La Camargue en vidéo : voici le nouveau projet que je suis très heureuse de pouvoir vous présenter, grâce à un beau travail mené par la vidéaste et droneuse Pauline Filippelli.
J’ai toujours pensé que la Camargue était un décor de film.
Des troupeaux de chevaux blancs qui galopent à travers les marais ou sur l’immensité déserte de la plage comme autant de jets d’écume vivants.
Des centaines de flamants roses qui s’envolent dans l’or du soir et évoquent des visions miraculeuses qui ne jureraient pas dans un documentaire sur les safaris en Tanzanie.
Un relief plat et des milliers d’étangs, de marais et de roubines qui décuplent les lumières du matin et du couchant, comme si la Camargue toute entière était un immense miroir en Technicolor.
De grands pèlerinages multicolores, Arlésiennes, Provençaux, Gitans, gens du voyage, convergeant de toute l’Europe aimantés par la crypte lumineuse de Notre Dame de la Mer.
La Camargue est miraculeuse. C’est un bout du monde, une Atlantide provençale, où l’espace est sans limites et où la beauté du monde se déverse comme un perpétuel raz de marée. C’est la liberté à l’état pur. On la ressent dans ces myriades d’oiseaux sauvages, dans ces manades de chevaux blancs et de taureaux noirs, et même, et même, dans ces agaçants assauts de moustiques qui vous rappellent que vous êtes dans un territoire qui n’est pas standardisé, pas uniformisé, où la vie reste brute. Les voyageurs viennent se réfugier en Camargue pour retrouver une forme d’authenticité, de nature vive. L’intensité des traditions, la beauté mouvante de ces paysages d’eau, de sable et de lumière, la richesse de la vie sauvage, tout ici est intact et puissant.

La Camargue en vidéo : rêveurs, cinéastes et crins blancs
J’ai toujours rêvé de filmer la Camargue, mais je n’ai jamais été en mesure de le faire moi-même. La vidéo est un métier à part entière, exigeant, très technique et chronophage. Être bonne photographe ne fait pas de vous une bonne vidéaste, loin de là. Un tournage, un montage, ce sont des heures et des heures de travail pointu et minutieux. Celle qui m’a permis de réaliser ce rêve, c’est la talentueuse vidéaste Pauline Filippelli. Pauline et moi nous sommes rencontrées à Lille lors du salon des blogueurs – Pauline venait pour son blog World Me Now – et j’ai été subjuguée par la qualité de son travail. Caméra au poing ou dans les airs avec son drone, elle sublimait les lieux qu’elle filmait avec beaucoup de sensibilité. Nous avons tout de suite eu envie de travailler ensemble et j’en suis très, très heureuse. Que notre première mission commune soit en Camargue est une grande joie pour moi, et a des airs d’évidence.

Pauline Filippelli lors de notre rencontre à Lille. 
Le drone de Pauline, prêt à décoller au dessus de Cacharel…
Je ne suis pas la première à penser que la Camargue est éminemment cinématographique, loin de là. Dans les années 1910, le marquis Folco de Baroncelli, le réalisateur Jean Durand et le comédien Joë Hammam venaient ici réaliser des westerns camarguais, retrouvant avec les gardians, les gitans et les grands troupeaux toute la mythologie du Far West, transposant ainsi dans le delta du Rhône cow boys, Indiens et bisons. Dans les années 1950, le réalisateur et écrivain Denys Colomb de Daunant vient s’installer au milieu des étangs, à quelques kilomètres des Saintes Maries de la Mer, et y fonde le Mas Cacharel. C’est ici que fut tourné le mythique Crin Blanc, Palme d’Or à Cannes en 1953, et sa suite, le très beau Glamador ou l’île des chevaux perdus.

Florian Colomb de Daunant, le propriétaire du Mas Cacharel, est le fils de Denys et l’arrière-petit-fils du marquis de Baroncelli – le descendant de ces deux lignées de rêveurs et de sculpteurs d’images éternelles. Le Mas Cacharel, hôtel de charme situé au cœur des étangs et des roselières, est lui aussi un décor de film, avec ses murs blancs, ses étoiles et ses croix dressées dans le ciel de Camargue, ses chambres avec vue sur les étangs. C’est ici que nous nous sommes installées pour trois jours, Pauline et moi, pour tourner cette vidéo. Quel plus bel endroit pour filmer la Camargue que Cacharel, comme accompagnées par le lumineux fantôme de Crin Blanc qui flotte toujours sur cet hôtel mythique ?

J’espère que cette vidéo de Camargue saura vous plaire et vous donner l’envie, à votre tour, d’aller conquérir le pays magique des chevaux et des oiseaux. La voici :
Réalisation : Pauline Filippelli
Présentation : Alexandra Besson
En collaboration avec le Mas Cacharel
Si vous avez aimé cette vidéo, n’hésitez pas à la liker, la commenter, la partager : Pauline et moi aimerions en refaire d’autres, et vos marques de soutien sont le meilleur moyen de nous permettre de le faire. Votre enthousiasme sera pour nous le plus bel encouragement !

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