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Auteur/autrice : Itinera Magica

  • Joyaux de Bourgogne à l’automne

    Y a-t-il plus belle saison que l’automne pour découvrir la Bourgogne, à l’heure où octobre embrase les vignes et les changent en autant d’oriflammes, couvrant les collines de rouge et d’or… Un des slogans de la sublime région bourguignonne l’affirme avec force  : « l’automne, c’est en Bourgogne » ! J’en suis totalement convaincue, c’est d’ailleurs la troisième année consécutive que je séjourne en Bourgogne au cœur de l’automne, à la poursuite des teintes les plus flamboyantes.


    Mais la Bourgogne en automne (et en toute saison) ne se résume pas à cet incroyable camaïeu, elle est aussi forte d’une incroyable richesse patrimoniale – dans la pierre et dans l’assiette. Les plus belles abbayes romanes de France, des châteaux sublimes qu’on doit notamment à l’héritage des puissants ducs de Bourgogne, des vins d’exception que le monde entier s’arrache et une gastronomie prestigieuse font tout l’attrait de ce pays qui respire le raffinement à la française. Je vous propose une virée remontant la région du sud vers le nord, traversant la Saône-et-Loire, la Côte d’Or et l’Yonne, pour explorer avec délices plusieurs facettes de cette si belle Bourgogne à l’automne.

    Abbaye de Fontenay

    Cet article fait suite à deux séjours en Bourgogne, en octobre 2019 en duo avec mon amie photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie, et en octobre 2020 avec mon frère. Toutes les photos de moi & plusieurs autres dans cet article sont l’œuvre de Marion, excepté celles prises au domaine de Rymska. Pour en savoir plus sur notre duo de blogueuses et photographes : Itinera Favonia.

    Mon amie photographe Marion (Foehn Photographie) à Vézelay
    Moi photographiée par Marion à la Roche de Solutré

    L’automne en Saône-et-Loire : vignes d’or et roche de lumière

     La Saône-et-Loire ? C’est l’extrême sud de la Bourgogne, un pays de vignes réchauffées par la douceur de la Saône et la lumière des pierres dorées, le pays du Beaujolais et du Pouilly-Fuissé. Au printemps 2019, j’avais eu le bonheur de découvrir cette terre radieuse, et suite à ce premier séjour en Saône-et-Loire, je m’étais fait une promesse : retourner à la roche de Solutré en automne.

    La Roche de Solutré : environ 30 min d’ascension

    Ce site exceptionnel, rendu célèbre par les pèlerinages annuels de François Mitterrand, n’est pas seulement un des plus beaux témoignages de la préhistoire en France. C’est aussi un point de vue grandiose, roche intemporelle jaillissant d’un océan de vignes d’or. De là-haut, la vue sur l’autre pointe solennelle, la roche de Vergisson, et sur les villages traditionnels de vignerons, est exceptionnel. La lumière au coucher de soleil est d’une beauté rare, je vous recommande cette ascension à la fois facile et spectaculaire.

    Un merveilleux hôtel 5* en Saône-et-Loire : le domaine de Rymska

    Cet hôtel d’exception, membre du réseau Relais & Châteaux, est le premier établissement classé 5 étoiles de Saône-et-Loire, et il en mérite chaque étincelle. Nous sommes à St Jean de Trézy, au cœur de la campagne bourguignonne, à mi-chemin entre Beaune et Chalon-sur-Saône et tout près de la gare TGV du Creusot. Le domaine est lové entre vignes et prairies, au creux du méandre d’un sentier bucolique. 

    J’aime les paysages agricoles, sculptés par la main et le travail des hommes, les champs cultivés et les prairies où paissent les troupeaux. Le Domaine de Rymska n’était pas seulement un bel hôtel luxueux, mais aussi une grande exploitation agricole, où on élève des chevaux de course, des bœufs charolais et wagyu (le célèbre bœuf japonais), des moutons, des dindons et des poules. Toutes les viandes et les œufs servis à l’excellent restaurant gastronomique du Domaine proviennent de la ferme, ainsi que les légumes en saison. Le maître des lieux m’a fait visiter l’exploitation, où les animaux sont au grand air sur les pâtures une grande partie de l’année. Et quand ils sont à l’intérieur dans de grands paddocks, des rouleaux de massage mécaniques sont à leur disposition (ils sont déclenchés par le mouvement, quand le bœuf se frotte), et on leur joue de la musique classique pour les détendre ! Passer à table permet de se rendre compte de l’exceptionnelle qualité des produits, et du savoir-faire d’un chef passionné, soucieux de sublimer chaque facette du terroir bourguignon. Cette visite était bien à l’image que j’ai de la Bourgogne : un pays où on place les arts de la table, la gastronomie et le vin, au plus haut, et où on les vit avec passion et exigence. Un petit morceau de France idéale, en somme.

    Le Domaine de Rymska, hôtel et restaurant
    Menus gastronomiques de 32 à 96 euros
    Vente directe de produits de la ferme
    Nuit à l’hôtel 5* Relais & Châteaux à partir de 220 euros

    Côté hôtel, on goûte à tout l’art de l’hospitalité bourguignonne, entre authenticité chaleureuse, gentillesse de l’accueil et élégance raffinée. J’ai savouré avec bonheur ce havre de paix au milieu du vert, où on se plonge dans un cocon douillet au coin du feu. Le bar et le salon au coin du feu ainsi que la salle de restaurant sont superbement décorés, et créent une atmosphère douce et feutrée qui vous enveloppe.


    Notre suite Harmonie était exceptionnelle, avec ses hauts plafonds, ses boiseries claires, sa lumière et son confort. Au matin, la lumière dorée illuminait les prés et réchauffait les hauts plafonds. Un bureau entouré de verre faisait face à la campagne, et j’aurais voulu rester écrire un livre ici…  Je me suis sentie enveloppée de raffinement bourguignon chaleureux, pour une nuit de déconnexion loin du monde.

    L’automne en Côte d’Or : abbayes cisterciennes et châteaux facétieux

    Quand on pense à la Côte d’Or, ce sont immédiatement les hospices de Beaune et le palais des Ducs de Dijon qui viennent à l’esprit, ainsi que les vignobles à grands crus qui courent entre ces deux phares de la culture bourguignonne. J’avais découvert ces joyaux à l’automne 2018, et je vous invite à retrouver ces deux articles :

    Dijon, sublime cité des ducs

    Les vignobles de Dijon et Beaune, et Beaune la magnifique

    Ce sont cette fois des beautés moins immédiatement célèbres, mais tout aussi splendides, qui m’ont ramenée en Côte d’Or.

    L’abbaye de Fontenay, sur les traces de Saint Bernard de Clairvaux

    Les plus belles abbayes romanes de France ? Je n’hésiterai pas une seconde : elles sont en Provence et en Bourgogne. Le rayonnement religieux du pays bourguignon, terre natale de Saint Bernard de Clairvaux, fut colossal.
    Si Cluny en Saône-et-Loire, autrefois la plus grande église de toute la chrétienté, a été presque intégralement détruite à la Révolution, la Bourgogne a su conserver plusieurs joyaux romans uniques au monde, d’une beauté exceptionnelle : Tournus, Vézelay, Fontenay. Je vous le dis d’emblée, mon coup de cœur absolu est Vézelay (plus bas dans cet article). Mais Fontenay l’épurée, la magnifique, reste incontournable à mes yeux : c’est là le berceau de l’ordre cistercien.

    Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’abbaye de Fontenay est la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde, et si elle n’abrite hélas plus de vie religieuse, sa beauté architecturale est intacte. On y découvre toute la pureté du style cistercien, qui reflète la radicalité exigeante de la vie intérieure des moines de l’ordre, ces ogives blanches qui tendent vers le ciel, ces cloîtres où l’âme chemine vers Dieu.

    Découvrez la Bourgogne en automne : la roche de Solutré, Fontenay, Vézelay, Bussy-Rabutin, Châteauneuf en Auxois. Bonnes adresses en Bourgogne

    Abbaye de Fontenay
    Plein tarif 10 euros, tarifs réduits disponibles

    Impossible de découvrir Fontenay sans se passionner pour  St Bernard de Clairvaux, fondateur de cette abbaye, figure de proue de l’ordre cistercien. Je vous parlais de lui, de l’idéal ascétique et combattant qu’il incarne, dans ce post :

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    📸 Abbaye cistercienne de Fontenay, par ma talentueuse amie @foehn_photographie « Comparez votre présent à votre passé ; voyez si vous avez fait des progrès en vertu, en sagesse, en intelligence, en mansuétude, ou si, ce qu’à Dieu ne plaise, vous n’auriez pas décliné. Si vous êtes plus patient ou plus impatient, plus emporté ou plus doux, plus fier ou plus humble, plus allable ou plus austère, plus humain ou plus intraitable, plus pusillanime ou plus courageux…. ” La semaine dernière, je suis partie découvrir le patrimoine religieux de la Bourgogne et je me suis passionnée pour St Bernard de Clairvaux, la figure de proue de l’ordre cistercien. Né en 1090 au château de Fontaines-lès-Dijon, il restera l’une des plumes les plus puissantes de l’Eglise. St Bernard appelle à un examen de soi continu et exigeant, à un face à face sans mauvaise foi avec nos vices, nos péchés et surtout nos hypocrisies, ou le décalage entre ce que nous professons et la façon dont nous agissons, ce que nous prétendons vouloir et ce que nos actions provoquent. « C’est un assemblage monstrueux qu’un rang élevé et un cœur rampant, une dignité suprême et une vie abjecte, une langue qui promet beaucoup et une main qui n’agit pas, des paroles sans nombre et pas le moindre fruit, un visage grave et une conduite légère. » Il voit nos âmes comme des vignes à retailler et émonder sans cesse, pour qu’elles portent plus de fruits – le fruit suprême étant l’amour parfait, l’amour infini de Jésus, par lui, avec lui et en lui, et le don de soi, car « l’homme heureux est celui qui trouve plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». St Bernard a souvent été critiqué pour le rôle clef qu’il a joué dans le lancement de la seconde croisade : ses écrits enflammés ont lancé des centaines d’hommes sur les routes de Palestine, avec les résultats que l’on sait – saccage, violence, morts et veuves éplorées. Mais je trouve qu’il est difficile de juger les hommes d’hier avec ce que nous savons aujourd’hui, et que St Bernard dans son intransigeance était un assoiffé de justice : « Partout en ce monde des puissants oppriment les faibles. » Cette radicalité qu’il incarne (suite en commentaire)

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    La beauté et la sérénité de Fontenay s’exprime à la perfection dans ses superbes jardins. Pour le moine médiéval, cultiver son jardin, c’est prendre soin de son âme, et les jardins de Fontenay reflètent cette quête spirituelle exigeante.

    Le château de Bussy-Rabutin, le plus original de tous les châteaux

    Parlons-nous franchement. Les châteaux, c’est magnifique, mais la France en est clafie. Dans toutes les régions françaises, ça grouille de donjons et de tourelles, c’est farci de cours solennelles, de façades monumentales et de labyrinthes de buis. C’est ça d’avoir 2000 ans d’histoire, c’est épuisant d’être un touriste dans le plus beau pays du monde. On ne sait plus où donner de la tête, il y a TROP de châteaux, partout. Alors, il faut bien les choisir. Il faut sélectionner : soit les plus beaux de tous, les plus monumentaux, spectaculaires, époustouflants. Soit les plus originaux, ceux qui ne ressemblent à aucun autre, qui vous resteront toujours en mémoire. Et dans ce cas, n’hésitez pas, il faut absolument aller à Bussy-Rabutin. Je crois que ce fut ma visite de château préférée à ce jour, et Marion partage mon enthousiasme.

    La sublime salle ronde du château de Bussy-Rabutin

    Château de Bussy-Rabutin
    Plein tarif 8 euros, tarifs réduits disponibles

    Roger de Rabutin, comte de Bussy, était un écrivain brillant, mais un peu taquin. Langue de vipère, esprit commère, il rédige sous le manteau un roman, Histoire amoureuse des Gaules, où il tourne en ridicule les intrigues sentimentales à la cour du Roi Soleil. C’est un Voici du Grand siècle, mais merveilleusement bien écrit, drôle et érudit, un véritable régal, conçu pour amuser sa maîtresse. Mais le manuscrit tombe entre les mauvaises mains… et Louis XIV en prend ombrage. Il bannit Bussy-Rabutin de Versailles, le renvoie sur ses terres en Bourgogne. Summum de la disgrâce, l’amante qui lui avait inspiré ces facéties se détourne bien vite du pestiféré, et se console dans d’autres bras.
    Malheureux comme une pierre, Roger passera seize ans en exil, et aura tout le temps de décorer son château de façon très personnelle. Chaque pièce est remplie d’illustrations : images symboliques ou portraits de personnes (guerriers, rois, dames de cour, figures historiques). Chaque image est accompagnée soit d’une maxime, soit d’une énigme, soit d’une épigramme, petit poème satirique au vitriol. Même les rois en prennent pour leur grade. On peut passer des heures à déchiffrer les inscriptions (en français majoritairement, parfois en latin), à rire des méchants portraits, à comprendre qui est visé. Un exemple de flèche qui m’a beaucoup amusée : « La plus belle dame de son temps, mais moins fameuse pour sa beauté que pour l’usage qu’elle en fit ». Marion et moi nous sommes régalées. C’est la première fois que j’ai l’impression de retrouver, au-delà des siècles, la personnalité du propriétaire des lieux. On croirait connaître ce Roger, drôle et amer, revanchard et attachant, cynique et romantique à la fois. On sort de là avec l’impression de s’être fait un nouvel ami.

    Si vous passez au nord de la Côte-d’Or, ne manquez pas la visite, cela vaut le détour, d’autant que la salle ronde est exceptionnellement belle et originale. Et allez vous perdre dans le labyrinthe, c’est pour cela que les châteaux sont faits.

    Châteauneuf-en-Auxois, un des plus beaux villages de France

    Les lecteurs fidèles le savent, je collectionne les « plus beaux villages de France ». (Il y en a 159, soit presque le même nombre que la première génération de Pokemon, cela me va très bien : attrapez-les tous !). Et Châteauneuf méritait clairement le détour. Sa silhouette fantastique attire l’œil de loin – dès l’autoroute A6, Marion et moi l’avions repéré, et rêvions d’y faire un tour.

    Découvrez la Bourgogne en automne : la roche de Solutré, Fontenay, Vézelay, Bussy-Rabutin, Châteauneuf en Auxois. Bonnes adresses en Bourgogne

    Il se dresse sur la colline, tout de poésie gothique, drapé des couleurs d’automne…

    Châteauneuf en Auxois vu depuis le château Sainte Sabine

    Le village est ravissant, sublimé par la vigne vierge roussie par octobre qui recouvre les façades.

    Château de Châteauneuf-en-Auxois
    Plein tarif 5 euros, tarifs réduits disponibles

    Bien sûr, nous avons visité son château (évidemment : on est en France, je vous l’ai dit, on visite des châteaux dans ce pays !). Cette imposante forteresse médiévale donne tout son cachet au site, et se montre intimement liée à l’histoire des puissants ducs de Bourgogne. Guerres et trahisons ensanglantent l’histoire épique de ces murs grandioses. J’ai aussi retenu l’histoire triste d’une de ses occupantes, Catherine : mariée à un ivrogne violent qui la battait, elle empoisonne son époux, et finit condamnée au bûcher… La visite vous réserve plusieurs histoires romanesques et sympathiques dans ce style.

    Flavigny-sur-Ozerain, village de l’anis

    Tout près de Châteauneuf, Marion et moi avons découvert un autre village emblématique de la Bourgogne, Flavigny-sur-Ozerain. C’est le siège d’une antique tradition bourguignonne : depuis le VIIIe siècle, les moines y fabriquent les anis de Flavigny, une graine d’anis enrobée de sirop de sucre aromatisé. Ce bonbon est devenu emblématique de la région et a souvent été offert par les Ducs aux cours royales. Le savoir-faire se perpétue au village et la fabrique se visite, elle a beaucoup de charme. J’avoue que je n’aime pas l’anis (pardon), mais j’ai pourtant adoré cette visite, et suis toujours très curieuse du patrimoine gastronomique très riche de la Côte d’Or. Après m’être régalée à Dijon des nonnettes, à Beaune de la moutarde, la fabrique d’anis de Flavigny était un incontournable !

    Anis de Flavigny, visite libre

    Le château Sainte-Sabine, somptueux hôtel de princesse en Côte d’Or

    Vous êtes un voyageur français qui visite des tas de châteaux, vous êtes incollable sur les tapisseries, les mâchicoulis et les créneaux, mais à force vous en avez marre, vous crevez de jalousie devant les petits panneaux « ne pas s’asseoir » et vous aussi, vous voulez vous asseoir, et même dormir, et jouer au roi, au duc ou au comte, zut à la fin ? Alors j’ai la bonne adresse pour vous.

    Château Sainte Sabine, hôtel 4*
    Restaurant gastronomique : menus de 45 à 80€
    Nuit à partir de 120 euros

    Je vous présente le château Sainte Sabine, à Pouilly-en-Auxois en Côte d’Or, au cœur de la Bourgogne. Marion et moi avons été enchantées par notre séjour l’hostellerie Sainte Sabine, qui appartient au réseau Les Collectionneurs. Cet hôtel somptueux est installé dans un château du XVIe siècle. On est arrivées avec nos gros sacs de baroudeuses, et on avait qu’une envie, se changer et se faire belles le plus vite possible pour être raccord avec l’esprit des lieux et se la jouer princesses au bord de la fontaine. Nous nous sommes réveillées avec une vision digne d’un conte de fées : des daims qui paissent tranquillement dans le parc du château, et au loin, le sublime village de Châteauneuf-en-Auxois sur la colline. Vous imaginez les cris de joie que j’ai poussés quand, m’avançant à moitié endormie vers la fenêtre, j’ai découvert toute la famille de Bambi évoluant dans la brume avec des tourelles gothiques en arrière-plan… c’est trop, n’en jetez plus, je vais refuser de revenir au 3e millénaire ! Les salles du château, son restaurant, la fontaine à ses pieds et le vaste parc qui l’entoure, tout est d’une beauté cinématographique – ce lieu est esthétiquement parfait. Ajoutez à cela la gentillesse du personnel et la qualité du restaurant gastronomique où on honore la tradition bourguignonne, et vous avez la recette du séjour parfait… Pour en savoir plus, regardez mon article dédié au château Sainte Sabine.

    A ce stade vous vous dites, d’accord, c’est merveilleux les châteaux, mais ça manque de spas tout cela, je veux patauger dans l’eau chaude et faire des bulles ? N’en dites pas plus.

    Loiseau des Sens, un spa d’exception à Saulieu

    Vous connaissez sans doute l’immense chef Bernard Loiseau, qui est à l’origine de nombreux restaurants prestigieux en Bourgogne. La maison compte également son îlot de bien-être : la villa Loiseau des Sens, récompensée par plusieurs prix prestigieux, notamment celui du Spa européen de l’année en 2018.

    Dans un jardin bucolique et sous un toit végétalisé qui accueille les abeilles, la villa s’étend sur 4 niveaux, dont un restaurant où le chef Ito Shoro propose une cuisine orientée santé, très fraîche et légère. J’adore la gastronomie bourguignonne, mais retrouver un peu de légèreté était aussi une bonne chose, histoire de ne pas couler directement au fond de la piscine 😉 Nous avons choisi le menu végétarien et nous sommes régalées.

    Villa Loiseau des Sens
    Restaurant gastronomique : menus de 49 à 69€
    Spa : clients de l’hôtel Relais Bernard Loiseau, 25 €/pers
    Clients extérieurs: 55 €/demi-journée, 75 €/journée

    Et puis, direction le spa, une véritable oasis de bien-être, avec des plages effervescentes, des jets de massage, différents fauteuils relaxants dans une douce lumière bleue et violette. Nous avons enchaîné hammams, sauna, jacuzzi au cœur du jardin pour regarder l’automne depuis l’eau chaude… nous y avons passé un après-midi de détente fabuleux, Marion et moi ! Nous n’avons pas testé les soins, mais le spa compte 10 cabines et propose des traitements apparemment très pointus et originaux, je veux bien le croire, et j’adorerais revenir tester. Si vous passez par la Bourgogne, faites une halte à Saulieu, ce spa sublime est ouvert aux clients extérieurs aussi, avec des forfaits à la demi-journée. Je suis folle des spas, et quand l’hiver arrive, c’est vraiment une escapade bienvenue hors du quotidien, dans un monde où il fait chaud, beau et bouillonnant… 

    L’automne dans l’Yonne : Vézelay, l’incomparable

    C’est un lieu qui m’a extraordinairement touchée, et que je recommande à tout voyageur sensible au patrimoine : Vézelay, sublime abbaye sur sa « colline éternelle », véritable fanal du christianisme français. Ce n’est pas seulement une des plus belles abbayes romanes du monde, c’est aussi une église qui continue de vivre, d’abriter une communauté dynamique, constituée de moines et de religieuses, où on célèbre une sublime liturgie des heures et où on accueille les fidèles en retraite. Les autres abbayes bourguignonnes sont superbes ; celle-ci est superbe et vivante, vibrante, inspirée. J’y reviendrai, j’en suis certaine.
    Cela faisait longtemps que je rêvais de découvrir un des plus célèbres sanctuaires de France, où on vénère les reliques de sainte Marie Madeline. Dans l’Yonne, au cœur de la Bourgogne, ce village classé parmi les plus beaux de France est nimbé depuis des siècles d’une aura mystique. La basilique de Vézelay, immense nef romane entièrement traversée de faisceaux de lumière lors du solstice d’été, a été un des plus importants lieux de la chrétienté européenne, car d’ici sont parties plusieurs croisades. Je rêve de la voir traversée de grandes auréoles de lumière drue, un 21 juin.

    Quant au tympan, datant du XIIIe siècle, c’est un des plus beaux témoignages de la foi chevillée au corps de l’homme médiéval, pour qui toute tache terrestre trouve sa correspondance dans les cieux. Je vous recommande vivement l’explication du tympan, véritable chef-d’œuvre de l’art roman et monument de théologie médiévale sculpté dans le marbre délicat.

    Aujourd’hui, la foi reste vivace à Vézelay, et un des plus beaux moments du voyage restera pour moi la célébration des Laudes, à 7h du matin dans la basilique éclairée à la bougie : un chœur de moines et de sœurs, chantant des hymnes sublimes dans la pénombre… La crypte abrite toujours les reliques de la Sainte, le tympan sculpté révèle toute la grandeur de la philosophie médiévale, et une respiration solennelle traverse toute la belle abbatiale.

    Quant au village lui-même, il est petit mais superbe, organisé autour d’une grande rue dressée sur la crête de la colline et montant vers le sanctuaire. On y trouve la maison de Romain Rolland, transformée en musée d’art moderne, et une belle librairie appelée « L’Or des étoiles ».

    Dans cette librairie, j’ai acheté un livre magnifique, « Vézelay ou l’amour fou », de Jules Roy. Je vous en ai mis deux extraits superbes sur Instagram.

     
     
     
     
     
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    « A l’extrême pointe du Morvan, dans un large écroulement qui succède, en douceur ou à l’abrupt, à toutes les pentes, crêtes, excroissances, lignes de faîte et parties saillantes de ce massif, Vézelay s’érige. Alentour, couverte de forêts de chênes et de hêtres, la terre se creuse, se relève, ravinée, griffée, bossuée de toutes parts, riche en repaires et en galeries de renards. Si réduite qu’elle soit en étendue, la ville étincelle par sa réputation. Le nom de Vézelay tinte comme un carillon dans une sorte d’infini. Aragon répétait trois fois le nom et prétendait que c’était là un des plus beaux alexandrins de la langue française. Mais qu’est ce que Vézelay de nos jours, sinon la vénérable église qui s’y dresse, l’ancienne chapelle de l’abbaye, l’abbatiale tant de fois détruite, brûlée, reconstruite, et dont reste, presque intacte, la crypte carolingienne ? Les moines des origines ont dédié leur abbatiale à sainte Marie Madeleine. A une femme, le support de leur foi, à une ancienne pécheresse ! La basilique est un monument à sa gloire, et l’ange qui nous a accueillis, l’ange à l’olifant, accompagne Madeleine qui revient à perdre haleine du tombeau vide, elle étouffe, elle ne s’était pas trompée. La grande nouvelle toujours d’actualité que l’ange crie à Vézelay, c’est que le Christ est ressuscité. Comme on s’accroche à une bouée qui vous sauve et vous tire de l’abîme, Vézelay est une affirmation. On va à Vézelay comme vers la lumière et le soleil. Vézelay, c’est le matin de Pâques. » 📖 Extraits de « Vézelay ou l’amour fou », Jules Roy 📸 moi dans la crypte de Vézelay où sont conservées les reliques de Marie-Madeleine, par mon amie Marion @foehn_photographie

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    📸 Quelques images de l’extraordinaire basilique de Vézelay, en Bourgogne. « Vézelay n’est rien d’autre que le cri d’un amour impérissable et le témoignage de la résurrection du Christ. Il n’y a que cela. L’abbatiale, d’abord simple église carolingienne, est nue comme le texte de Jean, comme un corps qui se purifie dans l’eau du Jourdain. Les verrières laissent entrer la lumière sans la briser ni l’iriser par des vitraux, sauf à l’extrémité du narthex où l’on se demande pourquoi plus tard, un des abbés d’alors a voulu de la couleur. Pas d’ornements non plus, sinon dans les chapiteaux les feuilles, les fleurs, les visages sculptés qui parlent, qui crient, qui chantent. Pas de meubles ; les chaises sont de notre temps, la chaire inutile et les stalles viennent de l’église St Pierre quand elle fut rayée de la paroisse. Rien ne doit distraire le pèlerin de l’intention qui l’a mené ici ni de l’amour qui s’y consume. C’est le style du XIe et du XIIe siècle, c’est le roman, une construction solide et trapue, une masse large sur ses fondations, mais haute et altière, et avec des ouvertures qui ressemblent à des meurtrières d’où l’on peut faire feu sur Dieu et Lui sur nous. Et pourtant, dans cette pierre intérieure en mouvement, qu’on dirait travaillée comme de l’argile par tout un peuple de sculpteurs, les personnages bougent, le vent souffle sur le combat de la foi, sur la réalité du miracle et de l’enfer, sur l’omniprésence du péché et de la miséricorde et tourbillonne sur nous et sur le Christ. Claudel voyait là toute l’histoire de la Bible. » Jules Roy, Vézelay ou l’amour fou. Je rêve de voir cette nef baignée de cercles de lumière le jour du solstice 🌞

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    Derrière l’abbatiale, on trouve enfin une terrasse panoramique de toute beauté, d’où la vue sur le Morvan est exceptionnelle

    Marion et moi avons vécu un beau moment d’histoire et de sérénité à Vézelay, un village-église dont la puissance évocatrice est rare. Amoureux de patrimoine, d’histoire ou de foi, ne manquez pas Vézelay, c’est un lieu hors-normes, à l’image de Conques ou de Rocamadour : un des plus grands sanctuaires français et un village de toute beauté.

    Un hôtel de charme à Vézelay : Sy Les Glycines

    Envie d’être transportée dans un autre petit monde le temps d’une aventure, pour un prix très abordable ? Marion et moi avons eu un vrai coup de cœur pour l’hôtel de charme où nous avons dormi à Vézelay, à deux pas de la basilique, en plein cœur historique piéton : Sy Les Glycines. Ce petit hôtel (13 chambres) installé dans une maison du XVIIIe siècle dans un écrin végétal a un charme fou. Huiles sur toile, vieilles boiseries, plafonds à moulure, il cultive son charme rétro. Chaque chambre est totalement différente et la nôtre, la Max Pol Fouchet, était juste incroyable, entre boiseries originales du XVIIIe, cheminée monumentale et déco complètement design, entre zébrures et carreaux.

    Hôtel Sy Les Glycines
    A partir de 65 euros/nuit
    Restaurant Sy La Terrasse
    Menu du midi 24 euros

    Le restaurant, Sy La Terrasse, est sur la place de la basilique, et nous y avons mangé une cuisine bourguignonne avec un petit twist méridional que j’ai adoré, et le personnel était adorable (on a essayé de nous effrayer avec des histoires de fantômes, mais Marion et moi sommes des gothiques dans l’âme, ça nous a plutôt enthousiasmées. Hélas, le fantôme des Glycines ne nous a pas rendu visite, n’hésitez pas à nous le signaler si vous avez plus de chance avec les ectoplasmes spirites.)

    Avallon, une église incroyable et une crêperie rétro

    Avant de quitter la Bourgogne, Marion et moi avons réalisé un dernier arrêt dans un petit village du Morvan, Avallon. Ce qui m’a motivée à choisir Avallon parmi une multitude de jolis villages bourguignons très tentants, c’est une curiosité religieuse : l’église romane Saint Lazare, qui fut consacrée par le pape lui-même au XIIe siècle, et qui est absolument monumentale, arborant les dimensions spectaculaires d’une basilique. Quand je vous disais que le patrimoine roman de Bourgogne est absolument exceptionnel… Dans n’importe quel autre pays, l’église St Lazare serait l’attraction incontournable de la région ; dans une région aussi débordante de splendeurs que la Bourgogne, on en entend à peine parler. Et pourtant, elle est inouïe. Le portail du XIIe siècle est d’une beauté fabuleuse, la salle capitulaire arbore des fresques remarquables, et plusieurs chapelles orientalisantes évoquent l’exotisme de Byzance.

    Je vous recommande le détour, d’autant que le village lui-même est ravissant.

    Au hasard de notre balade, nous sommes tombées sur une petite crêperie qui nous a irrésistiblement attirées : Crep’80, resto résolument rétro décoré aux couleurs des années 80, rempli d’affiches, jouets, vinyles et gadgets sortis tout droit de Retour vers le futur. Nos sets de table sont des 33 tours, nos salières des Rubik’s cubes… et en plus, les crêpes sont excellentes et garnies de produits locaux bourguignons. On a adoré la virée !

    Crêperie Crep80
    Compter 10-15 € la crêpe salée

    Ici s’achève cette virée en Bourgogne à l’automne, entre vignes rousses, joyaux culturels et adresses exceptionnelles. Je suis très attachée à cette région qui incarne une forme d’excellence à la française, riche d’histoire et de saveurs. J’espère que le voyage a su vous plaire ! Pour plus de voyages, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter.

    Merci au CRT de Bourgogne-Franche-Comté, et notamment à Penelope, pour l’organisation de ce magnifique séjour en octobre 2019, et au Domaine de Rymska pour leur accueil exceptionnel en octobre 2020. C’est toujours un plaisir de revenir chez vous !

  • Visiter la Champagne en 10 coups de cœur

    Connaissez-vous la Champagne, le pays des bulles d’or, du baptême des rois et du biscuit rose ? L’année dernière, j’ai eu le bonheur de visiter Reims, Epernay et Hautvillers, de découvrir le magnifique marché de Noël de Reims, les coteaux d’Hautvillers et les maisons de champagne d’Epernay, dans la délicieuse atmosphère de l’Avent. Visiter la Champagne est à mon sens une merveilleuse activité de saison. J’aurais adoré venir en automne, pour les couleurs des vignes incendiant les coteaux dans un déluge d’or et de rouge. Je suis venue en décembre, et j’ai profité de l’ambiance chaleureuse et la qualité des festivités à Reims. J’ai adoré cette plongée dans les festivités champenoises, au rythme des bouchons qui dansent… Pour visiter la Champagne en automne ou en début d’hiver, entre féerie rougeoyante et ambiance de Noël, voici mes dix coups de cœur.

    Pour ce voyage, j’étais accompagnée de ma chère amie Cécilia alias Voyageurs gourmands – elle a pris toutes les photos dans lesquelles je figure !

    Cécilia et moi lors de la dégustation chez Vranken-Pommery

    Se promener sur l’allée du champagne à Epernay

    « Il n’est champagne que de la Champagne » : nulle part ailleurs qu’en Champagne n’a-t-on le droit de donner le beau nom de champagne à ce vin effervescent célébré dans le monde entier. Le vignoble champenois s’étend sur une longueur d’environ 120km entre Reims, Epernay et la Côte des Blanc dans la Marne, véritables cœurs battants de la région vinicole, et sur la Côte des Bar dans l’Aube. Le champagne n’est pas un vin effervescent comme les autres, c’est une véritable légende liquide, qui a traversé les frontières et continue de mettre des étoiles dans les yeux des gourmets. Ne dit-on pas que boire du champagne, c’est boire de l’or et des étoiles ? La région de Champagne vit donc au rythme des bouchons qui sautent et des flûtes qui se remplissent. Le champagne, ici, est une véritable institution, avec 400 maisons de champagne, 320 villages classés champagne, 15 000 vignerons, une des appellations les plus prestigieuses et protégées du monde. Les voyageurs viennent du monde entier pour vivre cette expérience du luxe et du raffinement à la française.

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Dégustation de champagne avec ma belle bague capsule « Champagne is always a good idea » achetée chez une créatrice champenoise Au 37 à Hautvillers

    Pour entrer immédiatement au cœur de ce terroir, rendez-vous à Epernay, qui est véritablement la capitale du champagne : sa somptueuse Avenue du Champagne rassemble les plus prestigieuses maisons, ne compte pas moins de 110 km de caves, et est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il faut arpenter cette rue majestueuse pour comprendre quel rôle le champagne joue sur ce territoire, son rôle dans l’économie, l’identité et l’art de vivre de cette région. Les maisons rivalisent de prestige et de beauté, entre les caves et les hôtels particuliers où on accueille les clients VIP… c’est un régal de rendre visite aux Sparnaciens (c’est ainsi qu’on nomme les habitants d’Epernay). Bien sûr, nous irons visiter une maison !

    Monter dans le ballon captif d’Epernay pour une vue incroyable sur les coteaux

    On part là-haut ? Si vous avez le vertige, c’est le moment de crier au secours et de vous cacher dans une cave de champagne 😉 C’était LE moment que j’attendais le plus : la balade en ballon captif au-dessus d’Epernay ! Il n’y a que six ballons de ce type en France, autant dire que l’expérience est rare. Et le prix est vraiment abordable par rapport au caractère exceptionnel de la promenade : 12 € pour un adulte, 6 pour un enfant. Le ballon est un vrai aéronef : il fait la hauteur d’une maison, plus de 22m de diamètre, et contient 6200 m3 d’hélium. Il est posé sur un coussin d’air à ballonnet qui se contracte pour moduler la hauteur et la stabilité, et peut accueillir jusqu’à 29 personnes dans de bonnes conditions atmosphériques : plus elles sont compliquées, plus on allège la nacelle. Celui qui gère le ballon, Kévin, a une licence de pilote de montgolfière, et sait donc normalement ce qu’il fait 😉 Vous pouvez donc vous détendre et profiter d’une coupe de champagne au-dessus des coteaux d’Epernay. Le vignoble de Champagne s’étend sur 34 000 hectares, et une des plus belles partie environne sans aucun doute Epernay : à perte de vue, ce sont des collines couvertes de vigne. La vue sur l’avenue de Champagne et sur les vignobles entourant la ville de part en part est impériale. Je suis venue début décembre, mais j’aurais adoré venir un mois plus tôt, dans les couleurs de l’automne (que j’avais vues dans le vignoble de Côte d’Or en octobre), j’imagine combien c’était grandiose ! Si vous avez l’occasion de visiter Epernay en octobre ou novembre, ne manquez pas cette visite, j’imagine combien la vue doit être magique !

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...

    De là-haut, on mesure vraiment l’omniprésence du champagne dans la vie d’Epernay et des villages environnants. L’envie me prend d’entrer au cœur du vignoble : direction Hautvillers !

    Balade à Hautvillers, tapas champenois et église du champagne

    Pour qui aime le champagne, Hautvillers, ravissant village situé sur les hauteurs à quelques kilomètres d’Epernay, est un véritable lieu de pèlerinage. C’est ici que le champagne est né, et que gît son illustre inventeur, le grand Dom Pérignon ! On commence tout de suite par lui rendre hommage à l’église d’Hautvillers, incontournable insolite de la région. Cette église fourmille de détails originaux que je n’ai vus nulle part ailleurs. Dans la nef est enterré le moine Dom Pérignon, celui qui a découvert fin XVIIe siècle la « prise de mousse », la 2e fermentation du vin en bouteille qui permet de faire apparaître les bulles magiques. « Je bois des étoiles », disait l’inventeur du champagne. Dans son église, la voûte a la forme d’un panier de raisin et le lustre est fait en roues de vendanges, autant dire que c’est vraiment l’église du champagne !

    On part ensuite à la découverte du village, de sa vue idyllique sur les coteaux classés, et de ses enseignes en fer forgé : le village berceau du champagne est célèbre pour ses 140 enseignes toutes plus charmantes les unes que les autres, signalant des commerces, des ateliers, ou simplement les maisons de particuliers enthousiastes quant à cette singularité du joli village. Cela donne un cachet tout particulier à Hautvillers !

    J’ai eu un véritable coup de cœur pour une très bonne adresse à Hautvillers : Au 36 ! Au 36, on propose une dégustation de champagne originale, centrée autour des différents arômes qui se développent dans les bouteilles magiques : fruités, floraux ou boisés… la décoration magnifique renforce le charme de l’expérience. Si vous restez déjeuner, vous aurez droit à des accords mets-vin avec du champagne, autour d’une magnifique assiette de tapas champenois, où vous retrouverez notamment le chaource (fromage typique de la Marne) ou encore les biscuits roses de Reims. Une assiette de spécialités 100% locales, 3 champagnes en dégustation guidée, un cadre arty et chaleureux, j’ai adoré l’expérience !

    Si vous traversez la rue et vous rendez juste en face, Au 37, une talentueuse créatrice propose ses bijoux à base de capsules de champagne. J’adore la bague que j’y ai achetée !

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Avec ma bague de chez Au 37 !

    Visiter les maisons de champagne : un tour chez Boizel à Epernay, chez Vranken-Pommery à Reims

    Que vous visitiez Reims ou Epernay, impossible de quitter la Champagne sans faire un tour dans une maison de champagne ! Je découvre le dédale fascinant des caves champenoises où le vin fermente plusieurs années dans l’obscurité du sol crayeux, et tous les secrets de fabrication de cet or liquide que le monde nous arrache. Un bon conseil m’a été donné : associer la visite d’une maison « star », qui sera un grand spectacle, à celle d’une autre maison de qualité mais moins célèbre, pour une expérience plus intimiste. C’est ce que j’ai fait en découvrant la Maison Boizel à Epernay, et la maison Vranken-Pommery à Reims. Dans les deux cas, la visite a été passionnante et riche, et m’a beaucoup appris sur le processus délicat et complexe qui donne naissance au champagne.

    Chez Boizel à Epernay, 5 générations de vignerons ont élevé le champagne, depuis 1834, sur des parcelles principalement situées sur la Montagne de Reims. Leur passion et leur savoir-faire sont tangibles, La visite se fait dans une magnifique maison sparnacienne sur l’Avenue du Champagne, décorée d’une belle voiture rétro. La dégustation finale se veut initiation à l’œnologie, dans une atmosphère chaleureuse.

    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...
    Visiter la Champagne entre automne et Noël : l'allée du champagne à Epernay, les maisons de champagne, Hautvillers, le marché de Noël de Reims, bonnes adresses à Reims...

    A Reims, Vranken-Pommery est une des maisons de champagne les plus célèbres du monde, autrefois dirigée par la célèbre veuve Pommery, femme de fer et impératrice du champagne, et la visite est un grand spectacle. Elle commence par une descente dans les crayères monumentales de la montagne de Reims, qui ont été transformées en véritable exposition d’art moderne, et continue par une visite de la Villa Demoiselle adjacente, une merveille art nouveau construite dans les années 1900. Les deux visites sont d’une beauté visuelle exceptionnelle, avec une mise en scène monumentale qui marque les esprits – jeux de lumière, déambulations artistiques, installations conceptuelles…

    J’y découvre comment naît le champagne, à partir du raisin des sept cépages autorisés en Champagne. On plante le pinot blanc, le pinot gris, le Chardonnay pour le blanc de blanc, le Meunier ou le Pinot Noir pour le blanc de noir et le rosé, dans le sol crayeux de Champagne. Parce qu’il est interdit d’irriguer la vigne en Champagne, afin de ne pas gâcher le goût du raisin, les racines des vignes iront s’immiscer très profond sous la terre, dans les crayères (carrières de craie) typiques de la Marne et de l’Aube – un terroir de pure minéralité qui donne au vin de Champagne son goût inimitable. Ces crayères où l’humidité et la température sont constantes sont également le lieu idéal pour faire vieillir le champagne dans les meilleures conditions possibles – la beauté des crayères de la montagne de Reims m’a fascinée chez Vranken-Pommery.

    On récolte les raisins cent jours après la floraison, puis commence la vinification, initialement classique. Le champagne naît en effet de deux fermentations distinctes. Le champagne commence par être un vin « normal », sans effervescence, qui fermente en cuve jusqu’en janvier. Mais après l’étape des assemblages, lorsque le vin est mis en bouteille, commence la deuxième fermentation ou « prise de mousse », qui fait germer les bulles magiques. On place dans la bouteille des levures, qui provoqueront la formation d’un gaz, puis, en mourant, la naissance d’arômes briochés très particuliers, qui s’accentuent au fil du vieillissement. La pression dans la bouteille est énorme : de 5 à 7 bars !

    Chez Vranken-Pommery, je découvre avec horreur les terribles accidents qui ont endeuillé la Champagne jusqu’au début du XXe siècle – de véritables « coups de grisou » dans les caves champenoises, lorsque le verre d’une bouteille, trop fin, cédait sous la pression des gaz, puis provoquait l’explosion en chaîne de toute une étagère. Outre la projection de verre, un gaz toxique asphyxiant se dégageait de ces déflagrations vinicoles, qui ont tué de nombreux employés des caves… Aujourd’hui, un verre plus épais et un film plastique de protection sur les bouteilles évitent de telles réactions en chaîne. Moins d’1% de la production de champagne explose aujourd’hui, contre jusqu’à 40% à l’époque de la veuve Pommery…

    Après plusieurs années de vieillissement (huit ans pour les millésimes en général, et beaucoup plus pour les bouteilles de volume important, comme le Salmanazar de 9L qui devra vieillir plusieurs dizaines d’années), la partie la plus fascinante du processus est celle de l’ouverture de la bouteille, afin de retirer les levures préalablement agglomérées au fond de la bouteille grâce à un pupitre de remuage ou grâce à du glycol. Ouverture « à la volée », de haute technicité, où on fait sauter le bouchon quelques instants avant de refermer précipitamment, en acceptant de perdre une petite partie du précieux liquide… et de compléter avec une liqueur. Chez Boizel comme chez Vranken-Pommery, on nous explique les innombrables innovations techniques qui ont permis de perfectionner le processus de fabrication du champagne, et d’aboutir à des crus beaucoup moins sucrés – 6g de sucre par bouteille en moyenne pour un extra-brut, contre 50g au début du XXe siècle… Le degré de technicité du champagne est fascinant – j’ai beaucoup appris !

    Chez Vranken-Pommery, la visite s’achevait par celle de la sublime villa art nouveau Demoiselle, avec ses courbes en coup de fouet, ses scènes japonisantes, ses ébénisteries de Selmersheim « en chapeau de gendarme », ses verres Lalique et ses iris typiques de l’école de Nancy. Chaque pièce est un ravissement. L’énorme lustre de 350kg, disparu lors du pillage de la villa abandonnée dans les années 1970, a été refait à l’identique par les métalliers champenois, et c’est le clou de la visite !

    S’émerveiller devant la cathédrale de Reims

    Comment ne pas s’émouvoir devant la sublime cathédrale Notre Dame de Reims. Cette église est un véritable mythe de l’histoire française : c’est ici que Clovis fut baptisé en 496, scellant l’alliance entre Rome et le royaume de France, et c’est ici que 33 rois français furent sacrés ! Arpenter sa nef est vertigineux : on a la sensation d’y croiser, remontant le temps, tous les plus grands noms de notre histoire… A l’entrée de la nef, le superbe motif du labyrinthe, dit « chemin de Jérusalem » car il avait pour fonction de se substituer au pèlerinage pour ceux qui ne pouvaient voyager, a été arpenté par des milliers de pèlerins égrenant leur chapelet, et est aujourd’hui le logo des monuments historiques français.

    La cathédrale est magnifique : quand elle fut reconstruite en style gothique rayonnant au XIIIe siècle, on a voulu qu’elle soit à la hauteur de sa fonction sacrée, et elle compte donc pas moins de 2303 statues – c’est la plus sculptée de France, d’où cette façade spectaculaire ! Et la plus célèbre de ces statues, c’est le magnifique Ange au sourire, l’emblème de Reims, dont l’expression bienveillante et rêveuse saisit le visiteur…

    Le marché de Noël de Reims et les Regalia sur la cathédrale

    Petit avertissement préalable : J’ai effectué ma visite en Champagne et découvert le marché de Noël de Reims en décembre 2019, avant l’épidémie de coronavirus. Hélas, en décembre 2020, la plupart des activités et animations ne pourront avoir lieu, le marché de Noël et la projection du spectacle sur la façade de la cathédrale notamment sont malheureusement annulés. Mais n’hésitez pas à consulter directement l’office du tourisme de Reims pour vous renseigner sur les animations maintenues ! Et RDV en 2021, je l’espère…

    Si je vous dis « marché de Noël », pensez-vous à Reims ? Non ? Moi non plus, jusqu’à décembre dernier, où j’ai découvert que Reims était elle aussi une vraie destination de l’Avent. Son marché de Noël est le 5e plus grand de France (j’ai été surprise par sa taille !), et surtout, il est idéalement situé au pied de la sublime cathédrale Notre Dame de Reims.

    Reims propose beaucoup d’activités autour des festivités de Noël, notamment l’installation d’une grande roue sur la place d’Erlon et un magnifique spectacle projeté sur le parvis de la cathédrale le soir, qui se nomme Regalia, du nom des insignes de la royauté qu’on remettait au souverain nouvellement sacré.

    A cette période, l’office du tourisme propose des visites aux flambeaux le soir pour découvrir Reims autrement… qui s’achèvent par une fabuleuse dégustation de biscuits roses de Reims à la Case à Pain sur le marché de Noël !

    J’espère que 2021 verra le retour de toutes ces activités merveilleuses, qui m’ont enchantée…

    Bonnes adresses gourmandes à Reims

    Meringues ou cheese cake aux biscuits roses, nominettes au chaource, gastronomie fine, je vous présente plusieurs restos rémois où on s’est régalées.

    Le Tablier : ici, on vient oublier les frimas avec des plats riches, réconfortants et rémois ! Le burger de chaource pané et les nominettes gratinées vous mettront dans l’ambiance champenoise, avant d’enchaîner sur des desserts incroyables…

    Le Continental : quel beau cadre lumineux et élégant dans cette brasserie à l’ancienne qui cultive un charme rétro avec ses lustres, vases et œuvres d’art ! De la cuisine française fine et d’excellents desserts rémois.

    La Grande Georgette : impossible de choisir une localisation plus merveilleuse ! Nous sommes face à la cathédrale, et nous dégustons des plats absolument exquis, d’une très grande finesse, dans un cadre sublime… Viandes et poissons sont de très grande qualité, les alliances de saveurs originales et goûteuses, un vrai moment de gastronomie de qualité. Vrai coup de coeur pour cette adresse parfaite !

    La case à pain : j’ai découvert cette fabuleuse boulangerie champenoise sur le marché de noël, mais ils sont aussi situés toute l’année à Reims, à Sillery et dans plusieurs villages autour de Reims. Ici, on revisite les spécialités historiques de la région, comme le pain du poilu, le pain d’épice, le baiser de Reims à la vanille, ou surtout le biscuit rose de Reims transformé en meringue-macaron aérienne et savoureuse… incontournable !

    Cécilia et moi avons dormi au Best Western Premier Hôtel de la Paix, un luxueux 4* très bien situé en bordure du centre-ville, qui est sans doute un des plus jolis hôtels de Reims avec ses chambres spacieuses et douillettes et sa sublime piscine dorée. Le buffet de petit-déjeuner est excellent.

    Bain de champagne ? Non, piscine du Best Western Premier Hôtel de la Paix à Reims !

    J’espère vous avoir donné envie de faire un tour en Champagne, destination raffinée et si typiquement française… que l’automne illumine et que l’hiver sublime !

    Merci aux offices du tourisme de Reims, d’Epernay et d’Hautvillers, et à la marque oenotouristique « La Champagne, refined art de vivre » pour leur accueil chaleureux et pour ce séjour magnifique ! Merci Cécilia d’être venue vivre cette aventure avec moi !

  • Mon nouveau livre : Petite déclaration d’amour aux chats

    Y a-t-il un chat dans votre vie, aimez-vous les chats, avez-vous déjà plongé dans leur regard et rêvé de sonder tous les mystères de leur pupille fauve ? Alors mon nouveau livre vous plaira, je l’espère. J’ai le plaisir de vous présenter ma « Petite déclaration d’amour aux chats », parue en septembre 2020 aux éditions Suzac. Entre récit personnel, nourri de ma longue histoire féline, et plongée dans les mystères de l’espèce féline, j’espère parler avec ce petit livre à tous les passionnés des chats, à tous ceux qui savent la place qu’ils occupent dans nos maisons, dans notre imaginaire, dans nos vies.
    Si vous cherchez un livre à offrir à un amoureux des chats, j’espère que celui-ci saura vous toucher !

    Petite déclaration d'amour aux chats, un essai passionné sur les chats par Ariane Fornia. Un livre à offrir aux amoureux des chats

    Petite déclaration d’amour aux chats, Nos félins de velours

    Ariane Fornia
    Editions Suzac
    109 pages, 12 euros
    Disponible partout en France : libraires indépendants , Amazon, Fnac

    Présentation de l’éditeur :

    La collection « Petite déclaration d’amour » donne carte blanche à la passion, à l’imagination, à la sensibilité, au minuscule comme à l’essentiel. Dans cet ouvrage, Ariane Fornia ouvre son coeur et dévoile avec affection comment inviter les chats dans notre vie. Énigmatiques et fascinants, les chats, ces petits empereurs capables de transformer notre existence, tissent des liens d’attachement qui défient la raison, car ils ne s’abandonnent qu’à leur maître et ne révèlent leur splendeur qu’à lui seul. Les chats font du bien tout simplement, ils donnent de l’amour, de la joie, et soignent avec sagesse nos douleurs affectives. Ils sont nos complices pour la vie.

    Ma déclaration d’amour aux chats :

    un essai passionné sur les chats

    Si vous êtes un lecteur de longue date, et que vous connaissez l’article « Le voyage dont j’ai failli ne jamais revenir », vous le savez déjà : j’ai une passion dévorante, immodérée, pour les chats. J’ai grandi avec eux depuis toute petite, et je leur ai consacré une place immense dans ma vie.

    Pendant plusieurs années, j’ai élevé des chats des forêts norvégiennes. Ce sont de grands chats aux allures de lynx domestique, nimbés de légendes nordiques et d’une infinie tendresse.

    Geirrod de l'Eperon
    Geirrod de l’Eperon, mâle norvégien né à la maison

    Avec eux, j’ai parcouru l’Europe entière, en quête de coupes, de médailles et de saillies, j’ai veillé des nuits entières sur une chatte qui met bas, j’ai accompagné des dizaines de chatons de la naissance à l’envol vers une autre famille. Cette intimité avec les chats a fait grandir mon amour immense pour ces animaux, et m’a inspiré de nombreuses anecdotes, petites histoires drôles, joies et chagrins. J’ai eu envie de partager avec vous ce récit d’une vie avec les chats.

    Ces années d’élevage m’ont aussi appris énormément de choses sur les félins, leurs mœurs, leur génétique, leur comportement, et m’ont rendue très curieuse de la planète chat. Eleveurs, artistes, vétérinaires, biologistes, écrivains, nous sommes nombreux à sonder les mystères de ce regard pénétrant. J’ai aussi eu envie, sans avoir la prétention de rédiger une thèse scientifique, de nourrir cet essai des choses que j’avais apprises, de les partager avec vous de façon légère et un peu décalée. J’espère qu’en me lisant, vous apprendrez quelques nouveautés et curiosités sur les chats, même si vous les connaissez déjà bien.

    Ces chats font toujours partie de ma vie, squattant avec constance et malice mon bureau, mon lit, mon canapé et mon cœur. Quand on me demande pourquoi je reste sédentaire, attachée à ma Drôme et à ma maison, et pourquoi je ne deviens pas une nomade sans attaches, une partie de la réponse se love dans la fourrure chaude de mes chats. Comme disent les Anglais, “home is where your cat lives”. Les pattes de velours de mes chats sont un puissant ancrage à mon foyer, à cette bulle de douceur et de familiarité que crée leur présence magnétique. Mes chats me gardent chez moi. Je sais que ceux qui aiment les chats me comprennent : difficile de vivre sans eux quand on s’est habitué à ce supplément d’âme qu’ils confèrent à la maison.

    Quiroga Jakobusland femelle norvégienne écaille
    Jettatura de l'Eperon femelle norvégienne écaille silver

    Si vous partagez ma passion féline, j’espère que ce livre saura vous toucher, vous séduire, vous faire sourire, ou que peut-être, vous aurez envie de l’offrir en cadeau à un autre « félinomaniaque ». Je suis très heureuse d’avoir pu mener ce joli projet avec les éditions Suzac, et de présenter aujourd’hui ce petit essai qui se veut à la fois personnel et universel sur les chats, leurs secrets et tout le bonheur qu’ils nous procurent.

    Vous pouvez le trouver dans tous les points de vente usuels en France : libraires indépendants , Amazon, Fnac

    J’espère de tout coeur qu’il vous plaira !

    Sarek's Jasper, mâle norvégien crème

    « Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime
    Tirés comme par un aimant,
    Se retournent docilement
    Et que je regarde en moi-même,
    Je vois avec étonnement
    Le feu de ses prunelles pâles,
    Clairs fanaux, vivantes opales,
    Qui me contemplent fixement. »
     
    Charles Baudelaire

    Kilauea de l'Eperon, femelle norvégienne écaille blotched et blanc
    Hekla de l'Eperon, femelle norvégienne black tortie et blanc
    Häxan de l'Eperon, femelle norvégienne noire et blanche
  • Saint Lary Soulan, mille activités au cœur des Pyrénées

    Au cœur du parc national des Pyrénées, deux jolis villages se sont nichés au creux de la belle vallée de l’Aure : Saint Lary, véritable centre névralgique des activités de montagne, et Soulan, village perché sur les hauteurs, si proche des sommets effilés.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Nous sommes ici à deux pas de la frontière espagnole, des célèbres canyons si photogéniques du Mont Perdu, et de la réserve naturelle du Néouvielle, culminant à plus de 3000m dans un enchâssement d’arrêtes et d’aiguilles photogéniques. Pour moi qui rêvais de découvrir enfin les Pyrénées, c’est une magnifique immersion dans la nature et la culture emblématiques de ces vallées à l’identité puissante.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.
    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.
    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Le joli village de Saint Lary savoure son écrin naturel de hautes montagnes préservées et se distingue de plusieurs façons. Nous sommes au cœur de la tradition pastorale des Pyrénées : des troupeaux de moutons et de chèvres parcourent les montagnes, les vaches surplombent le village, et les porcs noirs de Bigorre font la fierté des éleveurs. L’attachement au terroir est très fort dans ce pays où on tient à ses traditions, et où on mange merveilleusement bien.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.
    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Si Saint Lary est célèbre pour le ski, le village a su développer une vraie richesse d’activités qui ne dépendent pas de la neige, entre sports, insolite et patrimoine. C’est ici un paradis des expériences outdoor. Cela fait déjà de nombreuses années que les villages se veulent résolument « station quatre saisons », et qu’une très belle offre de VTT, canyoning, accrobranche, via ferrata, randonnée bien sûr, mais aussi thermalisme dans les célèbres sources chaudes pyrénéennes, attire un public désireux de vivre la montagne sous toutes ses facettes.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Ce séjour à Saint Lary Soulan fut riche en émotions, en sensations, et m’a donné une très belle image de ce massif que je découvre, où résonne la langue occitane, le bêlement des troupeaux et le fracas des sources rejoignant les lacs innombrables. C’est un pays d’une grande beauté et fier de ses traditions.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    J’ai vécu ce reportage en duo avec mon amie la photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie, photographe talentueuse et grande amoureuse de montagnes. La plupart des photos figurant dans cet article sont les siennes, notamment toutes celles où j’apparais. A nous deux, nous formons un duo de photographes et blogueuses passionnées heureuses de cheminer vers les sommets…

    Saint Lary Soulan, au pays de l’eau qui bondit 

    Saint Lary Soulan, c’est l’omniprésence de l’eau : nous sommes environnées non seulement de lacs, mais aussi de canyons (dont, côté espagnol, les célèbres canyons du Monte Perdido) et de sources naturellement chaudes. Entre activités nautiques et bien-être thermal, les amoureux des univers aquatiques seront aux anges.  Pour des raisons de temps et de difficulté à photographier dans un univers entièrement trempé, il ne nous a pas été possible de tester le canyoning, qui fait partie des activités phares à Saint Lary Soulan. Mais nous l’avons vécu autrement, à travers trois belles expériences : un parcours aventure au cœur des canyons, un spa merveilleux, et une randonnée parmi les lacs dans la réserve naturelle du Néouvielle.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

    Le parcours aventure du Moudang, accrobranche et via ferrata au cœur du canyon

    Avez-vous déjà rêvé de vous prendre pour Tarzan, d’évoluer entre lianes et ponts de singe dans un décor naturel saisissant ? Cela fait plusieurs années que j’adore l’accrobranche. Il y a six ans, c’est grâce à l’accrobranche que j’ai réussi à réduire considérablement mon vertige, ce qui me tenait à cœur. J’étais donc très enthousiaste quand on nous a proposé de tester le Parcours Aventure du Moudang à deux pas de Saint Lary, et je pense que c’est le plus joli parcours que j’aie fait à ce jour.

    Que faire à Saint Lary Soulan ? Randonnées, sports outdoor, bonnes adresses, hébergements, restos au coeur des Pyrénées.

     Il mêle accrobranche dans les cimes, avec ponts suspendus, filets, tyroliennes, sauts de Tarzan, et un peu de via ferrata sur la paroi. Les parcours, assez longs, offrent beaucoup de variété et de sensations, mais surtout, ils se déroulent dans un cadre absolument magique : un canyon traversé par une rivière aux multiples cascades. Entre deux ateliers, on prend le temps d’admirer le paysage et on s’émerveille du site, beau comme un décor de cinéma.

    Puisque la région de Saint Lary Soulan est célèbre pour ses canyons emblématiques, j’ai adoré le fait que ce parcours permette d’en explorer un en toute sécurité, en famille. Quatre parcours différents permettent de choisir le niveau de vertige et d’engagement physique souhaité, et les encadrants sont là pour vous guider sur les passages un peu délicats, comme ce saut de Tarzan où on se jette dans le vide. Nous avons choisi le rouge, et nous nous sommes vraiment amusées, Marion et moi. Les parcours aventure sont devenus quelque chose d’assez classique en montagne, mais j’ai trouvé que celui-là était particulièrement réussi, très beau et bien fait, c’est un vrai coup de cœur – et en plus, les encadrants sont adorables !

    Le Sensoria Rio, un centre aquatique couleur canyon

    Le Sensoria Rio restera un de nos plus jolis souvenirs de Saint Lary Soulan – une visite incontournable que je recommande à tous, en famille, entre amis ou en amoureux. Cette vallée pyrénéenne est célèbre pour ses canyons emblématiques, sculptés par l’eau vive. Mais les Pyrénées ont aussi la réputation d’être une grande destination thermale, grâce aux nombreuses sources chaudes naturelles qui jaillissent au cœur du massif. Le Sensoria Rio exploite une source délicieusement tiède et riche en minéraux bénéfiques, et il est parfait pour ceux qui rêvent d’aventure, mais sans l’adrénaline du canyoning, plutôt version barbotage, eau chaude et détente. Il reproduit le décor magnifique des canyons pyrénéens, mais avec tout le confort des piscines, jets et bulles… et des parois si réalistes que certaines rêvaient de les escalader. Marion se serait crue dans une salle d’escalade grandeur nature, l’eau chaude et les bulles en plus, et s’est prise de passion pour ce spa qu’elle a officiellement déclaré « le plus cool du monde ». Nous avons adoré cette atmosphère immersive si particulière – belle originalité !

    Que faire à Saint Lary ? Le complexe thermal spa centre aquatique Sensoria Rio

    Le complexe comprend également un centre thermal pour les cures et un spa Nuxe très beau et aux tarifs très abordables : le soin le moins cher vous coûtera 20 euros. Nous avons rapidement visité les salles de massage, qui sont très cosy, avec vitraux et ambiance feutrée – nous y retournerons !

    Randonner dans la réserve du Néouvielle, à deux pas de Saint Lary Soulan

    Pas moins de 70 lacs colorent d’émeraude, de turquoise et d’aigue marine la réserve naturelle du Néouvielle, qui fait partie intégrante du parc national des Pyrénées. Ce très beau massif, surplombé par le pic de Néouvielle à 3091m, est célèbre pour la multitude de lacs qui ont transpercé son granit majestueux. La réserve est d’ailleurs connue dans le monde scientifique pour l’incroyable diversité des formes de vie qui peuplent les lacs : 570 espèces d’algues différentes ! Cela explique les variations de la palette chromatique des lacs, dans tous les tons de bleu ou de vert…

    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan

    Marion et moi nous sommes levées avant le lever du soleil pour quelques heures de randonnée avec un accompagnateur en montagne, Daniel, qui vient de ce pays et qui l’aime follement. Daniel nous raconte le volcanisme et les glaciers qui ont sculpté Néouvielle, remonte les millions d’années pour que Néouvielle se forme sous nos yeux, le long des lignes de faille et des anfractuosités schisteuses, il nous montre les pins à crochets et les myrtilliers que l’automne colore de rouge.

    Et surtout, nous parle de cet art de vivre qui consiste à être en montagne par tous les temps, au plus près des troupeaux, dans un pays où le pastoralisme est roi. Daniel n’est pas que guide, il est aussi berger. Nous irons saluer avec lui une famille d’éleveurs qui passe l’été avec leurs vaches sur les estives, dans leur chalet de pierre. Ici la montagne est remplie de troupeaux. Daniel nous raconte comment il a appris à se déplacer sur les pentes raides et dans les chaos rocheux en suivant la trace des animaux, la façon dont les bergers pyrénéens tentent de se protéger de l’ours revenu dans ces montagnes avec leurs patous à la voix sonore, nous parle de cette vie rude et passionnée à la fois. Ici à Saint Lary, vaches, moutons, chèvres et cochons sont omniprésents dans cette vie montagnarde où on cultive un terroir authentique, ils traversent les routes et rythment les jours.

    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan

    En cheminant au cœur des lacs dans le Néouvielle, en jouant avec la brume au franchissement des cols, nous cherchons à saisir les contours de cette vie amoureuse d’un paysage, d’un terroir, d’une tradition à préserver. La beauté du massif a été sculptée non seulement par les forces de la géologie, mais par la main des hommes… Ce fut une belle balade pyrénéenne pour nous !

    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan
    La réserve de Néouvielle : randonnées à Saint Lary Soulan

    Sensations fortes à Saint Lary : VTT et trottinette de descente

    Pour les amoureux de vélo et VTT, Saint Lary est la Mecque pyrénéenne : avec ses innombrables cols, son bike park et ses parcours variés, la destination est très réputée des cyclistes, qu’ils préfèrent avaler les lacets de la route ou dévaler les pentes entre boue et cailloux.
    Plus stable et sécurisante que le VTT de descente, la trottinette de descente peut être une belle alternative. A condition de maîtriser sa peur… J’aime dépasser mes limites, mais parfois, il arrive qu’on se heurte à un vrai mur. C’est ce qui m’arrive avec la trottinette de descente. Depuis cinq ans, ce métier-passion que j’adore m’a fait découvrir ou progresser dans un tas de sports : ski, parapente, escalade, accrobranche, paddle, kayak, spéléologie… en général, je suis toujours partante pour les activités outdoor, et j’adore ça. Mais le VTT & la trottinette de descente restent mon seul vrai blocage.

    Morte de terreur à l’intérieur

    J’avais été paniquée lors de mon test des activités outdoor en Vercors, et après cette nouvelle tentative à Saint Lary où j’étais tellement tétanisée de peur que j’ai fini le parcours sur la route bitumée et non le sentier de GR (trop raide et caillouteux pour ma panique), j’en déduis que je ne surmonterai pas ce blocage. J’ai quand même envie de partager en toute sincérité cette expérience avec vous, parce que l’activité est super, et les moniteurs, adorables et compétents. Saint Lary Soulan est une destination très réputée pour le VTT, avec de superbes parcours de grande qualité, bien balisés et très beaux, du débutant à l’expert. C’est normalement une expérience accessible à tous, surtout en trottinette, plus sécurisante (parce qu’on descend facilement) – mais moi, ce coup ci, je déclare forfait 😅 Je ne retenterai pas : je me connais assez pour savoir que j’ai très peu de blocages, mais que celui-ci est trop puissant, je me concentrerai donc sur tous les autres sports que j’aime.

    Au cœur du terroir : rencontrer les éleveurs de Saint Lary Soulan

    J’aime le tourisme à la ferme, et les Pyrénées sont résolument une terre de pastoralisme. Ici on pratique un élevage extensif, traditionnel, ancré dans un terroir ancestral. Outre la famille d’éleveurs bovins rencontrés sur l’estive avec Daniel, Marion et moi sommes allées à la rencontre de deux éleveurs dans la vallée de Saint Lary, et ce furent deux très belles rencontres, empreintes d’authenticité et d’une passion sincère.

    A La ferme vignécoise, Patrice élève le porc noir de Bigorre, une race de cochon unique au monde. Cette race est célèbre pour la qualité de sa viande, qui ne contient pas de « mauvaises graisses », ce qui fait que le jambon noir de Bigorre est considéré comme un mets d’exception. Son élaboration est longue et stricte, avec notamment des règles d’élevage précises. Les cochons sont élevés en plein air, pendant 18 à 24 mois, et nourris de la façon la plus naturelle possible , sur de très grandes parcelles. Ils mangent du blé, des pommes, des glands… et aucun aliment susceptible de dénaturer le goût de leur chair. Patrice fait partie de ceux qui se sont battus pour sauver cette race qui a failli disparaître , car peu rentable. On sent sa passion pour ses cochons élevés longtemps, en plein air, au cœur des montagnes, et pour leur viande d’exception. On est bien loin du cochon de batterie ou du jambon industriel quand il nous fait goûter ce jambon au goût fabuleux, accompagné d’un verre de vin blanc pyrénéen.

    Patrice le dit lui même : le plus dur, c’est de ne pas trop s’attacher à eux… car ils sont vraiment sympas. La rencontre avec les cochons est un beau moment : ils sont drôles, cabotins, gourmands, envahissants, un peu comme des chiens.

    Autres éleveurs ultra passionnés : La chèvrerie de Gouaux, élevage et fabrique de fromages traditionnels. Le couple d’éleveurs nous ont touchées par l’affection qu’ils portaient à leurs bêtes, qu’ils connaissaient manifestement par cœur. Chaque jour, tant qu’il n’y a pas de neige au sol, l’éleveur conduit le troupeau dans la montagne pour qu’elles mangent de l’herbe fraîche. On sent la complicité très forte qui l’unit à ces chèvres, avec qui il passe ses journées entières. Le soir, les chèvres rentrent à la ferme et sont traites par un système ingénieux : par groupe de huit, elles viennent se positionner à des mangeoires, et l’éleveur place la trayeuse sur leur pis le temps qu’elles engloutissent leur granulé. Puis les portes se réouvrent, les chèvres repartent, et un nouveau groupe arrive.

    Les fromages élaborés avec ce lait de montagne sont un pur régal, un délice absolu ! Marion et moi avons été touchées par ces rencontres avec des éleveurs investis, par ce terroir d’exception où la rudesse du milieu montagnard force à une forme d’authenticité traditionnelle, mais permet de produire des saveurs rares.

    Les bonnes adresses : d’excellents restos à Saint Lary Soulan

    A terroir d’exception, restos merveilleux…

    A Saint Lary, nous avons eu plusieurs coups de cœur, plusieurs repas d’anthologie. Voici quelques bonnes adresses à noter précieusement pour votre séjour pyrénéen ! Bien entendu, vous retrouverez souvent le porc noir de Bigorre, les fromages de chèvre des Pyrénées, et les autres spécialités emblématiques de la région au menu.

    Commençons par notre plus grand coup de cœur : La Grange ! Quel délice… de l’amuse-bouche au dessert, ce fut un festival de saveurs, le meilleur du terroir local sublimé avec créativité, générosité et originalité. Les associations sont à la fois surprenantes et très respectueuses du produit, tout est bon et remarquable, nous avons adoré ce repas et le beau cadre de cette vieille ferme.

    Folles de chats, Marion et moi avons adoré Le Gros Minet, le resto où les félins sont rois. Chats aux murs, chats sur les tables, et vrais chats ronronnants qui viennent rendre visite aux convives attablés en terrasse, un vrai bonheur pour nous, la déco parfaite ! Le restaurant propose des planches de tapas de spécialités pyrénéennes et espagnoles de grande qualité, en lien direct avec les producteurs locaux, et d’excellentes salades.

    Autre belle expérience gastronomique : La Pergola. Nous y avons déjeuné, il paraît que le dîner est encore plus exceptionnel – le rapport qualité/prix de cet excellent restaurant est remarquable, nous nous sommes régalées d’un bout à l’autre et j’ai adoré le décor à la fois montagnard, arty et décalé de ce bel hôtel-restaurant logé dans un jardin enchanteur. Notez aussi l’adresse pour une nuit dans un cadre intimiste et fleuri.

    Envie d’une pizza après une longue journée de sport ? Un classique, mais qui fait toujours plaisir ! Après l’accrobranche, la trottinette de descente et la piscine, nous nous sommes régalées de pizzas maison au feu de bois Chez Luigi, avec des ingrédients frais et de qualité.

    Enfin, pour un déjeuner ou un dîner au cœur de ville, l’ICC ou Izard Café Central est à la fois un resto qui sert notamment un joli choix de poissons et un bar musical à l’ambiance lounge sympathique.

    Je finis avec une boutique qui n’est pas un restaurant, mais où vous vous régalerez quand même : la Maison du gâteau à la broche ! Impossible de passer à côté de cet immense classique de l’Occitanie, surtout pas dans cette boutique chaleureuse et conviviale qui donne follement envie de tout goûter – on se serait crues chez Hansel et Gretel !

    Continuons maintenant avec les bonnes adresses, côté hébergement cette fois. Si vous cherchez où dormir à Saint Lary, Marion et moi avons un immense coup de cœur à vous présenter…

    Où dormir à Saint Lary Soulan ? Un gîte d’exception, Les Hauts de Saint Lary

    Quelle adresse merveilleuse ! Lors de notre séjour à Saint Lary Soulan dans les Pyrénées, Marion et moi sommes tombées amoureuses d’un endroit vraiment extraordinaire : les Hauts de Saint Lary. Nous avons tellement aimé cet hébergement que nous nous sommes réellement senties « chez nous », et pendant tout le séjour, nous en parlions comme de « la maison »… avec un pincement au cœur au moment du départ ! Un vrai coup de foudre.

    Où dormir à Saint Lary Soulan ? Un gîte d'exception, Les Hauts de Saint Lary
    On peut rester aux Hauts de Saint Lary pour toujours ?

    Il s’agit d’un village de chalets de toute beauté, idéalement situé au-dessus de Saint Lary dans les montagnes majestueuses. Au centre du hameau, on retrouve une petite épicerie de produits locaux, une salle de sport avec poids, tapis et machines, et un espace bien être comportant un sauna (que nous n’avons pas utilisé, car nous avions un sauna privatif dans notre propre chalet). Mais surtout, les Hauts de Saint Lary, ce sont des chalets d’un confort et d’un luxe total.

    Notre maison, d’une capacité de 9 personnes, possédait une cuisine intégralement équipée, avec tous les ustensiles dont on peut rêver pour cuisiner « pour de vrai », une grande salle à manger avec une belle table en bois brut, autour de laquelle on rêve de s’attabler entre amis. Quant au salon, il est ultra cosy, avec ses canapés confortables agencés autour du poêle à bois.

    Le meilleur reste à venir : les chambres sont fabuleusement lumineuses et confortables, avec une literie de qualité et une vue ensoleillée sur les sommets. Quant aux salles de bain, claires et spacieuses, plusieurs comportaient une belle baignoire.

    Où dormir à Saint Lary Soulan ? Un gîte d'exception, Les Hauts de Saint Lary

    Le clou : notre sauna à nous ! Quel bonheur de retrouver, comme en Finlande, le plaisir d’une séance de sauna brûlant à la fin de la journée…

    Nous nous sommes vraiment senties chez nous pendant ces trois jours. Le confort, les équipements, l’ambiance cosy… c’était une bulle de bien être merveilleux. On s’est promis de revenir cet hiver avec tous nos potes (9 places, ça se remplit) ! Faites-nous signe si vous voulez être de la partie 😉

    Les beaux villages de la vallée d’Aure

    Lors de notre séjour à St Lary, nous avons aimé prendre le temps d’explorer ces villages de la vallée d’Aure, au cœur des Pyrénées. Pierres grises, ardoises noires, lavoirs et fontaines, patous et clochers romans, nous touchons du doigt une vie montagnarde très ancienne, où France et Espagne se mélangent sur les versants ensoleillés, où on suit les troupeaux dans la montagne et où l’eau jaillit sur les vieilles pierres…

    Il y a Soulan, notre coup de coeur, idylle pyrénéenne fleurie et parfaite. Sur les hauteurs, ce hameau de carte postale dévoile ses toits d’ardoise grise, son lavoir à l’ancienne, ses vues imprenables sur les sommets, au milieu des géraniums et des façades coquettes.

    Il y a Tramezaïgues, plus secret, son clocher roman, ses ruelles étroites au cœur des pentes abruptes. Un château en ruine et une église ancienne encadrent ce village lové au creux de sa coquille de pierre noire, et on touche à des siècles enfouis…

    Visiter saint lary soulan dans les pyrénées

    Et puis, il y a Saint Lary, bien sûr, le centre névralgique de la vallée d’Aure, le cœur battant, qui célèbre le patrimoine pyrénéen dans ses différentes maisons et musées. A la Maison du Patrimoine, on explore les traditions des montagnes, notamment l’itinérance, on célèbre les matériaux traditionnels, ardoise, bois, pierre, et la vie des générations qui ont bâti ces murs. A la Maison de l’Ours, on évoque ce grand prédateur emblématique, récemment réintroduit dans ces montagnes. A la Maison du Parc National des Pyrénées, on découvre la faune, la flore, l’histoire, la diversité et les chemins de cet espace naturel unique. Et enfin, à la Maison du gâteau à la broche, on se régale !

    Saint Lary est véritablement une clef pour découvrir, comprendre et aimer les Pyrénées.

     Je ressens une grande curiosité pour ce monde que je découvre, et dont je pressens la puissance culturelle, entre proximité espagnole, présence de l’ours, pastoralisme et chants occitans. J’ai déjà envie de revenir, de continuer l’exploration de ces autres belles montagnes françaises, moi qui ai grandi au pied des Alpes, et qui suis curieuse de la beauté et de la richesse de ces sommets méridionaux…

    Visiter saint lary soulan dans les pyrénées

    J’ai été aussi frappée par la vraie chaleur et gentillesse de toutes les personnes que nous avons rencontrées – Marion et moi avons été touchées par la qualité de l’accueil reçu, partout. Le Sud-Ouest me touche toujours par le soleil dans le coeur des gens…

    Merci à l’office du tourisme de Saint Lary Soulan, notamment à Manu, à Links, notamment à Jean-Camille, et à tous ceux qui nous ont accueillies dans les restaurants, les boutiques, les sports, les élevages, pour ce très beau séjour qui nous a touchées.

  • Luxeuil et les Vosges du Sud, délices et sensations

    Connaissez-vous la région de Luxeuil-les-Bains ? Nous sommes dans les Vosges du Sud, juste en limite méridionale du mythique massif bleu, dans une région de lacs, de sources et de délices authentiques. Cet été, nous avons eu le plaisir de découvrir cette belle destination en Haute-Saône, pour un séjour placé sous le signe de la nature, de la gastronomie et du thermalisme. On vient ici pour se baigner dans les eaux chaudes, pour randonner autour des étangs et dans les forêts préservées, et pour découvrir un patrimoine architectural, artisanal et gastronomique remarquable, entre beaux monuments, savoir-faire traditionnel et terroir délicieux !  Notre séjour fut riche en sensations et en insolites, entre un marché nocturne effréné, une cabane au bord d’un lac, des baignades riches d’histoire et de détente à la fois, des alcools, des jambons et la plus ancienne verrerie d’Europe. Je vous l’avoue : Marion et moi ne connaissions absolument pas cette région avant notre séjour, et nous avons pris un immense plaisir à découvrir ses multiples facettes, dans une atmosphère de vraie convivialité. Voici un joli coin de France en dehors des grands axes, et qui a le bon goût d’être peu touristique, abordable et chaleureux.

    Découvrir la région de Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud

    De nombreuses photos de ce reportage – non seulement toutes celles dans lesquelles je figure, mais de nombreuses autres aussi – sont l’œuvre de Marion Carcel alias Foehn Photographie, photographe professionnelle en Rhône-Alpes. Nous formons toutes les deux un duo de blogueuses, photographes et voyageuses ravies d’explorer les beautés du monde.

    Marion dans les jardins de la verrerie La Rochère.

    Luxeuil-les-Bains, l’autre ville rose

    Commençons donc par la « capitale » de la destination, la jolie ville de Luxeuil-les-Bains. On dit souvent de Toulouse qu’elle est la ville rose, Luxeuil m’est apparue comme l’autre ville rose de l’Est. La ville est entièrement bâtie en un grès rose très particulier qui n’est pas monogramme, mais contient toutes sortes de nuances et de variations, un véritable camaïeu de pastels et de rouges tendres.

    Découvrir la région de Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud
    Découvrir la région de Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud

    Luxeuil doit son nom à un Dieu gaulois des sources, Luxiosius, car avant même l’époque romaine, les Celtes se baignaient déjà dans ses sources chaudes naturelles. Le site de Luxeuil est attesté depuis plus de deux mille ans, et plusieurs civilisations se sont succédées sur ces terres fertiles.
    Les célèbres thermes de Luxeuil perpétuent cette tradition millénaire, et ont connu leur heure de gloire sous Napoléon III, quand il vint y prendre les eaux avec son épouse en 1856.

    Mais ce qui m’a le plus marquée à Luxeuil, c’est le patrimoine médiéval. Au cœur de ville trône la tour des Echevins, qui offre une vue fabuleuse sur le centre historique.

    Une puissante famille du XVe siècle, les Jouffroy, nous a laissé en héritage de sublimes maisons et hôtels particuliers, qui donnent beaucoup de cachet à ce cœur riche d’une histoire prestigieuse.  

    Au rez-de-chaussée de la tour des Echevins, on découvre une sidérante collection de pierres tombales datant de l’époque romaine, témoignant de l’histoire si riche de Luxeuil, et du réalisme saisissant de l’art funéraire antique.

    Enfin, l’amoureuse des églises que je suis a le cœur qui bat pour la basilique St Pierre, restaurée par le fameux Viollet-le-Duc. J’ai adoré son orgue monumental, qui date du XVIIe siècle et dont les boiseries sont une merveille de délicatesse, avec un majestueux Atlas soutenant l’ensemble, et des atlantes entre les différentes sections…

    J’ai également été touchée par l’ancien cloître de l’abbaye, aux arcades délicieusement poétiques, aujourd’hui rendues à la vie civile.

    Luxeuil-les-Bains, bénie par les eaux

    Luxeuil-les-Bains est résolument une ville d’eau. Son nom vient de Luxovius, Dieu gaulois des eaux. Déjà avant l’époque romaine, les Celtes avaient découvert les différentes sources d’eau chaude naturelle, qui jaillissent à des températures étonnantes, 50 et 60 degrés, faisant de Luxeuil une petite oasis balnéaire au pied des Vosges.
    Dès la fin du XVIIIe siècle, on découvre les vertus thérapeutiques de ces eaux riches en minéraux et en bienfaits. Luxeuil-les-Bains devient une station thermale très à la mode, d’où la magnifique allure élégante et rétro de l’établissement thermal, toujours en activité aujourd’hui. Ce lieu un peu hors du temps est un régal pour les passionnés d’histoire, avec la conservation d’arches originelles datant de 1768, de nombreuses inscriptions attestant du passage des visiteurs prestigieux comme Napoléon III et Eugénie, ou encore l’ambiance générale du bâtiment, avec ses arches, ses grands couloirs solennels et son décorum.

    Réservé aux curistes le matin, l’établissement est ouvert au grand public l’après-midi. Il comporte une vaste piscine sous une verrière, avec de nombreux jets, un couloir de marche à contre-courant, un sauna, un hammam, de nombreuses plus petites piscines et lieux de détente, et surtout, des cabines de soin. Marion et moi avons pu tester deux soins, un bain bouillonnant aux huiles essentielles, très délassant, et un autre que j’ai adoré, un massage par un matelas hydraulique vibrant et variant les points de pression – j’aurais pu y passer des heures ! J’ai beaucoup aimé la partie de l’établissement réservée aux soins, avec son bassin fontaine lumineux, les arches historiques de brique rose de la galerie de repos, c’est là que j’ai le mieux ressenti toute la richesse du lieu.

    Découvrir les thermes de Luxeuil-les-Bains
    Découvrir les thermes de Luxeuil-les-Bains
    Découvrir les thermes de Luxeuil-les-Bains


    L’offre de soin est très riche, les tarifs abordables, l’établissement propre, spacieux et lumineux. La seule chose à noter, c’est qu’il s’agit avant tout d’un établissement thermal thérapeutique, où on doit porter le bonnet de bain – l’atmosphère peut donc paraître un peu froide ou médicale à un visiteur plus habitué à des thermes plus « disneylandisées » comme les thermes d’Erding à Munich. Si vous êtes à la recherche d’une atmosphère plus romantique et intimiste, sachez que vous avez également à Luxeuil des hôtels-spas…

    L’hôtel Beau Site, le plaisir d’un hôtel spa romantique à Luxeuil

    En quête d’une jolie adresse pour un week-end en duo à Luxeuil ? Je vous recommande le merveilleux hôtel de charme où nous avons dormi Marion et moi : l’hôtel Beau Site avec son restaurant gastronomique, sa grande piscine extérieure, et son spa privatif, que nous avons eu pour nous toutes seules pendant une heure, profitant du jacuzzi et du sauna.

    hôtel spa à luxeuil les bains

    J’ai adoré l’ambiance de cet hôtel créé à la Belle Époque, qui a gardé boiseries, escaliers et décoration joliment ancienne, et qui est lui aussi résolument axé sur le bien-être.
    Notre dîner à l’hôtel Beau Site a été une vraie réussite. Nous avons commencé en découvrant une spécialité locale, le Crillon ou vin de rhubarbe, un délice inattendu. Et sur cette lancée, nous avons savouré un menu très fin, frais et coloré, dans une ravissante ambiance sur la pelouse au coucher du soleil. Une jolie adresse !

    Restons dans les eaux, mais cette fois, au cœur de la forêt…

    La Source du Planey : un site extraordinaire… à cheval !

    Un des plus beaux souvenirs de notre séjour dans les Vosges du Sud restera la découverte d’un site extraordinaire : la source du Planey à Anjeux. Des nuances de turquoise et d’émeraude d’une vivacité incroyable teintent les eaux de ce gouffre poétique qui jaillit au cœur des bois. Moi qui aime passionnément les lacs de montagne, je suis enchantée par ce site mystérieux où les reflets décuplent encore la beauté des eaux…

    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud

    Nous avons de surcroît eu le bonheur de le découvrir à cheval, avec les chevaux adorables du centre équestre de la Combeauté, qui propose de nombreuses activités en extérieur. Je sais que certains d’entre vous partagent ma passion des chevaux, sachez donc que la région de Luxeuil est un vrai paradis méconnu pour le tourisme équestre. De nombreuses boucles aménagées et balisées, avec des gîtes équestres situés sur le parcours, jalonnent la Haute-Saône. Le parcours qui nous mène à la somptueuse source du Planey s’appelle « les Sources en forêt », c’est un bel itinéraire facile de 21km qui conduit sur de jolis sentiers au cœur des bois, loin des voitures et des dangers. Nous sommes avec un groupe de cavaliers passionnés qui travaille à l’aménagement des itinéraires, et qui entend bien montrer que les Vosges du Sud sont une belle destination équestre, prête à accueillir plus de cavaliers sur ses boucles aménagées et sécurisées ! Cela a été un vrai bonheur pour Marion et moi d’allier magie du site et plaisir du cheval…

    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud
    La source du Planey, site sublime dans les Vosges du Sud

    Bien sûr, le site est également accessible aux piétons, soit par un itinéraire direct et très simple (environ 1km de marche), soit par plusieurs chemins de randonnées permettant de faire une plus grande boucle à travers cette forêt poétique.

    Anjeux, « village des sorcières » : mythe et histoire

    Une de mystère et de magie nimbe la source du Planey : on raconte que les sorcières se réunissaient pour le sabbat autour du gouffre, et parlaient aux démons dans ses eaux phosphorescentes. Dans les bois, on trouve trace des « quatre bornes » placées à la croisée des chemins, qui seraient un lieu de rendez-vous avec le diable.

    tourisme équestre vosges du sud

    Mais en réalité, l’histoire des sorcières d’Anjeux est tragique. Dans l’hystérie des grands procès en sorcellerie du 17e siècle, plus d’un quart de la population d’Anjeux fut soupçonnée d’hérésie. Un climat de paranoïa et de brutalité collective régna pendant plusieurs années, et de nombreuses personnes (notamment des femmes) accusées de sorcellerie furent brûlées vives en place publique.

    La place où se tint le bûcher…

     « Village des sorcières », Anjeux est un beau village traditionnel qui commémore ce passé de deux façons, tout d’abord par le folklore (petites chouettes, maisons d’hôtes jouant sur le thème de la sorcière…), mais aussi et surtout par la mémoire. Certains descendants des victimes de la persécution vivent encore à Anjeux aujourd’hui, et le sujet reste douloureux. Au-delà du folklore, notre guide a pris le temps de nous parler de la réalité historique, et de nous conduire sur la place où le bûcher se dressait autrefois. Ce village mérite une visite, d’autant que le « parcours de la chouette » vous conduit d’une curiosité à l’autre, et raconte cette histoire puissante.

    Fourgerolles, au pays de la cerise

    Les Vosges du Sud sont véritablemement le pays de la cerise. Si vous aimez les cerisiers en fleurs, sachez une chose : nul besoin d’aller au Japon, prenez plutôt vos billets pour Fougerolles en Haute-Saône au printemps. Je regardais ces vergers de cerisiers à perte de vue, et j’imaginais leur floraison en mai, un océan de blanc et de rose à l’assaut des collines… un vrai paysage de carte postale.

    La région est célèbre pour un produit phare : le kirsch de Fougerolles AOP, une eau-de-vie à base d’une variété de cerises typique de la région, la guigne. Au XIXe siècle, Fougerolles fait fortune avec cet alcool exporté dans toute la France, ainsi qu’avec un autre breuvage de réputation sulfureuse, l’absinthe. Situé dans un ancien domaine de production du XIXe siècle, l’écomusée du pays de la cerise retrace l’histoire de la production, ses techniques, et surtout le rôle considérable que ces alcools ont joué dans la prospérité de la région.

    ecomusee du pays de la cerise fougerolles vosges du sud

    Entre belle maison meublée au goût Napoléon III, vergers de cerisiers, ustensiles d’époque et expositions passionnantes, la visite m’a beaucoup intéressée. L’exposition retrace le rôle considérable qu’a joué l’alcool dans la sociabilité française, sans occulter les ravages en termes de santé publique qu’il a causé. Aujourd’hui, l’absinthe (de nouveau autorisée) et le kirsch de Fougerolles se veulent produits haut de gamme des grandes occasions, à consommer avec modération !

    Nous avons enchaîné sur une visite que j’ai adorée et que je vous recommande chaudement, celle de la distillerie Paul Devoille. Depuis 1859, cette exploitation est restée fidèle à la production traditionnelle de kirsch, liqueurs et absinthe, et la visite est tout simplement magnifique, avec les énormes alambics de cuivre, les greniers dans lesquels les alcools vieillissent dans des paniers d’osier dans une lumière tamisée,

    Ne manquez pas le merveilleux « jardin de la fée verte », où de petites fées de métal vous guident à travers une collection bucolique de plantes et fruits utilisés dans la fabrication d’alcool.

    Je suis une grande amatrice de ces atmosphères artisanales où perdure le geste manuel, et le goût du travail bien fait : voir les bouteilles scellées à la main avec de la cire fondue, voir les liqueurs vieillir dans leur écrin de vannerie tissée à la main, m’a beaucoup touchée.

    Je ne bois pratiquement jamais d’alcool, je n’ai que trempé les lèvres dans la crème de cerise noire à la dégustation, mais j’ai vraiment été séduite par ces visites d’une grande beauté visuelle et d’une vraie richesse historique. Et si vous êtes amateur de liqueurs, vous vous régalerez chez Paul Devoille, dont la collection est impressionnante : des liqueurs de tous les fruits, de fleurs, différentes absinthes de la série « Libertine » cherchant la fidélité à la recette originelle, celle dont raffolaient Baudelaire et Rimbaud… vous trouverez forcément votre bonheur.

    Continuons la virée gastronomique, car les Vosges du Sud savent régaler leurs visiteurs..

    Se régaler à Luxeuil, entre jambon et flonflons

    En France, on prend la gastronomie au sérieux, vous le savez. Et Luxeuil-les-Bains, dans les Vosges du Sud, ne vous laissera pas mourir de faim.

    Commençons par l’iconique jambon de Luxeuil. La recette est ancestrale : elle proviendrait des Séquanes, un peuple gaulois ! Imaginez, peut-être tenons-nous l’authentique recette du sanglier d’Obélix 😉 Un petit groupe de producteurs passionnés continue de porter le flambeau de ce jambon haut-de-gamme et gastronomique, qui respecte un processus de fabrication très strict. Une cuisse entière de porc IGP Franche-Comté sera frottée à la main avec du sel, des baies de genièvre, du vin rouge d’Arbois et des aromates, avant d’être fumée au feu de bois et séchée pendant neuf mois au moins. Nous avons découvert toutes les étapes, et dégusté le produit, à la maison Daval, au cœur de Luxeuil, où nous avons encore une fois senti l’amour du travail bien fait.

    Marion et moi avons ensuite rendu visite à l’un des producteurs de porc associés à la démarche jambon de luxeuil, la famille Menigoz à St Bresson. On y trouve un concept hyper original qui nous a vraiment séduites : un Bar à Terrines à la ferme, directement sur l’exploitation, un cadre à la fois cosy et décalé entre tracteurs et silos, avec juke boxs et canapés colorés. On y mange exclusivement des produits locaux et fermiers, directement du producteur au consommateur. Le rapport-qualité prix est spectaculaire, avec un menu complet ultra copieux à … 14,50 euros. Imaginez, pour ce prix, vous recevrez une première sélection de charcuteries (jambon de Luxeuil, notamment), puis une assiette de terrines, des crudités généreusement servies, des frites maisons exquises, un plateau de fromage, des glaces artisanales à la mirabelle, le tout 100% local et fermé, provenant directement du producteur. L’accueil est chaleureux et familial.

    Retour ensuite à Luxeuil pour découvrir un super joli resto bistronomique en face de l’abbaye, L’Annexe du Café français, où nous nous régalons dans un décor raffiné et original, entre dirigeables et lampes steampunk, lys blancs et tapisseries raffinées. Nous déjeunons avec Lucie, talentueuse et adorable blogueuse qui se consacre « A la conquête de l’Est », dont les conseils enrichiront votre visite en Franche-Comté…

    Mais n’oublions pas l’expérience gastronomique incontournable à Luxeuil en été : le marché nocturne !

    Les marchés nocturnes de Luxeuil-les-Bains, une ambiance extraordinaire

    Tous les mardis soir de l’été, la ville de Luxeuil se transforme en grande fête à ciel ouvert, avec de la nourriture (beaucoup de nourriture), des artisans, des artistes de rue, de la musique, bref, une déambulation joyeuse et festive dans la lumière du couchant, et des tas de spécialités franc-comtoises à découvrir. Et l’ambiance est géniale, vraiment. Cela restera une des soirées les plus joyeuses et fun de l’été, où on s’est vraiment régalées toutes les deux.


    Loin de moi l’idée de dénoncer, mais il se pourrait que quelqu’un ait repris deux fois du punch, il se pourrait que quelqu’un ait passé 2h à danser sur tous les trucs kitsch qui passaient à portée d’oreilles, il se pourrait que quelqu’un ait pris en entrée un énorme beignet de cerises noires de Fougerolles avant d’enchaîner sur une poêlée franc-comtoise à la saucisse montbéliarde et à la cancoillotte artisanale, puis de finir sur une tarte flambée au munster en guise de digestif… Peut-être. Je ne dirai rien. Mais miraculeusement, entre alcool, hits des années 90, fromage et sucre, on a quand même trouvé le temps de faire quelques photos du magnifique cœur de ville sublimé par la lumière du soleil couchant, puis par les lumignons de la fête. Des artistes talentueux assuraient un spectacle cabaret de qualité, l’ambiance était résolument à la fête, et les gens, très chaleureux.

    marché nocturne luxeuil les bains vosges du sud

    On a adoré ce moment convivial dans le cœur médiéval de la belle Luxeuil. Si vous passez dans la région le mardi soir en été, je recommande vraiment, c’est une immersion express dans toutes les spécialités et la joie de vivre franc-comtoise.

    Dormir au bord des lacs des mille étangs, dans une cabane sylvestre

    Une nuit dans les arbres, entre Tarzan et Robinson, à contempler les étoiles sur le lac, comment ne pas rêver de ce genre d’escapade sylvestre ? Marion et moi avons passé notre dernière nuit dans les Vosges du Sud aux Chalets du Lac, à Passavant-la-Rochère, en bordure du plateau des mille étangs. Au bord d’un joli lac apprécié des pêcheurs se trouvent des chalets, un resto très sympa et savoureux, et quelques cabanes perchées au milieu des grands arbres. Ce fut une vraie nuit d’immersion dans la forêt (nous avons même eu droit à la visite d’une chauve-souris dans notre chambre), cachées à la cime, à savourer un festival de lumières prodigieuses. Le soir, le couchant peignait d’or notre cabane, et allumait mille feux dans les reflets du lac. La nuit y plongeait toutes les constellations, et l’aube plaçait le soleil juste sur notre toit… pour un petit-déjeuner idyllique sur notre balcon, les yeux dans le lac, en mangeant d’énormes myrtilles très sucrées des Vosges.

    cabanes du lac vosges du sud dormir dans une cabane vosges

    Nous avons adoré ces atmosphères si photogéniques, la quiétude apaisante du lac, et aussi la cuisine du restaurant, simple mais fraîche et savoureuse, dans un cadre parfait au bord de l’eau.
    Notre cabane était spacieuse, propre et cosy. Elle comportait un lavabo, un WC, mais hélas pas de douche – les propriétaires, qui ont repris le site très récemment, comptent y remédier, ce qui rendrait l’expérience parfaite !

    Nous étions au bord du célèbre plateau des mille étangs, dans le massif des Vosges. La région est célèbre pour cette mosaïque paisible de lacs et d’étangs dans lesquels résineux et feuillus tendres se reflètent, entrecoupés de forêts et de visions bucoliques de vaches et de foins fraîchement coupés. Entre montagne et campagne, de jolies balades nous mènent dans cet entrelacs de vert et de miroirs… nous avons fait une petite rando de 3h, nous promenant dans la forêt et les champs, à la recherche des lacs.

    mille etangs vosges du sud
    mille etangs vosges du sud

    La Rochère, la plus ancienne verrerie d’Europe

    Notre beau séjour dans les Vosges du Sud s’est achevé par un tour à la verrerie et cristallerie La Rochère, à Passavant-la-Rochère, qui est la plus ancienne verrerie en activité continue d’Europe, depuis 1475 ! Cette magnifique transmission du savoir-verre nous a beaucoup émues, et je suis heureuse de savoir qu’ici en Haute-Saône se perpétue une excellence artisanale et artistique qui a su traverser les siècles. La visite comporte trois beaux points d’intérêt. Tout d’abord, l’observation de l’atelier en lui-même : on voit les verriers souffler le matériau incandescent devant nous, entre forge et finesse, et c’est superbe.

    La visite de la boutique m’a énormément plu : dans cette grande salle lumineuse et colorée qui a des airs de galerie d’art, on retrouve toute la collection de créations superbes. Beaucoup d’objets me font penser au style art nouveau de l’école de Nancy, qui me plaît beaucoup – j’ai étudié 3 ans dans cette ville.

    Enfin, nous irons nous promener dans le poétique jardin japonais attenant à la verrerie, où les ponts nous font jouer avec les reflets… Toute la visite est gratuite – je vous la recommande sans hésitation.

    Marion et moi avons beaucoup aimé cette découverte de la région des Vosges du Sud, autour de Luxeuil-les-Bains, dont nous ignorions tout jusqu’à ce voyage, et que nous avons trouvée riche d’histoire, de patrimoine, d’expériences chaleureuses, de gastronomie savoureuse… ainsi qu’abordable et attachante. On peut vivre ici de très belles choses sans se ruiner, et avec beaucoup de convivialité et de richesse humaine, qui se ressent dans l’artisanat, dans la gastronomie et la qualité des rencontres. J’ai plus envie que jamais de continuer à explorer notre jolie France ! 

    cabanes du lac vosges du sud dormir dans une cabane vosges
    cabanes du lac vosges du sud dormir dans une cabane vosges
    Un peu de light-painting au bord du lac…

    Merci à l’office de tourisme de Luxeuil-les-Bains – Vosges du Sud, et tout particulièrement à Lucie, pour ce séjour dont nous garderons un excellent souvenir.

  • Chamonix, randonnées sublimes et vertige des cimes

    Chamonix est, sans hésitation aucune, un des lieux de l’univers qui font battre mon cœur le plus fort. Difficile d’exprimer la sensation de joie pure que je ressens quand j’arrive dans cette vallée étroite où les langues glaciaires descendent jusqu’aux terres des hommes, où l’Aiguille du Midi griffonne l’azur du ciel avant que surgisse, monstrueux et magnifique, le dôme enneigé du Mont Blanc. Après un merveilleux premier séjour à Chamonix à l’été 2017, Marion et moi sommes revenues passer quatre jours au pays des glaces et des cimes en juillet 2020, et notre amour pour cette destination n’en fut que décuplé.
    Au programme de cet article : un vol en parapente au-dessus de Chamonix, face aux sommets mythiques de la chaîne du Mont Blanc, deux randonnées sublimes, la traversée des Balcons Nord et La Jonction (peut-être la plus belle randonnée de ma vie !), trois nuits dans des hébergements tous attachants et originaux, un petit tour à la librairie mythique des montagnards, une montée magique à l’Aiguille du midi, un lac méconnu, un mur d’escalade, une chapelle romantique, de très bonnes adresses pour se régaler à Chamonix, et un petit concours avec un cadeau à gagner en fin d’article.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...


    Ce voyage était très particulier pour Marion et moi : c’est à Chamonix que nous avons travaillé ensemble pour la première fois, en juillet 2017. Depuis, nous avons réalisé de nombreux reportages en duo. Revenir célébrer nos « noces de froment » (professionnelles !) à Chamonix, trois ans plus tard, nous a comblées de joie. Revenir ensemble à Chamonix… L’émotion nous a toutes les deux saisies quand nous avons su que nous allions retrouver le pays du Mont-Blanc. Pour qui aime les montagnes (et nous les aimons à la folie), Chamonix sera toujours une légende, la mère de toutes les montagnes.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Marion alias Foehn Photographie et moi à la Jonction, heureuses comme tout.


    Toutes les photos de cet article dans lesquelles j’apparais ont été prises par Marion alias Foehn Photographie. Nous formons ensemble un duo de blogueuses, photographes et voyageuses passionnées.

    Chamonix, mythe parmi les mythes

    Aucun amoureux des montagnes ne peut rester indifférent quand il entend le nom de Chamonix. Chamonix est véritablement la porte du ciel : c’est ici, au XVIIIe siècle, que les hommes ont ouvert la voie vers les sommets.
    C’est ici qu’a été inventé, dans les années 1740, le tourisme alpin, lorsque des Anglais en vacances à Genève ont vu au loin la silhouette effrayante du Mont Blanc, « taupinière blanche », « montagne maudite », qu’on tenait loin des royaumes des hommes. Ils s’appelaient Windham et Pocock, et ils ont voulu aller voir le monstre de plus près. Ils ont alors découvert la Mer de Glace, à qui ils ont donné son nom (« it looks like a sea of ice ! ») et se sont pris de passion pour ces langues glaciaires terrifiantes qui descendent vers la vallée de Chamonix. Avant, les hommes fuyaient les montagnes, périlleuses et traîtresses, soudain ils étaient fascinés et désireux d’atteindre les sommets.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    La mer de glace, objet de fascination depuis les années 1740.


    C’est ici qu’a été inventé l’alpinisme, lorsque le 8 août 1786, Jacques Balmat accompagné du Dr Paccard fut le premier à vaincre la « montagne maudite » qu’on disait inaccessible, et toucher les 4800 mètres du Mont-Blanc. Il ouvrit ainsi la voie des cimes dans laquelle s’engouffreraient aventuriers kamikazes et rêveurs foudroyés par l’impitoyable ivresse des sommets.


    C’est ici qu’on a créé les secours en montagne, après un terrible hiver de 1956 où deux jeunes hommes perdirent tragiquement la vie sous les yeux des journalistes du monde entier – Vincendon et Henry, abandonnés de tous. Aujourd’hui encore, impossible de devenir guide de haute-montagne sans passer par l’école d’alpinisme de Chamonix. Cette vallée est mythique, chacun de ses sommets une épopée.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Chamonix, ou le face à face permanent avec la démesure.


    J’aurais tant d’histoires à vous raconter, mais je commence par la mienne : lorsque nous sommes venues pour la première fois à Chamonix à l’été 2017, Marion et moi, nous nous sommes senties « à la maison ». C’est étrange, car aucune de nous n’est venue ici petite, et Chamonix était pour nous une vallée étrangère. Mais quand on grandit avec l’amour des montagnes au cœur – Marion s’est tatoué dans la peau les « siennes », celles du Vercors –, Chamonix est une évidence. Nous avons su aussitôt que nous reviendrions. Et quelle joie, quelle joie !  

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Marion, montagnes dans la peau, yeux perdus dans les Drus

    Voler en parapente face à la chaîne du Mont Blanc

    Notre merveilleux séjour 2020, toujours plus près des sommets, a commencé par une expérience de bonheur fulgurant : un vol en parapente face à l’Aiguille du Midi et au Mont Blanc, avec la compagnie les Ailes du Mont Blanc.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Moment de magie pure.


    Décoller en parapente, se sentir arraché au sol, flotter avec douceur et légèreté au milieu des oiseaux, est une des sensations qui me procure le plus de joie. J’ai eu la chance de voler plusieurs fois en parapente, dont un grandiose premier vol au-dessus des crêtes du Vercors, et vivre cette expérience à Chamonix me faisait rêver depuis : s’envoler face au Mont Blanc, quoi de plus follement romanesque ? Le rêve s’est réalisé cet été…
    Nous avons rejoint en télécabine avec nos moniteurs le site de décollage de Planpraz, un balcon surplombant Chamonix à 2000m d’altitude. Tous les deux sont super, chaleureux et rassurants. Cyrilde, la monitrice de Marion, est la première femme monitrice de parapente que nous rencontrons lors de nos reportages. Elles auront l’occasion de discuter durant leur vol, et Cyrilde confirmera à Marion que si les femmes restent encore rares dans ce milieu, Chamonix est la destination qui en compte le plus grand nombre. Chamonix nous donnera de nombreuses occasions d’explorer la montagne au féminin – ce grand saut avec Cyrilde est une belle première approche ! Mon moniteur, Jérémy, est bien sûr tout aussi adorable et passionnant. J’ai adoré le professionnalisme et l’attitude chaleureuse des deux moniteurs des Ailes du Mont Blanc, une des compagnies historiques et réputées de parapente à Chamonix.

    parapente chamonix
    Marion immortalise sa monitrice Cyrilde.

    Ce vol est magique. L’Aiguille du Midi, le Mont Blanc, les Drus… tous s’offrent à nos regards émerveillés. Nous tournoyons doucement au gré des ascendants, et chaque vue est une nouvelle extase visuelle. Par cet envol, nous tutoyons les cimes, nous sommes enfin à leur hauteur, aériennes et folles de bonheur.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...


    Après trois quarts d’heure de bonheur et d’ivresse de l’apesanteur, nous redescendons vers Chamonix, survolant sa belle église baroque, avant d’atterrir dans un grand champ… mais en pensée, nous mettrons la journée entière à redescendre !

    Voyages romantiques à Chamonix : autour du lac des Gaillands

    Explorons l’imaginaire romantique associé à Chamonix depuis le XVIIIe siècle autour du petit lac des Gaillands et sa chapelle en ruine.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...

    Qui l’eut cru ? Ces belles ruines ne sont pas de « vraies » ruines. Elles ont été construites au XIXe siècle pour conférer une allure mélancolique et pittoresque au lac des Gaillands. A l’époque romantique, les grands poètes, de Lord Byron à Victor Hugo, se passionnent pour cette vallée aux merveilles et viennent écrire à l’ombre des glaciers. La montagne, honnie et évitée durant des siècles, aimante les foules en quête de sublime.

    On voit dans certains hôtels de Chamonix de vieilles photos rétro, avec des dames en robe longue comme celle-ci marcher sur la glace et partir à l’ascension des sommets.

    Le tourisme alpin est alors follement à la mode, Chamonix incarne le sublime, la grandeur de la nature à l’état brut. Mais ces dames en robe ne se contentent pas d’être décoratives, et les belles tenues n’empêchent pas de conquérir les sommets. Ces pionnières deviennent des alpinistes et se montrent incroyablement courageuses. Connaissez-vous Henriette d’Angeville ? Née en 1794, la « Fiancée du Mont-Blanc » fut la première femme à gravir le Mont-Blanc de son plein gré (la toute première était Marie Paradis, une pauvre servante qu’on a contrainte et forcée, traînée au sommet malgré ses supplications terrifiées). Littéralement amoureuse de cette montagne, elle avait demandé qu’on y enterre son corps, devait-elle y périr… Elle fut la première grande alpiniste, et passa sa vie à explorer les sommets.

    Magnifique petit livre inspirant et touchant que j’ai acheté à la librairie Paulsen/Espace Guérin à Chamonix

    Nous aussi, nous avons voulu apprivoiser la montagne. A côté de ce lac se dresse le rocher des Gaillands, falaise d’escalade-école ouverte par l’aventurier Frison-Roche. Ces voies de gneiss facile à grimper sont un excellent endroit pour s’initier à l’escalade. Grimpeuse confirmée, Marion m’apprend les nœuds, les manipulations, me fait découvrir ce sport. Chamonix me donne à la fois des envies de poèmes romantiques et d’escalades vertigineuses. Être une princesse ou être une montagnarde, pourquoi choisir ? Moi aussi, je veux être la reine des neiges…

    L’hôtel Pointe Isabelle à Chamonix, sur les traces d’une grande alpiniste

    La première nuit, Marion et moi dormons à l’hôtel Pointe Isabelle, nommé ainsi en hommage à l’aristocrate anglaise Isabella Straton, qui a réussi la première ascension hivernale du Mont Blanc en 1876 – une vraie prouesse, une entreprise dangereuse et éprouvante, qui suscite aujourd’hui encore le respect. Cette lady rebelle ivre des cimes finira par épouser au mépris des conventions sociales son guide chamoniard, Jean Charlet, et c’est lui qui prendra le nom de Straton.

    Marion et moi avons adoré ce bel hôtel bien situé, dont la décoration élégante et design rend hommage aux femmes alpinistes, entre bottines et crampons. Joli bar un peu rétro, portraits de femmes alpinistes et de suffragettes, bonne table et excellent petit-déjeuner, le Pointe Isabelle a su nous séduire, et nous y avons merveilleusement bien dormi, en rêvant d’aventures givrées…

    Au cœur de Chamonix, la librairie des amoureux des montagnes

    Grandir à Chamonix, sous le regard des Drus, du Mont Blanc et des Aiguilles, c’est être appelé à la grandeur, c’est s’inoculer au berceau le rêve des cimes et la folie des sommets… Nous sommes allées faire un petit tour du cœur de ville charmant et fleuri de Chamonix, où le pittoresque se mêle au grandiose des montagnes toutes proches. La fresque des guides, la statue de Balmat et Paccard, tout appelle à la verticalité, et chaque façade est imprégnée de l’histoire hors normes de ce village qui a changé le visage de la montagne.

    Nous avons pris le temps de découvrir la très belle église St Michel de Chamonix, dont j’aime follement le style baroque savoyard.

    Et cette fois, Marion et moi avons découvert la librairie des fous des montagnes, et y avons fait une véritable razzia. Les éditions Paulsen/Espace Guérin sont LES spécialistes incontestés du livre de montagne. Leur collection de petits livres rouges comme les chaussettes des alpinistes rassemblent les mémoires des grands conquérants des sommets, des récits d’aventure, des histoires d’ascensions vertigineuses, de sauvetages héroïques, d’accidents tragiques et de passion perpétuelle. Les collections de cette maison d’édition sont un incontournable absolu pour les amoureux des montagnes…

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    En fin d’article, je vous proposerai de gagner un de leurs ouvrages.

    Un bon resto à Chamonix : la Fine Bouche

    Nous nous sommes régalées à La Fine Bouche, restaurant gastronomique délicat et abordable un petit peu en marge du cœur de Chamonix. Les produits locaux sont harmonisés avec finesse et précision, tout est exquis – on mange très savoyard, mais de façon plus fraîche et originale qu’ailleurs. Salade de crudités et brick de reblochon, poulet aux morilles, café gourmand avec délice de fruits rouges… tout est un régal.

    Une nuit au Grand Hôtel du Montenvers, seules face à la Mer de Glace

    Ce soir, vous dormez au Grand Hôtel du Montenvers. Ce sera un tête-à-tête romanesque avec la Mer de Glace, un film dont vous êtes le héros.
    Vous montez à la Mer de Glace avec le mythique train à crémaillère rouge vif du Montenvers, comme tant de voyageurs avant vous depuis un siècle. Chamonix se déroule sous vos yeux, le roulement du train est la clef des merveilles.

    chamonix montenvers mer de glace grand hotel (6)
    chamonix montenvers mer de glace grand hotel (6)
    train montenvers


    Vous arrivez au sommet, et la Mer de Glace est à vous. La plate-forme surplombe le glacier et vous restez un long moment fasciné, rêveur, à attendre que le jour descende. Il est 18h. Tout le monde est redescendu vers Chamonix, et il ne reste plus que vous, vous, la Mer de Glace, et les Drus qui accrochent les rais de soleil à leurs aiguilles.

    Mer de glace Chamonix


    Vous marchez vers l’hôtel du Montenvers. Monolithe de granite, il a des airs d’intemporalité radicale, comme les parois des montagnes qui l’encerclent. Il se tient là, hiératique, depuis 1880, mais on le jurerait bien plus ancien, comme s’il avait toujours été là.

    Sa haute façade percée de fenêtres minuscules, ses intérieurs lambrissés comme un wagon de l’Orient Express, ses boiseries et ses escaliers qui s’enroulent autour de leurs lampes d’alpiniste, tout cela lui donne un petit air d’hôtel Overlook, en infiniment plus accueillant. Les chambres portent les grands noms qui vous ont précédés : Byron, Shelley, Châteaubriand…
    Ce n’est plus un refuge rustique comme autrefois, c’est un hôtel à l’élégance sans âge des lieux qui seront toujours à la mode. On y mange sous une grande verrière face aux montagnes magiques.


    Ce soir votre chambre donne sur la Mer de Glace, et vous ne pourrez plus vous détacher de cette vision. La fenêtre vous aspire, votre rêve vous transporte au-dessus des sommets, c’est un voyage imaginaire extatique. Quelle vue, quelle vue. Quelle chance inouïe de dormir ici.

    Vous verrez dans le soir les dernières lumières incendier les Drus d’un rouge étincelant, puis les étoiles se suspendre aux montagnes, et à l’aube, l’or pur du matin couler sur les Grandes Jorasses.

    Montenvers hôtel mer de glace
    Vue de notre chambre la nuit, par Marion (pendant que je dormais profondément, car au-delà de 23h, il ne faut plus rien exiger de moi).
    Montenvers hôtel mer de glace
    Mais j’ai immortalisé le lever de soleil sur les grandes Jorasses, pendant que Marion, elle, essayait de dormir.
    Montenvers hôtel mer de glace
    Vers 9h, le soleil passe au dessus des Drus… il est temps de se mettre en route.


    Tant d’alpinistes, tant de poètes, tant de cordées et d’envolées… il y a tant de fantômes ici, tant de spectres amoureux de Chamonix passent dans la lumière changeante. Vous êtes entré dans la bobine, vous faites désormais partie de l’histoire. Vous aussi, vous avez accroché un petit bout de votre cœur au sommet des Drus. De toute votre vie, vous n’oublierez jamais cette nuit au Montenvers.

    Une belle randonnée à Chamonix : la traversée des Balcons Nord, du Montenvers au Plan de l’Aiguille

    Après notre nuit magique à l’hôtel du Montenvers, nous entreprenons la belle traversée par les balcons Nord jusqu’au Plan de l’Aiguille, au pied de l’Aiguille du Midi. Cette randonnée assez facile d’environ 3h offre un concentré de paysages mythiques de Chamonix : partant du Montenvers, on s’élève jusqu’au Signal de Forbes, qui surplombe la Mer de Glace, avant de longer la vallée de Chamonix en direction de la silhouette triomphante de l’Aiguille. Les roses des Alpes encadrent le glacier tout au long de l’ascension vers le Signal, et le ciel éclatant souligne la beauté pure de ces paysages gorgés de lumière… nous sommes heureuses, enchantées.

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    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...

    Nous réalisons la jonction entre deux refuges mythiques de l’histoire de Chamonix : le Montenvers, côté mer de glace, et le refuge du Plan de l’Aiguille. Deux nuits dans les montagnes, entre paysages grandioses et fantômes d’une histoire épique, deux nuits de rêve sans toucher terre, sans redescendre vers la vallée – nous portions nos affaires pour les deux nuits dans nos sacs à dos.

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Le refuge du plan de l’Aiguille, point final de notre traversée des Balcons Nord.

    Les buvettes d’altitude de Chamonix : une expérience incontournable

    On trouve à Chamonix un type de restaurants qui nous a énormément séduites, Marion et moi : les buvettes d’altitude. Ce sont de petits cafés/restos situés très haut et accessibles seulement aux marcheurs (au terme de promenades plus ou moins longues : certaines buvettes sont à 1h de marche de la télécabine la plus proche, d’autres 10 min seulement). Elles ouvrent en été et sont ravitaillées par hélicoptère, lors de rotations très impressionnantes : l’hélico arrive, dépose la cargaison de nourriture et repart avec les déchets ! Ce sont de véritables oasis idylliques au cœur des montagnes, où la sensation de dépaysement est radicale. Si vous venez à Chamonix, je vous recommande vraiment de leur rendre visite.

    Lors de ce séjour, nous avons dormi au refuge du Plan de l’Aiguille, qui fait buvette et gîte, qui offre une vue sublime sur l’aiguille du Midi et le glacier des Bossons et par ailleurs, la meilleure tarte à la framboise de ma vie.

    Contrairement à l’hôtel du Montenvers, qui est aujourd’hui un bel hôtel de luxe, le gîte du Plan de l’Aiguille est resté un refuge traditionnel de montagne. Cela est rustique et simple (douches communes, lits superposés), mais propre et confortable, et une certaine intimité est possible : Marion et moi avions une chambre à deux. J’ai beaucoup aimé cette nuit au refuge du Plan de l’Aiguille, avec un dîner fait maison face au coucher de soleil à 2000m d’altitude dans la flamboyance du soir, et la rencontre avec les alpinistes qui dorment ici pour attaquer leurs courses vers les aiguilles chamoniardes à 3 ou 4h du matin. Cette authentique ambiance de montagne m’a beaucoup séduite.

    Lors de notre séjour, nous avons aussi dîné à la Buvette du Cerro, qui cultive une ambiance de fête un peu hippie, propose un menu 100% locavore, de nombreux concerts et évènements. On y trouve les morceaux de l’avion qui a tragiquement fini sa course contre le Mont Blanc, le Malabar Princess, des habitués un peu déjantés et chaleureux, une déco colorée et originale, et d’excellents desserts. J’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette buvette, et l’accueil du gérant.

    On accède à la Buvette du Cerro par une petite marche d’environ 20 min, en passant au-dessus d’un torrent déchaîné et d’une belle cascade – j’ai adoré cette vision tellement typique des Alpes !

    En montant à la Jonction, nous avons aussi découvert la buvette du Chalet des Bossons, située à l’arrivée du télésiège. 1h de marche plus haut, on accède à la Buvette des Pyramides. Toutes deux sont situées directement sur le glacier des Bossons avec une vue spectaculaire. Je vous en parle davantage plus bas, en vous racontant la randonnée à la Jonction.

    En 2017, nous avions aussi dormi et dîné à la buvette des Mottets, dans une bulle pile en face des Drus. Retrouvez cette belle expérience dans mon article sur notre précédent séjour à Chamonix en 2017.

    Blog Chamonix : restaurants à Chamonix, hébergements insolites, bel hôtel romantique à Chamonix
    Dormir dans les bulles des Mottets face aux Drus

    Nous rêvons cette fois de retourner à Chamonix pour tester la buvette du Chapeau, qui offre une vue sublime sur la Mer de Glace. Pour une expérience montagnarde profondément dépaysante, entre vues magiques, produits locaux et sensation de déconnexion, on ne fait pas mieux…

    L’Aiguille du midi et le lac bleu

    Comment ne pas être fasciné par cette cage de métal et de verre dressée au sommet de la plus haute des aiguilles de Chamonix, qui culmine à 3842 mètres ?

    Elle symbolise toute l’obsession des Chamoniards pour leurs sommets mythiques, le courage et l’opiniâtreté de ceux qui ont construit, au début du XXe siècle, le plus haut téléphérique alors jamais bâti par l’homme, jetant les câbles d’acier à l’assaut du vertige. Au fil des années, on n’a cessé de rajouter des salles à l’Aiguille, qui est aujourd’hui un véritable labyrinthe, un entrelacs fabuleux de terrasses et d’escaliers à pics sur la magie des 4000m des Alpes. Le Mont Blanc, les Fiz, le Mont Rose, le Cervin… tous s’offrent à notre regard ébloui depuis les innombrables points de vue.

    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi
    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi


    Marion et moi sommes restées des heures à nous perdre dans cet océan de blanc, glaciers et sommets drapés de neiges éternelles, vues jusqu’à perdre l’horizon au loin dans les plaines, par-delà le royaume des Alpes. Du côté de l’arrête des cosmiques, on voit les alpinistes descendre encordés vers la Vallée Blanche, ou monter vers le Mont Blanc du Tacul, silhouettes minuscules et intrépides dans un océan de glace.

    Au Pas dans le Vide, on joue à se faire peur en surplombant l’à-pic sur un plancher de verre.

    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi
    Panorama du Mont Blanc et des monts environnants, par Marion

    Cet endroit est magique, il faut monter à l’Aiguille au moins une fois dans sa vie quand on aime les montagnes. En ce qui me concerne, c’était ma 3e montée à l’Aiguille – mais la seule fois où j’ai vu, savouré, profité tout mon saoul, car l’Aiguille est un véritable accumulateur à tempêtes, un aimant à brumes et orages, et les deux fois précédentes, je n’ai rien vu, tant elle était emmaillottée de brouillard. Mais cette fois-ci, le ciel était vide, l’azur éclatant, et cette vue me restera en mémoire comme une des plus belles de ma vie… Je connais peu de points de vue de ce type, aussi radicalement fascinants. 

    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi

    Au pied de l’Aiguille du midi, une petite pépite tend un miroir aux sommets enneigés : le lac bleu, aux eaux nourries par les glaciers, au cœur d’un fascinant chaos rocheux qui invite à l’escalade. Nous sommes entourées de sommets mythiques, d’alpinistes qui partent à la conquête des aurores vertigineuses, de silence brisé par les seuls choucas. Ce lieu me fascine. Je me sens projetée au cœur d’un royaume secret et mystique, du temple suprême de ma fascination pour les montagnes… aimantée par ces sommets, appelée à revenir encore et encore…

    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi
    Que faire à Chamonix ? Randonnées à Chamonix : randonnée de la Jonction, du lac bleu, de la traversée des balcons nord...
    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi
    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi
    Que faire à Chamonix ? Montée à l'aiguille du midi

    La plus belle rando de Chamonix ? La randonnée de La Jonction

    C’était une randonnée dont je rêvais depuis des années, je me répétais son nom comme celui de quelque créature légendaire : La Jonction. La plus belle randonnée de Chamonix, sans aucun doute une des plus belles randonnées des Alpes – et de ma vie ! A 2589m d’altitude, après près de 1600m de dénivelé, le randonneur épuisé mais fasciné arrive dans un autre monde, au cœur de l’empire des glaces : à la jonction du glacier des Bossons et du glacier de Taconnaz, avec à sa gauche les 3842m de l’aiguille du midi, à sa droite, derrière le dôme du Goûter, les 4810m du Mont Blanc.

    Nous sommes dans un monde où les mots s’effacent dans la sidération, où la sidération est telle qu’on ne sait plus quoi écrire, quoi photographier, il faut juste s’asseoir là et regarder, regarder les vagues de glace qui s’écrasent contre les falaises comme les lames d’une mer tempêtueuse, regarder les langues de glace qui descendent vers la vallée et sentir les murailles blanches qui crachent leur haleine gelée. La Jonction est une autre galaxie, un pays de vertige. Je ressens une émotion puissante à chaque fois que je repense à cette journée, à la longue, longue ascension vers les sommets, d’abord en sous-bois sur des sentes douces, puis sur des pentes toujours plus raides et empierrées, vers l’empire des glaces, vers la reine des montagnes, vers le rêve à l’état brut. J’ai rarement tant aimé les Alpes que ce jour-là. C’est, sans exagération aucune, un des lieux qui m’aura le plus marquée de ma vie. Chamonix, Chamonix, tu es un miracle toujours renouvelé.

    La randonnée de La Jonction : tracé et difficulté

    Parce que vous m’avez posé beaucoup de questions sur cette randonnée sur Instagram, j’ouvre un petit paragraphe pratique. Petite précision d’emblée quant aux photos en grande robe rose : évidemment, je n’ai pas randonné dans cette tenue, La Jonction est une rando difficile et éprouvante, j’avais une tenue adaptée et je me suis changée en haut le temps de quelques photos ambiance reine des neiges 😉

    Comment accéder à la randonnée de La Jonction ?

    Garez vous au télésiège du Glacier des Bossons. Je vous conseille de prendre le télésiège jusqu’au chalet des Bossons : la Jonction est une randonnée longue et difficile, la première partie de la montée (d’en bas au chalet) ne présente pas grand intérêt, autant vous épargner 400m de dénivelé et épargner vos forces pour la suite, vous en aurez besoin. Montez en télésiège jusqu’au chalet des Bossons. A partir de là, vous aurez environ 4h de marche jusqu’au sommet, soit jusqu’à la Jonction des glaciers.

    La Jonction est-elle une randonnée difficile ? Est-elle accessible aux familles ?

    Si vous la faites en entier, La Jonction est une randonnée difficile et éprouvante, impossible à réaliser avec de jeunes enfants. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle se subdivise en plusieurs tronçons et que les premiers sont beaucoup plus accessibles. Si vous n’êtes pas un randonneur expérimenté, ou si vous voyagez en famille, je vous déconseille de faire la randonnée complète, mais vous pouvez tout à fait accéder au premier, voire au deuxième tronçon.

    Premier tronçon de la Jonction : du chalet des Bossons à la Buvette des Pyramides. De l’arrivée du télésiège, où on trouve le chalet des Bossons, jusqu’à la Buvette des Pyramides, comptez environ 1h/1h30 de marche. C’est de la montée (la randonnée de la Jonction, ce n’est QUE de la montée), mais douce, avec un chemin qui serpente dans les bois. Au bout d’environ 30 min de marche, vous verrez apparaître les deux glaciers, celui du Taconnaz à votre droite, celui des Bossons à votre gauche, et la vue est déjà magnifique. Une fois à la Buvette des Pyramides, vous serez récompensé par une vue grandiose sur le glacier des Bossons et sur toute la vallée de Chamonix. C’est déjà une très belle balade, et un point de vue exceptionnel.

    Deuxième tronçon de la Jonction : de la Buvette des Pyramides au Bec du Corbeau. Après les Pyramides, les choses se corsent un petit peu : le sentier devient plus raide, la montée plus fatigante, mais les vues sont superbes. On passe sans cesse d’un glacier à l’autre, des Bossons au Taconnaz, par des chemins magnifiques aux fleurs innombrables. Environ au niveau du sommet dit du Bec du Corbeau, on accède à une vue magnifique, avec une vue sur les deux glaciers simultanément. Il est possible de s’arrêter ici : c’est déjà grandiose, et vous vous épargnez la dernière partie très difficile.

    Troisième tronçon de la Jonction : du bec du Corbeau à La Jonction. Je vous le dis tout de suite, c’est ici que ça fait mal. Le sentier est très raide, en plein soleil, au milieu de pierriers un peu traîtres et de parois qu’il faut escalader en mettant les mains. Il n’y a plus de fleurs, seulement de la roche, c’est un univers minéral hostile. Je l’avoue, j’ai souffert sur le 3e tronçon, bien que je sois très sportive et que je randonne beaucoup –  je le déconseille donc aux personnes qui n’ont pas une bonne expérience de la rando, et une bonne condition physique. Mais une fois arrivée au sommet, l’épuisement s’efface, tant le spectacle est inouï : un véritable océan de glace, un monde magique, indescriptible. J’ai rêvé de cette vision pendant des années, et cela valait bien toutes les souffrances de la montée !

    Combien de temps pour faire la randonnée de la Jonction ?

    Il vous faut une journée entière, impossible d’y couper, à moins d’être un super as du trail surentraîné ! Pour arriver jusqu’à la Jonction, les panneaux indiquent 5h depuis tout en bas (1600m de dénivelé), 4h depuis le chalet des Bossons à l’arrivée du télésiège (1350m de dénivelé). Marion et moi sommes parties de là. Nous avons effectué la montée en 3h30.
    De la Jonction au télésiège, il faut ensuite compter environ 3h de descente (nous l’avons fait en 2h30, mais en nous précipitant un peu à la fin, par peur de louper le dernier télésiège de 18h).

    De la Jonction… au Mont Blanc. Rêves d’alpinisme à Chamonix

    Depuis que Marion et moi avons fait cette randonnée de la Jonction à Chamonix, montant à la réunion des glaciers des Bossons et du Taconnaz, j’y repense sans cesse – je l’ai même revu en rêve, cette tempête de glace qui nimbe la silhouette aquiline  de l’Aiguille du Midi.
    A quelques centaines de mètres du sommet, nous avons vu une caverne naturelle dans la paroi, une grotte qu’on nomme le « gîte à Balmat » : c’est ici que Balmat et Paccard ont dormi, en août 1786, lors de leur ascension du Mont Blanc. L’alpinisme était né avec cet exploit, la course aux sommets, le vertige des verticalités, des faces nord, des arrêtes saillantes.
    Depuis notre séjour à Chamonix, je rêve sans cesse d’alpinisme. Je rêve d’avoir pour la première fois en main piolet, crampons et cordes, de découvrir cet univers vertical et vertigineux de la Haute Montagne – le monde où les hommes sont tout juste tolérés. Je rêve de me lancer dans l’ascension d’un premier sommet, sans doute l’Aiguille du Tour, pour dormir au mythique refuge Albert Ier, au milieu des glaces. Et un jour peut-être, j’irai à mon tour au sommet du Mont Blanc…

    Que faire à Chamonix ? Les plus belles randonnées à Chamonix, la randonnée de la Jonction, une nuit au Montenvers, un vol en parapente à Chamonix...
    Marcher sur les montagnes… le rêve continue !

    Si vous aussi vous rêvez du Mont Blanc, sans forcément viser son ascension, et que vous souhaitez vous immerger durant plusieurs jours au cœur de ce massif légendaire, avec des vues toujours renouvelées sur le roi des Alpes, l’aventure du Tour du Mont Blanc (TMB) est une expérience inoubliable. C’est une autre manière de se mesurer au mythe, et des agences spécialisées comme Grand Angle proposent des randonnées organisées en groupe ou en liberté pour vivre ce rêve en toute sérénité.

    Concours : gagnez un petit livre rouge de la collection Guérin

    Parce que j’ai eu un immense coup de cœur pour cette collection 100% montagne qui donne l’envie d’échappées verticales, je vous propose de gagner le titre de votre choix dans la petite collection Guérin – le catalogue complet est ici. Pour jouer, il suffit tout simplement de laisser un petit commentaire sous cet article, je contacterai le gagnant par mail dans une semaine.

    Pour ma part, j’ai lu « Hugo et le Mont Blanc« , qui rassemble les superbes récits et poèmes écrits par Victor Hugo lors de son voyage à Chamonix, cette vallée qu’il voit comme un « temple », et la terrible aventure subie sur la Mer de Glace, lorsqu’un guide inexpérimenté s’est trompé de chemin et a failli le tuer – imaginez, si une crevasse avait avalé le jeune Hugo, plus de Misérables, plus de Quasimodo ni d’Esmeralda ! J’ai lu « Frankenstein sur la Mer de Glace« , qui raconte le voyage de Mary Shelley, auteur de Frankenstein, à Chamonix en 1814, et l’impression puissante laissée par la mer de glace sur son esprit – c’est à cause de ces visions fantastiques qu’elle enverra son héros se perdre dans les glaces éternelles… Marion a acheté « Pourquoi grimper sur les montagnes« , que je compte bien lui emprunter, qui explore avec humour et érudition la passion des hommes pour les montagnes et l’étrange pulsion qui les pousse à grimper sur les sommets vertigineux. J’ai enfin acheté le magnifique « Femmes des pôles, dix aventurières en quête d’absolu », que j’emporte avec moi en vacances, pour rêver des Alpes sur la plage…

    Avec mes sacs rouges remplis de petits bouquins Guérin !

    Pour lire encore d’autres histoires chamoniardes, retrouvez mes précédents articles : Chamonix en hiver par mauvais temps, et nos randonnées à Chamonix à l’été 2017, avec le lac blanc, le lac des Chéserys, les Mottets…

    Que faire à chamonix ? La randonnée de la Jonction

    Si vous avez envie de suivre d’autres aventures, dans les Alpes et ailleurs, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter !

    Un grand merci à l’office du tourisme de Chamonix, et tout particulièrement à Cécile, pour ce séjour fabuleux qui nous a émerveillées. Merci à tous les prestataires qui nous ont accueillies, et tout particulièrement à Mont Blanc Natural Resort, qui a fourni les accès aux remontées mécaniques, et à l’hôtel du Montenvers, où nous avons passé une nuit mémorable face à la mer de glace.

  • L’olive noire de Nyons : découverte et recettes savoureuses

    Connaissez-vous l’olive noire de Nyons ? La « reine des olives noires » pousse au cœur des Baronnies provençales, sur les hauteurs de la Drôme, et a des qualités de dégustation exceptionnelles. Début juillet, Marion et moi sommes parties à la découverte des trois produits emblématiques de la région de Nyons, que consacre une appellation d’origine protégée (AOP) : les olives noires, l’huile d’olive et l’affinade, une délicieuse purée d’olives noires. Voici un voyage à la rencontre de ce terroir exceptionnel, des hommes et des femmes qui cultivent, aiment et défendent l’olive, et de ces produits gorgés de soleil.

    Découvrez l'olive noire de Nyons AOP et des recettes à base d'olive, d'huile d'olive et d'affinade.
    Les oliveraies des Baronnies provençales, un terroir magique et poétique à explorer
    Découvrez l'olive noire de Nyons AOP et des recettes à base d'olive, d'huile d'olive et d'affinade.


    Dans cet article, je vous parlerai des olives, de leur production, et de délicieuses recettes que Marion et moi avons testées nous-mêmes – des recettes faciles et rapides, pour inviter la douceur des Baronnies provençales jusque dans vos assiettes. Je vous proposerai d’ailleurs de gagner à votre tour un lot de produits d’olives AOP de Nyons, pour goûter à ce terroir d’exception.

    Découvrez l'olive noire de Nyons AOP et des recettes à base d'olive, d'huile d'olive et d'affinade.
    A gagner dans cet article : 5 lots d’olives, huile d’olive et affinade AOP de Nyons. Photo Marion Carcel

    Et pour le côté itinéraire et paysages, je vous donne rendez-vous dans cet autre article pour explorer ensemble la route de l’olivier en Baronnies, entre villages pittoresques et paysages sculptés par la main attentive des oléiculteurs…

    Toutes les photos de moi ont été prises par mon amie Marion Carcel alias Foehn Photographie, avec qui nous formons un duo soudé de blogueuses, photographes et voyageuses.

    Découvrez l'olive noire de Nyons AOP et des recettes à base d'olive, d'huile d'olive et d'affinade.
    Marion en pleine dégustation d’huile d’olive
    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    Marion savourant les produits des Baronnies lors d’un beau pique-nique à la chapelle de Mirabel-aux-Baronnies

    L’olivier, l’arbre emblématique de la culture méditerranéenne

    Aucun arbre n’incarne mieux la civilisation méditerranéenne que l’olivier, véritable arbre de vie qui pousse sur tout le pourtour de l’antique « mare nostrum ». Selon la mythologie grecque, Athéna, déesse de la sagesse, fait don aux hommes de l’olivier en faisant jaillir le premier arbre du rocher de l’acropole. Jugeant que cet arbre est le plus précieux des cadeaux, les habitants de la cité choisissent Athéna pour protectrice, nommant leur ville Athènes, et l’olivier pour emblème. On trouve aujourd’hui encore à Athènes des oliviers vieux de plus de trois mille ans, car cet arbre mythique est quasiment immortel : nul ne connaît le terme de son existence.

    Songeant à l’âge canonique de cet arbre admiré sur le sentier des oliviers de Sahune, au coeur des Baronnies…


    Dans l’Ancien Testament, la colombe envoyée par Noé après le déluge afin de sonder la décrue des eaux rapporte à bord de l’arche un rameau d’olivier. C’est à ce symbole d’espérance et de renouveau que Noé comprend que le monde est à nouveau accessible aux hommes.
    Dans le Nouveau Testament, Jésus vit sa dernière nuit avant la crucifixion dans le Jardin aux Oliviers de Gethsémani. C’est là qu’il partage le dernier repas avec ses apôtres, et scelle la promesse de vie éternelle en leur offrant le pain de son corps et le vin de son sang. A travers lui, l’olivier devient dans la culture chrétienne symbole de paix, de sacrifice et d’éternité. Aujourd’hui encore à Jérusalem, on peut se recueillir auprès des oliviers millénaires qui auraient été témoins de l’agonie du Christ.

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    Jardin aux oliviers de Gethsémani, Jérusalem.

    L’huile d’olive a éclairé les hommes – les lampes à huile étant, avant l’électricité, la seule lumière dans la nuit –, les a chauffés, nourris depuis des siècles. Les civilisations du sud, auxquelles je suis si attachée en tant que Provençale, sont impensables sans l’olive. Des oliveraies merveilleuses, j’en ai vu partout en Provence et en Méditerranée : dans les Pouilles, à Moustiers Sainte Marie, à Lurs, aux Baux-de-Provence, en Grèce, à Elche en Espagne… C’est un paysage qui m’a toujours captivée et apaisée.
    Mais qu’est-ce qui rend l’olive de Nyons unique et incomparable entre toutes ?

    L’olive de Nyons : une variété bien particulière

    Dans les montagnes des Baronnies, à la limite septentrionale de la culture de l’olivier, pousse une variété d’olive unique et propre à la région de Nyons : la tanche. Quand elle est préparée selon les règles de l’art, cette grosse olive à la peau fripée possède un goût distinctif, reconnaissable entre mille pour qui connaît les olives : son huile aura un goût onctueux, comme beurré, très tendre, sans aucune trace de piquant ou d’amertume, et les olives noires de table revêtiront un goût fruité et très doux. Ces propriétés uniques la rendent particulièrement délicieuse à la dégustation : alors que partout ailleurs en Méditerranée, la majeure partie des olives sont utilisées pour la production de l’huile, à Nyons et dans les Baronnies, une part très importante des fruits sont consommés tels quels, en olives de table.

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    La tanche, l’olive de Nyons

    Pour préserver la typicité des olives noires de Nyons, les oléiculteurs qui souhaitent bénéficier de l’appellation s’engagent à respecter un cahier des charges strict.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    Produits AOP de Nyons

    Les olives de Nyons sont toujours des tanches à l’exclusion de toute autre variété et doivent toujours être cueillies à maturité, parfaitement noires (bien évidemment, aucune altération n’est faite à leur couleur : il ne s’agit pas d’olives cueillies vertes qu’on a artificiellement rendues noires, comme on le voit souvent dans les olives premier prix, mais d’olives cueillies bien mûres et naturellement noires).

    Olives, huile d’olive AOP de Nyons et affinade

    Deux produits bénéficient de l’appellation d’origine protégée :

    – Les olives noires de table, pour la dégustation. Ce sont les plus belles olives qu’on sélectionne à cette fin, les plus grosses et charnues. L’olive de Nyons a la réputation d’être « la reine des olives noires » à servir à l’apéro.

    olives noires de nyons

    L’huile d’olive, qui devra être douce, fruitée, jamais piquante. Je suis de parti pris, étant Drômoise et élevée depuis toute petite dans l’idée que l’huile d’olive de Nyons est la meilleure de toutes, mais je dois dire que les dégustations m’ont confortée dans cette idée : j’aime le goût particulièrement doux de cette huile, qui se veut « un pur jus de fruit ».

    – A cela s’ajoute l’affinade, qui est un mélange des deux produits bénéficiant de l’AOP : une purée d’olives pures, mêlée à un filet d’huile d’olive, sans aucun ajout. L’affinade n’est pas elle-même AOP, mais cette recette est issue de deux produits AOP. C’est un vrai délice – mon produit préféré.

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    Si vous voulez acheter olives, huile ou affinade dans les Baronnies, soyez vigilant à la mention « olive AOP de Nyons » sur l’étiquette, et à la présence du logo rond rouge et jaune que seuls les AOP ont le droit d’utiliser, qui vous garantira que le produit a été élaboré selon les règles de la charte.
    L’olivade, qui est une purée d’olives vertes (= non cueillies à maturité), et la tapenade, qui est une purée d’olives noires à qui on rajoutera tomates, anchois ou autres ingrédients, ne peuvent bénéficier de l’appellation d’origine protégée.

    Découvrir la culture de l’olivier

    Sur la route de l’olivier, dont je vous parle davantage ici, de nombreux producteurs ouvrent les portes de leurs exploitations et proposent visite, vente et dégustation à la ferme.

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    Vous pouvez aussi retrouver les produits sur les marchés, comme ici à Nyons avec le stand de la Ferme des Aygues.

    C’est l’occasion d’en apprendre plus sur la culture de l’olive, dans ces vergers de toute beauté qui sculptent les paysages des Baronnies.
    Marion et moi avons fait cette visite à la Ferme Brès à Nyons, où sept générations d’oléiculteurs ont veillé sur ces champs en terrasse surplombant la ville, et nous avons été passionnées par cette immersion au cœur des champs.

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    Marion tire le portrait à Régine et son fils Boris, 6 et 7e génération d’oléiculteurs à la Ferme Brès à Nyons. Le syndicat des producteurs d’olive de Nyons AOP fédère de nombreux agriculteurs passionnés comme eux.

    Régine, la productrice, nous montre les nombreux rejets qui encerclent le tronc principal d’un olivier. Ces rejets, qui sont parfois des dizaines, assurent la survie de l’arbre. Un olivier ne meurt jamais, mais parfois le tronc principal meurt, foudroyé par un orage ou victime du gel, comme ce fut le cas dans les Baronnies lors du grand froid de 1956. Quand cela se produit, les rejets prennent le relai, et deviennent à leur tour des troncs à part entière – c’est ainsi que vous pouvez voir, sur les vieux oliviers, une souche morte au centre (l’ancien tronc) entouré de trois, quatre, cinq troncs ou davantage, qui assurent la continuité.

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    Comprendre la culture de l’olivier
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    Au milieu des tanches, au dessus de Nyons
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    A Sahune, exemple typique d’un cas où le tronc principal est mort, mais où les rejets ont donné naissance à de nouveaux troncs, permettant à l’arbre de ne pas mourir

    Pour assurer la bonne pollinisation – qui permet la production d’olives –, les producteurs ont recours à d’autres variétés d’oliviers, qui attirent tout particulièrement les abeilles : c’est ainsi qu’on voit à intervalles réguliers dans un verger une branche plus haute que les autres, et portant des feuilles différentes. C’est parce qu’on a greffé sur un olivier tanche une autre souche d’olivier, dont les fruits ne seront pas récoltés, mais qu’on nomme le pollinisateur.
    Parce qu’une petite mouche, la mouche de l’olive, s’en prend aux fruits en pondant dedans, on place dans les champs des pièges naturels, dans lesquels elle viendra se noyer. Les oléiculteurs veillent en permanence sur leurs arbres précieux, attentifs à la survenue des ravageurs.

    Régine nous fait goûter ses produits, les olives exquises, l’huile si douce, l’affinade, bien meilleure que la tapenade selon mes goûts à moi, car 100% olive, sans ail ni anchois. Nous rencontrons son fils Boris, qui travaille à la transformation des olives sur place, dans l’impressionnant hangar des machines. L’après-midi, la boutique s’ouvre, et les visiteurs viennent goûter et acheter les produits. L’exploitation est une ruche en activité constante.

    Quand elle est de qualité, l’huile d’olive se déguste comme un bon vin !

    De l’olive à l’huile au moulin

    Sur notre itinéraire se trouvent de nombreux moulins, à Nyons, à Buis-les-Baronnies et tout au long des vallées de l’Eygues et de l’Ouvèze.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    La route de l’olivier, un magnifique itinéraire pour explorer les Baronnies provençales. Ici une jolie boutique à Buis-les-Baronnies.


    Nous allons aujourd’hui visiter l’un d’entre eux, le Moulin de Haute-Provence à Buis-les-Baronnies. Tenu par un père et aujourd’hui son fils depuis 1977, le moulin produit au cœur des Baronnies une huile AOP de grande qualité avec les olives des nombreux producteurs de la vallée de l’Ouvèze qui leur confient leur récolte. Pour nous, il s’agit de comprendre la transformation de l’olive en huile, et nous retiendrons un maître mot de cette visite : la recherche de la pureté du produit.

    Découvrez l'olive noire de Nyons AOP et des recettes à base d'olive, d'huile d'olive et d'affinade.
    Olivier nous présente les produits et les machines du Moulin de Haute-Provence

    L’huile d’olive est vraiment un exemple flagrant de situation où le progrès technique a rendu le produit MEILLEUR que celui des siècles passés. Pendant longtemps, on a utilisé des presses, des scourtins (petits coussins d’osier dans lesquels on pressait les olives), toutes sortes de techniques artisanales qui laissaient un grand nombre d’impuretés dans l’huile et augmentaient le risque de la voir tourner rance. Aujourd’hui, la précision du processus est spectaculaire : une série de centrifugeuses ultra puissantes et fines, afin de séparer totalement l’olive de tous les restes de branche, de noyau, de peau, et ne garder qu’un pur jus de fruit, sans aucun additif ni résidu.

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    Les olives sont pressées – ou plus exactement, « centrifugées », « extraites », car il n’y a plus de pression à proprement parler – directement après la récolte, soit en novembre/décembre. A cette époque-là, le moulin tourne à plein régime, dans un vacarme assourdissant de machines qui grondent et tremblent. Tout le reste de l’année, le moulin s’occupe de commercialiser les précieuses huiles ainsi obtenues. Vous pouvez aller acheter leurs produits sur place, tout comme dans de nombreux autres moulins sur la route de l’olivier.

    Sur la route de l’olivier : des lieux à visiter pour comprendre l’olive noire de Nyons

    Sur le tracé de la route de l’olivier en Baronnies, nous avons visité, outre la ferme et le moulin, plusieurs autres sites qui permettent d’entrer au cœur de la civilisation de l’olive.

    A Nyons, le Musée de l’olive est installé dans les locaux de la coopérative Vignolis, où nous avons fait nos dégustations d’huile d’olive.

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    Dégustation.

    C’est une plongée passionnante dans la culture méditerranéenne ancestrale. On y découvre les pressoirs à l’ancienne, et les scourtins, sortes de poches en osier tissé dans lesquelles on écrasait les olives, et qui sont aujourd’hui toujours produits pour réaliser notamment des sets de table et autres objets en vannerie. On comprend aussi à quel point la vie quotidienne a tourné autour de l’huile d’olive pendant des générations, et quelle importance revêt cet arbre mythique dans notre culture… La boutique en sortie est de grande qualité, avec tous les produits (alimentaires, cosmétiques, décoratifs) à base d’olive dont on pourrait rêver. Nous avons fait cette visite avec le grand maître de la confrérie des chevaliers de l’olivier, et j’ai été touchée par sa passion et son érudition.

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    Passionnant et érudit Grand Maître de la confrérie des chevaliers de l’olivier, tenant à la main un scourtin, qu’on utilisait autrefois dans les presses à olives. Aujourd’hui, le scourtin est décoratif (set de table, par exemple).

    Je partage avec vous le serment du Chevalier de l’Olivier, que je trouve superbe : « Avec joie, j’accepte de faire partie de la Confrérie des Chevaliers de l’Olivier. Je promets, par mes paroles, mes écrits, mes actes, de me conduire en franc chevalier ; de défendre l’Olivier et toutes les vraies richesses, matérielles et spirituelles qu’il nous apporte ; de pratiquer les vertus qu’il représente, d’aider dans toute la mesure de mes moyens, à la maintenance et à la promotion de sa culture ; d’oeuvrer pour l’Olivier, nourriture et lumière ; pour l’Olivier, symbole d’abondance, de sagesse et de paix, symbole de vie.”

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    Passion olivier.

    A Nyons toujours, faites un tour au ravissant Vieux Moulin, à deux pas du beau Pont roman symbole de la ville qui enjambe la rivière Eygues. J’adore ce lieu pittoresque et rétro, balcon en bord de rivière où on trouve outre un vieux moulin à l’ancienne, une fabrique de savons à base d’huile d’olive, une collection d’objets anciens liés à la culture de l’olive, et un café de charme où se reposer à l’ombre d’un olivier.

    Enfin, il faut songer aux merveilleux sentiers de l’olivier qui jalonnent la route, où vous pourrez admirer des oliviers centenaires : j’ai eu un coup de foudre pour celui de Sahune, sur les hauteurs du village, où les troncs noueux des oliviers anciens sont autant d’œuvres d’art et où la vue sur les montagnes des Baronnies est sublimée par le dessin parfait des oliveraies…

    Des recettes à base d’olive noire, d’huile d’olive et d’affinade

    Lors de notre dernier jour en Baronnies, Marion et moi nous sommes transformées en chef cuistot et avons réalisé plusieurs recettes disponibles sur le site des producteurs d’olive de Nyons AOP. Vous retrouverez en suivant ce lien l’ensemble des recettes à base d’olive. Mais voici celles que nous avons personnellement testées : des recettes savoureuses, simples et rapides…

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    Table de fête autour de l’olive noire de Nyons…
    recettes olive noire

    Bruschetta figue & chèvre à base d’huile d’olive de Nyons

    Pour 4 personnes

    4 tranches de pain de campagne, 4 c. à s. de confiture de figue, Fromage de chèvre frais, 2 à 3 figues fraiches, 1 cébette, 4 c.à c. d’Huile d’olive de Nyons AOP, 1 branche de romarin frais, Sel et poivre du moulin

    Découvrez l'olive noire de Nyons AOP et des recettes à base d'olive, d'huile d'olive et d'affinade.
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    1 Faire griller les tranches de pain de campagne (le pain doit être croustillant).
    2 Les tartiner de confiture de figues.
    3 Découper en tranches le chèvre frais, les figues fraîches et la cébette. Répartir ces ingrédients sur les tartines.
    4 Arroser généreusement chaque tartine d’Huile d’olive de Nyons, saler, poivrer et parsemer de brins de romarin frais.

    Cake aux olives noires de Nyons AOP

    Pour 6 personnes – 200 g de farine – 1/2 c.c. de sel – 100 g d’Olives noires de Nyons AOP dénoyautées – 100 g de jambon cuit coupé en dés – 3 œufs – 1 verre de vin blanc – 1 verre d’Huile d’olive de Nyons AOP – 100 g de gruyère râpé – 1 poignée de noisettes entières

    1 Mélanger la farine, la levure, le sel, les Olives noires de Nyons dénoyautées et le jambon.  
    2 Ajouter les 3 œufs entiers, le verre de vins blanc et le verre d’Huile d’olive de Nyons.
    3 Mélanger jusqu’à ce que la pâte devienne lisse et onctueuse.
    4 Verser dans un moule à cake huilé et fariné.
    5 Laisser cuire environ 45 min à four moyen (180°C).
    6 Laisser refroidir avant de couper en tranches et de servir.

    Abricots des Baronnies farcis, miel de tilleul des Baronnies et Huile d’olive de Nyons AOP

    Pour 4 personnes 12 abricots de Baronnies bien mûrs
    4 c. à s. d’Huile d’olive de Nyons AOP
    3 c. à s. de miel de tilleul des Baronnies
    2 c. à s. de pistaches crues émondées non salées (N’ayant pas trouvé de pistaches, nous les avons remplacées par des amandes – c’était excellent aussi, et très couleur locale : j’adore les amandes des Baronnies !)
    2 c. à s. de pignons
    2 c à s. de raisins secs blonds moelleux
    1 c. à c. d’eau de fleur d’oranger

    Préchauffer le four à 180°C.
    1 Couper les abricots des Baronnies en deux, ôter leur noyau.
    2 Hacher grossièrement pistaches et pignons. Les mélanger avec les raisins secs, 3 c. à s. de miel de tilleul des Baronnies, l’eau de fleur d’oranger et l’Huile d’olive de Nyons.
    3 Farcir les abricots avec ce mélange. Les disposer sur une plaque allant au four.
    4 Enfourner pour une dizaine de minutes (les abricots doivent commencer à s’amollir).
    5 Pour le service, vous pouvez accompagner les abricots de yaourt nature arrosé de miel, d’un filet d’Huile d’olive de Nyons et saupoudré de pistache.

    Tarte à l’affinade et aux tomates multicolores  

    Nous avons enfin décidé de nous lancer dans une recette de notre propre cru, inspirée d’une recette que j’avais lue dans le Figaro Magazine pendant le confinement.

    recettes à base d'olive noire

    Pour 4 personnes
    Une douzaine de tomates de différentes couleurs : vertes zébrées, oranges, noires de Crimée, rouges…
    Une pâte feuilletée (j’ai acheté la mienne, mais faites-la si vous vous sentez motivé !)
    Des haricots à cuire (pour maintenir la pâte à vide)
    Un pot d’affinade d’olive de Nyons AOP
    Du basilic frais
    En option : de la mozzarella
    Sel, poivre  

    recettes à base d'olive noire
    recettes à base d'olive noire



    Préchauffer le four à 180°C.  
    1. Cuire la pâte à vide : utiliser pour cela un paquet de haricots secs à cuire, que vous disposerez sur toute la surface de la pâte pour éviter qu’elle gonfle.
    2. Découper vos tomates en quartiers fins.
    3. Sortir la pâte du four, retirer les haricots (vous pouvez les conserver dans un bocal pour une prochaine fois) et enduire le fond de tarte d’affinade.
    4. Disposer vos quartiers de tomates multicolores (crues : elles ne seront pas cuites, c’est bien plus savoureux ainsi) sur votre fond de tarte, en vous amusant à alterner les couleurs.
    5. Agrémenter de quelques feuilles de basilic frais, salez et poivrez. Si vous le souhaitez, vous pouvez également intercaler quelques lamelles de mozzarella entre vos tomates.
    Dégustez cette tarte ensoleillée !  

    recettes à base d'olive noire


    Un concours pour gagner vos olives de Nyons…

    Vous voulez passer en cuisine à votre tour ?

    recettes à base d'olive noire

    Afin de réaliser à votre tour ces recettes, et beaucoup d’autres, Marion et moi vous proposons, en partenariat avec les producteurs d’olive de Nyons AOP qui ont gentiment offert ces produits, un petit concours pour gagner 5 lots de produits olives de Nyons contenant chacun un bidon d’huile d’olive, un pot d’olives noires à déguster et deux petits pots d’affinade – tout cela AOP, bien sûr !

    recettes à base d'olive noire
    5 jolis lots à gagner.

    Pour jouer, rendez-vous sur ma page Facebook et/ou mon compte Instagram.

    J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche et vous donner envie de savourer, à votre tour, la délicieuse olive noire de Nyons ! Pour d’autres aventures en Provence et ailleurs, n’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter. A bientôt dans le sud…

    En savoir plus sur l’olive noire de Nyons sur le site du syndicat des producteurs AOP.

  • Sur la route de l’Olivier, en Baronnies provençales

    C’est un des plus beaux pays du monde à mes yeux : les Baronnies provençales sont ce parc naturel régional au cœur d’une haute Provence authentique et secrète, loin des grands axes et au cœur des traditions du sud. Cela fait des années que j’ai plaisir à arpenter leurs paysages de gorges calcaires où jaillissent des rivières turquoise, de flancs de montagne escarpés où poussent vignes, olives et lavandes, de villages pittoresques et de routes sinueuses. Les Baronnies sont une des raisons qui me font aimer follement ma Drôme natale, suspendue entre Alpes et Provence, entre pureté des reliefs abrupts et soleil bercé par les cigales.

    Cette année, j’ai eu la joie de redécouvrir avec mon amie Marion les Baronnies provençales en suivant une route touristique de toute beauté : la route de l’Olivier.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    La route de l’olivier, un magnifique itinéraire pour explorer les Baronnies provençales. Ici une jolie boutique à Buis-les-Baronnies.

    Connaissez-vous cet itinéraire ? Entre Nyons et Buis-les-Baronnies, entre les vallées de l’Eygues et de l’Ouvèze, villages perchés, chapelles solitaires et pentes illuminées par la mosaïque des cultures, cette route de toute beauté vous entraîne en voiture, à vélo ou à pied au coeur de la haute Provence, dans ma chère Drôme natale et avec de jolies incursions dans le Vaucluse tout proche.


    Nous étions sur les traces de l’olive noire AOP de Nyons, la « reine des olives noires », un produit emblématique du pays dont je vous parle dans cet autre article, avec des recettes et des rencontres pour tout savoir sur l’olive noire et son terroir. Mais dans cet article, nous parlerons des paysages, nous arpentons la route de l’olivier sous le soleil de Provence…

    C’est déjà sous un olivier, dans mon jardin au sud de la Drôme, que Marion et moi préparons notre itinéraire sur la route de l’olivier, en suivant attentivement le dépliant…


    Vous pouvez retrouver l’itinéraire complet de la route de l’olivier ici , avec son tracé de 90km et l’ensemble des sites patrimoniaux et paysagers sur le parcours. Je mettrai quant à moi un coup de projecteur sur des lieux qui m’ont particulièrement touchée.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    Ma chienne Nevada suit avec attention les préparatifs. C’est Marion (Foehn Photographie) qui immortalise la scène.

    Toutes les photos dans lesquelles j’apparais ont été prises par mon amie Marion Carcel alias Foehn Photographie, avec qui nous formons un duo de blogueuses voyageuses et photographes soudé.

    Nyons, la capitale de l’olive

    Ne répétez pas ce secret que je vous confie – en tant que drômoise folle de sa région, je ne devrais pas faire de favoritisme. Mais Nyons, notre belle sous-préfecture haute-provençale, est ma ville préférée de la Drôme depuis toujours.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    Nyons est la ville en contrebas, au pied de la montagne – nous sommes dans les oliveraies de la Ferme Brès.


    J’aime son pont roman qui enjambe l’Eygues que l’été colore d’un turquoise vif, étonnant, qui montre que nous sommes déjà aux portes des Alpes et que cette eau s’est chargée des craies blanches des montagnes avant de cascader entre nos oliveraies.


    J’aime sa chapelle 19e au clocher dentelé, qu’on voit de loin et qui coiffe la ville comme le ruban ouvrage d’une arlésienne, et les tilleuls qui bercent ses ogives gothiques.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.


    J’aime les arcades de sa place principale, témoin d’une longue tradition de commerce et d’échange, et les ruelles étroites du vieux cœur de ville, rempli de restos, de bars, de boutiques un peu hippie chic où on cultive l’art de vivre à la Drômoise.


    J’aime son marché provençal multicolore, riche en producteurs, olives, fruits, fromages, confiseries, toutes les spécialités de ma région si savoureuse.


    J’aime ses hauteurs, ses sentiers couverts d’oliviers sur les pentes qui déferlent vers le cœur de ville, et les cigales à deux pas des maisons, la proximité riante de la nature et de l’eau.


    Nyons est belle et chaleureuse, ne passez pas à côté.

    Deux bonnes adresses à Nyons : dormir et se régaler

    Lors de notre séjour à Nyons, Marion et moi avons dormi au gîte de la Ferme Brès, sur les hauteurs, au milieu des oliveraies pluriséculaires. Le gîte est simple, mais confortable et fonctionnel, et surtout, sa terrasse avec vue sur la ville est de toute beauté. C’est ici que nous avons photographié un merveilleux lever de soleil au cœur des oliveraies, avant de petit-déjeuner dans la lumière qui monte…


    Bon à savoir : la ferme Brès propose également un camping au milieu des oliviers, avec de jolis emplacements de charme et des sanitaires aménagés avec goût. Les tarifs pour le camping sont très bas, et le lieu a vraiment beaucoup de charme – si vous cherchez une jolie solution petit budget pour planter la tente ou poser le van, pensez-y !

    Mon resto préféré à Nyons depuis des années, c’est D’un goût à l’autre, en cœur de ville. C’était la 3e fois que j’y mangeais, et je n’ai jamais été déçue par ce petit resto entre tradition et fusion, saveurs d’ailleurs et spécialités d’ici, où on mange une cuisine fraîche, fine et inventive à des tarifs très abordables. J’y reviendrai encore !

    Buis-les-Baronnies, sur la route de l’olivier entre Ouvèze et Ventoux

    Ce qui me fascine avec Buis, c’est sa localisation exceptionnelle. Vous arrivez du col d’Ey qui surplombe la ville, et face à vous se déploie un panorama d’une rare perfection : le géant chauve de Provence, le mythique Ventoux, surplombe Buis comme une divinité tutélaire.

    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.

    Plus près, juste au-dessus, c’est le rocher St Julien, eldorado des grimpeurs, qui découpe ses crêtes au-dessus des oliviers. Descendez le long des grands virages vers la ville, et vous traverserez les gorges d’Ubrieux, où l’eau se fraie un chemin parmi les hautes parois de calcaire. Buis est peuplée d’amoureux d’escalade et de grands espaces, de hippies venus retrouver au cœur de la Drôme un petit air des hauteurs de Katmandou, et de randonneurs savourant la quiétude de cette perle méconnue.


    La promenade en cœur de ville mérite elle aussi un détour, avec les façades colorées, les voûtes anciennes, les fontaines et les portes Renaissance. Le mercredi matin, vous retrouverez le marché provençal.


    Si vous suivez l’Ouvèze, vous parviendrez jusqu’à la belle Vaison-la-Romaine, l’antique princesse aux ruines poétiques. Sur votre chemin, une collection de villages poétiques, et les célèbres gorges du Toulourenc, un des joyaux de la Haute Provence…

    Sur la route de l’olivier, sauges et lavandes de la Drôme

    Vous qui rêvez de champs de lavande à perte de vue, qui avez peut-être aussi envie de découvrir la sauge sclarée, avec sa couleur rose tendre et sa puissante odeur de miel, mais qui voulez fuir les foules de Valensole et de Sénanque… ne cherchez pas plus loin, la route de l’olivier en Baronnies vous conduira au cœur d’un paysage de carte postale.

    … et la lavande, bien sûr !
    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.
    Sur la route de l'olivier en Baronnies provençales.

    Lorsque vous partez de Sainte-Jalle en direction de Buis-les-Baronnies, vous franchirez le magnifique col montagnard d’Ey, et traverserez une véritable mosaïque de cultures florales.

    Jean Giono disait de cet or mauve qui sublime les montagnes qu’il est l’âme de la haute Provence. Au milieu des cabanons et des bories témoins d’une longue tradition paysanne, épousant la forme des reliefs, les lavandes se déploient dans la lumière. Et vous serez seuls, ou presque, dans cette Provence méconnue et magnifique…

    Sahune, Rémuzat, Villeperdrix, Saint-May : perles des Baronnies provençales

    Nous sommes ici au pied de la Montagne d’Angèle, point culminant de la Drôme provençale, sur ces falaises qu’on nomme « falaise des vautours ». Quatre espèces de vautours nichent dans les sommets escarpés de cette haute Provence rocailleuse. Sahune, Rémuzat, Villeperdrix font partie de mes sites paysagers favoris sur la route de l’olivier.


    Sahune me fascine avec son sentier des oliviers, où les siècles ont imprimé dans leur écorce noueuse toutes les torsions des hivers froids et des vents rigoureux, transformant leur croissance en une éternelle danse avec le ciel. C’est un paysage de montagnes, d’arrêtes tranchantes et de crêtes qui s’envolent vers le ciel, où les oliviers corsètent les roches en robe de bal.


    A Rémuzat, au pied du rocher des vautours, les Alpes et la Méditerranée se touchent – je suis toujours fascinée, lors de mes randonnées en Baronnies autour de la montagne d’Angèle, de voir se côtoyer tulipes du Vercors et joubardes méridionales, fleurs des Alpes et fleurs du Sud.


    Villeperdrix est si belle, minuscule hameau juché sur son éperon rocheux, environné d’oliviers et de lavandes, funambule au-dessus des calcaires. Le village a un charme fou, un air d’intemporalité suspendue. On y accède par une route en lacets étroite et rocailleuse, avec l’impression de remonter dans le temps. A Villeperdrix, nous avons déjeuné dans la seule auberge du village, le Moulin du château, un délicieux menu unique de tradition au bord d’un ancien pressoir à huile. Vous avez deux autres belles raisons de venir vous perdre ici, au cœur du cœur des Baronnies : pour monter sur les crêtes de la montagne d’Angèle en vous garant au parking de l’espace naturel sensible de Villeperdrix, pour aller à la rencontre des vautours par dizaines, et le spa Les Terrasses, où on flotte dans l’eau tiède avec une vue exceptionnelle…

    Saint May enfin est l’un de mes villages préférés de la Drôme. Lorsqu’on débarque dans sa gorge, la vision de ce hameau suspendu au sommet de son piton au-dessus de la rivière est saisissante. Il faut monter, par un dédale de ruelles ombragées par les figuiers, jusqu’au cimetière, étrange et poétique endroit où les morts reposent avec la plus belle vue du monde.

    Mais pour les vivants, les gorges de St May sont un terrain de jeu idyllique, avec des vasques et des cascades qui me rappellent la Corse. C’est un joyau méconnu…

    Ces photos de moi sont les seules de la série qui n’ont pas été prises par Marion, mais par mon ami photographe Maxime Fiol, avec mon propre appareil.

    Une collection de villages enchanteurs dans la Vallée de l’Eygues

    Retournons maintenant du côté de Nyons, dans la vallée de l’Eygues. Vous trouverez ici des villages qui ont des airs de Provence éternelle, d’affiche sépia à l’ancienne : petits cafés au bord des fontaines, devantures rétro, bistrots sous les tilleuls au bord des terrains de pétanque… et toujours, toujours, en toile de fond, les oliveraies immenses et le regard bienveillant du Ventoux.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    Villedieu
    Villedieu


    Voici Piégon, son monument hommage aux vignerons, voici Villedieu, petite perle pittoresque dans le Vaucluse, avec ses cafés et boulangeries rétro, voici Faucon et ses ruines majestueuses, voici Puyméras, sa fontaine gracieuse, les ruines de son château, sa chapelle surplombant le village, voici Vinsobres et ses vignobles s’étalant entre les grandes lettres blanches, comme à Hollywood…


    Déroulez l’itinéraire de la route de l’olivier, et vous irez de perle en perle, avec l’impression d’un privilège rare, d’un pays qui se découvre juste pour vous.

    Un pique-nique idyllique sur la route de l’olivier, à Mirabel-aux-Baronnies

    Comment parcourir la route de l’olivier sans déguster les merveilles du terroir ? Marion et moi avons fait halte à Notre Dame de Beaulieu, sublime chapelle à Mirabel-aux-Baronnies perdue entre oliviers, vignes et cyprès, qui a de faux airs de Toscane.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    sur la route de l'olivier en baronnies provençales
    sur la route de l'olivier en baronnies provençales

    Dans ce site enchanteur, nous avons déroulé un pique-nique 100% Baronnies et Provence.

    Olives noires AOP de Nyons, le produit emblématique de la région, affinade, qui est une purée 100% olives noires délicieuse, saucisson et pâté à l’olive noire, picodon, melon de Cavaillon, abricots des Baronnies (l’abricot d’ici est très réputé pour sa taille et sa douceur !)… un délice locavore qui nous a réjouies, dans un cadre irréel de beauté…


    Sur les traces de l’olive noire de Nyons

    Visiter un moulin à huile, un musée de l’olive, aller chez un producteur découvrir les produits emblématiques du pays… pour en savoir plus sur l’olive noire de Nyons et tout ce qu’on peut découvrir à son sujet sur le parcours, je vous renvoie à cet autre article sur l’olive noire et de délicieuses recettes à base d’olive.

    sur la route de l'olivier en baronnies provençales

    Je recommande mille fois ma Drôme, et je dis souvent à ceux qui les méconnaissent encore : explorez les Baronnies provençales, ce parc merveilleux a tant de beautés en réserve. La route de l’olivier est un itinéraire parfait pour découvrir cette région enchanteresse que je suis fière et heureuse de pouvoir dire mienne.

    Merci au syndicat des producteurs de l’olive de Nyons AOP de nous avoir fait revenir au cœur des Baronnies sur cet itinéraire empreint d’authenticité et de beauté…

  • Mon nouveau livre sur la Provence

    Vous recherchez un beau livre sur la Provence, un livre riche en photos, rempli de lavandes, de calanques, de cigales et de mistral ? Amoureux du Sud, amateurs de beaux livres à garder pour soi ou à offrir, en recherche d’une idée cadeau pour quelqu’un qui aime la Provence ou simple curieux des beautés méridionales, je suis enchantée de vous présenter mon nouveau livre : « La Provence, on l’aime pour… ». Son sous-titre est explicite : Petit manifeste pour tous les mordus de Provence. Il vient tout juste de paraître aux éditions Suzac et je suis enchantée de ce projet.

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    Mon livre sur la Provence, petite présentation

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    La Provence, on l’aime pour…
    Petit manifeste pour tous les mordus de Provence
    Editions Suzac, 2020
    Texte et photos
    80 pages, 10 euros

    Un guide amoureux, subjectif et en images, tel un mini beau livre, composé d’une trentaine de thèmes (la Provence, on l’aime pour ses îles, ses villages perchés, sa Camargue…). À lire comme une belle carte postale illustrée de la Provence, mais une carte postale dont le panorama est largement teinté de dérision et d’humour (on l’aime pour son mistral, ses cagoles, etc.). En résumé, un parfait souvenir de vacances à offrir ou s’offrir, et LE petit livre pas cher que chaque Provençal, résident ou non, doit exposer sur sa table de salon, affichant ainsi ses origines et son amour pour la Provence.

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    Pourquoi j’ai adoré écrire ce livre sur la Provence

    Jean Giono disait : « Il n’y a pas de Provence. Qui l’aime aime le monde ou n’aime rien ». Autrement dit : il n’est pas possible de ne pas aimer la Provence, sa lumière, ses paysages, ses traditions. Mais pourquoi exactement l’aime-t-on tant, pourquoi suscite-t-elle une telle passion ?

    Ce petit livre sur ma Provence propose, avec des textes courts et légers et de belles photos colorées, toutes les raisons d’être amoureux de ma région chérie. On parlera des calanques et du mistral, mais aussi des cagoles et de l’accent, des paysages secrets et des traditions préservées… De la Drôme provençale à la Camargue, du Var aux Alpes de Haute-Provence, des plages radieuses aux montagnes magiques, on arpentera le plus beau pays du monde pour glaner quelques trésors – mots, images, évocations.

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia
    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    Chaque texte est accompagné de sa photo d’illustration. Certains textes sont lyriques, d’autres humoristiques. Certains sont des citations d’illustres Provençaux, d’autres se veulent informatifs. Beaucoup de photos sont les miennes, mais d’autres ont aussi été choisies car elles correspondaient parfaitement à ce que j’avais envie de vous raconter.

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    L’ensemble est vraiment beau, je peux le dire car je ne suis pas celle qui a fait tout le travail de mise en page et d’impression, et j’étais très heureuse en recevant ce livre. C’est réellement un bel objet, haut en couleurs, bien fait, qu’on a envie d’exposer sur sa table basse ou d’offrir à un ami. Je crois que c’est une jolie idée cadeau pour quelqu’un qui aime le Sud : le livre vaut 10 euros seulement, il peut se feuilleter très vite ou se savourer longuement, être picoré ou dégusté.

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    Mon livre sur la Provence : où se le procurer ?

    Le livre La Provence, on l’aime pour… est disponible partout en France, en librairie et sur les plates-formes de vente en ligne.

    En fonction de vos préférences, vous pouvez donc :

    – acheter La Provence, on l’aime pour… sur Amazon
    – acheter La Provence, on l’aime pour… sur le site de la Fnac
    – acheter La Provence, on l’aime pour… chez un libraire indépendant près de chez vous

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia

    Quelques réponses à des questions que vous m’avez posées au sujet de ce livre :

    Quelle est la différence avec mon précédent livre sur la Provence ?

    Il y a un an, en juin 2019, j’ai sorti Provence, Les sillons du soleil aux éditions Nevicata, dans la collection L’âme des peuples. Bien que les deux livres aient un format proche (80 pages pour La Provence, on l’aime pour, 100 pour Les sillons du soleil) et un prix analogue (9,90 pour Les sillons du soleil, 10 pour La Provence, on l’aime pour…), les deux livres sont en vérité très différents – et je suis très attachée aux deux.

    livre provence

    Provence, Les sillons du soleil est un essai dans lequel j’explore l’identité provençale, son histoire, sa culture, à travers un récit et trois entretiens avec historiens et spécialistes de la région. Pour qui veut comprendre et décrypter la Provence, sonder son âme et son identité, je recommande ce livre qui a un positionnement plus érudit.

    La Provence, on l’aime pour… est un livre accessible à tous, léger, un « beau livre en miniature », à contempler et à offrir. La photo est au centre de l’ouvrage. Il est plus esthétique, plus visuel, tandis que Les sillons du soleil est plus intellectuel (et ne contient aucune photo).

    Est-ce que je peux l’avoir dédicacé ?

    Je vous avais proposé d’acheter mon précédent livre, Les sillons du soleil, directement auprès de moi, afin de le recevoir dédicacé (et c’est toujours possible, il me reste du stock !). C’était faisable car Les sillons est un petit livre tout léger et facile à envoyer. Je ne suis malheureusement pas en mesure de vous proposer la même chose pour La Provence, on l’aime pour…, car ses dimensions et son poids sont plus importants. Il lui faut une enveloppe matelassée, un affranchissement plus cher… je serais obligée de facturer des frais de port plus conséquents, et je trouve que c’est dommage, car si vous le commandez directement auprès de votre libraire ou sur le site des libraires indépendants, ou si vous l’achetez en ligne chez Amazon ou la Fnac, vous aurez les frais de port gratuits ou presque. Je préfère donc vous recommander de ne pas passer par moi – mais bien évidemment, je vous le dédicacerai avec joie lorsque nous nous verrons si l’occasion se présente, j’en serais enchantée ! Et si vous voulez l’offrir à quelqu’un pour une occasion spéciale, qu’une dédicace vous tient à cœur, je serai heureuse de vous envoyer par mail une dédicace personnalisée sous forme de jolie carte à imprimer vous-mêmes, afin que vous puissiez la glisser dans le livre.

    Mon livre sur la Provence : La Provence, on l'aime pour..., par Ariane Fornia
    A votre service 😉

    Je suis très heureuse d’avoir encore une fois de raconter, photographier, partager ma belle Provence. Profondément amoureuse de cette région qui incarne et rassemble tout ce que j’aime sur Terre, je vais continuer à vous proposer des images, des histoires, de bonnes adresses, des expériences à vivre en Provence.

    Grignan, en Drôme provençale

    N’hésitez pas à me suivre sur Instagram ou à vous inscrire à ma newsletter pour ne pas en perdre une miette ! Merci pour votre soutien, il m’accompagne sur ces chemins ensoleillés du Sud…

  • Un superbe gîte insolite en Mézenc, Auvergne

    Le Mézenc ? A cheval entre monts d’Ardèche et Auvergne, au cœur de ce beau Massif central sculpté par le feu des volcans d’autrefois, ce massif est une merveille méconnue que couronne la croix du Mont Mézenc à 1753m.

    Je suis venue y découvrir un gîte fabuleux, les Fustes du Mézenc, tout en rondins de bois enchâssés et en toit d’herbe folle, avec un bain nordique en bois brut et un sauna à l’ambiance si scandinave. Dans cette atmosphère de forêt perdue et de confort authentique, je me suis régalée grâce à une boutique 100% terroir qui propose de délicieuses spécialités locales, fromages, charcuteries et bonheurs sucrés, les Délices du Mézenc. Et puis j’ai passé deux jours idylliques à randonner en Mézenc, à gravir des sommets, chasser des cascades, découvrir les curiosités géologiques et la beauté brute de ce magnifique territoire rural loin des grands axes, resté très préservé. C’était ma première fois en Haute-Loire, et j’ai été éblouie.

    Un séjour parfait dans le Mézenc : un gîte insolite entre Auvergne et Ardèche, des produits locaux, des randonnées autour du Mont Mézenc.
    Randonner entre amis autour du Mont Mézenc.
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    Un séjour parfait dans le Mézenc : un gîte insolite entre Auvergne et Ardèche, des produits locaux, des randonnées autour du Mont Mézenc.
    Se régaler des spécialités du terroir avec les Délices du Mézenc.
    Un séjour parfait dans le Mézenc : un gîte insolite entre Auvergne et Ardèche, des produits locaux, des randonnées autour du Mont Mézenc.
    Découvrir des sites naturels d’exception…
    lac bleu champclause
    … et des perles méconnues.


    Un long week-end au cœur du massif du Mézenc, entre randonnées bucoliques, gîte insolite, délices du terroir, voilà le programme de cette échappée auvergnate qui m’a régalée.
    Et un chanceux parmi vous aura le bonheur de remporter un séjour aux Fustes du Mézenc et un repas aux Délices : rendez-vous en fin d’article pour participer au concours !

    Je suis venue en Mézenc accompagnée de mes amis, et notamment de ma complice photographe préférée, Marion Carcel alias Foehn Photographie avec qui nous avons reformé notre duo de blogueuses et photographes voyageant et créant ensembleItinera Favonia, un jeu de mot sur nos deux noms. Toutes les photos dans lesquelles j’apparais sont l’œuvre de Marion, et vice-versa. Je suis la blonde, elle est la rousse !  

    Un séjour parfait dans le Mézenc : un gîte insolite entre Auvergne et Ardèche, des produits locaux, des randonnées autour du Mont Mézenc.
    C’est Marion Carcel alias Foehn Photographie qui prend toutes les photos de moi dans ce reportage.
    Un séjour parfait dans le Mézenc : un gîte insolite entre Auvergne et Ardèche, des produits locaux, des randonnées autour du Mont Mézenc.
    Marion alias Foehn Photographie, photographiée par moi

    Les Fustes du Mézenc : un fabuleux gîte insolite entre Auvergne et Ardèche

    Voyager en France peut être fabuleusement dépaysant. Au cœur des forêts et des monts du Mézenc, au bout de ces petites routes sinueuses qui vous mènent loin des villes et des autoroutes, j’ai eu l’impression d’être arrivée au cœur de la Scandinavie. Ce miracle d’exotisme made in France, je le dois à un endroit complètement hors-normes, havre de beauté et de créativité : les Fustes du Mézenc, à Fay-sur-Lignon (Haute-Loire, Auvergne).

    La fuste, c’est un type de maison traditionnel qui utilise des troncs de bois brut, d’énormes rondins écorcés qui seront enchâssés et encastrés les uns dans les autres sans utilisation de ciment ou autre liant. La construction d’une fuste demande un très grand savoir-faire, une véritable virtuosité technique, mais un certain nombre de peuples l’ont maîtrisée depuis des siècles, en Scandinavie mais aussi dans plusieurs régions françaises. Le bois est vivant, il travaille sans cesse, et tend à s’affaisser en séchant – d’où la nécessité d’une construction très précise qui prenne en compte ces respirations et déplacements du matériau. Le bâtisseur des Fustes du Mézenc, Johane, a passé plusieurs années à maîtriser cette technique subtile avant de construire les siennes. Aujourd’hui, les Fustes du Mézenc comptent quatre maisons bâties selon cette technique, un gîte 5 places, un gîte 6 places, un espace sauna détente de style nordique, et la maison de Johane et sa compagne Eleonore. Quand on arrive aux Fustes, cela donne un effet de petit village boisé hors du temps et loin du monde qui nous a tous enchantés immédiatement…

    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.
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    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.
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    L’originalité supplémentaire des Fustes en pays de Mézenc – leur véritable atout charme ! – c’est leur toit en herbe, qui m’a irrésistiblement rappelé les îles Féroé. Depuis mes voyages en Scandinavie, je me demande toujours pourquoi nous n’utilisons pas davantage ce matériau tellement naturel, écolo et isolant : la capacité d’isolation de l’herbe est bluffante. Il a plu une des deux nuits de notre séjour, et nous n’entendions strictement rien, tant l’herbe absorbait tous les sons…

    Les fustes ont un charme incroyable. Notre gîte à nous comptait deux chambres, la « chambre des parents » avec un grand lit double, et la « chambre des enfants », avec trois lits simples. Chaque détail avait son charme : le poêle à bois diffusant la chaleur dans toute la maison, les lits et pieds de table en bois brut, les angles où les rondins se rejoignaient, l’odeur douce et la tiédeur naturelle de cet environnement à la fois écolo et confortable. La cuisine était entièrement équipée (j’aimerais vous dire que nous en avons profité pour cuisiner, mais nous étions déjà merveilleusement nourris – voir la suite !), et les lits déjà faits à notre arrivée. Nous n’avions plus qu’à savourer l’instant, dans une bulle de bien-être total…

    La chambre des parents…
    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.
    … celle des enfants…
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    … plus ou moins sages ! 😉
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    Beauté de chaque détail

    Les espaces extérieurs sont aussi un vrai bonheur pour un petit déj en pleine nature – d’autant que la chatte du gîte, Boulette, et le chien, Mézenc, viendront sans doute vous faire un petit coucou.

    Un bain nordique et un sauna au milieu des bois du Mézenc

    Peut-on être encore mieux que dans cette maison de bois ? Oui : dans un bain de bois brut et de chaleur sèche. Les Fustes possèdent leur espace détente nordique, qu’il est possible de réserver de façon privative pour une soirée : un seul des deux gîtes jouit donc de l’accès au bain, au sauna et à la zone de repos, vous restez toujours entre vous. Nous avons absolument adoré notre soirée de spa scandinave. Nous avions donc accès à une autre fuste, comprenant des canapés moelleux, un petit bar, une douche, et surtout un sauna – nous avons eu de l’essence de verveine sur les pierres chaudes, car la verveine est une spécialité du Mézenc !

    A quelques mètres de l’espace détente, sous les pins, se tient le bain scandinave. On reste dans un esprit naturel et écolo : il s’agit d’une baignoire de bois brut, chauffée au feu de bois. L’eau est intégralement changée entre chaque passage, ce qui signifie qu’elle est non traitée et n’utilise ni chlore ni autre agent. C’est une sensation extraordinaire de baigner dans l’eau chaude (chaude et non tiède : ce mode de chauffage est efficace !), la lumière de la lune filtrée par les aiguilles des pins, dans le silence des bois…

    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.

    Johane et Eleonore ont réussi la prouesse de bâtir une petite Laponie française, un endroit de dépaysement brut et de déconnexion profonde, et je me suis prise à rêver de revenir au cœur de l’hiver, quand la burle recouvre le Mézenc de mètres de neige, et de barboter dans l’eau brûlante au milieu du froid glacial…

    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.
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    Gastronomie du Mézenc : de bonnes adresses

    Le Mézenc est un pays d’agriculteurs, à l’identité forte et aux produits originaux. Partout sur le plateau du Mézenc, on croise des vaches dans les prairies, et des gens en train de travailler leurs champs – le Mézenc, c’est cette France rurale que j’adore, attachée à son terroir et à la qualité de ses produits. Nous sommes dans une agriculture extensive, où les animaux sont à l’herbe, et où de nombreux artisans défendent les couleurs du made in France avec des produits maison de qualité. Fromages, charcuteries, fruits rouges, liqueurs… vous aurez le meilleur de l’Auvergne et de l’Ardèche et vous mangerez très bien ici. Nous sommes déjà en Auvergne, sur le plateau de la Haute-Loire, mais nous sommes aussi encore dans le parc naturel régional des Monts d’Ardèche. A la croisée de ces deux identités, autant vous dire qu’on va se régaler.

    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.
    Ambiance du Mézenc

    Se régaler 100% terroir : les Délices du Mézenc

    Les Délices du Mézenc, c’est l’énorme coup de cœur gastronomique de ce séjour. La qualité des produits est exceptionnelle et le concept est génial. A Fay-sur-Lignon, cette épicerie 100% locale propose exclusivement des produits de la région : Ardèche et Auvergne (et la drômoise que je suis a repéré un ou deux produits de chez moi aussi, petite exception méridionale dans une sélection vraiment orientée Monts d’Ardèche et Massif central). Vous trouverez donc au rendez-vous des châtaignes, des saucissons, des picodons, de la tomme, du salat, du lingot du Mézenc, du St Nectaire, des vins, de la liqueur de verveine, des biscuits aux myrtilles et framboises, des glaces ardéchoises, des terrines, des pâtés, des céréales du plateau, des jus de fruit, des bières artisanales, et des tas d’autres délices et merveilles que j’oublie – la sélection est énorme et tout est local, artisanal, délicieux.

    Les Délices du Mézenc font aussi salon de thé : lors de notre arrivée en Mézenc avec Andréa, nous avons bu un thé et un chocolat délicieux dans ce cadre ravissant, aux allures de chalet et de brocante de charme.

    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.

    Les Délices proposent des « planches apéro » qui sont en réalité bien plus qu’un apéro, mais un vrai repas exquis : d’énormes planches délicieuses et merveilleusement bien présentées (ces roses en charcuterie, ces fleurs, ces assemblages délicats ! du grand art), rassemblant le meilleur de la gastronomie du Mézenc, fromages, charcuteries, mais aussi crudités et fruits – c’est simple, il y a tout ce dont on peut rêver. Elles peuvent être accompagnées de bière artisanale, de vin de la région, ou de jus de fruit local – nous avons tout goûté et tout est bon. En dessert, on aura de la glace ardéchoise terre Adélice, pour finir sur un délicieux sorbet. Les planches peuvent être consommées à emporter toute l’année, et en été sur place, sur la jolie terrasse des Délices du Mézenc dans le village de Fay-sur-Lignon. En hiver, les Délices proposent aussi un plateau raclette, avec tout le nécessaire pour une raclette terroir de qualité.

    Nous avons emporté nos planches avec nous aux Fustes et les avons dégustées dans l’espace nordique, avec l’impression de vivre un moment extraordinaire. Le combo Fustes + Délices, ou comment vivre un séjour parfait en Mézenc…

    D’autres bonnes adresses en Mézenc

    Lors de notre arrivée au gîte, nous avions reçu trois jolis cadeaux : des produits venus du Domaine des Marmottes, une exploitation artisanale qui cultive la verveine et les fruits rouges sur le plateau du Mézenc et propose confitures, liqueurs, sirops, sorbets et autres gourmandises. Ils possèdent également une parcelle sauvage où se développent les herbes aromatiques et les fruits naturels de montagne. Les fruits sont cueillis à maturité et transformés immédiatement sur place. Notre programme était trop chargé pour pouvoir nous y rendre, mais le Domaine des Marmottes se visite : vous pourrez assister à l’ensemble du processus de transformation et cueillir vous-mêmes quelques fruits frais… Nous avons reçu une excellente confiture de fraise et fraise des bois à l’ancienne (excellente : beaucoup de fruit, moins de sucre, une cuisson parfaite qui préserve tous les arômes… j’ai adoré), un apéritif au vin et à la framboise (coup de cœur de tout le groupe ! un régal !) et une liqueur de verveine (je l’avoue : 35°, c’est trop pour moi, mais elle a su trouver des amateurs). J’ai adoré le concept de cette exploitation axée sur tous les fruits que je préfère…

    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.
    Vivre un moment magique avec le bain nordique des Fustes du Mézenc, merveilleux gîte insolite.

    Le deuxième soir, nous avions envie de découvrir un resto typique, et Eléonore a eu la bonne idée de nous conseiller l’auberge des Fermiers du Mézenc, aux Estables. Le restaurant est installé dans une magnifique maison de pierre noire si typique de l’Auvergne, dont le linteau indique l’impressionnante date de fondation : 1791 ! Le site est superbe et respire l’authenticité.

    Aux Fermiers du Mézenc, on sert les spécialités du terroir de la Haute-Loire, et notamment la fierté du massif du Mézenc, le « fin gras » : une viande de bœuf AOP de grande valeur, dont le cahier des charges est extrêmement strict. Les bœufs sont nourris à l’herbe et à la luzerne, ce qui donne un goût très particulier et délicat à la viande. Pour les amateurs de viande, le fin gras est considéré comme un vrai trésor – mais des options végétariennes existent aussi pour les autres, avec des choses délicieuses et originales comme le sorbet de betterave. On y goûte aussi la crique, une spécialité de pomme de terre, le plateau de fromages du Mézenc, la tarte à la myrtille… bref, nous nous sommes régalés, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

    Et cela nous a donné l’occasion d’entrer dans une de ces célèbres maisons si typiques de l’architecture du Massif central, qui donnent leur charme à la région. Vous en croiserez beaucoup lors de votre séjour en Mézenc – elles sont si belles…

    Randonner dans le massif du Mézenc : Mont Mézenc et autres perles

    Pour les amateurs de grandes promenades en pleine nature, le Mézenc, si peu urbanisé, si préservé, est un terrain de jeux fabuleux. Certaines sorties sont célèbres : le Mont Gerbier des Joncs, côté Ardèche, mythique source de la Loire, ou encore le Mont Mézenc, côté Haute-Loire, point culminant du massif à 1753m. Mais d’autres sont plus secrètes, plus confidentielles. Eléonore, du gîte des Fustes, nous a conseillé à merveille pour dénicher quelques pépites méconnues. N’hésitez pas à lui demander conseil : le Mézenc reste à l’écart des grands flux touristiques et la signalisation n’est donc pas forcément transparente pour certains endroits moins connus, n’hésitez donc pas à lui demander les indications et ne vous fiez pas forcément à Google (pour le site des Roches, par exemple, l’indication de Google Maps est totalement fausse). Mais cela a le charme du joyau qu’on découvre !

    Voici quelques sites qui nous ont tous séduits.

    Le Mont Gerbier de Jonc

    Le Mont Gerbier de Jonc est un mythe : c’est ici que le plus long des fleuves français, la Loire, prend sa source au cœur des Monts d’Ardèche, avant de traverser tout l’hexagone et de se jeter dans l’Atlantique à St Nazaire. Le mont est un « suc », un dôme volcanique, témoin du feu brûlant qui a autrefois sculpté le Massif Central. Début juin, tous les ajoncs étaient en fleurs, rendant la vision plus féerique encore.

    L’ascension est raide, mais brève et bien balisée : un jeu amusant d’escalade sur les dalles de pierre grise.

    Une fois en haut, la vue est superbe, et les nombreux cairns donnent envie de s’amuser à faire des photos biscornues…

    Le Mont Mézenc

    Le Mont Mézenc est la figure tutélaire du plateau, sa croix majestueuse veille sur le massif et se voit de partout alentours. Nous aurions dû faire l’ascension (facile et bien aménagée, 40 min de marche environ) au lever de soleil, car la vue est sublime le matin, le soleil se levant sur le Mont Blanc au loin. Du sommet du Mont Mézenc, plusieurs départements français et de nombreuses montagnes emblématiques, de la chaîne des Alpes au Ventoux, sont visibles par temps clair. Malheureusement, lors de notre réveil à 4h30, il pleuvait ! A 8h, le soleil était revenu, et nous avons fait notre randonnée de jour – c’était magnifique aussi. J’ai particulièrement aimé la vue sur les nombreux sucs (dômes volcaniques) qui caractérisent les monts d’Ardèche.

    mont mézenc
    mont mézenc
    mont mézenc

    Les Roches à Fay-sur-Lignon

    A deux pas de notre gîte à Fay-sur-Lignon, les Roches sont un site d’escalade en falaise très réputé en Haute-Loire. Les amoureux des parois verticales se régalent sur ces parcours de jeu variés, dans un cadre superbe. Mais pour les piétons, un sentier permet de monter au sommet des Roches sans avoir à grimper. J’ai absolument adoré la vue sur le Mont Mézenc et sur le village de Fay qu’on a depuis le site – une vision extraordinaire !

    les roches fay sur lignon
    les roches fay sur lignon
    Marion s’amuse à nous photographier, Andréa et moi, jouant sur les roches

    Les Narces de Chaudeyrolles

    A Chaudeyrolles, un sentier aménagé permet de découvrir les Narces, ancienne caldeira volcanique bourrée de curiosités géologiques et surmontée de deux pitons au nom évocateur : les Dents du diable.

    Nous n’avons pas fait le tour complet, car nous avions un but en tête : la très jolie cascade du Salin, qui s’épanouit parmi les roches et les fleurs au cœur des Narces. Le site est très beau et bucolique, rempli de vaches et de chevaux.

    Nous arrivons à mes deux plus gros coups de cœur…

    Le Lac bleu de Champclause

    Le Lac Bleu de Champclause n’est ni difficile d’accès (10 minutes de marche depuis le parking suffisent), ni très grand, mais quel joyau ! Sa couleur est si vive et intense qu’elle m’a rappelé certains lacs des Alpes, à Chamonix, en Bavière ou ou dans les Dolomites. Je suis amoureuse de ce type de sites naturels d’exception qui renforcent infiniment mon amour de la montagne. Nous sommes arrivés le matin dans le brouillard, dans une atmosphère gothique et brumeuse qui conférait une magie d’outre-tombe au site, puis soudain le soleil est sorti et les couleurs ont explosé… une sublime métamorphose.

    lac bleu champclause


    Il est interdit de se baigner dans le lac bleu, mais c’est un très beau site pour un pique-nique champêtre.

    Le gouffre de la Monette

    Le gouffre de la Monette est une petite merveille qui m’a rappelé les cascades d’Islande : vestige d’antiques éruptions, elle est composée d’orgues de basalte noir, et enchâssée dans un écrin de mousse et de verdure d’une beauté inouïe.

    Fougères, fleurs sauvages et herbes folles rehaussaient la beauté de ce site majestueux – que nous avons eu un petit peu de mal à trouver, mais les indications d’un monsieur qui travaillait son champ nous ont aidés ! Cela restera un de mes plus beaux souvenirs de ce séjour en Mézenc.

    J’ai découvert après coup qu’une autre cascade de ce genre se situait dans le parc des Monts d’Ardèche, un peu au sud du Mont Gerbier de Jonc : la cascade du Ray-Pic. Retenez-la si vous passez dans la région, elle semble absolument somptueuse !

    gouffre de la monette

    Concours : gagnez votre séjour et votre dîner en Mézenc

    Je suis très heureuse de pouvoir partager cet endroit exceptionnel avec l’un ou l’une d’entre vous grâce à un jeu concours offert par les Fustes et les Délices du Mézenc. Pour avoir vécu ce séjour moi-même, je peux d’ores et déjà vous dire que je jalouse l’heureux vainqueur, car cette expérience est puissante et magique. Les Fustes du Mézenc mettent en jeu un séjour de 2 nuits pour 2 à 5 personnes dans leur magnifique gîte en bois et toit d’herbe, valable hors vacances scolaires jusqu’au 31 mai 2021. Les Délices du Mézenc mettent en jeu un dîner composé soit d’une planche de tapas du terroir (comme celle que j’ai photographiée), soit d’un plateau raclette, accompagné de trois bouteilles au choix (jus de fruit, vin ou bière artisanale) et d’une glace. Je suis très heureuse de ce beau cadeau fait à l’un ou l’une d’entre vous – merci aux Fustes et aux Délices !
    Pour jouer, rendez-vous sur ma page Facebook ou mon compte Instagram. Vous pouvez jouer sur les deux réseaux si vous le souhaitez.

    Un immense merci à Eléonore et Johane des Fustes du Mézenc, et à Coralie des Délices du Mézenc, pour ce séjour et ce dîner merveilleux vécus entre amis. Cela restera un de nos plus beaux souvenirs de 2020 !
    Merci au Domaine des Marmottes pour leur cadeau fruité. Et merci à mes amis d’être venus vivre cela avec moi 😊