Et si, le temps d’un week-end au cœur des Alpes, vous exploriez les ruelles colorées de Chambéry et les grands espaces nordiques de Savoie Grand Revard ? Entre Chambéry, la capitale historique de la Savoie, et les montagnes des Bauges toutes proches, où se nichent des stations familiales et authentiques, j’ai vécu un merveilleux séjour d’hiver mêlant pleine nature, animaux et sommets enneigés, culture et belles adresses. Partons du belvédère du Revard, l’un des panoramas les plus spectaculaires des Alpes, embrassant Mont Blanc et lac du Bourget, et allons explorer les villages de Savoie Grand Revard, La Féclaz et Le Revard, qui déploient un vaste terrain de jeu au cœur du massif préservé des Bauges. Au programme : chiens de traîneau en pleine forêt, ski-joëring avec les chevaux sous l’œil du Margeriaz, randonnéesavec mon chien face aux sommets et gastronomie baujue pleine de fromage fondu, la grande aventure en pleine nature au cœur de villages authentiques et charmants. Quelques kilomètres plus bas, Chambéry, ville riche d’une histoire et d’un patrimoine exceptionnels, ancienne capitale des États de Savoie, séduit par ses allées secrètes, ses façades chatoyantes et ses bonnes adresses gourmandes qui racontent un vrai art de vivre coloré et original. Du musée savoisien aux vestiges des remparts, des cafés et ateliers singuliers aux iconiques éléphants, l’étonnante Chambéry exerce un puissant pouvoir de séduction ! Pour un week-end plein de contrastes et de couleurs, de sensations sauvages et de raffinement alpin, pensez à Chambéry Montagnes et… suivez le programme !
Une aventure nordique en pleine nature…… au coeur des Bauges à Savoie Grand Revard…… avec la vue sur le Mont Blanc…… et jusqu’aux rues colorées du coeur de Chambéry !
Savoie Grand Revard : bonheurs de l’hiver nature dans les Bauges
Savoie Grand Revard, la station de ski la plus proche de Chambéry, c’est un beau village savoyard, La Féclaz, cœur battant et dynamique plein de belles adresses, et un hameau, Le Revard, célèbre d’un bout à l’autre des Alpes pour son iconique belvédère. Le lieu est superbe : un vaste plateau très sauvage et préservé, de grands espaces nordiques que la silhouette majestueuse du Margeriaz semble protéger, et une atmosphère vraiment chaleureuse et conviviale, pleine de familles, de sportifs et d’amoureux de la nature. Ici, on pratique à la fois le ski alpin avec une vue magique sur le Mont-Blanc, et le ski de fond, notamment à travers une expérience originale, le ski nordique nocturne du mardi soir. Mais pour une fois, j’ai choisi de peu chausser les skis, et d’explorer en randonnée, en traîneau, et avec les chevaux…
Savoie Grand Revard, de beaux villages-stations au coeur des Bauges, sous la silhouette du Margeriaz et le Mont-Blanc majestueux au fond
Le belvédère du Revard, panorama iconique sur les Alpes
Perché au-dessus de Chambéry, le belvédère du Revard est sans doute le site le plus emblématique du territoire. Ici, le regard embrasse un paysage d’une ampleur saisissante : le lac du Bourget s’étire en contrebas, les reliefs de la Chartreuse et des Bauges tracent leurs estampes poétiques, et la silhouette du Mont Blanc se détache au-dessus des Aravis, comme un hologramme pâle que le couchant rosit.
Iconique belvédère du Revard
Les matins d’hiver pour ses mers de nuage, le soir pour ses couchers de soleil flamboyants, le belvédère du Revard est beau, poétique et facile d’accès. Il est une merveilleuse porte d’entrée pour tomber amoureux de Chambéry Montagnes : il surplombe la ville et oriente le regard vers les sommets.
Mer de nuages sur Chambéry et vue Mont Blanc depuis le belvédère du Revard
Savoie Grand Revard, station de montagne nature aux portes de Chambéry
Au cœur du massif des Bauges, les villages de La Féclaz et du Revard composent Savoie Grand Revard, un vaste domaine nordique réputé pour ses grands espaces et son atmosphère préservée. Ici, la montagne se vit loin de l’agitation des grandes stations : on savoure les paysages ouverts et les forêts silencieuses, sur de vastes plateaux baignés de lumière. A deux pas de Chambéry, on se retrouve plongé dans une nature ressourçante, à la fois sportive et contemplative – et on est bien.
La beauté authentique de Savoie Grand Revard
Grandes aventures nordiques à Savoie Grand Revard : rando, chevaux et traîneaux
Une épopée sauvage et sublime, c’est ainsi que j’ai ressenti mes deux journées de montagne ici !
Chiens de traîneau chez Mikia École de Traîneau
À Savoie Grand Revard, l’aventure nordique a son adresse : Mikia Ecole de Traîneau, une famille de mushers de Mikia École de Traîneau, qui élève et entraîne ses chiens depuis plus de trente-cinq ans. Les chiens naissent ici, vivent leur vie en famille et au grand air, et restent chez eux jusqu’au dernier souffle – on sent l’attachement profond des mushers à leurs chiens et cela se ressent dans le comportement des animaux, hyper confiants et demandeurs de câlins. La course se finira par des tonnes de caresses ! Le respect du bien-être des chiens est au cœur de l’expérience.
Dès le départ, et c’est intense et plein d’adrénaline, car le terrain forestier est joueur ! Virages, descentes, accélérations dans les bois, on en crie de joie et de surprise. C’est beau, c’est ludique, c’est profondément dépaysant. Une immersion à la fois sportive et émouvante qui restera un de mes plus beaux souvenirs avec les chiens de traîneau.
Chiens de traîneau à Savoie Grand Revard
Ski-joëring avec le centre équestre Volte-Face
Autre expérience inoubliable : le ski-joëring avec le centre équestre Volte-Face. Vous connaissez cette activité : on skie derrière un cheval qu’on guide aux longues rênes, en s’accrochant à une sorte de cadre qui permet de ne pas exercer de pression inutile dans la bouche du cheval. Un mélange d’attelage et de ski, j’adore ! J’ai déjà eu le plaisir de faire du ski-joëring ailleurs, mais ce qui est exceptionnel ici, c’est la variété de l’expérience : on commence au pas en carrière, puis au trot sur l’anneau de vitesse, on part aux trois allures en extérieur sur les pistes dans un décor incroyable, et on finit par un grand galop sur l’anneau de vitesse ou dehors – fabuleux !
On se laisse guider à travers les grands espaces enneigés, sous la silhouette emblématique du Margériaz. C’est beau, c’est poétique, c’est plein de sensations, et j’admire l’intelligence de ces chevaux, leur niveau de dressage et leur sensibilité : apprendre le ski-joëring à un cheval n’a rien d’évident, mais quand cela fonctionne, c’est magique !
La beauté du ski joering à Savoie Grand Revard
Randonnées avec mon chien à Savoie Grand Revard
Savoie Grand Revard a de nombreux itinéraires de randonnées beaux et accessibles, sans trop grande difficulté, été comme hiver, et de nombreux parcours autorisés aux chiens.
Bonheur d’explorer les montagnes de Chambéry avec mon chien, ma golden retriever Nevada
Randonnée vers la Croix des Bergers à La Féclaz
Cette randonnée panoramique offre une vue splendide sur le Mont Blanc et les reliefs des Bauges. Le sentier traverse des hameaux typiques de ce massif, avec la beauté des fermes anciennes traditionnelles, et nous fait passer par le village de tipis, apportant une touche insolite à la balade. Petite parenthèse sur le village de tipis : c’est une autre expérience très sympa à vivre à Savoie Grand Revard, je n’ai pas testé cette fois-ci mais je retiens. Hébergements insolites, parcours d’activités pour les enfants, bain nordique avec vue Mont Blanc, cela a l’air très chouette !
On arrive ensuite à la croix, isolée au milieu des alpages, et elle offre un panorama à 360 degrés sur les Aravis, les Bauges et le Mont Blanc – un très joli parcours raquettes ! Attention, le balisage est aléatoire, donc je vous recommande de télécharger le GPX sur le site de Savoie Grand Revard.
La Croix des Bergers
Compter environ 10 kilomètres aller-retour pour 300 mètres de dénivelé, sur des chemins agréables et variés, entre forêts et alpages.
Rando au coucher de soleil avec nos chiens au belvédère de l’Orionde
Plus courte et facile, la balade vers le belvédère de l’Orionde dévoile une vue spectaculaire sur le lac du Bourget, les Bauges et la Chartreuse. L’itinéraire, accessible depuis le parking du Sire, comporte peu de dénivelé et se prête particulièrement bien à une sortie en fin de journée : l’orientation plein ouest en fait un spot privilégié pour admirer le coucher du soleil miroitant sur le lac du Bourget.
Le MargeriazLa Croix du NivoletLe Mont BlancBeauté de ce point de vue au belvédère de l’Orionde
J’ai vécu ce moment avec Alice alias Helly and the mountains sur Instagram, montagnarde passionnée qui fait de l’alpinisme avec sa chienne et l’emmène à plus de 4000 mètres – cette rando-là n’avait rien d’extrême, mais j’ai adoré partager cette heure dorée avec elle et nos deux louloutes qui ont adoré cette sortie poétique et joyeuse !
Alice et sa chienne Helly, sur Instagram Helly and the mountains
Bonnes adresses à La Féclaz, village de montagne chaleureux et authentique
J’ai adoré La Féclaz : ce joli village typiquement savoyard a une belle église, une ambiance colorée et joyeuse, et plein de très jolies adresses authentiques et gourmandes, avec fromage fondu et chocolat croquant.
Dormir face au Margériaz aux Chalets du Berger chez Madame Vacances
Connaissez-vous les résidences Madame Vacances ? Partout dans les montagnes françaises, elles proposent un cadre cosy et chaleureux dans de très beaux décors. J’ai déjà eu le plaisir de vivre l’expérience Madame Vacances à Méribel et à Vaujany, et j’ai eu un énorme coup de cœur pour les Chalets du Berger, à La Féclaz. J’ai adoré mon chalet typiquement savoyard, tout de bois et de petits cœurs rouges, idéalement situé face au Margériaz et aux levers de soleil flamboyants. La résidence propose des chalets cosy et chaleureux, dotés d’une magnifique piscine chauffée dans un chalet à une minute à pied du mien, et d’un service de petit-déjeuner livré le matin. Bonheur de commencer la journée avec des pains au chocolat et du jus de fruit déposé sur le pas de la porte !
Chalets du Berger à La Féclaz
L’ambiance est douce et apaisante, parfaite pour se ressourcer après une journée en plein air, et les chiens sont les bienvenus : j’étais très heureuse de pouvoir séjourner avec ma Nevada, qui s’est vraiment sentie bien ici, j’ai senti que le chalet lui avait énormément plu à elle aussi.
Une nuit sous les aurores boréales dans les Bauges
Des aurores boréales au-dessus de Chambéry, c’est possible ? J’ai eu une chance folle en janvier 2026 : vivre une nuit d’aurores pendant mon séjour à Savoie Grand Revard. J’étais tranquillement dans mon joli chalet à La Féclaz, quand une amie m’envoie un message. Un seul mot : aurore. Je sors à l’extérieur. Je suis dans un village montagnard, très paisible, où le ciel est noir et dégagé. Je me tourne vers le nord, et je vois cette lumière rose caractéristique et impossible à manquer, qui danse à l’horizon. Je prends mon téléphone, et l’effet est encore plus intense. Aussitôt, branle-bas de combat : le trépied, l’appareil photo, et c’est parti pour une session chasse aux lumières magiques venues du Grand Nord. À La Féclaz, il n’y a pas de pollution lumineuse. Nous sommes au cœur d’un village de montagne préservé, et l’ambiance est extraordinaire. Ma plus belle photo a été faite ici. Je décide de monter au belvédère du Revard pour avoir une vue plus dégagée. Je le saurai plus tard, mais ce n’était pas la meilleure décision. La pollution lumineuse venue de la ville est plus importante. Pendant que je suis en voiture, une véritable onde verte explose dans le ciel. On la voit à l’œil nu, et je regrette de ne pas être restée là où j’étais. Mais c’est ainsi. On prend des décisions dans l’instant et on fait au mieux. Quand j’arrive là-haut, au belvédère du Revard, il y a plein de photographes et de trépieds. L’ambiance est joyeuse et survoltée. Des aurores boréales en Savoie, c’est si rare et si beau à voir. L’éruption dure encore une vingtaine de minutes, puis le ciel s’apaise. Je rentre à mon chalet avec l’impression d’avoir vécu un moment de communion et de joie très puissante.
Après en avoir vu en février 2025 en Laponie lors de notre voyage de noces à Saariselkä, c’est un vrai cadeau du ciel de les retrouver en Savoie.
Terroir bauju et plaisirs gourmands à La Féclaz
Qui dit montagnes de Chambéry dit fromage fondu, spécialités typiques et gastronomie baujue ! Je vous propose quatre bonnes adresses gourmandes à Savoie Grand Revard, dans le joli village de la Féclaz, pour goûter les spécialités baujues incontournables et faire le plein de fromage. Vous n’avez pas le droit de repartir d’ici sans avoir goûté la matouille, une tome des Bauges entière fondue, et le moelleux du Revard, fondu dans une boîte chaude.
La matouille !
Servis avec patate salade et charcuterie bien sûr ! Voici 3 restos de montagne authentiques, savoureux et réellement attachés à la qualité et au terroir, où la charcuterie est locale et goûtue, où les matouilles et moelleux sont de super qualité :
Le Baille à Berre. Coup de cœur pour l’œuf crémeux à l’ail des ours qu’on a réussi à caser avant la matouille en entrée (après, c’est foutu, désolée pour le dessert, même s’il avait l’air très très bon, notamment la tarte au citron meringuée !). On a adoré cette matouille XXL si généreuse et savoureuse !
Le Sapey . J’ai été éblouie par la tarte aux myrtilles vraiment fabuleuse (tout comme j’aime, sans appareil et énormément de myrtilles !) et la vue superbe dans un cadre savoyard hyper cosy, tout de bois ouvragé.
Ambiance savoyarde chaleureuse, moelleux du Revard et tarte aux myrtilles
Le Saint Jo. Ce joli resto a une belle déco artistique et colorée. J’y ai dévoré un moelleux du Revard excellent après une journée de rando, et j’ai adoré la carte des vins de Savoie, très riche !
Tous les 3 sont situés à proximité immédiate des pistes de ski, ont une belle vue sur les montagnes et un accueil chaleureux, que ce soit pour les monchus ou pour mon chien : Nevada a été gentiment accueillie partout !
Si vous êtes plutôt sucré, retenez ce très joli salon de thé qui vient d’ouvrir au coeur du village, créé par Linda, une artiste peintre talentueuse, qui s’est associée à un chocolatier réputé : Palette et praliné. Ce lieu a un charme fou, avec sa déco vintage et enveloppante, comme une bonbonnière rétro, et propose un goûter raffiné de haut niveau : vrais chocolats chauds hyper gourmands, tablettes de chocolat XXL de créateur, viennoiseries pur beurre, gâteaux du jour, j’aurais voulu tout goûter.
J’ai eu un coup de cœur pour le joli village de La Féclaz, où j’ai ressenti un vrai sens de l’accueil et un grand amour du terroir. Le tout avec des adresses vue Mont Blanc ou Aravis au cœur de la montagne ensoleillée, c’est vraiment tout ce qu’on aime en hiver !
Chambéry, capitale savoyarde créative et gourmande
Savez-vous combien Chambéry est belle, colorée et surprenante ? Je ne connaissais pas l’ancienne capitale des Etats de Savoie, et j’ai réellement été éblouie par sa beauté et étonnée par son dynamisme, son art de vivre et sa gaieté. Cette ville d’une immense richesse historique et patrimoniale, remplie de passages secrets, de châteaux et de vieux murs, est aussi pleinement ancrée dans le XXIe siècle et regorge de cafés, d’ateliers d’artistes et de lieux originaux et décalés. Chambéry me fait penser à Annecy pour l’élégance alpine, à Nice pour l’influence sarde, à Grenoble pour la jeunesse et le dynamisme, et je m’y suis imaginée y vivre sans aucune difficulté. Joyeuse et jolie, à taille humaine, elle mérite vraiment que vous lui consacriez au moins une demi-journée lors de votre week-end dans les montagnes savoyardes. Pour ma part, j’y ai passé une journée entière (après 2 jours au cœur des Bauges à Savoie Grand Revard), je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai très envie de revenir : il y a tant de musées, de cafés, de restos et de jolis endroits à explorer !
Eléphants, allées colorées et joie de vivre : Chambéry la belle savoyarde !
Vous l’aurez compris, Chambéry n’a pas toujours été française : jusqu’en 1860, Chambéry était savoyarde. Elle fut même capitale des Etats de Savoie jusqu’en 1563, lorsqu’elle fut dépossédée de ce titre par le transfert du pouvoir à Turin. Certaines rues de la ville, notamment les arcades de la rue de Boigne, évoquent d’ailleurs sa jumelle italienne. De nombreux lieux chambériens ont cet air lombard qui leur confèrent un grand charme transalpin.
Ville colorées et arcades à la turinoise Hôtel de ville et château des ducs de Savoie : différentes époques de la vie de la capitale savoyarde
A propos de Turin : la relique la plus célèbre de la chrétienté, le Saint Suaire, a passé un siècle dans la sainte chapelle du château des Ducs de Savoie à Chambéry avant d’être transportée à Turin, où elle se trouve toujours. La cathédrale Saint-François-de-Sales, singulière par son étonnante décoration en trompe-l’œil, propose d’ailleurs une exposition passionnante ainsi qu’un fac-similé du Saint Suaire, permettant de mieux comprendre l’histoire de cette relique.
Beauté de la cathédrale St-François-de-Sales
Ce que j’ai adoré à Chambéry, ce sont aussi les passages secrets, qui jalonnent le cœur de la ville. Ici, on ne parle pas de traboules mais d’« allées » : un dédale insolite qui permet de découvrir les vestiges des anciens remparts médiévaux (trois remparts distincts construits à différentes époques, et dont on peut retrouver les traces au fond des allées et arrière-cours) et d’explorer Chambéry autrement, avec l’impression de révéler un secret.
Vestiges des passages secrets médiévaux et ancien rempart, allées et arrières-cours : quel charme !
Un mot enfin des célèbres éléphants, qu’on surnomme malicieusement « les quatre sans culs » : contrairement à ce que tout le monde croit souvent (y compris moi jusqu’à ma visite !), l’iconique Fontaine des éléphants n’a rien à voir avec le franchissement des Alpes par Hannibal et ses pachydermes. Elle a été érigée dans les années 1830 en hommage au général de Boigne, dont les projets urbains ont transformé Chambéry à l’image de ceux de Haussmann à Paris, et qui avait fait fortune aux Indes. Rien à voir avec le général punique antique, même si la légende est belle !
Le musée savoisien, incontournable à Chambéry
La capitale de la Savoie méritait bien un musée à la hauteur de son prestige historique. Le fabuleux Musée savoisien a réouvert l’an dernier après des années de travaux, et le résultat est exceptionnel. Je vous recommande vraiment très, très chaleureusement ce musée inouï, visuellement superbe, culturellement passionnant, émouvant et cocasse, qui explore l’histoire, l’habitat, les traditions, l’identité et les particularités des pays de Savoie à travers les siècles, de la Préhistoire aux Bronzés font du ski, en passant par les ducs, les paysans, les artistes, les religieux, les architectes, les gens du quotidien, les monos de ski et les grands noms de l’histoire savoyarde. C’est réellement passionnant, beau et étonnant, avec des pièces exceptionnelles à contempler et des objets du quotidien de toutes les époques, et en plus, l’entrée est gratuite. Raison de plus pour y venir et y revenir !
Fabuleux musée savoisien
Bonnes adresses à Chambéry : ateliers d’artistes, cafés originaux et haltes gourmandes
Chambéry est une ville dynamique et attachante, où j’ai adoré flâner de boutique en café, avec cette sensation rare de découvrir une ville au cœur battant, où la création est partout vivante et ancrée dans le territoire. Initiatives géniales, adresses originales, voici une liste de quelques bonnes idées, en attendant que je vienne la compléter !
J’ai eu un immense coup de cœur pour plusieurs boutiques tenues par des collectifs d’artistes et d’artisans locaux : Capsule 32, La Petite Valise Jaune et Caractères. On y trouve des objets beaux, originaux, introuvables ailleurs, issus d’une véritable démarche artistique et d’un ancrage local fort : artistes de Chambéry, de Savoie ou d’Isère toute proche, la garantie de trouver une création artisanale faite avec passion sans industrialisation. Ce sont des adresses idéales pour faire ses cadeaux et rapporter un souvenir unique, pour soi ou pour les autres : j’avais envie de tout acheter !
Mention spéciale féministe pour Wombat la turbulente, atelier féministe tenu par un collectif de femmes engagées, qui propose des cours manuels et artistiques et des événements. Au-delà des créations, j’ai été touchée par cette démarche militante qui tisse du lien.
Impossible aussi de manquer la façade spectaculaire du fleuriste Côté Naturel, littéralement couverte de fleurs : un décor incroyable, d’une beauté saisissante, qui donne envie de s’arrêter rien que pour admirer la vitrine. Juste à côté, la librairie indépendante Le Bois d’Amarante est de celles où tout me tente.
Un café céramique où on peut boire un café en peignant sa tasse ? C’est chez la Manupoterie. Le lieu est vraiment mignon : des familles décorent leurs bols en croquant un cookie, des amis discutent en dessinant, et l’on se laisse prendre au jeu dans une atmosphère douce et joyeuse. Une pause créative apaisante que j’ai trouvée vraiment charmante.
À La Forge des Halles, café et boutique, on peut soutenir les artisans du coin en croquant unr gourmandise. Et parce qu’on est en Savoie, un passage par la Coopérative du Beaufort s’impose : acheter l’un des meilleurs fromages du monde directement auprès des producteurs, au meilleur prix, ça vaut le coup ! Sous les arcades de la rue de Boigne, la pâtisserie et salon de thé de Cédric Pernot aimante immédiatement le regard. Son Opinel en chocolat, réalisé grâce à un véritable moule Opinel d’usine, est un clin d’œil savoureux au patrimoine local : les usines Opinel sont en Savoie, et cet objet iconique devient ici un symbole gourmand du territoire. En plus, il est délicieux. On y découvre aussi une autre spécialité née à Chambéry, la truffe au chocolat : en croquer une, c’est rendre hommage au patrimoine local !
Les bonnes adresses gastronomiques ne manquent pas, et j’ai noté plusieurs restaurants dans mon carnet pour une prochaine visite — Mademoiselle Folie ou Le Zèbre Jaune, par exemple – et cafés comme La goguette. Mais il a bien fallu choisir… et j’ai absolument adoré mon choix.
L’Atelier du Citron, un voyage en Sardaigne au cœur de Chambéry
Gros, gros coup de cœur pour L’Atelier du Citron, une adresse aussi originale qu’attachante, entièrement dédiée à l’univers du citron. Ici, tout commence en Sardaigne, comme un clin d’œil à l’histoire de Chambéry (autrefois rattachée au royaume de Piémont-Sardaigne). L’histoire personnelle de la propriétaire, Ilde, y fait écho : sa famille possède des vergers de citrons en Sardaigne, et elle va elle-même y chercher ses fruits chaque hiver.
Avec ces citrons d’exception, où la douceur équilibre l’acidité, elle élabore des limoncellos et vinocellos maintes fois primés, notamment son iconique limoncello doux et délicat à 17 degrés seulement – mon limoncello préféré du monde à ce jour ! Les boissons sans alcool déclinent elles aussi toute la palette citronnée : citron chaud, citronnade, limonade… tout donne envie.
Les desserts sont exceptionnels : cookie citron chocolat, tarte citron meringuée avec une meringue parfumée aux écorces issues de la fabrication du limoncello. Chaque détail raconte la passion du produit. Chaque jour, un plat unique salé aux saveurs italiennes complète ce voyage culinaire doré et acidulé. J’ai adoré cette virée lumineuse dans une déco absolument romantique et vintage, empreinte de dolce vita, et imaginée par une vraie passionnée.
Fabuleux Atelier du citron
Côté cafés, j’ai encore été tentée par La Goguette et Au P’tit bar du marché, mais c’est finalement au Mugs Café, à deux pas des éléphants, que ma promenade s’est terminée. Il propose une atmosphère cosy et des cafés agrémentés particulièrement gourmands : difficile de résister à un café au Nutella !
Chambéry Montagnes, un coup de cœur à explorer
Je n’en reviens toujours pas d’avoir mis tant de temps à découvrir Chambéry et ses montagnes alors que je vis à Grenoble, à une heure de là. Entre la douceur colorée de la ville, qui m’a parfois rappelé Nice, et la beauté sauvage du massif des Bauges, le contraste est aussi saisissant qu’harmonieux.
J’ai aimé les allées secrètes, les artisans, l’art de vivre discret de cette ville tournée vers les sommets. J’ai aimé, là-haut, l’immensité lumineuse de Savoie Grand Revard, le silence des forêts et les panoramas sur le lac du Bourget.
Un territoire que l’on croit connaître parce qu’il est proche, mais qui se révèle profondément dépaysant et inattendu dès qu’on s’y attarde. Je vous recommande vraiment un long week-end à explorer Chambéry et ses montagnes à Savoie Grand Revard. Une chose est sûre : j’ai adoré et je reviendrai, bientôt !
Un grand merci à Chambéry Montagnes pour leur accueil, et tout particulièrement à Marine et Julie qui m’ont guidée au cœur de la beauté de Chambéry. Un grand merci à Soline et Alice qui m’ont aidée à prendre les photos de moi au ski joering et au belvédère de l’Orionde, et enfin un grand merci à Madame Vacances qui m’a hébergée deux nuits au paradis avec ma chienne Nevada. Ce séjour auréolé de magie m’a éblouie !
Connaissez-vous Vacances Léo Lagrange ? Ce réseau propose des séjours en hôtels-clubs et villages vacances en France, à la mer comme à la montagne, en formule tout compris ou en gîte. Derrière le sigle « VLL », on trouve la promesse d’une ambiance géniale et d’un décor naturel fabuleux, ainsi que l’un des meilleurs rapports qualité-prix pour des vacances tout compris en pleine nature, dans des destinations d’exception. J’ai découvert ce réseau d’hôtels clubs et de gîtes au fil de plusieurs séjours, au ski dans les Alpes du Sud à Risoul, autour du lac de Serre-Ponçon à Réallon, dans les lavandes de la Drôme provençale à Montbrun-les-bains, et à chaque fois j’ai retrouvé la même promesse tenue : des emplacements exceptionnels, une vraie convivialité, des activités pour tous et des valeurs humaines fortes. Ici, on part sur les pistes skis aux pieds sans se ruiner, on randonne au-dessus du plus grand lac des Alpes du Sud, on pédale face au Ventoux, le tout dans une ambiance chaleureuse et inclusive. Vacances Léo Lagrange, héritier de l’esprit des premiers congés payés, défend un idéal simple mais précieux : rendre les vacances accessibles au plus grand nombre, favoriser le sport, la culture et les retrouvailles, sans sacrifier la qualité. Je reviens d’une nouvelle semaine au 1850, un fabuleux hôtel-club VLL sur le front de neige de Risoul dans les Hautes-Alpes, et j’ai envie de vous raconter pourquoi j’aime Vacances Léo Lagrange, et pourquoi j’y retourne encore et toujours.
Le bonheur des séjours Vacances Léo Lagrange, ici sur le domaine de Risoul-La Forêt Blanche dans les Hautes-Alpes…… en dormant sur les pistes à l’hôtel-club le 1850…… avec mon mari Geoffrey (à droite) et nos amis Xavier et Caroline (blog Hikes and Travels), qui sont les auteurs de certaines photos de cet article. Un super séjour entre amis chez VLL à Risoul 1850 !
Les hôtels-clubs et villages Vacances Léo Lagrange, qu’est-ce que c’est ?
Qu’elles se déclinent en hôtels-clubs tout compris où vous mettez les pieds sous la table matin, midi et soir, ou de gîtes où vous êtes libre de vous organiser en autonomie, les destinations Vacances Léo Lagrange sont toujours exceptionnelles.
Le 1850 à Risoul: un hôtel-club ski aux pieds sur le front de neige, où on célèbre chaque année le Drôle d’hiver, le plus grand festival d’humour des Hautes-Alpes, avec des spectacles gratuits d’humoristes renommés.
Bonheur d’un séjour VLL au ski à Risoul avec le 1850
Le Balcon des Ecrins à Réallon : un hôtel-club suspendu au-dessus des eaux bleues du lac de Serre-Ponçon, installé sur les pistes de ski l’hiver, de VTT l’été, et des randonnées d’exception.
Le balcon des Ecrins à Réallon, un hôtel VLL au-dessus du lac de Serre-Ponçon
Le Village des Lavandes à Montbrun-les-bains: des gîtes ensoleillés dans l’un des plus beaux villages de la Drôme provençale, face au Ventoux et au cœur des champs de lavande.
A Montbrun-les-Bains, un séjour provençal idyllique avec le village des Lavandes VLL
Outre la beauté des lieux et la qualité des prestations à un tarif défiant toute concurrence, Vacances Léo Lagrange, c’est aussi un héritage issu du Front populaire et de l’idée fondatrice des congés payés : rendre les vacances accessibles au plus grand nombre. Vacances Léo Lagrange, c’est un acteur du tourisme social et solidaire né d’une conviction simple mais puissante : les loisirs, la culture et le départ en vacances ne doivent pas être un privilège. Au fil de mes séjours à Réallon, Risoul ou Montbrun-les-Bains, j’ai découvert des établissements bien situés, chaleureux et abordables, mais surtout un état d’esprit : un tourisme engagé, ancré dans les territoires, attentif aux circuits courts, à l’emploi local, à la protection de l’environnement.
En Forêt Blanche à Risoul : les vacances chez VLL, toujours au coeur de paysages merveilleux
Une grande partie des établissements Vacances Léo Lagrange est implantée dans des Parcs naturels, certains sont labellisés Clé Verte ou Valeurs Parcs, et les équipes sont formées à des pratiques éco-responsables concrètes. Mais au-delà des labels, ce que l’on ressent surtout, c’est une ambiance profondément humaine. Une convivialité sincère, une mixité sociale assumée, une volonté d’inclusion réelle, où familles, seniors, groupes, personnes en situation de handicap ont tous leur place. On part skier skis aux pieds sans se ruiner, on randonne au cœur des Alpes du Sud, on dîne avec des produits locaux en pension complète, et on se retrouve le soir pour un blind test, un spectacle ou un karaoké. Vacances Léo Lagrange, ce sont des séjours accessibles, mais pas au rabais : des vacances qui ont du sens, dans des cadres exceptionnels, portées par une histoire et des valeurs qui se vivent au quotidien. « Créateurs de souvenirs », cela leur va bien.
Heureux à Risoul 1850 !
Vacances Léo Lagrange : des destinations superbes en France
Un des plus grands talents de VLL, c’est de choisir des lieux d’exception.
Le Balcon des Ecrins à Réallon ? Aux portes du parc national des Ecrins, au-dessus du lac de Serre-Ponçon, au pied des Aiguilles de Chabrières – une immersion montagnarde incroyable.
Un séjour merveilleux au-dessus de Serre-Ponçon : le balcon des Ecrins à Réallon
Le Village des lavandes à Montbrun-les-bains ? La pépite cachée de ma Drôme provençale adorée, un « plus beau village de France » que personne ne connaît car Grignan lui fait de l’ombre, des champs de lavande à perte de vue sans l’affluence touristique qu’on vit ailleurs.
Face au Ventoux, au milieu des champs mauves : le village des Lavandes à Montbrun-les-bains
Le sentier des pins à Ramatuelle, le prochain village VLL que je rêve de découvrir ? Installé sur la plage la plus iconique de France, la mythique plage de Pampelonne !
Une des plus belles plages du monde à Ramatuelle
Mais Vacances Léo Lagrange, ce sont aussi des centres de vacances dans le Vercors (Rencurel et Corrençon) et sur les plages de Marseille, des villages vacances au cœur de la Provence à Vaison-la-Romaine, Montbrun ou Ramatuelle… je vous laisse découvrir leurs destinations toutes plus belles les unes que les autres.
Le Vercors en hiver, sublime aventure. VLL a deux villages vacances dans ce massif magique, à Corrençon et à Rencurel
Ce n’est pas un hasard, c’est un don : créer des hébergements accessibles à tous dans des lieux préservés ou usuellement réservés à l’ultra luxe.
Au 1850 aussi, la localisation m’a fascinée…
Le 1850 à Risoul : directement sur les pistes de ski
Malgré tout l’amour (immense) que je porte au ski, je le reconnais : quand on est loin des pistes, le ski peut être une galère, surtout quand il est difficile de se garer, qu’on a des enfants, qu’il faut trimballer toutes les affaires sur des centaines de mètres sans éborgner personne avec les bâtons et sans semer gants et masque en chemin… Au 1850, tout est facile. Vous êtes littéralement sur les pistes de Risoul-La Forêt Blanche, la terrasse du restaurant est à cinq mètres du télésiège l’Homme de pierre qui mène directement à l’un des plus beaux belvédères du domaine, une vue incroyable sur le lac de Serre-Ponçon.
Le télésiège l’Homme de Pierre devant l’hôtel le 1850…… nous mène directement à ce point de vue sublime.Notre chambre donne directement sur les pistes.
Je n’ai pas touché ma voiture de la semaine, tout était accessible en 5 minutes à pied : la piscine, la luge sur rails, le bowling, les magasins, les départs de sentier de randonnée. Et bien sûr, le ski, le ski, le ski !
Depuis ma chambre, je regardais les skieurs rentrer dans la joyeuse atmosphère de l’après-ski, je voyais le soleil sortir de derrière les montagnes en buvant un thé chaud. Depuis le bar de l’hôtel, fabuleusement placé, je n’ai pas raté un seul coucher de soleil rose sur les montagnes enneigées.
Beauté des ambiances du soir au 1850 à Risoul
Les vacances à la montagne me plongent dans une joie enfantine d’innocence retrouvée, et j’ai trouvé que le 1850 était un véritable cocon, entre soirées au bar près de la cheminée, repas pleins de fromage fondu et de joie de vivre, balades sous les flocons et beauté du ciel d’hiver que les crépuscules embrasent. La perfection.
Heureuse comme une gamine à la neige
Vacances Léo Lagrange : des hôtels au plus près des activités sportives
Un esprit heureux dans un corps en mouvement – chez VLL, les vacances sont joyeusement sportives. A Réallon, je me suis initiée au VTT de descente sur un bikepark superbe et accessible aux débutants, j’ai randonné parmi les sommets des Ecrins et nagé dans le lac de Serre-Ponçon. A Montbrun-les-bains, j’ai pédalé face au Mont Ventoux, randonné dans les gorges de la Nesque, pataugé dans les rivières et nagé dans la sublime piscine chauffée du village. Et à Risoul, on a skié, évidemment ! Mais pas seulement…
Baigner dans le bonheur à Risoul
Vacances à Risoul 1850 : ski, spa, rando et sensations
Bien sûr, on vient au 1850 en hiver pour profiter de l’offre ski aux pieds. Nous sommes sur le domaine Risoul-La Forêt Blanche, un des plus grands des Alpes du Sud : la liaison avec Vars offre 180 kilomètres de pistes en tout, entre forêts de mélèzes, panoramas sur le lac, et longues descentes donnant l’impression d’un voyage à ski, comme la piste « La grande bleue » qui serpente des crêtes jusqu’au front de neige en traversant la forêt.
Le point de vue au sommet de l’Homme de PierreLa beauté de ce domaine au cœur des Hautes-Alpes
Il est aussi possible d’emprunter le télésiège de l’Homme de pierre en tant que piéton, pour accéder à des points de vue magiques sur le lac de Serre-Ponçon via des sentiers aménagés. On vous le recommande chaleureusement.
D’autres sentiers de randonnée partent de notre hôtel le 1850, et l’équipe d’animation propose d’ailleurs des randonnées guidées plusieurs fois par semaine, notamment en direction de Vars pour aller voir les chiens de traîneau, ou encore pour aller voir le lac gelé du Pré du Laus au cœur de la forêt blanche.
Randonner au milieu des mélèzes, entre chiens de traîneau et vues sur le Pelvoux et la Barre des Écrins Randonnée vers le lac gelé de Pré du Laus
Dans la série des activités piétonnes vraiment fun à vivre à Risoul, on recommande la luge Dévale, luge sur rails active aux quatre saisons qui propose une virée hyper ludique et pleine d’adrénaline (Geoffrey a hurlé) à toute vitesse. On vous met au défi de ne pas freiner !
Je suis toujours aussi amoureuse de Skiseo, une des plus belles piscines des Alpes, située à 5 minutes à pied de notre hôtel le 1850, sur le front de neige. Buller dans l’eau chaude sous la neige est une sensation vraiment fabuleuse. Caro et moi avons participé à un cours d’aquagym et c’était génial : bénéficier de la piscine privatisée en dehors des horaires d’ouverture tout public, finir par une petite session hammam et tisane du jardin après s’être bien défoulées, on a adoré !
Moments de bonheur à Skiseo
Dans un périmètre extrêmement proche du 1850, nous avions tout, rando, ski, piscine et mini grand 8 des neiges – le bonheur !
Vacances Léo Lagrange : un rapport qualité-prix imbattable
Si vous cherchez un hôtel-club tout compris à la montagne à prix accessible, Vacances Léo Lagrange est une option vraiment intéressante. Je ne mettrai pas de prix ici, car ils varient selon les périodes, les offres spéciales, etc, mais je vous invite vraiment à consulter le site de Vacances Léo Lagrange et à faire une simulation. A Risoul par exemple, quand on pense qu’il s’agit d’un all inclusive ski aux pieds sur un des plus grands domaines des Alpes du Sud, j’ai été vraiment bluffée par le tarif – d’autant qu’il y a régulièrement des offres spéciales. La semaine de notre venue début janvier, par exemple, avait été proposée avec une grosse réduction : après les fêtes de fin d’année, il y a souvent une période plus calme tout début janvier, idem en fin de saison. Si vous pouvez vous permettre d’être flexible, n’hésitez pas.
Vivre ça à petit prix.
L’esprit Léo Lagrange : familial, chaleureux et inclusif
Acteur historique du tourisme social et solidaire en France, Vacances Léo Lagrange défend depuis des décennies l’accès aux vacances pour tous. Chez VLL, toutes les générations sont les bienvenues. Familles, seniors, jeunes, personnes handicapées, le souci d’inclusivité est réel, notamment grâce à la présence du club enfant, des animations pour les ados, de chambres dédiées aux PMR, et d’activités spéciales. Durant notre semaine chez VLL, nous avons rencontré un groupe de personnes amputées d’un membre, qui bénéficiaient d’ateliers d’hypnose pour aider à lutter contre les douleurs fantômes, sous la houlette de l’hypnotiseur Xavier Clausse et de ses apprentis hypnotiseurs. Une superbe initiative !
L’hypnotiseur Xavier Clausse
Les seuls qui ne peuvent pas venir au 1850, ce sont les chiens, mais je le comprends : l’orientation très « ski » et la configuration des lieux ne facilitent pas la tâche. En revanche, j’avais pu venir avec ma chienne Nevada au Village des lavandes à Montbrun-les-bains, et j’en garde un merveilleux souvenir. A retenir si vous voulez des vacances Léo Lagrange avec votre compagnon à quatre pattes !
Vacances au Ventoux avec mon chien : le Village des Lavandes à Montbrun-les-Bains
Lors de vacances chez VLL, il est impossible de ne pas se faire de nouveaux amis : les animations organisées toute la journée sont autant d’occasions de créer des liens. Randos en groupe, animations sportives, jeux café, quiz « radio Léo », karaoké, goûter crêpes au Nutella au bar, spectacle des animateurs, il se passe toujours quelque chose ici… Au 1850, l’équipe d’animation, chapeautée par Dorian et Anatole, m’a marquée par sa gentillesse, son enthousiasme, sa bonne humeur et son sens de la fête. Les équipes Vacances Léo Lagrange sont des gens en or, je l’ai constaté à chaque séjour.
Joyeuse ambiance au 1850 De superbes soirées Karaoké au coin du feuJoyeuse ambiance au 1850Le spectacle des animateurs
Le sens de la fête et l’amour de la culture : le Drôle d’hiver à Risoul
Dans l’ADN de Vacances Léo Lagrange, il y a un vrai sens de la fête joyeuse, saine et familiale, avec des animations et soirées ouvertes à tous, et l’amour de la culture, avec de nombreuses collaborations avec des artistes tout au long de leur histoire. Au 1850 à Risoul se tient chaque hiver une initiative vraiment singulière et culottée : le Drôle d’hiver, le plus grand festival d’humour des Hautes-Alpes, avec des spectacles gratuits d’humoristes renommés et de qualité. Ce festival a été porté par Pascal Carrano, le PDG de VLL, et son ami le célèbre acteur Alexandre Thibault. Chaque semaine, parfois plusieurs fois par semaine, des humoristes invités à venir skier à Risoul offrent un spectacle gratuit non seulement pour les résidents de l’hôtel, mais aussi les personnes extérieures : il suffit de s’inscrire auprès de l’office de tourisme. Lors de notre séjour en janvier 2026, nous avons assisté aux shows de Xavier Clausse, hypnotiseur magistral qui nous a tous bluffés, d’Antek, véritable comète en train de monter très haut dans le ciel du stand-up français avec son spectacle hyper original et décalé, plein d’humour noir et d’auto-dérision, et de Mathias Pizzinato en première partie d’Antek, qui m’a fait hurler de rire avec son sketch morbide et inattendu aux accents lorrains.
Antek au Drôle d’hiver
Se régaler en all inclusive : les buffets chez Vacances Léo Lagrange
Les hôtels-clubs VLL, Risoul et Réallon, proposent une formule tout compris : trois buffets par jour, matin, midi et soir. A chacun de mes séjours, je suis bluffée : nourrir trois fois par jour plusieurs dizaines de personnes, avec un coût bas, sans sacrifier ni la fraîcheur, ni la qualité, ni le goût, et en valorisant les produits locaux des Hautes-Alpes, les circuits courts et les délices de montagne, cela semble être un défi de niveau olympique, et pourtant les équipes le relèvent toujours haut la main. Les repas sont toujours généreux, variés, avec un vrai choix et des tonnes de produits frais – il y a systématiquement des légumes, des fruits, des crudités, bref, il est tout à fait possible de manger sainement entre deux raclettes et croziflettes. J’ai adoré avoir un extracteur de jus au petit-déjeuner, par exemple !
Délices du 1850
Les desserts sont beaux, les plateaux de fromage sont abondants, et les spécialités de montagne toujours au rendez-vous. Au 1850, il y a deux restaurants principaux, le classique et l’italien qui a les pizzas en bonus (quand Geoffrey et Caro ont découvert cela, ils ont fait une razzia). Quand le soleil est au rendez-vous, l’équipe installe le buffet sur la terrasse extérieure, pour un déjeuner grillades au barbecue. Et le soir, un 3e restaurant est à votre disposition sur réservation : le resto raclette ! Tout est à volonté, le fromage, les patates, les charcuteries et même la salade (clairement pas l’élément dont on a le plus abusé), pour une soirée de pure convivialité alpine que j’ai adorée.
Tourtons du Champsaur
Enfin, c’est au bar qu’on retrouve toute la journée les thés, les cafés… et plusieurs fois par semaine, les goûters crêpes, notre rendez-vous incontournable !
Avec tant de bonnes choses, vous ferez bien un peu de yoga pour parfaire votre bien-être ?
Un rêve : du yoga en hiver au 1850
Au fil de nos séjours chez Vacances Léo Lagrange, le 1850 est devenu pour moi un véritable refuge, une oasis de douceur ouatée où la neige ressource, la joie régénère et les soucis du quotidien s’effacent sous les flocons. Si vous me suivez sur Instagram, vous le savez peut-être : je suis actuellement en train de me former pour ajouter une corde à mon arc, devenir prof de yoga et transmettre à d’autres ma passion pour cette pratique qui fait tant de bien au corps et à l’esprit. Après avoir vécu les réveils musculaires et séances stretching au 1850, je me suis prise à rêver de proposer un jour à ma communauté de me rejoindre pour un séjour chez VLL dans un bel endroit, avec du yoga matin et soir, en mode tonique et enflammé le matin, en mode doux et relaxant le soir… qui sait ? N’hésitez pas à me suivre sur Instagram (itineramagica pour le voyage, itineraflow pour le yoga), vous serez les premiers informés le jour où cela aura lieu !
Après le ski, le yoga ? Rêver de pratiquer ici !
Un immense merci à toutes les équipes de VLL, au siège à Marseille et sur place à Risoul, pour ces séjours magiques qui resteront des souvenirs à vie, pour leur bonne humeur, leur gentillesse et leur enthousiasme, et pour ce grand amour renouvelé ! Un très grand merci également aux équipes de LabelleMontagne et l’OT de Risoul pour leur soutien chaleureux.
Connaissez-vous l’Alberta, cette province montagnarde et sauvage tout à l’Ouest du Canada ? En septembre dernier, entre fin d’été et début de l’automne dans les Rocheuses, j’ai vécu un sublime road trip à la découverte d’une des plus belles régions canadiennes. L’Alberta, c’est le pays de Calgary, de Banff, de Jasper ou encore de Drumheller. S’il fallait vraiment résumer cette province immense et sublime en trois mots seulement, je vous dirais : montagnes, cow-boys et dinosaures. Montagnes, car nous sommes au cœur des Rocheuses, la gigantesque cousine nord-américaine de notre chaîne alpine, toutes deux unies dans une sororité de glaces et de sommets, de grands espaces vertigineux et de reliefs tracés au cordeau… mais avec les grizzlis et les pumas en plus. C’est en Alberta que court, entre montagnes et glaciers, l’une des routes les plus iconiques du monde, la Icefields Parkway, qui relie Banff à Jasper dans un décor alpestre d’une perfection surréaliste. Jasper a été mon coup de foudre absolu au Canada, ma cabane au fond des bois de l’Alberta. Cow-boys, car nous sommes en plein dans ce qu’on appelle le « cow-boy country », où l’élevage extensif de bétail (le célèbre bœuf de l’Alberta !) exige des hommes et des femmes le travail à cheval sur de vastes espaces, où le costume trois-pièces est fait de blue jean et où il serait inconvenant de ne pas posséder une paire de bottes Alberta Boots, et où le rodéo est une religion. Chaque année en juillet, le Stampede de Calgary réunit un million de personnes autour d’une compétition western devenue le plus grand festival en plein air du monde. La culture western fait partie intégrante de l’âme albertaine. Il sera dans cet article abondamment question de tourisme équestre en Alberta, car dans les Rocheuses, vous pouvez monter à cheval partout ou presque. Dinosaures, car Drumheller en Alberta est la capitale mondiale des dinosaures : nulle part ailleurs sur Terre n’ont été retrouvés une telle quantité, une telle variété de dinosaures, et dans un tel état de conservation. Les badlands de Drumheller sont un Jurassic Park à ciel ouvert, et la géologie albertaine fascine, entre fossiles et ammolites, une des pierres précieuses les plus rares du monde, spécifique à cette région. De l’extrême sud de l’Alberta, où les lacs de Waterton forment la frontière avec le Montana étatsunien, aux lacs glaciaires de Jasper, en passant par la vibrante et cosmopolite Calgary, laissez-moi vous entraîner dans un road-trip albertain où on décline toutes les teintes de turquoise : dans les lacs justement, car ceux de l’Alberta comptent parmi les plus beaux du monde, et sur les chapeaux et ceintures des cow-boys. Yahoooo, comme on dit ici !
Au pays des cow-boys en Alberta, entre montagnes des Rocheuses, aventures à cheval et culture western, ici à Pincher Creek. A Jasper au coeur des RocheusesA Canmore dans une famille de cowboys.
Au cœur des Rocheuses en Alberta
Les Rockies : pour tout Européen, prononcer ce mot magique fait jaillir un univers rocailleux et sauvage, peuplé d’ours et de trappeurs, de cabanes en rondins et de poudreuse opulente, de glaciers bleutés et de lacs turquoise. Spoiler : tout est vrai. Les Rocheuses correspondent exactement à ce dont j’avais rêvé, à cette carte postale montagnarde iconique empreinte d’immensité et d’authenticité.
Fairmont Jasper Park Lodge, idylle lacustre à Jasper
L’Icefields Parkway, une des plus belles routes du monde
227 kilomètres de légende, telle est l’Icefields Parkway, qui court entre Banff et Jasper au cœur des Rocheuses albertaines. Pour moi qui suis folle des Alpes, la passion pour cette route est instinctive, spontanée : ce sont les Alpes, en XXL, version gigantesque, unies dans une même chaîne de beauté par la même orogénèse qui rend toutes les hautes montagnes du monde sœurs, par la tectonique, la glace et le vertige. Je retrouve ici tout ce que j’aime à la folie, les glaciers, les sommets et les cascades, les rivières turquoise chargées de farine minérale, les falaises abruptes et la neige étincelante, avec ce gigantisme du continent nord-américain. Mille arrêts et randonnées sont possibles sur cette route mythique, je n’aurais qu’un conseil essentiel à vous donner : prenez votre temps. Estimez le temps que vous pensez vouloir y consacrer, et doublez ou triplez-le. Vous aurez envie de vous arrêter partout et vous serez frustrés. Si vous êtes en van ou si pouvez vous le permettre financièrement (les hôtels sur cette route sont rares et chers), n’hésitez pas à dormir en chemin, à Lake Louise ou à Columbia Icefields, pour pouvoir faire plus d’arrêts, d’activités et de randonnées. J’ai regretté de ne pas avoir le temps de marcher sur le glacier ou sur la plateforme panoramique à Columbia, de randonner plus longtemps à Peyto, de profiter des rives de Bow Lake, de prendre une barque à Lake Louise ou de voir les chutes d’eau de Sunwapta. Mais voici les arrêts que j’ai adorés sur l’Icefields Parkway, dans le sens de Jasper à Banff.
Conduire sur la Icefields Parkway, LA route mythique au coeur des Rocheuses canadiennes
Athabasca Falls. Sur la toute l’Icefields Parkway, les rivières turquoise en tresses coulant des glaciers m’ont fascinée. Athabasca, Bow, Saskatchewan forment l’hydrographie hypnotique de cette route traçant droit parmi des méandres ondulants. À Athabasca, le serpent bleu devient dragon blanc, la rivière se projette en rugissant au cœur d’un canyon noir – grandiose !
Athabasca Falls
Goats and Glaciers Lookout. Je n’ai pas vu les chèvres, mais j’ai bien vu les glaciers. Ce point de vue peu connu m’a saisie par surprise et a incarné mon image idyllique de la route des glaciers, entre sapins pointus, eaux translucides et montagnes de livre d’images.
Goats and Glaciers
Columbia Icefields. C’est la plus grande calotte glaciaire de l’Icefields Parkway, et le spectacle est saisissant. Fin septembre en Alberta, les myrtilliers rougis par l’automne qui arrive dessinent un paysage de lande fantastique, où les plantes flamboyantes répondent aux glaces immaculées. C’est beau, c’est vertigineux. J’aurais adoré y passer plus de temps : de nombreuses activités sportives (alpinisme, randonnée glaciaire) et contemplatives (plateforme) y sont organisées.
Columbia Icefields
Si vous avez les moyens, sachez que l’hôtel Glacier View Lodge propose des chambres avec des vues absolument somptueuses. Les prix commencent à partir de 500 dollars canadiens/nuit. J’aurais adoré passer une nuit au milieu de la route des glaciers !
Peyto Lake. C’est sans doute le point de vue qui m’a le plus émerveillée ! Pour accéder au Peyto Lake Lookout, comptez environ 15 minutes de marche (avec un peu de dénivelé, cela grimpe) : le lac se découpe au milieu des sapins en formant une étrange tête de loup, un croc turquoise au cœur de la forêt. Fascinant !
Vous voyez les oreilles et le museau du loup ?
Bow Lake et Glacier. Somptueux ! Le Bow Glacier se déverse directement dans le lac du même nom, sorte de Game of Thrones canadien où la muraille de glace finit en parc bucolique où on vient prendre son pique-nique au bord de l’eau. J’aurais adoré y passer quelques heures, d’autant que quand le soleil sort, l’eau est d’un turquoise radieux.
Bow Lake
Lake Louise. Encore un arrêt trop rapide pour moi sur cette route légendaire ! Si vous le pouvez, prenez le temps de profiter de Lake Louise, prenez une barque et pagayez sur l’un des plus beaux lacs du Canada, faites un tour à cheval sur ses rives iconiques, imprégnez-vous de la démesure grandiose de ce cirque glaciaire vertigineux ouvrant sur un véritable lagon alpin. J’ai été émerveillée par Lake Louise, et j’aurais adoré faire les randonnées emblématiques, notamment celle de Lake Agnes Tea House : monter boire un thé dans un salon de thé devenu une vraie légende de l’Ouest, avec vue sur Lake Louise. Si vous avez un très gros budget, offrez-vous une nuit au légendaire Fairmont Lake Louise (hôtel 5 étoiles, à partir de 900 dollars canadiens la nuit environ) au bord du lac – sinon, un thé suffira pour s’imprégner de son ambiance intemporelle !
Lake Louise – imaginez avec du soleil ! Cet endroit est exceptionnel
Jasper, l’idylle montagnarde
Jasper a été pour moi un coup de foudre absolu. Capitale canadienne des « cozy cabins », avec plus de 500 chalets nichés entre montagnes et lacs, Jasper incarne tout ce dont je rêvais en venant dans les Rocheuses, la cabane en rondins au bord du lac où se reflètent les sommets, le vertige de la démesure et le confort d’un chalet douillet, les élans et les ours tout près et le bleu à la folie, dans le ciel, les glaciers, les rivières et les étangs. La ville de Jasper a un charme inouï, avec son atmosphère de Frontier colorée, où les chalets et les boutiques du cœur de ville se découpent sur les montagnes si proches. La rivière Athabasca traverse Jasper et dessine là où le relief la capture une ribambelle de petits lacs entourés de sapins. Malgré le terrible incendie qui a ravagé Jasper en 2024, le paysage fait preuve de résilience, et de nombreuses poches intactes sont une promesse de résurrection forestière. Jasper est belle et correspond absolument à mon imaginaire, d’autant que nous dormons au paradis.
Folle amoureuse de Jasper
J’ai eu le bonheur immense de loger au Fairmont Jasper Park Lodge, à l’invitation de Destination Canada et Travel Alberta qui y organisaient cette année le sommet « Go Media », où sont reçus des journalistes du monde entier. Les chalets se lovent au bord du lac, et des chemins de promenade serpentent de banc en banc, dans la marelle des reflets. Ces trois nuits à Jasper resteront parmi les plus beaux souvenirs de mon année 2025, une image de la perfection faite Alberta.
Sublime Fairmont Jasper Park Lodge, un rêve canadien
Maligne Lake, perfection canadienne et culture autochtone
Qui portera le titre de plus beau lac de l’Alberta ? De nombreux prétendants viennent à l’esprit : Lake Louise, Lake Moraine, Bow Lake, Peyto Lake… et je les ai tous adorés. Mais celui que j’ai vu dans une lumière dorée et la grâce d’un moment parfait, celui qui a suscité chez moi un élan d’amour et de fascination innée, c’est Maligne Lake, la perle de Jasper National Park, le plus grand lac des Rocheuses canadiennes.
Maligne Lake, la beauté pure
Traverser le lac en bateau
Maligne Lake, c’était l’océan intérieur des Premières Nations, leur vivier de pêche, leur maison et leur église : l’iconique île de Spirit Island, qu’on voit sur toutes les cartes postales des Rocheuses tant sa beauté émeut, est une terre sacrée qu’on vous demandera de ne pas fouler, par respect pour les Premières Nations qui y conduisent aujourd’hui encore des cérémonies.
Tout au long de notre séjour en Alberta, j’ai été marquée par la présence forte et continue des Premières Nations, et par l’attention et le respect portés à leur primauté ancestrale. Nombre de visites commencent par ce qu’on appelle un « Land acknowledgment », dont la formulation ressemble à ceci : « nous reconnaissons que le territoire que nous foulons était la maison de… ». Voici par exemple le Land acknowledgment de la bibliothèque municipale de Jasper :
The Jasper Municipal Library recognizes with respect, gratitude, and accountability that we are on Treaty 6 and 8 Territories as well as the Jasper House Métis District.
The land on which we stand, here in the Athabasca Valley, is a part of the shared Traditional Territory for the Dane-zaa, Aseniwuche Winewak As’in’î’wa’chî Ni’yaw, Nêhiyawak, Anishinaabe, Secwépemc, Stoney Nakoda, Mountain Métis and Métis.
We honour the Indigenous Peoples whose histories, languages, and cultures have marked these mountain lands and headwaters for centuries.
C’est à Jasper que j’ai ressentis le plus fortement cette empreinte autochtone qui a façonné le territoire canadien, à travers les cérémonies et danses auxquelles nous avons eu le privilège d’assister, en traversant en bateau l’immensité lumineuse de Maligne Lake dans le halo doré du soir, et en contemplant la silhouette altière des sapins de Spirit Island répondant aux cimes enneigées des Rocheuses. Ici la terre toute entière est sacrée, l’eau des lacs et le chant des forêts, et nous sommes invités à entrer en communion avec sa majesté radieuse. Jasper m’a emplie d’un profond respect et d’une grande plénitude.
Faire du cheval à Jasper avec les Jasper Alpine Stables
Un autre très beau souvenir de Jasper restera la balade à cheval avec les Alpine Stables, une balade certes courte et peu sportive (une heure de pas tranquille), mais dans un décor époustouflant : nous sommes sur les hauteurs de Jasper, au-dessus des méandres de l’Athabasca River, et accédons à des points de vue d’une beauté inouïe sur ces sentiers surplombant. C’est aussi lors de cette promenade que j’ai eu l’occasion de faire la rencontre d’un wapiti, un des plus grands cervidés du monde (après l’élan). Interdiction totale de s’approcher, ils étaient en période de rut et donc potentiellement dangereux, mais le souvenir du brame du wapiti (que j’aurais pris pour un chant de loup à l’aveugle) et de cette rencontre m’a émerveillée – émotion canadienne XXL !
A cheval à Jasper au coeur des Rocheuses
Banff, iconique et alpine
Banff, quelle légende ! Pour moi qui vis dans les Alpes, Banff est une sœur de Chamonix: mythique et alpine, enchâssée dans un décor de montagnes grandioses qui obsède et aimante tout le monde, sportifs et socialites, alpinistes et skieurs, amoureux de la poudreuse et étoiles branchées. Banff est à la fois extrêmement chic et profondément montagnarde, avec cette touche cow-boy typique de l’Alberta où on porte des bottes de cow-boy et des ceinturons turquoise, et la présence exotique et vaguement menaçante des ours dont il faut se méfier en septembre, car ils sont en pleine ventrée de baies avant d’entrer dans le long hiver. Partout les télécabines mènent aux cimes et je rêve de revoir Banff en hiver, quand des mètres de poudreuse recouvrent les sommets, qu’on dévale les pentes dans une blancheur fine et cristalline, qu’on fait du ski joering sur les lacs gelés et se réchauffe au fireplace entre deux descentes. Je dors à l’hôtel Canoe & Suites, et je retiendrai leur incroyable spa en plein air imitant un décor de canyon et cascades : spectaculaire !
Banff à l’heure dorée Le charme alpin de Banff
Tout autour de Banff, d’autres lacs sublimes complètent ceux de l’Icefields Parkway, et je vous conseille de prendre le temps de les explorer – j’ai particulièrement aimé le plus grand des lacs de Banff, Lake Minnewanka, vrai lac de plaisance avec ses pêcheurs, ses bases de loisir et ses campings, dont la beauté n’a rien à envier à ses voisins plus célèbres.
Lake Minnewanka
Balade à cheval avec Banff Trail Riders
Véritable institution du tourisme équestre en Alberta, Banff Trail Riders est un incontournable de l’aventure dans les Rocheuses : de la balade d’une heure le long de la Bow River aux excursions itinérantes de plusieurs jours au cœur des montagnes, en passant par les promenades en chariot bâché comme aux temps des grandes migrations vers l’Ouest, ils offrent aux amoureux des chevaux de tous niveaux une immersion équestre typiquement western avec un vrai sens de l’hospitalité. Dans la section consacrée à la « cow-boy culture » de l’Alberta, je vous raconterai plus longuement leur barbecue cow-boy, mais laissez-moi déjà évoquer ma toute première balade avec eux, une initiation d’une heure le long de la rivière turquoise à l’heure dorée, où j’ai vu les crêtes de Banff se parer d’un feu que réhaussent les couleurs de l’automne. Grandiose et mémorable !
Lake Louise et Lake Moraine
Quand on descend de Jasper vers le sud de l’Alberta, on peut faire une halte à Lake Louise avant de rejoindre Banff. En ce qui me concerne, j’y suis allée en excursion à la journée depuis Banff, comme beaucoup de touristes. Cette petite ville alpine compte les deux lacs les plus célèbres au monde : Lake Louise et Lake Moraine. Le parking à Lake Louise est très restreint, et Lake Moraine est inaccessible aux voitures, il faut impérativement réserver une navette pour s’y rendre. Depuis Banff, des services de navettes proposent une journée d’excursion associant Lake Moraine et Lake Louise. Je vous recommande de prendre du temps à Lake Louise, surtout si vous souhaitez randonner, faire un tour en barque, prendre un thé, monter à cheval… mon seul regret de ce voyage sublime est d’avoir eu trop peu de temps à Lake Louise, qui m’a absolument fascinée et qui offre une grande diversité d’activités. Quant à Lake Moraine, j’ai réalisé un rêve de photographe en prenant la sunrise shuttle qui vous y conduit pour le lever de soleil. Mon avis sincère : oui, c’est beau, c’est indubitablement magnifique, mais l’Alberta regorge de dizaines de lacs tout aussi merveilleux (Lake Louise, Bow Lake, Peyto Lake, Lake Maligne, Waterton Lake, pour ne citer qu’eux) et plus faciles d’accès, qui ne nécessitent pas une logistique lourde et d’attendre le lever de soleil une heure dans le noir pour avoir un spot avec vue au milieu de centaines d’autres photographes. De plus, il faut absolument garder en tête que toutes les randonnées à Lake Moraine sont soumises à des règles de sécurité liées aux ours : vous ne pouvez les arpenter qu’en groupe. Bref, si c’était à refaire, je pense que je consacrerais plus de temps à profiter tranquillement de Lake Louise, et je dirais à l’instagrameuse stakhanoviste en moi de se calmer : on peut réussir son voyage dans les Rocheuses sans voir le soleil se lever à Moraine, promis.
Lake Moraine sunrise
Canmore, pépite méconnue et culture western
Éclipsée par Banff ou Jasper en termes de notoriété internationale, Canmore a été pour moi la vraie surprise de ce road trip dans les Rockies, et j’aurais adoré pouvoir y passer une nuit de plus. Plus loin des pistes de ski et des resorts de renommée mondiale, donc moins jet-set que Banff, Canmore respire une douceur et une authenticité palpable, et on y ressent une atmosphère de village cow-boy très plaisante. Je l’ai vue ensoleillée, fleurie, dans la douceur de ce redoux automnal qu’on appelle chez nous « été indien » – peut-être la plus belle saison ici !
Canmore
C’est à Canmore Kananaskis que j’ai vécu ma plus belle expérience équestre en Alberta : une journée au Rafter Six Ranch. Je vous le raconte dans la section western !
Waterton, les Rocheuses canadiennes côté sud
Faisons maintenant un saut de géant, contournons Calgary (on y reviendra plus tard !), et allons à l’extrême sud de l’Alberta : dans le parc national de Waterton. Nous sommes ici à la frontière avec les États-Unis : lorsqu’on marche le long des rives riantes du lac de Waterton, et qu’on regarde les sommets au fond de la carte postale, c’est le Montana qu’on dévisage.
Waterton, coup de coeur imprévu. Au fond, ce sont les cimes du Montana (USA).
Je dois l’avouer, je n’avais jamais entendu parler de Waterton : les parcs nationaux de Banff et de Jasper sont (à raison) des superstars absolues en Alberta, et les Français sont naturellement aimantés par ce côté très spectaculaire des Rocheuses. Mais c’est Waterton qui m’a laissé la plus grande impression de douceur et d’idylle, avec un véritable art de vivre et une esthétique très Belle Epoque qui a un charme fou. Ici les montagnes sont moins abruptes et vertigineuses, mais la douceur est incomparable, les animaux innombrables, les cerfs envahissent les rues et les chaises rétro créent un décor de carte postale vintage. S’il faut rester dans la comparaison alpine – pardon, je ramène tout à la chaîne de montagnes que je connais le mieux –, Banff c’est Chamonix, Jasper c’est Pralognan-la-Vanoise, et Waterton, c’est Gérardmer la perle des Vosges, idylle lacustre paisible et irrésistible. Au-dessus du lac trône l’hôtel Prince of Wales, construit en 1926, beau comme un livre de contes et dont les grandes baies vitrées offrent la plus belle vue sur les eaux claires. En contrebas, les gens louent des barques ou des kayaks, bronzent, mais se baignent peu : l’eau est vivifiante !
Hôtel Prince of Wales, Waterton
Waterton ne vit qu’en été : les gens ont des cottages sur les rives où ils viennent profiter du soleil et des fleurs, et l’hiver le hameau est déserté, livré à des mètres et des mètres de neige. Comme Nara au Japon, Waterton est l’empire des cervidés en liberté : on croise en se promenant dans les rues des cerfs mulets (mule deer) emblématiques de ce parc national, inoffensifs et pacifiques, qui parachèvent le charme inouï du lieu. Un moment de perfection albertaine !
Un matin mémorable à Waterton
Ma rencontre avec un coyote à cheval à Waterton
Nous partons pour une petite balade à cheval avec les Waterton Alpine Stables, magnifiquement situées entre lac et montagne dans un décor vraiment spectaculaire, entre plaine et sommets. Ce n’est qu’un tour au pas d’une heure, mais cela suffit à vivre un émerveillement absolu, tant la faune sauvage est omniprésente en Alberta : en soixante minutes, nous allons rencontrer un coyote qui nous suivra (de façon curieuse mais non menaçante) pendant près d’un kilomètre avant de poursuivre sa route, entendre le brame du wapiti, et trouver des bois de cervidé colossaux tombés lors d’une mue. A cela s’ajoute la vision du lac scintillant, des montagnes découpées, la beauté des grands espaces, et je comprends pourquoi tant de gens tombent follement amoureux du Canada, et restent ici pour toujours. Ce pays est addictif. Continuons à l’explorer à cheval…
Aventures à cheval en Alberta, pays des cowboys
Pour tout cavalier amoureux de grands espaces, de culture western et de vent dans les plaines, l’Alberta est un paradis absolu. Aucune autre province canadienne ne porte plus haut les couleurs du chapeau Stetson, des Alberta boots projetées vers le ciel par le coup de reins puissant d’un bronco en plein rodéo. Ce qui m’a marquée ici, c’est à quel point la cow-boy culture est mainstream, vivante, intégrée à l’identité albertaine de façon évidente et naturelle. Je ne connais qu’un seul autre endroit au monde comparable : la Camargue. Imaginez une Camargue XXL, avec des sommets de 4000 mètres et des plaines grandes comme la moitié de la France, des grizzlis et des wapitis, voilà l’Alberta, et c’est jouissif. Le tourisme western est une expérience à part entière en Alberta, tout comme l’atteste l’existence de la Cow-boy trail, une route touristique suivant la Highway 22 de Cardston à Mayerthorpe et passant par de nombreux ranchs, musées, écuries et autres lieux emblématiques de la culture cow-boy albertaine. Pour les cavaliers, les amoureux des chevaux, de la country, de la culture western, on peut parfaitement planifier ses vacances en Alberta sous la forme d’un road trip le long de la Highway 22, en prévoyant bien sûr des haltes équestres à chaque étape, des nuits dans les ranchs et peut-être des itinérances à cheval !
Bibliothèque de CalgaryIconiques Alberta boots
Calgary, capitale mondiale du rodéo
“The greatest show on Earth” : impossible de décrire autrement le Calgary Stampede, le plus grand festival outdoor au monde, né au début du XXe siècle pour rassembler les cow-boys autour d’une grande compétition western, et devenu aujourd’hui une immense fête en plein air rassemblant plus d’un million de spectateurs chaque mois de juillet, autour de rodéos, courses, concerts, spectacles et autres animations. C’est Coachella en santiags, c’est Woodstock avec des poneys, ce sont les Jeux Olympiques du western, et c’est une fête incomparable. Tous les habitants de Calgary possèdent au moins une paire de bottes, car la tenue western devient un véritable uniforme lors du Stampede, où la ville toute entière résonne des « yahoo ! » lancés par les cow-boys et cow-girls à pleine vitesse. Le Stampede est en juillet, mais Calgary reste à l’année truffée d’images, d’affiches, de souvenirs et d’allusions qui font référence à cette immense fête devenue ciment de l’identité de cette ville dynamique et joyeuse. Présentes au Stampede depuis 1912, les Premières Nations font partie intégrante de la fête, avec des épreuves dédiées, notamment d’impressionnantes courses en relais.
Chaque été, Calgary accueille le Stampede et devient la capitale mondiale de la culture western. Ce stade a la forme d’une selle de rodéo
Pour avoir un aperçu de l’ambiance du Stampede, il faut se rendre au Sam Centre, musée immersif du Stampede, où les films à 360°, les affiches, les objets, les souvenirs permettent de vivre de façon ludique et attrayante l’énergie incroyable qui traverse Calgary chaque été. Je me suis particulièrement intéressée à l’histoire des femmes pionnières du Stampede, bataillant avec énergie, pugnacité et talent pour ouvrir la voie dans des domaines autrefois exclusivement masculins, et écrivant une histoire féministe du Stampede à la force de leur lasso. Cela a été un fabuleux préambule à ma rencontre avec Kateri Cowley à Kananaskis, véritable déesse vivante du western !
Boutique western à Calgary, Wild Rabbit Vintage
Faire du cheval en Alberta et s’immerger dans la culture western
Il y a en Alberta deux façons de vivre la culture équestre : via le tourisme équestre classique, comme les très belles balades à cheval que j’ai vécues à Banff, à Jasper et à Waterton, et en allant faire une immersion dans un ranch pour comprendre réellement le travail des chevaux, la gestion du bétail et la culture western. J’ai eu la chance de vivre deux expériences uniques, et très différentes. A Thanksgiving Ranch à Pincher Creek, près de Waterton dans le sud de l’Alberta, j’ai passé une nuit dans un ranch axé sur le travail avec le bétail. A Rafter Six Ranch, à Kananaskis aux portes des Rocheuses, j’ai vécu une initiation western avec une famille qui vit à 100% du travail des chevaux et des compétitions western. Deux lieux magiques pour comprendre la cow-boy culture albertaine, et vivre des expériences inoubliables.
Cow-boy culture avec Kateri Cowley au Rafter 6 Ranch
Thanksgiving Ranch, au cœur du cowboy country
La première raison d’être de la culture western, ce sont les vaches. Les cow-boys sont littéralement les gardiens des troupeaux, conduisant et gérant le bétail dans les immensités des plaines. Les disciplines western sont ancrées dans l’équitation de travail : ces chevaux rapides, réactifs, fiables et robustes sont formés au tri et à la gestion des troupeaux. Pincher Creek, où se situe Thanksgiving Ranch, est au cœur du cow-boy country. C’est tout près d’ici qu’a été tournée la mythique série Heartland, qui a peuplé nos imaginaires de gamines des immensités vertigineuses de l’Ouest nord-américain. En conduisant vers le Thanksgiving Ranch, on entre véritablement dans le décor iconique que connaissent tous les fans de western : des prairies à l’infini qui ourlent leurs herbes longues jusqu’au pied des montagnes des Rocheuses au loin, où la ligne bleue des cimes réunit Alberta, British Columbia et Montana, des ranchs isolés et d’énormes silos de grains pour nourrir les vaches en hiver, quand elles quittent les collines pour rejoindre les écuries. Thanksgiving Ranch a beau être incroyablement photogénique et luxueux, c’est un vrai ranch, dédié à la production de la viande signature de l’Alberta, l’Alberta beef, le bœuf nourri à l’herbe grasse et fleurie de la prairie. C’est véritablement une des meilleures viandes que j’ai mangées de ma vie : le steak cuit par Brad lors de de notre soirée à Thanksgiving Ranch restera un sommet gastronomique, et cette table d’hôtes à la fois très simple et très raffinée a la réputation de servir le meilleur steak de l’Alberta. Certains visiteurs reviennent à Thanksgiving Ranch uniquement pour le dîner – mais dire cela, ce n’est pas rendre justice à la beauté parfaite du lieu, à la vue sur les montagnes au lever de soleil quand le ciel rose répond aux chaises rouges disposées sur le porche, à cette atmosphère cinématographique, au charme immense de ce lodge luxueux lové au cœur des grandes plaines, et à l’accueil chaleureux et authentique de cette vraie famille de cow-boys.
Thanksgiving ranch, un lieu inoubliableThanksgiving Ranch : un lieu iconique et une famille passionnée
Brad, son épouse Christie et leurs enfants sont tous investis dans la vie du ranch, tous impliqués dans le travail du bétail et le soin des chevaux. 1400 vaches passent chaque été ici, de race Angus et croisés Angus, à brouter l’herbe nourrissante de Pincher Creek, conduites avec talent et passion par Brad. Il me montre des vidéos de l’été, où il appelle les vaches le matin, et où le troupeau entier répond à son appel, galopant vers lui dans un nuage de poussière dorée. La vraie vie de cow-boy, où il faut se méfier des ours qui rôdent et prélèvent parfois une vache isolée, où on ne sépare pas le troupeau sous peine de l’exposer aux prédateurs, mais on le change de parc sans cesse, pour que l’herbe soit toujours abondante. Les chevaux, des quarter horses, sont des chevaux de travail, rompus à l’exercice. Mais ce sont aussi d’excellents chevaux de balade pour les hôtes qui le souhaitent : j’ai adoré mes deux heures de visite du ranch à cheval, arpentant une (petite !) partie de cette propriété immense, qui réunit rivières et lacs, crêtes rocheuses et grandes plaines, forêts de bouleaux et vue sur les cimes. Le rêve canadien…
Brad m’a transmis cette photo incroyable : ses chevaux sous les aurores boréales lors d’une tempête géomagnétique…
Le lodge de Brad et Christie est une œuvre d’art, toute de bois et d’objets précieux, piano et trophées, où on dort dans d’immenses lits sous des couettes épaisses comme un cumulonimbus, et où Brad réserve, au dîner comme au petit-déjeuner, une expérience gustative d’exception. Outre le bœuf de l’Alberta, je goûte à d’autres spécialités iconiques d’ici, comme les baies de Saskatoon ou la camerise, en VO haskap, aussi appelée chèvrefeuille bleu, dont la saveur incroyablement subtile évoque à la fois la myrtille et le cassis. Brad cuisine divinement et l’hospitalité de cette famille me touche – Thanksgiving Ranch est un lieu à part, qui continue à vivre dans le cœur bien longtemps après avoir franchi les palissades blanches de la grande propriété.
Immersion western au Rafter Six Ranch, chez une championne du Stampede
Cela restera une des plus belles journées à cheval de ma vie, et une expérience inoubliable : être reçue par une championne du Stampede, véritable déesse vivante du western, et sa famille dans leur ranch hors du temps. J’arrive le matin à Rafter Six Ranch, et je suis saisie par la beauté de la vision : un feu brûle dans un cercle de pierres au milieu de la prairie, une femme altière en tenue western extrêmement élégante y fait bouillir du thé, et en arrière-plan, dans un corral, attendent plusieurs chevaux dans la lumière du matin. Nous sommes à Kananaskis, à deux pas du parc national de Banff et des réserves des Premières nations, dans une région plus confidentielle des Rocheuses, baignée par la rivière Kananaskis au pied des montagnes. Je suis accueillie par trois générations de femmes : Kateri Cowley, immense championne western, sa mère Gloria, pionnière de l’élevage du cheval national canadien, et sa fille Gloriana, adorable mini-cow-girl en santiags roses. Entre héritage western, transmission de mère en fille et culture autochtone, Rafter Six Ranch est un puissant témoignage de l’identité albertaine, et cette rencontre m’émeut puissamment.
La famille Cowley à Rafter Six Ranch
La famille Cowley : cow-boys, cheval national canadien et Premières Nations
Kateri Cowley est connue notamment pour sa pratique et son engagement dans l’Extreme Cowboy Racing, une discipline qui consiste à mettre les chevaux dans des situations très variées, à travers un parcours d’obstacles. Les compétitions sont chronométrées et jugées sur la rapidité et la fluidité, sans possibilité de s’entraîner sur le parcours à l’avance. Les obstacles peuvent inclure des éléments inattendus comme de l’eau, des bouteilles, des machines à bulles ou d’autres dispositifs destinés à tester la confiance, le calme et l’adaptabilité du cheval. L’objectif est d’aller vite tout en restant précis et fluide. En 2014, lors du Calgary Stampede, Kateri Cowley est devenue la première femme à remporter le Cowboy Up Challenge. Détaillant tous les éléments de sa tenue à la fois belle et fonctionnelle, elle m’explique en quoi le chapeau, le foulard, les éperons, les bottes ou encore la ceinture sont réellement utiles dans le travail des chevaux, et non juste des effets stylistiques. Elle m’initie ensuite au lasso – une expérience drôle et intéressante. Issue d’une famille d’hommes et de femmes de cheval passionnés, elle a littéralement grandi au milieu des chevaux, et comme tous les grands dresseurs et cavaliers, elle passe de nombreuses heures chaque jour au milieu du troupeau. La famille Cowley attache une grande importance à la relation entre le corps, le cheval et la terre. Kateri évoque notamment le fait de marcher pieds nus comme une forme d’ancrage, en lien avec les traditions autochtones, où les mocassins à semelles de cuir permettent de rester en contact direct avec le sol. Cette attention au lien avec la terre et au mouvement traverse sa pratique, à pied comme à cheval.
Le ranch travaille principalement avec le cheval canadien, parfois en race pure, parfois croisé avec des quarter horses, un mélange qu’ils apprécient particulièrement. Ces chevaux sont adaptés à la montagne : ils ont de bons pieds, des jambes fortes, un tempérament calme et patient, et une grande robustesse. La famille élève des chevaux canadiens et des croisements depuis environ trente ans. Le cheval canadien est considéré comme la race nationale du Canada, mais il est aujourd’hui menacé et très rare, avec très peu de naissances chaque année. Il est parfois surnommé le “little iron pony”, en raison de sa solidité. Ce sont des chevaux réputés pour être gentils, forts, endurants, faciles à entretenir, généralement noirs avec beaucoup de crins, même si d’autres robes existent plus rarement. Historiquement, ils étaient utilisés pour le débardage, les travaux agricoles, la traction de calèches, y compris pour se rendre à l’église le dimanche. Gloria Cowley, la mère de Kateri, découvre le cheval canadien par l’intermédiaire de son neveu, forgeron, qui travaillait avec ces chevaux à Heritage Park. Elle remarque immédiatement la qualité exceptionnelle de leurs pieds, un point important car la famille rencontrait des difficultés avec les pieds plus fragiles des quarter horses dans les terrains rocheux. Un ami de Gloria se rend ensuite au Québec et achète un étalon et deux juments, contribuant à l’introduction de la race dans leur élevage. Le lien avec les ancêtres français de Gloria la touche, tout comme celui établi avec les Premières Nations, dont elle est également descendante : l’une des juments mustang du ranch provient de la réserve Stoney Nakoda, réserve établie par le Traité 7 entre la Couronne britannique et plusieurs nations des Prairies. Le cheval avec lequel Kateri a remporté le Stampede est issu d’un mariage entre un étalon de race nationale canadienne et de cette jument mustang – magnifique symbiose des différents héritages qui vivent au sein de Rafter Six Ranch.
Cowboy college et galops endiablés à Kananaskis
Kateri Cowley transmet aujourd’hui cette culture et cet héritage à sa fille Gloriana. Elle vit de son activité équestre, sans élevage de vaches, en proposant des leçons, des expériences western et des immersions, dont celle que je vis ici, le “cowboy college” : initiation western et balade à cheval de niveau soutenu. La jument que je monte aujourd’hui, Taqa, merveilleuse jument énergique et douce à la fois, est également issue d’un beau croisement avec le cheval national canadien – je suis conquise.
Je pars à cheval avec Leroy, le mari adorable de Kateri, pour une des plus belles virées équestres de ma vie : 4 heures de cheval dans des paysages grandioses… dont 3 heures au grand galop. Les paysages sont d’une variété époustouflante. Nous quittons les grandes plaines du ranch pour des chemins rocailleux en altitude, et surplombons le ruban bleu de la rivière Kananaskis au milieu des sapins et des bouleaux roussis par l’automne. Nous galopons à perdre haleine sur les sentes sablonneuses qui bordent les rives, avec une sensation de liberté, de confiance et de plaisir que j’ai rarement ressentise – ma jument Taqa est exceptionnelle, les paysages sont grandioses et je me sens tellement bien avec cette famille d’une immense gentillesse. C’est au bord du lac Barrier Lake que nous pique-niquons dans la carte postale. Réservée aux cavaliers confirmés à l’aise aux trois allures, cette expérience est pour moi un incontournable absolu en Alberta et elle restera mon souvenir le plus puissant.
A cheval à Barrier Lake, KananaskisAu coeur des couleurs automnales le long de la rivière Kananaskis
Difficile d’imaginer une journée plus parfaite… d’autant qu’à peine descendue de cheval, j’ai enchaîné avec une autre balade : un sunset équestre à Banff.
Cowboy cookout avec Banff trail riders
Après avoir quitté Kananaskis, je fonce à Banff pour retrouver Banff Trail Riders pour une autre expérience à cheval : le sunset cow-boy cookout. Sur le plan équestre, rien à voir avec ce que j’ai vécu chez Rafter Six : il s’agit d’une balade tous niveaux, au pas, très encadrée, il n’y aura pas de grand galop ici. Mais sur le plan de l’expérience sensorielle et visuelle, c’était absolument magique.
Nous partons en forêt à l’heure dorée, le soleil fond comme un caramel chaud sur les bords de la Bow River et l’azur rencontre l’or – c’est grandiose. On entend le brame du wapiti dans les bois et on voit passer au loin un canidé ; loup, chacal, coyote, je ne sais pas, mais je me sens complètement imprégnée de l’ambiance sauvage des Rocheuses. Je suis à cheval avec les cavaliers, mais ceux qui ne souhaitaient pas se mettre en selle forment un autre groupe, dans un wagon bâché comme au temps de la conquête de l’Ouest. Nous allons tous au même endroit : un « restaurant de la forêt » appartenant à Banff Trail Riders, au milieu des bois, où nous attend une équipe de cuisiniers. Viande grillée à la flamme, grandes salades, pommes de terre au four, brownie, le repas est roboratif et savoureux, et les cow-boys proposent une petite initiation western pendant que la viande cuit : jets de lasso et autres jeux. L’ambiance est vraiment conviviale, une petite épopée Far West accessible à tous avec des chevaux de promenade gentils et de bonne composition.
Mais mon moment préféré sera après le dîner, lorsque nous revenons aux écuries par un autre chemin sur les hauteurs, un sentier en balcon où les sommets iconiques de Banff se détachent dans le ciel flamboyant. La nuit nous enveloppe peu à peu et je ressens une chance immense à être ici au cœur des Rocheuses, à cheval entre chien et loup, ou plutôt devrais-je dire, entre ours et coyote. Inoubliable…
Cowboy cookout à Banff
Pour d’autres expériences équestres faciles, accessibles à tous mais belles et visuelles en Alberta, je vous laisse remonter plus haut et retrouver le récit des balades d’une heure aux Jasper Alpine Stables et aux Waterton Alpine Stables.
Des cowboys aux dinosaures en Alberta
Quand on vous dit badlands, géologie et vestiges fascinants, vous pensez plutôt à l’Arizona , à l’Utah ou au Nevada ? Je ne m’attendais pas à cela… mais les paysages géologiques de l’Alberta m’ont absolument captivée. Mettez à fond Bruce Springsteen, on part pour les Badlands.
Badlands, you gotta live it everyday…
Drumheller, le dernier dinosaure
Si vous êtes comme moi un enfant des années 90, vous avez l’air en tête : « Denver, le dernier dinosaure, c’est mon ami et bien plus encore ». Mais en vérité, Denver aurait dû se nommer Drumheller : la capitale mondiale des dinosaures, c’est ici en Alberta. Drumheller est un endroit incroyable, le rêve absolu de tous les petits garçons fous de dinos. Chaque rue porte le nom d’un dinosaure (n’est-ce pas génial de vivre dans Stegosaurus Alley ?), chaque marchand de glace, coffee shop ou autre fast food a son dinosaure et ses fossiles, et il y a même la plus grande statue de dinosaure au monde (World’s Largest Dinosaure), un tyrannosaure de 25 mètres de haut – vous pouvez même monter dans sa gueule sur une plateforme. La raison de toute cette tripotée de reptiles jurassiques ? Drumheller est l’endroit au monde où on a trouvé le plus grand nombre de dinosaures, la plus grande variété et le meilleur état de conservation. Un tiercé gagnant absolument fascinant qui rend la visite au musée des dinosaures, le Royal Tyrrell Museum. Même si vous pensez ne pas être particulièrement intéressé par les dinos, vous en ressortirez expert et afficionado.
World’s largest dinosaure
Au cœur des badlands à Drumheller
Pourquoi cette exception géologique ? Les badlands de Drumheller, ces paysages fascinants de moraines érodées et multicolores, comme on en voit dans le Sud-Ouest américain, cachent une catastrophe antique : d’immenses tsunamis de boue, des mascarets gigantesques et tueurs, ont régulièrement balayé la région, tuant d’un seul coup des centaines de dinosaures et les fossilisant immédiatement dans une gangue de boue protectrice. On a retrouvé des dinosaures ayant encore leurs plumes (oui, beaucoup de dinos avaient des plumes), ou leur repas tout juste ingéré entier dans leur estomac. La connaissance scientifique des mondes anciens a fait un bond de géant à Drumheller, et c’est absolument vertigineux.
Petit tip : pour vous immerger de l’ambiance des Badlands, arrêtez-vous au point de vue Horseshoe Canyon sur la Highway 9, quelques kilomètres avant d’arriver à Drumheller. C’est magnifique, et très représentatif des paysages hollywoodiens de cette région de l’Alberta. Vous trouverez aussi de très beaux paysages de Badlands autour du Royal Tyrrell Museum.
Le Royal Tyrrell Museum, musée des dinosaures
Difficile de vous décrire la fascination et le vertige que j’ai ressentis en arpentant ce musée unique en son genre, où vous vous retrouvez nez à nez avec des dinosaures dans un état de conservation profondément émouvant. Je ne pensais pas ressentir tant de compassion pour ces dinosaures foudroyés en pleine action par les flashfloods de boue, les voir si vivants, touchants, proches. Mais au-delà de la rencontre avec les rois déchus de la Terre, ce musée raconte les âges géologiques et l’apparition – et la disparition – des formes de vie sur Terre d’une façon incroyablement intelligible et passionnante. Cinq grandes extinctions ont rythmé l’histoire géologique de la Terre, et chacune a permis à un nouveau règne d’advenir, des premières formes de vie à nous les mammifères, en passant par l’âge des dinosaures. Vertige métaphysique et fascination scientifique, ce musée m’a bouleversée !
Le Last Chance Saloon, resto fantôme au cœur des badlands
Vous aimez Big Thunder Mountain (le train de la mine) à Disneyland Paris, les vieux westerns, les lieux insolites et la bonne bouffe généreuse et faite maison ? Vous allez ADORER le Last Chance Saloon à Drumheller, le resto le plus insolite de l’Ouest. Nous sommes dans une ville fantôme : Wayne, Alberta, autrefois une ville minière prospère et abondamment peuplée, aujourd’hui réduite à portion congrue, mais remplie d’histoires de fantômes, de légendes et d’anecdotes. Laissez la maîtresse des lieux vous raconter l’histoire du poney qui buvait de la bière au bar, de la balle fichée dans le mur, ou de tous les objets improbables qui forment le décor inimitable et hétéroclite de ce resto figé dans le temps. La nourriture est roborative, mais DELICIEUSE : briskets, mac’n’cheese, barbecue platter, sweet potato fries, tout est cuit minute, tout est généreux et savoureux. J’ai adoré cette adresse.
Last Chance Saloon
Ammolite, la pépite de l’Alberta
La géologie exceptionnelle de l’Alberta n’a pas produit que des dinosaures : les conditions tectoniques et minérales uniques au monde réunies dans ce sol singulier ont aussi produit une des pierres précieuses les plus rares au monde, les ammolites, des ammonites (nautiles de la préhistoire) changées en gemme par les énormes pressions subies dans les profondeurs. On croirait du verre ou de la peinture, tant les couleurs sont rares et chatoyantes, mais non, c’est bien un bijou fossile, d’une rareté et d’une valeur inouïes. Il faut se rendre chez Korite à Calgary pour admirer et comprendre l’histoire de ces gemmes uniques entre tous, devenus la roche symbole de l’Alberta. Finalement, les ammolites sont à l’image de Calgary : one of a kind.
Ammolites – oui, ce sont de vraies pierres, et non du verre. Leur valeur est immense. Elles sont plus chères que le diamant !
Calgary, ma plus jolie surprise : capitale cowboy et insolites
Je ne venais pas en Alberta pour les villes, c’étaient les grands espaces que je recherchais. Mais Calgary m’a surprise et séduite. C’est la ville canadienne qui connaît aujourd’hui la plus forte croissance : jeune, dynamique, vibrante, elle offre un cadre de vie doux et joyeux, proche de la nature, entre la Bow River et les Rocheuses. Parlons-en, de la Bow River : étonnamment propre et claire, sans pollution, elle est le terrain de jeu rêvé des pêcheurs à la mouche. Je n’imaginais pas me retrouver en grandes bottes de pluie à pêcher la truite sur les bords de la Bow River face à la skyline de Calgary, avec un passionnant guide issu des Premières Nations qui nous apprend à rendre hommage à la rivière, au poisson et à la terre par des offrandes traditionnelles avant de jeter notre ligne. Quinn, le guide de Drift Out West Fly Fishing, est originaire de la tribu Cree et ne se contente pas de nous apprendre la pêche à la mouche : il nous parle de l’histoire du pays et de son peuple, du rôle symbolique de la pêche, et nous fait faire du sport avec des lancers acrobatiques. Une superbe expérience à la fois culturelle, sportive et insolite.
Sunset sur la Bow RiverSkyline vue depuis River CaféPêche à la mouche
Je n’imaginais pas me retrouver à fabriquer une citrouille d’Halloween en verre soufflé chez Fascapple Glass, des artisans souffleurs de verre passionnés et accueillants qui m’ont presque fait croire que j’étais une grande artiste (avec un petit peu d’aide). J’ai adoré la visite insolite de Calgary en side-car, qui amène à un superbe point de vue sur les hauteurs, d’où on voit tout le terrain de jeu du Stampede, le plus grand festival outdoor du monde, ainsi que le saisissant Saddledome Stadium, immense stade en forme de selle de rodéo. Et j’ai adoré prolonger cette immersion western au Sam Centre, le musée du Stampede, et dans les boutiques vintage, comme Wild Rabbit Vintage où on trouve une superbe sélection d’articles western, ayant souvent appartenu à des champions de rodéo, des œuvres d’art et des bijoux. J’ai aimé le Studio Bell, centre national de la musique où on rencontre des instruments rares, précieux et uniques en leur genre, comme des clavecins baroques ou l’étrange synthé géant Tonto qui a marqué les 70’s, ou encore la Bibliothèque de Calgary, avec son architecture audacieuse et ses expos cosmopolites.
Ambiance western à CalgaryBibliothèque de CalgaryVerre souffléSide carSam Centre
Bonnes adresses à Calgary
Et j’ai été bluffée par la qualité de la scène gastronomique de Calgary, qui s’impose comme une nouvelle destination incontournable pour les foodies au Canada. Au fil de nos virées gastronomiques, nous avons mis un point d’honneur à goûter les 7 ingrédients signature de l’Alberta : du bœuf, du bison, du canola, du miel, du blé rouge de Fife, des légumes racines et des baies de saskatoon. (La camerise ou haskap n’est pas dans la liste, mais elle est tout aussi iconique et un vrai coup de cœur). J’ai longuement parlé des bonnes adresses à Calgary sur mon compte Instagram food &wine itinerassiette, mais voici une sélection de restaurants qui m’ont marquée à Calgary, la ville la plus branchée et gourmande de l’Ouest :
River Café : coup de foudre pour ce lieu emblématique de la vie locale situé sur une île au creux d’un méandre de la Bow River, où les couchers de soleil sont spectaculaires et les 7 aliments iconiques de l’Alberta représentés au sein d’un menu gastronomique extrêmement raffiné et ancré dans le terroir
Rouge : élan sentimental pour ce magnifique jardin enchanté et cette maison historique toute peinte en rouge, tenus par un chef originaire de Provence qui marie les saveurs de ma terre natale avec celles de sa terre d’adoption, entre fleurs, herbes et fruits. Un lieu magique.
The Orchard : un cadre superbe de jardin suspendu en pleine ville, une cuisine fusion entre spécialités asiatiques et méditerranéennes, des desserts de haut vol, une adresse branchée qui mérite la hype qu’elle suscite.
Bridgette Bar : un diner hyper tendance, murs de brique, déco cool et décalée et tapas à partager hyper originaux, entre gnocchis, panisses, burrrata, crumble de concombre et crabe, crudo de thon au pistou ou tarte citron meringuée. Très sympa.
Fortuna Row : spécialités mexicaines et sud-américaines, pâtisseries canadiennes (dont la fameuse confiture de haskap) et décor de plage, une adresse hyper colorée et savoureuse pour le brunch.
The Dorian : j’ai aimé le restaurant gastronomique au 27e étage, appelé The Wilde, mais j’ai surtout ADORE cet hôtel cozy et luxueux placé sous le signe de Dorian Gray, à l’élégance fin de siècle décadente et au confort enveloppant comme un nuage d’opium, où vous trouvez une plume de paon sur votre oreiller et le Portrait de Dorian Gray sur votre table de chevet, et où le fameux portrait vieillit et flétrit au gré des confessions laissées anonymement par les visiteurs chaque nuit…
The OrchardRougeHaskap à Fortuna RowThe Dorian
The Dorian à Calgary, le Thanksgiving Ranch à Pincher Creek et le Fairmont Jasper Park Lodge à Jasper seront mes deux adresses hôtelières coup de cœur absolues lors de ce beau voyage en Alberta. Ce qu’il y a de merveilleux ici, c’est que les rêves peuvent se déployer sans limite : aussi beaux soient-ils, le réveil n’est jamais une déception… Bref, l’Alberta m’a éblouie, bouleversée, surprise, émerveillée, et restera à jamais dans mon cœur. Je vous souhaite la découverte de ce Wild West canadien, où chaque émotion est grandeur nature.
Un immense merci à Destination Canada, Travel Alberta, Tourism Calgary, Tourism Jasper, Banff Lake Louise Tourism, Tourism Canmore Kananaskis de m’avoir accueillie lors de ce voyage d’une vie. Un merci tout particulier aux personnes qui ont organisé mon voyage et m’ont reçue, Florence, Amélie, Kierra, Aviva, Marie-Hélène, Brad, Myriam, Kateri, Gloria et Leroy, et toutes les autres personnes adorables rencontrées en Alberta – la gentillesse canadienne n’est pas un mythe. Merci pour tout.
Le Tour des Glaciers de la Vanoise ? Il fait incontestablement partie des treks les plus emblématiques et mythiques des Alpes françaises. Au plus près de la plus grande calotte glaciaire d’Europe continentale, au cœur du plus vieux parc national des Alpes françaises, et à la rencontre d’une faune d’une incroyable richesse, le tour des Glaciers de la Vanoise est une étape emblématique dans une vie de randonneur alpin. Au cœur d’un paysage d’Alpes idylliques, belles comme un livre d’images, nous avons vécu en sept jours cette aventure qui restera parmi nos plus belles. Et pour cette boucle mythique, notre point de départ n’a jamais fait débat : Pralognan-la-Vanoise, village emblématique niché au pied des plus hauts sommets savoyards, porte d’entrée historique du Tour des Glaciers de la Vanoise (affectueusement surnommé TGV), où la montagne est belle comme un livre d’images. Outre sa beauté, ce trek présente de surcroît le grand avantage d’être accessible, sans trop grande difficulté technique ou challenge physique. L’itinéraire que je vous propose, avec son découpage d’étapes en 7 jours, est à la portée de tout marcheur habitué à la randonnée dans les Alpes. Entrons ensemble dans un monde de pure féerie alpine, une semaine de beauté pure au coeur du Parc national de la Vanoise !
Le Tour des Glaciers de la Vanoise : un trek sublime, au plus près de la calotte glaciaire…… à la rencontre de lacs mythiques, comme le lac des Vaches…… ou encore le lac blanc de la Vanoise…… à la rencontre d’une faune d’exception, au coeur du Parc national de la Vanoise !
Pralognan-la-Vanoise, l’un des plus beaux villages des Alpes
Notre randonnée a commencé et s’est achevée à Pralognan-la-Vanoise, au pied des glaciers. Je suis tombée amoureuse il y a longtemps déjà de Pralognan-la-Vanoise en hiver, et j’avais hâte de le retrouver dans les fleurs de l’été. Souvent surnommé le « petit Chamonix savoyard », en raison de sa situation nichée au pied des plus hauts sommets de la Savoie, il fascine par la couronne de montagnes effilées et photogéniques qui le ceignent, comme la belle Aiguille de la Vanoise (2796 mètres). Si je savais dessiner, Pralognan-la-Vanoise m’inspirerait des images à la Samivel.
Le village est réellement l’un des plus beaux de Savoie à mes yeux : blotti sous les glaciers, il respire l’intemporalité, avec ses hameaux de toute beauté, ses chalets de bois et de pierre, ses bouquetins qui s’approchent parfois jusqu’aux maisons. C’est le point de départ historique du Tour des Glaciers de la Vanoise, et l’évidence s’impose dès l’arrivée : impossible de rêver meilleur endroit pour commencer une telle aventure.
Sous le signe du bouquetin et sous l’oeil des glaciers, Pralognan-la-Vanoise, village de toute beauté
Je vous suggère d’arriver la veille, de flâner dans le village, de contempler les sommets ou de faire une petite rando d’échauffement avant de partir… « Pralo » met immédiatement dans l’ambiance alpine ! Vous trouverez sur le site de Pralognan-la-Vanoise de nombreuses idées de randonnées.
Randonner sur le Tour des Glaciers de la Vanoise : un trek alpin idéal
Commençons par répondre à quelques questions qu’on m’a beaucoup posées sur Instagram lors de mon trek.
Quel itinéraire et quelle durée choisir pour randonner sur le Tour des Glaciers de la Vanoise ?
Le Tour des Glaciers de la Vanoise n’a pas de durée “officielle”, ou de tracé gravé dans le marbre. C’est un itinéraire modulable, riche, qui se prête autant à des formats courts de trois ou quatre jours qu’à une grande boucle complète sur une semaine comme nous l’avons fait nous. La Vanoise est très riche en sentiers et en refuges, offrant de nombreuses possibilités d’étapes. Certains choisissent d’ajouter des sommets, d’autres préfèrent les variantes plus techniques. Nous avons fait le choix d’un itinéraire accessible, et avons évité certains passages plus exigeants comme le Petit Mont Blanc, le col du Grand Marchet, ou encore le col de la Masse… A l’inverse, certains randonneurs choisissent le challenge et rajoutent des sommets à leur boucle. Pour nous, le meilleur équilibre était une boucle de sept jours et six nuits : assez longue pour savourer chaque paysage sans se presser, assez douce pour éviter les étapes trop massives, assez complète pour avoir le sentiment d’un véritable grand tour. Bien sûr, comme tout trek, il a fallu faire des choix, mais l’itinérance que nous avons vécue était idéale pour ce que nous recherchions : la beauté pure, le souffle de liberté des glaciers, et le temps de les savourer. Je détaille nos étapes plus bas dans l’article.
La Vanoise, immense, si riche, si belle ! Ici le champ de cairns en amont du Col de Chavière, un passage saisissant
Est-ce que le Tour des Glaciers de la Vanoise est un trek difficile ?
Parmi les chemins de randonnée des Alpes, je considère que le Tour des Glaciers de la Vanoise est un trekalpin accessible. Bien évidemment, il reste montagnard, avec du dénivelé, donc forcément plus intense et engageant qu’un GR652 sur les chemins de Saint Jacques ou qu’un GR736 dans les gorges du Tarn. Mais parmi les trois treks mythiques des Alpes (Tour du Mont Blanc, Tour des Glaciers de la Vanoise, Grand Tour de l’Oisans et des Ecrins), il est considéré comme le plus facile des trois. Pour avoir fait l’exigeant Grand Tour de l’Oisans et des Ecrins (GR54) à l’été 2024, et une partie du Tour du Mont Blanc juste après notre TGV lors d’un Tour du Beaufortain, j’ai nettement ressenti la différence, d’autant que le sens que nous avons choisi,inverse au sens classique, nous a permis de diminuer les dénivelés positifs et d’adoucir les étapes. Nous avions en général moins de 1000D+ par jour (autour de 700 en moyenne), ce qui reste accessible.
Même si le TGV compte, comme tout trek alpin, de bonnes montées toniques, il comporte aussi de nombreux sentiers en balcon panoramiques et roulants où le corps se repose.Col de Chavière, un passage exigeant mais magnifique de ce trek. Un des rares passages qui m’a rappelé le GR54 par son caractère très alpin, mais le trek est dans sa grande partie très roulant et doux.
Est-ce qu’il y a beaucoup de monde sur ce trek ?
Le TGV présente l’avantage d’être moins peuplé que le Tour du Mont Blanc, sublime mais selon moi victime de son succès et affecté par la surfréquentation sur certains passages (qui a fait le Col de la Croix du Bonhomme en plein été au milieu des groupes de 25 personnes sait ce que je veux dire). Le contraste entre les deux treks, que nous avons réalisés successivement, nous a marqués : sortir de la Vanoise et arriver sur le TMB, c’est un choc ! Je pense que le grand nombre de refuges présents en Vanoise, la multiplicité des étapes possibles, aide à répartir les flux et donner à chaque randonneur son moment de solitude en tête à tête avec les montagnes sublimes. J’ai ressenti la même chose sur le TGV et sur le GR54 : le sentiment privilégié d’arpenter un sentier qui, malgré sa popularité, reste exclusif et préservé.
Nous avons souvent randonné dans la solitude sur le TGV. Ici le cirque glaciaire du Génépy, où nous étions seuls au monde.
Comment avons-nous géré nos sacs sur le Tour des Glaciers de la Vanoise ?
L’itinéraire que nous avons choisi ne permettait pas un portage de sac. Si certains refuges ont un accès routier possible (refuge de l’Orgère), d’autres sont complètement inaccessibles par la route (refuge de la Valette, refuge de l’Arpont, refuge du Col de la Vanoise). Pour nous qui recherchions une montagne plus préservée, c’était une bonne chose : cela signifiait plus de solitude et d’exclusivité. Mais cela signifie aussi qu’il fallait être suffisamment en forme, sans problème de dos, pour pouvoir porter son sac toute la semaine. J’ai vu que de nombreuses agences proposaient des TGV aménagés avec transport de bagages, ce qui est est bien pour les personnes souffrant de pathologies incompatibles avec le port d’un gros sac à dos. Cela est super pour rendre le TGV accessible au plus grand nombre, mais cela limite votre choix d’itinéraire et peut vous priver de très belles parties du trek. Donc si vous êtes en forme, j’ai tendance à vous encourager à porter votre sac : cela vous rend plus libre du choix de l’itinéraire et vous permet d’accéder à des refuges sublimes et plus sauvages.
Le sublime refuge de la Valette : aucun accès routier possible
En dormant en refuge et non en bivouac, le poids est limité : nos sacs pesaient chacun une douzaine de kilos une fois chargés avec 2 litres d’eau, mais nous avions du matériel photographique (objectifs, batteries, chargeurs) – sans matos photo, nous aurions été en dessous des 10 kilos. De plus, porter son propre sac permet de faire des économies, car vous ne payez pas le transport de bagages. La Vanoise n’est pas un parc qui se prête bien au bivouac, car il est très réglementé et restreint – je vous en parle plus dans la suite de l’article. Côté budget, les prix varient de refuge en refuge, mais au moment de notre trek (été 2025), une nuit en refuge avec dîner et petit-déjeuner coûtait autour de 60/65 euros, et le pique-nique du lendemain à emporter, autour de 10/12 euros. Bref, si votre santé (poids du sac) et votre budget (prix des refuges) le permettent, je vous recommande l’option que nous avons choisie : dormir en refuge, mais porter votre sac vous-même.
Nous avions respectivement un sac Forclaz (50L) et un sac Lafuma (40L) pour ce trek.
Quels départs sont possibles sur le Tour des Glaciers de la Vanoise ?
Parce que le TGV est une boucle, plusieurs départs sont possibles sur ce trek : Pralognan-la-Vanoise bien sûr, Val Cenis, Termignon, Modane… Vous trouverez de nombreuses suggestions et tracés sur le site Rando Vanoise, ici le lien vers notre itinéraire de Tour des Glaciers de la Vanoise au départ de Pralognan (dans le sens inverse du nôtre) avec tous les tracés GPX. Pralognan-la-Vanoise est le départ historique et emblématique, et pour moi qui suis sensible aux traditions alpines et désireuse de mettre mes pas dans ceux des pionniers, il était une évidence. Je le trouve d’autant plus approprié qu’il permet de se plonger au cœur de l’ambiance Vanoise dès le début, de façon très spectaculaire et marquante : que vous commenciez par le lac des Vaches et le Col de la Vanoise, par le Refuge de la Valette, ou par le refuge de Péclet-Polset, c’est sublime. Si vous ne souhaitez faire qu’un petit tour, du type 3-4 jours, je vous conseille de vous concentrer sur cette partie : les étapes autour de Pralognan nous ont éblouies. L’avantage du départ depuis Modane est la possibilité d’arriver en train, l’inconvénient est que ces étapes de transition gare/trek sont moins esthétiques que d’autres. Je ne les recommande que si vous avez du temps (une semaine), pas pour un trek de trois ou quatre jours : vous consacreriez trop de temps à des étapes utilitaires sans entrer dans le vif du sujet.
Au col de la Vanoise
Notre tour des Glaciers de la Vanoise en 7 jours : étapes et itinéraire
Voici notre itinéraire pour un Tour des Glaciers de la Vanoise d’une semaine, en 7 jours et 6 nuits.
Jour 1 : Pralognan-la-Vanoise → refuge de la Valette
Arriver à Pralognan-la-Vanoise, c’est être déjà en voyage. Nous allons saluer l’emblématique statue de bouquetin (en attendant de les rencontrer en vrai), faire nos dernières courses sur le petit marché coloré, admirer les sommets que nous allons côtoyer. Puis nous prenons une navette pour nous rapprocher de notre départ : le Parking des Prioux. Depuis la rivière, nous commençons l’ascension vers le refuge de la Valette. Très vite, nous croisons les premiers bouquetins : emblèmes du parc, ces silhouettes tranquilles et puissantes donnent immédiatement le ton.
Du bouquetin de Pralognan aux bouquetins de la Valette…
La montée vers le refuge de la Valette est une très belle entrée en matière. Au milieu des cascades, nous montons des alpages aux rochers sculptés, en croisant une faune déjà très abondante, marmottes, rapaces, bouquetins. À notre arrivée au refuge de la Valette, c’est un choc esthétique : le refuge est perché au milieu d’une prairie alpine suspendue, entre falaises et glaciers, et des dizaines de bouquetins broutent tranquillement. J’ai l’impression d’avoir plongé dans un rêve. Cette première soirée est sublime.
Le Parc national de la Vanoise propose ce soir-là une animation sur les bouquetins, passionnante. Nous avons le plaisir de toucher des cornes, tombées naturellement lors de la mue, et de discuter avec le directeur du Parc de l’évolution des effectifs de cet animal emblème : le parc a merveilleusement su le protéger et lui permettre de s’épanouir. La soirée continue autour d’un dîner bio et local hyper savoureux. “On travaille avec une trentaine de producteurs différents, en direct”, nous raconte le gardien dont on mesure l’engagement et l’ancrage dans le territoire de la Vanoise. Une première nuit inoubliable !
Au refuge de la Valette, au coeur du Parc national de la Vanoise
Ce refuge restera un des plus beaux du trek, un véritable choc esthétique.
Jour 2 : refuge de la Valette → refuge de Péclet-Polset
Nous commençons la journée par un sublime sentier en balcon. La calotte glaciaire de la Vanoise nous fait face, l’Aiguille de Péclet se dresse majestueuse et nous avançons vers elle avec bonheur, en passant par le ravissant lac de Chalet-Clou.
Lac de Chalet-Clou
Puis nous choisissons de ne pas aller au plus court, et d’accepter de rallonger un peu notre étape pour passer par un site sublime au plus près des glaciers : le cirque glaciaire du Génépy, immense amphithéâtre de roche et de glace où les gemmes bleutés semblent suspendus au-dessus de nos têtes. Je suis subjuguée par la beauté des lieux.
Du lac de Chalet-Clou au cirque glaciaire du Génépy : magnifique !
Nous traversons des alpages idylliques en descendant vers le chalet de Rosoire, puis nous faisons halte à l’alpage de Ritord pour une pause sérac. Connaissez-vous cette spécialité alpine issue du petit lait ? C’est frais comme un nuage, et ça se marie aussi bien avec du salé que du sucré !
Descente par le chalet de Rosoire et pause sérac à l’alpage du Ritord
La dernière montée vers le refuge de Péclet-Polset se déroule parmi des dizaines de marmottes peu farouches et leurs cousines herbivores plus imposantes : des troupeaux de vaches placides, que nous traversons dans le tintement des cloches.
Montée vers Péclet-Polset
Apprécié des alpinistes comme des randonneurs, le refuge de Péclet-Polset est un beau balcon sur les glaciers, et on y savoure une douche chaude et une croziflette bienvenue. On s’endort heureux !
Refuge de Péclet-Polset
Jour 3 : refuge de Péclet-Polset → refuge de l’Orgère
J’attendais avec impatience cette journée, et la météo me fait un beau cadeau : alors que nous nous réveillons dans la purée de pois, nous choisissons de prendre une heure pour laisser au brouillard une chance de s’en aller, et un ciel bleu éblouissant vient accompagner notre sentier. A deux pas du refuge de Péclet-Polset, nous découvrons l’un des plus beaux lacs des Alpes : le Lac Blanc de la Vanoise. Une pépite turquoise posée dans un décor de haute altitude, minéral et sublime, un vrai joyau !
Nous revenons sur nos pas et entamons la montée vers le Col de Chavière dans un univers minéral et solitaire, presque extraterrestre : nous traversons un immense champ de cairns qui semble l’œuvre de trolls des montagnes. La montée est légèrement vertigineuse sur la fin, un règne de pierre abrupte et de grands espaces. Au sommet, à 2786 m, la vue est sublime.
Nous redescendons vers le lac de la Partie, un petit lac vert moins spectaculaire que son cousin du matin, dans un très beau plateau dont la traversée est très douce, avant de descendre dans la forêt menant au refuge de l’Orgère.
Situé en vallée, le refuge de l’Orgère est cosy, confortable, un havre de paix ourlé au bord des alpages. Changement d’ambiance après la Valette et Péclet-Polset, tous deux nichés au plus près des sommets. On savoure une délicieuse tarte à la myrtille, parce que ce sont les vacances à la montagne !
Refuge de l’Orgère
Jour 4 : refuge de l’Orgère → refuge de Plan Sec
Pour passer de l’Orgère à Plan Sec, deux options : un sentier très alpin et escarpé par le Col de la Masse à 2923m, ou la version tranquille par le Col du Barbier, sur les sentiers en balcon communs à la Grande Traversée des Alpes (un autre trek qui me fait rêver !). Nous choisissons cette deuxième solution : nous avons envie de douceur. Nous quittons le refuge par un sentier forestier qui traverse des hameaux de toute beauté avant de déboucher sur un sublime sentier en balcon, fleuri et panoramique. Nous marchons face aux Aiguilles d’Arves, et surtout face à la reine du jour : la Dent Parrachée, sommet emblématique qui nous accompagnera longtemps.
Col du Barbier : face aux Aiguilles d’Arves et à la Dent Parrachée
Les lacs de Plan d’Amont et Plan d’Aval offrent un intermède bucolique et poétique, d’autant qu’ils sont entourés de sources et de cascades rieuses.
Autour des lacs sur les sentiers en balcon
Cette atmosphère très aquatique est réjouissante, et une belle entrée en matière avant d’arriver au refuge de Plan Sec, un énorme coup de coeur. La vue est merveilleuse, le refuge magnifique avec ses dalles d’ardoise, l’atmosphère douce et enveloppante. Et le dîner… fromages locaux, fromage blanc aux myrtilles – un luxe en refuge, qu’on doit à l’accès routier ! – et une crème brûlée flambée en direct, c’est notre meilleur repas et on en profite.
Le très beau refuge de Plan-Sec
Jour 5 : refuge de Plan Sec → refuge de l’Arpont
Chaque itinérance a sa journée de galère, et pour nous, ce fut celle-ci. Nous partons pleins d’espoir sous un ciel changeant… puis la pluie nous rattrape, et pas qu’un peu. Nous slalomons entre les orages, attendant à l’abri sous des rochers que la foudre s’éloigne pour traverser les parties exposées sur les crêtes. Les cascades sont magnifiques, mais nous sommes déjà tellement sous l’eau que la distinction cascade/reste du monde nous semble brouillée ! Les moutons sont aussi trempés que nous. Un énorme impact de foudre tombe près de nous, nous nous abritons quelques minutes sous le porche d’un chalet d’alpage, en priant la statuette de Saint Antoine, patron des voyageurs, de nous préserver de la colère du ciel !
Un unique rayon de soleil, puis une journée de pluie…
L’arrivée au refuge de l’Arpont est un soulagement immense. Le refuge est célèbre pour sa vue magnifique, avec une grande terrasse ouverte sur les sommets. Nous dégustons une crêpe pour nous remettre de nos émotions, puis la soirée se transforme en fête : chants, danse, randonneurs soulagés d’avoir échappé à la pluie. On joue aux cartes, on révise nos classiques 80’s et on reprend des forces.
Refuge de l’Arpont
Jour 6 : refuge de l’Arpont → refuge du Col de la Vanoise
Quelle journée, quelle magie… Cette étape restera une des plus belles randonnées de ma vie, une perpétuelle jubilation. Nous communions dans l’adoration alpine !
Après avoir quitté le refuge de l’Arpont, nous arrivons dans un gigantesque cirque glaciaire rempli de bouquetins, spectaculaire amphithéâtre au pied du glacier de Chasseforêt, dans une ambiance de haute montagne où les nuages viennent s’accrocher aux sommets bleutés.
Nous marchons au plus près de la calotte glaciaire de la Vanoise, la plus grande d’Europe continentale hors Islande, hypnotisante : un continent de lumière drue qui s’ouvre à nos regards émerveillés.
Puis la ribambelle des lacs des Lozières apparaît, tous plus beaux les uns que les autres, prétextes à des jeux de reflets et des rochers moussus.
Nous continuons sur des sentiers panoramiques d’une beauté inouïe, et arrivons en plein milieu d’un véritable festival de bouquetins : partout autour de nous, au milieu des chemins, jeunes et adultes, étagnes et bébés, ils nous réjouissent.
Bouquetins !
L’arrivée au col de la Vanoise est précédée par une nouvelle série de lacs magiques, juste sous le col. Le torrent de la Vanoise s’étale en tresse dans les immensités sauvages et tisse tout un réseau d’étendues d’eau aux couleurs changeantes.
Autour du col de la Vanoise, une ribambelle de lacs majestueux
Enfin apparaît le refuge du col de la Vanoise, silhouette solitaire posée au plus près des glaciers, où l’accueil est chaleureux et le repas vraiment savoureux. Quelle journée parfaite… c’est pour ça qu’on fait de la randonnée !
Spectaculaire refuge du col de la Vanoise au pied du glacier
Jour 7 : refuge du Col de la Vanoise → retour à Pralognan-la-Vanoise
Je savais que le dernier jour nous réservait un dernier éblouissement, avec un des lieux les plus iconiques des Alpes, une véritable carte postale grandeur nature : le lac des Vaches et sa marelle de pierre. Entre glacier et ciel, ce chemin de dalles d’ardoise court au milieu de l’eau, incroyablement photogénique et poétique. Aucune déception, le lieu est à la hauteur de sa réputation : il est splendide.
Le lac des Vaches
Ce lac est véritablement la « tour Eiffel » de Pralognan-la-Vanoise, et on comprend pourquoi ! Le lac des Vaches est très célèbre, et facilement accessible depuis Pralognan-la-Vanoise en été car les remontées mécaniques épargnent une bonne partie du dénivelé. Il peut y avoir beaucoup de monde au cœur des vacances d’été. Nous l’avons eu pour nous seuls (je n’ai pas retouché mes photos en enlevant des gens, nous étions vraiment seuls au monde – la preuve en vidéo sur Instagram !) en dormant au refuge du Col de la Vanoise et en venant tôt le matin : la plupart des randonneurs arrivent après l’ouverture des remontées. Encore une bonne raison de faire le trek dans ce sens !
La descente vers Pralognan traverse un paysage d’îlots alpins, de cascades, de ruisseaux, de troupeaux blancs en harmonie avec les sommets enneigés. C’est beau à en pleurer. Qu’est-ce que j’ai aimé cette semaine…
Nous rentrons dans le village par ses hameaux, une douce descente vers la civilisation. Nous sommes émus et heureux.
Le trek se termine autour d’un bon repas au restaurant Le Plan B, la plus savoureuse des conclusions : j’avais envie de salade, de fruits et de produits laitiers, les choses qui manquent souvent dans les refuges de montagne !
Maison du parc national de la Vanoise à PralognanDélicieux dessert au Plan B
Les plus beaux lacs du Tour des Glaciers de la Vanoise
Certains treks se lisent comme une histoire de sommets. Celui-ci se lit aussi comme une histoire de lacs. Tout au long du Tour des Glaciers de la Vanoise, l’eau est partout, sous toutes ses formes : glaciers, torrents, cascades, ruisseaux et lacs. Chaque journée apporte sa nouvelle pépite. Le Lac Blanc de la Vanoise fait réellement partie des plus beaux lacs des Alpes que j’aie jamais vus. C’est un lac inouï, extraordinaire, un gemme posé dans un décor de haute altitude entre roches et névés, d’une teinte presque irréelle.
Beauté irréelle de ce lac
J’ai aimé les reflets des montagnes dans les lacs des Lozières, et les entrelacs du Col de la Vanoise, qui ont des airs de lande écossaise, de rêve elfique néozélandais – ici l’imaginaire est débridé.
Linaigrettes autour du Col de la VanoiseLacs des Lozières
Les lacs de Plan d’Amont et Plan d’Aval sont des lacs de barrage, donc artificiels, mais j’ai adoré leurs teintes turquoises et les chapelets de fleurs qui les entourent.
Plan d’Aval
La palme du plus beau reflet va pour moi au petit lac de Chalet-Clou, où se reflète l’Aiguille de Péclet.
Lac de Chalet-Clou
Et bien sûr, il y a l’icône absolue, le lac des Vaches, traversé par sa marelle de pierre, symbole de Pralognan-la-Vanoise. Réjouissant !
Incroyable lac des Vaches à Pralognan-la-Vanoise
Faune et glaciers : au coeur du Parc national de la Vanoise
Ce qui m’a le plus fascinée sur ce trek, c’est la profusion de vie sauvage. Je n’ai jamais vu autant de bouquetins et de marmottes. Omniprésents, ils nous accompagnent tout au long du trek, sans bien sûr que nous cherchions à interagir avec eux : ce sont des animaux sauvages, il ne faut ni les nourrir, ni les déranger, ni rechercher le contact.
Il est important de ne pas chercher à nourrir cette adorable boule de poils, et de la laisser tranquille Rencontres magiques en plein sentier
Fondé en 1963, le Parc national de la Vanoise, le plus ancien des parcs nationaux de France, joue un rôle essentiel dans cette abondance animalière. Il est frontalier avec le Parc national du Grand Paradis en Italie (le plus vieux parc national alpin tout court, constitué d’abord en réserve de chasse par le roi Victor-Emmanuel en 1856, devenu parc national en 1922). Ensemble, ces deux espaces d’exception forment la plus grande zone protégée continue des Alpes. C’est un cœur sauvage immense, où la faune a retrouvé sa place.
C’est la Vanoise qui a sauvé le bouquetin. En 1961, le bouquetin, trop chassé, était presque en état d’extinction dans les Alpes françaises, ayant disparu de tous les massifs… sauf la Vanoise. C’est à partir des effectifs du parc de la Vanoise que l’espèce a été réintroduite partout, nous permettant de profiter de sublimes rencontres avec les icônes cornues dans l’ensemble de la chaîne. Le bouquetin est aujourd’hui un emblème très fort du territoire, notamment du village de Pralognan-la-Vanoise, et le voir aussi souvent pendant le trek donne encore plus de sens à cette belle histoire de protection réussie.
Le bouquetin, emblème de la VanoiseLe bouquetin veille sur Pralognan-la-Vanoise
Et bien sûr, il y a l’omniprésence de la glace. La calotte glaciaire de la Vanoise est la plus grande d’Europe continentale hors Islande, et certaines journées nous font littéralement marcher à ses pieds. Le cirque glaciaire du Génépy et celui du glacier de Chasseforêt ont été des moments forts, tout en étant pourtant sur des chemins faciles, bien loin de l’alpinisme où j’ai d’ordinaire l’habitude de côtoyer la glace. La facilité d’accès à ces paysages glaciaires est impressionnante sur cet itinéraire. On a le sentiment d’être dans une haute montagne très engagée, tout en restant sur un trek balisé et accessible.
Face aux glaciers
Randonnée au cœur du Parc national de la Vanoise : la réglementation sur le Tour des Glaciers
Chaque jour de ce trek, nous entrons dans le cœur du Parc national de la Vanoise. Les petits drapeaux français peints sur les rochers signalent l’entrée en cœur de parc, un trésor national placé sous notre responsabilité collective, et qui implique une réglementation à respecter.
Le cœur du parc est soumis à une réglementation stricte : pas de feu, pas de drone, pas de chiens, même en laisse, pas de cueillette, pas de VTT, pas de bivouac libre. Le bivouac n’est autorisé que sur réservation, près de certains refuges, sur des emplacements dédiés.
Ces règles permettent de préserver la faune, la flore et les paysages exceptionnels que l’on traverse. Ici, pas de feu, pas de barbecue, pas de cueillette de fleurs ou de plantes, pas de ramassage de pierres ou de souvenirs : le paysage doit rester intact. Les chiens sont interdits, même tenus en laisse ou transportés dans un sac, pour protéger la faune sauvage des dérangements. Les drones sont proscrits, pour garantir la tranquillité des animaux et des lieux. Il est également demandé de rester sur les sentiers balisés et d’éviter les raccourcis dans les pentes pour limiter l’érosion.
Le bivouac sur le Tour des Glaciers de la Vanoise ?
Le bivouac fait l’objet d’une attention particulière. Dans le cœur du parc, il n’est pas autorisé partout, et ce n’est pas un droit automatique. Il est uniquement possible à proximité de certains refuges gardés, sur des emplacements dédiés et sur réservation. La tente ne peut être montée qu’en fin de journée (19h) et doit être démontée au petit matin (avant 9h). En dehors de ces zones précises et de ces créneaux, le bivouac est interdit. Cela signifie qu’il faut absolument planifier son itinéraire, réserver ses nuitées et ses éventuels emplacements de tente, et ne pas imaginer pouvoir planter sa tente librement où l’on veut. Bref, pour répondre à une question qui m’a beaucoup été posée : vous pouvez bivouaquer sur le Tour des Glaciers de la Vanoise, mais seulement sur réservation, proche de certains refuges, et il faut absolument prévoir son itinéraire pour faire les réservations, d’emplacement et/ou de repas si vous le souhaitez.
Zone de bivouac autorisée au refuge de la Valette.
Enfin, la règle la plus simple et la plus importante reste celle-ci : ne rien laisser derrière soi. Tous les déchets doivent être redescendus en vallée, même les plus petits, même ce qui pourrait sembler “biodégradable”, comme un trognon de pomme. Ce cadre préservé est un trésor, et le respecter fait pleinement partie de l’expérience du Tour des Glaciers de la Vanoise. Marcher dans un parc national, c’est accepter de se plier à ces règles, pour transmettre les bouquetins, les marmottes, les rapaces et les glaciers aux futures générations.
Ne rien laisser chez elles
Le Tour des Glaciers de la Vanoise, un rêve de randonnée
Ce trek restera pour nous une révélation. La beauté lumineuse des glaciers, la profusion de faune amicale, la variété infinie des paysages, les lacs d’une teinte presque irréelle… La Vanoise nous a offert un voyage alpin d’une intensité rare. Je sais que j’y reviendrai.
Avec Adrien, fabuleux ami et compagnon de randonnée
Un très grand merci à Pralognan-la-Vanoise, et tout particulièrement à Marina, et au Parc national de la Vanoise, pour leur soutien à cette aventure. Merci à Adrien qui a été un merveilleux compagnon de trek, comme toujours.
A l’extrême sud de l’hexagone, suspendue entre les vagues de la Méditerranée et les premiers sommets des Pyrénées, Argelès-sur-Mer vous surprendra par sa verdure, sa nature et sa douce ambiance catalane. A l’automne, c’est la destination idéale pour ceux qui veulent prolonger l’été en bord de mer, vivre un lever de soleil à la plage et un coucher à la montagne, et voyager avec leur chien sans contraintes. J’ai passé quatre jours à Argelès-sur-Mer avec ma chienne Nevada en septembre, et j’ai été happée par la douceur balnéaire de l’atmosphère et la diversité des paysages naturels : longues plages sauvages, criques rocheuses de la Côte Vermeille, forêts de chênes-lièges, vignobles des Albères et points de vue spectaculaires sur les Pyrénées.
Argelès-sur-Mer est connue pour son côté balnéaire, mais on ne soupçonne pas à quel point la nature y est intacte, entre dunes et forêts, littoraux et sommets. J’ai adoré la douceur de vivre hors saison, avec un soleil présent quasiment toute l’année et des sentiers parfaits pour randonner avec un chien. Que faire à Argelès-sur-mer avec son chien ? Voici un guide de voyage hors saison, entre mer et montagne, nature et culture, sport et belles adresses, pour visiter Argelès-sur-Mer avec son chien.
Argelès-sur-Mer côté plage… … et côté montagne… …. côté nature…… et culture…… sans oublier les activités aquatiques !
J’ai vécu ce beau voyage d’automne à Argelès-sur-Mer avec mon amie photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie. Toutes les photos de cet article sont les siennes.
Marion Carcel, l’autrice des images de ce beau voyage d’automne à Argelès-sur-Mer
Argelès-sur-mer avec mon chien : côté plage
Argelès-sur-mer, le nom n’est pas usurpé. Ici, c’est l’immensité et la beauté des plages qui vous frapperont en premier…
Argelès-sur-mer : l’immensité des plages, la beauté des rivages
Argelès : plages immenses et autorisées aux chiens
Dunes préservées, sentiers côtiers, plages immenses et calmes : les plages d’Argelès-sur-mer m’ont fascinée. En hors saison (nous sommes venues en septembre), nous avions la sensation de les avoir pour nous toutes seules.
Dunes et montagnes, bleu azur et grands espaces, le visage de la plage à Argelès-sur-mer
C’est l’endroit idéal pour venir courir, jouer, faire un yoga, s’énivrer de la beauté des levers de soleil. Nous étions logées au camping Sunêlia Les Pins à 5 minutes à pied de la grande plage, il était donc facile de venir en profiter… et nous ne nous sommes pas privées ! L’eau était délicieusement chaude en septembre.
Un matin d’été indien magique à Argelès-sur-mer
Plusieurs plages d’Argelès-sur-mer sont accessibles aux chiens, dont le Racou et la Marenda. Ce sont de grands espaces ouverts où il est très facile de partager une vraie séance de jeu avec son chien, loin des contraintes habituelles du littoral. Au Racou, un arrêté municipal autorise les chiens en liberté après 19h, ce qui a été un vrai plaisir pour Nevada : courir, jouer dans l’écume, profiter d’un littoral encore très naturel.
Argelès-sur-mer avec son chien : le bonheur de trouver de vraies grandes plages autorisées aux chiens ! Délimitation de la plage autorisée aux chiensNevada se fait des copains
En automne, ces plages respirent la tranquillité et offrent un cadre idéal pour profiter de la mer.
Explorer les criques de la Côte Vermeille en kayak avec mon chien
Saviez-vous qu’il était possible de faire du kayak de mer avec votre chien ? C’est une expérience insolite rafraîchissante que nous avons vécue à Argelès. Nous avons embarqué avec Watersport Aventure pour explorer la Côte Vermeille en kayak. Notre guide est passionnant et adorable : histoire des fonds marins, des courants et des légendes pirates, il a mille histoires à nous raconter et c’est un bonheur, d’autant que le paysage est saisissant. La côte entre Argelès-sur-mer et Collioure est belle et poétique, avec ses falaises découpées, ses plages cachées, ses anfractuosités, ses petites grottes et ses criques rocheuses accessibles uniquement depuis la mer. Hors saison, c’est une sortie très tranquille, nous étions presque seuls sur l’eau.
En kayak avec mon chien à Argelès-sur-mer
En bateau jusqu’au Cap Béart depuis Argelès-sur-mer
Pas envie de pagayer ? Vous avez la version la croisière s’amuse ! Avec Roussillon/CTM Croisières, nous sommes parties en bateau depuis Argelès-sur-mer. Nous retrouvons le sublime sentier littoral, faisons un petit stop à Collioure puis longeons la côte rocheuse vertigineuse jusqu’au majestueux Cap Béart. Falaises abruptes, fonds translucides, profondes grottes marines, et le phare du Cap Béart qui domine la Méditerranée : une belle manière de découvrir la Côte Vermeille. Nevada nous accompagnait là aussi, pas totalement rassurée mais quand même curieuse quand les mouettes s’approchaient !
Argelès-sur-mer au Cap Béart via Collioure : une belle croisière avec mon chien !
Visiter Argelès-sur-mer avec mon chien : rando côté nature et montagne
Saviez-vous à quel point Argelès-sur-mer est naturelle et préservée ? J’ai été surprise par cette facette hyper verdoyante de la « capitale du camping ». Argelès-sur-Mer surprend par l’étendue des espaces naturels protégés présents sur son territoire, bien loin de l’image de station balnéaire uniformément urbanisée. On y trouve plusieurs réserves majeures sur la commune :
la réserve naturelle du Mas Larrieu / Marende, une zone littorale de dunes, plantes halophiles et milieux humides, avec une biodiversité remarquable ;
la réserve de la Massane, un massif forestier unique, véritable laboratoire à ciel ouvert de l’évolution des forêts méditerranéennes ;
les zones marines préservées du golfe du Lion, où la faune et la flore sous-marines prospèrent grâce à la profondeur rapide du littoral : ici, les Pyrénées plongent directement dans la Méditerranée, créant des spots de plongée et de snorkeling exceptionnels.
Argelès, paradis du camping ou jardin d’Eden ?
Ce patrimoine naturel a été préservé en grande partie grâce à un élément auquel on ne pense pas : le camping. Argelès-sur-mer a longtemps été la « capitale française du camping », avec jusqu’à 67 campings, contre une quarantaine aujourd’hui. Le plus vaste, La Sirène, a même été l’un des plus grands campings d’Europe.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, cette concentration de campings a protégé le littoral : pas de béton, mais des hectares de pins et de zones naturelles restées intactes. Au final, « un camping, c’est un poumon vert ». Les campings ont empêché la construction d’immeubles et laissé au littoral son caractère végétal, ouvert et vivant. C’est un grand paradoxe positif d’Argelès-sur-mer.
Notre camping, Sunélia Les Pins : très verdoyant !
Cela reflète aussi l’identité profonde du pays catalan. Ici, les habitants sont avant tout des gens de la terre : agriculteurs, forestiers, montagnards. Historiquement, la mer n’était pas une alliée : elle représentait plutôt la menace et les invasions. Rien à voir avec la culture bretonne tournée vers le large. Cette relation particulière explique en partie pourquoi la côte est restée si peu construite : on l’observait, on la surveillait, mais on ne s’y installait pas massivement.
Argelès-sur-mer vue des hauteurs : littoral préservé
Le résultat : un littoral très préservé, un arrière-pays forestier dense, et une transition directe entre montagne et mer qui donne à Argelès-sur-mer sa signature si particulière. Et puis, les campings, cela signifie aussi : plein de belles adresses dog-friendly ! Depuis nos séjours au Camping Idéal Annecy ou au camping de la Vallée de la Drôme, je sais que le camping est le plan parfait pour séjourner avec son canidé préféré. Je vous en dis plus dans la section bonnes adresses, parlons randonnée !
Sublime randonnée au coucher de soleil : la Tour de la Massane
La randonnée à la tour de la Massane est l’un des plus beaux itinéraires des Albères, et un parfait résumé de ce qui rend Argelès-sur-mer si singulière : cette proximité immédiate entre mer et montagne. On part au milieu des vignes, on traverse le maquis, et on rejoint une crête où la vue s’ouvre soudain sur les sommets pyrénéens d’un côté et la Méditerranée de l’autre. Peu d’endroits offrent un tel contraste.
Des vignes aux sommets : la Tour Massane, une longue et belle randonnée variéeAu coeur des vignes au début de la randonnée
La tour elle-même, perchée à 793 mètres d’altitude, date de la fin du XIIIᵉ siècle. C’était une tour de guet qui communiquait avec d’autres tours du territoire, notamment celle d’Argelès-sur-mer (clocher-tour de Notre-Dame del Prats) ou la Tour de la Madeloc (Collioure). En cas d’attaque venant de la mer, les tours s’alertaient entre elles. Ce système défensif reliait les Albères jusqu’au Canigou et aux plaines du Roussillon.
Spectaculaire tour de la Massane
C’est une randonnée sportive, surtout dans sa dernière partie, mais l’arrivée à la tour est un moment à part. Au coucher du soleil, la lumière bascule sur les forêts profondes des Albères, la mer devient argentée, et les sommets pyrénéens prennent une teinte rose dorée. On a vraiment le sentiment d’être au point de rencontre de deux mondes, entre montagne solide et horizon marin.
Une sublime randonnée au coucher de soleilLa vue sublime sur les Pyrénées
C’est une randonnée exigeante mais accessible, et probablement l’un des plus beaux panoramas de la région. Une rando coup de cœur, complète et grandiose, que je recommande !
Balade du château de Valmy à la chapelle Saint-Laurent
Envie d’une randonnée facile et accessible, mais vraiment belle et variée ? La balade du château de Valmy à la chapelle Saint-Laurent est une très belle manière de découvrir le patrimoine catalan, entre histoire, agriculture et paysages forestiers. Nous étions accompagnés de Ludovic Récha, guide du patrimoine, grand amoureux du territoire.
Ludovic Récha, guide passionné et passionnant
Le château de Valmy lui-même raconte une partie de l’histoire d’Argelès-sur-mer : c’est une grande demeure bourgeoise construite par une famille influente de la région. On y produit aujourd’hui encore des vins du Roussillon, dont les célèbres Valmy « roses blanches ». Les vignobles entourent cette folie fin XIXe, dont j’adore l’allure romantique et insolite qui me rappelle un peu les châteaux de Bavière, construits à la même époque. Depuis les abords du château, la vue est spectaculaire : le Canigou au nord, les Corbières plus loin, et la plaine du Roussillon qui s’étend jusqu’à la mer.
Le château de Valmy et les vignobles avec vue sur les Pyrénées et les Corbières
Le sentier monte ensuite à travers les vignes et les forêts méditerranéennes, où Ludovic nous parle du lien très ancien entre agriculture, monachisme et structuration du paysage. Les moines bénédictins ont façonné ces terres dès le Moyen Âge, suivant la règle ora et labora : prie et travaille. Leur rôle fut d’autant plus important après les invasions sarrasines : Charlemagne stabilise la région avec le comté de Barcelone, donnant naissance à la province médiévale de Catalogne. La chapelle Saint-Laurent, fondée en 1163, témoigne de cette période. De style roman, elle est typique de l’histoire religieuse catalane. On devine, autour, ce que furent les cultures médiévales : élevage de chèvres et de moutons, laine exportée vers les comptoirs méditerranéens, et une pierre locale très typique, le caïrou, cette brique rouge fabriquée à partir des argiles présentes dans le sol (la « villa argilaris » du IXe siècle qui a donné son nom à Argelès). Le paysage raconte également la vie rurale : anciennes cabanes pastorales appelées orii, murettes de pierres sèches servant de restanques, zones marécageuses où l’on tenta d’introduire le riz ou la sériciculture (vers à soie), et pins maritimes plantés pour assécher les sols comme dans les Landes.
Au coeur du patrimoine catalan à la chapelle Saint Laurent
Forêts catalanes en automne, l’histoire du paysage d’Argelès
Je ne résiste pas au plaisir de vous raconter encore les choses passionnantes que Ludovic nous a enseignées, côté forêt cette fois.
Le sentier passe par de superbes forêts de chênes-lièges, témoins des grands incendies qui ont marqué la région. Le chêne-liège, quercus suber, en est l’exemple le plus spectaculaire : c’est le seul arbre à posséder une écorce à la fois isolante, antibactérienne et naturellement protectrice contre les parasites. Cette écorce épaisse lui a permis d’évoluer avec les incendies. Même lorsqu’un tronc est entièrement noirci, l’arbre n’est pas mort : la chaleur brûle les feuilles mais ne pénètre pas jusqu’au cambium. Avec les pluies de novembre, le chêne repart.
Puis nous arrivons dans le maquis : bruyères arborescentes, cistes, lavande stoechas, calicotomes, genêts qu’on nomme en catalan argelacs (une sorte d’ajonc épineux très présent dans le paysage, qui figure même dans les armoiries d’Argelès-sur-mer). Beaucoup de ces plantes sont pyrophiles : elles renaissent après le passage du feu et en tirent même avantage, ce qui explique la robustesse du maquis face aux incendies. On observe aussi cette adaptation au milieu sur le littoral, avec les plantes halophiles du Mas Larrieu, capables de pousser dans les dunes salées. Le lien entre milieu marin, maquis et forêts des Albères est constant et Ludovic nous raconte ce paysage de façon fascinante.
Au coeur de la forêt catalane
Sur les replats, la vue embrasse à la fois la plaine du Roussillon, les Corbières, le Canigou et, plus loin encore, jusqu’au Bugarach (ce sommet devenu célèbre en 2012 lors de la fin du monde, vous savez) avant de plonger vers la mer turquoise et les criques rocheuses de la Côte Vermeille. C’est une randonnée facile mais vraiment belle, et authentiquement catalane.
Bonnes adresses avec mon chien à Argelès-sur-mer : restos et douceur de vivre
Argelès-sur-mer en septembre, quel paradis ! Douceur de vivre, soleil toujours au beau fixe, eau chaude et restos de plage toujours ouverts : le meilleur moment pour croquer la vie à pleines dents. Voici quelques coups de coeur.
Magnifiques adresses à découvrir avec mon chien à Argelès-sur-mer
La Nouvelle Vague beach club
Une très belle adresse les pieds dans le sable qui cultive son ambiance exotique avec sa déco du bout du monde, un petit air de Bali ou de Thaïlande dans les Pyrénées orientales. Le service est chaleureux et dog friendly, la cuisine fraîche et créative, et j’ai un énorme coup de cœur pour le dessert : le plus beau et gros plateau de fruits que j’aie jamais vu ! Incroyable et mémorable !
La Nouvelle vague : énorme coup de foudre balnéaire ! Un repas mémorable
Arbor et Sens, un charme fou
Que de charme, d’idylle et d’originalité pour ce beau restaurant romantique installé sous un immense arbre à l’écorce ravinée, avec un joli jardin ombragé et une cuisine hyper créative, très végétale et inventive. Dans l’assiette, on se régale de beaucoup d’herbes, de légumes, de fruits : c’est original et c’est délicieux. Une adresse ravissante, gastronomique et raffinée, à tester !
Arbor et sens, une cuisine ultra créative et un cadre bucolique !
L’Oasis au Racou
Dès notre premier soir, nous nous sommes mis dans l’ambiance balnéaire : une terrasse face à la mer, un coucher de soleil sublime, des spécialités catalanes, poissons, fruits de mer, tomates et légumes du soleil – tout ce qu’on attend des vacances dans le sud de la France !
Un beau dîner en bord de mer au Racou au resto Oasis
Domaine de la Mer Blanche : fruits méditerranéens et « cellos » étonnants
Le Domaine de la Mer Blanche a été l’une de nos découvertes les plus étonnantes : dans un cadre complètement cinématographique aux allures d’ancienne hacienda de Zorro, cette exploitation en agroécologie cultive en permaculture les variétés fruitières méditerranéennes.
Le domaine de la Mer blanche à Argelès-sur-mer
La biodiversité préservée est au cœur du projet. On trouve par exemple une haie champêtre composée de coing, sureau et autres arbustes plantés non pour la production, mais pour attirer les insectes auxiliaires et protéger les vergers. Dans les champs, grenadiers, oliviers, figuiers de Barbarie, agrumes et figuiers traditionnels cohabitent, adaptés au climat semi-aride des Pyrénées orientales. Les parcelles ne sont pas irriguées (sauf les agrumes les plus sensibles), car la propriété se situe près d’une rivière, et le sol est paillé pour conserver l’humidité pendant l’été.
Les agrumes sont particulièrement variés : citron, orange, orange sanguine, mandarine, clémentine, yuzu, kumquat, mais aussi le rare et précieux citron caviar, dont les petites perles translucides éclatent en bouche. Le domaine produit aussi des grenades qu’il transforme en jus, vin ou vinaigre, des figues (vendues fraîches, en nectar ou confiture) et du miel issu des ruches installées dans une seconde haie champêtre.
Enfin, la grande originalité du domaine, ce sont ses liqueurs maison, surnommées « cello » sur le modèle de « limoncello » : mandacello, orancello, etc, obtenues en zestant les agrumes puis en les faisant macérer en cuve inox. La visite s’achève par une dégustation haute en couleurs et en surprises, et on repart les mains pleines : impossible de résister ! Prenez rendez-vous pour y aller à votre tour, cela vaut le détour.
Très belle découverte et dégustation au Domaine de la Mer blanche
Notre hébergement acceptant les chiens, le camping Sunêlia Les Pins
A Argelès-sur-mer, il faut dormir au camping, c’est la tradition ! Nous avons séjourné au camping Sunêlia Les Pins, installé dans un cadre très nature, avec beaucoup d’arbres, de pins et de palmiers. L’ensemble est ombragé, agréable, et parfaitement adapté à un séjour avec un chien. Le bungalow était très joli, confortable, et situé dans une zone calme, bien intégré dans la végétation.
Camping Sunélia Les Pins
Le camping possède une grande piscine, avec un espace ludique comprenant plusieurs jeux et toboggans pour enfants. L’ambiance est familiale et détendue. Le restaurant, installé sous les palmiers, propose des spécialités catalanes avec notamment beaucoup de fruits de mer – c’était réellement bon ! C’était savoureux, simple et frais, exactement le type d’adresse où l’on aime dîner après une journée dehors.
Ambiance catalane
L’un des avantages majeurs du camping est sa localisation : on est à six minutes à pied de la plage, ce qui permet d’aller admirer facilement le lever ou le coucher de soleil, ou de faire une balade rapide avec son chien le matin et le soir. L’ensemble est dog friendly et très pratique pour un séjour canitourisme comme celui-ci.
Couleurs d’Argelès-sur-mer : le Festival Urb’Art
Urb’Art est un festival de street art organisé chaque année à Argelès-sur-mer. Des artistes sont sélectionnés pour intervenir sur de grands panneaux installés le long de la promenade du front de mer. Ces panneaux proviennent d’anciennes expositions photographiques et sont réutilisés dans une logique d’upcycling : le projet se veut écolo et engagé. Les artistes travaillent sur place pendant une semaine, en résidence, et réalisent leurs fresques en direct. Chaque édition s’articule autour d’un thème lié à l’environnement, par exemple l’alimentation pour l’année 2025. Après le festival, les œuvres restent exposées sur la promenade pendant toute l’année, colorant agréablement la balade littorale. On trouve également plusieurs fresques dans le centre-ville, réalisées au fil des éditions, et j’ai adoré les couleurs vives et joyeuses de certaines, qui me rappellent l’Amérique du sud. L’ensemble ancre Argelès-sur-mer dans la scène street art contemporaine et achève d’en faire une destination branchée et atypique – Argelès-sur-mer, bien plus que du camping, des tonnes de surprises !
UrbArt à Argelès-sur-mer, le festival street art en front de mer
Vous l’aurez compris, j’ai vraiment adoré ce sublime séjour hors saison avec mon chien. Argelès-sur-mer a été un coup de foudre et je sais déjà que je reviendrai…
Un grand merci à l’office de tourisme d’Argelès-sur-mer et notamment à Juliette et Nathalie pour ce merveilleux séjour qui restera un de mes plus beaux souvenirs balnéaires.
Si je vous dis Ajaccio, vous pensez d’abord aux plages de sable clair, à l’eau turquoise et aux îles sanguinaires ? C’est la vérité : le pays d’Ajaccio est riche de rivages magnifiques et ensoleillés, où l’eau reste délicieusement chaude fin septembre. L’été semble venir hiverner ici, dans cette douceur dorée du sud de la Corse. Mais le pays d’Ajaccio a plus encore à offrir que la beauté de ses plages. Le terroir corse, ses saveurs authentiques et la beauté des rencontres avec celles et ceux qui façonnent ce territoire resteront ancrés dans mon cœur. Ce que j’ai trouvé à Ajaccio, c’est le goût du vrai. Ce sont ces produits corses de haute qualité, qui n’ont rien à voir avec ce que l’on trouve sur le continent : fromages affinés du maquis, charcuterie de cochon corse au caractère profond, miel AOP né de l’abeille noire de Corse, fruits et légumes gorgés de lumière, canistrelli aux mille parfums, vins façonnés par le sol de l’île de beauté et bières brassées à l’eau des montagnes. Ici, la gastronomie est l’expression d’un terroir unique, qui se transmet avec passion. Il faut venir rencontrer les artisans et producteurs du pays d’Ajaccio, découvrir leur chaleur, leur amour de leur terre et leur sens du partage. Sommeliers, maraîchers, producteurs de fromage, apiculteurs, brasseurs, vignerons… chaque rencontre nous a touchées. Et nous avons aussi vécu quelques surprises qui nous ont permis d’entrer au cœur de l’âme corse. Terroir puissant, beauté préservée, spécialités exquises : ce voyage à Ajaccio hors saison, à la rencontre des producteurs, restera mémorable. Pour découvrir Ajaccio à l’automne sous son versant le plus authentique et savoureux, suivez le guide !
Un voyage d’automne savoureux à Ajaccio…… entre beauté du rivage…… couleurs des montagnes… … villages préservés…… immersion dans le terroir…… et saveurs authentiques !
J’ai vécu ce beau voyage d’automne à Ajaccio avec mon amie la photographe Marion Carcel alias Foehn Photographie. Toutes les photos de cet article sont les siennes.
Marion, autrice des images de ce voyage
Ajaccio côté nature : mer, montagne et plein air
On dit que les Grecs auraient surnommé la Corse la kallisté, la plus belle des îles de Méditerranée. Entre mer d’un azur éblouissant et montagnes abruptes, la Corse mérite bien son surnom d’île de beauté…
Lumière de Corse à l’automne : Ajaccio fin septembre
Nous avons pris le ferry pour Ajaccio à Toulon et dès l’embarquement sur le bateau, un coucher de soleil d’or et de roux nous a initiées à la magie de ce voyage hors saison. Fin septembre en Corse, entre été indien sur les plages et automne en montagne, c’est avant tout l’époque de la lumière généreuse, du soleil qui se lève en rose et se couche en doré. Les crépuscules flamboyants ont rythmé ce voyage visuellement sublime.
Lumière d’automne sur les Iles sanguinaires
Le bleu d’Ajaccio : beauté des plages en septembre – octobre
Ajaccio fin septembre, c’est l’impression que l’été n’a jamais vraiment pris fin. L’eau est chaude, la lumière dorée, les plages s’étirent dans une clarté presque tropicale. Cette côte lumineuse m’a rappelé les Caraïbes : bleu intense, transparence irréelle, sable clair et une douceur inouïe. C’est un moment idéal pour explorer les rivages. Hors saison, on savoure cette impression de privilège. Tout est beau, tranquille et touchant à la fois.
Le plateau du Cuscionu : pozzines, rivières et spuntinu
Quitter le littoral pour rejoindre le plateau du Cuscionu, c’est changer de monde. À pied ou en VTT avec Mountain E-Bike, qui propose des locations de VTT de qualité avec assistance électrique, on avance au milieu d’un paysage qui me rappelle presque l’Ecosse, tant l’automne le nimbe d’une aura mystique et druidique. Au milieu des grandes hêtraies aux troncs noueux, les fougères sont roussies par la saison, et les pozzines (ces tapis d’herbe spongieuse traversés de filets d’eau, typiques du plarteau) me fascinent par leur texture aqueuse et presque onctueuse. J’admire les étendues rousses en rêvant d’itinérance, de grande randonnée. Le plateau du Cuscionu est l’un des plus beaux tronçons duGR20, et probablement l’un des plus singuliers : un plateau de montagne boisé, sauvage, habité d’animaux en liberté.
Sur le plateau du Cuscionu Hêtraies et animaux sauvages En rando ou en VTT sur le plateau
C’est ici que nous avons dégusté un spuntinu, le mot corse pour le pique-nique (je trouve que quand vous l’appelez spuntinu, le goût est encore meilleur). Saucisson, bastelles fourrées aux oignons, blettes ou épinards, fromages, produits du terroir : tout ce qui fait la Corse en version simple, vraie, profondément savoureuse.
Spuntinu sur le plateau
La bière du GR20 : expérience “De la source à la bière” avec la Brasserie Bocca
Découvrir la bière du GR20 sur le GR20 : c’est l’idée magnifique de Sylvain, brasseur et accompagnateur en montagne, qui a fondé la Brasserie Bocca. Il nous emmène sur le plateau du Cuscionu, là où naissent les sources qui alimentent villages et torrents. Sylvain est très fier d’utiliser cette eau de source pure et vive, au goût si limpide, pour brasser ses bières de terroir et de caractère. Nous remontons à la source, littéralement. Sur le plateau, Sylvain nous raconte la flore, les légendes, l’histoire de l’eau, puis on redescend pour une dégustation conviviale à la brasserie. Une expérience profondément attachée au territoire, simple et joyeuse, un vrai moment de partage.
De la source à la bière
A Cupulatta : tortues corses et tortues du monde entier
A Cupulatta est le plus grand parc européen consacré aux tortues, et c’est une visite qui nous a absolument fascinées. Ici, on découvre les deux tortues corses (la cistude et la tortue d’Hermann), mais aussi des espèces venues du monde entier : la tortue-boîte qui peut entièrement entrer en elle-même, la tortue étoilée de Madagascar aux motifs si poétiques, les tortues géantes des Seychelles si attachantes, la tortue crêpe qui porte bien son nom…
Tortue d’HermannTortue des SeychellesSi attachante !
Et nous avons l’émotion de rencontrer les bébés tortue, car le site assure la reproduction des espèces, y compris des espèces rares et protégées : c’est ici qu’a eu lieu la première naissance française d’une tortue géante des Galápagos, un moment précieux et émouvant.
Bébé tortue des GalapagosTortue étoilée de MadagascarA Cupulatta
Le site regorge d’histoires étonnantes. Nous découvrons que les tortues de Madagascar adorent l’eau et la couleur rouge, que les mâles se battent comme des boucs avec leurs espèces de cornes qu’on nomme gulaires, et que les chats sont ici les meilleurs amis des bébés tortues : ils mangent les rats et les souris qui veulent dévorer les œufs. Les soignants sont adorables et passionnés et les animations fascinantes, on aurait vraiment pu y passer la journée. Chaleureusement recommandé !
Le Petit Train du Maquis
Vrai petit train d’époque qui ravira les collectionneurs, le Petit Train du Maquis serpente à travers les collines corses, surplombe les impressionnants lacs de barrage et offre des vues magnifiques sur l’arrière-pays. C’est l’occasion d’entrer dans la châtaigneraie, d’observer la diversité du paysage, et de mieux comprendre comment nature et agriculture façonnent ce territoire entre mer et montagne.
Le pays d’Ajaccio côté terroir : producteurs passionnés et saveurs corses authentiques
Le cœur et les papilles… le pays d’Ajaccio est une explosion de saveurs. À l’heure de repartir, ce que je retiens du pays d’Ajaccio ne s’arrête ni à la beauté de la mer, ni à la lumière radieuse du mois de septembre, même si elles sont inoubliables. Ce sont les saveurs qui m’ont marquée. La charcuterie, les fromages, les miels, les fruits, les bastelles, les canistrelli, le vin. Tout ce qu’on goûte ici a un goût profond, puissant, incomparable. Le goût du terroir, de la terre, du maquis, du soleil, du travail bien fait.
Spécialités corses chez A cantina de l’Alba Scelta
La première étape, bien sûr, sera une halte au marché d’Ajaccio, pour une première immersion dans le goût du terroir corse avec les producteurs rassemblés sous les halles colorées.
Au marché d’Ajaccio
Mais pour vivre une véritable expérience de la ferme à l’assiette, rendez-vous directement chez les producteurs, au coeur de la campagne du pays d’Ajaccio…
Clos Capitoro : pique-nique romantique dans les vignes
Un des moments les plus doux du voyage fut le pique-nique romantique organisé par le Clos Capitoro, à deux pas d’Ajaccio. Au milieu des vignes baignées de lumière, nous rejoignons avec notre panier de petit chaperon rouge une nappe dressée rien que pour nous, couverte de charcuterie corse, fromage, fruits frais, pain croustillant…
Pique-nique au Clos Capitoro
Nous avons choisi nous-mêmes au caveau le vin qui accompagnerait le festin, et nous avons jeté notre dévolu sur le rouge fruité « Âmes sœurs », un sciaccarellu, cépage emblématique de Corse, aux parfums délicats et poivrés.
C’est un moment bucolique et délicieux, qui nous plonge illico dans la poésie du terroir corse. On continue avec le vin à travers une autre expérience insolite…
Autour du 20 : un escape game dans une vraie cave à vin
Chez Autour du 20, c’est une famille de sommeliers passionnés et exigeants qui a imaginé un escape game absolument unique : une véritable quête œnologique au cœur d’une authentique cave à vin. Le but ici n’est pas de sortir de la pièce, mais de dénicher LA bouteille de vin ! On résout des énigmes, on fouille entre les bouteilles, on manipule des outils de sommelier… et pour avancer dans le jeu, il faut procéder à plusieurs dégustations (la meilleure partie, évidemment !). La mise en scène est soignée, immersive, et la surprise finale vaut le coup d’œil. On s’est amusées pour de vrai, on s’est complètement prises au jeu, et on a ressenti une vraie joie et fierté à la fin ! Une expérience à la fois ludique, originale et gourmande, et une très belle manière d’approcher l’univers du vin corse.
La Maison du Sommelier, au sein de laquelle cet escape game si original est installé, est également une université du vin, proposant des parcours de formation aux jeunes sommeliers.
Brasserie Bocca : la bière des montagnes
Si vous préférez au vin la bière, rendez-vous chez Sylvain à la brasserie Bocca. Je vous en parle longuement plus haut, à travers l’expérience « de la source à la bière » : cette bière est brassée à l’eau des montagnes corses !
Le Jardin des Abeilles : miel AOP Corse et abeille noire
Le Jardin des Abeilles, tenu par un frère et une sœur, Pierre et Tiphaine, est un véritable paradis pour les amoureux de miel. Ici, l’abeille noire de Corse, une race endémique de l’île de beauté, produit l’un des deux seuls miels AOP de France (avec celui des Vosges). Ce label récompense la singularité des miels corses, qui nous étonnés et ravis avec leurs miellats rares, leurs miels de maquis, leurs parfums délicats et intenses impossibles à reproduire ailleurs. Le clou de la visite, c’est la dégustation, où on entre dans toute la singularité du terroir.
Jardin des abeilles
Mais l’exploration du jardin est aussi passionnante. Le cadre est bucolique, entre rivières, forêts et rochers, et la pédagogie très soignée. On côtoie des vivariums en verre où l’on voit les abeilles construire leurs rayons, des jeux pour imaginer notre rôle au sein de la ruche, des animations immersives, le tout dans un décor de nature bercé par le clapotis de l’eau vive.
La boutique est un émerveillement. Elle est conçue comme une ruche géante, avec des alvéoles en bois, des pots de miel tous plus tentants les uns que les autres, des confitures et produits dérivés, comme une bière au miel absolument délicieuse.
La Fromagerie Capra : chèvres en liberté et sublime plateau de fromage
Tenue par des passionnés, la Fromagerie Capra, cultive une atmosphère d’arche de Noé corse : chèvres, oies, ânes, cochons, chats super attachants, et une famille d’agriculteurs hyper chaleureux qui proposent, outre des fromages fabuleux, des dîners conviviaux en plein air au domaine. La visite se termine par un plateau de fromages XXL, probablement l’un des plus généreux que j’aie vus : toutes les variétés de fromages corses, affinés avec soin, puissants, typés, absolument délicieux.
On prend un immense plaisir à câliner les chèvres, les chats, les ânes, les chiens, saluer prudemment les oies et les cochons – le bonheur, on ne voulait plus repartir ! Un vrai coup de coeur, une adresse à retenir, où vous serez accueilli avec convivialité et générosité.
A Cantina de l’Alba Scelta : de la ferme à l’assiette
Impossible de trouver un circuit plus court et une expérience plus immersive que la table de A Cantina de l’Alba Scelta. C’est un repas corse comme on en rêve : authentique, généreux, profondément sincère. Stéphanie, Sébastien et leur famille nous accueillent chez eux, au milieu de leur ferme, entourés d’animaux et d’une nature magnifique. Nous rencontrons les vaches et les cochons, nous déjeunons sous les chênes, au cœur de la verdure.
A Cantina Famille chaleureuse et ambiance champêtre
Tout est fabriqué maison, avec des produits de la ferme : viandes, charcuteries, fromages, tout vient d’ici. Tout est délicieux. C’est une authentique cuisine corse, savoureuse et généreuse.
Et pour prolonger l’expérience, il est possible de dormir au cœur du pays corse dans des lodges insolites installés sur place.
L’Urticcedu : le jardin généreux de Mattea
Mattea, la maraîchère passionnée de L’Urticcedu, cultive, vend et transforme des fruits et légumes corses avec une immense générosité. Son sourire contagieux nous a touchées, et sa boutique est un vrai paradis fruitier. Ici, tout est de saison, tout est local, tout est fait avec amour. Septembre, c’est la saison des figues (délicieuses !), des courges, mais aussi des fruits exotiques made in Corsica, insolites et savoureux : le fruit de la passion pousse sur l’île de beauté !
Mattea transforme aussi, on trouve ainsi à l’Urticcedu des sauces, des vinaigres maison, des liqueurs, ou encore du miel du jardin des Abeilles. Sa boutique, douce et chaleureuse, donne envie de tout emporter.
Biscuiterie d’Afa : les canistrelli des deux frères
Les canistrelli ? C’est le biscuit iconique de Corse, impossible de venir en vacances ici sans en rapporter ! La Biscuiterie d’Afa, fondée par deux frères, propose des canistrelli en des dizaines de parfums, croquants, parfumés et originaux (coup de cœur pour la noisette !).
Et j’adore les produits dérivés de canistrelli, notamment une pâte à tartiner maison à tomber par terre. Un souvenir parfait à glisser dans la valise.
L’Allure en Pot : la céramique créative de Linpo Lipai
Au milieu de toutes ces adresses gourmandes, j’ai eu un coup de foudre artistique : l’atelier L’Allure en Pot, de la céramiste Pauline Pailly, alias Linpo Lipai.
Son atelier est un petit univers à part, plein de pièces ultra originales, décalées, très créatives : visages stylisés, silhouettes libres, formes sculpturales et couleurs joyeuses. C’est une céramique profondément artistique, qui raconte une histoire à chaque pièce.
Pauline nous a parlé avec passion de son métier, de cette vocation qui l’accompagne depuis l’enfance, et du plaisir qu’elle a à créer de nouvelles collections chaque année. Elle travaille un bleu sublime, azuréen, intense, qui semble capturer la lumière de la mer et des rivières corses.
J’ai eu un vrai coup de foudre pour ce bleu-là, et je suis repartie avec une Vierge émaillée au pinceau, délicate et puissante à la fois.
Au-delà du talent, il y a aussi la rencontre : Pauline est solaire, souriante, avec une personnalité pétillante et un sourire contagieux. Une magnifique rencontre, que je garde précieusement dans mes souvenirs d’Ajaccio.
Où dormir et où manger : nos bonnes adresses autour d’Ajaccio
Le voyage commence dans l’assiette… et par une bonne nuit.
Maison d’hôtes Zella : une bulle de douceur perdue au cœur des montagnes
« Mais on va où ? » « Le GPS dit n’importe quoi, non ? » « T’es sûre que c’est par là, y a plus de route ? » Arriver à la maison d’hôtes Zella prend des airs de safari corse cabossé, où le regard narquois des cochons noirs semble nous narguer. Mais une fois sur place ? C’est le jardin d’Eden…
Un bassin où l’eau chuchote, un jacuzzi avec vue sur les montagnes, une terrasse baignée de lumière au milieu des vignes, l’endroit est beau comme un tableau. Si vous rêvez d’un réveil enveloppé de lumière, de calme et de nature, la Maison d’hôtes Zella sera votre petit paradis.
Jean-Marie est un fabuleux cuisinier et un amoureux du terroir, on dîne avec lui les produits de son jardin. Les tomates sont les meilleures du monde, les plats traditionnels corses ont un goût incroyable, c’est la rencontre du savoir-faire et de la générosité.
Le petit-déjeuner maison est un autre moment de grâce, dans la lumière dorée d’un lever de soleil parfait. Confitures maisons, pains et pâtisseries sortis du four, fruits frais tranchés, produits du jardin… tout est généreux, frais, délicieux. Un lieu idyllique, simple, beau, profondément apaisant, qui nous a réellement marquées.
Chambres d’hôtes Alivetu : un cocon lumineux
À Alivetu, tout respire la douceur douillette : les chambres lumineuses, la cuisine partagée où chacun peut se préparer un repas, et surtout ce fabuleux petit-déjeuner fait maison. Quel bonheur de se lever et de découvrir cette table débordant de merveilles, gâteaux cuisinés par notre hôtesse, fruits frais, yaourt maison, charcuteries et fromages corses… C’est local, varié, généreux, exactement ce qu’on aime en voyage.
J’ai adoré les hirondelles en céramique suspendues au mur, baignées par la lumière dorée du soir. Un cocon douillet, simple et plein de charme, parfait pour rayonner autour d’Ajaccio.
Hôtel l’Orangeraie : la Méditerranée dans l’assiette
Ce bel hôtel de charme, avec piscine, cultive son ambiance douce et calme dans de grandes chambres confortables qui cultivent un luxe discret.
Cette adresse raffinée mérite aussi le détour pour son restaurant : ici la table est un hymne aux saveurs méditerranéennes, revisitées avec créativité et sensibilité par la cheffe Morgane. J’y ai réalisé un de mes rêves gastronomiques : goûter enfin les tomatokeftedes, ces beignets de tomates grecs exquis, accompagnés d’aneth, de menthe et de feuilles d’épinards. En dessert, la nage d’hibiscus et pêche rôtie nous a régalées. Une excellente table gastronomique !
Casa Matteu : coucher de soleil, yoga et vue mer
Casa Matteu, c’est notre plus beau coucher de soleil. Orienté plein ouest, l’hôtel offre des vues magiques depuis les balcons de ses grandes chambres confortables, depuis la terrasse de la piscine ou encore celle du restaurant. C’est un hôtel de cinéma qui me rappelle un peu la Californie, avec la lumière dorée sur les collines, la montagne aride, la mer au loin et les îles Sanguinaires à l’horizon. Une atmosphère radieuse, suspendue dans la douceur.
Le lieu organise régulièrement des yoga brunch, dans un cadre parfaitement instagrammable : pins du maquis, terrasse en bois, ambiance bohème-chic, douceur et détente. Un hôtel de charme lumineux, chaleureux, où tout est beau et apaisant.
La table du restaurant est elle aussi excellente, très healthy et créative, avec des fleurs et des fruits, et des smoothies pour voir la vie en rose.
Nous avons beaucoup aimé le buffet de petit dej, sain, frais et généreux.
Une famille chaleureuse
Le relais de randonneur U Machjonu
Le relais U Machjonu se niche dans le sublime village de Tolla. Le panorama est grandiose. Les montagnes se déploient autour du lac, viennent épouser les clochers et les routes sinueuses, dans un silence plein de lumière. On vient ici se reposer après une longue étape en itinérance : les dortoirs confortables sont pensés pour accueillir à la perfection les marcheurs. Attention, ce n’est pas un hôtel classique, mais une étape pensée pour la grande randonnée : vous dormez dans de beaux dortoirs à l’esprit montagne, les sanitaires ne sont pas dans la chambre, mais dans un autre bâtiment. Ce lieu authentique est idéal pour les randonneurs en itinérance, et cultive une ambiance simple et vraie.
La beauté de Tolla
A deux pas, on nous a dit beaucoup de bien du restaurant gastronomiqueLa Table du Maréchal, installé dans un jardin romantique.
La Table de Coco : bistronomie élégante en bord de rivière
Dans un cadre lumineux, perché au dessus de la rivière derrière une grande verrière, La Table de Coco propose une cuisine fraîche, élégante et savoureuse. Un déjeuner bistronomique dans un décor naturel et apaisant, parfait pour goûter aux produits de la mer dans une ambiance raffinée. Une très jolie adresse, douce, verte et gourmande.
L’auberge du Col Saint-Georges : la générosité faite table
L’Auberge du Col Saint-Georges restera un de nos souvenirs les plus typiques de Corse. On entre dans un univers profondément singulier : une immense fresque de Saint-Georges terrassant le dragon au mur, des niches ornées d’ex-votos et de saints décorés de fleurs… cette ambiance presque mystique m’a rappelé les pèlerinages aux Saintes-Maries-de-la-Mer.
Marie-Odile et sa fille accueillent leurs hôtes avec une chaleur rare. On s’installe près de la grande cheminée, où la viande est grilléeminute : entrecôte gigantesque, magret de canard, linguine aux champignons… Les portions sont monumentales, probablement les plus grandes que j’aie vues de ma vie. Un repas typique, généreux, savoureux, dans un lieu chargé d’âme : c’est une expérience forte, à vivre au moins une fois !
Immersion au cœur de l’âme corse : Ajaccio autrement
Deux expériences pour toucher au cœur de l’âme corse en pays d’Ajaccio
On ne s’attendait pas à être bouleversées de cette manière.
Tout commence par un exposé palpitant : l’histoire des polyphonies, leurs racines de part et d’autre du bassin méditerranéen, les influences latines et arabes, la manière dont les voix se structurent et se répondent, et comment ces polyphonies chantées à l’église ou à la veillée sont devenues dépositaires de l’identité du territoire. Frédéric est passionnant.
Nous écoutons des chants, puis arrive le moment où l’on se jette à l’eau. Nous ne sommes pas chanteuses, mais on essaie, timidement d’abord, puis avec un peu plus d’assurance. Et doucement, cela prend forme.
Nous apprenons ensemble le chant corse le plus célèbre, véritable hymne corse, le Dio vi salvi Regina. Nos voix s’unissent, hésitantes mais sincères, et le résultat nous surprend. C’est beau.
Pour notre dernier jour en Corse, chanter l’hymne de l’île dans la pénombre dorée d’une chapelle, avec des inconnus devenus compagnons complices… c’était un moment d’émotion et de joie pure.
Visite de la citadelle d’Ajaccio : mémoire et secrets
Avec Pierre-André, guide passionnant, la citadelle d’Ajaccio nous ouvre les portes de ses profondeurs. Pierre-André nous donne les clefs et nous raconte les racines génoises de la ville, sa fondation en 1492, et la refonte de la citadelle au XVIIIe siècle sous Louis XV, quand la France cherche à remodeler la Corse. Dans ses murs sombres sont morts d’héroïques résistants corses pendant la Seconde guerre mondiale, notamment l’iconique et très respecté Fred Scamaroni, figure emblématique de la Résistance. Un hommage marquant.
Et il est déjà temps de reprendre le ferry pour Toulon, après ce magnifique voyage d’automne ou plutôt d’été indien, le cœur plein d’éblouissements et les papilles en ébullition. Ajaccio, tu nous auras touchées !
Un immense merci à Ajaccio Tourisme, et tout particulièrement à Christophe, pour ce séjour lumineux que nous n’oublierons pas.
Connaissez-vous le massif de Belledonne ? A mi-chemin entre Grenoble et Chambéry, une des plus hautes chaînes de montagnes de l’Isère déploie sa silhouette cristalline et le chapelet de ses sommets. C’est un massif immense, sauvage, ponctué de lacs turquoise, de cascades saisissantes, de stations perchées et de vallées secrètes. Le Collet, Les 7 Laux, Chamrousse : ces noms évoquent les hivers enneigés, le ski et les mers de nuage, mais l’été révèle un autre visage, sportif et ensoleillé, entre randonnée, VTT, parapente, accrobranche, équitation, baignades et activités pour toute la famille. Le massif de Belledonne en été, c’est une montagne vivante, accessible côté budget, familiale et chaleureuse, où l’on trouve aussi bien des activités sportives de pleine nature que du thermalisme de qualité, des villages animés par les fêtes et marchés nocturnes, et de belles adresses gourmandes. Voici mes plus belles idées pour vivre l’été en Belledonne, au cœur de l’Isère : des randonnées de tous niveaux, des activités de pleine nature pour les sportifs et les contemplatifs, des moments de détente et quelques immenses coups de cœur. Du Collet à la vallée secrète du Haut-Bréda, suivez le guide !
Les montagnes de Belledonne en été : Des lacs somptueux…Des tonnes d’activités de pleine natureDu thermalisme, du bien-être et de bonnes adresses ! Suivez le guide !
J’ai réalisé ce voyage en Belledonne en été avec mon amie Marion Carcel alias Foehn Photographie. Toutes les photos de cet article sont les siennes, à l’exception des deux dernières parties consacrées aux randonnées vers les lacs de Belledonne et aux autres saisons dans le massif.
Marion, la photographe autrice de ces images
Belledonne en été : Le Collet, station familiale et abordable
On connaît la station du Collet avant tout pour le ski nocturne : en hiver, c’est l’originalité et l’exclusivité de ce joli domaine à taille humaine, bien placé et facile d’accès à la fois pour les habitants de Grenoble, Chambéry et Albertville. En 2025, la station a fêté ses 70 ans, et l’atmosphère estivale y était joyeuse et conviviale. C’est une station familiale, simple, abordable, où l’on se sent immédiatement à l’aise et où l’équipe d’animation se donne beaucoup de mal pour proposer toutes sortes d’activités. J’ai beaucoup aimé cette ambiance authentique, les animations gratuites, la gentillesse des équipes, et surtout, ces couchers de soleil spectaculaires : nous sommes orientés plein ouest, le soleil se couche en face de la station, et teinte toute la montagne de lumière dorée. Le Collet compte de nombreuses résidences locatives abordables pour vivre l’été à la montagne à prix doux – un très bon plan pour s’évader sans se ruiner !
La beauté de la station du Collet, au coeur de Belledonne, avec vue sur la Chartreuse et les Bauges
Trottinette TT au Collet : une activité fun, facile et accessible
Au Collet , on vous propose de découvrir la trottinette TT tout-terrain. L’initiation se fait sur un parcours facile et ludique au niveau du téléski de Malatrait, pour se familiariser avec l’activité en douceur. J’avoue que j’appréhendais énormément, et c’est l’activité qui m’a le plus surprise : bien plus fun et ludique que je ne l’imaginais, parfaite pour les familles et les débutants, on peut réellement s’amuser très vite et on reste maître de sa vitesse et de son parcours. Si vous vous sentez à l’aise sur le parcours initiation, le Collet propose d’autres parcours trottinette TT plus ambitieux, à l’assaut des crêtes et des balcons panoramiques de Belledonne, pour une vraie randonnée cyclo insolite.
Initiation trottinette TT au ColletIl faut bien l’avouer : les gamins de 8 ans sont plus doués que moi, mais je me suis bien amusée !
Randonnée familiale vers le refuge de la Pierre du Carré, au coeur de Belledonne
Vous cherchez une jolie randonnée accessible à tous, avec un déjeuner dans un joli refuge à la clef ? Depuis la station du Colle, un parcours sans grande difficulté mène au refuge de la Pierre du Carré – comptez environ 320D+ et 1h15 de marche.
Randonnée vers le refuge de la Pierre du Carré : une belle rando enthousiasmante.
On longe d’abord le lac du Collet, posé dans un cadre bucolique au milieu des fleurs, puis on grimpe en forêt par un sentier en balcon très agréable. Au fil de la montée, les panoramas sur la Chartreuse en face et les profondeurs de Belledonne se révèle progressivement, et la vue est de toute beauté.
On atteint avec bonheur le refuge de la Pierre du Carré, niché à 1761m sur l’itinéraire de la Grande Traversée de Belledonne. Dans une belle ambiance chalet délicieusement rétro, il propose une cuisine maison à base de produits locaux qu’on savoure face à la vue.
Deux options ici : revenir sur vos pas ou continuer à monter ! Nous avons choisi de faire la boucle par le col de l’Occiput et la Cabane du Soleil, un peu plus sportive, mais qui offre des vues encore plus panoramiques sur Belledonne et la Chartreuse. Une randonnée familiale idéale, variée et douce.
La cabane du soleil et les belles vues sur les profondeurs du massif de Belledonne
Accrobranche au Collet, des tyroliennes au saut de Tarzan
Envie d’adrénaline, de forêt et d’insolites sportifs ? Rendez-vous au parc accrobranche du Collet, qui propose plusieurs parcours de niveaux variés, au milieu des troncs moussus dans une ambiance sylvestre un peu féerique. Nous avons testé le parcours bleu, compromis parfait pour s’amuser sans se faire peur, le parcours 100 % tyrolienne (mon coup de cœur, un vrai plaisir), et le rouge plus challengeant, avec son saut de Tarzan pour tester son courage : on se jette sur une corde-liane et traverse la jungle pour atterrir dans un filet – pure adrénaline ! Il existe aussi un parcours familial accessible aux jeunes enfants. L’équipe est sympa et les systèmes bien sécurisés. Une activité conviviale, parfaite pour les journées d’été !
Belledonne gourmande : bonnes adresses au Collet
Trois idées pour croquer la montagne à pleines dents sans se ruiner.
Le chalet l’Ecureuil
Vous cherchez l’ambiance originale les Bronzés font du ski ? On a adoré l’atmosphère chaleureuse et déchantée de ce super joli chalet niché en lisière de forêt ! Accessible à ski, en rando, à VTT ou en voiture l’été, cette adresse authentiquement montagnarde joue la carte décalée avec ses petits écureuils cachés partout (essayez de trouver le nombre d’écureuils, il y en a plus que ce que vous pensez !), ses références aux Bronzés, ses blagues et sa cuisine simple, chaleureuse et gourmande. Un très bon moment !
L’écureuil
L’épicerie des Gentianes
Quel accueil chaleureux et adorable ! Cette épicerie qui fait aussi salon de thé et propose tous les matins des viennoiseries et des petits-déjeuners est tenue par une famille d’une grande gentillesse, qui ont un vrai esprit montagnard et adorent leur station. Produits locaux, fondues, raclettes, saucissons et génépis, il y a ici tout ce qu’il faut pour un séjour en Belledonne parfait.
Les gentianes
La crêperie et coffee shop sur le front de station
Sur le front de station, un petit coffee shop propose boissons fraîches et crêpes au nutella. A deux pas des pistes, une option goûter sympa et sucrée pour reprendre des forces entre deux activités.
La crêperie coffee shop
Belledonne côté Allevard-les-Bains : thermalisme et douceur de vivre
Si vous n’êtes pas originaire de Grenoble ou du Grésivaudan, je serais prête à parier que vous ne connaissez pas Allevard. Et pourtant, cette jolie ville thermale au pied des montagnes de Belledonne est pleine de charme. Connue pour la qualité de ses sources thermales et la beauté de ses thermes historiques, pimpante et colorée avec ses façades pastel nichées entre les sommets de Belledonne et les eaux vives du Bréda, elle offre une vraie douceur de vivre. On a aimé flâner dans le parc des thermes et les jardins, longer le torrent et explorer le cœur piétonnier.
Découvrir Allevard-les-Bains
Le jeudi matin, un marché de producteurs locaux anime les rues et permet de découvrir les saveurs du terroir isérois. En été, le mardi soir, un marché nocturne vient compléter cette ambiance festive et familiale : concerts, stands artisanaux, atmosphère douce et joyeuse, l’occasion parfaite de profiter des longues soirées estivales.
Marchés d’Allevard : marché nocturne du mardi en été et marché des producteurs locaux
Les thermes d’Allevard et le spa thermal
C’est à la fin du XVIIIe siècle qu’un tremblement de terre fait jaillir du sous-sol une eau naturellement chaude et sulfurée, qu’on nomme alors « eaux noires ». Dans les années 1800, le thermalisme est en vogue – il existe d’ailleurs déjà une station thermale prestigieuse en Belledonne, celle d’Uriage. Afin de concurrencer Uriage et d’exploiter les vertus à la fois médicinales… et touristiques de ces eaux miraculeuses, les eaux sont captées en 1813, et la station thermale d’Allevard ouvre au début des années 1830. Les thermes sont au cœur de l’identité d’Allevard, dont le nom complet est d’ailleurs depuis le XIXe siècle Allevard-les-Bains. Spécialisée dans les affections respiratoires avec le développement des inhalations, les thermes font la renommée de la ville. Aujourd’hui encore, les curistes viennent se faire soigner aux thermes d’Allevard, mais quand à nous, touristes en quête de bien-être et non de médecine, nous avons jeté notre dévolu sur le très beau spa thermal. Parfait pour un jour de pluie : une oasis de bien-être et de lumière ! J’ai adoré le spa thermal, avec ses grandes baies vitrées ouvertes sur le parc, ses piscines, jacuzzis, saunas, hammams et espaces de repos avec tisanerie, son atmosphère douce et enveloppante, le tout avec un tarif accessible et un accueil chaleureux. Une belle parenthèse de douceur pour des vacances ressourçantes à la montagne !
Le spa thermal à Allevard-les-Bains : bulle de bonheur
Le bassin du Flumet : reflets de Belledonne et balade facile
Juste à la sortie d’Allevard, le bassin du Flumet est un lieu parfait pour une promenade contemplative, un footing ou une balade avec son chien. Les montagnes se reflètent dans l’eau, la boucle est plate et agréable, sans aucune difficulté, et c’est un lieu où se retrouvent familles, promeneurs et sportifs.
Parapente en Belledonne : voler du Collet d’Allevard aux rives du Flumet
Pour les amateurs de sensations, le parapente depuis le Collet est une expérience à ne pas manquer : avec Sacha parapente biplace, il ne s’agit pas d’un simple vol classique, beau et touristique, mais d’une expérience insolite pleine de surprises avec des moniteurs chaleureux et drôles. Sacha et son collègue Thomas, deux moniteurs adorables et passionnés, nous donnent rendez-vous au bord du bassin du Flumet. Nous montons avec eux jusqu’au Collet d’Allevard, où est situé le très beau décollage panoramique. L’envol est doux et facile, et nous voici tournoyant face aux sommets du Grésivaudan, entre Belledonne et Chartreuse, au-dessus des forêts de sapins et au milieu des cimes. Surprise : Sacha et Thomas sont spécialisés dans les acrobaties chorégraphiées ! Ils nous proposent une surprise, et nous acceptons – voilà qu’on se pose en plein vol sur la voile du collègue, comme sur le tapis volant d’Aladdin. Un moment génial et vraiment unique ! On se pose ensuite au bord du bassin du Flumet, heureux de cette virée aérienne. Un moment fun, décalé, pour profiter à fond de l’été.
Avec Sacha parapente biplace au dessus d’Allevard
Restaurants à découvrir à Allevard
Ici ou chez vous, l’estaminet alpin ch’ti
Un restaurant plein de charme, tenu par des Ch’tis, qui mêle influences du Nord et de la montagne iséroise. On y trouve du maroilles et d’autres spécialités du Nord revisitées avec une touche alpine. Leur tarte fine aux pommes est excellente. Un lieu chaleureux et typique, qui revendique fièrement son côté estaminet.
Ici ou chez vous
Le Vieux Moulin, charme au-dessus du Bréda
Un très joli restaurant construit au-dessus du torrent du Bréda, offrant un cadre atypique et pittoresque. Entièrement en bois, suspendu au-dessus de l’eau, il dégage un charme insolite. Les assiettes sont colorées, fraîches et savoureuses. Un vrai coup de cœur.
Le Vieux moulin
La vallée du Haut Bréda : la pépite secrète de Belledonne en été
La vallée du Haut-Bréda ? Ce joyau méconnu a été mon coup de foudre absolu. Au cœur de Belledonne, à deux pas d’Allevard et de la station des 7 Laux, c’est une véritable pépite alpine : une vallée secrète, sauvage, ponctuée de petits villages, de chapelles, de fontaines et de maisons traditionnelles, où on se sent loin du monde, dans une Isère authentique et apaisante. L’ambiance me rappelle parfois la Bavière ou l’Autriche, avec ses prairies lumineuses, ses lacs clairs et ses torrents joyeux. C’est un lieu que j’ai découvert avec un immense plaisir et que je vous recommande très chaleureusement. Voici quelques idées pour la savourer.
La beauté de la vallée du Haut-Bréda
Le lac de Fond de France, couleur émeraude et pontons romantiques
Le lac de Fond de France est un des plus beaux lacs des Alpes accessibles sans randonnée : des eaux d’une transparence exceptionnelle, des nuances émeraude et turquoise, des pontons parfaits aménagés pour une balade facile, accessible à tous, y compris en fauteuil ou en poussette. Un lieu paisible, photogénique et vraiment magnifique, qui m’a évoqué des images idylliques de mes années en au bord des lacs deBavière et que je vous recommande très chaleureusement : c’est une carte postale grandeur nature.
Le lac de Fond de France
Arpenter Belledonne en été : randonnées depuis le lac de Fond de France
Depuis le lac de Fond de France, je vous propose trois idées de balade/randonnée à moduler selon vos envies et votre niveau. La version facile et accessible à tous : le tour du lac de Fond de France, faisable y compris avec de très jeunes enfants ou des personnes âgées. La version intermédiaire : la cascade du Pissou. Comptez environ 240D+ et 2h de randonnée en aller-retour pour accéder à cette cascade absolument superbe, très typique de Belledonne, qui tombe en plusieurs ressauts dans un décor forestier enchanteur.
Cascade du Pissou
Et enfin, voici la version plus sportive : la randonnée de Combe Madame.
Randonnée au refuge de Combe Madame par la cascade du Pissou
Parmi les randonnées du secteur, Combe Madame est un vrai coup de cœur. Comptez pour cette randonnée environ 5h, 10 km et 800D+ : une randonnée sportive avec de bonnes montées, mais sans difficulté technique en été. On part du lac de Fond de France et on remonte vers la cascade du Pissou, l’une des plus hautes d’Isère, une cascade impressionnante qui me rappelle celles d’Islande. Puis commence la vraie montée. On s’élève au-dessus de la forêt et on continue à travers les alpages dans un décor de montagne préservée et ouvert, jusqu’au gîte d’alpage de Combe Madame.
Ici, tourisme et agriculture coexistent harmonieusement : le gîte est tenu par des bergers, appartenant à un groupement pastoral à double vocation, prendre soin des moutons et des randonneurs. Vous croiserez des troupeaux, mais pas de patous, seulement des chiens de troupeau – il est donc possible de faire cette randonnée avec son chien, à condition de le tenir scrupuleusement en laisse au moment de la traversée des troupeaux, pour éviter tout dérangement des animaux.
Rencontre avec Chloé, bergère passionnée
Nous avons eu le plaisir de rencontrer Chloé, la bergère passionnée et investie qui garde les moutons tout l’été, ainsi que Jade et Clément, qui tiennent la bonne table du gîte d’alpage de Combe Madame. On vous recommande chaleureusement de faire halte au refuge pour le déjeuner ou le goûter, où on vous servira une cuisine maison et 100% locale : ici pas de coca ou d’ice tea, vous retrouverez leurs équivalents savoyards ou isérois !
Une rando authentique et humaine, pleine de belles rencontres, dans un paysage varié : tout ce qu’on aime.
Hôtel Le Madame : piscine, bien-être et bistronomie en montagne
C’est mon adresse coup de foudre en Belledonne et je vous recommande très chaleureusement de la noter : le délicieux hôtel de charme Le Madame !
Coup de foudre : l’hôtel Le Madame dans la vallée du Haut-Bréda
Au cœur d’une prairie verdoyante à deux pas du lac de Fond de France et de la station des 7 Laux, Le Madame est une adresse romantique et soignée, une bulle de douceur toute récemment rénovée. Cet hôtel historique a été repris par une famille passionnée qui a à cœur de le transformer en véritable havre de paix. Qu’est ce que j’ai aimé ce lieu ! La piscine est magnifique, grande et magnifiquement aménagée, avec une vue ouverte sur les sommets, un auvent poétique où sont installés sofas et canapés, et de vastes espaces de pelouse pour lézarder. Nous y avons fait une séance de yoga au bord de l’eau, respirant à pleins poumons la douceur des montagnes. Si je devais organiser une retraite de yoga, ce serait ici !
Un lieu idylliqueL’hôtel Le Madame et sa piscine
Le restaurant bistronomique propose une cuisine fraîche, colorée, créative. L’accueil est chaleureux et attentionné et les recettes originales. Quant aux chambres, elles sont douillettes et soignées. C’est un hôtel de charme idéal pour un séjour ressourçant, et un lieu où l’on imagine très bien organiser un mariage ou un événement familial. Nous avons réellement aimé l’esprit des lieux, et l’équipe qui tient Le Madame, aux petits soins pour nous. Notre séjour parfait s’achève sur le petit-déjeuner buffet : saveurs locales, fait maison et petites attentions !
Du dîner au petit dej buffet : séjour de charme au Madame
Balades à cheval en Belledonne : Le Manège Enchanté à La Chapelle du Bard
À cheval, Belledonne prend un nouveau visage. Avec Tiphanie et sa cavalerie au Manège Enchanté, nous sommes parties pour une randonnée équestre pleine de variété : villages pittoresques, fontaines anciennes, paysages ouverts sur Belledonne, la Chartreuse et les Bauges. Nous sommes à la bascule entre Isère et Savoie et avons même traversé à cheval un beau pont de pierre marquant la frontière entre les anciens royaumes de Savoie et de Dauphiné. Les bornes et les détails historiques pittoresques marquent ce voyage dans le temps. Tiphanie propose des balades sont accessibles à tous, mais les cavaliers expérimentés peuvent partir sur les hauteurs pour un itinéraire plus montagnard et de plus grandes boucles, à la conquête des crêtes de Belledonne !
Aventure à cheval en Belledonne A cheval avec le Manège enchanté. Photo du milieu : sur le pont entre Isère et Savoie
Les lacs de Belledonne en été, sublimes randonnées
Massif dit cristallin, constitué de roches granitiques très anciennes et dures qui restent étanches et ne laissent pas l’eau traverser (contrairement aux massifs voisins du Vercors et de Chartreuse, beaucoup moins aquatiques), Belledonne est célèbre pour ses lacs d’altitude. Impossible de citer tous les lacs de Belledonne, ils sont innombrables et tous plus beaux les uns que les autres ! Voici une petite sélection des plus célèbres, en vous laissant chercher les plus méconnus… Information importante : le massif de Belledonne autorise la présence de chiens, il n’existe pas de réglementation anti-canine comme sur les hauts plateaux du Vercors ou dans le cœur du parc national des Ecrins. Néanmoins, Belledonne est rempli de troupeaux et patous en été, et à titre personnel, je ne souhaite pas croiser de chien de protection avec ma chienne Nevada. Je vous recommande donc de consulter la carte MapPatou du site PastoKezako pour vous renseigner sur la présence de patous avant votre randonnée.
Les lacs des 7 Laux
Une randonnée emblématique qui me fait rêver et que je compte bien réaliser l’été prochain : autour du refuge des 7 Laux, le plateau des lacs s’étend, immense et spectaculaire, constitué d’un chapelet innombrable de lacs d’altitude que relient des isthmes. Une allure de fjord norvégien, ce sont les Lofoten en Belledonne !
Les lacs Robert à Chamrousse
Un classique de Belledonne. Intégrés à la station de ski de Chamrousse en hiver, ces lacs sont très accessibles en été, parfaits pour une journée sportive en famille, et je les trouve de toute beauté.
Les lacs Robert à la fin du printemps
Le lac de Crop
C’est mon coup de cœur personnel en Belledonne, car je trouve que cette rando offre le ratio parfait entre effort et récompense : 700D+ pour accéder à un site de toute beauté et un véritable balcon sur les montagnes. Je l’ai aimé au printemps, au moment du dégel des lacs, et je l’ai adoré en automne, entre couleurs flamboyantes des myrtilliers et mer de nuages d’où émergent les sommets.
Le lac de Crop à la fin du printemps…… et en automne !
Le lac du Crozet
Un grand classique, particulièrement apprécié des grenoblois au coucher de soleil ! Si le lac est rempli, il est beaucoup plus beau : les eaux montent jusqu’au rebord du barrage et créent des visions sublimes au crépuscule. Si le lac est plus vide, l’effet est moins saisissant. J’en parle dans mon article « randonnées avec mon chien autour de Grenoble ».
Le lac du Crozet, photo Marion Carcel
Le lac Blanc de Belledonne
C’est sans doute le plus beau lac de Belledonne, avec son ambiance haute montagne, sa couleur étonnante de pierre précieuse due aux farines glaciaires descendues du glacier de Freydane, ses forêts de rhododendron roses début juillet. Il est absolument iconique et grandiose, mais la difficulté de la randonnée ne doit pas être sous-estimée – assurez-vous d’être bien prêt et équipé, et attention à la neige en début de saison, ce lac est haut perché !
Lac blanc de Belledonne vu depuis le sommet du grand pic de Belledonne
Alpinisme : la traversée des arêtes du Grand Pic de Belledonne
Si vous rêvez de voir le lac blanc de Belledonne vue d’en haut, et que l’alpinisme rocheux vous attire, n’hésitez pas à faire appel à un guide de montagne pour une aventure vertigineuse autour du Grand Pic de Belledonne, le point culminant du massif à 2977 mètres. C’est ce que j’ai vécu à l’été 2022 : après une nuit au refuge Jean Collet et un coucher de soleil poétique, nous nous sommes réveillés aux aurores pour monter au lac blanc et prendre pied sur le glacier de Freydane. Nous avons ensuite entrepris l’ascension du Grand Pic de Belledonne. Arrivés au sommet, deux options : redescendre par le même chemin, ou se lancer dans la traversée, exigeante et vertigineuse, des arêtes du grand pic de Belledonne. Je l’avoue, cette course ardue et impressionnante m’a causé quelques sueurs froides et montées d’adrénaline ! Mais la récompense à l’arrivée est magnifique : l’arrivée à la Croix de Belledonne signifie la fin des efforts alpins. On se désencorde, et il ne reste « plus » que 2000 mètres de dénivelé négatif jusqu’au parking… je peux vous dire qu’on a bien dormi la nuit suivante ! A faire impérativement avec un guide si vous n’êtes pas alpiniste confirmé, ne prenez pas de risques inutiles.
Avant et après la traversée : coucher de soleil au refuge Grand Collet, descente depuis la Croix de Belledonne
Et de nombreux autres lacs en Belledonne
Le massif en regorge : le site de l’office de tourisme Belledonne Chartreuse est parfait pour préparer de nouvelles aventures. Si vous êtes très sportif et que vous aimez les treks itinérants, pensez aussi à la grande traversée de Belledonne : elle semble somptueuse !
Belledonne, ses lacs innombrables
Les montagnes de Belledonne, belles toute l’année
Je vous ai raconté Belledonne en été, mais pourquoi ne pas prolonger la découverte en automne ou en hiver ?
Belledonne en automne : flamboyance et mer de nuages
L’automne est magique ici. Dans le calme retrouvé d’un massif préservé flamboient les couleurs dorées, et c’est le début des mers de nuage. Retrouver le soleil en Belledonne quand le brouillard happe Grenoble reste un de mes plus beaux souvenirs.
Lac de Crop en automne
Belledonne en hiver : ski et couchers de soleil
Les stations du Collet d’Allevard, des 7 Laux et de Chamrousse ont toutes trois leur charme. Le Collet d’Allevard est la plus familiale et conviviale, Chamrousse la plus proche de Grenoble et la plus panoramique pour les couchers de soleil, et les 7 Laux la plus sportive et sauvage – je les aime toutes, en fonction de l’ambiance recherchée ! Toutes les trois partagent la même magie lumineuse, car Belledonne est orienté plein ouest : les couchers de soleil y sont incroyables.
Coucher de soleil à Chamrousse. photo de gauche : Marine Explore
Ski nocturne au Collet ou à Chamrousse, randonnées en raquettes sur les sentiers balisés avec ma chienne Nevada, descentes engagées dans les vallons du Pra aux 7 Laux, et ces soirées où le massif s’embrase de lumière dorée, Belledonne en hiver ne cesse de m’hypnotiser.
Jour de poudre et de mer de nuages sur les skis aux 7 Laux
Merci à l’office de tourisme de Belledonne Chartreuse pour leur accueil chaleureux cet été. Belledonne est un coup de foudre toujours renouvelé.
Partir en vacances avec son chien au bord du plus grand lac des Alpes, le Léman, découvrir la dolce vita haute savoyarde au fil de l’eau et vivre avec son compagnon à quatre pattes des expériences aquatiques, insolites et gastronomiques mémorables, cela vous dit ? A Evian-les-Bains, la perle thermale du lac, puis à Allinges et Sciez-sur-Léman, un village de charme où les chiens sont les bienvenus, nous avons croqué à pleines dents et crocs la beauté intemporelle de ces destinations alpines où la montagne haute-savoyarde rencontre la dolce vita fleurie des rives. Pour en profiter à votre tour avec votre chien, je vous propose un séjour d’été 100 % dog friendly, entre balades au bord du Léman, bateau et activités aquatiques, plages autorisées aux chiens, insolites et bonnes adresses. Toutes ces expériences canines et alpines ont été approuvées par Nevada ma golden retriever et Sigma la border collie, dans une destination à la beauté de carte postale et qui fait l’effort d’accueillir les chiens avec bienveillance. Evian-les-bains et les villages du Léman avec son chien : suivez le guide !
Un merveilleux voyage à Evian et dans les villages du lac Léman avec nos chiensLes deux complices de ce voyage canitouristique en Haute-Savoie : Nevada la golden retriever et Sigma la border collieMarion Carcel (Foehn Photographie) et sa chienne Sigma sur les rives du Léman. Marion est l’autrice des photographies de cet article.
Evian-les-Bains, la dolce vita avec son chien
Evian, c’est une ville où j’ai eu envie de vivre. Je me suis sentie traversée d’une onde d’amour pour cette cité lacustre hors du temps, où la Belle époque à la française se mêle à la dolce vita à l’italienne – on se croirait à Paris en 1900, ou au bord du lac de Côme en Lombardie ! Évian, c’est ce mariage incroyable entre les Alpes et un grand lac rieur qui évoque une mer tranquille. Et les chiens sont accueillis avec gentillesse, partout. Dolce vita radieuse au bord des eaux claires, floraisons et charme d’antan, eau vive et arbres curieux, funiculaires et bateaux, points de vue merveilleux, Evian a emporté mon cœur dans le flot de ses sources joyeuses.
Evian-les-Bains, une ambiance de riviera lacustre rieuse et radieuse Coup de foudre sur les bords du Léman
Les rives du lac où on se promène sous les arbres remarquables, les points de vue sur les hauteurs où le Léman s’étend comme un animal joueur, le funiculaire dog friendly où on remonte le temps tout en remontant la colline, le fabuleux jardin de Pré curieux où les nénuphars ouvrent leurs corolles colorées, tout était charmant, enchanteur et exotique.
Evian, incroyablement belle
Au tournant du XXe siècle, Evian est une des destinations les plus en vogue du monde auprès de la bonne société en quête de jouvence et de santé, et cette tradition se lit encore dans l’architecture Belle Époque, les buvettes, les villas aux balcons fleuris. Comme la célèbre pub aux bébés, Evian a un goût d’intemporalité.
Evian, la grâce Belle Epoque Canitourisme à Evian : un séjour parfait
Visiter Evian avec mon chien : la source Cachat et la boutique Evian Waters
Le fabuleux destin d’Evian-les-Bains commence dans les années 1790, quand un curiste en goguette découvre les vertus miraculeuses de l’eau d’Evian à la source Cachat. Le marquis de Laizer découvre que boire à la source Cachat (du nom de son hôte) l’a libéré de ses calculs rénaux. Et cette eau est douce en bouche, bien plus agréable que les autres sources voisines, ferrugineuses et soufrées. Le succès guette Evian-les-Bains. Dès les années 1800, la ville thermale a attiré nombre de curistes en quête de bien-être. La source Cachat, qui coule en cœur de ville, continue d’évoquer cette genèse de l’eau la plus célèbre du monde… et la plus vendue !
Iconique source Cachat
Nous passons par la boutique Evian Waters, moment adorable où l’on nous offre des bouteilles personnalisées aux noms de nos chiennes : Nevada et Sigma. Un petit souvenir plein d’émotion pour une ville dont l’identité même se conjugue avec l’eau qui porte son nom.
Nos chiennes Nevada et Sigma en égéries Evian Waters
Le funiculaire dog-friendly d’Evian : un balcon Belle Époque sur le Léman
À Évian, les chiens sont les bienvenus : même le funiculaire Belle Époque accueille nos compagnons à 4 pattes. On embarque dans une gare aux teintes sépia et, en quelques minutes, on rejoint les hauteurs. Là, un parc magnifique déroule ses ombres et ses points de vue sur l’océan intérieur des Alpes. Le lac s’étend à perte de vue, ourlé de fleurs, de villages pastel, de montagnes qui se reflètent comme des géants paisibles. Une atmosphère délicieusement rétro, où chaque photo ressemble à une carte postale d’antan. Des parcs et terrasses invitent à la balade et à la contemplation, dans une infinie douceur.
Prendre le funiculaire avec nos chiennesEt arriver à des parcs panoramiques superbes
Sur l’eau avec mon chien : aventures aquatiques alpines & canines à Evian-les-Bains
Envie d’aventures sur l’eau à Evian ? Vrai sujet : il n’y avait, au moment de ma venue en juin 2025, pas de plage dog friendly à Evian, ce qui est très dommage. Je l’avoue, je suis venue au lever de soleil, à 5h45 du matin, pour faire quelques brasses avec Nevada avant les contrôles dans une atmosphère magnifiquement dorée. On espère très fort que certains espaces redeviendront accessibles. Mais heureusement, d’autres aventures aquatiques et nautiques restent possibles, car Evian est par essence dog friendly, et de nombreux prestataires, commerces et adresses jouent le jeu avec gentillesse.
Les jardins de Pré Curieux : une escapade botanique accessible uniquement par bateau
C’est sans doute l’un des lieux les plus enchanteurs d’Évian. On ne peut rejoindre les jardins de Pré Curieux qu’en bateau, et nos chiens embarquent joyeusement avec nous pour cette petite traversée le long des rives du lac. Les crêtes des montagnes dessinent une estampe de vert et bleu, et le jardin apparaît, posé comme une île au milieu du Léman.
En bateau vers les jardins de Pré Curieux avec nos chiennes adorées Arrivée aux jardins
Issus de l’impluvium d’Evian, les jardins de Pré Curieux sont une ode à l’eau nourricière. Ici, les zones humides protégées dévoilent leur richesse : nénuphars, canaux joyeux, fleurs de prairie, arbres remarquables. On déambule parmi les couleurs et les reflets, le chien bien tenu en laisse pour éviter la tentation des mares – on ne voudrait pas les voir détruire les nénuphars ! L’atmosphère est suspendue, douce, un peu irréelle, surtout quand on entre sous la frondaison d’un hêtre pleureur gigantesque, devenu cathédrale végétale par la magie des eaux du lac imprégnant ses racines. Un monde un peu secret de poésie botanique à explorer.
Le bassin aux nénupharsLa magie de ces jardins
Croisière en voilier avec Le Roi Louis : paddle, yoga & chien mouillé
Deuxième aventure aquatique : le Léman en version sportive et joyeuse ! À bord du magnifique voilier Le Roi Louis, nous partons pour quelques heures au rythme des vents. Skipper adorable qui accepte nos chiennes et a mille histoires de grand large et d’épiques traversées à raconter, ambiance « marins d’eau douce » où on se suspend dans les hamacs, gentiment bercé, horizon bleu et rêves d’ailleurs… ce programme nous met des étoiles dans les yeux.
Une croisière en voilier sur le Léman : bonheur !
Au milieu du lac, on sort les paddles. On fait du paddle avec nos chiens, dans une eau si claire qu’on voit danser les galets. On tente même un peu de yoga paddle – spoiler : on finit trempé. Sigma nage, joue, escalade le paddle avec son enthousiasme légendaire, Nevada est un peu plus sceptique, mais c’est un vrai bonheur de vivre cette aventure avec nos chiennes.
Joie estivale sur les eaux du Léman avec le Roi Louis
Au bord du lac Léman avec mon chien : balade sur les rives au soleil levant
Nous dormons au camping du parc de la Dranse, à deux pas du lac. Bungalow simple, fonctionnel et confortable sous les grands pins, nature à deux pas, tout est facile et agréable, une jolie adresse pour des vacances à Evian avec son chien. Aux premières lueurs, on part faire un footing, une balade au bord de l’eau, on savoure cette douceur de vivre lacustre. Fleurs, pontons, reflets dorés : ces rives sont un enchantement. Tout ici respire la douceur de vivre.
Camping du parc de la Dranse : une bonne adresse pour voyager avec son chien à Evian-les-BainsDouceur des matins au campingMagie du soleil levant au bord du lac Léman. Nevada pose avec le monument hommage à Anna de Noailles – j’en parle dans mon précédent article consacré à la découverte culturelle d’Evian. Fin juin, l’eau si chaude et douce
Ce sera aussi notre plus belle séance de yoga de l’été, dans un cadre magique et si doux.
Yoga au lac
Où manger à Évian : nos adresses coup de cœur et dog friendly
Ville de plaisance et de douceur, Evian réunit de très belles adresses. Celles que je vous propose acceptent toutes les chiens, car le plaisir de la table se partage !
Hôtel Ermitage, panorama inouï et grande cuisine
Au sein d’un des plus beaux hôtels de Haute Savoie, cette table promet un moment d’exception. Une expérience gastronomique au sommet dans un palace Belle Epoque de toute beauté, telle est la promesse mille fois tenue de l’Ermitage, situé sur une colline dominant Evian et offrant une vue majestueuse sur le lac et les montagnes. Une table iconique, des saveurs qui marient lac et Alpes avec raffinement et originalité, un panorama à couper le souffle. Les chiens sont les bienvenus et sont accueillis avec une gentillesse rare.
Les Cygnes, le coup de foudre lacustre
Quel coup de foudre ! Dès mon premier voyage à Evian en 2022, j’avais été éblouie par cette adresse. Cet hôtel niché sur les rives du lac dans un écrin de vigne vierge et de charme sépia est peut-être bien le lieu le plus romantique que je connaisse. Un ponton sur le lac que le coucher de soleil enflamme, une tonnelle de lierre, de vigne et de glycines, une carte remplie de poissons et de fruits, une ambiance italienne qui me rappelle les grands lacs de Lombardie… on se sent transporté dans un Fellini. Un de mes plus grands coups de cœur, un souvenir merveilleux. N’hésitez pas à rester pour la nuit, ce lieu est inouï.
Les Cygnes, Evian-les-BainsUn coup de foudre
Umberto, le charme du casino
C’est au sein du casino d’Evian que se trouve ce restaurant italien joyeux et coloré où la bande son met de bonne humeur : du kitsch, de l’italopop, tout ce que j’aime ! La cuisine est légère et raffinée, la terrasse fleurie et ensoleillée. Parfait avec un chien, parfait tout court.
Umberto
Muratore, le bonheur savoyard
Après tant de saveurs italiennes, j’avais un peu envie de Savoie, de fromage, de typique alpin. Etonnamment, c’est chez Muratore, d’où le joli nom est transalpin, que j’ai trouvé cet ancrage dans les alpages. Au cœur de la ville, juste en face de la boutique Evian, j’ai adoré ses couleurs chaudes et son ambiance qui l’est tout autant, et le plat que j’ai pris, où coulait le merveilleux fromage Abondance qui fait honneur au Chablais. Un vrai plaisir parachevé par un dessert à la myrtille : caprice alpin toujours !
Muratore
Destination Léman : villages de charme au bord du lac, avec mon chien
Envie de quitter un peu la ville, de prairies verdoyantes et de petits villages au calme bucolique ? Sur les rives hautes-savoyardes, côté français du lac donc, Destination Léman regroupe 24 villages au bord du lac, dont Yvoire et Thonon, et dans les montagnes toutes proches, chacun avec leurs nuances, leurs pontons, leurs fleurs et collines, leurs atmosphères lacustres et alpines. Pour notre dernière journée de virée au bord du Léman avec nos chiens, nous explorons deux d’entre eux : Allinges et Sciez-sur-Léman. Une journée lumineuse, entre baignades, kayak et patrimoine, à deux et quatre pattes toujours.
La belle vie sur les rives du Léman avec Léman Destination Explore
Une plage autorisée aux chiens à Sciez-sur-Léman
Trouver une plage où les chiens peuvent se baigner dans le Léman est un petit miracle, et Sciez-sur-Léman l’a fait. Une jolie plage, facile d’accès, petite mais suffisante : ici les chiens peuvent plonger, nager, jouer en toute légalité, et cela fait vraiment plaisir. Après un été à chercher désespérément des spots baignades dog-friendly, ce moment m’a comblée ! Attention, ce n’est pas l’ensemble des plages de Sciez-sur-Léman qui sont dog-friendly, seulement un espace désigné – suivez les panneaux !
Merci à Sciez pour ce moment !
Kayak avec son chien : glisser sur le Léman depuis Sciez
Juste à côté de la plage de Sciez-sur-Léman, la base nautique propose de louer un kayak… avec son chien. C’est une expérience magique : glisser sur les eaux claires au milieu des montagnes, avec nos chiennes curieuses et enjouées à scruter l’horizon. Un moment parfait !
Châteaux des Allinges : une balade patrimoniale avec son chien
Envie de visiter une forteresse en ruine avec des vues magnifiques, avec votre chien ? Sur les hauteurs, les ruines médiévales des châteaux des Allinges offrent une superbe balade panoramique au-dessus du lac. On grimpe doucement avec peu de dénivelé, c’est une rando facile et accessible, et on revient dans un Moyen-Âge fantastique en rêvassant au milieu des ruines du donjon. Le lieu est magnifique, et si photogénique !
Le chalet du port : une magnifique adresse dog-friendly
Le clou croquant de cette journée côté Destination Léman, cela a été Le Chalet du Port à Sciez, un vrai coup de cœur ! Un jardin fleuri, des plats généreux, colorés, frais, un cadre lacustre absolument délicieux, ce restaurant de bord de lac à tout pour plaire. On y mange en bord d’eau, sous les grands parasols blancs, et l’accueil fait aux humains comme aux chiens est vraiment adorable. Un endroit où l’on se sent instantanément bien, et où je reviendrai.
Chalet du Port à Sciez-sur-Léman
Continuer à explorer le lac Léman
Si vous avez encore envie de Léman après cette virée, je vous dirai que vous avez entièrement raison, et je vous invite à découvrir cet autre article écrit après mon premier séjour dans le Chablais en 2022, à Evian et en vallée d’Abondance : Evian, une nuit sur la Dent d’Oche, la beauté des panoramas à Thollon-les-Mémises, de supers adresses au bord du lac et en montagne, c’est par ici !
Le Léman côté montagne
J’ai vécu ce beau séjour au bord du lac avec Marion Carcel alias Foehn Photographie, et sa chienne Sigma. La grande majorité des photos de cet article sont les siennes.
Marion et Sigma
Un très grand merci à Evian-les-Bains et à Destination Léman, et notamment à Frédérique et Camille, pour leur accueil si chaleureux. Nous avons adoré notre séjour chez vous, et les chiennes aussi !
Venir monter à cheval au pays de Saint-Marcellin, au pied du Vercors, au cœur de l’Isère, est-ce que cela vous dit ? Entre les crêtes vertigineuses du Vercors, les vergers de noyers le long de la rivière et les bois des Chambarans, ce territoire est un poumon vert à la bascule entre forêt et falaise, plaine fertile et montagne abrupte. Nous sommes à mi-chemin entre Grenoble et Valence, dans le règne gourmand de la noix de Grenoble, du fromage Saint-Marcellin et des ravioles du Dauphiné. Mais ce que j’ignorais, c’est que le territoire de Saint-Marcellin Vercors Isère est aussi le pays des chevaux. Dans la vallée de l’Isère, ses sentes sablonneuses et ses prairies verdoyantes abritent de nombreuses écuries et invitent aux grands galops, à cheval ou… en calèche. Côté Vercors, une race équine locale emblématique conjugue robustesse et puissance, le cheval de Vercors Barraquand. Et au cœur des noyers serpente un itinéraire de randonnée légendaire : les chemins de Mandrin, sur les traces du célèbre bandit isérois… pourquoi ne pas l’emprunter à cheval ou à poney ? Pour une virée équestre autour de Saint-Marcellin, suivez le guide !
Sur les chemins de Mandrin…… sur les traces des chevaliers…… à cheval entre falaises et forêts…… ou à de belles tables chaleureuses où on croque le Saint Marcellin à pleines dents !
Ethologie et équitation au centre équestre La cavalcade
Le meilleur point de départ de cette aventure équine ? La cavalcade ! Vrai coup de cœur pour ce centre équestre familial et chaleureux qui allie aux disciplines classiques (obstacle, dressage) la pratique de l’éthologie, l’art de la connexion avec son cheval pour mieux le comprendre et établir un lien avec lui. Les membres de cette famille solaire et accueillante sont de vrais hommes et femmes de cheval et nous allons passer un moment fabuleux avec eux.
Nous commençons par une initiation éthologie : des exercices simples, progressifs et ludiques pour avoir l’attention et la concentration de son cheval et établir un lien avec lui.
Un déjeuner local et savoureux avec vue sur les chevaux achève de nous convaincre que la Cavalcade est le paradis.
Nous partons ensuite pour une merveilleuse randonnée à cheval entre falaises, forêts et noyers, au grand galop sur les chemins boisés et en admiration devant les falaises du Vercors qui se dressent devant nous. La cavalerie est extrêmement sûre, bien éduquée et gentille, de vrais chevaux de loisir et d’extérieur en qui nous avons toute confiance et avec qui nous pouvons nous amuser avec sérénité. J’ai adoré ces chevauchées endiablées au milieu des forêts !
Sur le chemin, nous croisons une curiosité : une ferme qui fut une ancienne cachette de Mandrin le contrebandier. Nous entrons dans la légende rocambolesque du Dauphiné… connaissez-vous les chemins de Mandrin ?
Les chemins de Mandrin en calèche
Oyez, oyez, braves gens ! Connaissez-vous l’histoire de Mandrin, le célèbre brigand dauphinois ? Bandit de grand chemin, contrebandier et grand héros de l’évasion fiscale, il est auréolé d’une légende dorée qui fait de lui le Robin des Bois de l’Isère, il détrousse le fisc et les riches, sévit de Savoie à Valence où il finira torturé et exécuté en place publique, à l’âge de trente ans. Il laisse dans son sillage toutes sortes d’histoires, une aura de justicier et… des cachettes. Il est de notoriété publique que Mandrin dissimule son butin dans des grottes, maisons et granges tout au long de son chemin, et on retrouvera des trésors de Mandrin jusqu’à cent ans après sa mort en 1755.
Faire revivre l’esprit de Mandrin
Le 26 mai 1755, le contrebandier Louis Mandrin (30 ans) est roué vif à Valence (Dauphiné). Le condamné subit d’abord la torture des brodequins : ses jambes sont écrasées entre deux planches en vue de lui faire avouer le nom de ses complices. Puis il est conduit à l’échafaud, sur la place du Présidial. Le bourreau brise ses membres à coups de barre. Enfin, il expose le condamné face au ciel sur une roue de carrosse.
Le fier contrebandier supporte ce supplice sans mot dire. Au bout de huit minutes, le bourreau l’étrangle à la demande de l’évêque, touché par son repentir, mettant ainsi fin à ses souffrances. Plusieurs milliers de personnes assistent à la scène. Très vite va se répandre la légende du bandit magnanime puni pour avoir volé les collecteurs d’impôts.
La brève épopée de Mandrin est symbolique des iniquités fiscales dans les décennies précédant la Révolution française.
De nombreux lieux portent son nom en Isère, comme par exemple les « grottes de Mandrin » sous la Bastille à Grenoble, et les chercheurs de trésors n’ont pas perdu espoir de découvrir des richesses oubliées… Qui sait, peut-être aurez-vous la chance de dénicher les derniers secrets de Mandrin ?
Tout récemment ont été inaugurés les Chemins de Mandrin, un magnifique itinéraire de randonnée reliant la Savoie à la Drôme en passant par l’Isère, qui peut être parcouru à pied, à vélo, à cheval ou même en calèche. C’est l’expérience inouïe que nous allons vivre : une journée avec des passionnés d’attelage, issus des associations Isère Cheval Vert et Cavaliers du Dauphiné, qui nous accueillent dans leurs calèches et nous permettent de vivre avec eux cette chevauchée romanesque sur les chemins de Mandrin, sur le magnifique territoire de Saint-Marcellin Vercors Isère. L’attelage est une discipline exigeante, difficile, mais avec ces amoureux des chevaux et de la discipline, tout semble facile, et on se met vraiment dans l’ambiance : bercée par les sabots, je ferme les yeux et je me croirais au XVIIIe siècle, au temps où le Parlement du Dauphiné pourchasse le bandit de grand chemin, et où la population complice l’accueille dans ses fermes en espérant grappiller un petit morceau du trésor… Et je ré-ouvre les yeux bien vite, car nous fonçons au grand galop sur des chemins somptueux, avec vue sur la montagne et les hauts plateaux du Vercors !
Sur les chemins de MandrinAvec les attelages
Le calme revient quand nous arrivons à l’abbaye de Chambaran, édifiée au XIXe siècle par des moines cisterciens.
Abbaye de Chambaran
Ce beau site poétique est aujourd’hui habité par une communauté religieuse jeune et dynamique, la Fraternité Bernardine, qui lui a donné un nouvel élan, et invite les voyageurs en quête de calme et de spiritualité à se joindre à elles pour un office, une messe ou une veillée de prière. Il ne s’agit pas d’un site touristique à proprement parler, on ne le visite pas comme on visiterait un musée, mais bien d’un site religieux vivant, où on vous invite à vous joindre à un moment de recueillement, de prière ou de chant, dans le doux silence champêtre. Nous avons rejoint l’office du midi et j’ai été très touchée par la beauté du chant des sœurs, et par la ferveur palpable qui émanait d’elles. N’hésitez pas à prendre un moment dans l’église, elle est ouverte et vous accueille, dans le respect des lieux et du culte.
‘Pique-nique à côté de l’abbaye
Spectacle équestre au château de l’Arthaudière
Ancienne maison forte du XIIIe siècle offrant une vue imprenable sur les contreforts du Vercors, devenue château de plaisance délicieusement Renaissance, le château de l’Arthaudière m’a émerveillée par la profusion florale de ses jardins s’épanouissant au milieu des ruines romantiques, et par ses panoramas montagnards.
Château de l’Arthaudière
Ce superbe belvédère réjouira aussi les amoureux des chevaux : à la belle saison, la troupe équestre d’Indian’s Vallée propose des spectacles de cape et d’épée faisant revivre l’épopée des chevaliers de façon drôle et décalée.
Découvrir le cheval de Vercors Barraquand
Le Vercors a l’honneur d’abriter une des neuf races françaises de chevaux de territoire, à l’instar du cheval Camargue, du cheval de Megève récemment reconnu, ou encore du mérens dans les Pyrénées. Le cheval de Vercors Barraquand est un cheval à la fois robuste et sportif, rustique et élégant, de couleur bai brune, au pied capable de naviguer avec sûreté dans les terrains rocailleux et abrupts du Vercors. Pour découvrir cette race merveilleuse et ceux qui la façonnent, je vous invite à lire ces deux autres articles, où j’ai eu le plaisir de monter des chevaux du Vercors chez Sylvain et Marion, propriétaires des Ecuries de Corrençon : l’automne à Saint Marcellin Vercors Isère & activités d’été au cœur du Vercors.
Sur les dos des chevaux de Vercors Barraquand
Hébergements pour amoureux des chevaux
Vous cherchez un hébergement qui accueille les chevaux dans le cadre d’une itinérance équestre, ou vous avez tout simplement envie de dormir près des chevaux et de vivre une belle expérience à leur contact ? Voici quatre jolies adresses à explorer et qui raviront les amoureux des chevaux.
La grange du haut, accueil paysan et dîner fermier exquis
Envie d’une expérience authentique et savoureuse à la ferme, avec un vrai accueil paysan et la vue sur la sublime ligne de crête du Vercors ? Membre du réseau Paysans du monde, Vincent vous accueille chez lui à la Grange du haut, dans le calme bucolique d’une vraie ferme en activité : poules et canards, chèvres et chiens, et un superbe potager où je résiste à l’envie de chiper groseilles et framboises avant le dîner. La tonnelle sous les tilleuls, les bassins aux nénuphars, la vue sur les montagnes, tout est d’une beauté lumineuse et sereine dans la douceur du soir. Nous avons pu venir avec nos chiennes, car Vincent les accepte à condition qu’ils soient respectueux des animaux de la ferme (j’ai surveillé Nevada attentivement, je la trouvais un peu trop curieuse des canards), et avons profité de gîtes confortables et douillets au sein de la ferme, où nous étions très bien. L’apothéose de cette belle soirée, c’était le dîner, cuisiné en table paysanne par Vincent : tout est fait maison et tout vient d’ici. On mange les fromages des chèvres qu’on vient de caresser, de délicieuses ravioles du Dauphiné, une tarte aux fruits du jardin – tout est un délice et l’atmosphère invite à savourer pleinement dans la lumière du couchant. Une magnifique soirée.
Une soirée merveilleuse à la Grange du haut
De beaux sentiers de randonnée équestre et pédestre entourent la Grange du haut, et Vincent possède lui-même des juments. Dans le cadre d’une itinérance équestre en Isère, par exemple sur les chemins de Mandrin, il est possible de dormir chez Vincent avec son cheval. Nous n’avons pas monté à cheval ce matin-là, mais nous avons fait une belle balade en forêt avec les chiennes. Coup de cœur : cette chapelle perdue dans les prés, qui prend des allures d’église écossaise perdue dans la lande à bruyères. Une atmosphère de Highlands en terre dauphinoise !
Les écuries Almae, au chevet des chevaux réformés des courses
Nadège Requet est une belle rencontre. Cette femme courageuse et attachante a choisi de sauver du couteau des chevaux réformés des courses, marqués physiquement et psychiquement par un dressage brutal et un entraînement d’une extrême intensité, et de développer une méthode de déprogrammation et de réinsertion de ces animaux traumatisés pour les rendre sains, sereins, sûrs et aptes à être montés en sécurité. Elle propose des stages et formations très riches pour les propriétaires de chevaux réformés.
Nadège, la bonne fée des chevaux réformés des courses
Vous pouvez également venir dormir dans sa belle chambre d’hôtes avec vue sur le Vercors. Un lieu que les amoureux des chevaux et du bien-être ne pourront qu’adorer : la piscine avec le panorama sur les falaises, la présence des chevaux, le dialogue avec Nadège qui a une belle aura pleine de douceur, tout incite à prendre soin de soi.
Belle soirée aux écuries Almae
Le gîte L’écrin de nature avec médiation équine
Besoin de souffler ou de se reconnecter à soi ? La douce Sophie propose deux facettes d’une même expérience immersive et sereine : L’écrin de nature, un gîte de charme au cœur de la campagne iséroise, et Les crins de nature, des séances de médiation équine pour se retrouver grâce au cheval. La pluie battante s’est invitée lors du dernier jour de notre séjour et nous a malheureusement empêchées de faire l’expérience de la médiation équine avec Sophie, nous avons admiré ses beaux chevaux dans les prés derrière les fenêtres où l’averse ruisselait. Mais nous avons eu le bonheur de visiter le gîte, qui est réellement idyllique : un havre de paix décoré avec beaucoup de goût et de soin, où on se sent tout de suite bien et qui invite à prendre le temps.
L’écrin de nature
Le gîte La Dupré au cœur des Chambarans
Ce gîte nous a marquées par la beauté de sa situation : au cœur des prairies, sur une colline dégagée avec une vue magnifique sur la forêt des Chambarans, à l’épicentre des itinéraires de randonnée équestre comme le chemin de Mandrin. Le site est absolument magnifique, et les écuries le sont aussi. Cet établissement à l’allure de chalet spacieux et lumineux abrite des installations équestres de grande qualité qui raviront les cavaliers itinérants, et si vous rêvez d’une nuit insolite en forêt, ils proposent aussi des roulottes et cabanes dans les bois. Un lieu poétique qui nous a énormément séduites !
Au gîte La Dupré avec les attelages
Spécialités locales : le pays des noix, des ravioles et du Saint-Marcellin
Impossible de repartir de Saint-Marcellin Vercors Isère sans faire le plein de spécialités locales : les noix de Grenoble, les ravioles du Dauphiné, et bien sûr les iconiques fromages Saint-Marcellin et Saint-Félicien ! Une visite à la boutique de la Fromagerie Rochas à Saint-Sauveur s’impose : outre les spécialités laitières exquises, vous trouverez un assortiment de produits locaux artisanaux sélectionnés, le meilleur du terroir. On tombe amoureux d’un pays avec les yeux, avec le cœur, mais aussi avec les papilles, et je vous promets que la gastronomie d’ici mérite tous les papillons dans le ventre…
La fromagerie Rochas : île de la tentation !Fromages à la Cavalcade, ravioles à La Grange du haut : croquer le terroir
C’est aussi l’occasion de faire un tour à Saint-Antoine-l’Abbaye, élu village préféré des Français en 2025, et de se régaler aux Tentations d’Antoine à côté de la sublime abbaye ! Si vous ne connaissez pas Saint-Antoine l’Abbaye, ne manquez pas la visite du plus beau village de l’Isère, dont l’histoire palpitante mêle mystère et légende. Je le raconte plus longuement dans cet article consacré au pays de Saint-Marcellin Vercors Isère à l’automne. Ermites et poisons, saints et cochons, trésors et montagnes, il y a tout ici !
Toujours un bonheur de retrouver Saint-Antoine-l’Abbaye Les tentations d’Antoine : une belle adresse sur la plus belle esplanade de l’Isère !
Après cette virée équestre au coeur du pays de Saint-Marcellin Vercors Isère, entre vallée du Grésivaudan et forêts des Chambarans, je suis plus amoureuse que jamais de ce territoire qui mérite infiniment d’être exploré… et croqué !
Amoureuses de ce pays magnifique !
J’ai réalisé cette mission en duo avec Marion Carcel – Foehn Photographie, photographe originaire de ce beau pays. Les photos de cet article sont les siennes.
Marion Carcel (Foehn Photographie), la talentueuse autrice de ces images
Un grand merci à l’Office de Tourisme Saint-Marcellin Vercors Isère et notamment à Stéphanie pour ce magnifique séjour équestre : un sport qu’on adore, en pleine nature dans un pays qu’on adore, le bonheur !
Que faire et que voir au bord du lac d’Annecy, la perle des Alpes ? Ici se rejoignent la douceur lacustre et les activités alpines, le plaisir d’une balade colorée dans la vieille ville et celui d’une rando, d’une virée en parapente ou en pédalo. Lors de notre séjour au Camping l’Idéal, un très beau camping familial haut de gamme avec parc aquatique au bord du lac d’Annecy, nous avons été séduites par cette adresse parfaite pour conjuguer confort, activités sportives, nature à portée de main et belles adresses chaleureuses. Trois jours entre copines et avec notre chien, à explorer les rives d’un des plus beaux lacs des Alpes : baignades, randonnées, parapente, activités nautiques, gastronomie, et même une rencontre artistique inoubliable… pour un séjour sportif et inspirant au cœur de la Haute-Savoie, suivez le guide !
Séjourner à deux pas d’Annecy, la perle des Alpes…… dans un camping idéal au bord du lac… … et faire un tas d’activités au fil de l’eau !
Fin mai, nous avons découvert pour un séjour entre copines le Camping L’Idéal, situé à Lathuile, au sud d’un des plus beaux lacs du monde : celui d’Annecy. Nous avons adoré ce camping 4 étoiles au cœur des Alpes, entre lac turquoise et sommets poétiques, et nous en avons profité pour explorer à fond la région. Voici nos idées pour organiser votre séjour parfait au bord du lac d’Annecy.
Un beau séjour entre copines sur les bords du lac d’Annecy
Nous avons vécu ce beau séjour en trio : Pauline Filippelli à la vidéo, Marion Carcel à la photo. Quasiment toutes les photos de cet article sont l’œuvre de Marion, à quelques exceptions près (photos drone par Pauline, quelques photos de moi) et les vidéos de Pauline sont à découvrir au fil de l’article.
Pauline et moi en pédalo (à gauche), Marion et moi à l’eau (à droite). Aventures entre lac et montagne au bord du lac d’Annecy !
Activités autour du lac d’Annecy : un séjour sportif et rafraîchissant entre lac et montagne
Que faire au bord du lac d’Annecy ? Entre montagne et plages turquoise, les possibilités sont infinies. Grâce au Pass Idéal proposé par le camping, qui donne accès à de nombreux prestataires partenaires à tarif préférentiel, nous avons multiplié les aventures. Voici quelques activités incontournables.
Voler au-dessus du lac en parapente depuis le col de la Forclaz
C’est une activité emblématique du lac d’Annecy, à raison : le vol en parapente est une expérience à couper le souffle. On décolle du mythique col de la Forclaz, d’où le lac tout entier s’offre à la vue tel un serpent scintillant. Avec l’école Espace 3D Parapente, réputée pour la qualité de ses stages et de ses vols, nous nous sommes envolées au-dessus de l’azur du lac et des crêtes des montagnes environnantes. On frôle la Tournette et les Dents de Lanfon, le regard porte jusqu’au Mont Blanc, et c’est d’une beauté inouïe. Adrénaline, liberté et paysages spectaculaires : une activité inoubliable et incontournable. Je la recommande vraiment à tous, d’autant que non, vous n’aurez pas le vertige en parapente, et vous serez surpris de la douceur des sensations !
Une belle expérience avec une super équipe, Espace 3D
Explorer le lac d’Annecy en bateau…
Pour profiter pleinement de la douceur estivale, rien de tel qu’une virée en bateau sur le lac. Nous avons trouvé notre navire chez le Ponton Deronzier, l’un des loueurs emblématiques du sud du lac, partenaire du Camping l’Idéal. Naviguer sur ces eaux cristallines est une invitation à la dolce vita : soleil, montagne et clapotis. Nous avons poussé jusqu’au château de Duingt, et c’était éblouissant de le voir depuis les eaux !
… ou faire un tour en pédalo
Envie de barboter ? Prenez un pédalo et amusez vous, c’est l’activité emblématique de l’été ! Le Ponton Deronzier propose ce type d’embarcations hyper fun et familiales pour explorer le lac de façon ludique.
Randonner sur les hauteurs : le Taillefer, balcon sur le lac
Connaissez-vous le Taillefer, au-dessus du lac d’Annecy ? (Attention : à ne pas confondre avec le massif du Taillefer isérois, dont je parle dans mon article sur les randos autour de Grenoble, il s’agit bien ici du Taillefer haut-savoyard !) Cette belle randonnée de 7 km aller-retour et 400 mètres de dénivelé positif offre des panoramas sublimes sur le lac. Depuis l’église de Duingt, le sentier monte immédiatement en forêt et mène à un premier belvédère au niveau de Notre-Dame du Lac, sanctuaire taillé dans la roche, émouvant et insolite.
Plus haut, les crêtes dévoilent une vue spectaculaire sur les deux côtés du lac d’Annecy, le petit et le grand lac.
Au point culminant du Taillefer, la vue est magique, un camaïeu de bleu et de vert. Mais mon coup de foudre est pour la vue sur le château de Duingt à la descente : une scène digne d’un conte de fées.
Les chiens sont autorisés et la randonnée, de niveau moyen, accessible aux enfants sportifs et aux personnes n’ayant pas de souci à marcher.
Découvrir la réserve naturelle du Bout du Lac
Située à proximité immédiate du camping, la réserve naturelle du Bout du Lac est un petit paradis de biodiversité. On y chemine sur des passerelles en bois à travers roselières et zones humides, au cœur d’une nature préservée. Des panneaux explicatifs permettent de s’immerger dans le monde secret des marais, invitent à observer plantes et oiseaux, à guetter la vie sauvage et prendre le temps d’écouter. Une balade paisible et accessible à tous… sauf aux chiens : attention, ils sont interdits ici.
Pédaler sur la voie verte autour du lac
Nous avons loué des vélos directement au camping et rejoint en 5 minutes la voie verte qui fait le tour du lac d’Annecy. Nous n’avons pas fait la boucle complète, mais je sais que c’est un itinéraire superbe, ponctuée de points de vue magnifiques sur les montagnes et le lac. Si vous avez le temps et l’énergie, pourquoi ne pas faire le tour complet du lac à vélo ? Pour notre part, nous n’avons exploré qu’un petit segment, mais l’itinéraire est adapté à tous les niveaux, et permet de découvrir les environs à son rythme.
Flâner dans la vieille ville d’Annecy
Impossible de séjourner au bord du lac sans prendre le temps d’explorer Annecy, celle qu’on surnomme la « Venise des Alpes » – le sobriquet agace parfois, mais il n’est pas totalement injustifié, avec ces façades colorées les pieds dans l’eau, et ce célèbre carnaval vénitien qui enchante les rives tous les hivers. Nous avons consacré un après-midi à la découverte de la vieille ville, véritable carte postale avec ses canaux fleuris, ses maisons colorées et ses ruelles animées.
Les « spots Instagram » incontournables dans le cœur d’Annecy ? Nous avons admiré le célèbre Palais de l’Île, monument emblématique posé au milieu du Thiou, avant de traverser le Pont des Amours, lieu romantique par excellence offrant une vue splendide sur le lac et les montagnes.
Et bien sûr, nous avons dégusté une glace artisanale chez Le Glacier des Alpes, une institution locale réputée pour ses parfums savoureux. Flâner dans Annecy, c’est savourer l’art de vivre alpin dans toute sa douceur.
Incontournable annécien
Faire une pause gourmande au bord de l’eau Chez ma cousine
Entre deux activités, nous avons adoré déjeuner à deux pas du Camping l’Idéal sur les pontons fleuris du restaurant Chez Ma Cousine, une adresse gastronomique et raffinée emblématique des rives du lac. Les pieds presque dans l’eau, dans une ambiance délicate et fleurie, c’est un moment hors du temps et un charme incontestable. La table est exceptionnelle et le cadre enchanteur !
La beauté du restaurant Chez ma cousine au sud du lac d’Annecy
Plonger dans l’histoire à Duingt
La baie de Duingt est l’un des lieux les plus romantiques du lac d’Annecy, avec son château posé entre lac et montagne. Cette ancienne forteresse médiévale, changée en château de plaisance et d’apparat au XVIIIe siècle, aimante le regard par l’élégance de sa silhouette pittoresque. Le château ne se visite que quelques jours par an, mais la plage, elle, est toujours accessible.
Que faire au bord du lac d’Annecy ? D’autres idées à explorer
Parce que j’aime énormément la région d’Annecy, je vous invite à découvrir cet autre article dédié à un précédent séjour à Talloires, qui vous donnera d’autres idées de choses à voir et à faire sur les rives du lac d’Annecy et alentours. Au programme de cet article : les Gorges du Fier, les Jardins secrets de Vaulx, et d’autres très belles adresses au bord du lac, comme le Petit paradis, l’Auberge du Père Bise ou l’Abbaye de Talloires.
Les jardins secrets
Enfin, si vous êtes branché escalade et alpinisme, je ne peux que vous recommander la traversée des Dents de Lanfon avec un guide de haute montagne qui saura vous fournir le bon équipement et assurer votre sécurité. J’ai vécu cette très belle expérience en septembre 2024 et j’ai été fascinée – si vous voulez le contact de mon guide Olivier, envoyez-moi un petit message !
La traversée des dents de Lanfon
Séjourner au Camping L’Idéal : une idylle entre lac et montagne
Le camping l’Idéal, c’est un camping chaleureux et convivial, tenu par une famille et par une équipe soudée et sympa, très ancrée dans le territoire du lac et animée par l’envie de faire découvrir aux voyageurs cet environnement exceptionnel. C’est pour cela que le camping propose un pass offrant des réductions sur les activités sportives et culturelles auprès de nombreux prestataires – je vous en reparle !
Prendre les clefs et des idées d’activité, et s’installer dans notre petit chez nous Un beau camping au coeur des Alpes
On a eu un énorme coup de cœur pour les installations aquatiques, qui sont vraiment de qualité exceptionnelle : ce camping est le seul de la destination à posséder un tel espace aquatique. La zone dédiée aux jeux d’eau est immense, avec piscines intérieures et extérieures vastes et chauffées, de nombreux jeux pour enfants et adultes, des toboggans vraiment fun, et un jacuzzi XXL. C’est un véritable parc aquatique, parfait pour prolonger le plaisir après une journée d’aventures.
Des espaces intérieurs et extérieurs superbes La vue sur les montagnes et un magnifique environnement de détente et de jeux
Nous avons dormi en mobil home tout confort et nous avons aimé notre petite maison toute équipée et bien aménagée, avec vue sur la forêt et les montagnes, ainsi que le calme et le cadre naturel. Mention spéciale pour l’accueil chaleureux réservé à ma chienne Nevada, qui a été très bien traitée tout au long du séjour. Entre lac et montagne, un beau camping chaleureux où les chiens sont les bienvenus !
Un camping chaleureux où Nevada a été la bienvenue
Le restaurant du camping est une très belle surprise : une cuisine fraîche, saine, savoureuse et variée, idéale pour des vacances gourmandes et reposantes. Les salades, les spécialités de poissons, les pizzas et les desserts, tout nous a séduites ! Le chef cuisinier est excellent.
Se régaler au resto du camping l’Idéal
Une rencontre artistique inspirante : Jean Pol Bozzone, potier du clair-obscur
Envie d’une parenthèse suspendue, plus loin du lac et plus près des cimes, un moment d’art et de grâce à la rencontre d’un artiste profond et attachant ? Sur les hauteurs montagnardes, à la bascule entre Aravis et Bauges et non loin de l’abbaye de Tamié, vit et travaille Jean Pol Bozzone, céramiste inspiré par le zen, l’éloge de l’ombre et la sublimation de l’absence.
Son univers est un jeu subtil entre lumière et obscurité, en équilibre entre lac et montagne, entre minéral et végétal. Inspiré par le concept japonais de Toko Utsuri, il célèbre la vérité qui émerge de la rencontre des contraires. Ses assiettes sont pensées comme des paysages : certaines rappellent les sédiments du lac, d’autres les coquillages, les bernicles ou les écailles des poissons. Il choisit lui-même ses terres — sable noir d’Islande, terre rouge, terre de Chambotte — pour créer une matière expressive et singulière.
Jean Pol travaille avec de grands chefs iconiques de la région annécienne, comme Jean Sulpice à Talloires ou encore avec le Clos des Sens, la mythique adresse triplement étoilée de ces sommets. Pour ces tables d’exception, il imagine des assiettes qui prolongent le repas comme l’écho des instruments résonnant dans l’air à la fin d’une symphonie : après le plat, il reste l’assiette, comme un point d’orgue qui prépare déjà la suite. Retourner une assiette, c’est découvrir une autre vision, se retrouver face à une brume sur les flots au matin ou sur un crépuscule lacustre. Dualité, continuité et profondeur imprègnent son œuvre délicate. Par son versant contemplatif et sa douceur retenue, Jean Pol a quelque chose du moine – je repense à l’abbaye de Tamié.
La genèse de son art a été forgée dans l’épreuve et l’absence : un deuil terrible en 2013 l’a conduit à quitter son métier de graphiste pour devenir potier. De ce vide est née une œuvre sublimant le manque. Il parle d’absence, de réparation, de kintsugi : réparer plutôt que jeter, magnifier la fêlure au lieu de la dissimuler. Pour le Clos des Sens, il répare et réutilise les assiettes ébréchées, inscrivant son art dans une démarche profondément humaine et circulaire.
Cette rencontre nous a beaucoup touchées. Au milieu de ce séjour d’été placé sous le signe de la baignade, des rires et des randonnées, elle a apporté une dimension méditative, une réflexion sur la trace que nous laissons et la beauté des contrastes. Comme un écho silencieux aux lumières changeantes du lac d’Annecy. Si vous êtes sensible à l’art et aux belles âmes, allez sur la montagne, rencontrez Jean Pol Bozzone.
Infos pratiques : séjourner au Camping l’Idéal au bord du lac d’Annecy
Le Camping L’Idéal se trouve à Lathuile, au sud du lac d’Annecy, en Haute-Savoie. Il offre un accès direct aux plus beaux sites naturels et aux nombreuses activités de la région. Si vous venez en voiture, vous pouvez vous garer facilement au camping. En train, la gare la plus proche est Annecy. De là, vous pouvez rejoindre le camping en bus grâce à la ligne régionale 51 en direction de Doussard, avec un arrêt à proximité du camping (Lathuile). Le trajet dure environ 45 minutes. Il est aussi possible de louer un vélo à Annecy et de rejoindre le camping par la voie verte, une superbe piste cyclable qui longe le lac.
Le Pass Idéal, proposé aux clients du camping, permet d’obtenir des réductions intéressantes auprès de prestataires partenaires comme Espace 3D Parapente ou Le Ponton Deronzier.
Profiter du pass et trouver des idées de choses à faire autour du lac d’Annecy sur le blog du camping
La belle saison s’étend de mai à septembre : c’est le moment idéal pour profiter des eaux turquoise et des montagnes verdoyantes. Le Camping L’Idéal ouvre généralement ses portes début mai et fonctionne jusqu’à fin septembre (certains services peuvent être réduits hors saison). Pour confirmer les dates exactes d’ouverture (notamment pour avril ou octobre), il est conseillé de consulter le site du camping l’Idéalou de les contacter directement.
Séjourner avec son chien au bord du lac d’Annecy
Trouver une adresse qui accepte les chiens au bord du lac d’Annecy n’est pas toujours évident, mais le Camping l’Idéal est accueillant. Nevada, ma golden retriever, était du voyage. Le camping accueille les chiens avec bienveillance, et c’est un vrai plus. Nous avons partagé avec elle randonnées (notamment le Taillefer), moments de détente dans notre logement et balades dans la nature environnante. Pouvoir vivre ces vacances ensemble et randonner avec son chien est un bonheur dont je suis très reconnaissante, et je dis « merci ! » aux hébergements qui ont compris à quel point un chien était un membre de la famille !
Le camping l’Idéal Annecy en vidéo
Nous avions organisé en juin 2025 un concours avec le camping l’Idéal, voici la belle vidéo réalisée par Pauline à cette occasion. Et je vous laisse retrouver ci-dessous celle qui résume les activités vécues au bord du lac !
Entre lac et montagne, sport et contemplation, confort et nature, ce séjour au Camping L’Idéal au bord du lac d’Annecy a été une parenthèse parfaite. Des moments joyeux partagés entre amies, une région splendide à explorer, et une rencontre artistique marquante : tout y était. Et vous, quelles expériences aimeriez-vous vivre au bord du lac d’Annecy ?
Merci au Camping l’Idéal et à Sarah pour ce magnifique séjour au bord de l’eau, et à tous les prestataires, notamment Espace 3D Parapente et Le Ponton Deronzier, pour les fabuleuses aventures vécues avec eux.