La Suisse en hiver ? C’est un paysage de carte postale, une idylle où la neige sublime encore le bois et le sens de la tradition. Moi qui aime profondément les Alpes et les lieux où le temps semble suspendu, j’ai toujours aimé voir la Suisse dans son blanc manteau d’intemporalité. Je vous propose aujourd’hui des cartes postales de Suisse en hiver, en commençant par le canton qu’on cite souvent comme le plus authentique et préservé, le Valais, avant de finir par un petit tour dans l’Oberland bernois, et dans le canton de Vaud. Montagnes mythiques, vallées hors du monde, igloos et lacs, voici le programme de cette immersion au pays d’Heidi…
Nous resterons résolument côté Alpes, car je décline sans fin l’amour de ces montagnes mythiques. Vous avez aimé explorer avec moi les Alpes côté Autriche, Slovénie, Dolomites, Bavière, sans oublier bien sûr nos petites stations de ski dans les Alpes françaises ? Ce sont cette fois les Alpes suisses qui m’inspireront de grandes déclarations d’amour givrées !





Le Valais en hiver : Val d’Anniviers et Val d’Hérens
Je suis allée deux fois en Valais, en 2018 et en 2020. Et à chaque fois, j’ai entendu le même enthousiasme chez les gens à qui je racontais mon voyage : « c’est le plus beau canton de Suisse » « le plus préservé », « le plus traditionnel ». Je l’ai compris en découvrant deux des vallées les plus emblématiques d’une Suisse éternelle, le Val d’Anniviers en 2018 et le Val d’Hérens en 2020.
Grimentz, dans le Val d’Anniviers : le goût de l’éternité
Je parle souvent de Grimentz pour raconter pourquoi le Valais m’a tant marquée. C’était ma première fois en Valais. J’arrive en pleine tempête de neige dans ce village classé parmi les plus beaux de Suisse, et je découvre, sous l’épaisse couche blanche qui sublime leur beauté, des habitations de bois datant du XIIIe siècle. Je suis aussitôt saisie. On s’habitue au miracle de la pérennité de la pierre, mais du bois ? Imaginez tout ce à quoi ils ont dû échapper ! Le climat humide de la montagne et des logiques architecturales ingénieuses, qui ne collent pas les maisons entre eux, ont permis de sauver ces trésors des incendies. Parmi ces habitations, de nombreux greniers et raccards, des granges typiques des montagnes valaisannes, constructions assez simples en bois épais soutenues par de lourdes pierres qui donnent l’impression que le chalet est construit sur pilotis, et préservent les grains des rats. Mais ce qui me marque le plus, ce sont les maisons à plusieurs étages, de véritables immeubles de bois biscornu, où on empile les étages au fil des siècles, les rajoutant en fonction des besoins du moment : le rez-de-chaussée date du 13e, le premier étage du 15e, le deuxième du 18e… et en suivant l’ascension verticale, on voit les modes de construction et les goûts des époques s’infléchir, tout en restant fidèles aux éternelles logiques montagnardes. Cette vision m’a fascinée et aussitôt conquise.

Et puis, nous descendons dans une cave, à la rencontre d’un monsieur âgé et affable, et l’enchantement continue. L’homme nous propose de goûter au fromage des morts. Il nous explique qu’à Grimentz et dans les environs, une tradition séculaire se maintient : lors de la naissance d’un enfant, on grave une meule de fromage de raclette en son hommage, avec son nom, sa date de naissance, etc, et on la garde au frais dans la cave. Le fromage ne sera dégusté qu’au moment de ses obsèques. A l’époque de la pénurie, quand la vie des montagnards était rude et hasardeuse, il s’agissait de s’assurer que les invités auraient quelque chose à manger lors des funérailles… Il nous montre les fromages de toute sa famille, et le sien. Puis il nous propose de goûter un fromage datant du début des années 60 – c’est comestible, mais loin de moi l’idée d’affirmer que c’est bon.
Puis il se tourne vers un tonneau à l’air vénérable et nous dit : voici maintenant le Vin des Glaciers. Le vin des glaciers ? Il s’agit d’un vin dont le tonneau ne sera jamais vidé entièrement. Une partie du vin des années précédentes est toujours gardée et s’ajoute aux cuvées ultérieures, durant des siècles. Le tonneau qu’il nous présente a été forgé au XIXe siècle et n’a jamais été entièrement mis à sec – nous goûtons réellement au vin de l’éternité.
La beauté de Grimentz, l’atmosphère incroyable de cette cave où on goûte le fromage des morts et le vin des glaciers, tout cela a laissé une très forte impression sur moi. J’étais conquise illico.

Skier à Chandolin
Des paysages superbes, des pistes désertes, un sentiment de bout du monde : j’ai adoré skier à Chandolin (Val d’Anniviers) dans un domaine de toute beauté, et dormir face aux montagnes au Chandolin Boutique Hôtel, entre bois et spa. Me réveiller à la montagne et sortir dans le froid sur le balcon pour voir le soleil levant accroché aux cimes, finir la journée de ski dans un sauna brûlant, cela fait partie des choses que j’aime le plus au monde, et de ma vision du séjour parfait…







Zermatt, mythe et Toblerone
Le Valais, c’est aussi une des montagnes les plus iconiques, les plus célèbres du monde : le Cervin, version germanique Matterhorn. C’est sa silhouette en virgule inversée qui orne les paquets de Toblerone, et qui est devenue symbole de l’idylle suisse aux yeux du monde entier. Parce que c’est un haut lieu du tourisme en Suisse, un mythe vivant, Zermatt est un endroit cher, évidemment. Mais c’est à mes yeux un lieu qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie, une merveille visuelle rare : où que porte le regard, sur les pistes de ski, au restaurant, dans la ville, le Cervin trône comme un hologramme, figure tutélaire et Dieu omnipotent des Alpes suisses. C’est une des plus belles visions montagnardes de ma vie, à égalité avec l’autre grand mythe, Chamonix. Skier tôt le matin avant l’ouverture des pistes – First track skiing – seule face au Cervin restera un de mes plus beaux souvenirs d’hiver, une forme de perfection alpine rare. J’en garde un souvenir enchanté et je rêve de revenir randonner à Zermatt en été.
A faire à Zermatt : Un tour en calèche, dans ce village pittoresque qui a intégralement banni les voitures. Déjeuner sur les pistes Chez Vrony avec une vue incroyable sur le Cervin. Monter en train à l’observatoire astronomique et tutoyer les 4000 du Valais. Faire un tour au musée du Cervin pour entrer dans le mythe.

Chez Vrony 



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Explorer le Val d’Hérens avec Patricia au chalet le Rucher
Après Zermatt et le Val d’Anniviers en 2018, je reviens en Valais en 2020 à la découverte d’une autre vallée, peut-être la plus secrète de toutes : le beau et paisible Val d’Hérens. Cette immersion au cœur des traditions valaisannes, je la dois à l’invitation chaleureuse de Patricia, la propriétaire du Chalet Le Rucher à Vex, juste au-dessus de Sion, à l’entrée du merveilleux Val d’Hérens.

Il y a une dizaine d’années, Patricia et Christine ont eu un coup de foudre pour ce chalet traditionnel situé dans une des vallées les plus authentiques et préservées du Valais. Ici, les gens construisent l’âme et l’identité de la vallée de génération en génération, entre agriculture, artisanat et perpétuation d’un savoir-faire conçu avec beaucoup de fierté. Une fois n’est pas coutume, je ne suis pas venue ici pour skier (même si cela serait possible), mais pour me promener, rencontrer les gens, explorer les villages et les curiosités de cette vallée un peu magique.
Au Rucher, je dors avec une vue merveilleuse sur les sommets mythiques du Valais, comme la Maya qui se détache à 3000 mètres dans le ciel. Un peu plus loin, c’est la Dent blanche et ses 4300 mètres, et je devine le Cervin…



Ma chambre s’appelle la Heidi et le nom ne saurait être mieux choisi. C’est un cocon de charme, tout de bois et de petits détails cosy – couvertures, coussins, déco, tout invite à la détente montagnarde. Sous mon balcon, des ruches et un verger attendent l’été pour reprendre vie. Sur le versant d’en face, les mayens, maisons d’été utilisées par les bergers sur les alpages, racontent la vie profondément pastorale de ces montagnes qui vivent au rythme des saisons, et où la randonnée de printemps et d’automne semble être véritablement édénique.
Patricia propose petits-déjeuners et goûters 100% locaux, au-dessus de son verger au fond duquel les ruches dorment sous la neige. Et surtout… elle propose des balades, en guide passionnée par sa région de cœur. C’est avec elle que je découvre le Val d’Hérens, et que je tombe profondément sous le charme.

Les pyramides d’Euseigne
C’est une des plus jolies curiosités du Val d’Hérens : les pyramides d’Euseigne, ces cheminées de fée sculptées par l’érosion dans les moraines. La vision de la vallée est magique, avec les pyramides qui se détachent comme des lutins facétieux au premier plan et la spectaculaire Dent blanche qui culmine à 4357m tout au fond.


Hérémence et le barrage de la Grande Dixence
Les villages du Val d’Hérens sont bourrés de charme. Jusque dans les années 60, la vie ici était ultra traditionnelle, comme figée dans le temps. On trouve sur les planches des habitations et des grandes des inscriptions datant de plus de 400 ans…
Je retrouve l’émerveillement ressenti à Grimentz deux ans plus tôt, la sensation d’intemporalité radicale.
Et puis on a construit tout au fond de la vallée l’immense barrage de la Grande Dixence, dans les années 60. Le plus haut barrage-poids du monde, pour produire de l’électricité en exploitant la force des eaux glaciaires. Si ce barrage cédait, toute la plaine jusqu’à Genève serait noyée. Avec Patricia, nous sommes allées tout au fond de la vallée, à son pied, nous avons bu un chocolat chaud au bout du bout du monde au milieu des traces d’animaux et des légendes montagnardes, et ce mur de béton spectaculaire m’a fascinée.
Avec le barrage, du jour au lendemain, la modernité est arrivée dans cette vallée reculée qui semblait jusqu’alors figée dans le temps. Les vieux habitants disent avoir vécu trois siècles en l’espace d’une vie, tant le changement a été colossal. Le « musée éclaté » d’Hérémence reconstitue les habitations d’avant le barrage. On a l’impression touchante d’être remonté au Moyen-Âge, c’est saisissant et très beau. Objets liturgiques, objets artisanaux, forge, atelier du menuisier, lits à tiroirs d’antan, le temps semble suspendu, et il est difficile à croire que ce que nous avons sous les yeux date de 1960 seulement – j’aurais juré que tout sortait tout droit des temps de la Contre-Réforme.
L’église d’Hérémence, chef d’œuvre paradoxal
Et pourtant, comme pour célébrer la nouveauté, l’église d’Hérémence est radicalement moderne. C’est une église de béton, le même béton que celui qu’on a utilisé pour le barrage, un chef d’œuvre de l’architecture contemporaine.
Moi dont les goûts sont pourtant classiques, j’ai été marquée par la beauté nue de cette immense église dont les degrés de béton semblent refléter le dédale du cœur humain. J’y ai trouvé beaucoup de beauté et de poésie. L’âme humaine est un labyrinthe, les mystiques l’ont su bien avant Freud. C’est Sainte Thérèse d’Avila qui décrit l’âme comme un « château intérieur » : la demeure de Dieu est sous sa plume une construction baroque, tortueuse, gothique, complexe, un véritable enchevêtrement de degrés. L’église d’Hérémence, dans sa radicalité ultra moderne, a quelque chose de mystique et d’ancien, une affinité avec les secrets les plus intimes. Je ne pensais pas que cette église si radicale, si différente du confort de mes goûts usuels infiniment plus classiques, me toucherait autant.

Evolène, la beauté et l’histoire des femmes
C’est non seulement le plus beau village du Val d’Hérens, mais c’est aussi officiellement un des plus beaux de Suisse. Bienvenue à Evolène, dont les hameaux disséminés tout au long de la pente semblent multiplier la beauté pittoresque et intemporelle.

Au pied de la majestueuse Dent Blanche, que Maupassant appelait « la monstrueuse coquette » avec ses 4357m, se déploie un vrai village de carte postale où les marques des siècles décorent harmonieusement les chalets de neige et de vieux bois. Les Haudères, la Sage, Arolla, la Forclaz… autant d’îlots de bois et de beauté au milieu de la nature préservée, autant de bouquets de merveilles décuplant la magie d’Evolène. C’est aussi un domaine skiable, et même si je n’ai pas skié cette fois, j’ai retenu la beauté de ce cadre où j’aurais adoré chausser aussi mes skis.



Ce sont des femmes illustres qui ont rendu célèbre Evolène.
Il y a eu Marie Métrailler, qui a su commercialiser le fabuleux tissage manuel du Val d’Hérens et ses vêtements traditionnels de chanvre. Passant du mode de vie traditionnel à son exploitation économique, elle a permis la subsistance de ce savoir-faire, et plusieurs tisseuses travaillent aujourd’hui encore à Evolène.
Il y a eu Marguerite Yourcenar, l’immense écrivain, qui adorait venir se reposer à l’hôtel de la Dent Blanche et y a corrigé les épreuves de ses Mémoires d’Hadrien, un de mes livres préférés. Amie des deux Maries, elle a profondément ressenti le caractère exceptionnel de ce village reculé où on comptait pas moins de dix-sept pianos, où l’art se vivait avec une étonnante pureté dans ce milieu rustique.

Et puis il y a Marie des Collines, une fille de paysans qui n’a pu avoir accès aux études, mais qui aimait passionnément les livres, et qui a ouvert un café littéraire et une bibliothèque en accès public à près de 2000m d’altitude… la bibliothèque existe toujours, et le restaurant des Collines a peut-être la plus belle terrasse du monde. Le lieu m’a profondément touchée.
Evolène, un pays de femmes, un pays de reines ? Peut-être, mais ici, quand on parle de reines, on ne parle pas des femmes… mais des vaches !
Les reines du Valais : au pays des vaches
C’est une tradition dont j’ai ressenti la force dans les deux vallées authentiques du Valais, Val d’Anniviers et Val d’Hérens. Les vaches noires à cornes du val d’Hérens font la fierté du pays et ce sont elles qu’on nomme les reines. On utilise leur lait pour la raclette AOP, la vraie raclette du Valais, leur viande pour les salaisons labellisées Fleur d’Hérens, mais aussi et surtout… leur sens du spectacle ! Les combats de reines sont une fête ultra populaire en Valais et les vaches victorieuses sont célébrées toute leur vie. Pas de sang, pas de violence : ces vaches naturellement combattives se poussent de leurs cornes jusqu’à ce que l’une d’entre elles sorte du cercle. Avec le poids et la puissance de ces bêtes majestueuses, j’imagine la beauté du spectacle. Beaucoup ont une vache comme animal de compagnie : les reines sont si attachantes qu’on les garde jusqu’à leur belle mort… J’adorerais revenir ici pour assister à une lutte.



Les restaurants attachés aux produits locaux, comme le Café des Collines à Evolène, servent bien évidemment les produits des vaches du Valais. Mais pour entrer au cœur de la culture bovine valaisanne, je vous recommande un tour au Relais des reines à Vex, à cinq minutes du Rucher, le chalet de Patricia et Christine. Le repas chaleureux et convivial au Relais restera un de mes plus beaux souvenirs en Valais. Le chef nous propose une dégustation de raclette valaisanne : cinq meules différentes, mélangeant des fromages d’alpage (au goût plus fort et plus fruité) et des fromages de laiterie (au goût plus doux). Le chef fait fondre au feu de bois une meule, puis l’autre, et nous sert généreusement de chaque fromage successivement, nous permettant d’apprécier les différences de goût et de devenir de vrais gastronomes de la raclette. La qualité des produits est exceptionnelle, et le décor à la gloire des reines, extrêmement chaleureux et typique.
J’ai adoré mon incursion authentique dans le Val d’Hérens, et dans le Valais en général. Ce canton magnifique qui incarne mon idylle alpine continue de m’attirer, et je voudrais revenir pour la grotte de glace de Zinal en hiver, et le fabuleux glacier d’Aletsch en été…
La Suisse en hiver : autres merveilles enneigées
Voici maintenant quelques dernières perles de Suisse en hiver, hors du Valais, dans l’Oberland bernois et dans le canton de Vaud.
Kandersteg et le Blausee, un paysage de conte de fées
Cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de l’étrange couleur d’un azur vif du Blausee (littéralement : lac bleu), dans la région de Bern. Selon la légende, cette teinte perçante que l’hiver n’éteint pas est due au chagrin d’amour terrible d’une belle aux yeux bleus, noyée de tristesse dans les eaux cristallines… La réalité est moins morbide, et des truites d’élevage nagent dans les yeux d’une couleur véritablement surprenante – le bleu de mes photos n’est pas accentué.

A deux pas de là, le village de Kandersteg a des airs de conte de fées rétro. J’aimerais revenir pour voir le lac d’Oeschinen, qui lui gèle en hiver (contrairement au Blausee), mais qui semble paradisiaque en été, et qui est accessible facilement en randonnée depuis Kandersteg.


Dans un igloo à fondue à Adelboden
Parce qu’ils sont à la mode depuis quelques années, les igloos se sont multipliés dans les Alpes un peu partout en Europe, mais l’un des plus grands (si ce n’est le plus grand) de tous, c’est celui d’Adelboden, dans l’Oberland bernois. Il est construit chaque automne à l’aide d’un canon à neige et d’immenses ballons gonflés (autour desquels on agglomère la neige), et décoré avec beaucoup de soin. La déco change chaque année – lors de ma venue en 2018, il s’agissait des fleurs des Alpes. Vous pouvez réserver soit pour une fondue au fromage (prestation de 2h environ, tarif très abordable, vous montez à l’igloo, vous mangez votre délicieuse fondue dans un décor super exotique, et au moment où vous commencez à vous peler les miches, il est temps de redescendre et d’aller dormir tranquillou au chaud, cela vous a coûté environ 35 euros par personne et c’était très sympa), soit pour une nuit complète en igloo (c’est super, super cher, vous vous pelez gravement les fesses et finissez au bord de la pneumonie et vous avez vidé votre compte en banque pour cette session de pur masochisme glaciaire). Je vous laisse deviner laquelle des deux options je recommande chaudement (mais je respecte pleinement la liberté de disposer à votre guide de votre système immunitaire et de votre compte en banque).





Les vignobles de Lavaux, sur le lac Léman
Voici une dernière merveille de Suisse, où je me suis arrêtée sur la route du retour en revenant vers la France depuis le Val d’Hérens. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, les vignobles en terrasse de Lavaux font partie des plus spectaculaires et des plus beaux du monde : des pentes incroyablement raides, multipliant les points de vue sublimes, plongeant dans le Lac Léman. A deux pas de Lausanne, on produit ici des vins gorgés de soleil et à la belle minéralité, réputés d’une qualité rare. Je sais qu’il aurait mieux valu les voir verts au printemps ou rouges à l’automne, et que la nudité de l’hiver n’était sans doute pas la saison optimale pour m’arrêter à Lavaux, mais cela faisait si longtemps que ce site me faisait rêver que j’ai choisi de ne pas résister. Et finalement, la pureté de la lumière d’hiver, le dépouillement de la végétation qui souligne les reliefs, conféraient au site une beauté de diamant brut, et je n’ai rien regretté. Le spectacle était grandiose. Je me suis arrêtée pour manger un plateau de fromages au magnifique resto et bar panoramique Le Baron Tavernier à Chexbres (une des plus belles vues sur les vignobles de Lavaux), j’ai randonné tranquillement vers le joli village de Rivaz au bord du lac, puis suis allée acheter une bouteille de blanc pour un dîner entre amies à Lavaux Vinorama, sorte de grande bibliothèque des vins de la région. C’était parfait, et cela avait un goût de revenez-y. J’aime tellement la Suisse, je suis tellement séduite par la beauté paisible de ses paysages et par sa qualité de vie que j’ai parfois la tentation d’un déménagement quelque part sur les rives du lac Léman.







Magnifique, paisible Suisse, tu me reverras très bientôt, j’espère.
En 2018, j’avais été accueillie en voyage de presse par Suisse Tourisme dans le Valais, à Zermatt, Grimentz et Chandolin pour un reportage pour Version Femina. En 2020, je dois mon séjour dans le Val d’Hérens à l’invitation chaleureuse de Patricia et Christine au Chalet Le Rucher – un très grand merci d’avoir si bien pris soin de moi !














































































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