Que voir et que faire lors d’un séjour à Caen ?
Pour vos prochaines vacances, avez-vous songé à Caen et à sa station balnéaire, Ouistreham ? Non ? A vrai dire, moi non plus… jusqu’à récemment. Mais le Calvados a su conquérir mon cœur. Maintenant, je me vois bien Normande, et je me surprends à rêver d’un petit cottage à colombages au milieu des bocages, des vaches blanches et noires et des pommiers fleuris. La sudiste endurcie que je suis a succombé aux charmes du Nord. Voici le début de ma série normande : je vais vous parler de Caen et d’Ouistreham, de Cabourg et de Deauville, de Honfleur et de la côte fleurie, et à la fin, vous serez tellement convaincus qu’on se donnera tous rendez-vous en camping dans le Calvados autour d’une bouteille de cidre.
Que voir à Caen ? Où se promener ? Les monuments incontournables et recoins secrets ? Je vais tout vous montrer pour organiser vos vacances de rêve à Caen (si si).

Mais d’abord, laissez-moi vous raconter l’origine de mon histoire d’amour avec le Calvados (le département, soyons clairs. Cet article n’est pas sponsorisé par les Alcooliques Anonymes, même si j’ai bu plus de cidre en une semaine que dans toute ma vie.)

Caen, le retour : le buzz normand
Qu’est-ce que je fabrique en Normandie, égarée loin de mon rivage natal, petite cagole égarée au milieu des pommiers ? Laissez-moi vous rappeler le contexte. En janvier dernier, je me rends à Caen pour des raisons professionnelles. Au retour, dans le TGV, j’écris en deux heures un petit article rigolo, Caen en trois heures avec quelqu’un qui n’y connaît rien, où j’avoue que je situais Caen en Bretagne, que je ne savais pas qu’il y avait des colombages en Normandie, et que j’ai été surprise d’adorer cette ville dont j’ignorais tout. Je publie mon article… et en une semaine, j’ai 13 000 visites de Caen sur mon blog, un article dans Ouest France, un passage sur France 3 Normandie, et même le maire de Caen qui cite mon article dans un discours. Le buzz normand, le vrai, une surprise totale.

Du coup, les Normands réagissent. Impossible de laisser cette pauvre petite sudiste dans son ignorance, il faut lui venir en aide. Ils organisent une mission de sauvetage pour la Provençale égarée, et me proposent de revenir dans le Calvados. Cette fois, ça sera Caen en trois jours avec des gens qui y connaissent quelque chose, ça va me changer. Et puis on enchaînera sur les plages du débarquement, Cabourg et la côte fleurie. Une petite perfusion de Calvados en intraveineuse, ça vous transforme une sudiste. J’ai tellement aimé ce voyage et les rencontres que j’ai faites que je suis devenue ambassadrice de la Normandie. Pas mal, non, pour une Méditerranéenne qui croyait que Caen était en Bretagne ?
Je prépare désormais mon premier titre de rap, dont je vous livre en exclusivité le début : « Je croyais qu’en Normandie y avait rien à voir / mais en fait c’est l’éclate du matin au soir / tu le sais pas mais le bocage / en vrai ça déménage / et je kiffe trop les colombages / venez les mecs on s’arrache / tous en Normandie faire des bisous aux vaches / cidre, 44, calvados dix ans d’âge / tu peux boire de la pomme à tous les étages / et même manger des galettes au fromage / ah merde ça ça vient de Bretagne / tant pis on y va on se magne / la Normandie ça vous gagne »… ok je vous laisse, faut que je fasse mon discours pour les Victoires de la Musique.

Neuf choses que vous devez savoir sur Caen
* Caen n’est pas en Bretagne. On commence par les basiques, on ne sait jamais. Il pourrait y avoir des gens comme moi parmi les lecteurs.
* Il n’y a pas la mer à Caen, mais elle n’est pas loin du tout : à Ouistreham, la commune sœur de Caen. On peut la rejoindre en vélo en longeant le canal de l’Orne sur dix kilomètres, une magnifique promenade qui débouche sur la Manche. J’étais un peu perturbée par le compte Twitter de l’agglomération, « Caen la mer » (avouez que pour les cancres en géographie, c’est difficile de percuter), mais je vous révèle ce petit secret pour vous éviter de passer à votre tour pour une buse. Et tant qu’on y est : la mer en question, c’est la Manche, pas l’Atlantique. Voilà pour l’épreuve de cartographie, on passe à la question histoire.

* Contrairement à ce qu’on croit souvent, Caen n’a pas entièrement détruite par les terribles bombardements de l’été 44 (contrairement au Havre, par exemple). Malgré les dégâts, Caen a pu garder son patrimoine médiéval exceptionnel, avec l’Abbaye aux Hommes, l’Abbaye aux Dames, le château, et des dizaines d’églises fabuleuses – Caen est vraiment une « ville aux cent clochers ». Il suffit de se balader dans le centre historique pour s’en rendre compte.

* Caen est la ville où repose Guillaume le Conquérant, le grand roi normand qui descendait des Vikings, duc de Normandie, roi d’Angleterre. Autant vous dire qu’à Caen, le prénom Guillaume a la côte. C’est devenu un running gag pour moi : je vous jure que j’ai rencontré en trois jours six Caennais qui s’appelaient « Guillaume ». Si vous cherchez à draguer dans la rue à Caen et que vous ignorez le prénom de l’élu de votre cœur, partez là-dessus, ça peut marcher.

* Au passage : oui, les habitants de Caen sont les Caennais et Caennaises.

* Caen est une ville JEUNE. A tel point que je me demande où ils ont rangé leurs vieux. Je les soupçonne de les gratiner au camembert ou de les manger en tarte aux pommes. Il y a 25 000 étudiants à Caen et quand les beaux jours arrivent, ils poussent comme des champignons sur les pelouses et dans les parcs, y a qu’à se pencher pour les ramasser et en faire une petite fricassée. Du coup, il se passe toujours quelque chose à Caen. Concerts, fêtes, manifestations culturelles et sportives, c’est la grosse teuf tous les jours. Promis, on ne s’ennuie pas à Caen.
Quand je suis arrivée à Caen, j’ai débarqué en plein carnaval étudiant, le plus grand d’Europe : 30 000 doux huluberlus qui se sapent en chaise géante ou en marsupilami, et qui envahissent la ville.

Si vous voulez retrouver mon récit et mes photos du Carnaval, ça se passe par là – album complet du carnaval :
a
* Et d’ailleurs, Caen est non seulement une ville jeune, mais une ville amie des enfants : énormément de choses sont organisées pour eux (visites spéciales, ateliers, etc), et c’est la seule ville où tu as le droit de faire le cochon pendu sur des œuvres d’art. Les sculptures de la Place Saint Sauveur sont kid friendly : tu peux les escalader, te suspendre, leur monter dessus, c’est permis. Si j’avais eu six ans, j’aurais directement élu Caen meilleure ville du monde.


* Si vous voulez voir les pommiers en fleurs, c’est en mai. Mais en avril, vous avez les cerisiers, qui ont, soyons honnêtes, presque exactement la même tête. Donc vous pouvez faire comme si. Par ailleurs, j’ai ADORE les choix de fleurissement du Calvados à cette époque : à Caen, à Ouistreham, à Cabourg, partout, c’était l’explosion de tulipes multicolores et c’était juste sublime. Si vous rêvez de tulipes en folie, mais que vous avez la flemme de parler néerlandais et de manger des champignons hallucinogènes dans un coffee shop, allez en Normandie en avril, vous allez vous régaler.


* Je tiens à signaler que j’ai passé ONZE jours en Normandie et dans les îles anglo-normandes en avril sans me prendre une seule goutte de pluie. Et que toutes mes petites taches de rousseur sont sorties pour cause d’indice UV qui casse la baraque. (Petite parenthèse : oui, je mets de la crème solaire tous les jours sur le visage, et vous devriez aussi, même si vous êtes un bon Méditerranéen ignifugé comme moi. En Normandie, pense à ton écran total. #sponsorisé par ma dermato.)

Que voir à Caen ? Incontournables et petites merveilles cachées
J’ai été accueillie comme une princesse à Caen, vraiment. Plusieurs Caennais adorables ont travaillé à me sortir de mon ignorance et à me montrer les richesses de leur ville. Voici quelques lieux qui m’ont enchantée.
L’abbaye aux hommes et son cloître
Impossible de passer à côté. L’abbaye aux hommes, alias l’abbaye de Guillaume, c’est la merveille du Calvados, miraculeusement épargnée par les bombardements de 44 – elle a d’ailleurs servi de refuge aux civils. Bâtie en pierre de Caen, cette pierre dorée qui épouse la lumière avec une grâce inégalée, elle combine harmonieusement deux styles architecturaux. (Je ne sais pas si vous avez suivi le débat passionné dans les commentaires de mon précédent article sur Caen : l’abbaye aux hommes, romane ou gothique ? Attention Mesdames et Messieurs, la question va être officiellement tranchée.) La nef, la façade occidentale et la partie basse des tours sont de style roman normand, et datent du XIe siècle. Mais les flèches et le chœur, ajoutés au XIIIe, sont gothiques. Le cocktail est un vrai régal visuel.

Si vous prenez une visite guidée, vous aurez un privilège qui vaut vraiment le coup : visiter le cloître de l’abbaye, et la mairie de Caen, qui est située dans le bâtiment adjacent à l’abbaye (un ancien monastère). J’ai adoré son escalier suspendu monumental, dont la construction ingénieuse a survécu à la chute d’un obus. Et le cloître… une anecdote vous révèlera tout son potentiel Instagramesque : en été, les mariés ont droit à un créneau de quinze minutes pour s’y faire photographier, et passent de coin en coin, à la queue leuleu. J’imagine des mariés en meringue et nœud papillon se presser entre les colonnes comme à Disneyland, et ça me fait sourire. Le mariage à Caen, le comble du chic.


Le château et l’église Saint Pierre
Impossible de passer à côté : le château médiéval est au cœur de Caen, massif et majestueux, et on peut le traverser pour passer d’un bout à l’autre de la ville et monter vers l’université. En face du château, l’église Saint Pierre déploie ses ornements gothiques raffinés.
Le château est surprenant, car « creux » – je l’appelle château coquillage. Les remparts sont intacts, mais le cœur n’est pas un palais, plutôt un immense village, avec différents bâtiments, jardins et abbayes. Si vous êtes un peu frustrés de ne pas découvrir les salles d’un château normand du XIe, allez à Falaise, à trente minutes au sud de Caen : le château de Falaise, où Guillaume a grandi, vous fera remonter dans le temps.



L’église St Etienne le Vieux
J’avais évoqué dans mon précédent article cette église émouvante, en face de l’abbaye aux hommes : détruite par les bombardements, elle a été laissée en l’état, symbole poignant de la guerre. Il est normalement interdit d’entrer dans l’enceinte… mais j’ai eu un vrai privilège VIP. Voici donc, Mesdames et Messieurs, le clocher transpercé et les voûtes couvertes de lierre de St Etienne le Vieux. Après y a une dame qui est arrivée en criant « mais sortez de là malheureux vous allez vous prendre une brique sur la tête ! », du coup mon privilège a été révoqué, mais quand même, ça valait le coup.



L’église Saint Sauveur, dans la Rue froide
Un coup de cœur inattendu pour cette petite église cachée dans la Rue froide, qui semble fermée et dont on n’ose pas pousser la porte. Les vitraux, détruits en 1944, ont été recréés par des artistes infiniment talentueux, et une lumière chaude et douce baigne cette église gothique aux ogives grâcieuses. Je l’ai encore plus aimée que d’autres églises plus célèbres de Caen – c’est un lieu magique.

Le quartier médiéval du Vaugueux
Vous voulez de la Normandie typique, maisons à pans de bois (= colombages), petites ruelles pavées, devantures fleuries ? Faites un tour dans le Vaugueux, un des plus anciens quartiers de Caen. C’est aussi un nid de petits restos sympathiques – je vous en parlerai davantage dans mon article sur les bonnes adresses à Caen.

La cour secrète de l’alchimiste
Vous aimez Da Vinci Code, le Nom de la rose et l’ésotérisme ? L’hôtel d’Escoville va vous séduire. Cet hôtel particulier construit à la Renaissance par un riche marchand qui se piquait d’alchimie regorge de créatures étranges, de signes cabalistiques et d’énigmes visuelles. En bonus ? Une statue du dieu Priape… comment dire… explicite et interdite aux moins de 18 ans. Cherchez dans ma photo ci-dessous, vous allez vite trouver. (Non, je ne vous ferai pas d’article « Caen sexy et coquin », navrée.)


Colombages et chauve-souris
J’ai adoré suivre le parcours de la visite guidée proposée par l’Office du Tourisme (avec un guide à moi toute seule, je vous dis que j’ai eu des privilèges de princesse, merci Caen !), à la découverte des petits secrets de Caen. Maisons à colombages (ou « à pans de bois », comme on dit ici) préservées depuis le XIVe siècle, arrière-cours remplies d’animaux ésotériques, comme cette magnifique « chauve-souris soleil », maison de naissance de l’immense poète Malherbe, né à Caen en 1555… si vous croyez que Caen a tout perdu de son héritage médiéval dans les bombardements, cette visite sera le meilleur antidote !

L’église et le « cimetière dormant » Saint Nicolas
Est-ce que vous aussi, vous avez été un ado gothique ? Vous avez porté assez de khôl pour vous transpercer la paupière, vous avez dessiné des corbeaux sur vos cahiers de SVT, vous avez évité le soleil tout l’été parce que votre idéal cosmétique était l’endive ? Si vous aussi, votre petit cœur est toujours fardé d’ombre et de roses séchées, vous allez adorer les cimetières dormants de Caen. Caen regorge de cimetières romantiques, laissés dans un « abandon entretenu », où les pierres tombales disjointes sont couvertes de lierre et où des chats ronronnent pour réchauffer les ossements. J’ai visité celui qui jouxte la belle église romane Saint Nicolas, la plus ancienne de Caen. C’est le genre d’endroits où je voudrais inviter Mylène Farmer à tourner un clip.

Le jardin des plantes de Caen
Encore un énorme coup de cœur pour ce magnifique jardin très Belle Epoque, avec ses serres d’acclimatation, ses chemins rocailleux qui serpentent au cœur de jolies mares clapoteuses, et ses grands arbres que le printemps sublime. Un lieu de balade ravissant.


Le château de Beauregard
Entre Caen et Ouistreham, à Hérouville St-Clair, faites une petite halte au magnifique château de Beauregard. En juin, c’est ici que se tient le festival pop, rock et electro de Beauregard – les headliners de cette année seront Placebo, mes chouchous d’adolescence (vous savez, à l’époque où j’avais assez de khôl sur les paupières pour pratiquer le camouflage au milieu des pandas).


Le mémorial de Caen, mémoire de la Seconde guerre mondiale et du XXe siècle
Impossible d’évoquer le mémorial « en passant » dans cet article au ton léger – mais impossible pourtant de ne pas le mentionner dans cet article sur les choses à voir et à faire à Caen. Je vais donc consacrer au mémorial et aux plages du débarquement un post spécial. Sachez juste qu’il s’agit d’une des visites les plus bouleversantes de ma vie, et que je vous recommande vivement de consacrer une journée à ce lieu unique en France, dont on ne ressort pas indemne.

Caen, la mer ? Virée sur la plage à Ouistreham
Descendez l’Orne jusqu’à son embouchure, et découvrez la station balnéaire de Caen, Ouistreham. C’est ma première expérience des plages de Normandie, et en descendant de voiture, j’ai soudain l’impression d’être revenue sur la Côte d’Azur : sous un soleil de plomb, des gens jouent à la pétanque. Ça va, je vous apporte le pastis et l’accent de chez nous, aussi ?
Mais très vite, l’impression change. Des chars à voile filent à toute blinde sur la plage décuplée par la marée basse, comme des auto-tamponneuses croisées avec des monstres préhistoriques. Je suis un peu intimidée par ces machins – j’aurais peur de me retrouver directement de l’autre côté de la Manche, avec des voiles pareilles. C’est donc ça, le Nord, le pays bizarre où les gens jouent avec des cerfs-volants géants à roulettes.
Pour la première fois, je découvre les cabines de plage typiques de la Normandie. J’ai l’impression de revenir à un autre monde, au XIXe siècle, quand les riches Parisiens découvrent les vertus de la mer et vont prendre des bains de vagues, juchés sur des chaises à portants, en robe longue dans les eaux froides de la Manche. Pour moi, la sudiste, c’est une vision totalement nouvelle : ces petites cabines blanches alignées le long des dunes sauvages, cet espace immense qu’ouvre la marée quand elle se retire, ces miroitements grisés des grandes flaques oubliées par le reflux.

Ouistreham est devenue une station balnéaire en 1866, quand un Parisien en goguette tombe amoureux de ce rivage et décide de bâtir la première villa au milieu des dunes. Très vite, les dames enchapeautées remplacent les lapins sauvages. Les villas exotiques se multiplient à « Rivabella », le surnom latinisant de la station. Ouistreham a deux facettes, chic et cossue avec les villas excentriques, et plus populaire avec son marché aux poissons, sa petite « place des retraités » qui regardent partir les ferrys. Au sommet du phare de Ouistreham (accessible seulement avec une visite guidée), la vue sur l’Orne et sur le large est fabuleuse. Des gens en grandes bottes cherchent des petits vers dans les vasières. Du port, on voit les gros ferrys blancs filer vers l’Angleterre. Ce sont des paysages totalement nouveaux à mes yeux. Je sens que je suis loin de chez moi – d’autres rives, d’autres rêves, d’autres horizons fantasmés. Ouistreham me dépayse.
Normandie forever !

Visit Caen !
La Normandie est un nouveau monde pour moi, et Caen aura été la clef du mystère. Je vous encourage vraiment à faire un détour par cette ville si riche, radieuse et attachante – elle le mérite. Et elle est à moins de deux heures de Paris.
Je ne peux finir cet article sans partager avec vous une pépite, un joyau : LA chanson des amoureux de la Normandie. C’est kitsch, c’est mièvre, c’est génial. Allez l’écouter, vraiment. Et chantons tous en cœur l’amour made in Normandie…
Merci à toutes celles et ceux qui m’ont accueillie à bras ouverts à Caen et à Ouistreham, je me suis sentie chez moi chez vous. Merci à Florence, Armelle, Anne-Sarah, Floriane, Florent, Laurence, Isabelle, Adèle, Mr Bip Bip la Frite, et à tous les Caennais qui sont venus me saluer, prendre des selfies avec moi… votre gentillesse est un plaidoyer pour Caen !

Je vais très vite partager avec vous mes bonnes adresses à Caen, et l’article sur le mémorial de Caen et les plages du débarquement. Ensuite, je vous raconterai ma découverte de la Côte fleurie. N’hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter : tout arrive le plus vite possible, gros programme normand en prévision ! (Et beaucoup de Côte d’Azur et un peu de Californie aussi).

que faire à caen – que voir à caen – vacances à caen – séjour à caen – un week end à caen – que voir à caen – que voir à ouistreham – ambassadeur normandie – plus beaux monuments de caen – phare ouistreham – trois jours à caen

Laisser un commentaire