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Auteur/autrice : Itinera Magica

  • Post Steeg : séjour de rêve dans un hôtel-spa fabuleux en Autriche

    L’hôtel Post Steeg ? C’est tout ce dont j’avais rêvé.

    Imaginez un hôtel au cœur des montagnes du Tyrol, entouré de cascades et de sommets fleuris. Imaginez un immense spa avec vue sur les cimes, où on rivalise de confort et d’ingéniosité pour une détente absolue. Imaginez des chambres boisées douillettes et chaleureuses, et un restaurant gastronomique où 3 générations de chefs exigeants conjuguent avec fraîcheur et inventivité les saveurs du terroir autrichien. Imaginez enfin des chevaux, des segways, des vélos à votre disposition pour de merveilleuses balades dans la vallée de la Lech, le tout avec une famille incroyablement conviviale qui vous guide au cœur de l’authenticité autrichienne avec un sens du partage véritable.

    Ce petit joyau, c’est l’hôtel Post Steeg, un 4 étoiles de toute beauté et exceptionnellement chaleureux qui propose toutes sortes de séjours au cœur de la nature autrichienne, dans la superbe vallée de la Lech au Tyrol. Séjours équestres, séjours multi-activités, séjours bien-être avec soins au spa, en demi-pension, en couple ou en famille, avec encadrement des enfants, pour une journée ou pour une semaine entière… tout est possible ou presque dans ce petit paradis alpin.

    J’ai découvert cet endroit merveilleux à l’été 2019 avec mon amie et binôme Marion Carcel alias Foehn Photographie, et nous avons eu le même coup de foudre pour cette famille si chaleureuse, les Obwegeser, pour la beauté du cadre et des installations, pour la cuisine délicieuse et la qualité des activités outdoor proposées.

    Et de surcroît, parce que l’hôtel Post Steeg appartient au réseau Autriche Pro France qui fédère de très beaux hôtels francophiles en Autriche, ici on vous parle aussi en français, ce qui facilite davantage encore le partage avec ces hôtes fabuleux.

    Concours exceptionnel : gagnez deux nuits au Post Steeg

    En mai 2021, pour fêter le déconfinement et la possibilité de recommencer à rêver de grands voyages, nous organisons en partenariat avec Autriche Pro France et l’hôtel Post Steeg un concours exceptionnel : gagnez deux nuits pour deux personnes à l’hôtel Post Steeg. Il s’agit de deux nuits en chambre double « Postmeister » en demi-pension; le lot est valable de mai à octobre 2021 et de mai à octobre 2022.

    Le concours aura lieu sur mon compte Instagram, mais pour celles et ceux qui ne possèdent pas de compte Instagram, vous avez également la possibilité de laisser un commentaire sur cet article pour participer. Résultats le 6 juin 2021 !

    Fabuleux hôtel spa au Tyrol en Autriche, l'hôtel Post Steeg. Chevaux, piscine, spa, resto gastronomique, VTT
    A votre tour de gagner un séjour merveilleux au Tyrol, avec l’hôtel Post Steeg et Autriche Pro France.

    L’hôtel Post Steeg, un cocon de douceur

    Dans ce 4 étoiles à l’ambiance cosy, nous sommes dans une grande maison tyrolienne traditionnelle, avec ses boiseries claires, sa décoration sylvestre typique, ses balcons fleuris de géraniums. L’hôtel cultive une atmosphère forestière de cabane au milieu des bois… avec un infini confort en plus. Les chambres sont lumineuses et douillettes, avec une literie incroyable et de belles vues sur les montagnes environnantes. Nous avons merveilleusement dormi dans ce havre de paix.

    Dans notre jolie chambre.

    Le restaurant Post Amt, une merveille gastronomique

    Notre dîner au restaurant Post Amt est notre plus beau souvenir gastronomique autrichien. Ce n’est pas un hasard si le chef, M. Obwegeser, a été récompensé par trois toques dans le Gault & Millau, et plusieurs autres distinctions de guides germanophones et anglophones. J’aime infiniment ces restaurants de culture alpine, qui allient à un profond respect du terroir et des produits un sens de la créativité, de la légèreté, qui permet de s’affranchir avec liberté des classiques traditionnels sans perdre le goût exceptionnel des alpages. Nous avons savouré les poissons des rivières (la Lech est un paradis des pêcheurs, avec ses truites et ses ombles sauvages), les baies des alpages, ou encore la sauce si légère et délicate aux fleurs de sureau ramassées à la main par la famille Obwegeser. D’un bout à l’autre, tout était raffiné, savoureux et réjouissant.

    Le restaurant propose également une formule de demi-pension pour les hôtes souhaitant prendre un forfait week-end ou semaine. Et surtout, ne ratez pas le buffet de petit-déjeuner… qui n’a pas fréquenté un buffet de petit-déjeuner autrichien deluxe ne sait pas ce qu’est la félicité 😉

    Le spa du Post Steeg, un joyau alpin

    Si vous m’avez déjà lue au sujet des Alpes autrichiennes, vous le savez : les hôtels-spas autrichiens, particulièrement à partir du 4 étoiles, sont absolument exceptionnels en matière de confort, de beauté et d’inventivité de leurs spas. Je n’exagère pas du tout quand je dis que les hôtels-spas autrichiens proposent les meilleurs spas de toute la chaîne alpine, avec un niveau de prestations et un rapport qualité-prix remarquables. (Et vous pouvez compter sur ma double expertise en matière d’Alpes et de spas !)  Nous gardons un souvenir merveilleux du spa de l’hôtel Post Steeg, qui s’étend sur deux niveaux.
    En bas, ce sont des piscines intérieures et extérieures (chauffées) permettant de nager au cœur des montagnes, avec un espace détente boisé de toute beauté.

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    En haut, c’est un spa panoramique somptueux, avec de nombreux saunas, des salles aux ambiances tamisées, des fauteuils suspendus et des salles de soin où il est possible de bénéficier de massages, bains de foins, applications de soins alpins et autres parenthèses de bien-être absolu. Nous avons eu un coup de cœur tout particulier pour les jacuzzis avec vue sur les sommets… un moment de joie parfaite.

    Des séjours équestres au cœur du Tyrol

    C’est une des raisons qui ont scellé notre amour pour l’hôtel Post Steeg : son orientation équestre ! Une véritable écurie et de belles installations hippiques jouxtent l’hôtel. Cours d’équitation en carrière, randonnées en extérieur, tout est possible ici, et l’hôtel propose de vrais séjours équestres à la semaine pour enfants et adultes. Marion et moi avons opté pour une belle promenade le long de la Lech, avec galops dans les champs, chasse aux cascades et flâneries bucoliques au pas des chevaux…

    Explorer la vallée de la Lech à vélo, en rando, en segway, en pêchant

    Mais l’hôtel propose également des séjours multi-activités à la carte, avec différentes façons de découvrir cette belle vallée de la Lech, où rivières et cascades ruissellent des pentes abruptes. Avec l’équipe de l’hôtel Post Steeg, nous avons fait un très beau circuit en VTT à assistance électrique au cœur des montagnes.

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    Puis nous nous sommes bien amusées à tester les Segway le long de la rivière (on prend vite le coup), nous sommes allées défier le vertige sur les ponts suspendus surplombant la Lech.

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    Le fait de pouvoir ainsi participer à des activités guidées, avec matériel mis à disposition, est un vrai atout du séjour à l’hôtel. Nous ne nous sommes pas essayées à la pêche, mais c’est une option que propose également le Post Steeg, qui fournit carte de pêche, matériel et la possibilité de cuisiner la truite ou l’omble que vous aurez capturé pour votre dîner au restaurant.

    Moment de convivialité au chalet d’alpage

    C’est la petite pépite secrète de la famille Obwegeser : leur chalet d’alpage ultra typique, perdu au cœur des montagnes ! Nous l’avons rejoint en VTT électrique, mais une navette est également à disposition pour les clients de l’hôtel. Là-bas, le fils aîné, Florian, propose certains soirs de déguster ses Käsespätzle (fabuleuses pâtes au fromage typiques du Tyrol), son steak au feu de bois, ou encore une fois par semaine, un luxueux brunch montagnard. C’est aussi l’occasion de faire plus amplement connaissance avec la famille Obwegeser, qui a un profond sens de la convivialité et du partage. Nous avons adoré trinquer au schnaps à l’abricot avec eux ! Ce genre de moments empreints d’authenticité nous ont permis de vivre notre immersion autrichienne de façon encore plus intense, et d’aimer davantage encore ce pays à l’âme chaleureuse.

    Des séjours tout compris pour tous les goûts

    Vous l’aurez compris, l’hôtel Post Steeg propose une multitude de séjours pour tous les goûts, avec une multitude d’options disponibles dans les formules tout compris : soins au spa, multi-activités, équitation, demi-pension… Pour une nuit, un week-end ou une semaine, de multiples formules sont possibles, et je vous laisse consulter le site de l’hôtel Post Steeg (qui existe en version française !) pour découvrir les nombreuses offres.

    10 choses à faire en autriche

    A propos du réseau Autriche Pro France

    Marion et moi avons découvert l’hôtel Post Steeg dans le cadre d’un séjour co-organisé par l’office national du tourisme autrichien et le réseau Autriche Pro France. Autriche Pro France fédère des hôteliers indépendants et francophiles qui s’engagent à offrir la plus belle expérience possible aux clients français. Lors de notre séjour, nous avons découvert près d’une dizaine d’hôtels du réseau, et plusieurs aspects nous ont particulièrement séduites :

    * le fait qu’il s’agisse d’hôtels indépendants, familiaux, pour une expérience autrichienne authentique
    * le fait qu’il s’agisse exclusivement de beaux hôtels de charme, situés dans des cadres naturels préservés, avec de belles options bien-être (piscine, spa, etc) et une qualité de service qui permet de vivre réellement l’hospitalité autrichienne. Tous les hôtels du réseau s’engagent à un certain standing, à un véritable sens de l’accueil, et vous n’aurez pas de mauvaise surprise.
    * le fait que les hôteliers membres du réseau soient francophiles, proposent de la documentation en français, aient au moins un employé qui puisse converser en français, ce qui facilite le partage pour les non-germanophones

    Pour de belles vacances au pays de Sissi, des Käsespätzle, des culottes de peau et du Kaiserschmarrn, n’hésitez pas à réserver un séjour via Autriche Pro France – je compte bien le refaire moi-même ! Les conseillères francophones sauront vous orienter en fonction de vos envies et vous aider à bâtir votre séjour. Le site vous propose également des circuits, des idées de road trip, etc, il est une belle source d’inspiration.

    Besoin d’inspiration autrichienne ?

    Pour vous convaincre de découvrir l’Autriche, et trouver de l’inspiration pour de futurs séjours dans ce pays qui est réellement mon 2e pays de coeur, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à ces articles :

    Et pour participer à notre concours, jouez sur Instagram et/ou commentez cet article jusqu’au 6 juin. Bonne chance à vous !

    De nombreuses photos de cet article sont l’œuvre de mon amie Marion Carcel. Nous formons ensemble un duo de blogueuses et photographes passionnées des montagnes, Itinera Favonia.

  • Mes plus belles expériences en Autriche

    Au cœur des Alpes, entre montagne et midi, l’Autriche est une destination infiniment chère à mon cœur. Je l’ai toujours dit : s’il me fallait choisir une deuxième patrie, un autre pays de cœur, je choisirais sans hésiter l’Autriche.
    C’est un pays que recouvrent les Alpes sur plus de la moitié de son territoire, où glaciers, routes en lacets, sommets et alpages rivalisent de beauté visuelle et de nature préservée. Un pays où dans les montagnes, on porte des culottes de peau, on boit de la bière et des liqueurs à l’abricot, et on mange des pâtes au fromage et aux oignons grillés. Un pays où les bulbes baroques caressent le ciel immense, où des routes sauvages traversent les parcs nationaux, où on sait faire la fête après le ski, où on écoute la Marche turque de Mozart en mangeant des bonbons à la pistache et au praliné, ou encore la Chauve-souris de Strauss pour fêter le nouvel an. Un pays qui à mes yeux a tous les atouts, authentique, naturel, chaleureux, convivial, où nature et culture sont exceptionnelles et où on a un vrai sens de l’hospitalité…

    Voici dix choses à faire, dix belles expériences à vivre en Autriche, pour inspirer vos envies d’évasion.

    Marion et moi randonnant dans le Montafon

    Toute la partie estivale de ce reportage a été réalisée avec mon amie et binôme Marion Carcel alias Foehn Photographie. Nous formons ensemble un duo de blogueuses et photographes sous le nom d’Itinera Favonia. De nombreuses photos de cet article sont les siennes, notamment celles dans lesquelles j’apparais.

    Arpenter les mythiques routes alpines, la Grossglockner et la Silvretta

    Un des plus grands plaisirs d’Autriche ? Les hautes routes alpines, en VO Hochalpenstrasse ! Dans ce somptueux pays montagnard, les sociétés automobiles ont eu la bonne idée de tracer des routes à grand spectacle, multipliant virages en épingle à cheveux, lacets vertigineux et panoramas grandioses. Ouverts à la belle saison seulement, ces itinéraires sont un régal pour les amoureux de road trip à sensations fortes.

    Grossglockner Hochalpenstrasse
    La sublime route du Grossglockner.
    Que voir en Autriche, que faire en Autriche ? Mes dix plus belles expériences en Autriche. Dix choses à faire en Autriche
    Plaisir d’arpenter les virages de la Silvretta.


    J’avais d’abord découvert il y a quelques années la Großglockner-Hochalpenstraße, qui serpente entre les glaciers et les plus hauts sommets du pays. Culminant à 2504m, elle conduit au pied du Grossglockner, le toit de l’Autriche, et du glacier Pasterze, qui fascinait autrefois l’empereur Franz-Josef. Très sinueuse, elle est une route pleine d’adrénaline et de visions grandioses.

    Deux ans plus tard, j’ai arpenté avec Marion la Silvretta-Hochalpenstraße, qui relie les pays du Montafon et du Tyrol, culmine à 2032m, s’enroule autour du Piz Buin et ouvre des paysages idylliques de prairies aux airs de landes nordiques. Avec ses 34 virages serrés, elle offre aussi un immense plaisir de conduite, et j’ai adoré les visions infiniment bucoliques qu’elle déroule.  

    Route de la Silvretta. 10 choses à faire en Autriche

    Marcher sur les traces de Mozart à Salzbourg

    C’est un des plus illustres enfants de l’Autriche : l’immense Wolfgang Amadeus Mozart. Il naît dans une jolie rue du cœur de Salzbourg, la Getreidegasse, en 1762, et il ne lui faudra que trente-cinq ans d’une vie à la fois palpitante et douloureuse pour devenir le plus grand compositeur de tous les temps, l’archétype universel du génie. Infiniment fière de son enfant prodige, la belle ville de Salzbourg respire et vibre Mozart. Sur les traces de Wolfgang, vous pourrez visiter sa maison natale, y admirer le premier violon du virtuose et de nombreux autres objets familiers, partitions et souvenirs précieux. Vous pourrez goûter la confiserie emblématique de la ville, la « Mozartkugel » (littéralement : boule Mozart), au chocolat, à la pistache et à la pâte d’amande. Et surtout, vous pourrez aller écouter Mozart dans une des églises et salles de concert qu’il a connues dans son enfance : résolument mélomane, Salzbourg regorge de concerts, récitals et messes où retentissent les sublimes mélodies mozartiennes, tout particulièrement lors du célèbre festival de Salzbourg, un des plus prestigieux festivals de musique classique au monde, mais aussi toute l’année. Aller écouter Mozart à Salzbourg fait partie de mes plus belles expériences autrichiennes.

    salzbourg mozart

    N’oubliez pas que Salzbourg est aussi une sublime ville alpine et baroque, où les bulbes baroques se mêlent aux sommets des montagnes. C’est un bonheur d’arpenter ses ruelles et de prendre de la hauteur pour gagner les points de vue emblématiques sur la cité, notamment depuis le Mönchsberg.

    Mon coup de cœur ? La cathédrale de Salzbourg, merveille baroque où Mozart fut baptisé et dont il fut l’organiste officiel.

    Manger au sommet du tremplin olympique à Innsbruck

    Autriche, nation alpine, nation sportive.

    Dans ce pays couvert à 60% par les Alpes, où tout le monde ou presque aime le ski, voici une belle expérience originale à vivre : aller manger au sommet du tremplin de saut à ski olympique d’Inbsbruck !

    Complètement entourée de massifs alpins, Innsbruck, la ville principale du Tyrol, partage avec Grenoble le beau titre de « capitale des Alpes ». Ici, on peut rejoindre les pistes de ski directement depuis le centre-ville, et les sommets couronnent les belles maisons baroques.

    Une curiosité à ne pas rater, c’est le tremplin de saut à ski de Bergisel, érigé pour les JO de 1962. Toujours en activité, il accueille toute l’année des athlètes venus s’entraîner et défier la pesanteur, un spectacle très très impressionnant. Le site est très photogénique, avec ses couleurs arc-en-ciel et la vue superbe sur Innsbruck.

    innsbruck bergisel 10 choses à faire en autriche

    Cerise sur le gâteau, on peut y manger : un restaurant panoramique coiffe le tremplin, d’où la vue sur Innsbruck est imprenable. C’est une visite insolite et délicieuse, qui nous a permis de plonger dans le cœur de la passion du Tyrol pour les sports alpins.

    J’adore aussi le cœur de ville d’Innsbruck, coloré, rococo et très animé, avec les sublimes façades multicolores et les terrasses des bars le long du fleuve – je trouve que c’est une halte qui vaut vraiment le détour, et la capitale tyrolienne est peut-être ma ville préférée en Autriche.

    Faire un tour en paddle dans un glacier à Hintertux

    C’est une expérience tyrolienne qui m’a marquée. A 2700m, le glacier d’Hintertux est un domaine skiable ouvert toute l’année, où il est possible de chausser ses spatules même en plein été. Mais le plus marquant, c’est de monter au sommet du glacier pour explorer la somptueuse grotte de glace, qui est persistante et se visite toute l’année. Outre le caractère spectaculaire et un peu extraterrestre de ses murailles de glace bleutée, de ses stalactites translucides et de ses puits de lumière gelée, elle contient une curiosité unique : elle est traversée par une rivière qui ne gèle jamais, ce qui en fait le terrain d’entraînement favori des nageurs en eau froide. Un univers radicalement brutal et d’une poésie infinie.

    J’avais déjà visité avec bonheur la grotte glaciaire d’Hintertux il y a quelques années, mais en 2019, j’ai eu le bonheur d’y retourner avec Marion et de tester une expérience insolite assez fabuleuse : un tour en stand up paddle au cœur de la rivière glaciaire ! Probablement l’expérience la plus cool et insolite d’Autriche, n’est-ce pas ?

    Partir à cheval dans la vallée de la Lech

    Au cœur du Tyrol, la vallée de la Lech est un site poétique et acrobatique, où se mêlent ponts suspendus, rivières rugissantes, cascades et sommets iconiques. Marion et moi avions eu le bonheur de l’explorer à cheval avec les écuries de l’hôtel Post Steeg, une merveille d’hôtel-spa authentique et familial, qui allie haute tradition gastronomique, convivialité fabuleuse de l’accueil et multitude d’activités outdoor réjouissantes, entre vélo électrique, segway et… cheval ! Ce fut un bonheur immense de chevaucher au cœur de ces paysages de livre d’images, allant de cascade en hameau, de prairie en cime, et de faire des pauses dans des chalets d’alpage traditionnels tout décorés de bois et de géraniums en fleurs.

    10 choses à faire en autriche cheval lechtal

    Chasser les cascades et rivières du Tyrol

    C’est une des choses que j’aime infiniment dans les Alpes autrichiennes : leur douceur fleurie abreuvée par les nombreuses rivières. Nous ne sommes pas dans des paysages de minéralité radicale, mais dans des Alpes amènes, colorées, où les prairies sont verdoyantes et où les rivières regorgent de poissons. Si j’avais été pêcheuse, j’aurais adoré poursuivre la truite dans ces eaux claires et préservées – la truite grillée est d’ailleurs une des grandes spécialités de la région, le plat incontournable que je vous recommande au bord des lacs !
    Dans l’Alpbachtal, région résolument aquatique, nous avons adoré suivre sur des passerelles vertigineuses la rivière turquoise qui a sculpté les gorges de la Kaiserklamm. Nous avons enchaîné avec des activités nautiques insolites (comme ce vélo aquatique à grosses roues – complètement gadget, mais très drôle) sur les lacs de la région.

    Dans la région d’Hintertux, nos randonnées nous ont conduites à de sublimes cascades dévalant du glacier, entourées de roses des Alpes…

    Randonner au cœur du Montafon et du Bregenzerwald

    Je vous ai beaucoup parlé du Tyrol, qui est l’évidence alpine naturelle quand on aime la montagne et qu’on explore l’Autriche, mais les régions tout à l’ouest du pays, le Montafon et le Bregenzerwald, ne sont pas en reste. Elles présentent également l’avantage d’être les plus proches de la France.

    Dans le Montafon, nous avons bénéficié des randonnées guidées proposées par notre fabuleux hôtel, le Fernblick Montafon, pour découvrir un paysage d’une beauté bucolique rare, entre huttes d’alpage où on fabrique le fromage de montagne, prairies où paissent les vaches, et panoramas alpins majestueux.

    randonnée montafon autriche

    Dans le Bregenzerwald, où nous dormions à l’hôtel Krone in Au, nous avons vécu deux randonnées mémorables, qui font partie de nos plus beaux souvenirs autrichiens. Nous nous sommes levées avant l’aube et avons gravi la montagne dans le noir pour voir le soleil se lever sur le Kanisfluh, sommet mythique du Bregenzerwald. Ce cheminement dans l’aurore est presque un pèlerinage local, et reste un souvenir très fort pour nous.

    De jour, nous avons cette fois reposé nos jambes et pris la télécabine pour arriver au sommet du Diedamskopf, qui s’ouvre sur un cirque rocheux d’une beauté exceptionnelle… piqueté de quelques fleurs alpines poétiques pour parachever le spectacle !

    Découvrir à vélo Au, le village le plus écolo d’Autriche 

    Et si je vous présentais le village le plus écolo d’Autriche ? À Au, dans le Bregenzer Wald, on ne trouve pas que de sublimes montagnes, mais aussi un projet agricole, énergétique, écologique de grande qualité.
    À Au, on n’utilise plus d’énergie fossile pour se chauffer : une centrale de biomasse (qui brûle le bois des forêts locales, écologiquement gérées et dans le respect de la croissance de la forêt) et quelques panneaux solaires les ont remplacés.
    À Au, les éleveurs vendent le litre de lait à un prix décent, grâce à un vaste projet de valorisation des vaches à la fois dans l’entretien du paysage et pour la production de fromage artisanal. Avec 30 000 habitants dans la vallée pour 30 000 vaches, il s’agit d’une agriculture extensive où on ne met pas plus d’une vache par hectare, et où elles bénéficient de vastes espaces pour paître en paix. Les cours d’eau sont préservés, et les habitants d’Au sont très fiers de leur rivière parfaitement potable.
    À Au, on isole les maisons aux bardeaux de bois, on construit des immeubles en bois pour permettre l’accession des jeunes à la propriété, et on rivalise d’ingéniosité pour économiser l’énergie. C’est à Au qu’on trouve la maison lauréate du prix européen de l’écologie 2018 : isolée par différentes couches d’air cachées sous ses bardeaux, elle est tellement bien conçue qu’elle n’a plus à se chauffer l’hiver, même par -20 degrés !
    Marion et moi avons été bluffées par ce village qui pratique une écologie ni punitive ni culpabilisante, mais qui profite à tous et qui préserve la qualité de vie de chacun. Des vaches, des fontaines et des maisons de bois… une vraie source d’inspiration !

    Nous avons pu découvrir le village en vélo électrique grâce à l’hôtel Krone, qui est au cœur du projet biomasse et dont on a aimé l’engagement culturel et sportif. Ce sont eux qui nous ont prêté les vélos à assistance électrique avec lesquels nous avons exploré ce village atypique.

    Buller dans un spa de rêve au cœur des Alpes

    C’est un des arguments décisifs qui me feraient choisir l’Autriche comme seconde patrie. L’Autriche a une puissante tradition, que dis-je, un véritable culte de l’hôtel-spa alpin complètement dingue.

    Avoir un sauna et un bain à remous, c’est le strict minimum pour tout établissement montagnard qui se respecte. Mais dans les Alpes autrichiennes, on ne s’arrête pas là. On bâtit des piscines à débordement suspendues au-dessus du vide, des spas gigantesques où toutes les expériences sensorielles possibles et imaginables sont incluses, des saunas à profusion, des espaces bien-être complètement exotiques, c’est une surenchère de magie et de confort qui me rend folle. J’aimerais passer ma vie dans des hôtels-spas de montagne autrichiens. Je n’en cite ici que quelques-uns, autant de pépites : Fernblick Montafon dans le Montafon. Hotel Post Steeg dans la vallée de la Lech. Hôtel Böglerhof dans l’Alpbachtal. Hôtel Alpenhof à Hintertux.  Marion et moi avions eu la chance de les découvrir grâce au réseau Autriche Pro France, qui fédère des hôtels familiaux confortables et francophiles, et que je ne saurais assez recommander.

    Et même si je préfère ces structures familiales plus authentiques, je ne peux finir cette section sans mentionner les hôtels-spas-parcs d’attraction complètement démentiels, qu’on peut visiter à la journée avec ticket d’entrée, comme le Tauern Spa Kaprun au pied de la route alpine du Grossglockner, ou l’Aquadome à Längenfeld. Plus touristiques, moins intimistes, ils ont pour eux la démesure et l’inspiration cosmique.

    Manger des Spätzle et boire du Schnaps dans un refuge de montagne

    Vous reprendrez bien un peu d’Autriche ? Une des choses que j’aime le plus dans ce pays magique, c’est son ambiance ultra chaleureuse. Faire la fête dans un bar après ski à la montagne. Boire du schnaps dans un chalet typique. Savourer des Käsespätzle faites maison dans une taverne. Trinquer avec des gens infiniment conviviaux et chaleureux. Dormir et dîner dans des hôtels familiaux tellement authentiques. J’aime profondément ce pays et ce qu’il dégage. La qualité des rencontres humaines dans les Alpes autrichiennes m’a toujours marquée : tant de chaleur, de gentillesse, de sens inné du partage !

    S’émerveiller dans les églises baroques

    Je vous avais promis dix expériences, mais je ne résiste pas au plaisir d’un petit bonus, car celle-ci est chère à mon cœur. Vous le savez peut-être si vous avez lu mes articles faisant la part belle au baroque savoyard, notamment sur la Haute-Maurienne et Saint-Martin-de-Belleville : certaines régions alpines ont été de véritables bastions de la contre-réforme catholique, des forteresses où l’Eglise a défendu bec et ongles la suprématie de la tradition romaine face aux assauts luthériens et calvinistes. Par leur rudesse et leur isolement, les montagnes sont naturellement des pays de foi puissante, et l’expression de la piété a culminé dans certaines régions alpines au 17e siècle dans un véritable déferlement de beauté baroque, entre bulbes, dorures, retables et torsades. Ancien cœur du Saint Empire romain germanique, l’Autriche fut un des centres névralgiques de la contre-réforme, et cela se ressent dans son architecture. Prenez le temps d’explorer les sublimes chapelles baroques des Alpes autrichiennes.

    Et pour le summum de la démesure baroque, faites un tour à l’abbaye de Stams, à deux pas d’Innsbruck. Une véritable merveille.

    A suivre sur Itinera Magica : un concours pour gagner un séjour en Autriche, mon prochain livre sur les Alpes… N’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter pour ne rien manquer !

  • Bonheurs des Alpes : 5 expériences à vivre aux Gets

    Les Gets ? C’est une petite station familiale en Haute-Savoie, à mi-chemin entre le lac Léman et le Mont Blanc, entre Thonon-les-Bains et Chamonix, à deux pas de la Suisse. Parce que ce joli village chaleureux appartient à l’immense domaine skiable des Portes du Soleil, j’avais eu l’occasion de l’effleurer lors de mon beau séjour à Morzine. J’avais beaucoup aimé cette station village à taille humaine, où les sapins enneigés, les hameaux isolés et les chalets authentiques ont vue sur les plus hauts sommets des Alpes. J’ai eu le bonheur de revenir cet hiver entre amis explorer cette station conviviale et résolument orientée nature.

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    Vue sur le Mont Blanc depuis le Mont Caly, les Gets.

    Les Gets, c’est le versant sauvage et bucolique des Portes du Soleil : les chalets traditionnels se regroupent dans de petits hameaux charmants sur les pentes douces, de grands espaces préservés invitent à la randonnée en pleine nature, la faune s’épanouit dans des zones vierges de remontées mécaniques, où on vient sur la pointe des pieds en raquettes ou en ski de randonnée pour guetter chamois et mouflons. C’est la destination idéale pour une escapade douce et régénérante, où on s’oxygène sous le regard bienveillant du Mont Blanc à l’horizon. Notre séjour, rempli d’animaux heureux et du silence apaisant des grands bois, a été une bulle d’évasion parfaite.

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    Rando raquettes aux Gets avec ma petite soeur et Marion

    Pour vous ressourcer dans un environnement préservé, profiter de l’ambiance familiale d’un joli petit village où la pleine nature est à deux pas, pour vivre la montagne sur son versant le plus doux, Les Gets sont une destination parfaite. Et plusieurs activités belles, originales et immersives vous permettront de profiter pleinement de cette parenthèse. Voici cinq expériences à vivre aux Gets.

    J’ai vécu ce beau week-end avec ma binôme Marion Carcel alias Foehn Photographie, photographe professionnelle avec qui nous formons un duo passionné de créatrices de contenu, Itinera Favonia. De nombreuses photos figurant dans cet article sont les siennes, notamment parmi celles où j’apparais.

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    Marion et moi à la patinoire des Gets.
    Mon amie et binôme Marion à la canirando
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    Heureuse à la canirando aux Gets, photographiée par Marion

    Lors de ce séjour entre amis, nous étions aussi avec Johan, Kévin, et ma petite sœur Marianne, qui ont eu la gentillesse de poser pour nous !

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    De droite à gauche, Marion, Johan, Kévin et moi, heureux à la canirando en pleine tempête de sable saharienne

    S’essayer à la canirando aux Gets avec La Patte Nordic

    Envie d’une ambiance grand nord, façon trappeur, sapins enneigés et épopée boréale ? Je vous propose la canirando. Le principe ? Randonner en pleine nature, tracté par un chien qui réduit l’effort et guidé par un musher qui gère la situation. Munis d’un harnais qui nous attache au chien de traîneau, nous sommes tirés par ces chiens nordiques joyeux et dynamiques qui allègent l’effort dans les montées, et nous invitent à une promenade dynamique et affectueuse.

    les gets canirando
    les gets canirando


    Cela a été une des plus belles expériences de notre hiver 2021. Nous sommes en pleine nature, dans des paysages absolument somptueux. Les chiens recherchent le contact, ils sont joueurs, affectueux, et on est encore plus dans la complicité et proximité avec eux qu’en chien de traîneau, car les câlins sont sans cesse possibles. On marche de façon active, tracté par ces chiens pleins de gentillesse et d’énergie. Entre promenade vivifiante, air pur et gros câlins avec l’animal qui est vraiment dans l’interaction avec nous, je dois vous dire un secret : je crois que j’aime encore mieux ça que le chien de traîneau, car le contact avec le chien est fabuleux. Les chiens de La Patte Nordic sont de magnifiques huskies et malamutes, câlins et joueurs, et j’ai eu droit au roi de la meute, le magnifique Oural… un malamute majestueux. La cani rando, c’est vivre un conte de fées revisité : il était une fois le petit chaperon rouge qui peut se promener avec le loup dans les bois sans même se faire dévorer, une histoire qui finit bien !


    Marion et moi avons adoré cette activité apaisante et conviviale, guidées par de super mushers, Didier et Justine. L’amour qu’ils éprouvent pour leurs animaux est palpable, ainsi que leur sens du partage et de la convivialité. Je recommande vraiment cette activité oxygénante et chaleureuse qui fait du bien au corps et au cœur.

    les gets canirando
    Justine et Didier Lagorce, mushers passionnés de père en fille
    les gets canirando
    Kévin et moi aux anges

    La Patte Nordic est aussi un hébergement : Didier et Justine proposent 3 gîtes en pleine nature, qui semblent absolument extraordinaires, avec une décoration fabuleuse et un bain nordique en plein air. Je rêve d’y retourner pour les découvrir, car si l’expérience est aussi belle, originale et authentique que la canirando, cela doit être extraordinaire !

    Gîte La Patte Nordic
    Canirando : 1h30 de balade, 20€/pers, 40€/pers si deux personnes seulement
    Hébergement : 3 gîtes (2, 4 et 8 personnes) cosy en pleine nature, à la décoration originale, tarifs à consulter sur le site

    Randonner aux Gets entre Mont Caly et Mont Chéry

    C’est un incontournable de tout séjour aux Gets : la randonnée qui court du Mont Caly, avec son ravissant hameau de chalets d’alpage, au Mont Chéry, sommet de la station des Gets, avec sa vue grandiose sur le Mont Blanc, les Aravis et les Dents Blanches. Elle est réputée pour ses grands espaces immaculés et ses panoramas sublimes. J’ai vécu cette randonnée deux fois, dans deux ambiances totalement différentes.

    En 2019, j’étais partie avec une guide extraordinairement attachante et passionnée, Véronique Fillion, qui vivait véritablement en communion avec la montagne, ses plantes, ses animaux, et nous avait transmis son savoir avec beaucoup de générosité. J’avais raconté cette expérience dans mon article sur Morzine. Ce jour-là, la météo était parfaite, la vue totalement dégagée, et j’avais vu le Mont-Blanc coiffé de nuages dorés, et les Dents croquer le ciel bleu.

    stations de ski familiales dans les montagnes françaises
    Raquettes aux Gets

    Puis en 2021, j’ai vécu les Gets sous la neige ! Ce jour-là, la neige tombait à gros flocons, avalait le paysage dans sa blancheur ouatée et le faisait tendre à l’abstraction – hors du temps, loin du monde, dans un apaisant minimalisme montagnard. Y aller malgré tout, ou pas ? Nous savions que nous ne verrions rien des sommets environnants.

    les gets raquettes mont caly mont chery

    Mais il y a aussi une beauté particulière dans ces assauts de blancheur, dans l’apprentissage de l’amour de la montagne même quand elle se dérobe et se fait capricieuse. On l’aime aussi pour cette radicalité imprévisible.

    les gets raquettes mont caly mont chery
    les gets raquettes mont caly mont chery

    Partir avec un guide naturaliste à la recherche des chamois et mouflons

    Une fabuleuse rando raquettes à la recherche des animaux sauvages, cela vous dit ? Je garde un souvenir très fort et ému de ce moment de pure beauté, où j’ai été face à face, à la distance de la lunette, avec des mouflons, des chamois et un aigle royal… Ce fut une expérience puissante, une rencontre magique avec la faune alpine. Nous faisons la connaissance d’un guide naturaliste, Dominique, qui nous impressionne par sa connaissance profonde de la montagne et des habitudes de la faune. Avec beaucoup de simplicité et de gentillesse, il nous entraîne au cœur des bois.

    rando raquettes mouflons chamois

    Entre Les Gets et Praz de Lys Sommand (une autre station résolument nature que je rêve d’explorer), Dominique nous conduit dans une combe de toute beauté, entre sapins enneigés, rivière sinueuse et soleil enfin revenu. Avec son savoir-faire et sa puissante lunette télescopique, il sait repérer les animaux cachés sur les pentes herbeuses. Deux mouflons, un chamois, un aigle royal… la magie se renouvelle, des rencontres inoubliables vécues grâce à sa connaissance parfaite de la faune !

    rando raquettes mouflons chamois
    rando raquettes mouflons chamois
    rando raquettes mouflons chamois

    Je suis avec Marion et ma petite sœur Marianne, et nous sommes heureuses comme des gamines plongées dans Bambi, toutes émues par ce moment suspendu. Les Gets nous ont touchées par la beauté du cadre naturel et la proximité des grands espaces préservés à deux pas du village – ici la vie sauvage est tout près. C’est une destination magique pour la randonnée enneigée en pleine nature…

    rando raquettes mouflons chamois
    les gets

    Dominique Maire, guide accompagnateur en montagne aux Gets
    Sortie chamois et mouflons d’une demi-journée
    Plus d’infos sur les sorties en raquettes aux Gets

    S’élancer sur la glace à la patinoire des Gets

    Parce que nous logeons dans un appartement tout confort au cœur du village et que nous avons vue sur la patinoire… l’idée de se la jouer Holiday on ice s’est imposée à nous de façon spontanée ! C’était ma toute première fois sur la glace, et je pense que je n’aurais jamais osé si Marion ne m’avait pas un peu poussée à surmonter ma peur de me briser tous les os. Mais en une heure, on fait déjà de vrais progrès, et on s’amuse ! J’ai adoré ce moment fun et chaleureux entre copains, dans une ambiance très particulière (une tempête de sable venue du Sahara colorait le ciel d’ocre). Je suis sortie de la glace avec un kit os & ligaments complets, ce qui était une grande victoire sur la gravité, et je me suis beaucoup amusée.

    Patinoire au centre du village des Gets
    5 €, location des patins comprise

    Skier sur les pistes des Portes du Soleil

    Ce n’est pas une expérience que nous avons vécue début 2021, situation particulière oblige, mais j’espère bien rechausser les skis et voir s’activer les remonte-pentes dès la fin de l’année ! La station des Gets en elle-même comprend deux versants, l’un plus technique, réservés aux bons skieurs et aux amateurs du free ride, côté Mont Chéry, et l’autre totalement familial, avec des pistes faciles et accessibles. Mais surtout, les Gets appartiennent à l’immense domaine skiable des Portes du Soleil, et il est possible de rejoindre le gigantesque domaine Morzine-Avoriaz skis aux pieds par les remonte-pentes. J’avais adoré skier à Morzine et Avoriaz, et même passer côté Suisse à Châtel – les possibilités sont quasi infinies avec 620km de pistes, un des plus grands domaines du monde !

    L'hiver à Morzine : ski et bonnes adresses. Que faire à Morzine ? Que voir à Morzine. Morzine ski et outdoor

    Forfait hiver adulte Morzine-Les Gets : 40€/j, 216€/6j.
    Forfait hiver adulte Portes du Soleil (620km, dont des stations suisses) : 55€/j, 278€/6j

    Une location de vacances aux Gets

    J’aime tellement les week-ends entre copains à la montagne. Randonner, sortir, explorer, puis retourner au chaud pour cuisiner, jouer, être ensemble à regarder les flocons couvrir la nuit… ce sont mes souvenirs préférés et je suis très heureuse d’avoir pu, au cours de l’année écoulée, vivre ce genre de moments précieux malgré la situation sanitaire ! Nous avions un appartement confortable, fonctionnel et douillet au cœur du village, qui donnait juste sur la patinoire. Nous avions beaucoup d’espace, la literie était d’excellente qualité et la cuisine entièrement équipée nous a permis de faire des prouesses en cuisine. Il s’agissait d’une location hôtelière haut de gamme, avec les lits faits, le ménage compris, des serviettes dans les salles de bain, et un petit cadeau très apprécié : des savons artisanaux savoyards naturels et d’excellente qualité, Saly Savons. Le groupe Thibon, qui assurait ce service hôtelier, propose de nombreuses prestations de conciergerie haut de gamme afin de faciliter le séjour aux Gets, à Samoëns ou à Morillon, pour un séjour clef en mains à la montagne.

    Groupe Thibon Immobilier :
    Locations saisonnières haut de gamme aux Gets, à Samoëns et Morillon
    Appartements, chalets…
    Prestations hôtelières et de conciergerie

    Je crois que l’hiver a une saveur très particulière pour moi dans ce genre de moments, pour le plaisir de se retrouver au chaud ensemble quand la neige tombe. J’ai adoré ce week-end entre amis dans cette station résolument nature, entre animaux et expériences puissantes. Toujours un bonheur de revenir ici, inspirer à pleins poumons la magie de ces Alpes que j’aime tant…

    Un grand merci aux Gets et au Groupe Thibon pour ce bel accueil chaleureux. Nous garderons un souvenir magnifique de ce séjour.

  • Saint Martin de Belleville, un rêve savoyard préservé

    Amoureux de patrimoine savoyard pluriséculaire, de grands espaces où seul le pas d’un cerf trouble la quiétude, de villages idylliques et d’activités outdoor enneigées, avez-vous déjà exploré Saint Martin de Belleville ?
    Nous sommes dans le parc national de la Vanoise en Savoie, au cœur de la vallée des Belleville, que le monde connaît à travers l’immense domaine skiable des Trois Vallées, le plus grand au monde. Les stations sœurs de Saint Martin sont Courchevel, Méribel, Les Ménuires, Val Thorens… Mais Saint Martin de Belleville a pour lui, outre son espace skiable connecté à l’ensemble du gigantesque domaine, son histoire, son charme et sa beauté.
    Il s’agit du village historique, du cœur ancestral des Trois Vallées, riche de siècles de patrimoine préservé et de la puissance de son identité savoyarde. Chapelles baroques d’une beauté étourdissante, ruelles figées dans le temps, musée cultivant la mémoire, Saint Martin de Belleville éblouira ceux qui ont besoin de vivre la montagne avec un supplément d’âme.

    Saint Martin de Belleville


    Village de charme, Saint Martin de Belleville a su cultiver son élégance, et s’illustre par une série de belles adresses raffinées. Pas de barres d’immeubles ici, juste des chalets et des maisons cossues, pour une destination qui se veut résolument romantique.
    Et pour s’oxygéner au grand air, de nombreuses activités permettent de savourer l’hiver même sans remontées mécaniques, et nous avons eu la joie de découvrir biathlon, yoga des neiges et randonnée raquette placée sous le signe du partage et de l’authenticité.
    Marion et moi aimons profondément les Alpes, non seulement comme un fabuleux terrain de jeu en toute saison, mais aussi et surtout comme un pays singulier, riche de ses traditions, fier de son histoire et cultivant sa singularité. C’est pour cela que nous avons tant aimé Saint Martin de Belleville, où bat le cœur authentique d’une Savoie rêvée

    Saint Martin de Belleville chapelle Notre Dame de la vie


    Patrimoine, activités, belles adresses, suivez-nous pour un séjour parfait à Saint Martin de Belleville. Attachante et singulière, cette destination cultive un tourisme à visage humain, où les Alpes se vivent avec un sourire chaleureux…

    Accueil souriant à La Bouitte, Saint Martin de Belleville

    Ce reportage a été réalisé en duo avec mon amie Marion Carcel, alias Foehn Photographie, photographe en Rhône-Alpes. Nous avons constitué ensemble un duo de blogueuses et photographes passionnées, amoureuses des montagnes ! La quasi-totalité des photos présentes dans cet article sont l’œuvre de Marion.

    Marion et moi dans notre beau chalet, Caseblanche
    Marion au biathlon, troquant pour une fois l’appareil photo pour la carabine !

    Remonter le temps à Saint Martin de Belleville : des siècles d’histoire

    Saint Martin de Belleville ? C’est trois mille ans d’histoire, d’une première occupation des alpages au Néolithique à la construction de la station de ski dans les années 1960, en passant par tout le faste baroque à l’époque des ducs de Savoie. Je ressens un immense amour pour cette Savoie riche de son histoire et son identité, et cette station-village préservée correspond exactement à ce que je recherche dans les Alpes : un supplément d’âme. Marion et moi avons adoré remonter le temps et explorer l’histoire de Saint Martin de Belleville.

    Une visite guidée du vieux village de Saint Martin de Belleville

    Lors d’une visite proposée par l’office du tourisme, nous suivons notre passionnante guide Marina à travers les ruelles du vieux village pour découvrir les curiosités de Saint Martin. Les maisons savoyardes traditionnelles ont été préservées dans ce cœur ancien, des constructions de pierre épaisse recouverte d’un crépis qu’on nomme le grillat, où on utilise peu de bois à l’exception des solarets – des balcons sur lesquels on faisait sécher foin et aliments. Sur la façade de la mairie trône le blason de Saint Martin de Belleville, qui rend hommage à ce saint antique qui donne son nom au village : soldat romain, le pieux Saint Martin avait partagé en deux son manteau afin d’habiller un pauvre. L’emblème de la Savoie rappelle que ce royaume n’a été rattaché à la France en 1860, ce que commémore le tronc d’un mélèze planté à l’époque sur la place du village.

    Durant des siècles, peu de choses ont changé dans la vallée des Belleville – on menait une vie pastorale, traditionnelle et pieuse, marquée par la rudesse du travail quotidien. C’est dans les années 1950 que tout change, lorsque surviennent coup sur coup l’eau courante, l’électricité et la construction des stations de ski. Pour prendre la mesure de ces bouleversements fulgurants, Marina nous conduit au musée de Saint Martin de Belleville.

    Notre guide, Marina

    Le fascinant musée de Saint Martin de Belleville

    C’est une maison traditionnelle, préservée telle quelle depuis les grands bouleversements des années 1950-1960, remplie d’objets authentiques appartenant aux habitants du village. Dès l’entrée au rez-de-chaussée, le choc est puissant : incroyable d’imaginer qu’il y a soixante ans encore, les gens vivaient toujours ainsi. Dans une même grande pièce se côtoient l’écurie, où vit le bétail, et l’habitation humaine, que les bêtes réchauffent par leur présence. Au fil des objets exposés, on découvre la vie des paysans savoyards. On admire les clarines et les carrons (cloches traditionnelles) que portent autour du cou les tarines, les belles vaches de Savoie, les noix qu’il faut grenailler au coin du feu, les tartiffles (patates) que mangent les cochons, les vêtements noirs, les galoches de vieux cuir. La vie en montagne, c’est « sept mois d’hiver et cinq mois d’enfer » : pendant l’été, on travaille sans relâche pour amasser de quoi subsister durant le long hiver. On monte les bêtes par étapes vers les alpages : c’est la remue, puis l’enmontagnée. On fait les foins, qu’on stocke aux alpages, et qu’il faudra descendre à luge sur la neige verglacée une fois l’hiver arrivé. C’est une vie rude, courageuse, mais remplie aussi de joies parmi cette rudesse : lors de la veillée, on se raconte des histoires et se chante des chansons, tous ensemble dans la grande pièce, dans la douce chaleur animale…

    A l’étage, la visite se poursuit par des expositions explorant les traditions savoyardes. Marion et moi avons une grande tendresse pour le Beaufort, « prince des gruyères » selon Brillat-Savarin, fromage de luxe permettant aux paysans de tirer un revenu honorable de leur lait. Puis on découvre les grands bouleversements induits par le plan neige des années 1960, qui a présidé à la construction des stations. Aménagements touristiques, bouleversement de la vie en montagne, débats, grandes étapes, jeux olympiques d’Albertville en 1992, l’exposition retrace la vie de la vallée des Belleville et de toutes les Alpes françaises à travers des documents forts et émouvants. Elle nous a passionnées.

    Le baroque à Saint Martin de Belleville : au pays des merveilles

    J’en viens à ce que je préfère, ce qui me touche le plus : le baroque. Au 17ème et 18ème siècles, les pays de Savoie ont été les fers de lance de la contre-reforme catholique et se sont couverts de chapelles baroques merveilleuses. Bulbes en tulipe, retables dorés, colonnes torsadées, exubérance et sens inouï du détail, c’est un pur bonheur de découvrir ces églises extraordinaires. Avec plus de 80 sites classés, la Savoie est véritablement la terre du baroque, et de nombreux itinéraires comme les « chemins du baroque » mettent en valeur ce patrimoine exceptionnel. Saint Martin de Belleville compte deux joyaux baroques qui méritent absolument le détour : la chapelle Notre Dame de la Vie, au-dessus du village sur la route menant aux Ménuires, et l’église Saint Martin, au cœur du village. Deux merveilles incontournables pour les amoureux de cette période théâtrale, exubérante, en profusion de dorures !

    Saint Martin de Belleville baroque

    La somptueuse chapelle Notre Dame de la Vie

    C’est une des chapelles baroques les plus iconiques de Savoie, se dressant solitaire face aux montagnes des Encombres, dans un décor inouï. La puissance mystique du lieu est antérieure même au christianisme : déjà les païens venaient s’abreuver à cette source qu’on disait miraculeuse, pour implorer guérisons et miracles. Lorsqu’un paysan découvre, selon la tradition, une statue de la Vierge dans le tronc d’un sureau, une chapelle chrétienne est édifiée sur cet antique site sacré. Notre Dame de la Vie devient un important lieu de pèlerinage, d’autant qu’il s’agissait d’un « sanctuaire à répit », en vogue au XVIIe siècle : un lieu où les enfants mort-nés reprendraient vie un instant afin de recevoir le baptême, pour ne pas être condamnés aux limbes…
    Aujourd’hui encore, le pèlerinage marial du 15 août draine des foules importantes dans ce lieu sublime. La célébrité du site, l’ampleur des dons reçus à l’époque, explique le caractère somptueux de l’intérieur : un retable majestueux, une haute voûte baroque sous le dôme, de nombreux ex-voto…

    Saint Martin de Belleville baroque

    Une visite sensorielle à l’église Saint Martin

    Au cœur du village de Saint Martin de Belleville, nous avons profité d’une belle « visite sensorielle » organisée par la fondation Facim, qui nous a permis de mieux comprendre toute la symbolique de l’univers baroque, et la puissance des impressions sur les fidèles, entre décors étincelants, musique solennelle, encens odorant et pèlerinages émerveillés. On entre dans l’église dans la pénombre, avant de découvrir la lumière, l’encens, la puissance de la musique. On découvre les instruments de musique baroque, la viole de gambe, la harpe, le cornet à bouquin. Notre guide met entre nos mains des instruments anciens, et des éléments de décor, des angelots, du bois sculpté – rare permission de toucher, d’entrer à bras ouverts au cœur d’un 18e siècle sensoriel et puissant.
    Notre guide nous fait découvrir toute la richesse et la beauté du retable – ces œuvres monumentales placées derrière l’autel et si caractéristiques du baroque – en bois, or, cuir de Cordoue et polychromie, l’élégance des matériaux et leur considérable valeur. A l’époque où une vache coûtait 40 florins savoyards, ce qui représentait déjà une somme conséquente pour un paysan, un retable tel que celui-ci s’élevait à 5000 florins. Pour financer ces chefs d’œuvre, les dons des fidèles et des pèlerins n’y suffisent pas. C’est la vente du beaufort, mets de luxe, qui paie les artistes – en Savoie, le fromage est au service du bon Dieu…


    Nous avons beaucoup apprécié cette immersion originale et intimiste.

    Des activités outdoor en vallée des Belleville

    Outre la beauté du patrimoine à découvrir lors d’un séjour en vallée des Belleville, la montagne est bien sûr toujours un fabuleux terrain de jeux pour les promeneurs, les sportifs et les contemplatifs… Voici une toute petite sélection d’activités à découvrir à Saint Martin de Belleville et alentours, en sachant que la liste n’est bien entendu pas exhaustive !

    Un escape game en extérieur au cœur du village

    C’est une façon ludique de continuer à explorer le village en famille, particulièrement si vous avez des ados : un escape game en extérieur. On vous confiera une tablette de réalité augmentée, quelques outils et un chronomètre, et à vous de résoudre des énigmes pour sauver le monde d’une horrible pandémie (toute ressemblance est fortuite 😉). L’activité est très sympa, avec un niveau de difficulté moyen qui permet à tout le monde de s’amuser sans que cela soit trop facile – mais je crois que j’aurais préféré une énigme directement liée à l’histoire et au patrimoine du village, plutôt qu’un scénario extérieur !

    Une balade en raquettes à la rencontre de la faune dans les Encombres

    C’est un moment de douceur et de beauté que Marion et moi avons tout particulièrement apprécié.
    Les montagnes des Encombres nous attirent. Sauvages, préservées, fascinantes avec leurs reliefs abrupts et leurs coulées d’avalanche slalomant entre les hameaux esseulés. Nous les voyons au réveil depuis notre chalet à Saint Martin de Belleville, Marion et moi, et elles nous attirent comme un aimant… Il nous faut aller voir cela de plus près.


    Alors nous partons en rando raquettes avec Nicolas, chaleureux guide de l’ESF. Adorable, passionné, généreux, Nicolas a grandi dans la vallée des Belleville et vit sur ce versant très préservé. Il nous fait observer cerfs et chamois sur les pentes raides où les plaques se détachent et libèrent l’herbe d’hiver. Nous évoluons dans un décor abrupt et fascinant, entre versants vierges, montagnettes (hameaux d’altitude) traditionnelles et sommets aux formes parfaites. Avec sa silhouette presque himalayenne, la montagne de Crève-tête nous fascine… Nous sommes dans un pays de longues traditions et de solitudes sublimes. La gentillesse et la douceur de Nicolas, qui a apporté le génépi, rendent cette promenade encore plus agréable.

    Une visite à la chèvrerie de Villarenger

    Après cette belle sortie raquettes pleine de cerfs (trop loin pour les photographier correctement), Nicolas nous emmène visiter la chèvrerie de Villarenger. On câline les cabris de l’année et découvre cette exploitation familiale chaleureuse, où Fernande et sa fille fabriquent les fromages artisanaux. L’été, il est également possible de faire des promenades à poney dans ce vallon préservé, un peu hors du monde, et délicieusement bucolique. Quand nous retournons le soir dans notre beau chalet face aux montagnes, nous nous souvenons avec bonheur de cet après-midi d’échappées solitaires et de rencontres véritables.

    Du yoga des neiges aux Ménuires

    Respirer ! La montagne, pour Marion et moi, c’est cette bouffée d’oxygène qui nous redonne du souffle. Être dehors, sous la lumière drue des neiges, s’enivrer de grand air et de sommets scintillants… un pur bonheur. Lors de notre séjour à Saint Martin de Belleville en Savoie, Marion et moi sommes allées passer une journée sur un très beau site situé aux Ménuires, le long d’une rivière sinueuse : le plan de l’eau. Et nous y avons testé deux activités outdoor originales.

    Côté zen, on partira pour une session de marche méditative et de yoga des neiges avec notre adorable coach Anita. Après avoir arpenté ce très beau site en silence, nous vivrons plusieurs petites séances de yoga nous invitant à cultiver équilibre et travail en profondeur. Apaisement, concentration et oxygène à pleins poumons, ou comment profiter vraiment de la montagne en pleine conscience. L’activité finit par une tisane chaude prise au soleil, ou comment se ressourcer pleinement en une matinée !

    Découvrir le biathlon aux Ménuires

    Côté fonceur, on se lance dans une initiation au biathlon avec l’ESF des Ménuires, mélange de ski de fond et de sessions de tir ! Vous pourrez arpenter avec vos skis le superbe site du Plan de l’Eau, avant de vous essayer au tir couché dans la neige, en visant les cibles à une quinzaine de mètres. J’ai le plaisir de vous annoncer que Marion et moi sommes de vraies James Bond girls et avons fait 5/5 au tir… blogueuses flingueuses 😉

    biathlon les belleville

    Bonnes adresses à Saint Martin de Belleville

    Pour une escapade chic dans les Alpes, Saint Martin cultive un sens certain du raffinement…

    La Bouitte, ou la perle 5* des Belleville

    Si vous êtes toujours en quête d’un séjour romantique, ne cherchez plus, j’ai pour vous la perle de Saint Martin de Belleville : l’hôtel, restaurant et spa La Bouitte, Relais & Châteaux 5 étoiles, table 3 étoiles Michelin. Dans ce beau village historique qu’est Saint Martin, la Bouitte, petite maison d’alpage en savoyard, est l’incarnation mêlé d’un luxe chaleureux et authentique, ancré dans les traditions locales. Depuis 1976, la famille Meilleur bâtit ce nid où l’ébénisterie savoyarde artisanale rencontre l’originalité du design, où on collectionne cloches, céramiques et angelots baroques si typiques de la région, tout en proposant un spa montagnard singulier et atypique… La Bouitte, c’est un luxe chaleureux et enveloppant, qui rend hommage à tout ce que j’aime en Savoie.

    Marion et moi avons tout d’abord adoré découvrir la beauté du spa alpin à l’ambiance de lac de montagne, où bains de foin, sauna aux huiles essentielles et soins aux plantes créent une atmosphère champêtre de soleil sur l’alpage en plein hiver. Nager dans un décor de montagnes, buller sous la neige, découvrir des soins exigeants et authentiques, autant de moments de déconnexion profonde et de bien-être absolu.

    spa la bouitte
    spa la bouitte

    Nous avons ensuite découvert la beauté des chambres et espaces communs de La Bouitte, où chaque détail est pittoresque et unique. Ici, on refuse l’uniformisation froide et standardisée des grandes chaînes, La Bouitte est bien une maison savoyarde, chaleureuse, délicatement biscornue, et infiniment raffinée !

    Nous avons passé un beau moment passé avec cette famille qui a le sens de l’accueil dans le sang. Malheureusement, la crise sanitaire nous a empêché de découvrir la table (3 étoiles Michelin, un sommet gastronomique en Savoie), mais fort heureusement, le bistrot gastronomique Simple et Meilleur pratiquait la vente à emporter – nous avons continué à savourer l’atmosphère exquise de La Boutite à la maison.

    D’excellents restaurants à Saint Martin de Belleville…

    à découvrir sur place ou à emporter.

    Covid oblige, nous avons pris nos repas au chaud dans notre chalet, en profitant du système de click & collect mis en place par de nombreux établissements. Je vous ai parlé du bistrot Simple et Meilleur, version bistronomique de la table étoilée de La Bouitte – un souvenir savoureux ! Mais d’autres restaurants ont aussi su conquérir notre cœur.

    Nous avons eu un coup de foudre pour la table du Montagnard – spécialités revisitées exquises, cuisine fine et savoureuse, attentions délicates, accueil chaleureux, le Montagnard a tout bon !

    Plus simple, mais réjouissant aussi, nous nous sommes régalées des lasagnes de La voûte, et des délicieuses salades de chèvre chaud du snack Bell’Savoie, situé juste en face de notre chalet Caseblanche, où nous avons pu acheter des produits locaux à l’épicerie, et bénéficier d’un accueil chaleureux et convivial. C’est aussi là que nous avons acheté nos petits-déjeuners.

    Les merveilleux chalets Caseblanche

    En recherche d’un hébergement romantique à la montagne, ou d’une escapade en famille tout confort ?
    D’un cocon douillet, luxueux, pour s’offrir une escapade ouatée avec une vue grandiose sur les sommets ?
    Marion et moi avons eu un énorme, énorme coup de cœur pour notre chalet à Saint Martin de Belleville : le chalet Caseblanche.

    Nous avons souvent le bonheur de découvrir de beaux hébergements en voyage. Mais certains nous laissent une telle impression de bien être, de perfection et de magie qu’ils en deviennent une nouvelle maison et qu’on y repense avec nostalgie… C’est le cas de ce merveilleux chalet où nous avons vécu trois nuits parfaites, avec une vue inouïe sur les majestueuses montagnes des Encombres.

    chalet caseblanche saint martin de belleville

    Nous avons tout aimé : la lumière qui jaillit des lampes design et les grandes baies vitrées ouvertes sur la neige, la déco cocooning avec plaids, fausses peaux de bête et cheminée, le confort des canapés douillets et des lits, la gamme miel de Nuxe dans la salle de bain pour un luxe qui perdure jusque sous la douche, le percolateur high tech pour commencer la journée avec du café italien et l’enceinte Marshall pour écouter du rock doux toute la journée avec un son parfait, le sauna privatif en bois clair où nous finissions nos journées, la chaleur du poêle où nous allumions le feu le soir, la douceur de cette bulle chaude au cœur de l’hiver… une vraie merveille.

    chalet caseblanche saint martin de belleville

    Ce chalet comptait six places, et on aurait voulu y inviter tous nos amis. Je trouve que la qualité de l’hébergement ajoute beaucoup à l’expérience de la montagne : qui ne rêve pas de voir la neige tomber au coin du feu, avec le bois qui crépite et le fromage de raclette qui coule ? Envie d’une belle soirée montagnarde vous aussi ?

    chalet caseblanche saint martin de belleville

    Entre patrimoine d’une beauté exceptionnelle, cadre préservé et belles adresses raffinées, Saint Martin de Belleville nous a profondément touchées par son âme de village savoyard authentique et par la qualité des expériences proposées aux visiteurs. Cette petite station à la fois simple et chic, qui respire une élégance discrète et ancrée dans des siècles d’histoire, est le genre d’adresse qu’on partage à ses amis de bon goût… Nous y reviendrons, j’en suis sûre.

    Visiter Saint Martin de Belleville, village savoyard magnifique : belles adresses, patrimoine d'exception et expériences puissantes. Les Alpes élégantes et oxygénantes...
    Epinglez moi !

    Un très grand merci à l’office de tourisme de St Martin de Belleville, à Marjorie et à Marie, pour ce séjour que nous avons profondément aimé.

  • Que voir en Guadeloupe : mes incontournables

    Je ne me lasserai jamais de visiter la Guadeloupe, merveilleuse « île papillon » aux multiples visages, où les plages de carte postale sont aussi nombreuses que les cascades secrètes, où la douceur de vivre se décline en une myriade d’îles enchanteresses et de forêts pluvieuses où abondent les fleurs. Que voir en Guadeloupe ? La côte sauvage de Grande Terre, les sources de Basse-Terre, les plages blondes et brunes, les escapades vers les îlots plus secrets… les merveilles de l’archipel sont quasi inépuisables. Début 2021, j’ai eu le bonheur de séjourner quinze jours en Guadeloupe, et d’arpenter l’île pour un road trip tropical en quête de ses plus beaux joyaux. Voici donc une sélection (forcément subjective) de mes incontournables à voir en Guadeloupe, pour vous permettre de préparer votre séjour.

    Au programme de cet article…

    Que voir en Guadeloupe ? Mes incontournables sur Basse Terre :

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip en Guadeloupe : mes incontournables


    cascades, sources, jardins botaniques, plages de sable noir…

    Mes incontournables sur Grande Terre :

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip en Guadeloupe : mes incontournables

    pointe des châteaux, villages typiques, plages de sable blond…

    Mes excursions incontournables :

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip en Guadeloupe : mes incontournables

    Petite Terre & Les Saintes

    Road trip en Guadeloupe : la voiture, passeport pour la liberté

    Lors de ce road trip en Guadeloupe, j’ai eu le bonheur de bénéficier pendant une semaine d’un beau Duster bleu marine de chez Jumbo Car Guadeloupe, loueur « historique » des Antilles françaises, qui propose une flotte complète et variée de véhicules adaptés à tous les besoins des budgets avec une excellente qualité de service.


    Pour qui souhaite explorer la Guadeloupe, à moins bien sûr de rester tranquillement bronzer à son hôtel, la Guadeloupe n’est pas vraiment une destination facile sans voiture : peu de transports en commun, des horaires aléatoires et des itinéraires assez rigides. Pour explorer librement, une voiture était à mon avis indispensable, d’autant que le road trip est ma façon préférée de voyager. Et j’ai adoré arpenter les routes guadeloupéennes, entre sentes sinueuses au cœur de la jungle à Basse-Terre, et routes littorales baignées de lumière sur Grande-Terre ! La route littorale du Nord de Grande Terre, la route de Deshaies au nord de Basse Terre, l’incontournable allée Dumanoir et surtout la sublime route de la Traversée sont les endroits où j’ai pris le plus de plaisir à conduire, d’autant que notre voiture était particulièrement agréable et fiable.

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip en Guadeloupe : mes incontournables
    Allée Dumanoir

    Que voir en Guadeloupe : mes incontournables sur Basse-Terre

    Aile inférieure du papillon guadeloupéen, Basse-Terre est la plus grande île de l’archipel, et sans doute la plus dense en recoins secrets. Île du volcan, île des pluies et des cascades, où la végétation est luxuriante, elle est immense et regorge de randonnées solitaires et de cascades mystérieuses.
    Basse-Terre, avec son volcan qui retient et concentre les nuages de pluie autour de ses pitons moussus, est un véritable château d’eau, où les sources et cascades sont innombrables. Les indiens Caraïbes l’appelaient Karukéra, l’île aux belles eaux… Lors de sa découverte de l’île, Christophe Colomb a été fasciné par la richesse de cette terre, ses innombrables sources d’eau douce, et sa végétation luxuriante. Ce qui m’a le plus marquée sur Basse-Terre, c’est l’abondance et le gigantisme de la végétation tropicale. Je me souviendrai toujours de ces plants de tarot, ou « oreille d’éléphant », si grands que je pouvais me draper intégralement dans une feuille unique !

    Lors de ma découverte de Basse-Terre, j’ai suivi les conseils de Monique, spécialiste des plus belles excursions en Guadeloupe. Parce qu’elle est installée en Guadeloupe depuis plus de vingt ans, et que la recherche des plus beaux recoins de l’île est sa passion, Monique nous guide bien sûr vers les incontournables, comme la célèbre allée Dumanoir avec ses palmiers royaux ou les mythiques chutes du Carbet, mais aussi et surtout vers les coins secrets qui sont un véritable émerveillement.

    Un des lieux magiques découverts en excursion avec Monique – l’eau est chaude !

    Combien de temps passer à Basse-Terre ?
    Nous avons consacré trois jours pleins à la découverte de Basse-Terre ( sans compter la journée aux Saintes) : une excursion fabuleuse avec Monique, qui nous a permis d’accéder à des lieux magiques que je n’aurais jamais pu découvrir par moi-même, et deux jours de visite en autonomie avec notre propre véhicule, mais toujours en suivant les bons conseils de Monique. Elle a considérablement enrichi notre découverte de l’île, et je vous recommande chaleureusement ses services !

    La route de la Traversée

    Basse-Terre est structurée autour de la célèbre route de la traversée, qui coupe l’île en deux, s’enfonce au cœur de la forêt pluvieuse et permet d’accéder aux plages de sable noir du sud-ouest. Arpenter cette route mythique est un spectacle en soi, entre la luxuriance de la végétation et les vues magnifiques sur le volcan et les plages qui se dévoilent à chaque virage…
    Sur la route de la traversée, plusieurs sites méritent un arrêt, en fonction de vos goûts : la cascade aux Ecrevisses, le parc des mamelles, qui déploie ses ponts de singes au cœur de la canopée, et vous permet de rencontrer la faune locale, ou encore la maison de la forêt, véritable mine d’informations sur l’histoire géologique, botanique et culturelle de la Guadeloupe.

    Que voir en Guadeloupe : l’allée Dumanoir

    Au sud de Basse-Terre, à Capesterre-Belle-Eau, se déploie cette longue allée bordée de plus de 400 palmiers royaux qui fait partie des visions les plus iconiques de Guadeloupe. Aller photographier la symétrie parfaite de cette allée hollywoodienne, plantée au XIXe siècle par une riche famille d’exploitants sucriers, fait partie des incontournables du séjour. La route principale a même été détournée, afin de réduire le trafic sur cette voie parallèle et permettre aux touristes de l’admirer avec plus de tranquillité (faites quand même attention en allant poser en plein milieu, quelques voitures passent toujours ;-)).

    Les cascades de Basse-Terre : les iconiques

    Sur Basse-Terre, île des pluies, véritable château d’eau, les cascades sont véritablement innombrables. Inutile de chercher à voir toutes les cascades de Basse-Terre, à moins d’y consacrer l’intégralité de son séjour : la tâche est infinie ! En suivant les conseils de Monique et mes propres envies d’après les photos que je trouvais sur le web, j’en ai sélectionné deux parmi les « cascades iconiques » de Basse-Terre.

    La cascade aux Ecrevisses présente l’avantage d’être facile d’accès : 10 min de marche depuis la route de la Traversée. Mais le spectacle qu’elle réserve est superbe, avec son jaillissement au cœur d’un amphithéâtre de verdure, au cœur d’une ambiance à la Jurassic Park…

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe

    Les chutes du Carbet sont incontestablement les plus spectaculaires de Guadeloupe. Sous l’hibiscus rouge se déploient les plus hautes cascades de Guadeloupe (110 et 115m), cataractant directement des pentes du volcan la Soufrière, une vision d’une rare poésie.

    J’avais également repéré, parmi les cascades incontournables de Guadeloupe, le Saut de la Lézarde et le Saut d’Acomat, avec son eau turquoise au cœur de la jungle. J’ai renoncé à y aller en raison des pluies importantes au moment de mon séjour, qui avaient dégradé les chemins et compliqué les randonnées. Mais elles semblent également superbes !

    Pour découvrir d’autres cascades de Basse-Terre, et d’autres idées de choses à faire en Guadeloupe (plongée, excursions, belle plage), n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil au guide de voyage très complet de mes amis Arthur & Claire, que faire en Guadeloupe.

    Une excursion pour explorer les cascades plus secrètes de Basse-Terre

    Découvrir l’île aux trésors, s’enfoncer dans la forêt pour trouver la fontaine de jouvence… j’avais l’impression d’être l’héroïne d’un Pirates des Caraïbes en explorant les mystères de Basse-Terre en excursion avec Monique. Avec elle, j’ai découvert une série de cascades incroyables où l’eau était chaude comme un bain, jaillissant tièdes et accueillantes au cœur de la forêt, sous des banyans immenses que dévorent les fourmis manioc.

    Puis au déjeuner, elle nous a entraînées vers une source d’une clarté translucide, avant de nous guider au cœur d’une forêt de roses de porcelaine et balisiers poussant à l’état sauvage en pleine jungle, pour rejoindre une autre cascade grandiose et mystérieuse…

    Je serais bien incapable de vous dire où étaient situées ces cascades, mais cela fait tout le charme de l’excursion avec Monique : s’aventurer là où (presque) personne ne va ! Nous avons fini notre journée avec des points de vue magiques au cœur des bananeraies, à la découverte de cette culture essentielle à l’économie guadeloupéenne.

    J’ai énormément appris de cette évasion buissonnière et passionnée.

    Le jardin botanique de Deshaies

    A l’extrême ouest de Basse-Terre se niche le joli village de Deshaies, où on vient souvent pour découvrir le beau jardin botanique qui appartenait autrefois à Coluche. C’est un plaisir de se promener à quelques encablures de la mer sur les hauteurs boisées, entre arbres monumentaux, fleurs rares et terrasses à la japonaise, et de découvrir quelques oiseaux magiques des tropiques, tels que les aras bleus, les inséparables ou encore les « plus roses des flamants roses ».

    Que voir en Guadeloupe : les plages de Basse-Terre

    Plages de sable blond au nord, de sable noir au sud sur les flancs du volcan, les plages de Basse-Terre ont pour elle leur envergure et leur caractère un peu sauvage…

    La Grande Anse et la Plage de la Perle à Deshaies

    Ce qui m’a le plus touchée à Deshaies, ce sont les plages, parfaites, poétiques, immenses. Faites preuve de prudence, elles sont également dangereuses, très exposées à la houle et au courant – si les conditions ne sont pas optimales, contentez-vous de les admirer depuis le sable blond ! La Grande Anse donne une impression d’infini qui m’a rappelé la scène finale du film Gravity, et je l’imagine parfaitement exposée pour un coucher de soleil cinématographique. Quant à la Plage de la Perle, elle restera un de mes plus jolis souvenirs guadeloupéens, grâce à l’excellent conseil donné par Monique : aller déjeuner au Red Pepper, fabuleux resto de plage ultra pittoresque !

    La Réserve Cousteau à Malendure

    Nous sommes au sud de Basse-Terre, sur les plages de sable noir volcanique. Et si vous rêvez de rencontrer des tortues marines, sachez que la plage de Malendure, qui abrite la célèbre réserve Cousteau, est sans doute le meilleur « spot » de Guadeloupe. Avec un peu de patience et de persévérance, la rencontre est quasiment assurée, car ces créatures fascinantes viennent se nourrir dans les vastes herbiers sous-marins. Il ne vous restera plus qu’à les observer avec respect, sans chercher à les toucher ou à leur couper la route. Moment magique en perspective…

    La plage de Trois Rivières

    Je suis venue à Trois Rivières pour deux raisons : découvrir le bel hôtel de charme Le Jardin Malaga, et partir en excursion aux Saintes, deux belles expériences dont je vous parlerai plus loin. Mais j’ai également adoré marcher sur la plage de Trois Rivières, qui a longtemps hanté mes cauchemars, car j’ai failli m’y noyer à l’âge de huit ans. Du bord de l’eau, sans entrer dans les traîtres mâchoires des rouleaux, j’ai contemplé paisiblement la beauté de cette immense plage de sable noir qui fait face à l’archipel des Saintes.

    Le volcan la Soufrière 

    La randonnée menant au sommet du volcan La Soufrière, point culminant de l’archipel à 1450m, fait partie des incontournables d’un séjour en Guadeloupe pour les sportifs. J’ai néanmoins choisi de ne pas la faire, tout d’abord parce que je craignais qu’elle soit pénible pour ma mère (500m de dénivelé avec des passages difficiles, dans la boue, les branches, les terrains glissants, le tout avec d’importants écarts de température et rapides changements de temps), d’autre part parce que le sommet est très souvent voilé par les nuages, et que je craignais d’arriver sur une vue entièrement bouchée à la fin du parcours, au lieu du superbe panorama promis. Mais si la météo est de votre côté et que vous êtes en bonne condition physique, n’hésitez pas à vous lancer !

    Que voir en Guadeloupe : mes incontournables sur Grande-Terre

    L’aile supérieure du papillon, Grande-Terre, est issue de la sédimentation corallienne, et plus sèche et aride que Basse-Terre. Les paysages sont très différents, moins luxuriants, plus plats, mais avec les plus belles plages de toutes : sable fin, transparence des fonds, eaux d’un bleu vif…

    La pointe des châteaux

    A l’extrême Est de Grande-Terre, la pointe des Châteaux fait partie des incontournables absolus de Grande-Terre.  Battue par les vents, frappée par les vagues, cette péninsule aux faux airs de Bretagne a connu terribles naufrages et histoires de spectres tourmentés. Depuis la croix qui se dresse au dessus de la pointe, la vue sur la Désirade et les îlots déchirés par les flots est superbe.

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe
    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe
    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe

    A la pointe même, personne n’entrera dans l’eau, dans les lames sont brutales, mais à quelques centaines de mètres, en retrait, un plan d’eau protégé par la barrière de corail est un fabuleux terrain de jeu pour les kite surfers, le vent soufflant toujours ici.

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe

    La côte Nord de Grande Terre

    De la pointe des Châteaux à la pointe de la grande Vigie s’étend une côte sublime et solennelle, battue par la houle atlantique qui déchiquette la roche et sculpte des paysages aux faux airs celtiques. La bouche d’enfer est l’un de ces sites majestueux qui mérite un arrêt lors d’un road trip échevelé dans ces solitudes salées.

    Consigne de prudence : sur toute cette côte, la mer est violente et puissante. Soyez très prudents. Vous verrez sur Instagram de nombreux spots photogéniques (grottes, criques, cavernes…) sculptés par les flots dans cette côte coralienne poreuse, mais la descente vers eux est parfois dangereuse, voire interdite. Je pense notamment à la grotte de l’anse Castalia, où de nombreux accidents ont eu lieu… respectez bien les panneaux d’interdiction, pour votre sécurité.

    Les villages typiques de Grande Terre

    Lors de nos pérégrinations au hasard des carrefours de Grande Terre, j’ai eu grand plaisir à flâner dans les villages guadeloupéens au charme un peu rétro.

    Le Moule a des airs d’années 1890 au soleil, avec son hôtel de ville tout en couleurs pastel qui m’évoque des cartes postales de la IIIe République, sa grande place aux airs d’échiquier et son port pittoresque.

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe

    A Morne-à-l’eau, on viendra découvrir (avec tout le respect dû à ce lieu de recueillement) l’incroyable cimetière où les mausolées revêtent des damiers noirs et blancs à l’assaut de la colline.

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe

    A Saint François, on s’arrêtera au marché de la Rotonde pour y acheter des vêtements et accessoires en madras (le tissu quadrillé et coloré typique des Antilles), des fruits tropicaux, des rhums arrangés, des accras de morue frais ou encore une portion de poulet colombo. Et moi qui suis catholique, j’ai pris un immense plaisir à assister à une très belle messe dans l’église St François, à la fois joyeuse et solennelle, avec un orchestre complet et beaucoup de ferveur dans les chants.

    Les sublimes plages de Grande-Terre

    Pour qui aime la carte postale idyllique du sable blanc et de l’eau turquoise, les plus belles plages de Guadeloupe sont sur Grande-Terre. C’est Sainte Anne qui triomphe sur ce podium de l’idylle, avec deux perles incroyables, la plage de la Caravelle (sur laquelle est installé le Club Med) et celle de Bois Jolan. Douces, sûres, incroyablement enveloppantes et lumineuses, ces plages fascinent par leur perfection tendre.

    Photos au drone prises sur la plage de la Caravelle par Lorenzo @nomadefeliz

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe
    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe
    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe

    Côté ouest, on ira au coucher de soleil à la plage du Souffleur, prisée des surfeurs et des marchands ambulants – l’occasion de goûter le célèbre sorbet coco brassé dans une glacière traditionnelle en bois.

    Que voir en Guadeloupe ? Les excursions incontournables

    Les deux excursions à la journée que j’ai réalisées sur les petites îles de l’archipel figurent parmi mes plus beaux souvenirs de Guadeloupe, et je vous les recommande de tout cœur.

    Une journée aux Saintes

    On dit souvent des Saintes que sa baie figure parmi les plus belles du monde, et sa réputation n’est pas usurpée… Depuis le fort Napoléon qui surplombe Terre-de-Haut, la vue est époustouflante, et j’ai cru m’être transportée au cœur du pays imaginaire de Peter Pan – une vision d’une perfection rare ! La plage de Pompierre restera une des plus belles à mes yeux de tout mon séjour guadeloupéen, et la visite du magnifique village de Terre-de-Haut aux mille couleurs et détails d’artiste m’a fascinée. On achève cette journée hors du monde en dégustant un tourment d’amour à la goyave sur le port de Terre-de-Haut, avant de reprendre le bateau…

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe
    Une des plus belles baies du monde

    Organiser sa journée aux Saintes, côté pratique
    J’ai choisi de ne pas prendre une excursion organisée, mais de gérer la journée moi-même, afin d’être totalement libre et de prendre le temps de flâner. J’ai réservé en avance mes billets de ferry depuis Trois-Rivières pour une vingtaine d’euros (trois compagnies proposent la traversée, à différents horaires), garé la voiture sur le parking (5€) et pris le bateau le matin.
    Ceux qui veulent explorer la totalité de Terre-de-haut louent parfois une voiturette électrique pour se déplacer, mais cela ne me tentait pas – j’avais envie d’explorer à pied, en prenant mon temps, sans devoir gérer un véhicule et sans me contraindre à la vitesse. J’ai donc choisi de commencer par la visite (passionnante) du sublime Fort Napoléon. Je suis ensuite allée déjeuner des poissons frais à La Paillotte sur la jolie baie de Marigot, avant d’aller me baigner longuement à la sublime plage de Pompierre, demi-lune parfaite aux airs de bout du monde. J’ai ensuite pris le temps d’explorer le bourg de Terre-de-haut, ses ruelles, sa chapelle, ses boutiques, avant de reprendre le ferry en fin d’après-midi. Une journée magnifique, parfaite…

    Que voir en Guadeloupe ? Road trip avec mes incontournables de Guadeloupe
    Plage de Pompierre

    Une journée à Petite Terre

    C’est une journée d’excursion inoubliable : une sortie en catamaran vers la réserve naturelle nationale de Petite Terre, en Guadeloupe.

    Ce milieu exceptionnel et très préservé abrite une biodiversité hors normes, avec 12000 iguanes des Antilles, des tortues marines, des requins citrons, d’immenses raies pastenagues…

    Il s’agit d’un véritable aquarium à ciel ouvert, dans un milieu resté sauvage. Sur cette île d’une beauté irréelle, j’ai vécu des rencontres puissantes, notamment un long face à face avec une raie gigantesque…

    Organiser sa journée aux Saintes, côté pratique
    En raison des contraintes de préservation, le nombre de bateaux est strictement limité et c’est une excursion qui se réserve plusieurs semaines à l’avance. J’ai réservé auprès de Monique, spécialiste des excursions en Guadeloupe, et j’ai adoré cette journée. Nous sommes partis de Saint François, avons navigué au large de la pointe des châteaux, exploré l’île à pied avec un guide passionnant, déjeuné sous les palmiers, avant de profiter d’une longue et fabuleuse session snorkeling…

    Nos hébergements en Guadeloupe

    Nous avons eu le plaisir de tester de magnifiques hôtels du groupe Des hôtels et des îles : de part et d’autre de l’île papillon, Des hôtels et des îles possède des hébergements de charme de toute beauté.

    A Gosier, nous avons découvert un bel hôtel-club familial et design, La Créole Beach Hotel and Spa, et j’ai eu un coup de cœur pour la décoration superbe des suites Mahogany.

    A Sainte Anne, nous avons profité de la perle absolue du groupe Des Hôtels et des îles, le sublime 5* La Toubana Hôtel and Spa – un véritable bijou entre ciel et terre, dont j’ai hâte de vous parler davantage.

    Au sud de Basse-Terre, nous avons séjourné dans le plus atypique et historique des hôtels du groupe, le Jardin Malanga, ancienne demeure coloniale au cœur d’un vaste jardin botanique.

    Nous avons également passé une nuit dans un joli Air BnB à Gosier, et à l’hôtel de charme Habitation Grande Anse à Deshaies.

    Enfin, pour finir notre voyage sur une touche de farniente, nous avons passé quelques jours au Club Med La Caravelle, sur ce qui est sans doute la plus belle plage de Guadeloupe.

    Récapitulatif : organisation de notre road trip en Guadeloupe

    Nous avons passé deux semaines en Guadeloupe. Ces quatorze jours se sont organisés ainsi.

    3 jours à Basse Terre dont :
    1 excursion avec Monique
    1 journée consacrée à la route de la Traversée, la réserve Cousteau, Trois Rivières
    1 journée à Deshaies et sur les plages du Nord

    1 journée aux Saintes, au départ de Trois Rivières (sud de Basse-Terre)

    3 jours sur Grande Terre
    1 journée de road trip de la pointe des Châteaux à la pointe de la Grande Vigie
    2 jours de plages et villages : Sainte Anne, Saint François, le Moule…

    1 excursion à Petite Terre, au départ de St François (Est de Grande-Terre)

    Ce qui nous donne 8 jours pleins d’exploration. A cela s’ajoutent 6 jours de farniente, à rester profiter de nos hôtels, de leurs plages, piscines et infrastructures. J’ai aimé cet équilibre entre aventure et détente, découverte et repos.

    Depuis le jardin de la Toubana, vue sur la plage de la Caravelle

    Je reste profondément amoureuse des Antilles françaises, de la richesse de leurs multiples visages, de la douceur de vivre et de l’exceptionnelle variété des expériences qu’elles offrent au voyageur avide de soleil et de dépaysement. J’espère que vous aurez à votre tour le même bonheur à explorer l’île papillon !

    N’hésitez pas à continuer le voyage en explorant mes incontournables en Martinique. Et pour la seconde partie du récit guadeloupéen avec une présentation plus détaillée des hébergements, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter.

    Merci à nos partenaires sur ce beau séjour pour la qualité de leur accueil et la beauté des expériences vécues : Jumbo Car, Des hôtels et des îles et Excursions Guadeloupe Monique.

  • Séjour de rêve aux Saisies, Savoie : la montagne même sans ski

    Les Saisies ? Au-dessus du beau village de Hauteluce, dans le Beaufortain en Savoie, se déploie cette station lumineuse ouverte en balcon sur les massifs avoisinants. Ici les sommets des Aravis, la gracieuse Pierra Menta et le Mont Blanc, s’offrent aux regards dans un majestueux panorama à 360°. Pour le caractère exceptionnel de ce cadre naturel, ses grands espaces préservés et la diversité de ses activités outdoor, j’avais eu un véritable coup de foudre en 2019, lors de mon précédent voyage aux Saisies. Je suis revenue entre amis à Noël 2020, alors que les remontées mécaniques étaient fermées, mais la station bien ouverte, pour continuer à explorer la richesse des activités offertes par les Saisies même sans ski alpin, et pour découvrir un nouvel hébergement tout juste ouvert, la somptueuse résidence Amaya.
    Même sans ski, la montagne est source de plaisirs infinis, à découvrir en famille ou entre amis, et les Saisies sont la station idéale pour s’en convaincre. Voici un petit aperçu des activités outdoor à découvrir ici en Savoie, pour des vacances à la neige sans chausser ses skis (ou presque).

    Lever du jour sur la station, depuis la résidence Amaya
    Découvrir le ski joering
    Randonnée chard du beurre les Saisies
    Randonner face au Mont Blanc
    chard du beurre les saisies
    Une plate-forme panoramique à 360° sur les plus beaux sommets
    ski raquettes ski hok les saisies
    Ski-hok (ski-raquettes) dans les grands espaces du Beaufortain
    Profiter de l’incroyable piscine de la résidence Amaya Les Saisies

    Les Saisies ou la beauté des panoramas 

    Le jeu de mot est facile, je vous l’accorde, mais quasi inévitable quand vous vous retrouvez nez à nez avec le Mont Blanc rougeoyant dans le crépuscule : les Saisies sont saisissantes. La majesté inouïe des panoramas offerts par cette station posée sur la pointe des pieds au milieu des plus beaux sommets de nos Alpes mérite qu’on en tombe éperdument amoureux. Beaucoup d’amis m’ont dit que les Saisies comptaient parmi leurs plus beaux séjours à la montagne, et je le comprends : la beauté visuelle de ce cadre est exceptionnelle.

    L’histoire de la station souligne cette particularité esthétique. La station des Saisies naît en 1935 à l’initiative d’un moniteur de ski autrichien, Erwin Eckl, fasciné par la qualité des paysages qu’il avait découverts en explorant les hauts plateaux surplombant Hauteluce. Il choisit de bâtir son chalet, puis un tout premier hôtel, dans ce décor somptueux. Trois massifs conjuguent leurs merveilles. Côté Beaufortain, la silhouette iconique de la Pierra Menta se détache comme une dent de roc venue croquer le ciel. Côté Aravis, la Pierre Percée semble s’éloigner de dos comme une sorcière bossue et encapuchonnée, et le Mont Charvin expose sa pyramide parfaite. Mais la star incontestable des Saisies, c’est le roi de nos Alpes, le merveilleux Mont Blanc, que le soir colore de rouge et de mauve, et dont l’imposante majesté semble si proche qu’on jurerait parfois avoir affaire à un hologramme planté devant nos yeux éblouis.

    La Pierra Menta, vue depuis le village des Saisies
    Le Mont Blanc, vu depuis le col de la Lézette
    La Pierre Percée, vue depuis le Chard du Beurre
    Le Mont Charvin, depuis le Chard du Beurre
    pierra menta les saisies
    La Pierra Menta, photographiée quelque part entre la Lézette et le Chard du Beurre

    Une promenade jusqu’à la plateforme du Chard du Beurre

    Pour mettre en valeur ces merveilles, les Saisies ont récemment aménagé une plateforme panoramique au sommet du Chard du Beurre, surplombant la station. Un sentier piétonnier praticable sans raquettes y mène, par une promenade facile et agréable au dénivelé très progressif, passant par le col de la Lézette. Tout au long de l’ascension, la beauté des points de vue enchante. Nous avons adoré cette petite randonnée entre amis dans un décor somptueux. Ce qui nous a le plus marqué, c’est cette proximité intimidante avec le Mont Blanc, énorme, spectaculaire, semblant à portée de main…

    Et une fois là-haut, la plateforme de bois clair penchée au-dessus de l’immensité, les hamacs géants et les différents aménagements ludiques donnent envie de s’attarder, de boire un thé chaud face au Mont Blanc et de jouer à collectionner les sommets. Une expérience magnifique !

    Nous sommes redescendus dans le coucher du soleil, émerveillés par la beauté du décor…

    Au coucher de soleil, le sommet du Mont Blanc émerge des nuages… rêver d’ascensions

    Plateforme panoramique du Chard du Beurre
    Accès gratuit et piéton (sans raquettes)
    45 min de montée pour de bons marcheurs, 1h30 avec des enfants.

    Se promener en raquettes aux Saisies

    De nombreux sentiers de raquettes arpentent la forêt majestueuse des Saisies, ou conduisent plus bas vers Hauteluce et les autres villages du Beaufortain. Dans ce cadre très préservé, sans barres d’immeubles, avec peu de constructions et beaucoup de verdure, on est vite tenté de fouler la poudreuse et de se promener sur les sentiers.

    S’essayer au ski de fond… ou au biathlon

    Les Saisies sont réputées pour leur bel espace nordique, particulièrement bien situé avec vue sur les Aravis et slalomant au cœur de la forêt. C’est le lieu idéal pour s’essayer au ski de fond, ou encore pour se rêver en Martin Fourcade et tester le biathlon, que j’avais découvert aux Saisies en 2019 sur un très beau parcours homologué pour les compétitions internationales.
    Retrouvez le biathlon aux Saisies dans mon précédent article

    Forfait ski de fond 11€/jour
    Cours de biathlon : 2h avec l’ESF à partir de 103€

    Découvrir le ski-joering aux Saisies : skier tracté par un cheval !

    C’est l’activité de conte de fées par excellence, celle qui vous donnera l’impression d’avoir été happé dans une fantaisie hivernale avec reines des neiges, rennes amicaux et lutins sylvestres. Le ski-joering consiste à skier tracté par un cheval, en tenant une barre attachée à une sorte de sulky. L’activité demande une maîtrise basique du ski alpin (savoir tourner et maîtriser le chasse-neige), et promet une magnifique immersion en pleine nature, entre beauté des montagnes et des forêts et plaisir du contact avec le cheval. C’est le magasin Intersport Les Saisies qui propose cette activité magnifique, sur un parcours idéalement situé juste au pied de la station, avec des vues merveilleuses sur le village et les sommets du Beaufortain. Si vous n’avez pas déjà votre propre matériel (le ski joering se pratique avec des chaussures et skis classiques de ski alpin), vous pourrez le louer au magasin avant de descendre sur le site équestre. Le circuit, long de plusieurs kilomètres, vous entraîne au cœur d’une forêt de résineux, accompagné d’un magnifique cheval franc-comtois éclatant de santé et au cœur de doux géant.

    Nous avons découvert le ski joering entre amies, Andréa, Christelle et moi, et j’ai été émue de voir la joie pure illuminer leurs visages quand le cheval est parti au galop et qu’elles skiaient parmi les flocons étincelants comme des héroïnes d’Andersen. Le ski joering n’est pas seulement une activité ludique et plaisante (ah, le bonheur de filer sur la neige dans le sillage du cheval !), elle vous reconnecte également à une forme de bonheur enfantin qu’assure la douceur de l’animal et le caractère magique de l’expérience. La grande gentillesse de l’accompagnatrice, Sandra (qui est aussi monitrice de ski aux Saisies), a beaucoup aidé à mettre en confiance celles qui hésitaient.


    Sur le même parcours, et avec les mêmes majestueux chevaux de trait, vous croiserez également des promenades en calèche, qui permettent à toute la famille de profiter de la beauté du site et de la présence apaisante des animaux.

    Enfin, vos enfants pourront découvrir le poney-luge, où de jolis poneys shetlands les tireront dans la neige, comme dans la chanson Jingle Bells – une vraie féerie hivernale.

    Ski joering, calèche et poney-luge
    Ski-joering 28€, calèche 19€
    Réservation auprès du magasin Intersport Les Saisies

    L’apaisement zen : découvrir le snowga ou yoga des neiges aux Saisies

    Dans le top 10 de mes passions, la montagne et le yoga figurent très haut au classement. J’ai donc été absolument ravie de découvrir que les Saisies proposaient une activité de snowga ou de yoga des neiges, dont le concept est très simple et réjouissant : on se promène en raquettes sur le beau domaine nordique, s’essayant déjà pendant la marche à des activités de respiration et de pleine conscience, avant d’arriver sur un joli plateau où on s’installe pour une séance de yoga doux et profond en pleine nature. L’accompagnatrice en montagne et prof de yoga qui propose l’activité, Hélène, dégage beaucoup de douceur et de gentillesse, et nous met en confiance très vite avec quelques exercices de relaxation. Une fois arrivées sur le site de la séance, nous déployons des tapis de yoga spéciaux, doublés d’aluminium afin de nous isoler du sol, et nous vivons une belle session de hatha-yoga alliant exercices de respiration et postures à la fois simples et profondes. La beauté du cadre accentue le caractère méditatif de l’expérience et nous revenons détendues, relaxées, complètement rassénérées par ce beau moment en pleine nature.

    Hélène s’est associée à une autre monitrice dont je vous parlerai tout de suite, Anne-Marie. Ces deux accompagnatrices en montagne proposent une belle gamme d’activités de pleine nature, raquettes, ski de fond, ski-hok et donc yoga des neiges. Leur tandem se nomme L’Arbre à Neige et je le recommande à toute personne désireuse de découvrir les Saisies autrement.

    Snowga ou yoga des neiges avec Hélène
    Session de 2h environ
    Renseignements auprès de L’Arbre à Neige

    Une expérience outdoor prometteuse : découvrir le ski-hok ou ski-raquettes

    Le ski-hok ? C’est un hybride entre ski de randonnée et raquettes, qui permet d’arpenter la montagne avec beaucoup de légèreté, et dont je recommande chaleureusement la découverte.

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    Depuis plusieurs années, des montagnards curieux et passionnés explorent des alternatives de pleine nature au ski alpin, qui permettent de quitter les sentiers balisés, sortir des pistes et vivre de belles expériences outdoor, à la croisée entre glisse et randonnée et en totale immersion dans un environnement préservé.

    La plus célèbre de ces alternatives est bien sûr le ski de randonnée, où on grimpe skis et peaux de phoque aux pieds avant de fixer le talon pour la descente dans la poudreuse, en style alpin. J’avais découvert cette belle activité en Chartreuse.
    Plus confidentiel, mais très excitant à mes yeux, est le ski de randonnée nordique, que j’avais découvert sur les hauts plateaux du Vercors en hiver, où les skis sont plus courts, le talon reste libre, et où on gagne en légèreté.
    Le dernier né de la famille, c’est le ski-hok ou ski-raquette, sorte d’entre-deux à la fois polyvalent et accessible entre les raquettes et le ski de randonnée, qui me semble très prometteur : sa légèreté et sa facilité d’accès le rendent intéressant pour le plus grand nombre, et permettront peut-être à nouveau public de découvrir les joies de la montagne de pleine nature en hiver.

    Je m’initie au ski-hok avec Anne-Marie, monitrice de ski de fond et accompagnatrice en montagne adorable et passionnée. Elle est la seconde moitié du beau duo L’Arbre à Neige formé avec Hélène. Je loue des chaussures de raquette spéciales, des TSL ultra légères et confortables pour qui j’ai un vrai coup de cœur, au magasin StarSki Sport Les Saisies. C’est ensuite Anne-Marie qui me fournit une paire de ski-hoks pour notre sortie. Examinons la bête : les ski-hoks sont des skis courts, où la peau de phoque est fixe. Le pied est fixé au ski de façon à lui garantir sa totale liberté de mouvement, avec un système très léger et facile que permettent les chaussures spéciales munies d’un petit poinçon à l’avant. On s’équipe rapidement et sans difficulté.

    Sur le plat, on peut soit marcher comme avec des raquettes, soit pratiquer une sorte de course glissée où le ski reste au sol et le pied se détache entièrement, comme si on courait – la technique est simple à acquérir, et permet de gagner beaucoup de vitesse sur le plat, afin de parcourir de plus grandes distances. En montée, la grande légèreté du matériel et les peaux de phoque fixes permettent de faciliter les ascensions. En descente, on peut se laisser glisser tout droit, genoux fléchis : les peaux de phoque fixes ne permettent pas de prendre autant de vitesse qu’en ski de randonnée. On peut aussi adopter une technique style telemark (un sport que j’avais découvert à Pralognan-la-Vanoise), avec un genou plié, pour tourner. J’ai encore un petit peu de mal à trouver mon équilibre en descente : l’absence de carres, qui empêche de tourner en style alpin, et la technique telemark, ne sont pas encore évidentes pour mon cerveau trop formaté au ski de pistes. Mais j’ai très envie de retenter, car l’activité me semble extrêmement prometteuse pour les amoureux de randonnée hivernale : on parcourt aisément de grandes distances, sans effort trop soutenu, en pleine immersion dans la nature.

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    Anne-Marie m’emmène hors de la station des Saisies, côté Beaufortain en direction de Hauteluce, dans un paysage superbe où la Pierra Menta trône en reine. J’ai des sensations de grands espaces, d’escapade nordique de toute beauté. J’apprécie énormément cette sortie hors des sentiers battus, avec une passionnée qui m’entraîne vers les anciens hameaux d’alpage et me raconte l’histoire du massif (voir ci-dessous). J’ai eu très envie de retenter rapidement le ski-hok, d’autant que j’ai découvert que le monde du ski alternatif est petit : Anne-Marie a acheté son matériel à Régis d’Aventure Nordique, avec qui j’avais découvert le ski de rando nordique dans le Vercors, et qui a lancé un nouveau site dédié au ski-hok ou ski-raquette. Je sens que je vais rechausser des ski-hoks dans le Vercors prochainement !

    Sortie en ski-hok ou ski-raquettes aux Saisies
    Accompagnatrice : Anne-Marie, L’Arbre à Neige
    Anne-Marie fournit les skis-hoks
    Location des chaussures de raquette spéciales auprès de StarSki Sports Les Saisies

    Découvrir la culture savoyarde traditionnelle

    Un moment que j’ai particulièrement apprécié lors de notre sortie en ski-hok est celui où Anne-Marie m’a entraînée dans des hameaux anciens et isolés à quelques encablures des Saisies, au cœur des alpages. Je découvre avec elle la culture savoyarde traditionnelle, intimement liée à l’élevage et à la vie des troupeaux.
    Sur les alpages, certains prés étaient occupés par les animaux pendant l’été qui paissaient l’herbe fraîche, mais d’autres étaient des prés de fauche, utilisés pour la récolte du foin qui nourrirait les bêtes pendant l’hiver. On construisait donc des granges pour stocker ce foin, des granges à l’épaisse charpente de bois. Alors qu’ailleurs en Savoie, notamment en Haute Maurienne, dont je reviens, le bois se faisait rare et les constructions étaient de pierre, ici dans le Beaufortain les forêts denses permettaient l’utilisation du bois. Les granges sont faites d’épais madriers qui sont équarris (coupés au carré) avant d’être assemblés. Une poutre plus épaisse que les autres, le raidisseur, soutient le toit contre le poids de la neige hivernale. La partie inférieure de la grange sert parfois d’abri aux génisses, et la partie supérieure, assise dans la pente, sert à stocker le foin.

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    les saisies architecture traditionnelle


    En hiver, les « fenatsus » venaient descendre le foin selon une technique impressionnante qu’on nomme la ramasse : deux à trois cent kilos de foin sont placés sur des cordes, serrés en une énorme botte ronde et placés sur un traîneau ou carret. Les courageux fentasus, dont l’aisance technique n’a d’égal que le courage physique, vont descendre le foin vers la vallée en guidant et freinant ce traîneau, une véritable épreuve de force et d’agilité. Un très beau film a été tourné à ce sujet dans une autre vallée savoyarde, la Vanoise – il s’appelle le Couloir du foin et montre toute la beauté et la difficulté de cette pratique qui a perduré jusqu’aux années 1980.

    Mon ami Pierre Brugnon, historien spécialiste de la Savoie, m’a envoyé cette belle gravure du 18e siècle montrant comment la ramasse des foins a signifié le début du tourisme de montagne : après les ballots, on s’est mis à descendre ainsi les voyageurs !

    Anne-Marie m’explique l’architecture traditionnelle, les fermes bâties sur des niveaux décalés en utilisant la pente, afin de pouvoir ranger plus facilement le foin, les vastes volumes afin de pouvoir abriter bêtes au rez-de-chaussée et provisions à l’étage. Elle me montre le « cacaret », petit cabinet de toilette décalé de la maison. Elle me montre les églantiers et les sorbiers des oiseleurs, me raconte les soupes d’orties et d’épinards sauvages, autant de sources de vitamines dans ces pays de neige où on a soif de verdure.

    Je découvre que le mot savoyard par lequel on désigne la rivière, le Doron, provient d’une source gauloise très ancienne qui a abreuvé nos langues et nos topographies : du mot celtique « dubro », désignant l’eau, découlent les beaux noms de Drôme, de Durance, de Drac et de Doire Baltée… le savoyard en a gardé la mémoire. Cette promenade au cœur des hameaux est un véritable voyage culturel qui me ravit, et me rend toujours plus amoureuse de la Savoie traditionnelle.

    Chapelles et fromages du Beaufortain

    Si j’avais eu plus de temps, j’aurais voulu explorer le beau village de Hauteluce et sa chapelle du XVIIe siècle – ma récente visite en Haute Maurienne m’a montré combien j’aimais le baroque savoyard.

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    Un des sublimes villages que l’on croise en montant vers les Saisies – photo prise en février 2019, lors de mon précédent séjour

    Mais j’ai eu le temps de faire une halte dans la très belle chapelle contemporaine des Saisies, Notre Dame de Haute Lumière (n’est-ce pas un nom magnifique ?), dont les volumes audacieux semblent refléter les arrêtes tranchées des sommets, et qui s’ouvrent comme un puits de blancheur sur du bois clair.

    les saisies notre dame de haute lumière
    les saisies notre dame de haute lumière
    les saisies notre dame de haute lumière

    Nous sommes au cœur du Beaufortain, terre natale du délicieux fromage de Beaufort AOP. Ayant visité la magnifique coopérative laitière du Beaufort à Lanslebourg en Haute-Maurienne très récemment, je ne suis pas retournée visiter celles d’ici, mais c’est une visite que je recommande vivement aux amoureux de fromage : le processus est passionnant, et le Beaufort, doux et fruité, a le goût merveilleux d’un alpage fleuri en été

    fromage beaufort beaufortain
    Beaufort AOP et Bleu de Bonneval

    Un fabuleux hébergement haut de gamme aux Saisies : la Résidence Amaya

    Je suis toujours en quête de l’hébergement idéal à la montagne, et je dois dire que la somptueuse résidence 5* Amaya, tout récemment ouverte aux Saisies, n’est pas loin de la perfection absolue… Cette résidence tout confort, aux prestations superbes, présente un grand nombre d’atouts.

    * Résidence Amaya : localisation parfaite ski aux pieds

    Quoi de plus agréable que de pouvoir se retrouver directement sur les pistes, sans avoir à reprendre sa voiture et trimballer ses skis sur une longue distance ? La résidence est située directement sur le domaine, et vous rejoignez les télésièges en descendant une piste facile. Quand l’Espace Diamant, avec ses 192km de pistes de ski alpin, réouvrira, ce sera un atout considérable ! En plus, chaque appartement bénéficie de son ski-room privé et chauffé, qui s’ouvre avec la même clef que celle de l’appartement, et permet de stocker son matériel dans des conditions idéales.

    * Une vue somptueuse sur la station depuis la résidence Amaya Les Saisies

    La moitié des appartements jouit d’une vue extraordinaire sur le village des Saisies, les Aravis et le Beaufortain. Notre appartement donnait sur presque toute sa longueur sur un majestueux balcon, et les levers de soleil étaient une magie pure : un déferlement de rose et d’or sur les sapins et les sommets.

    * Des appartements de grand luxe aux Saisies

    Quel bonheur que de dormir ici ! Nous jouissions d’un grand salon avec canapé et vue sur la montagne, d’une belle et grande table de bois idéale pour se réunir autour d’un dîner montagnard, et d’une cuisine entièrement équipée avec tout ce dont on peut rêver – four, micro-ondes, plaques, des tonnes de plats et d’ustensiles, et même un mixer et une Nespresso. Côté chambres, nous pouvions loger à 4 ou 6 dans cet appartement : deux chambres magnifiques, avec un lit double et deux lits simples, deux salles de bain cozy et agréables, et un canapé-lit dans le salon. Certains appartements accueillent jusqu’à 10 personnes. Nous étions fabuleusement bien dans cet univers de bois clair, de beaux meubles et de déco scandinave, au chaud à regarder la neige tomber…

    * Un espace bien-être extraordinaire : le plus beau spa des Saisies

    Cri de joie collectif en découvrant l’extraordinaire espace bien-être de la résidence Amaya ! Une piscine immense, chaude et lumineuse, où la géométrie accentue encore la sensation d’espace, et qu’une lumière bleue et mauve illumine délicatement, un grand jacuzzi bouillonnant, un sauna, un hammam, et même un bain nordique à 11 degrés (où je n’ai pas mis les pieds, on est pas ici pour souffrir, mais que d’autres plus masochistes ont apprécié). Lors d’un après-midi où j’avais prévu de faire du ski de fond, les chutes de neige m’ont découragée, et j’ai passé avec un bonheur inouï près de 3h à barboter dans le jacuzzi, nager dans la piscine et faire du yoga dans la grande et belle salle de fitness toute équipée. La qualité et la beauté visuelle de l’espace bien-être sont un immense atout de la résidence.

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    * Soins dans un superbe spa Montagnes du Monde

    J’ai eu le bonheur de bénéficier d’un merveilleux massage dans le spa Montagnes du Monde de la résidence, qui utilise les produits Pure Altitude aux herbes des Alpes, et qui parvient à créer un merveilleux cocon de bien-être ouaté. Une vaste gamme de soins, des produits de qualité et un service bienveillant et attentif placent les vacances sous le signe du bien-être et du soin de soi…

    * Un service traiteur haut de gamme

    Parmi les nombreux services proposés par cette résidence hôtelière luxueuse figure le traiteur : nous pouvions commander un kit raclette ou fondue tout prêt, avec prêt de l’appareil, fromage et charcuteries, à déguster directement dans notre appartement. Soucieux de diététique, nous avons testé les deux, évidemment. J’ai adoré ces moments conviviaux tout confort dans notre bel appartement.

    J’ai recommandé la résidence Amaya à plusieurs personnes aimant à la fois la convivialité et l’autonomie de l’appartement à louer, et la qualité des prestations d’un bel hôtel. Bien sûr, un séjour dans cette résidence a un prix, mais louer un appartement entre 4 et 6 amis est quelque chose que je ferais sans hésiter, tant les prestations sont belles et l’expérience exceptionnelle. Séjourner ici a transformé un beau voyage à la montagne en véritable parenthèse ressourçante, et cela restera un souvenir magique pour nous tous. J’ai déjà décidé d’y revenir !

    Heureuse…

    Résidence MGM Amaya Les Saisies, 5*
    Appartement tout équipés, espace bien-être avec piscine, sauna, jacuzzi, hammam, salle de sport, spa Montagnes du Monde
    Accès ski aux pieds au domaine et ski room privé
    Séjour à partir de 966 €/semaine
    Séjour « Au bonheur des dames » spa, massages, bien-être comprenant les soins à partir de 743€/personne

    Encore plus d’activités aux Saisies

    Ce séjour magnifique a renforcé mon amour des Saisies, station véritablement parfaite à mes yeux, qui réussit à demeurer à taille humaine tout en offrant une immense diversité d’expériences. Pour découvrir encore plus d’activités à vivre aux Saisies, je vous invite à consulter l’article rédigé lors de mon précédent séjour en 2019 : mille activités aux Saisies. Je vous y parle notamment de la conduite de dameuse, de la motoneige, du biathlon, du ski alpin sur l’exceptionnel Espace Diamant, ou encore du Mountain Twister, la ludique et très fun luge sur rails, qui permet de dévaler les pentes à toute blinde dans une sorte de grand 8 alpin – pendant que j’étais au snow yoga, les garçons de la bande ont enchaîné 5 tours de Mountain Twister !

    stations de ski familiales dans les montagnes françaises
    Dévaler la pente à toute blinde en luge sur rail au Mountain Twister : un bonheur pour les mordus d’adrénaline de tous âges

    Et malgré mon amour immense du ski alpin, ce séjour m’a confortée dans la certitude qu’aller à la montagne vaut TOUJOURS le coup, même sans ski : les activités proposées sont de plus en plus belles et variées ! Je vous souhaite un très bel hiver dans nos montagnes françaises.

    stations de ski familiales dans les montagnes françaises
    Les Saisies en février.

    Un très grand merci à la station des Saisies et à la résidence Amaya pour leur accueil magnifique, à tous les prestataires pour leur vraie chaleur humaine, et à Lise de Duodecim pour l’organisation de ce séjour qui restera un merveilleux cadeau de Noël 2020, un bol d’air extraordinaire après une année compliquée !

  • Une semaine en Martinique : mes incontournables

    Une semaine en Martinique, entre les plages blondes du sud et les brumes volcaniques du nord, voilà qui redonne des couleurs à l’hiver. Je suis tombée sous le charme de cette île aux mille visages, qui concentre tout ce qu’on espère des Caraïbes : plages idylliques, jungles luxuriantes, pitons mystérieux, routes panoramiques en majesté et sourire contagieux. Voici mes incontournables en une semaine sur l’île fleurie.

    Mes incontournables en Martinique : un itinéraire d'une semaine en Martinique avec petit budget. Mes coups de coeur en Martinique.
    Toute la beauté colorée de la Martinique.

    La Martinique, un retour en enfance

    Si j’attendais avec impatience ce voyage en Martinique, c’est que je l’avais déjà vue, petite, avec mes parents, et que j’en gardais un souvenir émerveillé.
    Je me souvenais du sable blanc et des palmiers de la Grande Anse des Salines, souvent considérée comme la plus belle plage de l’île, et de la silhouette du rocher du Diamant dans la lumière du soir, tout droit sorti d’un film de pirates.
    Je me souvenais d’un soir où notre voiture était tombée en panne dans une jungle épaisse, sur les flancs de la montagne Pelée, et que des dizaines de chauve-souris avaient commencé à nous envelopper dans le noir.
    Je me souvenais encore de mon émotion de gamine à Saint-Pierre, la ville décimée par une éruption volcanique le 8 mai 1902, quand on m’avait montré le cachot du seul survivant.

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    Le Diamant, ou une forme qui sait tracer son sillon dans ta mémoire…

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    Retrouver la luxuriance tropicale, cette sensation que la vie ne néglige pas le moindre centimètre, monte à l’assaut de tout, colonise tout. Lianes, mousses, épiphytes, racines, tout vit, tout prolifère, c’est un éternel printemps du coeur.

    Petite, j’ai eu la chance d’être emmenée plusieurs fois aux Antilles, et je crois que ces voyages ont profondément marqué mon imaginaire : pour moi, le paradis a pris les traits d’une île caribéenne où mon enfance se serait réfugiée. Je ressens toujours un grand bonheur et une profonde sérénité quand je descends de l’avion et respire l’air chaud et doux des Antilles, comme si je rentrais au pays imaginaire où les enfants ne vieillissent jamais. Après avoir revu la Guadeloupe, il y a deux ans, je me faisais une joie de retrouver la Martinique.

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    Mon pays imaginaire.

    Le pays de Peter Pan
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    En une semaine de road trip, nous avons parcouru mille kilomètres sur les routes martiniquaises, en étoile autour de notre camp de base dans le sud, à Rivière-Pilote, et décliné les beautés de l’île dans toute sa diversité.

    Au sud, ce sont les plages de carte postale, les turquoises et les ors.
    A l’est, ce sont les îlots et les fonds blancs, les décors à la Pirate des Caraïbes qu’on explore en bateau ou en kayak.
    A l’ouest, ce sont les spots de snorkeling et de plongée, et l’immense bonheur de découvrir des tortues marines.
    Au nord enfin, c’est le volcan, la jungle, le sable noir et les routes sinueuses qui débouchent sur des falaises de bout du monde.

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    Village martiniquais typique, avec son ponton, son église et ses maisons aussi colorées que les eaux : les Anses d’Arlet.

    La Martinique est magnifiquement diverse. J’aime ses reliefs, ces pitons (les « mornes ») couverts de lianes et de fleurs depuis lesquels se déploient des panoramas de pays imaginaire. Souvent j’ai pensé à Neverland, le pays de Peter Pan en voyant les bateaux s’avancer entre des îlots touffus, vers des baies rondes et douces qu’on imagine peuplées de sirènes. Le Diamant, qui ressemble au rocher du Crâne, pourrait abriter le Capitaine Crochet. J’aime les contrastes martiniquais, ce cœur montagneux, humide et brumeux, et ce sud plus sec, où la jungle tropicale cède la place à des armées de cactus candélabres.

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    Crépuscule flamboyant au Morne Gommier

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    Le rocher des pirates, le Diamant.

    Nous n’avons pas tout vu, et surtout, je ne vous parlerai pas de tout. D’autres blogs seront infiniment plus complets que le mien sur la Martinique – je vous recommande notamment Carnet de Ti Piment, une mine d’or martiniquaise dans laquelle j’ai beaucoup pioché pour préparer ce voyage. Quant à moi, je m’offrirai le luxe de l’instantané. Je vous parlerai de mes incontournables à moi, sans aucune prétention à l’exhaustivité. Voici ma collection de coups de cœur amassés en une semaine d’errances idylliques.

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    Petit souvenir du paradis.

    Itinéraire dans le Sud de la Martinique : mes incontournables en une semaine

    La Baie du Diamant

    Martinique regorge de plages confidentielles et solitaires, et il suffit de suivre les liserés blancs sur la carte pour dénicher des bouts de littoral secrets où vous serez seuls au monde. Nous en avons vu beaucoup. Mais je dois vous faire un aveu : contre toute attente, la plage que j’ai le plus aimée figure parmi les plus célèbres. C’est la Baie du Diamant. Longue de sept kilomètres, cette plage est belle comme une carte postale, avec ses palmiers qui se penchent au-dessus de l’eau turquoise. J’ai aimé sa longueur, propice à la marche ou au jogging, et qui permet de se sentir seul même sur une plage populaire et aimée de tous. J’ai aimé la forêt de raisiniers qui séparent la plage de la ville, sous lesquels on a installé des tables de pique-nique pour que les familles puissent manger avec le bruit des vagues en toile de fond. Et surtout, j’adore la silhouette majestueuse du Diamant tapi à l’horizon.

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    Le Morne Gommier

    C’est un des plus beaux points de vue de l’île, et je l’ai découvert totalement par hasard, parce que nous logions à proximité, sur les hauteurs de Rivière-Pilote. Des deux côtés, la vue est fabuleuse : d’un côté, la baie de Sainte-Anne avec ses dizaines de bateaux blancs, de l’autre, le Diamant et les pitons qui lui répondent.
    Un point de vue « touristique » a été aménagé. L’entrée coûte 4 euros, et il y a une jolie boutique-café à l’intérieur. Mais pour être tout à fait honnête, je trouve que les vues aux alentours, entre le Morne Acca et le Morne Gommier, sont encore plus belles – prenez le temps d’explorer cette ligne de crête entre deux mornes, vous serez récompensé. La plupart des photos du montage ci dessous ont été prises en dehors du point de vue aménagé.

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    Autour du Morne Gommier.

    Sainte-Anne et la Grande Anse des Salines

    Sainte-Anne, c’est le village pittoresque et coloré où vous trouverez les magasins de cartes postales, les babioles et les bars de plage. C’est sans doute la partie de l’île la plus fréquentée, mais ne la boudez pas : j’ai adoré me promener dans les rues du village et sentir cette ambiance joyeuse de fête et de vacances.
    A sept kilomètres au sud se trouve la plage la plus célèbre de l’île, la Grande Anse des Salines, qui est un concentré de perfection caribéenne – même si, à ma grande surprise, j’ai encore plus aimé la Baie du Diamant.

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    La grande anse des Salines.

    L’îlet Chevalier

    C’est un petit bijou méconnu du sud de la Martinique : un îlet au large de l’Anse Michel, où une petite plage magnifique déploie ses fonds blancs, et un sentier de randonnée vous emmène au milieu d’une savane de cactus. C’est pour moi une jolie alternative à la Savane des Pétrifications, une randonnée que tout le monde se sent obligé de faire, mais que j’ai personnellement trouvée quelque peu monotone. Sur l’îlet Chevalier, vous retrouverez les mêmes cactus, mais en version circuit court et spectaculaire : imaginez les cactus d’Arizona greffés sur une côte bretonne. C’est magnifique, cela dure une heure à peine, et à la fin de la promenade, vous retrouverez une plage parfaite en bonus. L’îlet Chevalier restera un de mes plus jolis souvenirs.

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    Plage de l’îlet Chevalier.

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    Mes incontournables en Martinique : un itinéraire d'une semaine en Martinique avec petit budget. Mes coups de coeur en Martinique.
    Au pays des cactus.

    Aller à l’îlet Chevalier : Des pêcheurs attendent près du débarcadère de l’Anse Michel, et vous feront traverser (tarif moyen : 4 euros).

    Les Anses d’Arlet, pays des tortues

    Si j’ai découvert incidemment combien le ponton et l’église des Anses d’Arlet étaient photogéniques, on y vient à vrai dire pour une autre raison : les tortues marines. Deux des anses (= plages, baies), l’Anse Dufour et l’Anse Noire, sont réputées pour les visites régulières de tortues vertes, caret et luth : c’est probablement le meilleur endroit de Martinique pour en voir.
    Cela ne signifie pas que cela sera automatique. Les tortues ne pointent pas à l’usine, et il faudra vous armer de patience. Les premiers jours, la mer était agitée, troublant les fonds – s’il y avait des tortues, elles n’étaient pas visibles. Je suis venue plusieurs fois et j’ai passé des heures dans l’eau, à me faire pousser des branchies, en espérant apercevoir cet animal fascinant que tous les peuples de la mer ont placé au cœur de leurs mythologies.
    L’avant dernier jour, j’en ai vu non pas une, mais deux. Deux tortues vertes, qui mangent les herbiers d’algues des fonds, et remontent respirer à la surface dans un ballet gracieux.
    Ne les touchez pas. Ne vous approchez pas plus près que quelques mètres. Admirez avec respect ce spectacle magique qui m’a profondément mise en joie.
    Et même si vous ne voyez pas de tortues, la pointe entre les deux anses Dufour et Noire est un fabuleux spot de snorkeling, et vous ne viendrez jamais pour rien.

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    Anse noire

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    Les fonds blancs, les îlets du François et la baignoire de Joséphine en kayak

    A l’est de la Martinique, sur la commune du François, un chapelet d’îlets ont été jetés comme des confettis dans l’océan. C’est l’un des lieux d’excursion maritime les plus appréciés de l’île, notamment le site qu’on appelle « la baignoire de Joséphine », un haut-fond blanc au milieu de l’océan. La plupart des voyageurs s’y rendent en bateau, et les compagnies proposant des sorties là-bas sont innombrables. Nous avons décidé, histoire de pimenter un peu le tout, d’y aller en kayak.

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    Au loin, par delà les cannes à sucre, les îlets du François.

    La compagnie qui propose ça se nomme « Kayak des îlets du François », et est située dans une petite baie à mi-chemin entre Le Vauclin et Le François. Heureusement qu’ils sont inscrits dans Google Maps – n’essayez pas de les trouver sans, vous courrez à votre perte. J’ai été totalement conquise par la demi-journée d’excursion libre avec eux. Soyons sincères : par jour de vent et fort courant (et nous avions tiré le gros lot ce jour-là), c’est dur, plus dur que ce que j’imaginais. Ne vous lancez surtout pas là-dedans si vous n’avez jamais fait de kayak. Mais je ne regrette rien : c’était magnifique.

    Mes incontournables en Martinique : un itinéraire d'une semaine en Martinique avec petit budget. Mes coups de coeur en Martinique.
    Champ d’étoiles de mer. J’en profite pour repréciser : ON NE SORT PAS LES ETOILES DE MER DE L’EAU. Pas même une seconde, sous peine de les tuer. Merci.

    Vous partez en kayak de façon autonome, et commencez par explorer un premier îlet, l’îlet Thierry. C’est là que j’ai vu les nuances de bleu les plus folles : la plage de l’îlet Thierry rivalisait avec les couleurs incroyables que nous avons vues aux Bahamas.

    Mes incontournables en Martinique : un itinéraire d'une semaine en Martinique avec petit budget. Mes coups de coeur en Martinique.
    Îlet Thierry

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    Puis vous continuez vers la baignoire de Joséphine, et à ce moment-là Hervé et Magalie, les propriétaires des kayaks, vous rejoignent sur leur petit bateau prénommé l’Apéro, et proposent rhum, jus de fruits et accras de morue. Manger des accras au beau milieu de l’océan translucide, sur un haut-fond blanc, ou comment transformer ta vie en spot publicitaire. Ça vaut le coup. En revanche, je déconseille le rhum et recommande plutôt le nectar de goyave : il va falloir assurer le retour.

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    Au milieu de la célèbre baignoire flottent les accras de l’Apéro.

    La dernière halte, sur l’îlet Oscar, permet de se reposer sur une jolie plage avant de rejoindre le camp. Le tarif pour ces 4h de sortie + apéro est vraiment raisonnable, 15 euros par personne. Si vous aimez le kayak, je vous le conseille sans hésiter.

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    Ricochets sur l’îlet Oscar

    Le Rocher du Diamant

    Partout à l’ouest de l’île, il s’impose au regard. Le Diamant est beau comme un coffre au trésor, couvert d’oiseaux et de mousses, et semble destiné à sertir tous les panoramas d’un joyau accrocheur. Je ne me suis pas lassée de le photographier.

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    Le Diamant et la belle Maison du bagnard, minuscule et multicolore.

    A quelques pas du rocher, le mémorial de l’Anse Caffard rappelle le terrible naufrage qui a coûté la vie à une soixantaine d’hommes et de femmes arrachés à l’Afrique, noyés dans la cale d’un négrier. Les statues monumentales pointent vers le golfe de Guinée, d’où venaient ceux qu’on avait destiné à l’esclavage. Nombre d’’autres lieux en Martinique évoquent la mémoire douloureuse de l’île, comme le musée la Savane des Esclaves, ou encore le poignant Tombeau des Caraïbes, œuvre d’art en mémoire des Indiens Taïnos et Caraïbes exterminés par les colons. Une plaque commémore l’horreur : « 1492-1992, 500 ans de colonisation européenne aux Caraïbes. 80 millions d’Indiens. 100 millions de Noirs. » Une autre appelle à la réconciliation.

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    Poignant mémorial de l’anse Caffard

    A vrai dire, j’ai moins ressenti ce poids du « passé qui ne passe pas » en Martinique qu’en Guadeloupe, où les mémoires sont toujours en conflit. C’est peut-être l’influence d’Aimé Césaire, grand homme d’Etat, infatigable artisan de l’avenir martiniquais et de la réconciliation entre les descendants des maîtres et les descendants des esclaves. Les murs de Martinique sont couverts de son visage souriant et de ses enseignements pacifistes. Nous avons rencontré partout beaucoup de gentillesse envers les Métropolitains blancs que nous sommes. Mais de tels lieux rappellent quelle violence et quelle cruauté a entaché la passion de l’Europe pour la douceur caribéenne… et je trouve cela très important.

    Itinéraire dans le Nord de la Martinique : mes incontournables

    Saint-Pierre, la Pompéi des Caraïbes

    C’est une visite qui m’avait beaucoup marquée petite, et qui m’a encore une fois sonnée. Le 8 mai 1902, la Montagne Pelée a tué en moins d’une minute les trente mille habitants de la ville de Saint-Pierre, ancienne « capitale » de la Martinique. Avant de devenir la Pompéi des Caraïbes, Saint-Pierre fut la « perle des Antilles », une ville riche et cultivée, où la bonne société se pressait au théâtre, parée de bijoux et de soieries. Les volcans semblent se plaire à dévorer les perles.
    Ce fut l’éruption volcanique la plus meurtrière du XXe siècle, mais la catastrophe naturelle avait bénéficié de complicités humaines. Cela faisait des mois que le volcan manifestait sa colère. Coulées de boue destructrices, pluies de cendre, apparition soudaine d’un dôme volcanique dans la caldeira, mares bouillonnantes, tout annonçait le drame. Les autorités refusèrent d’ordonner l’évacuation, car le second tour des élections législatives approchait, et qu’il fallait que les votes puissent avoir lieu. Elles allèrent jusqu’à interdire aux bateaux amarrés dans la baie de lever l’ancre. Seul un capitaine italien désobéit – il venait de Naples, à deux pas de Pompéi, et ce n’était sans doute pas un hasard. Qui a vu les corps couverts des cendres du Vésuve dans le jardin désolé de Pompéi sait de quoi un volcan est capable. Quand on le menaça de sanctions économiques, il rétorqua que plus personne ne serait là pour les lui faire payer : « Demain, vous serez tous morts ».
    Le 8 mai 1902, en pleine messe, la Montagne Pelée cracha ce qu’on appelle une nuée ardente : une vague de gaz brûlants détruisant et tuant tout sur son passage. En quelques instants, le souffle de l’explosion avait rasé la ville, et fait trente mille victimes. On ne compte que trois survivants, dont un prisonnier protégé par les murs épais de son cachot, Cyparis. On peut encore visiter les ruines des maisons, du théâtre, de la prison, et le cachot intact de Cyparis. Au musée volcanologique Frank Perret, petit musée déglingué qui date des années 40, mais dont la force d’évocation vous touche malgré la mise en scène hors d’âge, on voit les photos de l’avant/après, les clous fondus par le brasier à 500 degrés, les témoignages de l’époque. Saint-Pierre ne s’en est jamais remise.

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    Saint Pierre, la Pompéi des Caraïbes

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    Au coeur des ruines

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    Le théâtre de Saint Pierre

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    Le cachot de Cyparis.

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    La Montagne Pelée somnole à l’horizon. Nous avons tenté d’y monter, et nous sommes enfoncés dans un épais nuage de brouillard où seuls se détachaient les doigts velus des épiphytes. Nids du mauvais temps, les volcans tropicaux ne se montrent presque jamais en pleine lumière.

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    Dans le brouillard.

    La route de Grand Rivière

    Depuis la Montagne Pelée, deux routes mènent vers le Nord. A l’ouest, celle du Prêcheur, à l’est, celle de Grand Rivière. Les deux routes ne se rejoignent pas. Celle de l’ouest s’arrête à l’Anse Couleuvre. Celle de l’est à Grand Rivière, le village du bout du monde. On y accède par une route vertigineuse, entre virages en épingles et ponts de métal, qui m’a beaucoup rappelé la route d’Hana à Maui. C’est un décor à la Jurassic Park, tout en figuiers étrangleurs et lianes voraces. Quant à Grand Rivière, elle m’a rappelée Kauai, avec ses immenses falaises noires sur lesquelles se brisent les lames de l’Atlantique. Ici on ne se baigne pas, on admire – la douceur caribéenne a cédé le pas à la violence océanique. Si vous aimez ce type de paysages solennels et sauvages, vous adorerez Grand Rivière.

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    Sur la route de Grand Rivière

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    Les ponts fabuleux.

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    Le village du bout du monde.

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    Seulement vingt kilomètres séparent Grand Rivière de l’Anse Couleuvre, vingt kilomètres de falaises abruptes et de baies sublimes, face à la passe la plus dangereuse de l’île. Un chemin de randonnée paraît-il superbe, mais très éprouvant, permet de marcher de l’une à l’autre. Il faudra pour cela réserver à l’avance un bateau de pêcheur pour vous ramener à votre point de départ, et cela peut être compliqué. Ceux qui acceptent de faire la traversée sont peu nombreux, car l’océan est puissant et périlleux à cet endroit, et au moment de notre voyage, la houle était très forte. Craignant les mers dangereuses et les noyades soudaines, nous n’avons pas tenté le sort. Nous avons fait le grand tour de la montagne Pelée pour voir l’autre côté.

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    Les falaises du nord, entre Grand Rivière et Anse Couleuvre.

    L’Anse Couleuvre

    C’est une des plus belles plages du Nord, dont la valeur esthétique surpasse largement les qualités de baignade : ici les courants sont dangereux. On y accède en cheminant à travers une jungle semée de ruines évocatrices, un décor à la Indiana Jones, avant de déboucher sur cette baie de sable noir bordée de hautes falaises. C’est le point de départ de la randonnée vers Grand Rivière… et de nombreuses rêveries d’aventure au goût d’ombre et de secret.

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    Anse Couleuvre

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    Anse Couleuvre vue de haut.

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    Le jardin de Balata

    Au nord de Fort de France, le jardin de Balata rendra vous les amoureux de la luxuriance tropicale. Des colibris butinent des roses de porcelaine, des palmiers royaux se reflètent dans des bassins couverts de nénuphars, des épiphytes multicolores viennent chatouiller les ponts aériens, des bambous énormes côtoient des alpinias flamboyants, et une main d’artiste a dessiné des symétries à la japonaise dans des panoramas d’aquarelle. C’est un chef d’œuvre esthétique, une immersion poétique dans une nature faussement sauvage, où tout concourt à l’émerveillement.

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    Balata.

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    Quelques dernières impressions

    La beauté des champs de bananiers et de cannes à sucre, des plages et des littoraux vus du ciel…

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    Les visions au hasard de la route…

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    La Caravelle.

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    Sainte Anne

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    Vers Le Marin

    Aller une semaine Martinique  : quelques questions pratiques

    * Aller en Martinique, petit budget possible martinique voyage pas cher martinique budget martinique séjour pas cher

    Vous avez chaque jour des vols au départ de Paris avec Air Caraïbes, Air France et XL Airways. Quant à nous, nous sommes partis de Marseille, et avons bénéficié d’un vol direct avec XL Airways. (Edit 2021 : malheureusement, cette liaison n’existe plus et XL a fait faillite, mais vous trouverez toujours des vols très intéressants avec Air Caraïbes, Corsair et Air France). Les tarifs les plus bas commencent autour de 350 euros l’aller-retour.

    Globalement, c’est une destination totalement compatible avec un petit budget. Après avoir découvert en juin les Bahamas, sublimes mais très chers, nous avons été agréablement surpris de trouver des Caraïbes abordables. Nous avons pris une belle location à 600 euros la semaine sur les hauteurs de Rivière-Pilote, à la Villa Alize Spirit, mais nous aurions pu avoir moins cher en renonçant à la piscine et à la vue. La location de voiture nous a coûté 300 euros pour la semaine. La nourriture est un peu chère, car beaucoup de produits sont importés, mais il ne faut pas hésiter à acheter chez les vendeurs au bord des routes, qui vendent des produits locaux frais comme des ananas, des mangues, des oranges, mais aussi des plats créoles. (La meilleure affaire de la semaine : 5 ananas de Martinique pour 10 euros, ça a été la base de mon alimentation. Ananas forever.)

    Vous trouverez plus d’infos pratiques pour organiser au mieux votre séjour en Martinique sur le blog OkVoyage.

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    J’en fais un peu trop avec les ananas. Au passage, c’était notre location.

    * Sud ou Nord de la Martinique, où loger ?

     Je dirais : dans le sud. C’est là que sont les plus belles plages, et la plupart des attractions touristiques. Le nord est sublime, mais plus sauvage et isolé, peu propice à la baignade en raison des forts courants. Nous avons choisi de faire deux expéditions d’une journée (Grand Rivière un jour, Saint Pierre et Anse Couleuvre un autre), mais à la réflexion, il aurait sans doute été plus simple d’y passer une nuit, d’autant que le passage du nord au sud et vice-versa est un peu pénible, en raison des embouteillages autour de Fort-de-France. Mais globalement, nous avons passé 5 jours dans le sud, et 2 dans le nord, et cela nous allait bien.

    * Conduire en Martinique

    Oui, les routes sont étroites, souvent raides, et il y a beaucoup de virages. Elles sont globalement en bon état, sauf peut-être tout au nord, mais rien d’infaisable. On ne roule pas vite, on prend son temps. Ne vous laissez pas intimider par les agences de location qui vous décrivent des conditions apocalyptiques pour vous faire louer un gros 4×4 : tout le monde a des petites voitures citadines, y compris sur les routes tortueuses du nord.

    * Un maillot de bain assorti au voyage, avec Vilebrequin

    J’ai eu le plaisir de bénéficier sur ce voyage d’un partenariat avec Vilebrequin, la célèbre marque de maillots de bain made in Saint-Tropez, dont l’emblème est la tortue marine. J’ai adoré partir à la recherche des tortues avec un aussi beau maillot, parfaitement dans le ton. Bien entendu, tous les maillots que vous voyez dans cet article sont made in Vilebrequin. Il y a des petites tortues dessinées sur deux d’entre eux. Si je ne vous partage pas ici mes bonnes adresses (restos, bars, spas, etc), c’est que je l’ai fait pour le magazine de Vilebrequin, avec leur soutien. Retrouvez l’article ici : mes belles adresses en Martinique. Merci à Vilebrequin pour cette belle collaboration qui me correspondait vraiment. Une belle marque française, née sur ma Côte d’Azur chérie, qui célèbre le bonheur de vivre en bikini avec classe et dont la tortue est l’emblème, quoi de mieux ?

    Mes incontournables en Martinique : un itinéraire d'une semaine en Martinique avec petit budget. Mes coups de coeur en Martinique.
    Ma collection Vilebrequin

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    A suivre sur le blog : des articles que je repousse depuis trop longtemps et qui arrivent enfin ! Oman, Dolomites, igloo en Suisse, ça va venir. Abonnez-vous à la newsletter ?

    Mes coups de coeur et incontournables en Martinique : voyage d'une semaine au paradis. #Martinique
    Epinglez moi ?

    Retrouvez l‘album photo complet du voyage en Martinique.
    Photo :
    * Sur la terre : Canon 5D Mark IV + Canon 24-70 2.8 L II USM et Canon 70-200 2.8 L USM
    * Dans les airs : Drone Phantom 3 Standard
    * Sous l’eau : Olympus TG4

     

  • Un rêve d’été indien dans le Golfe de Saint Tropez

    Le Golfe de Saint Tropez ? C’est comme une incursion de douceur tropicale sur la côte française, un havre de douceur et de beauté plein sud. Ici l’été est plus long, le jour plus lumineux. Début octobre, Marion et moi sommes venues savourer l’été indien dans cette région radieuse, et découvrir plusieurs facettes du Golfe, côté nautique, gastronomique, patrimonial ou paysager. Des couchers de soleil hollywoodiens, des restos merveilleux, des activités profondément dépaysantes, c’est ce que nous avons vécu à Saint Tropez et alentours, dans ce chapelet de merveilleux villages azuréens que la Méditerranée baigne de douceur. Prolonger l’été, chercher le soleil et vivre la dolce vita au bord de l’eau, c’est toute l’année dans ce pays béni des dieux ! Ce sont ici les plus belles plages de France à mes yeux, et un climat exceptionnel, où bougainvilliers, palmiers et bananiers s’épanouissent comme sous les Tropiques…

    Dans les jardins de la Toison d’Or
    Sur la plage de Pampelonne
    Dans les vignes à Cogolin

    J’ai réalisé ce reportage en duo avec mon amie photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie. Nous formons ensemble un binôme de blogueuses et photographes passionnées sous le nom d’Itinera Favonia. Toutes les photos de cet article sont les siennes (cette fois-ci, j’ai délaissé l’appareil photo pour me consacrer aux réseaux sociaux !), à quelques petites exceptions près, notamment les photos de Marion, évidemment !

    Que faire dans le golfe de Saint Tropez ? Vivre l'été indien ! Idées de choses à faire, à voir et d'activités dans le golfe de Saint Tropez à l'automne
    Marion et moi face au coucher de soleil à Gigaro

    Pourquoi vivre l’été indien dans le Golfe de Saint Tropez : un automne idyllique


    A l’époque où je vivais à Aix-en-Provence, je passais tous mes week-ends de belle saison sur ces plages, et la belle saison était longue et douce. Il y a un sentiment d’évidence ici, de joie profonde, spontanée, qui pousse à se demander pourquoi on retourne vivre ailleurs. Les journées se parent ici d’une douceur exceptionnelle. Dans chacun des villages du Golfe, à chaque point de vue, la mer nous enveloppe de sa tendresse, une promesse scintillante d’apaisement et d’immensité. Ce golfe en forme de croissant de lune où la mer s’avance et s’assagit, plus chaude et calme, plus amicale, c’est la magie pure de cette région. Nous étions début octobre, et nous avons pu nous baigner, partir en mer, vivre en robe d’été, comme si le temps n’avait pas de prise sur nous… Oui, vraiment : dans le golfe, nous sommes au Paradis-sur-France.

    Sur la plage de Pampelonne en pirogue polynésienne
    Sur la plage de Gigaro
    Sur la plage de la Bastide Blanche


    Voici une série de choses à faire, d’expériences à vivre et de beautés à voir pour profiter de votre séjour dans le golfe de Saint Tropez.

    Notre été indien dans le golfe Saint Tropez : le programme du séjour

    La région touristique du golfe de Saint Tropez englobe non seulement la mythique capitale des jet-setteurs, mais aussi d’autres beaux villages alentours, sur le littoral et à l’intérieur des terres, entre le massif des Maures et les eaux de la Méditerranée.
    Demandez le programme ! Voici déjà un aperçu des lieux visités et des choses vues lors de notre séjour :

    * A La Garde Freinet, découvrir deux points de vue somptueux, un village un peu secret et un très bon resto, Le Petit Freinet

    * A Cogolin, goûter aux excellents vins du littoral tropézien au Domaine de la Giscle

    * Sur la mythique plage de Pampelonne, entre Saint Tropez et Ramatuelle, s’essayer au paddle yoga avec Pep’s Spirit, manger dans un resto de plage, et dormir dans un merveilleux jardin tropical à La Toison d’Or

    * A Ramatuelle toujours, partir en kayak de mer depuis le superbe site de l’Escalet avec Pep’s Spirit et explorer le Cap Taillat

    * A La-Croix-Valmer, découvrir le magnifique site de Gigaro avec une promenade sur le sentier littoral en coucher de soleil et un dîner gastronomique au Refuge

    * A Cavalaire, se promener sur le port et déguster une pizza exactement comme à Naples au Bellini

    * A Gassin, profiter d’une visite guidée et d’un beau point de vue

    * A Saint-Tropez, découvrir l’histoire maritime de la ville à la Citadelle

    Sur la plage de Pampelonne 

    La plage de Pampelonne ? Même si vous ne connaissiez pas son nom, vous l’avez sans aucun doute déjà vue en film ou en carte postale. La plage de Pampelonne est réellement une des plus belles d’Europe, et une des plus iconiques. Cette très longue plage en forme de demi-lune s’étend sur plusieurs kilomètres entre St Tropez et Ramatuelle et a été rendue célèbre par le film Et Dieu créa la femme, avec Brigitte Bardot, car des scènes mythiques et torrides ont été tournées dans ce cadre de rêve. Impossible de séjourner dans le golfe de Saint Tropez sans venir marcher sur cette plage, ou piquer une tête à la belle saison (qui peut être très longue, d’avril à novembre les bonnes années !).

    Que faire dans le golfe de Saint Tropez ? Vivre l'été indien ! Idées de choses à faire, à voir et d'activités dans le golfe de Saint Tropez à l'automne
    Pampelonne, une des plus belles plages du monde. Photo prise un premier octobre.

    Pampelonne : se régaler à un resto de plage privée

    De nombreuses plages privées et paillotes chic émaillent Pampelonne, de façon discrète et sans abîmer le cadre exceptionnel. Ce sont des restos de qualité, haut de gamme, un peu chers mais offrant une expérience culinaire et un cadre juste extraordinaires. Nous en avons testé un, le Playamigos, pour deux raisons principales : parce qu’il était juste à côté de notre hôtel, La Toison d’Or, et parce qu’il proposait des spécialités orientales, notamment libanaises. Manger des falafels les yeux dans un turquoise inouï, les pieds dans le sable : ma définition du bonheur.

    Pampelonne : découvrir le paddle yoga et la pirogue hawaïenne

    Faire un équilibre sur une planche de paddle lors d’un cours de yoga sur l’eau, vous êtes cap ? Un tour de pirogue à balancier comme les polynésiens, ça vous dit ? C’est ce que Marion et moi avons vécu sur la plage de Pampelonne grâce à Pep’s Spirit.


    Pep’s Spirit, c’est une compagnie dont je suis fan depuis plusieurs années, car j’adore leur esprit : des activités nautiques et terrestres 100% nature, sans moteur, et la possibilité de découvrir les plus beaux endroits du Golfe de façon active et écolo. Pep’s Spirit est implanté à plusieurs endroits dans le golfe de Saint Tropez, dont sur la plage de Ramatuelle.

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    Ils proposent du paddle, du kayak, du VTT, du yoga… et nouveauté totale pour moi, la pirogue à balancier (exclusivement à la base située sur la plage de Pampelonne à Ramatuelle). C’est avec ce type de pirogue que les Polynésiens ont autrefois traversé les océans, rejoignant les îles d’Hawaï depuis Tahiti. Elle est légère, rapide, elle fend l’eau à toute vitesse, et Marion et moi avons adoré la sensation… Je vous recommande vraiment l’expérience : moi qui ai toujours adoré le kayak, la pirogue à balancier (en VO outrigger canoe) l’a détrôné dans mon cœur ! Nous nous serions crues dans un Disney, et notre adorable moniteur a dû subir les chansons de Vaïana pendant toute la (magnifique) balade autour du cap Camarat … La vision des palmiers de cette plage mythique depuis notre pirogue m’a beaucoup séduite… j’ai eu l’impression d’horizons lointains et exotiques, comme si j’avais ramé jusqu’à des latitudes autrement plus tropicales !


    Nous avons enchaîné avec une séance de paddle yoga : tenir les poses (asanas) sur une planche de stand up paddle en équilibre instable sur les flots. Nous avons certes été moins gracieuses, et quelques plongeons ont ponctué nos efforts, mais quand même, je suis très fière de dire que nous avons enchaîné de nombreux asanas sur une planche vacillant au-dessus des eaux translucides de Pampelonne.

    Petite parenthèse : l’offre Amusez vous de Golfe Saint Tropez Tourisme

    Lors de vous séjour dans la région, je vous recommande vraiment ce type d’activités à la fois zen et sportives : je trouve qu’elles permettent de profiter pleinement de la beauté du Golfe, en découvrant la côte autrement, de façon active et fun.
    Le golfe a bien compris le plaisir que les touristes pouvaient tirer de ce type d’activités, et a développé une offre outdoor riche et variée. Sous le nom de Guide Amusez Vous, l’agence Golfe Saint Tropez Tourisme a regroupé tous les prestataires outdoor (les activités sont extrêmement variées, de l’équitation au parachute ascensionnel en passant par la trottinette) à des tarifs préférentiels : vous bénéficiez de réductions en passant par eux. N’hésitez pas à consulter le guide Amusez vous, cela vaut le coup. Voici ici le lien vers la brochure Amusez-vous 2020-2021.

    Pep’s Spirit est bien sûr l’un des piliers de l’offre. Je vous recommande TOUT ce que propose Pep’s Spirit, que j’adore depuis des années, mais alors vraiment, la pirogue polynésienne, quel coup de cœur…

    Pampelonne : un hôtel merveilleux,
    La Toison d’Or

    Envie d’évasion lointaine, mais compliqué de passer les frontières en ce moment ? Je vous présente la Toison sur la plage de Pampelonne entre Ramatuelle et St Tropez, l’énorme coup de cœur de notre séjour varois.

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    Quel coup de foudre ! Marion et moi avons eu le cœur qui bat la chamade en découvrant notre hébergement pour ces deux nuits dans le Golfe, La Toison d’Or : un hôtel de bungalows chics, type cabanes de safari en pleine savane, installé sur la plage de Pampelonne.

    Nous avons dormi dans nos jolies maisons face à la mer… les yeux dans le soleil levant, à deux pas à peine des vagues… une incroyable évasion idyllique dans le sud de la France. Imaginez : depuis notre terrasse, nous n’avions que quelques mètres à faire pour nous jeter dans les flots. Sur cette plage orientée plein Est, le soleil se levait face à nous comme un fruit doré et illuminait notre salon blanc, notre cuisine équipée et nos jolies chambres confortables. Il est 7h du matin, un premier octobre, et le jour se lève rouge et or. C’est une sublime arrière-saison. L’eau est tiède, le ciel lumineux. Nous avons dormi ici dans un incroyable jardin exotique qui nous donne une sensation de premier matin du monde.

    Que faire dans le golfe de Saint Tropez ? Vivre l'été indien ! Idées de choses à faire, à voir et d'activités dans le golfe de Saint Tropez à l'automne

    Marion et moi avons adoré, adoré, adoré ce village de bungalows 4* chics aux allures de lodge dans la jungle, dans un luxuriant jardin de palmiers, bananiers et hibiscus… une incroyable ambiance tropicale qui m’a rappelé des horizons autrement plus lointains ! Cela m’a procuré un grand bonheur de rêver à ces destinations exotiques sans quitter l’hexagone. Je m’émerveillais de toutes les plantes du jardin et du jeu des fontaines bruissant sous les frondaisons…

    La Toison d’Or combine belles infrastructures et esprit familial. Au sein du village, on trouvera une grande piscine entourée de palmiers, des activités sportives et ludiques, un salon de coiffure, une boutique de souvenirs, et une crêperie hyper sympathique, où on mange très bien pour un tarif abordable et où l’ambiance est chaleureuse. C’est une ambiance de village de vacances, avec un personnel attentif et convivial, mais des prestations haut de gamme. Nous nous sommes senties comme chez nous…

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    C’est absolument certain, dès que nous reviendrons dans le Golfe, nous dormirons à nouveau ici !

    Le Cap Taillat en kayak depuis l’Escalet

    Tout au bout de la plage de Pampelonne, à Ramatuelle, on bute sur le Cap Camarat, et en continuant à longer la côte, on débouche sur la petite crique de l’Escalet. C’est ici que Pep’s Spirit a installé sa base nautique la plus connue, et c’est bien sûr avec eux que nous sommes parties pour une balade iconique, le tour du Cap Taillat en kayak. C’était la deuxième fois que je faisais cette sortie, et il est impossible de s’en lasser. Au départ de l’Escalet, on pagaie sur les eaux translucides, traversant les criques préservées d’une petite Polynésie azuréenne.

    Que faire dans le golfe de Saint Tropez ? Vivre l'été indien ! Idées de choses à faire, à voir et d'activités dans le golfe de Saint Tropez à l'automne

    On fait le tour du cap, bravant les vagues autour des calanques rouges dites de l’Enfer, pour admirer un spectacle rare de porphyres découpées et de caves de pirates battues par les flots. On rejoint ensuite à la rame la sublime plage de la Briande (dite aussi de la Bastide Blanche), une des plus belles plages du Golfe. Un moment hors du temps que Marion et moi n’oublierons jamais… si vous êtes sportif, amoureux de paysages naturels spectaculaires et d’expériences un peu hors normes, je vous recommande de tout cœur cette promenade d’exception.

    Gigaro, le pays du coucher de soleil

    Si nous avons adoré la célèbre Pampelonne, nous avons aussi apprécié la découverte de plages plus méconnues du merveilleux littoral varois. Et puisque Pampelonne est idéale pour les levers de soleil, car orientée à l’Est, nous avons cherché le spot parfait pour le coucher… Cap plein Ouest sur la magnifique plage de Gigaro ! Quand la magie solaire vous poursuit d’un bout à l’autre du jour, que les couleurs du sunset vous rappellent les grandes heures californiennes … alors vous êtes dans le golfe de Saint Tropez et vous voudriez n’en jamais repartir.

    Gigaro : magie escarpée du sentier littoral

    Randonner sur le sentier littoral, sublime et découpé, changeant sans cesse d’orientation comme pour vous permettre de suivre la course du soleil, a toujours fait partie de mes expériences préférées dans le Golfe. Nous sommes parties de la plage de Gigaro, à La Croix Valmer. Cette portion de sentier mène au Cap Lardier – les plus motivés iront jusqu’au Cap Taillat sur la randonnée des trois caps.

    Nous nous sommes arrêtées à l’engloutissement du soleil par les eaux, et avons savouré chaque minute de cette petite randonnée, l’écume sur les roches schisteuses, les pins suspendus à chaque virage, les détours sinueux du sentier et les criques accueillantes, toute l’abondante beauté du golfe de Saint Tropez, où la douceur de la vie est un perpétuel miracle… Avouez qu’il faudrait rester ici pour toujours !

    Une merveille de restaurant gastronomique : le Refuge de Gigaro

    Besoin d’un Refuge, hors du temps, loin du vent ? Sous la pinède qui donne sur la sublime plage de Gigaro, orientée plein Ouest face au coucher de soleil, le restaurant et bar à cocktails le Refuge se niche tout de bois et de voiles sous les pins parasols immenses, comme un navire amarré. Ici le temps est suspendu.

    Sur la terrasse face à la mer ou à l’intérieur auprès de la cheminée, ici on cultive une cuisine absolument fabuleuse, hautement gastronomique mais restant authentique et abordable, ancrée dans le terroir, la saisonnalité, la Méditerranée et l’arrière-pays du golfe de Saint Tropez. Avec une carte fraîche du jour inscrite à l’ardoise, faisant la part belle au retour du port et du marché, chaque plat fut une merveille d’équilibre et de saveurs. Je n’oublierai pas mes pâtes à l’encre de seiche et aux fruits de mer, ni l’étonnant et fabuleux dessert alliant chocolat et truffe (la vraie truffe, le champignon, l’or noir du sol méridional). Ici, on travaille avec rigueur et créativité des produits 100% frais et de terroir, de très grande qualité. Si Le Refuge existe depuis 1964, le nouveau chef Laurent Latreille a mis sa patte avec beaucoup de passion, en réaménageant entièrement les lieux et en bâtissant une carte exigeante et rigoureuse.

    Marion et moi vous recommandons très, très chaudement cette fabuleuse adresse qui restera un sommet gastronomique dans notre séjour tropézien. Un lieu d’exception… je retournerais bien m’y réfugier !

    Sur le port de Cavalaire

    C’est un joli port de plaisance où les reflets décuplent les mâts des voiliers et où une sirène appelle de son chant mélodieux à prendre le large.

    port cavalaire

    Et sur le port de Cavalaire, on met cap sur… l’Italie.

    Le Bellini : manger comme à Napoli !

    Est-ce que vous connaissez un peuple plus intense et extrême dans sa passion de la nourriture que les Italiens ? J’ai un jour causé une syncope à un transalpin en mettant de la crème fraîche dans la carbo, et encore, il ne m’a pas vue mettre de l’ananas sur la pizza et du parmesan dans les pâtes aux fruits de mer, j’aurais tué ce pauvre homme. Mais il faut bien avouer que leur cuisine est peut-être la meilleure du monde. J’ai le souvenir ému d’une pizza dégustée au coucher de soleil sur le port de Naples, face au Castel dell’Ovo, qui fut la meilleure de ma vie. Je ne pensais pas retrouver un jour cette saveur en France…
    Et puis on a mangé, Marion et moi, au Bellini sur le port de Cavalaire.


    Dans ce joli resto chaleureux, tout est 100% italien, le personnel, l’accent, les produits, les recettes. Le chef est un immense passionné, cela se sent. Il nous raconte comment il fait la VRAIE pizza napolitaine classée par l’UNESCO (véridique !) : une pâte qui repose 64h, des tomates San Marzano, de la mozzarella fior di latte, une cuisson à 480 degrés pendant une minute… le résultat est phénoménal. Et je ne vous parle pas des antipasti, du risotto, de la burrata, du cocktail du chef au prosecco et à la pêche… ahlala! La balade digestive parmi les voiliers sur le très joli port de Cavalaire était absolument nécessaire, mais on ne regrette rien : c’était exquis !

    Cogolin, pays du bon vin : le domaine de la Giscle

    Le golfe de Saint Tropez, c’est toujours merveilleux, mais avec un verre de bon vin, n’est-ce pas encore mieux ? Lors de notre séjour, Marion et moi sommes allées visiter le domaine de la Giscle, où la famille Audemard cultive la vigne et élève le vin depuis 5 générations avec beaucoup de passion et d’attachement à leur pays.

    Nous sommes au cœur du terroir prestigieux des Côtes de Provence, à quelques kilomètres de la mer entre sable et pinèdes, et le roi des vins au Domaine, c’est le rosé – qui n’est pas du tout, contrairement à ce qu’on croit souvent, un mélange entre du rouge et du blanc, mais bien un vin à part entière, subtil, délicat et plein de personnalité. C’est la spécialité du domaine de la Giscle, qui produit environ 70% de rosé, et ce fut mon coup de cœur : la bouteille que j’ai préférée a été auréolée de nombreuses médailles, et j’ai adoré sa finesse ! Marion, quant à elle, a craqué pour un blanc très original, vinifié en fût de chêne à la manière des rouges, ce qui lui donne une personnalité particulière. Lors de la visite, nous avons eu tout le loisir de mesurer le savant équilibre entre l’ancrage dans la tradition, notamment avec ce savant vieillissement dans les barriques de bois, et l’adoption de techniques de pointe pour un vin toujours de meilleure qualité, par exemple la pressurisation dans un pressoir inerté à l’azote, pour éviter toute oxydation du vin, une technique qui m’a beaucoup intéressée.

    En agriculture, je n’ai jamais cru au « c’était mieux avant », bien au contraire, je suis toujours frappée par la capacité d’innovation et de réinvention des agriculteurs pour maîtriser toujours mieux les processus de fabrication et offrir des produits parfaits ! La visite s’achève dans la très belle cave voûtée, au milieu des pressoirs anciens et des tonneaux si photogéniques, pour une dégustation en accords mets-vins de rouges, blancs et rosés. On a adoré les petits toasts de tapenade et le fromage servi en accompagnement, qui font exploser les saveurs de ces vins raffinés. J’ai adoré rencontrer les deux jeunes femmes qui incarnent la 5e génération du domaine de la Giscle et reprennent le flambeau avec passion. Pour moi, ce genre de visites sont le meilleur moyen d’aimer un terroir en rencontrant les gens qui en vivent et le font vivre, et ce fut un joli moment ! Alors, vous reprendrez un blanc, un rouge ou un rosé ?

    Prendre de la hauteur à La Garde Freinet

    Sur les hauteurs du Golfe Saint Tropez, dans une forêt de chênes et de châtaigniers, se niche un joli village de charme : la Garde-Freinet. Le connaissez-vous ? Dans ce dédale de ruelles colorées et de bistrots provençaux flotte un délicieux sentiment d’intemporalité. Nous sommes là entre soleil d’été et couleurs d’automne, savourant la beauté de ce village perché.

    A l’heure où on ramasse châtaignes et champignons, nous sommes plutôt venues cueillir deux points de vue sublimes.

    La croix de la Garde Freinet

    Il faut monter, en 30 min de marche environ, jusqu’à la croix qui surplombe le village sur sa colline, et d’où la vue est magnifique. La mosaïque dorée des toits piquetés de cyprès s’offre au regard, qui porte jusqu’aux roches rouges de l’Esterel… et les rues du villages s’enroulent comme un escargot paresseux sous le soleil.

    La chapelle Notre Dame de Miremer

    L’autre vue exceptionnelle, c’est la chapelle Notre Dame de Miremer, qui offre à mes yeux la plus belle vue sur tout le golfe. Murs de pierres sèches, figuiers méditerranéens, pins, ici règne une ancestrale tradition méridionale. Un groupe de passionnés s’emploie à restaurer les murets et à initier les bénévoles à la technique de la pierre sèche, empilée sans mortier. La chapelle est accessible en rando ou en 4×4.

    Plus belles vues golfe saint tropez

    Un déjeuner raffiné au Petit Freinet

    Une jolie adresse à découvrir après ces promenades : le resto Le petit Freinet. Une cuisine fraîche et faite maison, des alliances de saveurs originales, entre terroir et lointains, tradition et fusion, un beau cadre à la déco arty au cœur du village, et un accueil très chaleureux. Le couple qui tient les lieux vous accueillera avec beaucoup de gentillesse et de convivialité – Monsieur vous racontera sa passion des alliances subtiles en cuisine, entre ici et ailleurs, et Madame, son sens très sûr de l’aménagement qui a su créer une belle ambiance colorée et artistique. Marion et moi retiendrons de la Garde Freinet les points de vue sublimes, le charme des ruelles, et cette belle adresse conviviale où nous avons très bien mangé.

    Gassin, pour une autre vue

    C’est un autre point de vue célèbre sur le golfe : celui qu’on conquiert depuis les hauteurs de Gassin, un des plus jolis villages de la région. Une visite guidée est proposée une fois par semaine par le village, une belle occasion de se plonger dans l’architecture atypique de ce « double hameau » : en dessous du village médiéval, intact, s’est développé dans les années 1970 un second village contemporain, mais très réussi, lauréat de plusieurs prix prestigieux de développement urbain. Il s’agit du même architecte qui a réalisé la « petite Venise provençale » de Grimaud, et on reconnaît les emprunts intelligents et les pastels harmonieux ! La visite sera aussi l’occasion de découvrir « la ruelle la plus étroite du monde », et l’histoire religieuse passionnante du golfe à travers une très jolie chapelle.

    gassin

    Saint Tropez dans le sillage des marins à la citadelle

    Connaissez-vous la légende fondatrice de Saint Tropez ? Le corps du martyre aurait été roulé par les flots jusqu’aux rives azuréennes, prises sous la protection du saint… Depuis ce jour, les tropéziens sont des marins convaincus : marchands, explorateurs, caboteurs, corsaires…

    Pour explorer l’illustre histoire des navigateurs de la Côte d’Azur, rendez-vous au magnifique musée d’histoire maritime de la Citadelle, qui surplombe la ville. Vous n’aurez pas seulement le plus beau point de vue sur Saint Tropez…

    … mais vous jouirez aussi d’une plongée passionnante et immersive dans le passé naval de la ville. Vous partirez à la rencontre des pêcheurs en haute mer, des explorateurs revenant du Nouveau monde avec fruits et animaux exotiques, des militaires défendant les forts du littoral, des scientifiques s’orientant aux étoiles sur les flots immenses…
    C’est la deuxième fois que je visite ce musée magnifique, et je n’ai pu que constater qu’il devient toujours plus beau, avec une scénographie encore plus poussée, qui vous entraîne véritablement en haute mer et sublime la qualité des collections et expositions. Un musée passionnant que je recommande à tous les voyageurs !

    Pour prolonger cette virée en haute mer, Marion et moi avons adoré flâner sur le port : nous étions en pleine édition 2020 des Voiles, l’iconique rassemblement de voiliers anciens, de course et de collection, dans le très beau port coloré de St Tropez.

    Nous sommes allées boire un verre au petit café situé sur le balcon au-dessus de la statue du Bailly de Suffren, où se retrouvaient les équipes de matelots, pour rêver à des ailleurs houleux bercés d’embruns… le golfe Saint Tropez est toujours une invitation au voyage !

    Un grand merci à Golfe Saint Tropez Tourisme, et tout particulièrement à Sandra, pour ce magnifique séjour, et à tous les prestataires qui nous ont accueillies avec beaucoup de gentillesse et de chaleur, nous permettant de vivre des expériences magnifiques. Nous gardons des souvenirs merveilleux de nos nuits face à la mer à la Toison d’Or, de notre dîner au Refuge, de nos virées maritimes avec Pep’s Spirit… et de toutes les autres fabuleuses expériences ! Nous avons déjà prévu de revenir !

  • Sept expériences à vivre en Haute Maurienne : Savoie authentique

    La Haute Maurienne Vanoise ? Tout au fond du parc national de la Vanoise, à la frontière italienne, les glaciers ont creusé une des vallées les mieux préservées de Savoie. C’est le pays de Bonneval-sur-Arc, un des plus beaux villages des Alpes françaises, du film Belle et Sébastien, des églises baroques, du fromage Beaufort, et du mythique col du Mont-Cenis.

    Bonneval-sur-Arc
    Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie
    Avérole
    Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie
    Coopérative laitière de Lanslebourg

    Cela faisait très longtemps que je me sentais profondément attirée par ce pays d’Alpes éternelles, d’architecture savoyarde pluriséculaire et de traditions puissantes. Après être tombée amoureuse de Pralognan-la-Vanoise, je rêvais de continuer cette découverte d’une Savoie authentique et somptueuse.
    Voici sept idées de choses à faire, à voir et à goûter autour de Val-Cenis, de Bessans et de Bonneval-sur-Arc, sept belles expériences à vivre en Haute-Maurienne Vanoise.

    Visite de Bonneval-sur-Arc
    Yoga du rire en pleine nature

    J’ai réalisé ce reportage en duo avec mon amie photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie. Nous formons ensemble sous le nom d’Itinera Favonia un duo de blogueuses-photographes… et de grandes amoureuses de la montagne. Toutes les photos dans lesquelles j’apparais sont les siennes, et de nombreuses autres dans cet article !

    Marion avec notre prof de yoga du rire, Thierry

    1) Sur les traces de Belle et Sébastien à Bonneval-sur-Arc, village savoyard mythique

    C’est le seul village de Savoie labellisé « plus beau village de France », et c’est sans aucun doute un des plus beaux villages des Alpes. Tout au bout de la vallée de la Haute-Maurienne, là où la route s’arrête sur les hautes montagnes, Bonneval-sur-Arc offre le décor idyllique d’une Savoie intemporelle. Maisons de pierres épaisses, toits de lauzes noires, imposantes charpentes de bois, certaines maisons se tiennent ici depuis le XVe siècle. Protégé par sa situation excentrée, en fond de vallée, Bonneval fut l’un des rares villages de la région à ne pas être incendié par l’armée allemande durant la guerre, préservant son exceptionnel patrimoine.

    « Bonneval-sur-Arc, bout du monde savoyard »

    Bonneval-sur-Arc

    Admirer l’architecture savoyarde authentique à Bonneval-sur-Arc

    Notre guide, Karine, nous invite à être attentives à certains détails de l’architecture savoyarde traditionnelle. Sur les façades s’avancent des balcons de bois, qui servaient à faire sécher le grébon – galettes de bouses de vaches ou de crottes de mouton, qu’on utilisait comme combustible. La présence des bêtes au rez-de-chaussée des maisons assurait une température plus élevée dans ces régions froides, et grâce au grébon, on allumait le feu pour cuire la nourriture. Pour évacuer la fumée se dresse une cheminée, protégée par une lauze posée à plat sur le conduit, et surplombée d’une « pierre marmotte » : ce gros caillou posé par-dessus la cheminée pour bloquer la lauze ressemble étrangement à un petit mammifère dressé sur ses pieds en position de guet.
    A l’arrière des maisons, le mur n’est pas rectiligne, mais arrondi : cette forme circulaire permettait de casser le déferlement des avalanches, permettant à la coulée de se séparer en deux et de contourner la maison au lieu de l’abattre. Sur les hautes pentes qui surplombent Bonneval, on voit distinctement les couloirs d’avalanche, les arbres brisés sur leur passage – dans cette vallée où l’enneigement est spectaculaire, il est vital de lutter contre ce danger.

    Rêver au hameau et aux cascades de l’Ecot

    Il n’est pas étonnant que ce merveilleux village hors du temps inspire les cinéastes : c’est ici que Nicolas Vanier a tourné son « Belle et Sébastien », au magnifique hameau de l’Ecot. Karine nous conduit dans ce site hors du temps, d’une beauté parfaite. Nous longeons la cascade où Belle prend son bain au début du film…

    …avant de rejoindre ce groupement de maisons traditionnelles perdu dans les grands espaces. De nombreux chalets d’alpage ont été restaurés et permettent aujourd’hui une location saisonnière – Karine nous fait rêver en nous montrant ces maisons solitaires, où les habitants venaient passer l’été quand les bêtes broutaient sur les estives, que les touristes peuvent aujourd’hui investir pour une parenthèse bucolique. Partout dans le hameau, de nombreuses chapelles votives entourent les maisons, invoquant la protection de Saint Antoine le Grand, saint guérisseur qui veille sur les ermites et sur les troupeaux, Saint Joseph, patron des ébénistes, ou de Sainte Catherine, qui préserve des avalanches. Pour mener sa vie au pays de la neige, de la pente et des frimas, il faut bien une armée de viatiques avec soi…

    Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie

    Une guide pour explorer la Haute-Maurienne

    Marion et moi avons adoré cette balade avec Karine, qui est accompagnatrice en montagne et propose des randonnées l’été, des sorties en raquette l’hiver. Joyeuse, joviale et passionnée, elle nous a régalées d’un pique-nique savoyard de premier choix à la fin de la visite, et c’est sous le soleil de l’Ecot que nous avons dégusté du beaufort, du pain aux noix fait maison et le « café des bergers », délicieux mélange de serpolet et de miel chaud. On a très envie de revenir vadrouiller avec elle !

    Pour contacter Karine Routin, guide en Haute-Maurienne

    Et en plus, son compagnon Philippe Roger est l’auteur de l’iconique chanson de Val-Cenis … « ami, viens donc à Val-Cenis », impossible de résister à une invitation aussi enjouée ! (écoutez la chanson, ça vous donnera follement envie de faire la fête en montagne)

    2) Rando et yoga au-dessus du lac du Mont-Cenis

    En voiture l’été, à skis l’hiver, quand on vient en Haute-Maurienne, il faut monter au mythique col du Mont-Cenis.

    2000 ans d’histoire au col du Mont-Cenis

    A plus de 2000 mètres d’altitude, ce col fut le principal point de passage alpin entre France et Italie durant tout le Moyen-Âge. Est-ce le col franchi par Hannibal avec ses éléphants ? Impossible de l’affirmer avec certitude, mais on sait que Charlemagne, l’empereur Henri IV, les ducs de Savoie et Napoléon Bonaparte le franchirent, et qu’on doit à Napoléon lui-même la tortueuse route qui monte de Lanslebourg jusqu’au col en 33 virages : il la fit construire en un temps record pour se rendre à Milan ! Le lac est à 90% français, 10% italien : nous sommes véritablement à la frontière, nichée dans les entrelacs des Alpes. Le fort de Ronce qui surplombe le lac n’est qu’un des centaines de forts qui jalonnent la Haute-Maurienne, pays frontalier que plusieurs puissances se sont disputé, des siècles durant…
    Curiosité amusante, le barrage du Mont-Cenis est gardé jour et nuit par un Français, un Italien… sauf pendant le covid, qui a perturbé une tradition vieille de plusieurs décennies !
    Ouverte à la circulation en été, la route du Mont-Cenis est enneigée et intégrée au domaine skiable de Val-Cenis l’hiver. Marion et moi avons bénéficié de la toute dernière journée d’ouverture pour monter à ce lac superbe.

    S’essayer au yoga du rire en pleine nature

    Avec notre guide Thierry, Marion et moi sommes montées au-dessus du lac, d’abord au fort de Ronce, puis en direction du Lac Clair. A environ 2600m d’altitude, nous avons trouvé les premières neiges de novembre, et joui d’un coucher de soleil extraordinaire sur le lac du Mont-Cenis. Devant nous, la Dent Parrachée ceint le lac d’une couronne glaciaire à 3697m d’altitude, et au loin, les Aiguilles d’Arves se découpent comme des vaguelettes à l’horizon. Dans ce cadre extraordinaire, Thierry Bardagi, chaleureux accompagnateur en montagne, prof de yoga et sophrologue nous propose une activité originale : le yoga du rire. Insolite, déconcertante, cette activité nous invite au lâcher-prise et à la libération des tensions. Par un mélange de gymnastique, de théâtre, d’exercices de respiration, de grimaces et de jeux, Thierry nous incite à nous libérer du négatif et retrouver par le rire et l’oxygène de la montagne un nouveau souffle. Cela éveille votre curiosité ?

    Contactez Thierry Bardagi, guide et prof de yoga en Haute-Maurienne

    Après notre session, nous avons profité d’un sublime coucher de soleil sur le lac…

    3) Goûter le Beaufort à la Fromagerie

    Connaissez-vous le Beaufort AOP ? J’en salive rien que de l’écrire : ce délicieux fromage savoyard à pâte dure a le goût doux et fleuri des alpages. Fromage doux, fromage d’été, il séduit par sa finesse et sa fraîcheur. C’est un de mes fromages préférés, et j’étais très heureuse d’aller visiter la Fromagerie de la coopérative laitière de Haute Maurienne Vanoise à Lanslebourg, pour comprendre toutes les étapes de sa fabrication. Une quarantaine d’éleveurs associés sont propriétaires de cet atelier où naît ce fromage savoyard emblématique du Beaufortain, de la Haute-Maurienne et de la Tarentaise. Comme pour toute AOP, les critères sont stricts : la nourriture des vaches de race Taurine et Abondance, qui reçoivent foin en hiver, herbe fraîche en été, l’utilisation d’outils traditionnels comme la toile de lin et le cerclage de bois, l’affinage 5 mois en cave, sont très contrôlés afin de garantir le goût léger et fruité. Nous assistons au caillage du lait frais, sous la houlette du maître fromager. Le caillé est ensuite mis en meule et cerclé de bois. Il s’affinera en cave, où un robot aura la lourde tâche de retourner plusieurs fois par jour ces meules de 40kg à talon concave. La visite de l’atelier du fromager est passionnante, et celle des caves, de toute beauté. Grandes amatrices de fromage, Marion et moi nous sommes régalées…

    Fromagerie de Lanslebourg  : visites et boutique

    … D’autant que nous avons ensuite dégusté non seulement le Beaufort, mais aussi le bleu de Bonneval, un bleu plus doux que les autres fabriqué avec le même lait de montagne – Marion s’est régalée, j’avoue que le Beaufort reste indétrônable pour moi ! Nous sommes reparties de la boutique avec du fromage (évidemment), mais aussi d’autres spécialités savoyardes comme les crozets ou le jus de pomme-myrtille…

    4) Découvrir un patrimoine religieux extraordinaire

    Qui a déjà suivi les « routes du baroque » le sait : la Savoie est célèbre pour son patrimoine religieux extraordinaire. A Morzine, je m’étais passionnée pour l’histoire de St François et la beauté de l’église paroissiale. En Haute-Maurienne, nous avons eu la chance d’être conduites par Armelle, guide du patrimoine, à la découverte des églises de la vallée.

    Les églises de Haute-Maurienne portent leurs clochers en étendard, si distinctifs de cette vallée : ces églises de style roman lombard ont été réhaussées au 17e siècle de clochers où une tour principale est entourée de quatre petites pyramides à chaque angle. On les cherche des yeux et on les trouve dans chaque village, en harmonie avec les formes des hauts sommets qui les surplombent. Mais outre la verticalité superbe des églises, on retrouve d’innombrables et parfois toutes petites chapelles votives, comme un rempart de prières et un chapelet de saints contre les dangers des montagnes.

    Armelle nous conduit tout d’abord à l’église Saint Michel à Lanslevillard, emblématique des églises de la région à plus d’un titre : bâtie au XIIe siècle en style roman lombard, restaurée de façon somptueuse (à l’intérieur, l’extérieur restant très sobre) à l’époque baroque, de nouveau restaurée de façon néo-classique au XIXe siècle. Ce qu’il reste aujourd’hui du baroque dans cette église, et qui la rend célèbre, ce sont ses trois retables, absolument somptueux. Le plus ancien et le plus précieux, le Retable du Rosaire, date de 1627, et a été réalisé par un grand maître, Jean Clappier, à la gloire de Marie et de son rosaire (la prière du chapelet). Datant des années 1700, le second est emblématique d’un baroque très orné avec ses superbes colonnes torsadées, et met en valeur Saint Antoine le Grand, l’ermite chéri des montagnards. Le troisième retable enfin est d’une grande richesse, la prébelle (partie basse) représentant la vie terrestre, ses moissons et ses fleurs, tandis que l’attique (la partie haute) est céleste – au milieu, anges et saints assurent l’intercession entre ici-bas et là-haut. Les colonnes dorées qui entourent le tabernacle, « saint des saints », évoquent le tombeau de Saint Pierre à Rome, tandis que le pélican s’ouvrant le ventre pour nourrir ses petits est une figure du sacrifice ultime ; ce retable est un véritable univers spirituel en miniature.

    A Lanslevillard toujours, nous découvrons la chapelle Saint Sébastien, saint patron criblé de flèches des pestiférés, des guerriers et des mourants, qui me fascine par la qualité de ses fresques, intactes depuis leur création dans les années 1460. A la charnière entre l’art gothique médiéval et les premières impulsions de la Renaissance, ces fresques peintes à même la pierre (d’où leur excellent état de conservation) sont de véritables bandes dessinées retraçant d’une part la vie du Christ, d’autre part celle de Saint Sébastien. Colorées, didactiques, vivantes, elles replacent les évangiles dans un cadre familier des fidèles de l’époque : ainsi, ici Jésus est savoyard, évolue parmi les Alpes, et mange du fromage et de la charcuterie !  

    Armelle nous conseille une dernière visite, que nous effectuerons sur la route du retour : celle de l’église d’Aussois, plus bas dans la vallée, où la décoration baroque a été refaite sur un mode art déco au début du XXe siècle, mêlant les anges de la contre-réforme à ceux des années 1910.

    Cette visite très riche m’a passionnée, et j’ai découvert qu’Armelle proposait également des ateliers de peinture ancienne – si le patrimoine savoyard vous intéresse, n’hésitez pas à la contacter.

    Contacter Armelle Filliol, guide du patrimoine et peintre en décor

    5) Se perdre au bout du monde dans la vallée de l’Avérole

    C’est toujours sur le conseil d’Armelle que Marion et moi décidons de nous aventurer « au bout du monde », en quittant la route principale à Bessans pour se perdre dans une vallée adjacente, celle de l’Avérole.

    Au bout du bout du monde, le but de notre escapade : le hameau d’Avérole, construit au Moyen-Âge à 2307m d’altitude. Dans une solitude absolue, nous arpentons environ 7km de route sinueuse, surmontée par des sommets majestueux culminant à plus de 3500m, avec la sensation de remonter le temps. Nous longeons le hameau en ruines des Vincendières, où je suis triste de voir s’écrouler des maisons datant du XVIe ou XVIIe siècle – ah, être riche et restaurer ce village ! – avant d’arriver dans ce décor pastoral figé dans le temps, surplombé par sa majestueuse église sur fond de pentes enneigées et de solitudes gelées. Un moment de grande beauté…

    6) De bonnes adresses originales en Haute-Maurienne

    Nous sommes venues en plein confinement, et en novembre – les deux adresses que nous sommes allées découvrir, La Ferme du XXIII et l’Outa, étaient encore en fin de travaux. Mais j’ai vraiment hâte de les voir ouvertes cet hiver, car les lieux sont attachants et originaux, et proposent typiquement le genre d’expériences décalées que j’adore !

    La Ferme du XXIII (23) se situe sur la route du Mont-Cenis, au 23e virage. L’été, on y accède en voiture, mais l’hiver, elle est intégrée au domaine skiable, et devient un resto d’altitude, accessible à skis pour les heureux amateurs de neige. A l’époque napoléonienne, il s’agissait d’une maison cantonnière, relais de poste pour les mules. Bien des décennies plus tard, ce nouveau projet va ramener des animaux vivants parmi ces murs. Le propriétaire de la Ferme du 23 est agriculteur : soutenu par la municipalité, il a travaillé depuis plusieurs années à ce projet original, et a entièrement restauré la ferme pour la changer en un restaurant insolite, où les vaches seront sous le plancher. Par une lucarne de verre, on pourra voir les animaux sous le décor chaleureux et montagnard, avec un grand bar de bois et une déco typique de la région. A table ? Une carte courte, mais 100% locale (et on ne peut plus branchée circuit court) : le fromage et la viande de ses propres vaches. Hâte de revenir en hiver pour découvrir cette expérience de terroir !

    Au bar de la ferme du XXIII – sous le plancher de verre, les vaches

    La Ferme du XXIII, resto d’alpage à Val-Cenis, menus terroir 100% locaux

    A Termignon, l’hôtel L’Outa réouvre cet hiver avec un tout nouveau concept. Après avoir grandi à Chambéry et tenu une brasserie célèbre à Annecy, un couple de jeunes savoyards dynamiques et plein d’idées reprend ce vieil hôtel-restaurant. Au programme ? Une restauration et métamorphose intégrale des lieux, pour créer un vrai espace à vivre accueillant et chaleureux au rez-de-chaussée, avec de grandes verrières ouvertes sur les montagnes, un coin canapé autour du poêle à bois, un bar et une salle de restaurant. L’équipe annecienne les a suivis en Haute-Maurienne, et l’Outa sera avant tout un resto à la fois régional et original, où on ne mangera pas les traditionnelles raclettes et tartiflettes, mais des produits locaux transformés de façon fraîche et moderne. La carte change chaque jour, et les suggestions du dernier menu avant le confinement nous ont fait saliver : en entrée par exemple panna-cotta au chèvre, nage de potimarron à la coppa, œuf cocotte à la fondue de poireau, champignons et beaufort… Les 19 chambres proposent des configurations variées, chambre duo, suite familiale ou dortoir de 6 personnes, le tout avec une déco hipster chaleureuse et acidulée. Cerise sur le gâteau ? L’espace détente au sous-sol, avec notamment un immense jacuzzi ! Hâte de voir le spa savoyard une fois achevé. On a aimé l’atmosphère cool et décalée, la carte qui promet des merveilles et la bulle de bien-être face aux montagnes, on note l’adresse et on reviendra !

    L’Outa à Termignon, restaurant, bar, hôtel et spa, ambiance arty et conviviale, cuisine raffinée

    Je termine enfin par le lieu qui nous a accueillies pendant deux jours. La Vieille Poste à Lanslebourg n’est pas un hôtel-resto « branché », c’est un 2 étoiles un peu dans son jus, pas une adresse chic ou insolite comme on en trouve usuellement sur ce blog. Mais ils nous ont accueillies en plein confinement avec beaucoup d’efficacité, et on tient à souligner la gentillesse et le sens de l’hospitalité de l’adorable famille polonaise qui tient les lieux. Leur cuisine est roborative, généreuse et pleine de saveurs. On a fini intégralement nos assiettes à chaque repas et on recommande chaleureusement leur resto de spécialités.

    La Vieille Poste à Lanslebourg, hôtel-restaurant traditionnel

    7) Revenir en Haute Maurienne en toute saison

    Nous sommes venues en Haute-Maurienne dans des conditions très particulières, en novembre, qui est généralement un mois dormant en montagne (ce n’est déjà plus l’automne et ses couleurs, ce n’est pas encore l’hiver et sa neige), et en plein confinement. Les conditions n’étaient donc a priori pas idéales pour tirer parti de tout ce que cette vallée peut offrir, et malgré cela, nous avons toutes deux eu un immense coup de cœur pour ce pays magique. Marion et moi nous sommes promis de revenir en Haute-Maurienne, car il y a tant de beautés à contempler et d’expériences fortes à vivre ici en toute saison !

    En Haute-Maurienne en hiver, on reviendra skier sur l’immense domaine de Val-Cenis, pour avoir la joie de dévaler à skis les grands virages de la route napoléonienne qui descend du col. On ira faire du chien de traîneau et des raquettes à Bessans, qui a des airs de petit Canada avec ses grands espaces nordiques, et profiter d’un enneigement extraordinaire à Bonneval-sur-Arc, qui est si riche en flocons que la station ne ferme usuellement que début mai. A Bonneval, on monte skier jusqu’à 3000m, sur l’une des plus grandes calottes glaciaires des Alpes.

    L’été en Haute-Maurienne, on louera un chalet d’alpage – ils sont nombreux dans cette vallée si préservée, et proposent une expérience de déconnexion fabuleuse, au plus près des cimes dans un décor idyllique – et on ira randonner parmi les fleurs autour du lac du Mont-Cenis, qui abrite la plus grande biodiversité florale de toutes les Alpes. Notre guide Karine Routin nous a donné quelques bons tuyaux concernant les chalets à louer, vous pouvez lui faire signe !

    L’automne en Haute-Maurienne, by Marion – Foehn Photographie. Un air canadien, non ?

    A l’automne, on reviendra encore en Haute-Maurienne pour ses fabuleux mélèzes : le seul résineux qui perde ses aiguilles en hiver se change en véritable torche dorée en octobre, et illumine les paysages d’un roux flamboyant. La plus grande mélèzeraie (forêt de mélèzes) des Alpes françaises est ici en Haute-Maurienne, aux alentours de Bessans, et c’est un incroyable terrain de jeu pour les randonneurs et les photographes quand octobre l’incendie de mille couleurs.

    Bref, la Haute-Maurienne, nous y reviendrons encore et encore !

    Que voir et que faire en Haute Maurienne ? Découvrir la région du Mont Cenis, de Bonneval sur Arc et de Val Cenis. Une des plus belles vallées de Savoie

    Nous avons effectué ce reportage dans des conditions très particulières, en mission pour un des magazines pour lesquels je travaille. Un grand merci à l’office de tourisme de Haute-Maurienne Vanoise et à l’agence Duodecim, et notamment à Nadia et à Lise, pour cette belle organisation inventive. Merci à tous les prestataires qui ont joué le jeu avec beaucoup de gentillesse. Nous avons adoré ce séjour hors normes et nous reviendrons !

  • Les plus belles couleurs d’automne en France

    Où voir les plus belles couleurs d’automne en France ? Des lacs des Alpes aux causses d’Occitanie, des montagnes d’Auvergne et du Jura aux Baronnies, je vous propose un voyage français à travers les plus beaux paysages d’automne.
    L’automne sublime tout. Il incendie les lacs, il embrase les montagnes, il enflamme les vignes, change chaque panorama en un feu d’artifice de sublimes déflagrations flamboyantes. Il y a quelques années, je vous avais proposé un article sur les plus belles couleurs d’automne en voyage, où nous partions au Japon, au Canada ou en Autriche. Mais cela fait plusieurs années que je cherche à retrouver le frisson des lointains et du dépaysement au sein des paysages français, et que mon amour du voyage en France grandit – cette année 2020, si particulière, ne fait qu’accentuer une évolution déjà bien amorcée sur ce blog et dans ma vie. Nous explorerons donc l’automne français. Cette promenade sera hautement subjective, et ne prétend pas à l’exhaustivité : voici mes merveilles d’automne, pour savourer jusqu’à la dernière feuille rousse cette saison aussi magique que fugace.

    Où voir les couleurs d'automne ? Les plus belles couleurs d'automne en France
    Souvenir d’automne en Aveyron

     » L’automne est un second printemps où chaque feuille est une fleur. »

    Albert Camus
    Où voir les couleurs d'automne ? Les plus belles couleurs d'automne en France
    L’automne sur les monts d’Ardèche au matin, photographiés depuis chez moi sur l’autre rive, dans la Drôme

    Les couleurs d’automne dans les Alpes

    Les Alpes sont à mes yeux un des plus beaux endroits au monde pour voir l’automne. L’importante amplitude thermique entre les journées chaudes et les nuits très froides, le mélange de feuillus prompts à virer et de résineux non persistants, comme les mélèzes, nous procurent une véritable explosion chromatique. Chaque année, je ne cesse de m’émerveiller du spectacle fabuleux que nous réserve l’automne alpin.

    L’automne dans les Hautes-Alpes

    C’est sans aucun doute la plus belle région de France pour admirer l’automne dans toute sa flamboyance. La beauté des mélèzes roux enflamme le paysage : étant l’un des rares conifères à perdre ses feuilles en hiver, il nous gratifie d’un ultime feu d’artifice avant de s’éteindre…

    Vercors et Chartreuse

    Dans le Diois, au sud-est du Vercors

    Cette année, je suis allée l’admirer tout près de chez moi, entre Drôme et Isère (je vis au sud de la Drôme). En forêt de Saou, je suis montée aux Trois Becs, une des plus belles randonnées de la Drôme, pour la vue majestueuse sur le synclinal de Saou tout coloré par l’automne.

    Où voir les couleurs d'automne ? Les plus belles couleurs d'automne en France
    Vue depuis les Trois Becs à l’automne.

    Puis avec mes amies Marion et Julie, j’ai poussé plus loin vers l’Est, du côté de Châtillon-en-Diois, pour une promenade du côté du cirque d’Archiane. C’est le versant le plus oriental du Vercors, entre Diois et Trièves, où la roche dolomitique érodée par l’érosion sculpte des formes fantastiques. L’automne anime de rouge et d’or ce bestiaire fabuleux.

    L’automne dans le Diois

    En remontant vers la « capitale des Alpes », Grenoble, je suis allée faire un tour en Chartreuse, que j’avais adoré lors de mon séjour hivernal en Chartreuse. J’ai follement aimé les routes sinueuses tapissées de feuillage et la beauté des cascades du Cirque de Saint Même roussies par octobre.

    Les lacs des Alpes à l’automne

    C’est à l’étranger, il y a quelques années, que j’avais découvert combien les lacs des Alpes sont beaux à l’automne, lorsque l’illumination est décuplée par le reflet des eaux – ce sont les visions les plus magiques à mes yeux. J’étais tombée amoureuse de ce spectacle au bord des lacs de Bavière, puis dans les Dolomites en Italie.

    La Bavière magique sur Itinera Magica
    Automne sur le Königsee, en Bavière
    automne dolomites
    Automne sur le Lago di Braies dans les Dolomites

    En France, je m’étais émerveillée il y a deux ans d’une atmosphère automnale au col de la Forclaz, au-dessus du lac d’Annecy.

    col forclaz automne

    Le mauvais temps de cet octobre, puis le confinement, m’ont empêchée de faire tous les voyages d’automne dont je rêvais. Mais voici quelques lacs des Alpes que j’ai repéré sur Instagram, et où je retournerai à l’automne prochain…

    Entre Grenoble et le Trièves, le sublime lac du Monteynard nous tend les bras.

    Dans le Queyras, au-dessus de Briançon, c’est le magnifique lac de l’Orceyrette qui me fait de l’œil, avec ses mélèzes flamboyants…

     
     
     
     
     
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    Il m’avait fascinée en été, mais j’aurais adoré le revoir à l’automne : le majestueux Lac Vert de Passy.

    Et bien sûr, les lacs à mélèzes des Hautes-Alpes sont inouïs…

    Lac du Casset
    Lac de la Douche

    L’automne à la montagne :
    Massif Central et Jura

    Je l’avoue, je connais infiniment mieux les Alpes que les autres massifs français – une lacune qui ne demande qu’à être comblée. Mais des blogueurs que j’apprécie m’ont convaincue que l’Auvergne et le Jura méritaient vraiment le détour pour les amoureux des couleurs d’automne.

    Il y a quelques années, j’avais été éblouie par une ambiance d’automne énigmatique, entre brume et couleurs, au bord du lac de Sylans, du côté de Nantua dans le massif jurassien.

    Où voir les couleurs d'automne en France ? Automne à la montagne
    Le lac de Sylans, près de Nantua dans l’Ain

    Mais Sarah, du blog Vents et Voyages, m’a vraiment convaincue que « son » Jura méritait le détour en ce moment.

    Côté Massif central, je l’avais frôlé dans l’Aubrac, sublime et mythique haut plateau que se partagent l’Aveyron, la Lozère et le Cantal. J’étais venue pour écouter le brame du cerf dans les bois et j’avais adoré ces visions automnales de grands espaces roussis.

    Voir les couleurs d'automne en France à la montagne
    Beauté de l’Aubrac à l’automne, côté Aveyron.

    Mais cette année, c’est du côté du Mont Dore que j’aurais adoré faire un tour : après avoir découvert tout d’abord chez Elisa et Max, alias les Bestjobers, un magnifique séjour thermal autour du Mont Dore, j’ai vu chez Emmanuelle des Trotteurs Addict une belle semaine de vacances en Auvergne au même endroit. J’ai tout particulièrement retenu un spot sublime : les Roches Tuilières et Sanadoire !

    L’automne en Occitanie

    Au pays des grands causses, ces vastes plateaux creusés de gorges vertigineuses, l’automne est ton sur ton : les arbres roux répondent à la pierre dorée. J’aime énormément ce morceau d’Occitanie sculpté dans le calcaire, entre Aveyron, Lozère et Lot.

    L’an dernier, j’étais partie en road trip dans le Lot fin septembre, et aimé à la folie la beauté de l’automne dans les causses du Quercy.

    Que voir dans le Lot ? Visiter le Lot : Figeac, Rocamadour, St Cirq Lapopie, Marcilhac, la vallée du Célé, le gouffre de Padirac, Martel...

    Cette année, je suis revenue en reportage équestre pour Cheval Magazine, et la douceur chaude d’octobre dans ce pays lumineux m’a infiniment séduite.

    J’aurais adoré avoir le temps de faire le crochet par ce qui est un des plus beaux coins de France à mes yeux : les gorges du Tarn, à cheval entre Lozère et Aveyron. Je ne les ai vues qu’en couleurs estivales à ce jour, mais je crois que l’automne révèle une autre facette de leur incroyable beauté.

    Découvrez les somptueuses Gorges du Tarn et toutes leurs activités incontournables.
    Point Sublime, au dessus des gorges du Tarn


    En Lozère toujours, mais côté Cévennes cette fois, j’ai été séduite par les belles images automnales de Lionel, du blog De beaux lents demains. On y découvre une Occitanie illuminée…

    L’automne en Provence :
    Camargue et Baronnies

    En Provence, où le climat est plus doux et les écarts de température entre le jour et la nuit, moins extrêmes, l’automne n’est pas toujours aussi spectaculaire qu’ailleurs en France, mais certains coins sont propices aux illuminations. Comme toujours, il faut chercher du côté des montagnes pour allumer le feu – je vous ai parlé plus haut de l’automne dans les Alpes du Sud, mais même la Sainte Victoire, montagne tutélaire d’Aix-en-Provence, réserve de jolies surprises.

    Du côté de la Durance et du Verdon, également, les couleurs sont souvent au rendez-vous. Je rêve de revoir Moustiers et les gorges du Verdon à l’automne, et je garde un très beau souvenir de l’automne dans la région de Lurs et Forcalquier.

    automne en provence
    Matin d’automne à Lurs

    Je vous l’avais souvent dit, par exemple dans cet article sur le plus beau coucher de soleil de France, mais l’automne est vraiment la saison idéale pour visiter la Camargue. Les sansouires sont rouges, les flamants ont leurs plumes toutes neuves d’un rose éclatant, et les couchers de soleil sont spectaculaires. Si vous n’avez pas vu la vidéo sur la Camargue que Pauline et moi avons réalisée, c’est le moment de jeter un coup d’œil !

    automne en camargue

    Revenons dans les Alpes méridionales. Tout près de chez moi dans la Drôme, c’est dans le parc des Baronnies provençales que l’automne m’a éblouie cette année, du côté de Nyons. Je vous avais parlé l’été dernier, à l’heure des lavandes, d’un road trip dans les Baronnies, à cheval entre Drôme et Vaucluse. En automne, c’est entre Drôme et Hautes-Alpes, dans le parc naturel régional toujours, que je suis allée cueillir des couleurs flamboyantes…

    automne dans les baronnies
    Pont roman de Nyons

    La vigne, véritable feu d’artifice coloré, est le meilleur allié des teintes automnales. Aussi, pourquoi ne pas faire un tour dans les pays de vignes pour célébrer la saison ?

    L’automne dans les vignes :
    Alsace, Bourgogne, Champagne

    Quoi de plus beau qu’un automne dans un camaïeu de vignobles allant du jaune d’or au rouge vermillon ? J’aime follement les pays de vignobles en cette saison.

    Il y a deux ans, j’avais découvert l’Alsace en automne, et je m’étais émerveillée de la vue grandiose sur le vignoble depuis le château du Haut-Koenigsbourg – éblouissant.

    Cette année, en revenant d’un voyage en Allemagne, j’ai fait un crochet par Eguisheim et Husseren pour une nouvelle vision magique des vignes et châteaux.

    Husseren
    L’automne en Alsace

    Connaissez-vous le slogan saisonnier de la région Bourgogne ? « L’automne, c’est en Bourgogne ». Je suis émerveillée par la beauté de cette région en octobre, et je viens tout juste de publier un nouveau récit à ce sujet : l’automne en Bourgogne.

    Je l’ai vue en décembre, trop tard pour le grand incendie joyeux, mais je sais que l’automne la sublime elle-aussi : si vous faites un tour du côté de Reims ou d’Epernay, n’oubliez pas d’aller admirer la Champagne et ses coteaux prestigieux.

    Automne en Champagne

    L’automne dans la Creuse

    La Creuse a pris à mes yeux le visage surprenant d’un petit Canada du Limousin. Il faut savoir que le sol creusois, très riche et acide, est très propice à la croissance de l’érable, et que vous en verrez partout là-bas, le long des routes, dans les forêts et les parcs, ce qui rend l’automne tout particulièrement flamboyant et enchanteur. Les forêts de feuillus creusoises, riches en frênes, en ormes, en érables et autres hêtres, se laissent facilement entraîner dans le bal des couleurs chaudes. En octobre, venir se réfugier dans la Creuse pour un voyage d’automne est une promesse de lumière sylvestre merveilleuse.

    Et vous, où aimez-vous fêter et admirer l’automne ? N’hésitez pas à me laisser vos recommandations en commentaire : dès l’année prochaine, mes escapades automnales en quête de couleurs grandioses reprendront de plus belle…

    automne dans les baronnies


    Et si vous avez envie de suivre mes prochains voyages, n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter !