).
Le cœur du parc, la zone la plus protégée, celle où la réglementation la plus stricte s’applique, couvre 93 000 hectares.
La zone d’adhésion, à laquelle appartiennent 49 communes, couvre quant à elle 159 600 hectares. 7 maisons du parc accueillent les visiteurs.
L’altitude du parc s’étend entre 700 et 4102 mètres (le sommet de la Barre des Écrins) : il s’agit résolument d’un territoire alpin, montagnard et escarpé.
Surgissant au fond du vallon des Étançons, la barre des Écrins, point culminant des Écrins et des Alpes du Sud à 4102m.
Il comprend 7000 hectares de glaciers, 41 000 hectares de forêts, et 104 000 hectares d’alpages, des prairies pâturées l’été par des troupeaux. Cet équilibre entre la haute montagne, la forêt et les estives sillonnées par les bêtes et leurs bergers, entre la nature et les hommes, fait tout l’essence du parc national des Ecrins, qui est profondément ancré dans la culture des Alpes du Sud. Alpinisme et pastoralisme, espaces inaccessibles et terres arpentées par les hommes, animaux sauvages et domestiques, tous font intégralement partie de son identité.
Nombre de torrents des Écrins sont directement issus de la fonte des glaciers, comme ici à La Bérarde.
Enfin, il comprend 750 km de sentiers entretenus, balisés, gérés par les agents du parc et accessibles librement et gratuitement à tout marcheur. Contrairement à ce qui se passe dans les grands parcs américains, qui font souvent payer des droits d’accès, la culture française tient beaucoup à cette gratuité. Un parc national est un bien commun.
Marcher librement et gratuitement sur les sentiers balisés et entretenus du parc national : un droit accessible à tous.
Le parc a été créé en 1973 avec trois missions principales : la connaissance scientifique (étudier ce milieu d’exception), la protection (préserver la faune et la flore avec le moins de dérangement possible), et enfin le partage : le travail des agents du parc permet de rendre la montagne accessible à tous et de la protéger durablement, pour que chaque génération ait à son tour la chance d’explorer ces massifs fabuleux, de rencontrer des animaux qui ne craignent pas d’être chassés, et d’admirer des fleurs que rien n’aura bétonné et arrasé. Les drapeaux français qui marquent le passage en cœur de parc ont pour moi un double sens très fort : ceci est un trésor national, qui doit être protégé par tous, et dont chaque citoyen a le droit de jouir dans le respect des règles. Il est d’ailleurs interdit de venir armé dans le cœur du parc national, ce que je trouve symboliquement très fort.
Les drapeaux qui marquent l’entrée en coeur de parc
Le parc national, c’est un pacte perpétuellement renouvelé entre les acteurs du terroir, les voyageurs, la faune, les scientifiques et la montagne elle-même. Un équilibre à préserver, jour après jour, par le travail des agents, l’engagement des habitants et les petits gestes accomplis par les visiteurs. Notamment le respect des règles.
Comprendre les règles du parc national : rencontre avec un garde à La Bérarde
Après mon trek sur le tour gourmand en Oisans à l’été 2023, je me rends à La Bérarde pour y rencontrer Pierre-Henri, garde moniteur du parc national, basé en Isère.
La Bérarde est un « hameau du bout du monde » et un lieu mythique dans l’histoire de l’alpinisme. L’hiver, le hameau (qui dépend de la commune de Saint-Christophe-en Oisans) est quasiment inhabité, à l’exception de quelques irréductibles, et il arrive hélas souvent que des avalanches, des inondations ou des glissements de terrain coupent la route d’accès. La route s’achève ici, l’Isère aussi. A La Bérarde, on arrive à un cul de sac : les chemins des hommes viennent buter sur la monstrueuse muraille de montagnes, la Barre des Ecrins, le plus haut sommet de France jusqu’en 1860. Pour passer de l’autre côté (Vallouise, La Chapelle-en-Valgaudemar), c’est un immense détour par la route. A pied, c’est une aventure : le GR54, le grand tour de l’Oisans et des Ecrins. Le Vénéon, la plus belle rivière des Alpes à mes yeux, prend sa source non loin d’ici, dans le glacier de la Pilatte. On le voit cascader, bleu et laiteux, au milieu d’énormes blocs rocheux. C’était le village de Pierre Gaspard, le premier alpiniste à conquérir la reine des Alpes du sud, la Meije. La Bérarde est un lieu mythique, au cœur du cœur de l’Oisans et des Ecrins, où on sent battre le pouls de la montagne.
La Bérarde, le bout du monde en Oisans
Le vallon des Étançons à La Bérarde
Pierre-Henri nous conduit dans le vallon des Étançons, un lieu emblématique qui incarne nombre de particularités et d’enjeux du parc.
Pierre-Henri, à l’entrée du coeur de parc dans le vallon des Etançons
C’est d’ici que sont partis Pierre Gaspard et ses deux acolytes lors de la conquête de la Meije, en 1883. Ils ont traversé le vallon des Étançons, et ont remonté la face sud de la montagne mythique, par cet envers inexploré. Et de l’autre côté du vallon trône la Barre des Écrins. Nous sommes réellement enchâssés entre deux sommets de légende, le roi et la reine des Écrins. Difficile de se sentir plus proche de la haute montagne et de l’histoire des Écrins.
A gauche : la Barre des Ecrins. A droite : l’église de la Bérarde, qui rend hommage à Gaspard, l’habitant du pays. La Meije est au fond du vallon.
C’est un vallon traversé par deux torrents glaciaires, celui de Bonne Pierre et celui des Étançons. Issus directement de la fonte des glaciers, ces deux cours d’eau sont sujets à ce qu’on appelle le régime torrentiel : ils peuvent entrer en crue de façon soudaine et destructrice lors d’un orage. Au moment de notre visite, à l’été 2023, le refuge du Châtelleret vient d’être frappé par une lave torrentielle qui n’a heureusement pas fait de victimes, mais gravement endommagé le refuge et mobilisé énormément de monde pour secourir, déblayer et protéger. Presque chaque année, les torrents du vallon des Etançons emportent les sentiers, arrachent des ponts, forçant les agents du parc à un travail de Sisyphe. L’entretien des chemins en haute montagne, et tout particulièrement sous l’influence du réchauffement climatique, c’est un travail de titan et qui doit être perpétuellement recommencé. La haute montagne est le premier témoin du réchauffement climatique et les gardes du parc ont un énorme travail d’adaptation, de sécurisation et de sensibilisation à mener face à la fonte glaciaire et aux dangers qu’elle entraîne (déstabilisation de la montagne, chutes de pierre, éboulements, laves torrentielles, etc). La liberté de venir randonner à pied dans le parc national des Écrins est garantie par le travail colossal des agents du parc. Chaque année, des crues, des avalanches et des torrents de boue frappent les sentiers, et chaque année, le parc rénove, restaure, entretient les chemins pour que nous puissions profiter de ce trésor.
Un des deux torrents du vallon, dont les crues peuvent régulièrement arracher ponts et chemins. Cet entretien, à renouveler chaque printemps, fait partie des missions essentielles des agents du parc.
Le vallon des Étançons est une terre agricole, un alpage pâturé par les troupeaux en été. Mais aujourd’hui, en raison de la déprise, la friche menace de gagner du terrain, fermant les paysages, remplaçant les prairies ouvertes par des terres de broussailles. Comme ailleurs en France, les exploitations ne sont souvent pas reprises quand un agriculteur part à la retraite. Le retour du loup dans les Ecrins, qui force les éleveurs à des adaptations souvent lourdes, ne facilite pas la situation. Mais là où un troupeau disparaît, le paysage s’appauvrit. Les prairies montagnardes, réserves fabuleuses de biodiversité et patrimoine culturel inestimable, sont menacées. Le parc national n’est pas l’ennemi des activités agricoles et productrices, bien au contraire : il est du côté des bergers, des agriculteurs, des acteurs du terroir qui vivent du tourisme. Les gardes du parc travaillent main dans la main avec eux. Nature sauvage, culture humaine, les deux font l’identité des Écrins. Plus loin dans cet article, je vous parlerai du label Esprit parc national, qui fait le trait d’union entre ces deux engagements.
Sans pâturage par les troupeaux, la friche gagne du terrain.
Enfin, le vallon des Étançons est un lieu de tourisme. Parce qu’il est assez facile d’accès, il est une porte d’entrée pour les familles et les marcheurs occasionnels, un site sublime et qui ne nécessite pas un effort sportif trop engageant. Cette facilité est parfois une menace. Tout comme d’autres sites des Ecrins victimes de leur popularité (par exemple le lac du Lauvitel), il peut être ponctuellement victime de surtourisme : trop d’affluence, et trop de gens qui ne connaissent ou ne respectent pas les règles du parc national. Pour les écogardes, cela peut être difficile à vivre certains week-ends d’été, quand ils tombent nez à nez avec des VTT, des feux, des enceintes sonores, des déchets et autres nuisances. C’est l’occasion de rappeler que les gardes moniteurs sont assermentés et qu’ils font partie de la police de l’environnement : ils ont le droit de verbaliser les contrevenants et d’exiger le paiement d’une amende. Mais leur rôle est aussi pédagogique et éducatif. Un lieu populaire, c’est aussi une occasion fabuleuse d’aller à la rencontre du public, de le sensibiliser, de lui faire prendre conscience du caractère exceptionnel de ce milieu et de l’importance de sa préservation. Quiconque a été émerveillé par le parc national des Écrins, touché par sa fragilité et sensible à sa préservation, aura envie de le transmettre, intact dans sa beauté et sa magie, à ses enfants et à ses petits-enfants.
Accueillir les marcheurs en toute liberté et dans le respect de la réglementation : un enjeu perpétuel pour le parc national des Ecrins.
Le parc reste un espace de liberté : il permet à chacun, en piéton discret et respectueux, de jouir d’une montagne sublime sur des sentiers entretenus et perpétuellement adaptés aux bouleversements climatiques. Mais les règles du parc sont précises et il est impératif de s’y conformer. Aucun feu, aucun déchet – pas même organique -, aucune trace de son passage, aucun chien même tenu en laisse, ni VTT ni drone, aucune nuisance sonore : nous sommes invités dans un espace exceptionnel, il nous appartient d’être des hôtes discrets et respectueux. Certaines règles sont faciles à comprendre : pas de feu, pas de déchets, c’est une évidence partout en montagne, parc ou pas parc. Mais d’autres sont moins intuitives. Pourquoi est-ce que je n’ai pas le droit de venir avec mon chien tenu en laisse ? De faire du VTT ? De jeter un trognon de pomme ? J’ai pu discuter de tout cela avec Pierre-Henri et éclaircir certains points. Revenons sur la réglementation du parc national des Ecrins, et notamment sur certains points.
A l’entrée du cœur de parc, de grands panneaux récapitulent en pictogrammes facilement intelligibles la réglementation. On y lit :
Pas de chien, même tenu en laisse. Ni cueillette, ni prélèvement. Pas d’arme. Pas de déchets. Pas de feu. Ni bruit, ni dérangement. Pas de camping. Bivouac autorisé à une heure de marche des limites du cœur entre 19h et 9h. Pas de véhicule. Pas de VTT. Toute infraction peut donner lieu à une amende. Pour davantage d’informations, renseignez-vous auprès des Maisons du Parc National des Écrins.
Parc National des Écrins
Et si on reprenait les règles ensemble, une par une ?
Comprendre la réglementation du parc
Pourquoi pas de chien dans le cœur du parc national des Écrins ?
C’est sans doute la règle qui a soulevé le plus de questions auprès de mes followers sur Instagram, et je le comprends. Moi aussi, je suis propriétaire d’une chienne golden que j’adore, Nevada. J’aime voyager avec mon chien, j’aime randonner avec mon chien. Ma chienne est obéissante, gentille, marche bien en laisse, et ramasser ses déjections ne me pose aucun problème. Alors, pourquoi ne puis-je pas l’emmener au cœur du parc national des Écrins ?
Randonner avec son chien, un immense bonheur. Mais impossible dans le coeur du parc national des Ecrins, pourquoi ?
Les chiens sont tolérés en dehors du cœur de parc, à condition d’être tenus en laisse. En revanche, dès lors que vous franchissez les limites du cœur (signifiées par des panneaux, et la présence de drapeaux français sur les rochers), vous entrez dans la zone de protection maximale et ils sont strictement interdits, même tenus en laisse, même portés dans un sac : c’est leur odeur qui est une source d’effroi et de dérangement pour la faune sauvage. De nombreuses espèces animales ont très peur des canidés, notamment depuis le retour du loup dans les Alpes françaises. L’humain n’est plus associé à une menace, car depuis la création du parc en 1973, les animaux du parc ne sont plus chassés. La présence calme de randonneurs ne va pas perturber de façon excessive la faune du parc, qui s’est habituée à nous. Mais la présence d’un chien même bien dressé et tenu en laisse peut être la cause de graves dérangements : l’odeur du canidé terrorise de nombreuses espèces, notamment celles qui ont déjà eu affaire au loup. Les conséquences peuvent être terribles : femelles qui abandonnent leur nid et condamnent leur progéniture à la mort, avortements spontanés… De plus, j’ai lu sur le site du parc un article qui m’a beaucoup marquée sur les attaques d’animaux sauvages par des chiens . Même un chien bien dressé, gentil et obéissant, peut réveiller un instinct de prédateur insoupçonné dans certaines circonstances, et devenir une menace de mort pour la faune sauvage.
Regardez bien, vous compterez 8 chamois sur cette photo prise en cœur du parc national des Ecrins. La faune sauvage est bien présente et tient à sa quiétude, pour se reproduire et se nourrir sereinement.
Ni cueillette, ni prélèvement dans le parc national des Écrins
J’ai posé tout de suite la question à Pierre-Henri : moi qui adore les myrtilles et les framboises et qui me suis régalée sur mon tour gourmand en Oisans, avais-je le droit ? La réponse est oui. J’avais le droit de cueillir, à la main, sans contenant, sans aucun autre but que la consommation immédiate, une poignée de myrtilles ou de framboises que j’allais manger tout de suite. Grignoter quelques framboises sur un sentier de randonnée n’est pas interdit (ouf !). Mais je n’ai pas le droit d’amener avec moi un sachet ou un bocal pour en prendre de plus grandes quantités, absolument pas le droit de couper, déraciner, arracher, prélever une plante ou une racine. Nous sommes dans un milieu exceptionnel et préservé. Notre impact sur la biodiversité doit être le plus faible possible.
Cueillir quelques framboises pour les grignoter en pleine randonnée ? Oui, c’est autorisé ! Déraciner la plante ? Jamais !
Pas d’arme dans le parc national des Écrins
C’est l’évidence absolue. Pas de chasse, pas d’arme. J’aime cette vision d’un rapport apaisé avec la montagne, où nous sommes là pour contempler, et non pour prélever.
Ne laisser aucun déchet
Cette section ne devrait nécessiter aucune explication (et encore, je suis choquée de ce que je découvre parfois en randonnée)… et pourtant, une question subsiste souvent : celle des déchets organiques. Toute personne de bonne foi sait qu’une cannette de soda, une bouteille de bière, un paquet de chips ou un mégot de cigarette n’ont rien à faire en montagne. Mais quid des déchets organiques ? Du trognon de pomme ou du papier WC ? Voici la réponse : AUCUN déchet.
Concernant l’épineuse question du caca dans la nature : la question des excréments humains est un vrai problème sur certains circuits de randonnée. Pour faire caca de façon éthique, il faut éviter au maximum de le faire dans la nature, essayer de privilégier de vraies toilettes (par exemple en allant prendre un café ou une tarte aux myrtilles dans un refuge, et en en profitant pour utiliser les WC). Mais si on n’a pas le choix ? Il faut s’éloigner le plus possible des sentiers et des cours d’eau, prendre le papier WC avec soi dans un sac poubelle pour ne rien laisser sur place, et enterrer le reste.
L’arrivée au refuge : du café, des bonnes choses à manger et… des WC !
Concernant le trognon de pomme : le parc national des Ecrins est un milieu protégé, où une faune sauvage s’épanouit avec le moins de dérangement possible. Introduire dans le parc des restes de nourriture peut rendre malade certaines espèces (on a par exemple vu le cas de marmottes tuées par de la nourriture humaine inadaptée), mais aussi modifier leur comportement naturel et leur nuire indirectement. Si un animal se met à quémander de la nourriture auprès des randonneurs, il risque de devenir agressif ou trop intrusif, et sera peut-être abattu s’il pose un danger pour la sécurité. Si une marmotte s’habitue à manger des chips et des bonbons apportés par les randonneurs au lieu de manger de l’herbe pour se préparer à l’hibernation, elle risque de ne pas survivre à la prochaine saison froide. Ne pasinteragir avec les animaux évite de les mettre en danger.
Pas de feu dans le parc national des Ecrins
Je suis radicalement contre la mode des feux en pleine nature qu’on voit sur Instagram, dans un parc national ou ailleurs. Le feu est dangereux : on a vu l’exemple de monstrueux incendies ravageant des espaces naturels magiques, comme le cap Taillat dans le Golfe de Saint Tropez, à cause de l’imprudence des gens. Et même contrôlé, le feu est terrible pour les sols : la montagne est un milieu hostile et fragile. Une plante dans un environnement alpin peut mettre plusieurs années à grandir d’un centimètre. Le feu brûle le sol, les racines, rend l’espace brûlé impropre à la croissance des végétaux durant plusieurs années, et met en péril la survie de certaines plantes rares. N’amenez aucune flamme ouverte dans la nature.
Pas de feu au royaume des eaux claires et des fleurs fragiles.
Ni bruit, ni dérangement
Rangez vos enceintes ! J’ai été très choquée de voir le lac du Lauvitel, espace pourtant protégé en cœur de parc, transformé en véritable camping paradis certains soirs d’été, avec tentes à foison et soirée karaoké. Cela est totalement contraire à l’esprit d’un parc national, qui est un sanctuaire refuge pour les animaux. Le bruit dérange la faune, l’empêche de se nourrir, de dormir, de se reproduire, de se déplacer librement. Il est source de stress, d’anorexie ou d’abandon des nids. Soyons discrets, bouclons-la.
Silence et sérénité.
Camping & bivouac dans le parc national des Ecrins
Le bivouac est toléré dans le parc, à condition de respecter des règles strictes. Il s’agit de dormir une nuit en dérangeant le moins possible, pas de monter un camping. On demandera aux bivouaqueurs de s’installer à plus d’une heure de marche des limites du cœur de parc, de monter leur tente après 19h et de la ranger avant 9h, de ne laisser aucune trace de leur passage – ni déchet, ni papier WC, ni quoi que ce soit, même un déchet organique –, de ne faire aucun feu, de ne surtout pas faire de vaisselle ou utiliser de savon dans les lacs et cours d’eau, et de s’astreindre à une vraie discrétion pour ne pas perturber la faune. Le bivouac, c’est une tente montée pour la nuit, le camping, c’est une tente qui reste plus longtemps, durant la journée, etc. Il est interdit de monter un vrai campement. Il est aussi important d’être sensible à la question du surtourisme. Aujourd’hui, le bivouac menace d’être interdit dans certains espaces soumis à une pression trop importante, comme par exemple le Lauvitel ou le plateau d’Emparis. Interdire est contraire à l’esprit du parc, mais face à l’afflux, la question est soulevée en raison de l’impact trop élevé sur une zone précise. En tant que grande amoureuse du bivouac, c’est un sujet qui me chagrine, mais je comprends les enjeux… et j’ai décidé, lors de mon grand tour de l’Oisans et des Écrins, de dormir en refuge, pour toutes sortes de raisons que je détaille dans l’article.
Le beau refuge de la Lavey
Pas de véhicule, pas de VTT, pas de drone
Il existe des sentiers VTT en dehors du cœur de parc : le parc national des Ecrins compte, dans la zone d’adhésion, de nombreux itinéraires cyclistes. Mais dans le cœur même, on laissera tout en dehors, véhicules 4×4, VTT, drones. Les drones, qui arrivent du ciel et sont perçus comme de super prédateurs, terrorisent de nombreuses espèces. De même, les VTT ou le snow-kite ont une vitesse « anormale » qui effraie la faune. Dans le parc, la règle est claire : on marche.
Et le cheval ?
Information pour les cavaliers : il n’est pas interdit de sedéplacer à cheval en cœur de parc. Le cheval étant un herbivore, il n’est pas perçu comme une menace pour la faune sauvage – il facilite d’ailleurs souvent l’observation, je l’ai souvent vécu lors de mes randonnées équestres. Mais j’émets une réserve importante : le parc national des Ecrins est un milieu de haute montagne, escarpé, pentu, raide, caillouteux. De nombreux sentiers que j’ai arpentés à pied dans le parc m’auraient terrifiée à cheval, et il n’existe pas d’itinéraire équestre balisé. En tant que cavalière, je recommande donc plutôt aux passionnés d’équitation ayant envie de rando équestre en montagne de se rapprocher des clubs hippiques installés en altitude afin de pouvoir se promener sur des sentiers balisés et connus, comme par exemple à l’Alpe d’Huez, dans les Alpes de Haute Provence ou en vallée du Giffre. Dans le parc national des Écrins, certains centres équestres proposent l’été des randonnées à cheval sur le plateau d’Emparis, une expérience que j’aimerais beaucoup vivre. Le cheval en montagne, c’est fabuleux, en sécurité, c’est mieux !
Un endroit où je rêve de revenir à cheval.
Les règles du parc national des Ecrins ont toutes un sens, et les gardes moniteurs sont assermentés pour les faire respecter. Œuvrons tous ensemble à la protection de milieu d’exception.
Et en dehors du respect scrupuleux de la réglementation, qu’est-ce qu’on peut faire en tant que touriste pour soutenir la démarche du parc ? Consommer dans les établissements labellisés Esprit Parc National !
Le label Esprit Parc National
Qu’est ce que la marque Esprit Parc National ? Je cite le site des parcs nationaux de France :
La marque collective Esprit parc national a pour ambition de fédérer les acteurs économiques de chaque parc national en valorisant leurs produits et services et, par le biais d’un acte de consommation, de sensibiliser le consommateur aux principes du développement durable.
Parcs nationaux de France
Elle se décline dans chacun des 11 parcs nationaux de France, avec un logo identifiable commun à tous (celui des parcs nationaux français, la spirale) et à chacun sa couleur : vert pour le Mercantour, bleu marine pour la Vanoise, violet pour les Ecrins…
Elle fédère des restaurateurs, des hébergeurs, des guides, des prestataires d’activités, des producteurs, etc, qui adhèrent à la charte du parc et s’engagent à œuvrer dans son esprit. C’est la garantie de soutenir l’économie locale, avec des produits du terroir cultivés sur le territoire du parc, et de bonnes pratiques environnementales et sociales. Sauvegarder l’environnement et soutenir les hommes et les femmes qui habitent le pays, le label Esprit Parc National répond à cette double exigence. J’ai eu l’occasion de manger, dormir, consommer chez de nombreux adhérents à la marque, et vous les retrouvez dans tous mes articles consacrés au parc national des Écrins.
L’auberge de la Meije à La Bérarde, labellisée Esprit Parc National
L’auberge de la Meije à La Bérarde
Juste avant ma rencontre avec Pierre-Henri, nous avons eu le plaisir de déjeuner à l’Auberge de la Meije, à La Bérarde, qui appartient justement à ce réseau. Ancrage dans le terroir, produits locaux, valeurs écologiques, sens de l’accueil, discussions chaleureuses avec de vrais passionnés qui connaissent et adorent leur pays, exposition mettant en valeur des artistes de la région et une cuisine fabuleuse : ce moment réunissait tout ce que j’aime avec la marque Esprit Parc National, et je recommande chaleureusement l’adresse !
Un beau déjeuner à l’auberge de la MeijeEt en plus, c’est bon !
Je vais continuer à arpenter le parc, toujours dans le respect des ses règles bien sûr. Si vous voulez suivre mon aventure sur le GR54 cet été en direct : n’hésitez pas à me suivre sur Instagram ! De nombreux autres articles consacrés au Parc National des Ecrins arrivent sur Itinera Magica, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter.
Les images figurant dans cet article ont été réalisées dans le respect des règles en vigueur dans le cœur du Parc national des Écrins, avec l’autorisation du directeur de l’établissement public. Merci à la Destination Parc National des Écrins pour leur soutien, et tout particulièrement à Elsa.
Le parc national des Ecrins ? Au cœur des Alpes, entre Isère et Hautes-Alpes, c’est tout simplement le paradis de la randonnée. 750 kilomètres de sentiers balisés et entretenus sillonnent ce massif exceptionnel et permettent de marcher à la rencontre d’une faune et d’une flore préservée, au milieu de plus de 150 sommets dépassant les 3000 mètres, de lacs, de glaciers, d’alpages, de refuges et de panoramas inoubliables. Passer ses vacances à arpenter le parc national des Ecrins, c’est un projet de vie parfaitement réussie à mes yeux ! Au cœur du Parc national des Ecrins, entre les cols les plus mythiques des Alpes, les beaux villages haut-alpins de Serre Chevalier cultivent l’esprit d’aventure. Pour aller toucher du doigt glaciers et sommets dans une atmosphère de haute montagne sublime, partons à la découverte des lacs du glacier d’Arsine. Nous traverserons plusieurs sites magiques : le hameau du Casset, un des sept villages d’alpinisme des Ecrins, le lac de la Douche, un des plus beaux lacs de la région dans son écrin de mélèzes, et le réou d’Arsine, où les farines glaciaires donnent à l’eau une couleur presque surnaturelle. Lacez vos chaussures, nous partons en randonnée à la rencontre des sommets !
Une des plus belles randonnées des Ecrins ?
Randonner dans les Ecrins : comment trouver de belles randonnées ?
Petite présentation tout d’abord d’un outil vraiment utile : le site Rando Ecrins. Ce site géré par le parc national des Ecrins est une mine d’or pour le randonneur en quête de beaux itinéraires en pleine nature. Il est sans cesse enrichi et mis à jour, mais au moment où j’écris cet article (printemps 2024), on y trouve déjà 180 randonnées pédestres. Il s’agit de randonnées réalisables à la journée, sans obligation de passer la nuit dans un refuge. Elles sont classées par niveau de difficulté, en fonction de la distance, du dénivelé, et de la nature technique ou non du sentier (traversée de pierriers, passages aériens, etc), ce qui vous permet de choisir très précisément une randonnée adaptée à votre niveau et vos envies, sans mauvaise surprise. Le descriptif est précis et détaillé, avec les patrimoines à découvrir sur l’itinéraire, les bifurcations, la courbe d’altitude, le rappel de la réglementation si vous entrez en cœur de parc… Le tracé est disponible : vous pouvez soit le consulter directement sur le site (sur PC ou mobile), soit le télécharger en GPX pour l’importer dans l’application de rando de votre choix.
A titre d’exemple, voici la page Rando Ecrins consacrée à la randonnée que j’ai choisi de réaliser, Les lacs du glacier d’Arsine. Bien qu’elle ne présente aucune section technique (pas de passage particulièrement raide ou délicat), elle est classée difficile en raison de la distance (presque 18km) et du dénivelé (près de 1000m). Sachez que si cet itinéraire vous tente, mais que vous cherchez une randonnée d’une ampleur plus modeste, vous pouvez tout à fait vous arrêter au lac de la Douche, une randonnée classée facile (distance 8km, dénivelé 413 mètres), mais déjà somptueuse.
Randonner dans les Ecrins, un terrain de jeu quasiment infini
Vous trouverez également sur le site Rando écrins 37 parcours VTT (hors cœur de parc, où le vélo est interdit), 25 parcours trail et 97 produits du terroir à retrouver chez les producteurs labellisés Esprit Parc National.
Randonnée aux lacs du glacier d’Arsine, par le lac de la Douche
C’est une randonnée que j’ai eu le bonheur de faire deux fois : en été dans son intégralité, en automne, jusqu’au lac de la Douche seulement. Elle fait incontestablement partie du panthéon des plus belles randonnées de ma vie, et j’en garde un souvenir ému.
Le lac de la Douche : deux saisons, un lieu d’exception
Le hameau du Casset, village d’alpinisme des Ecrins
Le départ de la randonnée se fait au hameau du Casset, sur la commune du Monêtier-les-Bains dans la vallée de Serre-Chevalier. Ce très joli village, dont j’aime énormément l’église au clocher caractéristique du Haut-Dauphiné, les ruelles tortueuses et la situation à deux pas du mythique col du Lautaret, abrite une des sept maisons du parc national. Porte d’entrée vers le cœur du parc national des Ecrins, situé sur le mythique GR54, il ouvre les sentiers vers la montagne des Agneaux et le glacier d’Arsine, et il est classé parmi les 7 villages d’alpinisme des Ecrins – tout comme La Grave et Villar d’Arène.
Le hameau du Casset
Dès le début du sentier, un joli panneau de bois vous souhaite la « bienvenue dans le parc national des Ecrins ». Le chemin remonte doucement le long du ruisseau, au milieu des résineux. En été, tout est verdoyant et fleuri, en automne, c’est un festival de flammes plongées dans l’eau claire. C’est ce qui rend cette randonnée particulièrement magique : le fait que tout soit si beau et parfait dès le premier pas sur le sentier.
Bonne rando dans le parc national des Ecrins ! Monter au lac de la Douche : un bonheur en toute saison
Sur cette partie-là du sentier (jusqu’au lac de la Douche), les chiens tenus en laisse sont tolérés. Ils seront interdits ensuite.
Le lac de la Douche, bijou des Ecrins
C’est une des plus belles pépites du parc national des Ecrins. Imaginez ce cercle turquoise, à l’étonnante couleur d’un bleu laiteux, enchâssé au milieu des mélèzes. A l’automne, quand les couleurs font flamboyer la montagne, l’effet est plus saisissant encore. Je ne me lasse pas de ce site d’une rare perfection visuelle. Jusqu’au lac de la Douche, c’est une merveilleuse randonnée facile d’accès, une parfaite initiation aux Ecrins, et qui ne nécessite pas d’être un grand marcheur.
Le lac de la DoucheSublime en toute saison
Les difficultés viennent ensuite, et surtout, n’oubliez pas : dès lors que vous aurez traversé la passerelle permettant de franchir le lac de la Douche, les petits drapeaux tricolores sur les rochers et les panneaux vous rappellent que vous entrez en cœur de parc. A partir de ce moment, la réglementation la plus stricte s’applique : les chiens sont interdits, même tenus en laisse, les VTT et les drones aussi. Si vous voulez comprendre le sens de ces interdictions, je vous invite à découvrir mon article consacré à la réglementation du parc national des Ecrins.
Le réou d’Arsine et ses mille nuances de bleu
A partir de ce moment-là, la randonnée devient moins facile : la pente qui s’élève au-dessus du lac de la Douche en direction du Col d’Arsine est plus raide, le dénivelé plus concentré. Mais dans votre effort, une vision merveilleuse vous distrait : la couleur étonnante que vous aviez déjà vue dans le lac de la Douche s’intensifie au fur et à mesure que vous montez vers le réou d’Arsine. En effet, ces teintes sont dues à des farines de roches, venues des glaciers et charriées dans leur fonte par le torrent qui en est issu. Au réou d’Arsine, le camaïeu de bleus est à son summum d’intensité : en fonction de la concentration de farines dans les brins de la rivière qui s’écoule en tresse, la couleur varie d’un bleu laiteux presque blanc à un turquoise intense, concentrant toutes les couleurs du ciel et des gemmes. C’est, sans aucune exagération, une des plus belles visions de ma vie. Nous sommes restés longtemps à contempler ce dédale multicolore qui s’étale dans la plaine… mais il nous fallait continuer notre ascension.
Le réou d’Arsine : somptueux
Nous arrivons au col d’Arsine, où nous rejoignons les randonneurs en trek sur le GR54. Mais nous nous écartons du GR pour bifurquer en direction du glacier d’Arsine.
Le glacier d’Arsine et la montagne des Agneaux
La Montagne des Agneaux est souvent considérée comme l’un des sommets les plus esthétiques des Ecrins. Elle est en vérité composée de trois sommets, dont l’un qu’on surnomme Agneaux blancs et l’autre Agneaux noirs. Culminant à 3665m, elle est réputée pour ses superbes courses d’alpinisme, mais aussi et surtout pour le ski-alpinisme : quand les conditions hivernales le permettent et que les skieurs sont de taille à les affronter, ses pentes raides offrent des descentes en ski de couloir spectaculaires et inouïes. Nos projets sont plus modestes : traverser la moraine laissée par la fonte du glacier, un immense pierrier gris, pour remonter jusqu’aux lacs. La fonte du glacier au pied des Agneaux a donné naissance à ces vastes lacs glaciaires, qui n’existaient pas il y a 70 ans encore, et qui sculptent ce paysage mouvant et lunaire. Entre la muraille minérale des Agneaux, l’eau qui a perdu ses tons de bleu pour ne garder plus qu’un gris âpre, mélange de glace et de roche, et l’immense pierrier, le paysage est saisissant, vertigineux. Le pic Gaspard, saisissant petit frère de la Meije, se dresse dans le ciel bleu comme une voile de pierre. On se sent minuscule dans ce monde de fleurs rares et de caillou abrupt. Le réou d’Arsine était beau et pittoresque, le glacier d’Arsine est sublime et solitaire – une toute autre atmosphère. C’est un décor de bout du monde, une véritable Patagonie haut-alpine.
Sur les pierriers de la moraine, avec le Pic Gaspard au fondArrivée aux lacs du glacier d’Arsine, au pied de la montagne des AgneauxLes lacs du glacier d’Arsine : un monde de roche, de glace et d’eau froide, adouci par quelques fleurs courageuses…
La descente s’effectue par le même chemin. Je préfère d’ordinaire les boucles, mais ici, les paysages sont d’une beauté telle que je prends un immense plaisir à revoir encore une fois le réou d’Arsine et le lac de la Douche…
Un gîte merveilleux au Casset : Le Rebanchon
De retour au Casset, pourquoi ne pas rester pour la nuit dans la vallée de Serre Chevalier ? Il y a tant à explorer par ici, et le beau hameau du Casset fait figure de petit trésor secret avec son clocher, son torrent et ses mélèzes enflammés.
La montagne des Agneaux vue depuis Le Casset
Au pied de la montagne, aux portes du parc, se niche le gîte Le Rebanchon. Tenu par un couple de grands passionnés, il offre un accueil chaleureux dans une superbe maison historique : le salon était pendant des siècles un gigantesque four à pain, un des plus grands des Hautes Alpes.
Le gîte Le RebanchonL’extraordinaire four à pain devenu salon
Grand passionné de musique, de montagne et de patrimoine, Charléric est un puits de connaissances au sujet du parc et de son histoire, et Jocelyne prépare une délicieuse cuisine locale et maison, ancrée dans le terroir des Hautes-Alpes. Ce couple est pour moi une fabuleuse rencontre et ce gîte un énorme coup de cœur et j’y reviendrai encore cet été sur mon GR54. Labellisé Esprit Parc National, ce gîte incarne toutes les valeurs chères aux Ecrins : le souci de l’environnement et le partage de l’amour de la nature, la connaissance des lieux et de leur histoire, et l’expérience authentique d’une vie alpine chaleureuse et accueillante.
Charléric, le gîte, la montagne des Agneaux A la table de Jocelyne. Photo centrale prise par Caroline Hikes&Travels
Si l’ambiance rappelle celle des refuges, par la passion de la montagne et la convivialité de la grande table partagée, le confort est au rendez-vous ici en vallée. Chaque chambre possède non seulement sa propre salle de bain, mais aussi et surtout une décoration différente, déclinant les variations alpines avec charme. Et regardez les panneaux ! D’authentiques panneaux de randonnée, récapitulant les informations essentielles, avec altitude et distance… de quoi rêver de grandes randonnées en dormant au paradis des marcheurs ! Le rapport qualité prix est excellent et l’accueil si convivial. Vraiment, si vous souhaitez venir découvrir (en toute saison, y compris en hiver) la vallée de Serre Chevalier et le parc national des Ecrins, souvenez-vous de cette adresse pépite. C’est un immense coup de cœur.
Les belles chambres du gîteUn vrai gîte de randonneurs !
La miellerie du Lauzet, esprit parc national
A deux pas du Casset, dans le hameau du Lauzet, venez faire vos réserves de miel et de chocolat pour la prochaine randonnée en faisant halte à la miellerie du Lauzet, elle aussi labellisée Esprit Parc National. Ici, l’apiculture est pratiquée dans un respect profond des abeilles, à qui on laisse d’importantes réserves en hiver, et du terroir des Ecrins : ce sont les fleurs sauvages et les plantes cultivées en agriculture biologique dans le potager de la miellerie qui donnent toute leur saveur aux spécialités de la miellerie. Miel d’écureuil, miel de haute montagne, Chocomiel, tout est un délice, et les explications concernant l’apiculture biologique, ses valeurs et ses contraintes, me passionne. Une belle rencontre souriante et savoureuse !
Apicultrices passionnées à la miellerie du LauzetSaveurs et valeurs, esprit parc national
De plus longues randonnées dans les Ecrins ?
Une journée ne vous suffit pas ? Retrouvez mon article consacré au tour gourmand en Oisans, un des nombreux exemples de treks qu’on peut réaliser dans le parc national des Ecrins. Envie d’une vraie grande aventure ? Découvrez comment je me prépare au GR54, le grand tour de l’Oisans et des Ecrins. N’hésitez pas à me suivre sur Instagram pour suivre mon aventure sur ce parcours légendaire en juillet 2024 !
Je retrouverai le réou d’Arsine sur le GR54.
Enfin, pour en savoir plus sur la vallée de Serre Chevalier et ses merveilles en hiver, en automne et en été, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter : un autre article arrive !
Les images figurant dans cet article ont été réalisées dans le respect des règles en vigueur dans le cœur du Parc national des Écrins, avec l’autorisation du directeur de l’établissement public.Un grand merci à la destination Parc national des Ecrins et à l’office de tourisme de Serre-Chevalier, et notamment à Elsa et à Lisa, pour ces belles aventures en pleine nature.
La Haute Maurienne Vanoise ? Suspendue entre les cimes des 3000 entre France et Italie, cette vallée est une des plus reculées de Savoie, un bout du monde givré enivrant de beauté et d’authenticité. Après avoir découvert la région il y a trois ans, et testé avec bonheur 7 choses à faire en Haute Maurienneen automne, je n’avais plus qu’une idée en tête : revoir la Haute Maurienne Vanoise en hiver. Dans cette vallée célèbre pour ses records de température et son enneigement spectaculaire, véritable glacière au cœur de la Savoie, on part à la rencontre d’un monde figé dans la glace, entre décors spectaculaires et villages préservés. Voir les cascades de l’Arc gelées, explorer sous la neige Bonneval-sur-Arc et le hameau de l’Ecot, partir en ski de randonnée à la rencontre des glaciers, s’essayer au ski de fond à Bessans, goûter les fromages de la coopérative autour d’une bonne fondue dans notre gîte chaleureux, autant d’expériences fabuleuses à vivre en hiver en Haute-Maurienne Vanoise.
La Haute Maurienne Vanoise en hiver : villages sublimes…… glaciers majestueux…… sites de ski alpin et nordique de grande classe…… et insolites revigorants ! L’hiver intense !
Bonneval-sur-Arc sous la neige : le plus beau village de Savoie en hiver
Tout au fond de la vallée de la Haute Maurienne, à Bonneval-sur-Arc, se niche une Savoie âpre et sublime, pays de glaciers immenses, de 3000 balayés par les vents chargés de neige et d’étendues sauvages au cœur du parc national de la Vanoise. Connaissez-vous Bonneval-sur-Arc, labellisé « plus beau village de France » et seul village de Savoie à porter ce titre prestigieux ? C’est à mes yeux réellement un des plus beaux villages de montagne au monde, une pépite préservée dans un écrin de sommets vertigineux. Tout au fond de la vallée de la Haute Maurienne, sa situation reculée et sa tradition résistante lui ont valu d’être un des rares villages de la région épargnés par les incendies nazis. Les envahisseurs n’ont pas oser le brûler, car ils craignaient une embuscade au fond de la combe – à raison, car la Haute Maurienne Vanoise peut s’enorgueillir d’une profonde culture résistante, et de nombreux maquisards guettaient sur les hauteurs. Bonneval a donc gardé son architecture savoyarde ancestrale, ses solarets, ses pierres marmottes, ses églises lombardes… une merveille absolue. J’ai un coup de foudre total pour ce village somptueux, et l’hiver le rend plus beau encore.
La beauté exceptionnelle de Bonneval-sur-Arc en hiver
Randonner de Bonneval-sur-Arc au hameau de l’Ecot en hiver
Je vous propose de faire la petite randonnée iconique (6 km AR, environ 250D+) qui mène jusqu’au hameau de l’Ecot. Ne prenez pas la grosse route qui accueille l’été les voitures, passez plutôt par le sentier pédestre qui part du cœur de Bonneval, c’est tellement plus beau ! Le paysage est inouï. Avez vous repéré le sorbier des oiseleurs ? Ses baies rouges sont une rare source de nourriture en plein hiver, et une touche de couleur dans cet univers d’un blanc éblouissant.
Randonner dans un décor sublime… et bien enneigé ! Sorbier des oiseleurs
Vous passerez par la très belle cascade rendue célèbre par le film Belle et Sébastien, que l’hiver change en cathédrale givrée, juste avant d’arriver à ce hameau du bout du monde d’une beauté magique. On a adoré cette balade.
Les cascades de l’Arc à demi gelées par l’hiver, vision si romantiqueLe hameau de l’Ecot en hiver
En ski de randonnée sur les glaciers de la Haute Maurienne Vanoise.
La plus belle… et la plus terrifiante sortie en ski de rando de ma vie. Je rêvais de la Haute Maurienne Vanoise, de ses glaciers légendaires, de ses grands espaces sauvages. Bonneval-sur-Arc est aussi une station de ski qui monte à plus de 3000m, et les itinéraires hors-pistes sont mythiques.
Cette journée sur les glaciers au-dessus de Bonneval-sur-Arc avec notre guide Yannick était ma plus belle sortie en ski de rando à ce jour. La Haute Maurienne Vanoise est un paradis sauvage et intact, un monde de pure magie glaciaire. Des immensités bleutées à la descente vers le hameau de l’Ecot, c’était inouï. Nos descentes en poudreuse étaient magiques.
Le ski de randonnée en Haute Maurienne Vanoise : fabuleux Un univers magiqueAu-dessus de Bonneval-sur-ArcArrivée au hameau de l’Ecot dans la lumière du soir
La grotte de glace de Bonneval-sur-Arc
Dès le début de la randonnée, après une petite heure de marche, la rencontre avec ces immensités glaciaires m’a éblouie, fascinée. Je repense au Groenland, à l’Islande en hiver, à mes voyages magiques dans les plus beaux pays du Nord. La glace m’hypnotise.
L’incroyable grotte de glace de Bonneval-sur-Arc
⚠️ Cette zone est fondamentalement dangereuse (crevasses, chutes de glace, avalanches), voir notre mésaventure ci-dessous. N’y allez pas sans guide. L’ESF de Bonneval propose des sorties encadrées. Geoffrey et moi étions avec Yannick, guide de haute montagne et moniteur de ski.
Notre guide, Yannick
Nous avons poursuivi notre chemin sur le glacier, dans des paysages d’une splendeur rare. Mais cette sortie sublime fut aussi la plus terrifiante de ma vie, car une avalanche est partie sous mes skis. Sentir la plaque craquer, entendre l’effrayant woosh sous la neige, et quelques secondes plus tard, toute la montagne gronder comme le tonnerre et la coulée partir sous mes skis, ample, large, effrayante… j’en ai fait des cauchemars pendant des jours. J’ai été très secouée, mais heureuse d’être avec un guide qui connaissait par coeur la région et a su nous ramener en sécurité à Bonneval-sur-Arc. J’étais heureuse de porter un DVA et d’avoir avec moi une pelle et une sonde. La montagne est grandiose et dangereuse. On le sait. Plus que jamais je me le dis : en hiver, prudence et méfiance. Je sais que j’ai eu de la chance ce jour-là. Soyons tous vigilants.
Skier sur le glacier
Le site nordique de Bessans, pépite de Haute Maurienne Vanoise
Le site nordique de Bessans, c’est une sublime étendue de neige bordée de 3000 et traversée par l’Arc qui serpente en tresse dans cette infinie blancheur. La rivière coule bleutée, à demi figée par les glaces translucides altérant son cours, dans une immensité de blanc lumineux… C’est hypnotique, la danse poétique d’un serpent de cristal dans un monde de mystère et de lumière !
Le site nordique de Bessans, traversé par l’Arc
Vous le savez, je n’ai pas d’affinité avec le ski de fond, je n’ai jamais appris à en faire correctement… mais la beauté des sites nordiques, comme celui de Bessans, celui de Ratery dans le Val d’Allos ou encore celui des Confins à La Clusaz, me pousse à penser que peut-être, je devrais apprendre. Ces sites sans remontées mécaniques, en pleine nature, ont quelque chose de doux et contemplatif qui me touche, alors je me dis que peut-être… le moment est venu de m’y attaquer ?
Le site nordique de BessansPlaisirs d’hiver en Haute Maurienne Vanoise
Un spa insolite en Haute Maurienne Vanoise
Quand on arrive à Sensations Vanoise, l’effet est saisissant : nous sommes au bord d’un lac à demi gelé, et des cascades de glace tombent des pontons.
Il va falloir se déshabiller, braver le froid de l’hiver, traverser pieds nus dans la neige, pour gagner la chaleur : un bain nordique bien chaud au bord du lac, un sauna brûlant.
Mais pour les plus courageux, l’épreuve ne fait que commencer ! Tonneau d’eau froide, descente dans le lac à demi gelé, roulades dans la neige attendent les plus courageux… 4 d’entre nous ont pris leur courage à deux mains et foncé dans l’eau gelé. Ils ont été applaudis héroïquement par ceux qui étaient restés tranquillou dans le bain nordique à siroter du thé dans l’eau chaude. Je vous laisse deviner à quelle équipe j’appartiens (réponse : celle des lâches !). Et vous, auriez-vous affronté l’eau glacée ?
Superbe spa insolite à Val-CenisSensations Vanoise Se jeter dans la neige !
Notre gîte à Bramans, le Chalet Alpin : paradis d’hiver en Haute Maurienne Vanoise
Si j’ai tant aimé mon séjour d’hiver en Haute Maurienne Vanoise, c’est peut-être aussi grâce au gîte dans lequel nous avons dormi. C’était à Bramans, dans un village superbe à l’entrée d’une des vallées les plus authentiques et magiques de Savoie. Notre gîte, le Chalet Alpin, était une extraordinaire maison savoyarde mansardée, toute de bois et de poutres apparentes, avec ses mezzanines, ses escaliers, sa cheminée, son atmosphère incroyable.
Notre gîte à Bramans
A notre arrivée, de jolis cadeaux de bienvenue nous attendaient : bière et confiture de myrtilles savoyardes, et des savons artisanaux naturels de chez Alpamaya, savonnerie artisanale installée dans la maison d’à côté. Si vous souhaitez découvrir le processus de la saponification à froid et ses extraordinaires vertus pour la peau, n’hésitez pas à réserver une visite chez Alpamaya, leurs produits sont extraordinaires. Entre la découverte de ses savons en Haute Maurienne, et ceux de l’Atelier de la Source dans le Vercors drômois, je suis définitivement conquise !
Un joli accueil au coeur des produits de Savoie
Impossible de revenir en Haute Maurienne Vanoise sans s’arrêter à l’incontournable coopérative laitière pour acheter un kilo de beaufort (mangé en un week-end, oui oui, on prend la Savoie très à cœur nous) et un mélange à fondue local, car la maison était bien sûr équipée d’un appareil à fondue. Si la visite de la coopérative vous intéresse, je vous laisse découvrir mon précédent article de blog consacré à la région : 7 choses à faire en Haute Maurienne Vanoise.
Le bonheur d’une fondue en Haute Maurienne Vanoise
J’ai adoré cette maison, le Chalet Alpin. J’ai adoré jouer aux cartes sur la mezzanine, faire mon yoga sous les poutres, boire de la mondeuse et de la bière locale de chez Les brasseurs savoyards avec les copains au bord du feu, me sentir chez moi et rêver, le temps de deux nuits, que ce chalet était le mien et que je resterais ici pour toujours.
Ambiance chaleureuse dans notre beau chalet alpin sous les boiseries
J’ai adoré cette immersion dans une vallée très chère à mon coeur, cette Haute Maurienne Vanoise qui est pour moi l’image d’une Savoie éternelle et préservée.
Un merveilleux week-end d’hiver en Haute Maurienne Vanoise
Merci à la Haute Maurienne Vanoise et à Duodecim, et notamment à Nadia et Romy, pour ce week-end merveilleux entre amis dans une des plus belles vallées des Alpes, éternellement chère à mon cœur.
A la recherche d’un beau spa en Savoie Mont Blanc, pour un moment à deux en amoureux, un temps de bien-être pour soi ou une parenthèse au cœur des montagnes ? Lors de mes voyages dans les Alpes savoyardes, entre Savoie et Haute-Savoie, entre Annecy, Chamonix, Evian ou Brides-les-Bains, j’ai eu l’occasion de découvrir de nombreux spas d’exception au pays du Mont Blanc. Spas thermaux à l’eau chargée de vertus, spas et centres de soin où on vous chouchoute, piscines XXL ou insolites champêtres, sans oublier les hôtels spas romantiques, la Savoie et la Haute-Savoie regorgent de spas magnifiques capables de répondre à toutes les envies de détente et de déconnexion. Suivez le guide, plongez dans l’eau tiède, je vous emmène découvrir mes spas préférés en Savoie Mont Blanc – tous testés et approuvés !
Les plus beaux spas et hôtels-spas en Savoie Mont Blanc : suivez le guide ! Photos Marion Carcel.
Les plus beaux spas thermaux en Savoie et Haute-Savoie
Quelle est la différence entre un spa classique et un spa thermal ? Les thermes sont installés sur une source d’eau thermale naturelle : une eau aux vertus particulières (riche en minéraux, en souffre, en oligo-éléments, etc), dont les bénéfices pour la santé sont reconnus et avérés. Au bien-être s’ajoute donc une dimension thérapeutique intéressante. Les deux sources d’eau thermales les plus célèbres de Haute-Savoie sont celles de Saint-Gervais-Mont-Blanc et d’Evian-les-Bains. En Savoie, ce sont celles de Brides-les-Bains qui montent sur le podium. Toutes jouissent d’un riche prestige historique et de siècles de tourisme thermal.
Les thermes de Saint Gervais Mont Blanc
Je vous présente… les thermes de Saint Gervais Mont Blanc ! Cela faisait longtemps que j’étais curieuse de découvrir les vertus de ces eaux à l’histoire presque miraculeuse : imaginez une eau qui provient du sommet du Mont Blanc, toit de l’Europe à 4807m, parcourt les entrailles de la montagne pendant… 6500 ans ! et ressort naturellement chaude, à 39 degrés, et incroyablement riche en minéraux et en soufre. En 1806, on découvre les vertus de ces eaux reconnues par l’académie française de médecine comme thérapeutiques, et un premier centre thermal est créé. Aujourd’hui, le spa thermal est un havre de bien-être et de douceur, avec plusieurs bassins extérieurs, des saunas, des espaces de détente et de jolies curiosités comme cette forêt magique où l’eau thermale ruisselle dans une ambiance feutrée… Non seulement j’ai adoré l’atmosphère de bien être, mais en 3h, j’ai été bluffée par l’effet de ces eaux réputées pour apaiser les problèmes cutanés sur ma peau compliquée, très sujette aux irritations. Je repars avec de superbes cosmétiques apaisants en espérant prolonger l’effet bluffant de ces eaux ! J’ai adoré cette parenthèse de douceur au cœur des montagnes.
Les thermes de Brides-les-Bains
Au cœur des Trois Vallées en Savoie, le village thermal de Brides-les-Bains doit ses eaux miraculeuses à une catastrophe naturelle : en 1818, un glissement de terrain libère un torrent dont on découvre rapidement les vertus miraculeuses. Cette eau guérit tout, constatent les médecins savoyards ! Le complexe thermal est créé et son succès ne se démentira pas. Tout comme à Saint-Gervais, je n’ai pas découvert les thermes mêmes, mais le spa thermal, la partie récréative, que j’ai adorée. Vaste, varié, propre et moderne, le grand spa thermal s’étend sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, ce sont des jacuzzis extérieurs avec vue sur les montagnes. A l’étage intermédiaire, c’est le pays des 1001 nuits : spas, hammams, bains odorants, tisanerie, le tout dans une ambiance délicieusement orientale. Et au 2e étage, ce sont les espaces aquatiques : couloirs de nage, grand bassin avec bulles, jets et cascades intermittentes – ma partie préférée, une immense piscine pleine de recoins et de remous ! J’ai adoré ce très grand spa très bien tenu et fonctionnel. Un seul regret : seuls les thermes sont alimentés par l’eau thermale, le grand spa thermal fonctionne à l’eau de ville. Il faut réserver un soin pour découvrir l’eau miraculeuse, ce que je ferai une prochaine fois !
Les thermes d’Evian-les-Bains
Evian-les-Bains est une ville d’eaux. Les eaux d’Evian, dont les vertus ont été découvertes par le marquis de Laizer en 1789 : boire à la source Cachat (du nom de son hôte) l’a libéré de ses calculs rénaux. Dès les années 1800, la ville thermale a attiré nombre de curistes en quête de bien-être. La source Cachat, qui coule en cœur de ville, continue d’évoquer cette genèse de l’eau la plus célèbre et la plus vendue dans le monde. Entre l’usine d’embouteillage et le tourisme (thermes, hôtels), Evian est le premier employeur du bassin aujourd’hui. J’ai adoré la visite de la ville et de la source Cachat, je le raconte dans mon article consacré à Evian-les-Bains, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir les thermes et le spa thermal – à suivre !
Les grands spas avec piscine et centre de soins en Savoie Mont Blanc
Pas d’eau thermale ici, ces spas sont abreuvés par l’eau de ville, mais proposent eux aussi une grande variété d’expériences ludiques et relaxantes dans de très beaux cadres montagnards. Cap sur les plus beaux spas de Haute-Savoie avec cette sélection.
Les QC Terme Chamonix
La magie de QC Terme Chamonix ! Les thermes QC sont toujours situés dans des endroits extraordinaires, immenses et inventives. L’an dernier en vallée d’Aoste, je m’étais émerveillée dans celles de Pré St Didier. Cette année à Chamonix, je reste éblouie. Avec une vue majestueuse sur le Mont Blanc et les colossales langues glaciaires, les thermes déploient leurs vastes bassins extérieurs où bulles et jets rivalisent de douceur, et à l’intérieur, toute une pléthore d’espaces originaux et inédits. Ici, il y a bien plus que des saunas et hammams, il y a des salles de relaxation où on flotte dans des hamacs, des balançoires flocons de neige ou des nacelles, du sel himalayen, un atelier (inclus) de massage facial avec crèmes et exercices, un bar à cocktails, des cascades, des bains de couleurs ou de sons, bref, tout un univers infiniment varié et original à explorer. C’est une expérience totale, et c’était fabuleux ! Un véritable Disneyland aquatique, dans le décor grandiose de la vallée de Chamonix Mont Blanc. Vous pouvez rester toute la journée et réserver déjeuner et goûter pour prolonger le plaisir… Attention à l’affluence : les QC Terme ont un succès mérité, choisissez bien votre période.
Les Sources du Chéry aux Gets
Un spa merveilleux aux Gets en Haute Savoie : les Sources du Chéry ! Vous me connaissez, je suis toujours en quête de spas pépites, de belles piscines et d’espaces bien être originaux. J’ai absolument adoré l’après-midi passé aux sources du Chéry aux Gets. Le spa est immense. L’espace s’organise autour de cette grande, très grande piscine où vous pouvez nager pour de vrai, pleine de remous, de jets et de courants, mais il continue en de multiples recoins : jacuzzis, saunas, hammams, plusieurs bassins extérieurs, des espaces de repos originaux (par exemple avec sièges chauffants dans la pénombre – détente assurée, voire endormissement pour ceux que la montagne a épuisés !) Décors de bois flotté, de métal doré, eaux qui fusent de toutes parts, l’atmosphère est très réussie dans ces 1000m2 de douceur. Une entrée pour un créneau de 3h coûte 39 euros et on s’occupe vraiment bien de vous. Vrai coup de cœur pour ce spa XXL mais cosy qui fait vraiment partie de mes préférés parmi tous ceux que j’ai découverts à la montagne !
Le Spa Payot Le Chamois à La Clusaz
Qu’est ce que j’ai aimé la beauté et l’authenticité de La Clusaz, au cœur des Aravis ! Après une session ski en poudreuse, une virée à cheval ou en traîneau sur le plateau des Confins, et un bon plat de reblochon, direction le très beau spa Payot Le Chamois. Il s’agit là encore d’un très grand spa, ce que je préfère : avoir une vraie piscine pour pouvoir nager est très appréciable. L’espace est très bien aménagé, avec de beaux jeux de lumière et d’eau – cascades, jets… – et des espaces plus feutrés, ainsi que plusieurs saunas et hammams permettant de vivre une expérience bien-être complète. Une très belle adresse à retenir.
Les hôtels-spas en Savoie et Haute Savoie
Envie de rester dormir en Savoie Mont Blanc après votre session spa ? Voici mes hôtels-spas préférés à ce jour.
L’Imperial Palace Annecy
C’est une institution annécienne : cet hôtel historique, véritable palace de la Belle-Epoque, trône avec ses volumes fastueux à la Great Gatsby sur les rives du merveilleux lac d’Annecy. Il est aussi très apprécié pour sa proximité avec le casino d’Annecy, et ravira ceux qui souhaitent s’initier au blackjack, aux machines à sous ou encore au jeu de poker. Mais pour moi qui recherche plus les bulles que les billets, ce que j’ai préféré, c’est le spa de l’Imperial Palace. Très doux et enveloppant avec ses éclairages bleutés et sa position en rez-de-jardin, très futuriste avec ses bassins transparents évoquant une capsule spatiale vers une planète océanique et nocturne, j’ai aimé sa douceur.
La magie d’Annecy, une des plus belles villes de Haute Savoie.
L’auberge du Père Bise à Talloires
Une autre pépite sur les rives du lac d’Annecy, une autre institution merveilleuse avec sa plage privée, son jardin ouvert sur l’immensité du lac et des montagnes, son architecture associant audace design et bon goût feutré des grands noms. On connaît l’auberge du Père Bise pour son restaurant gastronomique étoilé, reconnu par le guide Michelin. Mais mon coup de foudre va au spa, une expérience de très, très grand luxe – un des plus beaux spas de ma vie, et sans aucun doute un des plus beaux spas de Haute-Savoie ! J’ai adoré cette verrière inondée de lumière semblant plonger dans les eaux du lac, qui nous a infiniment séduites par son atmosphère de cocon chaleureux et lumineux, sa douche sensorielle, son jacuzzi posé au-dessus du lac, sa grande piscine chaude et éclatante où j’ai pris un plaisir infini à nager. Ces deux heures au spa restent un summum de bien-être et de raffinement. A retrouver dans mon article consacré à Talloires et au lac d’Annecy.
La folie douce à Chamonix
Difficile de décrire le tourbillon enchanté dans lequel nous avons vécu le temps d’une nuit à la Folie Douce Chamonix, hôtel complètement hors du monde et du temps où la plus belle fête ne s’arrête jamais. Dès l’arrivée, on est estomaqué par l’architecture grandiose et décalée de cet immense palace 1900 revisité en ovni industriel. La piscine immense, ouverte sur les Drus et les glaciers, offre une vue magique et une immense douceur. On ne le sait pas : la Folie Douce est aussi un hôtel spa, avec un superbe espace bien-être, hammams, saunas et soins de qualité ! Puis la soirée commence, il est temps de rejoindre le bar et ses reflets fascinants, avant que débute le show : toute la soirée, une troupe de danseuses, chanteur et chanteuse nous entraîne dans un spectacle jubilatoire et survolté. Impossible de résister à leur talent – ils et elles chantent en live, dansent divinement et ont des costumes de toute beauté. La fête se poursuit jusqu’au bout de la nuit. Au restaurant La petite cuisine, les cuisiniers s’affairent sous nos yeux pour un résultat extraordinaire : j’ai été bluffée par la virtuosité de chacun de nos plats ! Quant au buffet de petit dej, il est inoubliable… tout à la Folie douce est non seulement spectaculaire et joyeux, mais aussi d’une qualité qui m’a bluffée. Il n’y a pas que les paillettes, il y a aussi une qualité de service, de divertissement et de cuisine qui force le respect ! Encore une belle raison de revenir à Chamonix Mont Blanc, sommet de la Haute-Savoie…
Les Cygnes à Evian
Notre premier soir à Evian-les-Bains. Nous sommes sur les rives du lac Léman, où filent les voiles de bateaux anciens comme des oiseaux blancs. Nous sommes à l’hôtel Les Cygnes, une institution d’Evian, hôtel de charme et de douceur depuis les années 1920. L’esthétique rétro de cet hôtel avec ses balcons boisés, son ponton, sa décoration de maison de poupée, ses vues sur le soleil tombant dans les eaux du lac, est irrésistible. Je me sens plongée dans une carte postale de la Belle Epoque. De l’autre côté de la rue, le spa de l’hôtel invite à une bulle de douceur, entre jacuzzi, sauna, hammam et soins attentionnés – je bénéficie d’un fabuleux massage shiro abhyanga opéré avec une grande délicatesse. Le bien-être coule de source à Evian-les-Bains, oasis de douceur au cœur d’une Haute-Savoie intemporelle. Retrouvez la suite de l’expérience dans mon article consacré à Evian et au pays d’Abondance !
Les Chalets de Ludran à Môle et Brasses
Attention, énorme coup de cœur. Entre Genève et Annecy, au cœur des Alpes du Léman, Marion et moi avons découvert un hébergement incroyable, authentiquement savoyard et tellement luxueux et chaleureux : Les Chalets de Ludran. Esthètes en quête de luxe mais allergiques à l’impersonnel, amoureux des spas, amoureux tout court recherchant une adresse ultra romantique, surtout retenez celle-ci. Marie-Noëlle et son mari ont conçu ce petit paradis, ce cocon de bien-être absolu avec vue sur les Alpes. Piscine chauffée, jacuzzi, sauna, tout concourt à une détente absolue. Les différents hébergements (chambres d’hôte, gîte autonome ou suite duplex) sont tous décorés et aménagés avec un goût incroyable, mêlant héritage savoyard de la famille des propriétaires, originaires de la région depuis des générations, aux inspirations rapportées de leurs voyages. Aux boiseries alpines se mêlent plumes et objets qui vous transportent sur les rives de Tanzanie, et le mariage raffiné se fait avec goût et harmonie. Retrouvez la suite de l’expérience dans mon article consacré à la destination Môle et Brasses en Haute-Savoie !
Les chalets de Ludran, photo Marion Carcel
La Croix de Savoie à Arâches-la-Frasse
C’est une belle découverte que j’ai pu vivre grâce à un coffret Smartbox : une escapade gourmande était promise, et elle était divine ! Mais cerise sur le gâteau, j’ai aussi pu découvrir un joli spa. Pour la Saint Valentin, nous sommes partis au cœur des Alpes de Haute-Savoie, au bel hôtel La Croix de Savoie. Tenu par une famille adorable, il est réputé pour son restaurant gastronomique récompensé par le guide Michelin, La table des dames. Notre coffret nous a permis de savourer un fabuleux menu en trois plats concoctés avec amour par le chef, et on s’est vraiment régalés – entre la truffe, la pomme d’amour au chocolat et le poisson au homard, difficile de dire ce que j’ai préféré ! Après le petit-déjeuner, direction le spa pour une séance de sauna, hammam et détente dans nos jolis hamacs suspendus… une vraie parenthèse en apesanteur. La qualité de l’accueil m’a vraiment touchée et je recommande cette belle adresse familiale.
Les Loges Blanches à Megève
Envie d’un cocon de douceur au milieu des flocons ? Nous avons eu un immense coup de cœur pour notre merveilleux hébergement à Megève, la luxueuse résidence hôtelière Les Loges blanches. Depuis notre chalet délicieusement cosy, tout de bois clair et de rêveries ouatées, nous voyons au dehors la neige tomber. Envie de jouer à la reine des neiges ? Allons sauter dans la piscine chauffée en toute saison et vite se réchauffer les pieds au sauna… Besoin de réconfort ? Le petit dej est juste merveilleux sous la verrière féerique, fruits, pancakes saupoudrés de neige, spécialités savoyardes, il y a tout. C’est un des plus beaux hôtels que j’aie eu le bonheur de découvrir en Savoie Mont Blanc et cela restera un sommet de bonheur ! Pour moi, il y a une espèce d’idéal romantique à être dans un chalet de montagne sous les flocons au cœur de l’hiver – et avec une piscine, c’est toujours mieux, évidemment ! J’ai adoré aux Loges blanches cette magnifique piscine bien chaude, ce sauna tonneau, cette possibilité de nager en plein hiver, le très beau restaurant La table des cochers, avec sa décoration équestre, sa grande cheminée où brûle le feu, et sa verrière ouverte sur les sapins couverts de neige, le confort des grands appartements équipés de petites cuisines, d’un vaste salon, d’une grande terrasse et de chambres douillettes, et de façon générale, l’atmosphère si montagnarde, le calme et la beauté de Megève qui a été une immense coup de cœur pour nous. A retrouver dans mon article consacré à Megève.
Les loges blanches, photo Marion Carcel
Les résidences MGM aux Saisies, à La Rosière et aux Houches
Les résidences de grand luxe MGM proposent de beaux appartements confortables à la montagne avec des prestations hôtelières (ménage fait, service de petit-déjeuner, appartements entièrement équipés, etc), et surtout, de superbes espaces bien-être. J’adore les résidences MGM pour le soin apporté à la partie piscine et spa. Ils se composent toujours d’une très grande piscine et d’une partie sauna/hammam, avec jacuzzi et espace détente. Je suis une récidiviste : j’ai testé la résidence MGM Amaya aux Saisies, la résidence MGM Alpenrose à La Rosière, et enfin les Chalets Elena aux Houches. Cette année, ce sera aux Contamines. Bref, j’adhère vraiment à ces résidences qui sont ma valeur sûre pour un séjour en montagne de beau standing en famille, et je sais que je vais continuer de m’y rendre !
Résidence MGM Amaya aux Saisies
L’hôtel Madame Vacances Le Mottaret à Méribel
Une de mes plus belles semaines de vacances ! Le Mottaret à Méribel est une institution depuis son ouverture au début des années 1980. Les Anglais adorent se retrouver au soir à son très beau bar feutré et cosy, où velours rouge et cocktails rythment la soirée, et son resto quasiment situé sur les pistes (30 secondes de marche) accueille de nombreux skieurs le midi. L’hôtel fait partie des fleurons du groupe Madame Vacances, qui propose hôtels, chalets et résidences locatives de bon standing partout en France, et il a récemment bénéficié d’une rénovation intégrale qui ajoute encore à son confort, son standing et sa beauté. Pour notre immense plaisir, un spa flambant neuf a été inauguré l’année dernière, et j’ai adoré la piscine où trône un faux ciel lumineux et où passent les télécabines de Méribel en arrière plan, le jacuzzi, le sauna, sans même parler du jacuzzi extérieur où on boit le champagne en version privatisée… Un délice absolu que le Mottaret, à retrouver dans mon article consacré à Méribel.
Le Mottaret à Méribel, photos Marion Carcel
Les petits spas privatisables en Haute-Savoie
Le Spa de Lys à Praz de Lys Sommand
Quel est l’avantage comparatif d’un petit spa par rapport à un grand ? Certes, vous n’aurez pas de piscine, l’espace disponible ne le permet pas, mais vous pourrez le privatiser ! Le spa de lys a récemment ouvert à Praz de Lys Sommand et l’ambiance était parfaite. Déco ravissante et cosy, entre bois de bouleau, hamacs et murs vert d’eau, atmosphère feutrée, le spa propose des créneaux privatisés pour une expérience de bien être intimiste en couple, en famille ou entre amies. Dans votre espace spa boisé, vous trouverez un sauna, un jacuzzi, et une douche à sensations à customiser avec la capsule d’huiles essentielles de votre choix. Nous n’avons pas testé les soins, mais le spa de Lys propose à la fois des massages, des soins bien être avec les produits Pure Altitude que j’adore (je les ai découverts à Megève, où ils sont fabriqués avec des plantes de nos Alpes faites pour résister au froid et au gel, ce sont de super produits) et des soins esthétiques classiques type manucure. Les cabines sont jolies et accueillantes. Découvrez la suite de l’expérience dans mon article consacré à Praz de Lys Sommand !
Le spa de Lys, photo Marion Carcel
Les spas insolites en Savoie Mont Blanc
Le chalet western Gîte La Patte Nordic en Vallée d’Aulps
En vallée d’Aulps en Haute-Savoie, Geoffrey et moi avons dormi dans un lieu exceptionnel : le Gîte La patte Nordic. Dans cet extraordinaire hameau western construit artisanalement par une famille passionnée, 3 gîtes inouïs attendent le voyageur : le plus rustique et sauvage, Le chalet trappeur, le plus fou et insolite, La mine de Buck, et le plus cosy et romantique (le nôtre!), Le chalet saloon. Vraiment, je ne peux que vous recommander ce petit paradis pour un week-end en amoureux. Lit à baldaquin de velours rouge (recouvert de pétales de rose, car nous avions le pack romantique ❤️), vieux piano et déco incroyable, jacuzzi privatif avec vue sur les montagnes, tout était extraordinaire – un lieu magique, hors du temps. A côté de nous, les chiens nordiques de La patte Nordic invitent à une cani rando au cœur des montagnes et à une immersion câline au milieu de rêves boréaux. A La table d’Enouck, on se régale d’un délicieux menu gastronomique fait maison par le chef. C’est un merveilleux séjour de charme dans une atmosphère unique, un souvenir mémorable… je recommande vraiment cette fabuleuse adresse hors du temps lors de votre séjour aux Gets.
Sensations Vanoise : un spa insolite en Haute Maurienne Vanoise
Quand on arrive à Sensations Vanoise, l’effet est saisissant : nous sommes dehors, au bord d’un lac à demi gelé, et des cascades de glace tombent des pontons. Il va falloir se déshabiller, braver le froid de l’hiver, traverser pieds nus dans la neige, pour gagner la chaleur : un bain nordique bien chaud au bord du lac, un sauna brûlant. Mais pour les plus courageux, l’épreuve ne fait que commencer ! Tonneau d’eau froide, descente dans le lac à demi gelé, roulades dans la neige attendent les plus courageux… Quatre d’entre nous ont pris leur courage à deux mains et foncé dans l’eau gelé. Ils ont été applaudis héroïquement par ceux qui étaient restés tranquillou dans le bain nordique à siroter du thé dans l’eau chaude. Ce n’est pas un spa ordinaire, c’est une aventure, à vivre en Haute Maurienne Vanoise, une des vallées les plus authentiques et intenses de Savoie !
Le sauna de La Ferme à La Clusaz
Un sauna avec vue sur la sublime église baroque de La Clusaz ? C’est ce que propose la Ferme, un très bel hôtel familial dont j’ai adoré l’atmosphère délicieusement rétro et ancrée dans le terroir. Ne venez pas que vous leur sauna tonneau, restez dîner dans le fabuleux resto 100% circuit court éclairé de bougies romantiques et de pianos pirates. Une belle évasion au cœur des Aravis !
J’espère que cette sélection des plus beaux spas en Savoie Mont Blanc, entre Savoie et Haute-Savoie, aura su vous plaire ! N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter pour plus de détente et de montagne sur Itinera Magica, blog de voyage passionné par les Alpes et les belles adresses.
Connaissez-vous la vallée de la Clarée ? A quelques encablures de Briançon, au cœur des Hautes-Alpes, cette destination un peu magique cultive son atmosphère de bout du monde ensoleillé. Au coeur de l’hiver, la vallée de la Clarée reste un îlot préservé, paradis du ski nordique et de la randonnée. Si vous rêvez d’une montagne sublime et poétique, que vous recherchez le calme, la pleine nature et l’authenticité, vous allez vous régaler. Ici, les sommets découpés et les villages de livres d’images déclinent entre sommets et clochers, cadrans solaires et ruisseaux gelés leur féerie de haute vallée un peu secrète. Ici, pas de ski alpin à l’horizon, mais de fabuleux espaces nordiques pour le ski de fond et les chiens de traîneau, des sentiers de randonnée à l’infini, avec à la clef des nuits en refuge hors du temps. Ici se déploie une foule d’activités hivernales pour toutes les envies, et de très belles adresses, chaleureuses, colorées, ancrées dans le terroir. Slow tourisme, multi activités hivernales et décors d’une profonde beauté – la vallée de la Clarée a été un vrai coup de foudre pour nous. Nous ferons aussi un détour du côté du col de l’Izoard, une autre destination au cœur des Hautes-Vallées du Briançonnais, unies par cette même puissance intacte d’une montagne un peu hors du monde. Prêts à embarquer dans un autre hiver, loin des foules et plein d’originalité ? Suivez-nous au coeur des mélèzes, au détour de la rivière enchantée…
La vallée de la Clarée en hiver : des randonnées et des refuges grandiosesDes activités hivernales originales dans un décor grandiose Une évasion nordique au coeur des Alpes du SudEt l’authenticité des villages nichés au coeur des Hautes Vallées.
J’ai réalisé ce séjour d’hiver multi-activités en vallée de la Clarée en duo avec ma binôme et amie Marion Carcel alias Foehn Photographie. Toutes les photos de cet article sont les siennes.
Marion et moi à Huttopia Vallée de la ClaréeA la cascade de Fontcouverte
Que faire l’hiver en Vallée de la Clarée ? Un séjour à la neige et multi-activités
La vallée de la Clarée n’est pas une destination de ski alpin : il n’existe que deux petites pistes à Névache, réservées aux enfants et aux débutants souhaitant apprendre l’activité. A proximité de la Clarée, de part et d’autre de Briançon, les grands domaines de ski alpin sont Serre-Chevalier et Montgenèvre, tous les deux idéaux pour les amoureux du ski de piste. Mais en vallée de la Clarée, on vient chercher autre chose : les grands espaces préservés et la multiplicité des activités hivernales. Nul besoin de ski alpin pour se régaler à la montagne en hiver. Ski de fond, randonnée, insolites comme le snooc ou le chien de traîneau, tout est possible en vallée de la Clarée… Si vous rêvez d’évasions polaires, les Hautes Vallées ont vraiment tout pour plaire… un ailleurs givré niché au cœur des Alpes ensoleillées !
Ski de fond et biathlon à Névache
Névache, paradis nordique ! Les grands espaces de la plus haute commune de la vallée de la Clarée invitent à l’évasion boréale… Ici, c’est le paradis des activités nordiques, à commencer par le ski de fond et le biathlon. L’avantage du ski de fond, c’est qu’il est très accessible à tous : vous commencez sur du plat, sans pente, et vous ne prenez aucun risque de chute, surtout en étant bien encadré avec un moniteur. Pour un débutant, le ski de fond est sans aucun doute moins intimidant que le ski alpin, et aussi moins cher : moins de matériel à louer, des forfaits petit budget car sans utilisation de remontées ! Avec l’ESF Névache, l’initiation est facile, ludique et accessible à tous. Et pourquoi ne pas réserver directement une initiation biathlon ? On s’essaie d’abord au ski de fond sur un espace bien aménagé, pour apprendre à tourner, freiner et se déplacer. Nous sommes en ski classique ou alternatif – car nous ne maîtrisons pas encore le skating ! Les deux options sont possibles pour cette initiation biathlon de 2h, qui se veut facile et accessible à tous. Je ne suis pas très douée, mais je m’amuse bien et j’apprends ! Puis on passe au pas de tir : celui de Névache est superbe. Couchée puis debout, j’apprends à tirer sur les cibles avec une vraie carabine à plombs, en respectant bien sûr les règles de sécurité. Et là, on se régale, c’est encore mieux qu’à la télé. 5/5, vous relevez le défi ?
Initiation biathlon avec notre super moniteur, Luc
Chien de traîneau et initiation musher en vallée de la Clarée
A Névache avec les super mushers de l’hôtel Echaillon, vous pouvez non seulement vivre un baptême de chien de traîneau (assis dans le traîneau) mais aussi une initiation musher (conduire vous-même votre propre traîneau au milieu des grands espaces). C’est une activité vraiment originale et c’est un vrai coup de coeur. Quelle différence entre le baptême et l’initiation musher ? Le baptême est accessible à tous, enfants, adultes, de tous âges : assis dans le traîneau, vous vous laissez porter et les sensations sont géniales.
L’initiation musher dure une heure et va vous demander plus d’investissement. On vous confiera votre propre traîneau, et il vous faudra guider les chiens qui vous sont confiés, en suivant bien sûr le musher expérimenté. C’est sportif, c’est intense, c’est impressionnant parfois – je ne porte pas un casque pour rien, il y a eu roulé-boulé ! L’activité est à réserver aux personnes en bonne condition physique et qui n’ont pas peur de l’engagement (courir derrière le traîneau dans les montées en poussant, s’accrocher en descente, etc). Mais c’est très exaltant et cela permet vraiment de mieux comprendre le lien extraordinaire qui unit le musher à ses chiens. Une expérience puissante !
Le snooc au col de l’Izoard : l’hiver insolite dans les Hautes Vallées
Nous quittons cette fois la vallée de la Clarée pour passer juste de l’autre côté de Briançon, sur la route sublime qui monte au col de l’Izoard. En été et à l’automne, la route est ouverte à la circulation – je l’avais découverte en octobre dernier lors d’un magnifique séjour à Serre-Chevalier.
Le col d’Izoard en octobre, découvert lors d’un beau séjour à Serre Chevalier
La route montant au col de l’Izoard est vraiment une des plus belles parties de la route des grandes Alpes. Mais en hiver, la route du col d’Izoard est fermée à la circulation et réservée aux activités neige : raquettes, ski de rando, ski de fond, et donc aussi le snooc. Le décor est grandiose, entre cascades de glace, panoramas vertigineux et mélèzes à chaque virage.
La route version hiver !
C’est dans ce décor incroyable que nous découvrons le snooc, une nouvelle activité originale à la neige. Envie de glisse et de sport, mais vous n’êtes pas skieur ? Voici le snooc. A la montée, c’est du ski de rando : vous montez avec de gros skis aux pieds et des peaux en dessous. C’est la partie immersion en pleine nature, avec un effort physique modéré qui permet de se dépenser tout en profitant du cadre. C’est sportif, mais facile et accessible : si vous savez marcher, vous savez snoocer.
Puis à la descente, on empile les deux gros skis l’un sur l’autre, on sort un siège et le snooc devient une luge sur laquelle on s’assoit. C’est fun, facile, ludique, accessible à tous. On prend en confiance et on gagne en vitesse, sans perdre la maîtrise. Le snooc permet aussi aux non skieurs d’avoir de belles sensations de glisse et de vivre une aventure en pleine nature. Et dans le cadre grandiose des Hautes Vallées, c’est incomparable !
Randonnée raquettes et nuit en refuge en vallée de la Clarée
Ici, les sentiers de randonnée sont infinis et ils mènent à des refuges perdus au coeur de la montagne, des cocons loin du monde. Le tour du Thabor est un circuit mythique en vallée de la Clarée, mais ce n’est pas le seul. Véritable paradis de l’itinérance à pied, la vallée de la Clarée regorge de refuges suspendus entre France et Italie, gardés et accessibles en hiver, où on vit une belle aventure givrée – sur plusieurs jours si on le souhaite, il est possible d’enchaîner de refuge en refuge !
La vallée de la Clarée en hiver, l’aventure au grand air
Vigilance en randonnée hivernale : Pour de nombreuses destinations en vallée de la Clarée, notamment les refuges, il existe un sentier d’hiver et un sentier d’été. Les sentiers d’été sont souvent dangereux en hiver : risque d’avalanche, sentiers exposés au vide, etc. Renseignez vous bien avant de partir, vérifiez que vous suivez bien un sentier raquettes et non un sentier d’été, et vérifiez bien les conditions (météo, neige, risque d’avalanche). La montagne en hiver est grandiose mais peut être dangereuse et les avalanches frappent aussi les randonneurs. Si vous avez le moindre doute, parlez aux offices de tourisme des Hautes Vallées, par exemple au bureau de Névache. On saura vous renseigner et vous aider à planifier votre itinéraire en toute sécurité. Il est possible de profiter de la randonnée hivernale en vallée de la Clarée sans se mettre en danger, renseignez-vous bien pour éviter tout risque inutile !
Refuge de Buffère
Pour accéder par exemple à la sublime cascade de Fontcouverte, il existe un sentier d’hiver et un sentier d’été. Nous avons bien veillé à suivre l’itinéraire d’hiver, le long de la rivière, pour arriver en toute sécurité à cette merveille à demi gelée dans son écrin de mélèzes…
Une nuit d’hiver au refuge de Buffère, en vallée de la Clarée
Lors de ce séjour, notre objectif était le très beau refuge de Buffère, niché au-dessus de Névache avec une vue imprenable sur la vallée. Environ 5km et 500D+ depuis Névache nous permettent d’y accéder par le sentier d’hiver. Là-bas, l’accueil est chaleureux, les gardiens accueillants, et le refuge grand luxe : oui, on dort en dortoir, comme toujours en refuge de montagne, mais il existe de plus petites chambres avec des dortoirs semi-privés (si vous venez en petit groupe, vous aurez un dortoir privatisé), une douche (rare en refuge), et surtout, une super cuisine. Un vrai cocon !
Nuit d’hiver au refuge de Buffère
Qu’est-ce que j’aime les nuits en refuge – tout particulièrement en hiver !
Monter en raquettes ou en ski de rando dans la neige, quitter la vallée pour le calme ouaté des blanches immensités.
Arriver au bout du monde dans une bulle de chaleur et de convivialité, où d’autres passionnés de montagne viennent chercher le feu de la cheminée, le plaisir d’une bibliothèque remplie de livres rouges d’alpinistes, les délices d’une grande tablée chaleureuse où on mange local et maison. Et au refuge de Buffère, on est particulièrement bien servis : la table est excellente et 100% terroir, c’est du refuge gastronomique !
Atmosphère chaleureuseAude et Guillaume, les gardiens du refuge de Buffère, nous réservent une super cuisine faite maison ancrée dans le terroir de la Clarée
Ressortir dans la nuit étoilée et se plonger dans l’infini cosmique.
Dormir tous ensemble dans des dortoirs chaleureux et se lever tôt pour croquer le petit dej et la montagne. Jouir d’un lever de soleil inouï.
Ce sont des moments que j’adore. Pour qui aime l’itinérance alpine et les cheminements de refuge en refuge, la Clarée est un éden absolu : les sentiers sont innombrables et les refuges réputés. Je reviendrai, je le sais.
Les plus beaux villages des Hautes Vallées
Val-des-Prés, Névache, Cervières, La Grave, Villar d’Arène… les Hautes Vallées regorgent de pépites préservées. Ici les villages sont de toute beauté, le meilleur du patrimoine des Hautes Alpes, entre cadrans solaires, clochers et fresques exceptionnelles – une vraie machine à remonter le temps.
Coup de foudre pour Plampinet
Vous connaissez ma passion pour l’histoire des Alpes et leur patrimoine. D’un bout à l’autre de la chaîne alpine, l’architecture des villages a obéi à des logiques communes : la nécessité d’apprivoiser le froid, la neige et la pente, l’importance de l’élevage et du pastoralisme. Mais dans chaque vallée des Alpes, des particularités se sont imposées, façonnées par les particularités de la géographie, de l’histoire politique et religieuse, des choses qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Partout où je vais dans nos montagnes, je recherche les villages bijoux, ceux qui ont conservé ces particularités puissantes. Envie d’explorer le cœur des Hautes-Alpes dans le grand sud givré, là où se rencontrent le Haut Dauphiné et l’Italie, aux confins du royaume des France ? Lors de notre voyage dans les Hautes Vallées, nous avons découvert deux villages emblématiques du patrimoine de la région, à l’ombre des cadrans solaires.
Cadrans solaires à Plampinet. Aucun doute, nous sommes dans les Alpes du Sud !
Plampinet, le plus beau village de la vallée de la Clarée
Plampinet, qui est en vérité un hameau de la commune de Névache, est un bijou absolu, à ne rater sous aucun prétexte !
Plampinet, bijou de la Clarée
Au creux d’un méandre de la Clarée, ce village a su conserver ses granges anciennes, ses ruelles ornées de couleurs chaudes et de cadrans scandant les heures, et surtout, deux églises baroques d’exception. Au bord de la rivière, la chapelle plus ancienne abrite des fresques du XVe siècle, dans un style pictural évocateur et puissant que j’avais déjà pu admirer en Haute Maurienne Vanoise et qui montre l’empreinte des artistes venus de Lombardie, au nord de l’Italie, sur nos Alpes françaises. Cheminant de col en col au gré des saisons, ces équipes virtuoses et demeurées anonymes viennent réaliser des œuvres grandioses qui tissent un trait d’union dans toute la chaîne alpine.
Mais le clou de Plampinet, c’est son église principale, située un peu plus haut dans le village, qui abrite un véritable chef d’œuvre pictural du XVIe siècle : ce n’est plus une fresque, c’est l’Evangile en bande dessinée. La vie de Jésus, sa passion et sa résurrection s’étalent sur l’ensemble de la voûte de cette sublime église baroque, et la qualité de l’œuvre confine à la virtuosité. L’atmosphère est d’une beauté rare et je vous recommande chaleureusement une visite guidée pour décoder tous les symboles cachés. Un moment grandiose !
Une richesse picturale exceptionnelleDes fresques superbes
Cervières, sur la route du col d’Izoard
Sur la route du col d’Izoard, le beau village de Cervières me séduit par ses clochers lombards qui évoquent déjà l’Italie, son église saisissante offrant une vue majestueuse sur le village et sur les gorges découpées s’ouvrant sur un saisissant chaos rocheux. Les Hautes Vallées sont ce pays où la roche lumineuse, le soleil complice et la neige généreuse sculptent ensemble des merveilles de beauté… Splendeur et authenticité des Alpes du Sud.
Les décors grandioses de Cervières en hiver
Bonnes adresses en vallée de la Clarée
Parlons des belles adresses hors du temps, des restos chaleureux et créatifs et des produits du terroir des Hautes-Alpes. Venez en vallée de la Clarée vivre une escapade d’hiver au détour de la rivière, et ayez de l’appétit !
Au bord de la Clarée et à l’ombre des sapins, nous avons été séduites par le charme presque canadien des chalets du camping Huttopia à l’entrée de la vallée. Le calme et le confort règnent dans ces jolies cabanes au fond des bois cosy et toute équipées, parfaites pour une idylle loin du monde.
On avait même dans notre chalet Huttopia un appareil à raclette, pour un repas 100% terroir des Hautes-Alpes venu du resto Le petit randonneur.
Envie d’une adresse super originale et plus healthy ? Bar à jus et resto spécialiste des bowls complets, Un brin sauvage saura contenter tout le monde, locavores et crudivores, végétariens et omnivores, dans une joyeuse ambiance vitaminée et avec un vrai sens gastronomique. Le coup de cœur de Marion !
A Névache sur le site nordique, La luge à foin ravira les amateurs d’assiettes colorées, de viande locale et de terroir revisité avec singularité. L’accueil est chaleureux, la terrasse vue montagne baignée de soleil, et les desserts au top – mon adresse chouchou, tout ce qu’on attend d’un super resto de montagne !
Pour un thé trempé dans le papier, on a adoré la superbe librairie La page Clarée. Littérature générale et de montagne, salon de thé et produits locaux, cette belle adresse a tout pour vous retenir un après-midi d’évasion cosy. Après en avoir découvert dans le Vercors drômois et à Montcuq dans le Lot, je suis résolument fan des cafés-librairies !
A Plampinet sur le tour du Thabor, l’auberge La petite caserne (située au sein de l’hébergement La Cleida) cultive l’ambiance montagnarde et les produits d’ici. Une atmosphère de refuge, mais en vallée, et des burgers et desserts savoureux.
Côté Izoard : l’hôtel resto Le petit cerf à Cervières est le camp de base des aventuriers et un endroit chaleureux et coloré ! Les amoureux de sports de montagne le connaissent bien, car c’est notamment l’hôtel d’Azimut, la compagnie de voyages sportifs spécialisée dans le ski de rando et le VTT…
J’ai eu un vrai coup de foudre pour la vallée de la Clarée et je me suis promis d’y revenir à l’automne, à l’heure des mélèzes tout enflammés. J’ai un immense amour pour la vallée de Briançon, les Hautes Vallées et toute cette région des Hautes-Alpes. A suivre sur Itinera Magica : des articles sur La Grave & Villar d’Arène d’une part, et Serre Chevalier et Briançon d’autre part. N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter et à me suivre sur Instagrampour ne rien rater !
Un grand merci à l’office de tourisme des Hautes Vallées et tout particulièrement à Soline pour ce séjour enchantée au cœur de la Clarée… un souvenir gravé !
Le GR54 ? Également appelé Grand Tour de l’Oisans et des Ecrins, il représente pour de nombreux randonneurs un des itinéraires de trek les plus mythiques des Alpes. Sur une durée de douze à quatorze jours, il permet d’arpenter l’ensemble des sept vallées qui constituent le parc national des Ecrins, et de découvrir à pied les sites les plus emblématiques et majestueux des Alpes du Sud. A travers l’Oisans, le Briançonnais, le Champsaur, , le Valbonnais, la Vallouise et le Valgaudemar, le GR54 offre un concentré des plus belles pépites des Ecrins : sommets mythiques, refuges d’alpinistes, lacs majestueux et cols de légende. Cela fait plusieurs années que j’ai développé une véritable obsession pour les Écrins, immense espace naturel protégé au cœur des Alpes du Sud, et l’une des plus grandes terres d’alpinisme de toute l’Europe : la richesse de ce massif, véritable labyrinthe de sommets légendaires entortillés autour de profondes vallées secrètes, est inégalée. Après plusieurs belles expériences en alpinisme, en randonnée et en trek dans le parc national des Écrins, comme par exemple l’ascension de la Meije orientale en 2021 et le tour gourmand en Oisans à l’été 2023, mon amour pour cet Éden de la montagne ensoleillée n’a cessé de grandir. Pour l’amoureuse de randonnée itinérante au long cours que je suis, le défi s’imposait : à l’été 2024, ce sera le GR54, le grand tour des Ecrins.
Le lac du glacier d’Arsine, au pied de la montagne des Agneaux : un site mythique des Ecrins
Pourquoi le GR54 ?
Après avoir vécu déjà plusieurs belles randonnées itinérantes dans les montagnes françaises, le GR54 me trottait dans la tête depuis de nombreuses années. Le GR54 est un trek long (entre 12 et 14 jours selon les variantes choisies) et sportif, avec de gros dénivelés : il ne pouvait pas être une première expérience de grande randonnée. Mais après avoir testé sur des treks plus courts ma motivation à franchir des cols de montagne en portant un gros sac, ma motivation n’en fut que renforcée. L’idée d’une immersion de deux semaines au cœur d’un des plus beaux massifs du monde, les Ecrins, ne pouvait que me séduire…
Les Écrins : un bout du monde à portée de main.
Le GR54 : pour la beauté des paysages
Chacun de mes contacts avec le GR54 a été source d’émerveillement. Parce que ce sentier fait le tour du cœur du Parc national , il n’est pas rare de l’emprunter lors d’une randonnée à la journée, et de marcher quelques kilomètres en suivant son marquage rouge et blanc. Et à chaque fois je m’en suis convaincue : le GR54 traverse les plus beaux paysages des Alpes du Sud. Je rêve déjà de tous les massifs que je n’ai pas encore exploré au sein des Ecrins, comme la Vallouise et ses glaciers, ou le Valgaudemar et ses airs de petit Himalaya trempé dans les lacs à reflets. A ce jour, c’est en Oisans et au pays de la Meije que j’ai commencé à échauffer mes semelles.
Pour une initiation en douceur, j’ai marché sur le GR54 à Villar d’Arène le long de la Romanche, sur ce sentier forestier où mélèzes et bouleaux se mêlent au bord de l’eau, et qui est pour les randonneurs au long cours une pause bienvenue avant la montée au col d’Arsine.
A Villar d’Arène, sur les bords de la Romanche
Le lendemain, j’ai vécu moi-même cette ascension vers le col d’Arsine par le lac de la Douche, et j’ai été éblouie par le réou d’Arsine, où les eaux du glacier chargées de farines rocheuses tissent dans la plaine fleurie un patchwork de turquoise. Terre glaciaire, sculptée depuis des millénaires par les monstres blancs, les Ecrins portent partout sur leurs pentes abruptes et dans leurs torrents colorés l’empreinte des grands âges de glace.
Le lac de la DoucheLe réou d’Arsine
Pour un avant-goût des dénivelés musclés et des panoramas grandioses qu’offre le GR54, je suis montée au col du Vallon (2531m), un des franchissements mythiques du chemin en Oisans. Le panorama qu’offre cette raide montée en lacets est d’une beauté vertigineuse.
Au col du Vallon, un des grands cols du GR54
A l’été 2023, un autre trek au coeur du parc national des Ecrins, letour gourmand en Oisans, m’a émerveillée par la beauté de ses rivières, cascades et lacs sertis dans des sommets grandioses.
La beauté du tour gourmand en Oisans, un autre trek fabuleux dans le parc national des Écrins
La fascination pour la Meijem’a conduite au plateau d’Emparis, où on la voit se refléter dans les lacs Noir et Lérié. La floraison printanière encadrait la reine du Dauphiné d’un tapis rose et violet.
Face à la Meije dans les fleurs de printemps
Au bord de l’eau, j’ai rencontré un garde moniteur du parc national des Ecrins, qui sensibilisait le public aux bonnes pratiques à respecter pour préserver ce site d’exception, notamment le fait de ne pas se baigner dans les lacs d’altitude. Cette tentation de la fraîcheur est compréhensible, mais il est important de ne pas y céder : le piétinement des rives et du fond du lac, les différents cosmétiques que nous portons sur notre peau, tout cela menace de détruire un écosystème fragile et précieux, où une faune et une flore uniques survivent chaque hiver sous la glace. Cette rencontre pédagogique dans un cadre naturel grandiose m’a fait pleinement prendre conscience de la mission du parc national des Ecrins, et de la chance que nous avons de bénéficier de cet immense espace naturel préservé au cœur des Alpes du Sud, où les sentiers sont entretenus et balisés afin de permettre à tous d’en profiter, et où des gardiens bienveillants nous aident à le protéger.
Les lacs d’altitude : attention, milieu fragile, baignade interdite !
Pourquoi le GR54 : pour le parc national des Ecrins
Un de mes auteurs préférés, le doux Samivel, mystique des cimes, écrivait :
Voici l’espace. Voici l’air pur. Voici le silence. Le royaume des aurores intactes et des bêtes naïves. Tout ce qui vous manque dans les villes Est ici préservé pour votre joie. Eaux libres : hommes libres. Ici commence le pays de la liberté.
Cet espace « préservé pour notre joie » est pour moi le parc national des Ecrins. Depuis maintenant plus de 50 ans, le parc veille sur un immense espace naturel embrassant sept vallées des Alpes du Sud liées par un même massif, les plus hautes cimes et les profondes vallées sculptées par les glaces. De la Barre des Ecrins (4102m) aux rives de la Romanche, de la Guisane, de la Durance et du Drac, le « royaume des aurores intactes » est pour moi ce périmètre du parc national, qui protège une biodiversité exceptionnelle au cœur de nos montagnes. « Ecrins », jamais un massif n’a mieux mérité son nom, car il est un véritable coffre aux trésors. Plus de 4500 espèces animales et végétales s’épanouissent ici et jouissent de règles strictes qui protègent leur survie.
Le parc a été créé en 1973 avec trois missions principales : la connaissance scientifique (étudier ce milieu d’exception), la protection (préserver la faune et la flore avec le moins de dérangement possible), et enfin le partage : le travail des agents du parc permet de rendre la montagne accessible à tous et de la protéger durablement, pour que chaque génération ait à son tour la chance d’explorer ces massifs fabuleux, de rencontrer des animaux qui ne craignent pas d’être chassés, et d’admirer des fleurs que rien n’aura bétonné et arrasé. Les drapeaux français qui marquent le passage en cœur de parc ont pour moi un double sens très fort : ceci est un trésor national, qui doit être protégé par tous, et dont chaque citoyen a le droit de jouir dans le respect des règles. La liberté de venir randonner à pied dans le parc national des Ecrins est garantie par le travail colossal des agents du parc. Chaque année, des crues, des avalanches et des torrents de boue détruisent des ponts et emportent des sentiers, et chaque année, le parc rénove, restaure, entretient les chemins pour que nous puissions en profiter. Le GR54 est pour moi une chance inouïe d’explorer cette liberté jubilatoire – marcher, à son rythme, librement, dans la montagne – et de découvrir un trésor, dans le respect fondamental des règles qui œuvrent à sa protection. Aucun feu, aucun déchet – pas même organique -, aucune trace de son passage, aucun chien même tenu en laisse, ni VTT ni drone, aucune nuisance sonore : nous sommes invités dans un espace exceptionnel, il nous appartient d’être des hôtes discrets et respectueux.
Deux sites grandioses… et très fréquentés l’été dans le parc. Ici comme partout ailleurs, il est crucial de respecter les règles du parc pour veiller à sa préservation.
Le GR54, un trek mythique parmi les plus hauts sommets
Le GR54 ? C’est une histoire d’amitié et d’aventure. Au début des années 1960, un instituteur de Mizoen en Oisans, guide en montagne et écrivain illuminé des cimes, Roger Canac, fait un rêve : celui d’un grand tour des Ecrins, à l’image du sentier de grande randonnée qui existe déjà en Haute-Savoie, le tour du Mont Blanc. Un itinéraire pédestre accessible aux bons randonneurs, qui permette d’approcher les sommets mythiques de l’Oisans et des Ecrins sans qu’il faille sortir les crampons d’alpiniste, et qui soit le trait d’union entre toutes les beautés de ce massif immense. Avec des amis, comme Jean-Alix Martinez, ils se réunissent dans le beau village de Besse-en-Oisans, se penchent sur les cartes, et dépoussièrent des sentiers dont les traces sont très anciennes, mais un peu oubliées par la modernité : chemins muletiers, sentiers franchissant les cols, itinéraires tracés par les hommes et les bêtes pour passer d’une vallée à l’autre dans le dédale des Ecrins. Certains cols n’avaient pas été pratiqués depuis des décennies : le GR54, c’est l’itinéraire des pionniers, venus redécouvrir et sonder l’immensité des Ecrins, et réveiller une culture pastorale et paysanne qui a façonné ces alpages séculaires. Les Ecrins, ce sont des sommets, mais aussi des hommes et des femmes, des villages et des hameaux, des estives et des refuges… Au printemps 1964, l’itinéraire a pris forme, et une dénomination officielle : GR54. Lorsque le parc national des Ecrins sera officiellement créé, moins de dix ans plus tard, cet itinéraire traversant l’ensemble des massifs sera sa colonne vertébrale, la clef de voûte à laquelle de nombreux autres sentiers viendront s’adosser. Le 1er topoguide paraît en 1965. Marcher sur le GR54, c’est mettre ses pas dans ceux des pionniers, et continuer à dérouler le fil de l’histoire humaine de l’Oisans et des Ecrins. Pour moi qui suis une jeune alpiniste enthousiaste, mais qui n’ai pas le niveau et la confiance suffisantes pour me lancer dans de grandes courses en autonomie, parcourir le GR54 est aussi une façon d’approcher les sommets qui me font rêver, et d’imaginer peut-être parvenir un jour à leur faîte. Après la Meije orientaleet le Râteau, je rêve des Rouies, de l’Olan, de la Grande Ruine, de la Dibona, de la Barre des Ecrins, et de bien d’autres sommets légendaires de ce massif qui est la plus vaste terre d’alpinisme sur le continent européen. Le GR54 créera de nouveaux rêves. Il me permettra aussi de continuer à cultiver ma culture alpine, en abordant à pied les sept villages d’alpinisme des Ecrins, dont la culture et l’histoire ont été sculptées à coups de piolet : La Chapelle-en-Valgaudemar, Vallouise-Pelvoux et Ailefroide, Le Casset (Le Monêtier-les-Bains), Saint-Christophe-en-Oisans et La Bérarde, Le Désert-en-Valjouffrey, Villar d’Arène, La Grave.
Au départ du Casset (village d’alpinisme des Ecrins), l’entrée dans le territoire du parc.
Grâce à des projets cofinancés, le Tour de l’Oisans et des Ecrins a connu depuis 2016 une nouvelle jeunesse avec la réalisation d’importants travaux de restauration de sentiers (soutènement, passerelles…) et la mise en place d’un balisage en cœur de Parc. Le Parc national a également rassemblé des acteurs de l’ensemble des vallées des Ecrins autour d’une campagne de promotion de l’itinéraire s’appuyant sur l’appelation « Grand Tour des Ecrins ». Le GR®54 et d’autres tours itinérants dans les vallées sont ainsi valorisés sur le site www.grand-tour-ecrins.fr.
Le GR54 : pour le défi sportif
J’aime les défis sportifs. Et deux semaines en haute montagne, à avaler chaque jour de gros dénivelés positifs et négatifs, avec mon sac sur le dos et la motivation des sublimes panoramas pour avancer, est une belle aventure. On le sait : le GR54 est une randonnée difficile. Les dénivelés sont importants : au départ du Bourg d’Oisans par exemple, la première étape annonce d’emblée la couleur, avec un beau 1500D+ pour monter à Clavans le Bas. Il faudra franchir de nombreux cols, dont certains élevés (Col du Vallon, 2531m, Col de la Muzelle, 2613m, Col de l’Aup Martin, 2761m), évoluer sur des terrains parfois techniques comme des schistes glissants, mesurer l’effort pour tenir la distance : autant de façons d’apprendre à mieux connaître à la fois la montagne, son propre corps et son mental. Après plusieurs treks en montagne et en plaine (le GR65, sur les chemins de Saint Jacques), j’ai envie de relever ce beau défi de m’embarquer pour 14 jours au milieu des sommets.
Un autre trek vécu entre amies à l’été 2023 : le tour des Aiguilles rouges
Se préparer au GR54
Le GR54 : quelle préparation physique ?
Parce que le GR54 est une randonnée exigeante, je sais que je m’astreins à une vraie préparation physique. A titre personnel, je pratique notamment le crossfit, la course à pied, l’escalade et le yoga, autant de sports qui me permettent de garder une bonne condition physique tout au long de l’année, avec un mélange de cardio, pour l’endurance et tenir dans les longues étapes, et de renforcement musculaire, pour porter mon sac et avoir des muscles prêts à encaisser les montées ET les descentes (qui sont souvent plus douloureuses pour les cuisses !), de gainage et d’étirements, pour avoir un corps souple et qui récupère bien. Ces sports, notamment le crossift et l’escalade, permettent aussi de travailler le mental, de s’habituer à tenir même quand cela devient dur et qu’on en a assez. Mais je le sais, pour se préparer à un gros trek, rien ne vaut la pratique de la randonnée. Physiquement, rien ne remplace le fait de marcher longtemps avec du dénivelé et du poids dans le dos : c’est un exercice très spécifique. De plus, s’habituer au terrain montagne, à la marche avec bâtons, à négocier un pierrier ou un névé, est quelque chose d’important. Mentalement, il s’agit de s’assurer d’une chose toute simple : vérifier qu’on en a vraiment envie, et que la perspective de passer plusieurs jours (ou, pour le GR54, deux semaines) à crapahuter dans les cailloux nous tente pour de vrai. Bien sûr, le GR54 ne sera pas le premier trek du randonneur itinérant débutant : on peut faire ses armes sur une randonnée plus courte, comme par exemple le Tour gourmand en Oisans (4 ou 5j), que j’ai adoré à l’été 2023. Parmi les trois grands treks des Alpes françaises – Tour de la Vanoise, Tour du Mont-Blanc, Tour de l’Oisans et des Ecrins -, le GR54 est généralement considéré comme le plus difficile : 184 kilomètres à parcourir, 14 cols et plus de 12 800 mètres de dénivelé.
Partir à l’aventure avec son sac au coeur des Ecrins
GR54 : les ressources pour préparer son itinéraire
Le site du Grand Tour des Ecrinsest une mine d’or. Il permet de choisir son départ parmi les quatre proposés : au départ de Bourg-d’Oisans, de La Grave, de L’Argentière-la-Bessée ou de La Chapelle-en-Valgaudemar. Chaque étape est détaillée sur le site, avec la possibilité de télécharger les traces GPX pour chaque jour. Mais parce que les guides papier aident à mieux visualiser son itinéraire, et qu’ils sont un back-up indispensable en cas de défaillance technique (batterie de téléphone vide), le topoguide du GR54, Tour de l’Oisans et des Ecrins (17è édition depuis 1965!), avec cartes, sera un viatique qui nous aidera à la fois à la préparation et durant le trek, pour vérifier chaque jour nos étapes et nous repérer. Et bien sûr, en tant que blogueuse, je consulte les blogs de ceux qui ont parcouru le GR avant moi, pour anticiper et choisir mes variantes.
En effet, le site du Grand Tour des Ecrins propose des itinéraires légèrement différents en fonction des départs et des options choisies. Au départ de La Grave, l’itinéraire propose des variantes alpines, notamment le passage au plus près de l’Olan : un sentier qui me tente énormément, pour aller au cœur du mythe de l’alpinisme dans les Ecrins. Le départ de La Grave est celui vers lequel je m’oriente actuellement. Mais au départ de La Chapelle-en-Valgaudemar, l’itinéraire propose des variantes plus originales, plus secrètes : est-il possible de combiner et de modifier ? D’ici à l’été prochain, mon objectif sera d’analyser en détail les topos et les cartes afin de créer mon propre tracé sur le GR54, celui qui me permettra d’en voir le plus possible, et de découvrir les Ecrins de la façon la plus approfondie. Je voudrais tout voir, tout vivre, tout photographier ! Et bien sûr, il me faudra prévoir les nuits en refuge.
Les refuges sur le GR54
Refuge ou bivouac ?
Dans le parc national des Ecrins, le bivouac est toléré, à condition de respecter des règles strictes, afin de protéger ce milieu exceptionnel. On demandera aux bivouaqueurs de monter leur tente après 19h et de la ranger avant 9h, de ne laisser aucune trace de leur passage – ni déchet, ni papier WC, ni quoi que ce soit, même un déchet organique –, de ne faire aucun feu, de ne surtout pas faire de vaisselle ou utiliser de savon dans les lacs et cours d’eau, et de s’astreindre à une vraie discrétion pour ne pas perturber la faune.
J’ai fait plusieurs treks en bivouac, et j’ai bien sûr adoré l’expérience. Je garde de très beaux souvenirs de matins en tente sur la grande traversée du Vercors et le tour des Aiguilles Rouges, et je referai d’autres randonnées itinérantes en bivouac. Mais pour le GR54, j’ai choisi de vivre l’expérience en refuges. Pourquoi ?
Le bivouac, dans le strict respect des règles de préservation de l’environnement bien sûr, a ses charmes. Mais pour le GR54, j’ai fait un autre choix.
Pour des questions de logistique : 14 jours, c’est long. 14 jours à porter sa tente, la monter le soir, la démonter le matin, gonfler et dégonfler le matelas, j’ai peur de me lasser. Le confort d’un refuge, c’est de ne gérer que son drap de sac, et de bénéficier d’infrastructures toutes faites, avec plus de confort. Ne porter que la nourriture de la journée sans gérer des ravitaillements en plein parcours, ne pas avoir à planifier les repas, calculer chaque gramme d’un lyophilisé, établir les menus sur 5 jours, cela enlève une charge mentale considérable. Et en cas de pluie battante, savoir qu’on dormira dans une maison en dur et qu’on ne devra pas monter sa tente sous l’averse est un vrai soulagement.
Pour des questions de poids : Je l’ai déjà vécu par le passé : 1500D+ ou D- avec un gros gros sac de 16 kilos sur le dos, c’est dur, et cela peut même être trop dur – mal au dos, aux genoux, etc. Je sais que j’aurai déjà pas mal de choses à porter, entre mes vêtements, mon matériel photographique, l’eau, et toutes les petites choses indispensables au trek en montagne en toute sécurité (frontale, couverture de survie, vivres d’urgence, etc). Éviter de porter tente, matelas, duvet, la nourriture pour plusieurs jours, cela allège considérablement, mentalement et physiquement. J’ai envie de me consacrer à mon expérience de la randonnée en la vivant en toute légèreté.
Petit dej en refuge
Pour l’hygiène : même si de nombreux refuges n’ont pas de douche, avoir un lavabo, des toilettes, et une douche de temps en temps sur les étapes qui le permettent, sera un vrai plus. Je n’imaginais pas passer 14 jours sans me laver les cheveux – et bien sûr, il est inenvisageable de se laver dans les lacs. Cela est strictement interdit, pour des raisons évidentes de protection d’un milieu fragile. J’en profite pour glisser : la question des excréments humains est un vrai problème sur certains circuits de randonnée. Pour faire caca de façon éthique, il faut éviter au maximum de le faire dans la nature, essayer de privilégier de vraies toilettes, et si on n’a pas le choix : s’éloigner le plus possible des sentiers et des cours d’eau, prendre le papier WC avec soi dans un sac poubelle et enterrer le reste. Avoir des toilettes dans les refuges me permet de m’affranchir de ce stress, et d’être sûre de respecter scrupuleusement la réglementation du parc national, qui demande de ne laisser aucune trace et de ne causer aucun dérangement.
Soirée cartes en refuge
Pour la convivialité : Dans les refuges, j’ai toujours croisé des personnes passionnantes. Accompagnateurs en montagne et guides de haute montagne, gardiens, randonneurs et alpinistes passionnés, tous sont des amoureux des cimes, et ont toujours des anecdotes, des bons plans, des légendes et des histoires à raconter. Ce sont de belles rencontres humaines qui font aussi l’essence de la randonnée. Et en cas de doute sur une étape de l’itinéraire, pouvoir poser la question aux gardiens ou aux autres randonneurs est très apprécié ! Enfin, les refuges sont des monuments de culture alpine. Qu’ils appartiennent à la STD (Société des Touristes du Dauphiné), au CAF (Club Alpin Français) ou à des associations indépendantes, à des communes ou à des propriétaires privés, qu’ils soient tenus par un gardien ou une gardienne, tous sont porteurs d’une histoire, d’un patrimoine montagnard singulier et puissant, auquel je suis très sensible. Les refuges de l’Oisans et des Ecrins, c’est une histoire humaine très forte, tracée par des pionniers, des aventuriers, des visionnaires, qui ont rendu possible les explorations dans ce massif resté longtemps très sauvage et difficile d’accès. J’aime l’idée de dormir là où les grands alpinistes que j’admire ont eux aussi passé la nuit.
NB : Toutes les nuits ne se front pas en refuge : certains hébergements sont situés en vallée, ce qui nous permettra d’avoir accès à plus de commodités et aussi, de jeter nos déchets (on ne laisse jamais ses déchets en refuge, car leur évacuation est coûteuse et complexe).
Le refuge qui m’a le plus marquée à ce jour : l’Aigle, sur les flancs de la Meije orientale
Point important : si vous partez pour le GR54 avec nuits en refuge, il est nécessaire de réserver vos nuitées auprès des gardiens en amont. Cela lui permet de s’organiser, et aussi de vous expliquer l’organisation de son refuge. Plus d’infos pour réussir son expérience en refuge ici.
GR54 : les questions que je me pose
Parmi tous les refuges choisis, où sera-t-il possible de se doucher ? Quelles sont les étapes où je pourrai me laver les cheveux ? Autre question importante, celle de l’électricité. Même si je pars avec de puissantes batteries externes, il me faudra à intervalles réguliers pouvoir les recharger afin de garantir l’approvisionnement de mon appareil photo et de mon téléphone. Certains refuges, dont l’alimentation est trop précaire (panneaux solaires…), ne mettent pas de prises électriques à disposition des voyageurs. D’autres, mieux alimentés, peuvent se permettre de le faire. Il me faudra prévoir des nuits avec douches et électricité à intervalles réguliers. Cela sera une étape importante de ma planification. Les sites des refuges, les blogs, l’expérience des voyageurs, tout ceci me sera précieux. A titre personnel, je compte noter très précisément ces informations : vous aurez sur le blog Itinera Magica un article complet sur les refuges du GR54, avec ce qu’on y trouve ! N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour ne rien manquer.
Les transports en commun
Parce que mon imaginaire du voyage ne rime pas forcément avec voiture et avion, que le changement climatique et la pollution m’inquiètent, et que j’aimerais montrer qu’il est possible de voyager de façon décarbonée, j’ai choisi de ne pas utiliser de voiture pour arriver sur le GR54 et en repartir. Voyager à pied dès le départ de chez soi, c’est l’objectif de cette aventure ! Mon co-randonneur, Adrien, arrivera de Valence (Drôme) en TER : en tant qu’ambassadrice SNCF TER AURA, je suis une prosélyte du train dans ma région ! Puis au départ de Grenoble, mon camp de base, les possibilités sont nombreuses : des bus nous permettent de relier le Bourg d’Oisans et la Grave, nos deux départs possibles.
Voyager plus vert
Et la suite ? Eté 2024, GR54
Mon ami Adrien et moi partirons sur le GR54 en juillet 2024, pour 14 jours de randonnée et d’aventure alpine avec nuits en refuge. En tant qu’écrivaine, autrice de plusieurs livres consacrés aux Alpes, photographe passionnée de montagne et créatrice de contenu très tournée vers les cimes, je prévois de tout noter, tout photographier, tout raconter, étape par étape. Les récits du GR54 seront disponibles tout d’abord sur mes réseaux sociaux, notamment Instagram, en direct ou presque (en fonction du réseau et de l’état de ma batterie !). Puis ils pourront être lus ici, sur le blog Itinera Magica, ainsi que sur le site du Parc national des Ecrins. N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour ne rien manquer. Et je l’espère, ils feront l’objet d’un nouveau projet littéraire… raconter les montagnes, le rêve d’une vie ! RDV à l’été 2024 pour cette belle aventure…
De nouvelles aventures au coeur du parc national des Ecrins…
Les images figurant dans cet article ont été réalisées dans le respect des règles en vigueur dans le cœur du Parc national des Écrins, avec l’autorisation du directeur de l’établissement public.
Envie d’un trek sublime dans les Alpes ? Immense espace préservé au cœur des Alpes du Sud, le parc national des Ecrins est un paradis du marcheur rêvant de grandes et belles randonnées en itinérance. Vous recherchez un trek court dans les Ecrins, sur 3, 4 ou 5 jours, pour vivre une belle expérience de randonnée itinérante dans les Ecrins en été ? C’était aussi mon souhait : je rêvais d’explorer à pied un des massifs des Ecrins, et j’ai jeté mon dévolu sur le Tour Gourmand en Oisans. Ce trek qui se réalise normalement en 5 jours, et qui peut être raccourci au besoin, permet d’explorer des sites grandioses et emblématiques de l’Oisans, telles que la vallée du Vénéon, le vallon de la Lavey, ou, encore le lac des Fétoules. J’ai été émerveillée par la beauté et la diversité des paysages rencontrés sur le Tour Gourmand, randonnée placée sous le signe de l’eau où on chemine toujours non loin d’une rivière, d’une cascade ou d’un lac. Les nuits et les repas en refuges, placés sous le signe de la gastronomie authentique du Dauphiné, sont également un incontournable de ce tour gourmand, gourmand en dénivelé (ça grimpe !) et en bonnes choses (pour récupérer !). Pour explorer l’Oisans et découvrir le trek du Tour gourmand, au cœur du parc national des Ecrins, suivez le guide : je vous emmène le long du Vénéon.
Un trek magique autour de la vallée du VénéonUn parcours superbe au coeur des montagnes des Ecrins, un trek méconnu et magnifiqueDes lacs de toute beauté sur ce trek au coeur du parc national des Ecrins
Randonner en itinérance dans le parc national des Ecrins
Les itinéraires sur plusieurs jours sont légion dans les Ecrins, à commencer par le mythique Grand Tour des Ecrins ou GR54, qui propose de parcourir l’ensemble du parc national pour une durée de 12 à 14 jours en fonction des variantes choisies. Mais peut-être voulez-vous, avant de vous lancer sur le GR54, commencer votre exploration par un trek plus court ? Le site du Grand Tour des Ecrins propose un vaste éventail de treks sur des durées de 3 jours à une semaine, rassemblés sous le nom de Balcons des Ecrins : des randonnées itinérantes qui permettent d’entrer au cœur de la légende des Ecrins de façon plus accessible. Vous trouverez l’ensemble des treks courts sur le site du Grand Tour des Ecrins, dans la rubrique Balcons des Ecrins. J’ai par exemple été très tentée par le Tour des refuges en Vallouise (4 jours), le Tour des refuges en Valgaudemar (4 ou 7 jours), ou encore le Tour du Combeynot (3 ou 5 jours). Les possibilités sont nombreuses, le parc national des Ecrins regorge de randonnées itinérantes à la fois visuellement sublimes et riches d’histoire. Mais c’est finalement le Tour Gourmand en Oisans qui a retenu mon attention, par amour pour la vallée du Vénéon.
Le parc national des Ecrins réserve aux marcheurs de nombreuses randonnées en itinérance sur plusieurs joursBonheur d’explorer un des plus beaux territoires de montagne au monde en randonnée itinérante
Pourquoi randonner sur le Tour Gourmand en Oisans ?
Si vous me demandiez quelle est la plus belle rivière des Alpes, ma réponse serait immédiate : c’est le Vénéon. A une heure de route de Grenoble, au cœur du massif de l’Oisans, ce sublime torrent glaciaire traverse La Bérarde, Saint Christophe en Oisans et Venosc, et possède une couleur inouïe, à cause de la farine de roche qu’il charrie. Il traverse des chaos rocheux spectaculaires et passe sous un sublime pont datant du XVIIe siècle, le pont des Rajas. Lors de précédents séjours en Oisans, j’avais déjà eu l’occasion de me convaincre de la beauté majestueuse du Vénéon, en allant explorer le hameau de La Bérarde ou en pique-niquant à la superbe cascade de Lanchatra.
Le Vénéon, la plus belle rivière des Alpes à mes yeuxLe Vénéon, à la Bérarde et à la cascade de Lanchatra
Mais une telle beauté méritait qu’on passe plus de temps auprès d’elle. Au départ de Saint Christophe en Oisans, le Tour Gourmand vous conduira le long de la vallée du Vénéon au fil de l’eau bondissante, entre cascades spectaculaires, vallons du bout du monde et lacs d’altitude où se mirent les sommets mythiques de l’Oisans. Vous serez bercé par l’eau vive, vous traverserez des ponts de pierre édifiés au XVIIe siècle, vous découvrirez de sublimes lacs et dormirez dans des refuges et gîtes chaleureux où le plaisir des papilles est garanti : vous êtes sur le tour gourmand !
Au fil de l’eau, dans des décors superbes : le tour gourmand en Oisans, au coeur du parc national des Ecrins
Le dénivelé est conséquent (tour complet : 32km, 3300D+), mais la récompense est à la hauteur des efforts et les ambiances variées. Là-haut, sur les sommets minéraux, les panoramas sont grandioses et l’atmosphère, celle de la haute montagne. Au fond de la vallée du Vénéon, cascades, fleurs et balcons bucoliques vous plongent dans une bulle de douceur rafraîchissante. J’ai été émerveillée par ce trek encore peu connu, jalonné de pépites !
La beauté du tour gourmand
Les plus beaux sites du Tour Gourmand en Oisans
J’ai aimé chaque instant sur le Tour Gourmand : l’itinéraire du trek est très sauvage et préservé, et traverse nombre de patrimoines grandioses du parc National des Ecrins. C’est l’occasion de découvrir des refuges mythiques où vibre l’esprit aventurier de l’Oisans, comme le refuge de la Lavey, dans un vallon spectaculaire traversé par des torrents descendant tout droit des glaciers. On remonte aux sources du Vénéon en découvrant ses affluents, on explore des lacs d’altitude de toute beauté, et on jouit de panoramas spectaculaires. Voici quelques sites qui m’ont particulièrement marquée sur le Tour Gourmand.
Le pont des Rajas sur le Vénéon
Le pastoralisme a puissamment marqué l’histoire des Ecrins : dans ce pays de profondes vallées glaciaires, de pentes abruptes et d’hivers rudes, on ne cultive pas de céréales comme dans les grandes plaines, on vit de l’élevage extensif, et les troupeaux suivent le cours des saisons, descendant en vallée l’hiver, montant sur les alpages l’été. Le pont des Rajas date du XVIIe siècle et constitue un superbe témoignage de cette vie pastorale rythmée par les blancs rubans de moutons.
La beauté du pont des Rajas
En vous avançant dans le vallon de la Lavey, peu avant le refuge, vous découvrirez un second pont de la même époque et de la même facture, traversant lui le ruisseau de la Muande, un affluent du Vénéon.
Le second pont, sur la Muande, à deux pas du refuge de la Lavey
Le vallon de la Lavey
Envie d’explorer un territoire sublime au fil de l’eau vive ? Direction le vallon de la Lavey en Oisans. Vous franchissez le Vénéon sur le pont des Rajas, et vous remontez le ruisseau de la Muande jusqu’au bout du monde.
La beauté magique du vallon de la Lavey
Torrent glaciaire, le Vénéon est également alimenté par plusieurs affluents, venant d’autres vallons glaciaires adjacents. Le Vallon de la Lavey, qu’on appelle aussi parfois vallon de la Muande (du nom du torrent qui le traverse), est un superbe exemple de ces vallons glaciaires reculés et sauvages, d’une immense beauté. Remonter la Muande depuis le Vénéon jusqu’au refuge de la Lavey est un de mes plus beaux souvenirs dans le parc national des Écrins : un océan de splendeur sauvage, dans ces pentes taillées à la serpe par les glaces, que viennent adoucir rhododendrons et myrtilliers. J’ai été émerveillée par la sublime cascade de la Lavey, là où la Muande se jette dans le Vénéon.
Surplomber le vallon de la Lavey en passant par le lac des Fétoules : le merveilleux J3 du tour gourmand en Oisans
Le lac des Fétoules
Surplombant le vallon de la Lavey, sous la silhouette imposante de la Tête des Fétoules (3459m), ce lac magique s’inscrit dans un panorama somptueux. Nous sommes entourés de plusieurs sommets légendaires de l’Oisans, comme l’Aiguille du Plat de la Selle (3595m) et l’Olan (3383m), bien connus des alpinistes, et qui viennent pour certains se refléter dans ce lac de tourbière apaisant. Comme toujours avec les lacs de montagne, réserves de biodiversité fragiles et précieuses, il est important d’être respectueux du milieu : ne pas se baigner, éviter un piétinement excessif des rives, et ne pas faire de barrages sur les petits cours d’eau qui alimentent le lac ou s’en écoulent.
La beauté du lac des Fétoules
Le miroir des Fétoules
Cet autre petit lac de montagne se trouve à l’opposé, sur l’autre versant, de l’autre côté de la vallée du Vénéon. Il doit son nom au reflet parfait de la Tête des Fétoules dans ses eaux à certaines heures de la journée. Le panorama sur la vallée du Vénéon est superbe, nous sommes sur un balcon surplombant Saint-Christophe-en-Oisans. Nous sommes dans une zone de pastoralisme actif : bergers et troupeaux viennent estiver ici. Pour la meilleure cohabitation possible entre marcheurs et troupeaux, il est important de respecter les règles de bonne intelligence, de contourner les troupeaux et d’adopter une attitude calme et posée en présence des chiens de protection.
Le miroir des Fétoules
Le Plat de la Selle
La montée depuis Pré-Clôt est tonique – 1000m de dénivelé sur un chemin en lacets – mais le panorama est une superbe récompense : le Plat de la Selle offre une vue superbe sur toute la vallée du Vénéon et les sommets environnants : Aiguille des Arias, Grande Roche de la Muzelle… Les alpinistes connaissent bien ce sentier, eux continuent pour réussir l’ascension de l’Aiguille du Plat de la Selle (3596m), une des courses iconiques de l’Oisans. Nous entrons au cœur de la culture des villages d’alpinisme dans le Parc national des Ecrins.
En chemin vers le Plat de la Selle
Les hameaux en balcon de Saint-Christophe en Oisans
Sur les hauteurs de Saint-Christophe en Oisans se nichent de petits bouts du monde bucoliques, des hameaux suspendus en balcon au-dessus du Vénéon où on rêve de venir se perdre le temps d’un été, ou plus si affinités… J’ai particulièrement aimé le hameau de Champébran avec son réseau de canaux traversés de petits moulins à aube. Idyllique !
Le hameau de Champébran
Les refuges et gîtes sur le Tour gourmand en Oisans
Refuge ou bivouac ? Dans le parc national des Ecrins, le bivouac est toléré, à condition de respecter des règles strictes, afin de protéger ce milieu exceptionnel. On demandera aux bivouaqueurs de monter leur tente après 19h et de la ranger avant 7h (à condition d’être à plus d’une heure de marche des limites du Parc), de ne laisser aucune trace de leur passage – ni déchet, ni papier WC, ni quoi que ce soit, même un déchet organique –, de ne faire aucun feu, de ne surtout pas faire de vaisselle ou utiliser de savon dans les lacs et cours d’eau, et de s’astreindre à une vraie discrétion pour ne pas perturber la faune. J’ai déjà réalisé des treks en bivouac, et c’est bien sûr une très belle expérience, mais qui a aussi ses contraintes, notamment le poids du sac et la contrainte du portage de la nourriture.
Des panneaux marquent l’entrée en coeur de parc
Le Tour gourmand en Oisans est conçu, comme son nom l’indique, pour vous conduire à des refuges et gîtes où vous pourrez vivre de belles expériences gastronomiques, goûter les produits régionaux et faire la rencontre de personnes très attachées à leur terroir, qui le cuisinent avec passion. Alors pourquoi ne pas s’alléger, profiter de plus de confort, de bons repas, et surtout, entrer dans l’histoire mythique de l’Oisans ? Nombre de ces refuges, comme celui de la Lavey, ont vu passer des générations d’alpinistes, de guides et de fous des Ecrins. Dormir en refuge, c’est s’inscrire dans une belle histoire de passionnés de montagne, et vivre une ambiance de convivialité unique. Voici les hébergements que vous rencontrerez sur le Tour gourmand en Oisans.
Le refuge de la Lavey
Le refuge de l’Alpe du pin
Ce petit refuge méconnu et chaleureux appartient à l’association des Jarrets d’acier (tout un programme) et se situe au-dessus de Saint Christophe en Oisans (un peu plus de 600D+). Il sera votre première étape sur le Tour gourmand : soit pour le déjeuner si vous avez décidé de partit tôt le premier jour et de combiner les étapes 1 et 2 (ce que nous avons fait), soit pour la première nuit si vous partez en début d’après-midi. Les deux gardiennes présentes tour à tour au refuge sont chaleureuses et accueillantes, et se fera un plaisir de vous faire découvrir ses spécialités maison, où les mets de l’Oisans se mêlent aux recettes familiales. Une expérience originale et colorée, dans un petit refuge qui a beaucoup de charme.
Le refuge de l’Alpe du pin
Le refuge de la Lavey
C’est LE refuge mythique de ce trek, la pure expérience montagnarde. Au fond du vallon de la Lavey, ce très beau refuge ouvre aux alpinistes et aux randonneurs aguerris l’accès à de très belles courses : les lacs glaciaires des Rouies, des Bêches, de la Muande et des Fétoules, les courses alpines de l’Olan et des Rouies. Les cartes et affiches aux murs disent l’histoire de l’alpinisme en Oisans et la géologie spectaculaire raconte le long chemin des glaciers ouvrant de profondes vallées, faisant naître lacs et ruisseaux dans leur fonte. C’est un refuge FFCAM – si vous êtes titulaire de la carte, pensez-y ! J’ai beaucoup aimé cette étape dans une pure ambiance montagne, mais accessible à tous. Le refuge de la Lavey est labellisé pour l’accueil des familles, beau et chaleureux. Pour de nombreuses familles amoureuses de montagne, il peut être la première nuit en refuge du petit ou de la petite, car la randonnée d’accès au refuge de la Lavey est facile et familiale depuis Champhorent. Comme toujours en refuge, on vit en collectivité (dortoirs et grande tablée), on se déchausse en entrant, et on respecte les règles, les horaires et l’organisation pour faciliter le travail des gardiens – si vous avez un doute, demandez-leur, ils sont gentils !
Une authentique ambiance montagneAu bout du monde à la LaveyLa vie en refuge : thé chaud, cartes et rêves de grandes courses
Le gîte Les Arias
Dans un des hameaux de Saint-Christophe, c’est l’étape tout confort avec ce magnifique gîte de charme situé dans un jardin fleuri, au milieu d’une prairie idyllique. La propriétaire nous régale avec sa cuisine savoureuse et entièrement faite maison, les chambres sont douillettes (une douche ! merveilleux !), et l’atmosphère de cette belle bâtisse typique du Dauphiné m’a réjouie. C’est l’étape romantique sur le Tour gourmand, et un très beau souvenir pour mon cœur et mes papilles !
Gros coup de coeur pour Les Arias Accueil chaleureux
La cordée à Saint-Christophe-en-Oisans
Un hébergement mythique au cœur de l’Oisans des alpinistes ! Bar, restaurant, gîte, dortoir, La Cordée est le repaire des fous des cimes, et un véritable cœur battant de la culture montagne en Oisans, avec une librairie des sommets, des films, des projections, des concerts et autres animations… La propriétaire est une légende de l’Oisans, le chat ronronnant sur le comptoir vous console des âpretés des sommets, et ce lieu atypique, insolite et attachant vous marque.
Le légendaire bar, resto et gîte La cordée à Saint Christophe en Oisans
Le musée Mémoires d’alpinisme
Profitez-en absolument pour approfondir votre culture alpine et faire un tour au très, très beau Musée Mémoires d’alpinisme, juste à dix mètres de La Cordée. Je vous parlais déjà de ce lieu puissant et passionnant dans mon article consacré à la Meije. Mémoires d’alpinisme est le plus beau musée de la haute montagne que je connaisse. Le parcours, évocateur, poétique et visuellement très réussi, vous fait cheminer à travers la conquête des sommets des Ecrins. La géologie si particulière des Ecrins, l’aura des grands sommets, les percées héroïques n’auront plus de secrets pour vous. Vous croiserez le révérend Coolidge, l’iconique Gaspard de la Meije, grand vainqueur du « dernier problème des Alpes » qu’est la reine Meije, les incontournables Almer, Whymper et Croz, les valeureux guides de la STD, Armand Charlet, Angelo Dibona, qui a donné son nom au sommet le plus pictural du massif, mais aussi les pionnières, les femmes alpinistes et guides, qui ont ouvert la voie dans un milieu très masculin : Jeanne Franco, Sylviane Tavernier, Catherine Destivelle… Dans ce musée que jouxte l’émouvant cimetière des alpinistes de Saint Christophe (voir à ce sujet mon article sur la Meije), on comprend pleinement ce que la montagne a signifié et souvent hélas, coûté aux gens de l’Oisans, et pourquoi elle a rythmé tant de vies. « La montagne est un chemin vers l’homme », écrivait Georges Sonnier. Ici, on le ressent pleinement.
Devant le musée, le mémorial à Pierre Gaspard et aux guides du VénéonUn musée passionnant, émouvant et très richeGardiennes du musée et pionnières alpinesLe cimetière des alpinistes de Saint Christophe.
Le tour gourmand en Oisans, jour par jour
Pour retrouver toutes les étapes détaillées, les tracés GPX et les courbes de dénivelé du tour gourmand en Oisans, RDV sur le site du grand tour des Ecrins : le tour gourmand en Oisans.
Variantes possibles pour raccourcir l’itinéraire : Si vous partez tôt le premier jour, comme nous l’avons fait, il est possible de déjeuner au refuge de l’Alpe du Pin et d’aller directement dormir au refuge de Lavey, en additionnant les étapes des jours 1 et 2. Si le temps vous manque, vous pouvez renoncer à monter au Plat de la Selle (jour 4), puisqu’il s’agit d’une étape quasiment en aller-retour, qui part des hameaux de Saint-Christophe-en-Oisans et qui s’achève très près de son point de départ.
Le début de la montée au plat de la Selle
Randonnée itinérante dans le parc national des Ecrins : un milieu à protéger
Lors de ce trek, vous passerez plusieurs jours dans le cœur du parc national des Ecrins. Depuis 50 ans, cet exceptionnel espace protégé vous permet de découvrir plus de 4500 espèces animales et végétales alpines en préservant leurs conditions d’existence et de reproduction. Pour les protéger, des règles importantes existent, comme l’interdiction des drones, des VTT, du feu et de tout déchet, des chiens même tenus en laisse, du camping et des nuisances sonores. Respectons-les scrupuleusement, pour transmettre ce trésor naturel aux générations futures.
Comprendre les règles du parc national des Ecrins pour mieux le protéger
A propos des chiens : les chiens sont tolérés en dehors du cœur de parc, à condition d’être tenus en laisse. En revanche, dès lors que vous franchissez les limites du cœur (signifiées par des panneaux, et la présence de drapeaux français sur les rochers), vous entrez dans la zone de protection maximale et ils sont strictement interdits, même tenus en laisse, même portés dans un sac : c’est leur odeur qui est une source d’effroi et de dérangement pour la faune sauvage. De nombreuses espèces animales ont très peur des canidés, notamment depuis le retour du loup dans les Alpes françaises, et la présence d’un chien même bien dressé et tenu en laisse peut être la cause de graves dérangements : femelles qui abandonnent leur nid et condamnent leur progéniture à la mort, avortements spontanés… Il en va de même pour les drones, qui arrivent du ciel et terrorisent de nombreuses espèces, ou encore les VTT ou le snow-kite, dont la vitesse « anormale » effraie la faune. Les règles du parc national des Ecrins ont toutes un sens, et les gardes moniteurs sont assermentés pour les faire respecter. Œuvrons tous ensemble à la protection de milieu d’exception.
Pour finaliser la préparation de votre trek, n’hésitez pas à contacter la maison du Parc du Bourg d’Oisans.
D’autres randonnées itinérantes dans les Ecrins
Le tour gourmand en Oisans vous a donné envie de grands treks dans le parc national des Ecrins ? Peut-être est-il temps de se préparer au GR54… c’est mon projet de l’été 2024 ! Retrouvez ici mon article sur la préparation au GR54, le grand tour de l’Oisans et des Écrins.
Elsa et Adrien dans le vallon de la Lavey
Un grand merci à la Destination Parc National des Ecrins, et tout particulièrement à Elsa, et à Adrien qui m’a accompagnée, pour ces beaux moments en montagne et ces souvenirs impérissables.Les images figurant dans cet article ont été réalisées dans le respect des règles en vigueur dans le cœur du Parc national des Écrins, avec l’autorisation du directeur de l’établissement public.
La plus belle ville du monde à la période de l’Avent et des marchés de Noël ? C’est à mes yeux Salzbourg, la merveille baroque au cœur des montagnes autrichiennes. Ville de Mozart, Rome des Alpes, Salzbourg la belle est aussi celle de toutes les féeries hivernales. Clochers saupoudrés de neige comme autant de meringues givrées, calèches dans les rues givrées, marchés de Noël émerveillés, et « une petite musique de nuit » qui flotte dans l’atmosphère… Salzbourg en décembre est un véritable enchantement, un conte d’hiver hors du temps. Le délicieux cocktail autrichien, puissance des traditions, richesse culturelle et beauté des paysages alpins culmine à Salzbourg, , une véritable féerie hivernale entre Alpes, musique, sucre et magie ! Salzbourg est réellement une des plus belles destinations de Noël que j’aie vues. Pour découvrir les marchés de Noël de Salzbourg, les incontournables de Salzbourg en hiver, entre Mozart, musées et cafés, les belles adresses et les insolites, suivez le guide : les plus beaux marchés de Noël de Salzbourg, que voir et que faire à Salzbourg en hiver, je vous raconte tout !
Rome des Alpes, ville de Mozart, sublime perle baroque : Salzbourg !La beauté inouïe de Salzbourg en hiver, ici vue depuis la forteresse Hohensalzburg
J’ai vécu ce séjour à Salzbourg en décembre en duo, avec ma binôme Marion Foehn Photographie. La quasi totalité des photos de cet article de blog consacré aux plus beaux marchés de Noël de Salzbourg et aux incontournables d’hiver sont les siennes.
Marion et moi émerveillées par Salzbourg en hiver, sur la colline des Capucins
Visiter Salzbourg en hiver : les incontournables
Salzbourg sous la neige ! J’ai toujours adoré la ville de Mozart en décembre. L’atmosphère lumineuse et sucrée des marchés de Noël sied merveilleusement à cette beauté baroque. Et quand la neige vient illuminer le paysage, c’est un véritable conte de Noël qui prend vie. Montagnes enneigées, calèches au milieu des sapins de Noël, églises baroques, cafés chocolatés, musique qui vous transporte au temps de Wolfgang Amadeus, Salzbourg est un véritable conte de Noël. Voici mes sites incontournables à découvrir dans le cœur de ville, pour explorer Salzbourg dans la lumière d’hiver.
.Les marchés de Noël de SalzbourgLa neige sublime Salzbourg
Astuce pour visiter Salzbourg (en hiver et en toute saison) : Si vous comptez visiter plusieurs monuments et emprunter les ascenseurs/funiculaires pour accéder aux points de vue (un must !), je vous recommande vivement de vous procurer, en ligne ou à l’office du tourisme, la Salzburg Card. Elle comprend l’accès à tous les musées et monuments, au funiculaire, au téléphérique d’Untersberg, à l’ascenseur de Mönchsberg, au bateau sur la Salzach, et de vraies réductions pour les concerts et de nombreuses manifestations culturelles. Elle est valable pour 24, 48 ou 72h et elle permet de faire de vraies économies en optimisant sa visite.
Un vrai bon plan pour visiter Salzbourg en toute saison : la Salzburg Card.
Coucher de soleil à la forteresse Hohensalzburg
La forteresse de Salzbourg, Hohensalzburg, est la plus grande d’Europe centrale, et sans doute une des plus belles. On y accède par un funiculaire en plein cœur de ville, à deux pas du marché de Noël : impossible de passer à côté de cette silhouette qui trône au-dessus de Salzbourg et qu’on repère à des dizaines de kilomètres à la ronde ! A l’intérieur, les salles d’exposition retracent l’histoire de la ville, indissociable de l’extraction et du commerce du sel : Salzburg signifie « ville du sel ».
Salzbourg en maquette de sel. « L’humanité peut vivre sans or, mais pas sans sel ».
A l’extérieur, la vue sur les clochers baroques des 110 églises et chapelles de la « Rome des Alpes », sur la rivière Salzach et sur la silhouette de la montagne Hochstaufen est époustouflante, et en hiver tout est sublimé par cette féerie blanche. Je vous recommande vivement d’y aller en fin d’après-midi, pour assister au coucher de soleil : la forteresse est parfaitement orientée. Salzbourg est alors une vision de pur enchantement…
Les vues extraordinaires depuis Hohensalzburg
La cathédrale baroque de Salzbourg et le Domquartier
La cathédrale de Salzbourg ? On la surnomme parfois la chapelle Sixtine des Alpes, car les voûtes spectaculaires de cette perle baroque ont un petit air romain. Impossible de visiter Salzbourg sans venir s’éblouir des hauts volumes et de la munificence de cette église superbe. Tous les midis, des concerts d’orgue résonnent dans la nef – le tarif est de 6 euros et l’expérience acoustique est superbe.
Juste à côté de la cathédrale, visitez le Domquartier, ancienne résidence des princes archevêques, qui comprend plusieurs musées, dont le spectaculaire trésor de l’archevêché avec ses pyxides, ostensoirs et autres monstrances d’or opulent. Les expositions sont passionnantes, et on se régale à entrer dans l’intimité somptueuse des princes archevêques, qui n’avaient pas fait vœu de dénuement. Enfin, le Domquartier vaut aussi le détour pour les vues superbes qu’il offre : le panorama sur la cathédrale et le marché de Noël est incomparable !
Le château Mirabell et ses jardins
Au cœur de Salzbourg, le château Mirabell et ses jardins m’ont réjouie par leur allure de Disneyland minéral : statues de licornes, fontaines enchantées, créatures fantastiques, auxquelles s’allient, pour les plus cinéphiles, une réminiscence mélodieuse. C’est en effet ici qu’ont été tournées de nombreuses scènes de La Mélodie du Bonheur, l’autre grand « tube » de Salzbourg après les mélodies de Mozart. Si vous connaissez le film, ces escaliers et ces allées vous rappelleront forcément quelque chose !
Licornes et paillettes.
Au cœur des jardins, faites un tour dans l’hôtel de ville de Salzbourg, pour admirer son escalier monumental et sa salle des mariages : Salzbourg est une des plus belles villes baroques d’Europe, sa réputation n’est pas usurpée…
Salzbourg en hiver : les plus beaux panoramas sur la ville
La Rome des Alpes est elle aussi une ville aux multiples collines, et les plus beaux points de vue se gagnent sur les hauteurs. Voici trois points de vue qui nous ont absolument émerveillées, et les meilleurs horaires pour les voir en pleine lumière :
La forteresse Hohensalzburg, évidemment : l’incontournable absolu ! De préférence au coucher de soleil
Hohensalzburg : vue grandioseLa forteresse vue d’en basFéerie alpine au coucher de soleil
La colline des Capucins ou Kapuzinerberg, face à la forteresse sur l’autre rive de la Salzach. On y monte le matin quand elle est baignée de lumière, et on jouit d’une vue différente, très poétique, sur la marelle des toits colorés et la forêts de clochers. C’est d’ici que l’impression d’intemporalité est la plus forte : on se croirait réellement revenu au temps de Mozart.
La colline du Mönchsberg, au niveau du musée d’art contemporain et du restaurant M32, auxquels on accède par un immense ascenseur depuis le cœur de ville. Cette vue-là est la plus centrale : vous êtes littéralement au milieu des deux premiers points de vue, et vous embrassez une grande partie du cœur de Salzbourg. A voir à midi pour avoir tout en pleine lumière, ou en fin d’après-midi en heure dorée !
La colline des Augustins : en marchant le long de la Salzach puis en montant vers l’Augustinerbräu, nous avons eu des vues merveilleuses d’abord sur les bords du fleuve, puis depuis la colline.
Visiter le cœur de ville de Salzbourg en hiver
Salzbourg mérite qu’on s’y égare – sans se perdre jamais vraiment, car le cœur de ville n’est pas si grand. Les façades des maisons solennelles le long de la Salzach, qui ressemblent à des meringues colorées, le dédale des ruelles autour de la cathédrale, les innombrables églises qui ouvrent leurs portes à de nombreux concerts, les boutiques où on vend les petits objets de bois, les confiseries « Mozartkugeln » à la pâte d’amande et les partitions de musique, tout a un charme fou et constitue la magie intemporelle de Salzbourg, qui a su ne jamais rompre le sortilège.
Salzbourg en hiver, visions enchanteressesLa beauté magique de Salzbourg en hiverLes calèches de Salzbourg
Salzbourg en décembre : les plus beaux marchés de Noël
A la magie inhérente à Salzbourg s’ajoute,en hiver le charme de la saison ! Tout le temps de l’Avent, de fin novembre à fin décembre, Salzbourg est en fête, et les odeurs délicieuses envahissent les rues de la ville : Glühwein, le vin chaud aux épices, Kaiserschmarrn, dessert autrichien typique à base de grosses crêpes, Apfelstrudel, le roulé à la pomme, Kinderpunch, le jus de fruit chaud, font scintiller nos papilles ! Voici un petit guide des plus beaux marchés de Noël de Salzbourg.
Le Christkindlmarkt, le marché de Noël iconique de Salzbourg
Le plus célèbre marché de Noël de Salzbourg ? Le Christkindlmarkt (le marché de l’enfant Jésus, en version française). Ce marché est situé au cœur du centre historique, sur la place Mozart et la place de la cathédrale, entouré de bulbes baroques et surplombé par la silhouette majestueuse de la forteresse. Outre la beauté du cadre, les atouts charme sont incontestablement les calèches et la patinoire en glace réelle où on glisse sous le regard facétieux de Wolfgang Amadeus : nous sommes juste à côté de la maison natale de Mozart.
De jour comme de nuit, une féerie salzbourgeoiseLes étoiles de paille, ornement traditionnel autrichien sur le sapin
Il faudra boire un Glühwein, manger un Lebkuchen et croquer un chocolat « boule de Mozart »! Salzbourg est vraiment une ville de Noël et ce marché est le plus iconique de toute la ville – mais mon préféré est plus secret, continuez !
Le Musée de Noël de Salzbourg
On vous recommande chaleureusement la visite du musée de Noël (comprise avec la Salzburg Card) situé sur la place Mozart, qui est visuellement superbe et culturellement passionnant : on y retrace toutes les traditions de Noël à travers les siècles. On découvre l’influence de la Saxe et de son travail du bois sur la culture germanique de Noël, l’historique des sapins et des moulins de Noël, ou encore la naissance du casse-noisette, le tout avec des objets historiques et des mises en scène dignes d’un film de Noël. Ravissant !
Le musée de Noël à Salzbourg
Le plus beau marché de Noël de Salzbourg : le Hellbruner Adventzauber
Notre marché de noël préféré à Salzbourg ? C’est incontestablement celui du château de Hellbrunn, le Hellbruner Adventzauber. Pourquoi ce coup de coeur ?
Pour le cadre : celui d’un château du 17e siècle féerique, ancienne résidence d’un prince-archevêque de la Renaissance, avec un merveilleux parc aux licornes qui nous évoque Edouard aux mains d’argent.
Les jardins de Hellbrunn en hiver
Pour l’unicité visuelle : une forêt de sapins arborant des boules rouges par milliers, c’est d’une beauté parfaite, la carte postale idyllique de Noël. Toute la façade est un calendrier de l’Avent géant, la grande allée du château est entièrement décorée… le soin apporté au détail est exceptionnel. Il paraît que la nuit, les illuminations sont incroyables !
.La beauté du château de Hellbrunn et de son marché de Noël
Pour le côté local, artisanal et authentique des chalets, avec travail du bois, du métal : c’est là que nous avons fait le plus d’achats et ce n’est pas un hasard, ce marché sélectionne ses stands pour mettre à l’honneur l’artisanat typique et les créations locales.
Pour la richesse des animations : vous trouverez ici un mini parc d’attractions pour enfants avec un petit train, et une exposition de Krampus, créature démoniaque typique de l’Avent en Autriche et en Bavière. Cette bête monstrueuse, mi-homme, mi-chèvre, 100% démon, surgit à la Saint Nicolas pour fouetter les enfants pas sages… Vous avez loupé le défilé de Krampus début décembre ? Ils sont tous à Hellbrunn !
Exposition de Krampus, le monstre de l’Avent autrichien
L’entrée coûte 7 euros, ce qui ne nous a pas choquées étant donné la qualité des décors et animations, et comprend une boisson chaude de votre choix. C’est magnifique, on recommande !
Visiter Salzbourg à Noël : d’autres idées
Il existe à Salzbourg de nombreux autres petits marchés de Noël, un peu partout dans la ville, que vous découvrirez au fil de votre visite, ou en les recherchant tous sur le site web de l’office du tourisme.
Salzbourg se fait toute entière ville de Noël en décembre.
Et si vous cherchez la plus belle crèche de Salzbourg, rendez-vous à la crèche Aiko, construite par une bénévole passionnée depuis plus de 50 ans. Le sens du détail est incroyable !
Visiter Salzbourg en hiver sur les traces de Mozart
J’ai particulièrement aimé le rapport des Salzbourgeois à la musique. On entend Mozart ou ses contemporains partout, du petit déjeuner aux cafés, des musées aux concerts qui fleurissent partout dans les 110 églises, les restaurants et les places illuminées. Salzbourg est souvent appelée capitale de la musique et je comprends pourquoi. La musique, une autre façon d’enchanter le quotidien. On peut choisir de visiter Salzbourg en mélomane, en ne choisissant que concerts, musées et évènements liés à la musique : la vie culturelle salzbourgeoise est d’une grande richesse toute l’année. Voici quelques idées pour l’explorer, sur les traces de Mozart.
Prise de position salzbourgeoise au café Fingerlos
La maison natale de Mozart, Mozarts Geburtshaus
C’est ici qu’est né le 27 janvier 1756 l’immense génie et virtuose, Wolfgang Amadeus Mozart, le plus célèbre des enfants de Salzbourg. Le musée expose des objets personnels authentiques et attachants – vêtements, comme le bonnet de baptême de Mozart, partitions, bijoux… -, des portraits, et retrace la vie de cet enfant prodige qui n’eut pas de son vivant la gloire qu’il méritait, mais qui continue, près de trois siècles après sa mort, de nous fasciner et de faire vibrer les rues de Salzbourg. Un petit musée incontournable pour les adeptes du grand compositeur, et sympathique pour tous les curieux.
La maison natale de Mozart
Un dîner Mozart au Sankt Peterstiftskeller
Si vous choisissiez de ne vivre qu’une seule expérience Mozart à Salzbourg, je vous recommande absolument celle-ci : le dîner spectacle au St Peterstiftskeller, un moment magique et accessible à tous les publics par sa beauté visuelle et son charme divertissant. Que vous soyez déjà un fervent disciple de Wolfgang Amadeus ou que ce soit une première, vous adorerez l’expérience. Le cadre est un premier émerveillement : il s’agit du plus vieux restaurant d’Europe, Charlemagne lui-même y a déjeuné en 803 ! Mais l’ambiance n’est pas carolingienne, c’est plutôt celle des années 1790, à la fin de la vie de Mozart. Ce dîner concert en costumes propose des extraits des œuvres les plus célèbres du grand compositeur, comme Don Giovanni ou La flûte enchantée. Belles mises en scène, chanteurs talentueux, atmosphère vivante et chaleureuse, tout est fait pour nous transporter dans un autre temps, que l’on soit déjà amoureux de Mozart ou qu’on découvre son oeuvre. Le repas lui-même est très sympathique sans être exceptionnel, mais vous en ressortirez en ayant complètement oublié ce que vous avez mangé : la pièce de résistance était sur scène.
Talent des chanteurs et musiciens, poésie des mises en scène.Les Salzburger Nockerln, un dessert typique de Salzbourg, servis au dîner Mozart
Une représentation de La flûte enchantée au théâtre de marionnettes
Mozart toujours : voici une expérience que j’ai absolument adorée, d’une puissance évocatrice et d’une émotion parfaites, mais que je destinerais à un public déjà un peu plus initié. Si vous aimez La Flûte enchantée, l’opéra le plus réjouissant du monde, l’opérette la plus virtuose qui soit, vous adorerez la représentation de La flûte enchantée au théâtre de marionnettes de Salzbourg, qui est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le théâtre de marionnettes est une puissante tradition salzbourgeoise, et un art à part entière. Décors, costumes, marionnettes, mises en scène, les marionnettistes créent TOUT. Nous rencontrons après la représentation Edouard, marionnettiste d’un immense talent, où la technique atteint une telle perfection qu’elle s’efface pour laisser place à l’émotion. La représentation de la Reine de la nuit est très « mozartienne » : le décor, les costumes, tout évoque les années 1790. Si vous recherchez une mise en scène « à l’ancienne », véritable machine à remonter le temps, vous serez conquis. J’ai tout aimé, le costume de la reine de la nuit, les pitreries colorées de Papageno, l’émotion particulière qui se dégage quand on oublie qu’il s’agit de marionnettes et qu’on se sent transporté dans un autre siècle. Un moment d’intemporalité !
L’opéra en marionnettes : une expérience étonnante et émouvante
Les vraies « Mozartkugeln », délicieuses boules Mozart
Vous connaissez peut-être déjà les « boules de Mozart », en VO Mozartkugeln, des confiseries de forme sphérique au chocolat et à la pâte d’amande. Elles font la célébrité de Salzbourg et on les trouve – en version industrielle – absolument partout. Mais les meilleures Mozartkugeln de la ville sont chez Fürst. Ce sont eux qui les ont inventées ! Paul Fürst, l’arrière-arrière-grand-père de la propriétaire actuelle de la confiserie Fürst, crée cette sucrerie en 1890. Chcolat, pâte d’amande, pistache, praliné, le tout fabriqué à la main : un délice ! Elle deviendra l’emblème de la ville, et elle sera copiée par nombre d’industriels qui fabriquent à la chaîne des boules sympathiques mais, avouons-le, un peu décevantes. Je n’aimais pas les Mozartkugeln, j’aime celles de chez Fürst ! La recette est inchangée depuis 1890, la fabrication, 100% artisanale, à la main dans l’atelier, situé au même endroit depuis 130 ans, au cœur de Salzbourg. Outre la boutique, la maison Fürst comprend un ravissant salon de thé où on vous propose de délicieux gâteaux dans une ambiance chaleureuse. On a adoré !
Cette pâtisserie et confiserie se tient là dans le coeur de Salzbourg depuis les années 1890.Visite à la maison Fürst autour des célèbres Mozartkugeln, avec la descendante de Paul Fürst, toujours propriétaire de cette maison artisanale et familiale.Iconique Mozartkugel
Une merveilleuse excursion dans le Salzkammergut : le Wolfgangsee
Vous êtes à Salzbourg pour les marchés de Noël, et vous avez envie d’une excursion en pleine nature, entre montagne et lacs, mais toujours dans l’esprit de l’Avent ? J’ai adoré notre journée au Wolfgangsee (lac de Wolfgang), au cœur du Salzkammergut, la région des lacs, verdoyante en été, délicatement enneigée en hiver. En 45 minutes depuis le centre de Salzbourg, le bus nous mène sur les bords du Wolfgangsee. Nous allons visiter plusieurs villages situés sur les rives du lac.
La beauté du Wolfgangsee, au coeur des Alpes autrichiennes. Une excursion dans le Salzkammergut, en bus depuis Salzbourg
Le marché de Noël baroque de Sankt Gilgen
Notre première étape est le village de Sankt Gilgen, connu pour être le village natal de la mère de Mozart, où elle a vécu avec sa sœur Nannerl – elle aussi musicienne virtuose, mais restée toujours dans l’ombre de son frère. Sankt Gilgen a été mon plus grand coup de foudre : j’ai adoré son marché de Noël baroque, où les chalets multicolores sont décorés d’angelots, de teintes exubérantes et de bougies, l’emblème du village. Un régal mozartien !
La beauté du marché de Noël baroque de Sankt Gilgen Les bougies, emblème du villageDans la famille de Mozart
Bateau et train à crémaillère : le Schafsberg
Depuis Sankt Gilgen, nous prenons le bateau en destination du Schafsberg. Après une courte traversée du lac, un train à crémaillère rouge vif nous mène sur la montagne, à 1300m, au-dessus de la mer de nuages. En été, le train monte jusqu’à 1700m, mais le panorama à 1300 est déjà magique ! Une auberge décorée aux couleurs de Noël propose un café et des gâteaux lors de cette halte montagnarde. J’ai l’impression d’avoir pris le Poudlard Express, version alpine. Superbe !
Traversée du WolfgangseeLe train à crémaillère montant au sommet du SchafsbergPuissance des visions alpines au Schafsberg
Le marché de Noël de Sankt Wolfgang : chevaux et étoiles
On reprend le bateau, et on arrive au plus grand village du lac, Sankt Wolfgang. Ici, ce sont les étoiles lumineuses qui sont omniprésents, et les chevaux : des vrais, des haflingers (superbes poneys à la robe dorée et à la crinière blanche, emblème de l’Autriche) qui tirent des calèches, des chevaux dessinés ou sculptés partout, et bien sûr le plus bel hôtel de Sankt Wolfgang, Zum weissen Rössl (A l’étalon blanc), un 5 étoiles somptueux dont la piscine semble plonger dans le lac et qui me fait rêver !
Chevaux et étoiles à Sankt Wolfgang
Le marché de Noël de Strobl au bord du Wolfgangsee
Dernier tour en bateau, dernier marché : celui de Strobl, le plus artisanal, avec son ambiance de crèche en bois. Il se décrit comme « marché paysan », et cela lui correspond bien : il a quelque chose de simple, rural et authentique qui nous touche.
Le marché de Noël de Strobl
J’ai adoré cette incursion dans le Salzkammergut et je rêve de le revoir en été, quand le lac sera turquoise et les randonnées innombrables ! Les Alpes autrichiennes sont d’une beauté idyllique…
La beauté du Wolfgangsee, à redécouvrir en été !
Visiter Salzbourg en hiver : les bonnes adresses
Que faire, où manger, où dormir lors de votre voyage de Noël à Salzbourg ?
Les cafés de Salzbourg, une institution
À Salzbourg (et en Autriche en général), la « culture café » est très puissante. Nombre d’écrivains autrichiens ont raconté cette atmosphère très particulière du café autrichien, où on vient se réfugier, discuter et… déguster ! Ici, le combo café + pâtisserie est une institution. Et vous le savez, Marion et moi on aime la culture, surtout quand ça se croque et avec du chocolat dessus. Kaiserschmarrn, Apfelstrudel, Sacher Torte, Mozartkugeln… croquez votre vocabulaire autrichien à pleines dents ! Quelques idées de cafés à Salzbourg pour faire une pause quand tombe la neige.
Le Café Bazar : un joli café historique sur les bords de la rivière Salzach, où Marlene Dietrich avait ses habitudes, ainsi que de nombreux écrivains autrichiens.
Le café de l’hôtel Sacher, une véritable institution. L’hôtel est un 5 étoiles sublime, mais le café est plus abordable, et ravissant. On vient pour la mythique Sacher Torte dont ils protègent la recette, tenue secrète depuis 1882. Je peux vous dire qu’il y a du chocolat, du biscuit et de la confiture d’abricot et que c’est un délice.
Hôtel Sacher et son gâteau légendaire
Le café Fingerlos : une ambiance musicale et de délicieux gâteaux.
Les seules VRAIES boules de Mozart (Mozartkugenl) artisanales sont chez Café Fürst. La recette de ces boules de chocolat, pistache, praliné et amande a été inventée par Paul Fürst en 1890. Cinq générations plus tard, la famille continue de fabriquer à la main ce délice, dont les copies industrielles sont connues dans le monde entier. Et le café Fürst est magnifique, un vrai coup de coeur.
Nous avons beaucoup aimé notre joli hôtel, l’hôtel Auersperg, son salon de thé aux couleurs de Noël, son délicieux restaurant avec des buffets de petit-déjeuner fastueux, et son très bel espace bien-être sous les toits, entre sauna, zone de détente et reflets poétiques.
Hôtel Auersperg, cagé, restaurant et spa de charme
Vous voulez apprendre à faire vous-même le roulé aux pommes autrichien typique, l‘Apfelstrudel? Un cours de cuisine chez Edelweiss Cooking, sympa et chaleureux, et vous ouvrirez votre propre café à Salzbourg ! Une façon originale de découvrir Salzbourg en hiver : participer à un cours de cuisine et apprendre à confectionner une spécialité dans une ambiance conviviale. Les cours d’Edelweiss Cooking s’achèvent en mangeant tous ensemble ce que nous avons préparé.
Cours de cuisine : l’Apfelstrudel
Où manger à Salzbourg ? Restaurants typiques et insolites
La brasserie autrichienne, en VO Wirtshaus, est là aussi une institution autrichienne : on parle ici de Wirtshauskultur ! Dans une brasserie typique, on mange des knödel, sortes de boules de pâte en sauce, des patates, des escalopes panées – Wiener Schnitzel -, du goulasch, des plats en sauce, et bien sûr, on boit de la bière. Les traditions culinaires d’Allemagne et d’Europe centrale – Hongrie, pays slaves – se rejoignent ici, dans ce pays qui fut autrefois le cœur de la Mitteleuropa et où on aime débattre en plusieurs langues autour d’un bon plat et d’une grande chope.
Les brasseries autrichiennes typiques à Salzbourg
Pour une expérience authentique, conviviale et roborative, on vous recommande Die Weisse, célèbre Wirtshaus connu pour leur bière, Steinlechner, où on s’ancre résolument dans la Wirtshauskultur, ou encore, si la bière est votre principale motivation, la brasserie des Augustins, Augustinerbräu. Dans le cœur de ville, on a beaucoup aimé la brasserie Elefant, avec sa déco originale et ses plats typiques légèrement revisités.
Knödel et bière chez Die WeisseJolie ambiance chez SteinlechnerMon coup de coeur parmi les brasseries typiques : Wirtshaus Elefant dans le coeur de ville
Des restaurants originaux à Salzbourg
J’ai eu un coup de cœur culinaire pour la brasserie Sternbräu, qui propose des tapas salzbourgeois : toutes les spécialités autrichiennes, mais en version miniature et avec un twist un peu hipster réjouissant. Très belle expérience de Wirtshaus revisitée. En plus, un petit marché de Noël s’installe sur la place de la brasserie en décembre.
Tapas salzbourgeois chez Sternbräu : on adore !
Mais mon plus grand coup de foudre culinaire, c’est le restaurant M32, au sommet de la colline Mönchsberg au-dessus du musée d’art contemporain. Vue incroyable, déco arty, cuisine exquise, ce fut mon summum gastronomique salzbourgeois – coup de cœur absolu ! Précision importante : aucun cerf n’a été tué pour réaliser cette œuvre décalée. Les bois, qui tombent naturellement chaque année de la tête des cervidés, ont été collectés par l’office national des forêts autrichien.
Coup de foudre pour le resto M32
Visiter Salzbourg en décembre restera une de mes plus belles expériences de voyage de Noël, un éblouissement de bout en bout !
Un grand merci à Visit Austria et Visit Salzburg, et notamment à Inge et Ines, pour ce séjour mémorable qui restera une de nos plus belles expériences d’hiver. Salzbourg en décembre, entre marchés de Noël, Mozart et merveilles… inoubliable !
Connaissez-vous Vaujany, la plus jeune station de ski française ? Située au cœur des montagnes de l’Oisans en Isère, elle est reliée au (très) grand domaine de l’Alpe d’Huez : 270km de grand ski avec des vues merveilleuses et la plus longue piste au monde, la Sarenne. Entièrement piétonne, intelligemment conçue, Vaujany est une station de charme aux atouts multiples : à taille humaine, facile d’accès et financièrement abordable, elle ne se prive pourtant pas de la connexion à une très grande station. Pourquoi j’ai choisi Vaujany pour mes vacances au ski, je vous le raconte dans ce guide pour un séjour d’hiver réussi ! Où dormir à Vaujany ? Nous avons eu l’occasion de découvrir deux établissements appartenant au groupe Madame Vacances, qui propose hôtels et résidences locatives partout en France et notamment dans les Alpes : la résidence Les Epinettes et l’hôtel-restaurant Les Cimes. Que vous préfériez la convivialité d’un grand appartement dans un chalet ou la douceur d’un cocon hôtelier, les deux établissements ont de nombreux atouts, notamment leur très grande proximité avec les remontées, les jolies vues et l’accès aux sentiers et aux pistes. Nous avons vécu une semaine de rêve au ski à Vaujany et je recommande très chaleureusement cette destination qui a tout pour plaire. Que voir, que faire à Vaujany, quelles activités tester en dehors du ski (raquettes, patinoire, session sunset…), où dormir, que manger, demandez-le programme de votre séjour au ski à Vaujany !
Un séjour ski avec son chien, c’est possible avec Madame Vacances. Ici sur le plateau des lacs de Vaujany. Happy Vaujany : l’effet Madame Vacances ! Le bonheur du ski à Vaujany, ici lors d’une session coucher de soleil organisée par le domaine skiableVacances au ski, joie communicative ! Sigma, Marion (à droite) et moi
J’ai vécu cette semaine mi-vacances, mi-reportage chez Madame Vacances à Vaujany en tribu, et surtout en duo créatif avec mon amie et binôme Marion Carcel alias Foehn Photographie. Nous avons toutes les deux pris plaisir à photographier et raconter les beautés de l’Oisans. De nombreuses photos de cet article sont les siennes.
Pourquoi choisir Vaujany pour des vacances au ski ?
Bâtie en 1989, Vaujany est une des toutes dernières stations créées en France. Cela signifie qu’elle a évité les barres et les paquebots et privilégié une jolie architecture de chalet boisé qui sied à ce village de l’Oisans. Nous sommes dans un massif, l’Oisans, qui combine amour du grand ski, avec les stations phares de l’Alpe d’Huez et des 2 Alpes, nature superbe au cœur du parc national des Ecrins, et attachement très fort au terroir : la route des savoir-faire en Oisans relie 45 artisans et producteurs qui ouvrent leurs portes de leurs ateliers au public et font vivre la passion de la tradition et du fait maison. On ressent cet attachement fort dans les commerces de Vaujany, comme par exemple l’épicerie fine & locale Affaires de goût. Petite station amarrée à un grand domaine, Vaujany est ancrée dans la mobilité douce. Il est possible de la rejoindre sans voiture, avec les navettes au départ de Grenoble et/ou du Bourg d’Oisans. Et si vous venez en voiture, comme cela a été notre cas, vous n’y toucherez plus durant votre séjour : à Vaujany, les parkings sont gratuits et tout est organisé pour être piéton. On passe d’un étage à l’autre du village par des aménagements type escalators très pratiques et bien conçus. Le village est intelligemment bâti afin que tout soit accessible rapidement, en passant d’un niveau à l’autre. Tout pouvoir faire à pied est très appréciable. Enfin, le cadre est beau, c’est une amoureuse de l’Oisans qui parle : les chalets de Vaujany sont enchâssés dans un décor de forêt préservée, au charme presque scandinave. J’ai adoré la grande cascade qui caracole vers le village, la vue sur les majestueuses aiguilles de Vaujany et sur les sommets des Grandes Rousses au-dessus de nous.
Le charme de Vaujany au coeur de l’Oisans : chalets de bois intégrés à la forêt, village à taille humaine Vaujany, tout est piéton et accessible sur plusieurs niveaux, et la cascade est visible partout Beauté du coucher de soleil à Vaujany
Skier à Vaujany et profiter du grand domaine Alpe d’Huez
Notre résidence Madame Vacances Les Épinettes était à deux pas des remontées mécaniques (il suffisait littéralement de traverser la route pour être dans la benne), pour notre plus grand plaisir. Car le grand atout ski de Vaujany, c’est l’inclusion dans le grand domaine de l’Alpe d’Huez, 270km de pistes sublimes. Bien sûr, il est possible d’acheter un forfait ski pour Vaujany exclusivement : cette partie du domaine est très belle, avec ses belles bleues et rouges serpentant dans la forêt, ses espaces pour les débutants, ses sapins accueillants. C’est une partie du domaine qui a beaucoup de charme, et qui comprend notamment le superbe plateau des Lacs, espace très apprécié pour le ski de fond et la marche en raquettes (j’en reparle plus bas).
Skier à VaujanySur le grand domaine de l’Alpe d’Huez au coeur de l’Oisans, le magnifique domaine ski de Vaujany. A gauche sur la photo, le plateau des Lacs, avec vue sur le grand pic de Belledonne. Skier à Vaujany, un domaine boisé et poétiqueDans la benne qui monte de Vaujany au plateau des Lacs, en partance pour une rando raquettes avec la peluchette
Mais pour les acharnés de ski comme moi, impossible de ne pas prendre le forfait grand domaine : vous montez au Dôme des Rousses à 2700m, et arrivez sur les pistes de l’Alpe d’Huez. A partir d’ici, un immense terrain de jeu s’ouvre à vous, qui comprend bien sûr Vaujany et l’Alpe d’Huez, mais aussi Auris en Oisans, La Garde, Le Freney d’Oisans, Oz en Oisans et Villard-Reculas.
Arrivée au dôme des Grandes Rousses, vue sur le Pic Blanc Ambiances puissantes au Pic Blanc à 3300m, vu depuis le Dôme des Rousses à 2700.
Je l’ai souvent dit : l’Alpe d’Huez est ma station fétiche. J’y vis le plaisir incomparable des très, très longues descentes. Plusieurs itinéraires vous permettent d’avaler 2000 mètres de dénivelé négatif d’un seul coup, notamment lorsque vous montez jusqu’à 3300m au Pic Blanc. On y trouve une vue sublime sur la reine Meije, sur 1/5e du territoire français par beau temps, et surtout, la piste la plus longue du monde (et ma piste préférée de l’univers), la Sarenne. La Sarenne, ce n’est plus du ski, c’est un voyage intersidéral : 16 km de descente face aux cimes, de l’extrême blancheur de la minéralité radicale à la douceur sylvestre des gorges de la Sarenne.
Le bonheur des vacances entre copains Vue sur la Meije au Pic Blanc, à 3300mDescente de la Sarenne, la plus longue piste du monde.Vue sur les Aiguilles d’Arves au sommet du Pic Blanc Une Sarenne entre amies : photo souvenir obligatoire à 3300 avant d’entamer la descente
Une station à taille humaine arrimée à un domaine XXL, une belle résidence à deux pas du téléphérique et avec vue sur la cascade : une belle formule, une semaine parfaite à Vaujany.
Le sublime plateau des Lacs : raquettes, ski de fond et cascade de glace
Le plateau des Lacs ? C’est une merveille ! Située à cheval entre l’Alpe d’Huez et Vaujany, cette zone naturelle préservée offre un décor d’une incomparable sérénité et une vue magique sur le massif de Belledonne. Elle est en été un paradis de la randonnée et de l’escalade, grâce à la spectaculaire falaise du lac Besson qui offre de nombreux itinéraires de toute beauté, en couenne ou en grande voie. En hiver, elle devient le terrain de jeu favori des amateurs de raquette, de ski de fond et de cascade de glace. J’en avais longuement parlé dans mon article consacré à l’Alpe d’Huez.
Sur le plateau des lacs, les falaises du Lac Besson sont un fabuleux terrain de jeu pour l’escalade (en été) et la cascade de glace (en hiver)
Pas d’aventures extrêmes cette fois-ci, juste une très belle randonnée en raquettes sur ces itinéraires aménagés et sans danger, avec la joie de savourer un des plus beaux panoramas des Grandes Rousses dans le silence d’une montagne préservée.
Sigma se régale sur le plateau des lacs lors d’une rando raquettesLes lacs, gelés. Entre amis à 2 et 4 pattes, devant le grand pic de Belledonne
Sunset ski à Vaujany
C’est un de mes plus beaux souvenirs de l’hiver dernier ! Déjà testé le sunset ski ? A Vaujany, c’est possible chaque semaine, durant toute la saison hivernale. Vous montez à 2700 mètres, au dôme des Grandes Rousses, avec la dernière benne. Les pisteurs vous attendent avec du champagne, du jus de fruit, des fromages et des charcuteries, et vous raconte leur métier passionnant, des secours aux déclenchements des avalanches. On boit des fines bulles sous le Pic Blanc dans un décor inouï.
On attend le coucher de soleil avec les pisteurs de Vaujany Avoir le domaine rien que pour soi
Puis quand le soleil se couche, c’est parti pour une longue descente dans les lueurs dorées du crépuscule, avec des panoramas extraordinaires sur les montagnes de l’Oisans et de Belledonne.
Sunset ski à Vaujany
La descente se finit dans la nuit à la frontale, jusqu’à l’arrivée à Vaujany… fabuleux souvenir et sensation de vivre quelque chose d’unique !
Attention, mise en garde importante : ne restez jamais sur un domaine skiable fermé, en dehors d’un événement organisé et sécurisé comme celui-ci. Sitôt la fermeture des pistes, les dameuses se mettent en action, et elles sont équipés de câbles de treuils invisibles qui traversent les pistes et peuvent vous couper en deux. Des accidents extrêmement graves arrivent chaque année. Prudence absolue ! N’improvisez pas votre propre sunset ski.
Sunset raquettes à Vaujany
Encore plus de coucher de soleil ? Des accompagnateurs en montagne organisent des sorties. Nous avons bénéficié d’une jolie balade au coucher de soleil, avec petit thé et cookies dans les lueurs dorées. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’office de tourisme pour en savoir plus.
Moment de partage avec notre guide Coucher de soleil sur les Grandes Rousses Ski ou raquettes, toujours plus de sunset
La patinoire de Vaujany
Parce que l’équipe de hockey sur glace de Vaujany est très réputée et participe régulièrement à de grands tournois, la patinoire en glace réelle de Vaujany est d’une grande qualité, et homologuée pour les compétitions internationales. Il n’y a malheureusement pas eu de match de hockey sur glace lors de notre séjour, mais j’aurais adoré y assister : voir les Grizzlys de Vaujany en action, cela doit être quelque chose d’unique ! Notre niveau sur la glace n’est clairement pas celui des célèbres ursidés, mais une virée patinoire entre amis, c’est toujours un moment génial lors d’une semaine de ski. La patinoire est ouverte au grand public sur de larges créneaux, n’hésitez pas à vous renseigner, louer vos patins et vous la jouer Holiday on Ice lors de vos vacances hivernales !
Pour la performance, on repassera, mais pour le fun, comptez sur nous.
Madame Vacances, une référence des séjours skis
Après un merveilleux séjour à Méribel à l’hôtel Le Mottaret l’hiver dernier, c’est la deuxième année que nous partons au ski avec Madame Vacances, et c’est vraiment un réseau que je recommande très chaleureusement. Cela a été encore une semaine géniale avec Madame Vacances, avec qui on crée nos plus beaux souvenirs de ski. Dans le réseau Madame Vacances, vous trouverez à la fois des résidences locatives et des hôtels. A Vaujany, les deux sont au RDV.
La résidence Madame Vacances Les Epinettes à Vaujany
Il y a pour moi quelque chose de vraiment à part dans les vacances à la montagne. Se retrouver dans un chalet tous ensemble, se réunir autour d’une fondue, être dans sa bulle loin du monde… c’est vraiment la recette des retrouvailles pour moi. J’aime les chalets ou appartements à la montagne, pour le plaisir d’être tous ensemble en famille ou entre amis, de cuisiner, de se faire une soirée raclette ou fondue et de se retrouver au p’tit dej. À Vaujany, nous dormions à la belle résidence Les Épinettes, avec ses grands appartements lumineux vue montagne, sa grande proximité avec les remontées et sa belle et vaste piscine. La cuisine était entièrement équipée, et nous avions tout ce qu’il nous fallait pour mijoter.
Notre belle résidence Les Epinettes à Vaujany A la piscine, je me la joue « Madame Vacances » version sirène
Partir au ski avec son chien ou son chat, avec Madame Vacances
Est-ce que vous aussi, vous aimez emmener votre chat ou votre chien en vacances ? Encore faut-il trouver un hébergement qui l’accepte. Cela tombe bien : avec Madame Vacances, il est possible de partir au ski avec son chien ou son chat, car les résidences acceptent les animaux. Cet hiver, cela a été un vrai bonheur de pouvoir partir au ski avec ma Lilotus, de la voir au milieu des neiges et de la retrouver le soir au chalet. Lilotus, de son nom aristocratique Lil’Lotus av Verden, une de mes chattes norvégiennes adorées, qui m’accompagne depuis 12 ans partout où j’ai vécu, est venue avec nous à Vaujany. Sigma, la chienne de Marion, était aussi de la partie. J’aime énormément les résidences et hôtels Madame Vacances aussi pour cela : leur attitude pet friendly fait partie des choses qui me séduisent dans ce réseau de beaux hébergements chaleureux à la montagne ! La résidence où nous étions à deux pas des remontées de Vaujany, Les Épinettes, accueille les animaux – un par chambre/appartement. Avoir ma chérie a contribué à rendre cette semaine juste parfaite, comme toujours avec Madame Vacances.
Lilotus au skiDans notre belle résidence Madame VacancesSigma a adoré les vacances au ski
L’hôtel Madame Vacances Les Cimes à Vaujany
Malgré notre plaisir à cuisiner, nous avons fait des infidélités à nos fourneaux et nous sommes allés plusieurs fois prendre un brunch ou un dîner à l’hôtel Les Cimes, où nous avons retrouvé tout ce que j’adore chez Madame Vacances : la chaleur humaine, le sens de l’accueil et de la convivialité ET des super cocktails. Le resto est exquis, avec une vraie cuisine maison, soignée, et un service attentionné. Les animaux sont admis au restaurant, pour le plus grand bonheur de Sigma. Je n’ai pas visité les chambres de l’hôtel Les Cimes, mais j’ai adoré la beauté lumineuse des espaces communs, et la vue majestueuse sur les sommets !
Un immense merci à Links Communication, à Vaujany et à Madame Vacances pour cette semaine parfaite de bout en bout. J’ai eu le bonheur de pouvoir choisir ma destination et je n’ai été que ravie de mon choix. Merci pour ces souvenirs magiques !