L’Atlantis à Nassau, Bahamas ? Plus qu’un hôtel de luxe, c’est un mythe. Depuis trente ans, ce gigantesque complexe surfe sur la légende de l’Atlantide, avec décoration sous-marine monumentale, aquariums géants et immense parc aquatique. Le succès de l’Atlantis est tel qu’il a désormais son faux jumeau à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis. Mais je rêvais de l’original : l’Atlantis de Nassau. Pour notre voyage de noces, nous avons décidé de réaliser ce fantasme. Petite plongée au pays de la petite sirène.





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Atlantis Bahamas, qui es-tu ? Un hôtel incontournable de Nassau
Avant de commencer à raconter ma vie, on va faire une mise au point précise pour les gens qui n’ont pas passé dix ans de leur vie à fantasmer sur l’Atlantis et ne savent pas de quoi on parle à ce stade. L’Atlantis, c’est un projet de mégalomane, qui commence en 1968. Imaginez une île, Paradise Island, presque entièrement couverte par une série d’hôtels, parcs d’attraction et décors sur le thème de la mer, des fonds marins et des créatures qui les peuplent. Statues d’hippocampes et de nautiles géants, toboggans démentiels (du genre : passant au milieu d’un bassin à requins), ambiance de ville noyée sous les eaux, l’Atlantis rend fou. C’est un mélange de Disneyland et de Waterworld… et un hôtel de très grand luxe, avec (entre autres) une suite à vingt-cinq mille dollars la nuit. Pour ceux qui ont comme moi grandi devant La petite sirène, la fascination est totale.
Voilà, vous avez eu le mémo. Maintenant, enfilez votre bikini, on embarque.



Sous l’océan… un aveu de sirène
Lecteur régulier de ce blog, tu as eu un petit aperçu représentatif de ma collection de névroses à ce jour, et tu sais donc qu’on a inversé mon pôle + et mon pôle – au montage et que ça court-circuite sérieusement dans mon cerveau. Tu sais que j’ai traversé l’Europe avec des chats norvégiens au péril de ma vie, que je suis grave gothique, que j’ai le super pouvoir d’amener brouillard et tempête partout où je passe, telle la réincarnation de Mel Gibson (qui n’est pas mort d’ailleurs), que j’adore me baigner à poil dans la neige, et que je suis pote avec des chèvres zombies anthropophages (même article que ce dernier). Mais tu ne sais pas encore toute la gravité de mon état. Je passe aux aveux.
Je suis une sirène. Ne me contredis pas, tu risquerais de me vexer. Depuis l’anniversaire de mes quatre ans où mon papa m’a rapporté la cassette de La petite sirène, j’en suis une. Même quand, deux ans plus tard, ma maman soucieuse de réalisme noir en littérature m’a sorti la vraie version d’Andersen (avec la langue coupée, les jambes séparées au couteau, la fille qui meurt sans que le prince sache qu’elle l’a sauvé), je n’ai pas abandonné mes prétentions siréniques. Je suis fascinée par la mer, le monde aquatique et ses créatures mythiques en tout genre (selkies, tritons, nixes, ondines, Lorelei et autres krakens et léviathans), et je suis accro à l’eau sous toutes ses formes – même quand je vais en montagne, c’est pour voir des lacs.
L’Atlantis, pour moi, c’était le mythe absolu, le palais du Roi Triton, la possibilité de plonger sous l’océan même sans branchies, de « partir là-bas » sous les eaux iridescentes et d’assouvir ma fascination marine.



Que voir et que faire à l’Atlantis Nassau ?
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Le complexe est tellement grand qu’il vous faudrait des jours et des jours pour tout voir – en 4 jours, je ne suis pas sûre d’avoir tout vu. Mais voici quelques inratables.
Les aquariums appelés « The Dig » et « The lost chambers », qui surfent sur le thème de la cité enfouie, submergée par les eaux, comptent parmi les plus grands du monde. The Dig contient une variété incroyable d’espèces marines. Des centaines de poissons tropicaux, de raies, de petits requins, passent au milieu des vestiges d’une cité mythique engloutie. D’autres aquariums individuels (The lost chambers) présentent des espèces plus asociales (murènes) ou fragiles (hippocampes).




Un parc d’attraction, Aquaventure, propose des toboggans inouïs, notamment le « Leap of faith », un faux temple maya qui vous plonge directement dans un bassin à requins, dans un tunnel de verre. Sachez que ce toboggan à requins existe en deux versions : option kamikaze, avec descente à toute blinde, et option pépère, avec bouée et passage lent et contemplatif au milieu du tunnel des requins. Contre toute attente, j’ai préféré la deuxième : c’est beaucoup plus agréable d’avoir le temps d’admirer les requins, plutôt que de traverser leur bassin à une vitesse supersonique en fermant les yeux, se bouchant le nez et hurlant « maman ». Mais Aquaventure compte nombre d’autres toboggans, avec ou sans bouées, et une « rivière » d’aventure longue de près de deux kilomètres, qu’on emprunte en bouée, et qui comporte vagues, rapides et autres obstacles qui pimentent le parcours. Enfin, vous trouverez des dizaines de piscines.







Le Lagon des prédateurs vous permet d’approcher les poissons scie, les raies, les requins et les barracudas. C’est absolument fascinant et cela reste un de mes plus beaux souvenirs de l’Atlantis.



Le bassin des tortues vous permet d’observer les tortues à écailles des Bahamas, qui sont menacées et que l’Atlantis réhabilite : ils récupèrent les tortues blessées, relâchent celles qui peuvent survivre dans la nature, et gardent les autres.

Et en dehors de ça, vous avez le plus grand casino des Bahamas (dont je ne peux rien vous dire car ça ne m’intéresse tellement pas…), une vingtaine de restaurants, des tas de trucs luxueux du type spa, coiffeur, massage, etc, un centre de conférences, des cours de tennis, une immense salle de fitness, et surtout, surtout un véritable village avec marina, boutiques de vêtements et de souvenirs, où il est vraiment agréable de se balader (pensez au Disney Village, c’est le même style). Vous avez aussi plusieurs plages, pour savourer la clarté des eaux bahaméennes. L’Atlantis est immense, et vous n’avez jamais tout vu – vous ne cesserez de découvrir de nouveaux recoins jusqu’alors inexplorés.





Quel hôtel choisir à l’Atlantis Bahamas ?
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« Atlantis » est un nom presque trompeur : l’Atlantis, ce n’est pas UN hôtel, c’est une île, et elle compte plusieurs hôtels. L’Atlantis est aujourd’hui un gigantesque complexe, formé d’hôtels allant du très luxueux (The Reef, The Cove) au plus abordable (Beach Towers, Coral Towers), comprenant même une marina (si vous voulez venir avec votre propre bateau) et des locations de vacances type appartement (Harborside Resort). Vous allez peut-être me demander : mais alors, quel est le VRAI Atlantis, l’hôtel où il faut aller pour avoir l’expérience ultime ? Réponse : Atlantis Royal Towers. C’est le cœur de l’action, celui que vous voyez sur les photos, celui où vous trouverez la déco marine hallucinante, les portes hippocampe, le plafond du roi triton, les aquariums géants, le lagon des prédateurs, le parc Aquaventure, bref, tous les incontournables si vous aussi, vous êtes une petite sirène. C’est au cœur de tout, et c’est ce dont j’avais toujours rêvé.


Voici un tour d’horizon des différents hôtels, pour vous donner une idée, avec des prix approximatifs (j’ai comparé les différents hôtels pour la même nuit en août. Les prix varient bien sûr en fonction de la saison, des catégories de chambres, des options, etc).
– Sur Paradise Island, l’île de l’Atlantis, vous avez quelques hôtels qui n’appartiennent pas à l’Atlantis mais qui ont des accords spéciaux avec eux et vous permettent d’accéder au resort, au parc Aquaventure, aux aquariums, etc, par exemple le Comfort Suites, le One and Only, le Paradise Island Beach Club, etc. Mais après avoir jeté un coup d’œil à leurs tarifs, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas forcément moins chers que l’Atlantis, mais beaucoup plus loin (navette obligatoire). Je ne suis pas vraiment convaincue par cette option.
– Les Beach Towers constituent l’hôtel le moins cher de l’ensemble Atlantis. Elles sont sur l’Atlantis Beach, un peu excentrées mais bien placées et avec une jolie vue, à environ 15/20 minutes de marche des Royal Towers et d’Aquaventure. Prix moyen : 177 dollars/nuit par chambre. Je pense que c’est une option intéressante, mais moins que les…
– Les Coral Towers sont dans la même zone que les Beach Towers, mais plus proches du cœur, à 10/15 minutes de marche. Elles sont un peu plus luxueuses, et surtout, la déco intérieure est plus excentrique et fun que celle des Beach Towers. Prix moyen : 260 dollars/nuit par chambre.
– Le Harborside Resort est une série de jolis grands appartements de l’autre côté de la marina, avec cuisine et larges volumes, pour les familles. C’est très beau, j’ai adoré le cadre, mais le prix n’est pas doux (350 dollars en moyenne par nuit/appartement) et vous êtes loin du cœur de l’action (navette ou 30 minutes de marche). C’est pour ça que je m’interroge sur l’opportunité d’y aller avec des enfants, ce qui est pourtant censé être le but.

– Royal Towers : c’est le cœur, les plus richement décorées, les plus célèbres. Toutes les activités sont à cinq minutes de marche à peine. Plus les chambres sont hautes, plus elles sont chères. Les prix commencent autour de 300 dollars/nuit par chambre, mais peuvent monter beaucoup, beaucoup plus haut. Plus vous montez dans les tours, plus les chambres sont grandes et luxueuses, plus la vue est belle, et plus les prix sont spectaculaires. La « Bridge Suite », la suite qui fait le pont entre les deux tours, est à 25 000 dollars la nuit (et selon les photos, elle ressemble à Versailles). Nous avions pris une chambre vue mer (c’était le cadeau de ma mère pour notre voyage de noces, un cadeau sublime)… et en plus, nous avons été upgradés dans une Regal Suite. C’était la plus basse catégorie de suites (je n’ose imaginer les autres), mais c’était juste la chambre d’hôtel la plus hallucinante de toute ma vie. Il y avait une chambre où trente personnes auraient pu danser la Macarena, un salon de la même taille, deux salles de bain, deux cabinets de toilette, et une vue de malade. C’était fou, ça restera un souvenir vraiment précieux.




– The Reef est un joli hôtel de luxe dans la même catégorie que les Royal Towers, mais à mon avis, c’est un mauvais choix. Il est excentré et sans avantage comparatif particulier. Si vous avez l’argent pour The Reef, vous avez l’argent pour les Royal Towers. La déco est moins spectaculaire que celle des Royal Towers, plus classique. Le prix moyen est à 350 dollars, et je trouve que ça ne vaut pas vraiment le coup de choisir celui là. Si vous voulez l’ultra luxe, c’est The Cove, si vous voulez la vraie expérience Atlantis, c’est les Royal Towers.
– The Cove se veut encore plus luxueux ou plutôt, encore plus « exclusif » que les Royal Towers, avec notamment une (jolie) piscine réservée aux clients de cet hôtel là. C’est aussi l’hôtel pour les gens allergiques aux enfants : cette piscine est pour les adultes uniquement. Il y a, comme dans les Royal Towers, des suites faramineuses. C’est un très beau 5 étoiles, où vous ne trouverez que des suites. Les prix commencent à 400 dollars. Mais il me manque l’extravagance, l’exubérance maritime des Royal Towers. Vous l’aurez compris, je n’ai pas regretté une seconde mon choix.

Les restaurants de l’Atlantis Nassau
Attention, l’Atlantis n’est pas un resort all inclusive, même s’il arrive qu’il propose de temps à autre des packages all inclusive (qui sont frustrants, car ils ne donnent accès qu’à un petit nombre de restaurants), et les restaurants sont chers – comme partout aux Bahamas, mais encore plus qu’ailleurs.
J’ai adoré le buffet de petit déjeuner du Poseidon’s Table, le coucher du soleil au restaurant The Point, les milkshakes du Atlantis Marina Village, le cadre (moins la nourriture) du Lagoon Bar and Grill qui sort tout droit de la petite sirène, et dans la série chicos et chéros le restaurant gastronomique méditerranéen Olives. A Aquaventure, vous trouverez toutes sortes de snacks et fast foods.


Les plages et piscines de l’Atlantis
L’Atlantis Beach est la grande plage publique. Je ne l’ai pas trouvée particulièrement belle, trop pleine de jet skis et marchands ambulants. L’Atlantis Beach West est plus calme. Mon coup de cœur, c’est The Cove beach, en face de l’hôtel du même nom. Eau turquoise, sable blanc, plus de calme et de tranquillité, c’est pour moi la plus jolie plage du complexe.
Les piscines : je vous conseille de toutes les tester ! Elles ont toutes quelque chose de spécial dans leur décoration ou leur agencement. Mais mes préférées sont Colonnades Pool, pour la déco extravagante, et la Royal Baths, pour la vue sublime sur les Royal Towers.
En revanche, je vous déconseille de vous baigner dans le Paradise Lagoon : c’est une entrée de mer dans la lagune artificielle de l’Atlantis, l’eau rentre mais me paraît ne pas ressortir ou brasser beaucoup. L’eau est trouble, pleine d’algues, je pense qu’elle ne bouge pas assez.


Requins, dauphins et tortues : les animaux marins de l’Atlantis Nassau
Parenthèse éthique : faut-il apprivoiser les animaux sauvages ?
Je fais ici une petite parenthèse pour revenir sur un débat qui me tient à cœur. Dans mon dernier article sur les Bahamas, je postais une photo de moi au milieu des requins à Exuma. Ces requins ne sont pas en captivité, ils vivent en pleine mer, mais ils ont été apprivoisés par les humains qui les nourrissent. Ils vivent depuis dix ans autour de cette île, Compass Cay, sont soignés par les humains, et sont devenus pratiquement domestiques : ils recherchent le contact et les caresses. Suite à cela, j’ai eu un débat (respectueux et amical) avec d’autres blogueurs qui n’étaient pas certains de l’opportunité d’apprivoiser des animaux sauvages. C’est un débat régulier et je voudrais développer ici un peu mon point de vue sur cette question.

Je suis une grande passionnée des animaux et avocate de la cause animale. J’ai arrêté de manger de la viande quand j’avais 15 ans, j’ai plusieurs animaux issus de sauvetages, je suis donatrice régulière de Sea Shepherd et L214, et partageuse compulsive de pétitions pour la protection animale. Dans ce cadre, j’ai rencontré beaucoup de personnes qui pensent que l’être humain ne devrait pas avoir de contacts avec les animaux sauvages : il faut renoncer aux zoos, aux parcs, et s’abstenir de toute interaction susceptible de modifier le comportement des animaux sauvages (les nourrir, les approcher, les toucher, etc). Dans la suite logique de cet argument, certains vont plus loin et disent qu’il faudrait « laisser les animaux tranquilles » et renoncer aussi aux animaux familiers, à la captivité en général, y compris de chiens et de chats. Je respecte totalement ce point de vue et l’argumentation. Mais je suis en profond désaccord, moi qui vis avec une meute de chats, chiens et chevaux.
Je crois que, pour le meilleur (l’amour réciproque entre humains et animaux) et le pire (exploitation, torture, maltraitance), nous vivons dans un monde où les liens entre humains et animaux sont très profonds, omniprésents, indéniables. Parce qu’il détruit beaucoup, l’être humain a aussi la mission de protéger, réparer. Et il n’est pas rare que les animaux cherchent d’eux-mêmes le contact avec l’homme, pas seulement pour être nourris, mais parce qu’ils sentent que l’homme joue un rôle à part et pourrait les aider ou les protéger. Dans ce cadre, la frontière entre animaux sauvages et animaux domestiques est bien plus ténue et mouvante qu’on le croit. Je vous recommande vraiment le fabuleux essai du professeur d’écologie Carl Safina, Beyond Words, What Animals Think and Feel. Il étudie le comportement de baleines, d’éléphants, de loups, de singes en totale liberté, qui n’ont jamais été nourris par les humains qui les étudient, mais qui nouent avec eux des relations étonnantes, venant chercher interaction et secours, désignant la présence d’humains amis par un son spécifique, donnant même des « noms » à chaque humain par un son très particulier. Les animaux nous observent, les animaux parlent de nous, et voient ce qu’ils peuvent attendre de notre contact. Carl Safina parle de la domestication des loups et avance une thèse surprenante : on peut tout aussi bien avancer que ce sont les loups qui nous ont domestiqués. Pour lui, la domestication est un processus multiple : entre humains et animaux, entre animaux, au sein de l’humanité elle-même. Elle est inéluctable dès qu’il y a contact entre humains et animaux, et elle n’est pas forcément néfaste : il faut évaluer ce qu’elle apporte à chacune des parties. Dans certains cas, il faut absolument l’éviter : par exemple, il ne faut surtout pas nourrir les ours de Yellowstone, qui vont devenir agressifs, chercher le contact, et être abattus. Evidemment, il faut absolument se battre contre la capture d’espèces sauvages pour la compagnie, par exemple celle des singes ou des loris. Il faut réfléchir aux conséquences du contact, évaluer chaque cas avec prudence et justesse et toujours penser à l’intérêt de l’animal en premier lieu. Mais on ne peut rejeter la domestication en bloc, qui est un processus naturel, normal et qui peut justement être bénéfique à l’animal. Les requins d’Exuma sont dans une zone protégée, à l’abri des pêcheurs et chasseurs sous-marins, nourris, soignés, et sont devenus de formidables ambassadeurs de leur espèce : ils permettent aux humains de changer le regard qu’ils portent sur les requins.
Qu’en est-il des zoos ? Soyons clairs : je ne suis pas contre tous les zoos. Je suis contre les zoos qui méprisent les besoins physiologiques et psychiques de l’animal. Je suis contre les ours polaires à Berlin dans la chaleur du plein été, les orques à Marineland dans un bassin grand comme un pédiluve, contre les tigres drogués dans des cages en Thaïlande. Je suis pour les zoos qui préservent l’habitat naturel de l’animal, comme le parc Merlet à Chamonix, où j’étais la semaine dernière et dont je vous parlerai très vite. Je suis pour les zoos qui jouent une vraie mission de protection et préservation de l’espèce, comme la Ferme aux Crocodiles de Pierrelatte qui protège des espèces menacées dans la nature, procède à des réintroductions et fait se reproduire des espèces en danger. Je suis pour les zoos qui donnent à l’animal les meilleures conditions de vie possibles et permettent aux humains de connaître et comprendre l’animal pour avoir envie de le préserver. Si on coupe les liens entre homme et animal, qu’on laisse les animaux loin des yeux et loin du cœur des hommes, personne ne comprendra l’urgence et la nécessité absolue de leur préservation.

Voir les animaux marins de l’Atlantis
L’Atlantis est un endroit unique. L’aquarium The Dig est un des plus grands du monde, un bassin absolument immense, où des dizaines d’espèces cohabitent. C’est le seul sanctuaire pour animaux marins blessés aux Bahamas : une tortue blessée aux Bahamas ira forcément à l’Atlantis. L’investissement énorme pour la santé et le bien-être des animaux est visible partout. Et cela se voit : aucun autre parc marin au monde n’a réussi à faire se reproduire le poisson scie, qui est très menacé. A l’Atlantis, où leur espace est immense, ils ont eu deux fois six naissances, et envisagent maintenant d’en relâcher dans le parc marin protégé des Exumas. Les poissons scie de l’Atlantis ont explosé tous les records de longévité connue pour cet animal : ils y sont depuis 25 ans, et sont en parfaite santé. Personne ne sait jusqu’à quel âge ils vivront.
Ce qui m’avait fait hésiter à y aller, c’est que l’Atlantis a des dauphins, et que je suis contre la captivité des cétacés. Mais après avoir vu le documentaire sur les dauphins de l’Atlantis, j’ai choisi de faire une exception pour ce lieu. L’Atlantis n’avait pas prévu d’avoir de dauphins. Cela ne faisait pas partie de leurs projets, ils comptaient se contenter des poissons, tortues et raies, ce qu’ils faisaient depuis 30 ans. Mais en 2005, l’abominable ouragan Katrina a ravagé l’aquarium de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, et détruit le bassin des dauphins qui se sont retrouvés en pleine mer au milieu des débris et déchets, alors qu’ils n’avaient jamais été en liberté et étaient incapables de survivre. L’Atlantis a alors proposé le sauvetage de ces dauphins, et a investi des millions d’euros pour les capturer en douceur, avec leurs soigneurs (on voit dans le documentaire que les dauphins, blessés par l’ouragan, courent vers le bateau de leurs soigneurs et se bousculent pour être re-capturés), les transporter dans un avion spécialement pressurisé pour eux, et construire en toute urgence des bassins d’eau de mer, sans chlore. Le parc des dauphins est immense et les huit « dauphins de Katrina » s’y sentent bien : ils ont tous survécu, sauf un, trop grièvement blessé par l’ouragan, et se sont abondamment reproduits. Il y a maintenant 18 dauphins à l’Atlantis, ce qui les force à envisager une extension. Je reste contre la captivité des cétacés en général, et notamment contre les captures à l’état sauvage. Mais j’ai rarement vu un endroit aussi soucieux du bien-être de ses dauphins que l’Atlantis. Et ils ne font pas de spectacle avec leurs dauphins, mais des interactions sont possibles.
Vous pouvez payer (cher) pour une interaction avec les animaux de l’Atlantis. Les créneaux sont volontairement peu nombreux, et onéreux, afin de limiter le nombre. 180 dollars pour plonger dans l’aquarium The Dig, 300 dollars pour entrer (à hauteur de la taille) dans le bassin des dauphins et les caresser, 250 pour une interaction avec les raies. Nous n’avons pas voulu mettre cette somme (x2). Mais j’ai un bon plan pour vous : chaque jour, vous avez des heures de nourrissage des animaux, inscrites à la réception. Vous pouvez y assister gratuitement et c’est génial. Les soigneurs sont passionnants, répondent à toutes vos questions, vous verrez les animaux de très près. J’ai absolument adoré. Le nourrissage des murènes était terrifiant, celui des tortues adorable. Ne loupez pas le nourrissage des barracudas et requins au Predator Lagoon, c’est spectaculaire. Et mon coup de cœur ultime : le nourrissage des raies. Elles sont nourries à la main par leur soigneuse, et sortent de l’eau et montent sur sa cuisse pour être nourries plus vite. C’est un spectacle merveilleux. Tous les jours, allez à la réception le matin, récupérez le « Daily Atlantis » (journal de bord du complexe) et repérez les heures de nourrissage des pensionnaires, vous ne le regretterez pas.

Aller à l’Atlantis Nassau sans y dormir ?
Malheureusement, l’Atlantis ne propose plus de « day passes » pour les visiteurs extérieurs, à moins de résider dans un autre hôtel partenaire, ou d’être résident bahaméen (le week-end, les enfants viennent beaucoup y jouer). Vous trouverez la liste des hôtels partenaires ici. Mais si vous avez le budget, je vous conseille vraiment de prendre une nuit dans un hôtel de l’Atlantis, pour vivre cette expérience qui fut pour nous véritablement exceptionnelle et magique.
Atlantis Bahamas ou Atlantis Dubaï ?
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Vous le savez peut-être, l’Atlantis a un petit frère aux Emirats Arabes Unis, apparemment un peu plus petit, mais plus récent. Je l’ai visité lors de mon voyage à Dubaï, et il ressemble énormément à celui de Nassau, mais je n’ai pu tester les chambres et le parc d’attraction ! A suivre, peut-être, un jour 😉
Alors, prêts à « partir là-baaaas » ? Inscrivez vous à la newsletter pour de nouvelles aventures tous les vendredis. A suivre : Douai, Chamonix, Californie, Grèce, Ubaye…

Cet article n’est pas sponsorisé, notre séjour aux Bahamas était personnel, je mourrais juste d’envie de vous donner mon avis sur l’Atlantis Nassau !
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